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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2006-06-29, Collections de BAnQ.

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SYNDICALISME Vers une nouvelle centrale pour les enseignants Page A 4 ?w w w .1 e d e v o i r.c o m SPORTS Patrick Roy au Temple de la renommée Page B 6 LE DEVOIR Les gras trans réduits de 55 % d’ici 2010 Santé Canada accueille favorablement le rapport d’un groupe d’experts FABIEN DEGLISE Après la consultation, l’action.Un groupe de travail a recommandé hier au gouvernement fédéral de passer à la vitesse supérieure dans sa guerre contre les gras trans, ces graisses néfastes pour la santé humaine.Comment?En adoptant d’ici 2008 un cadre réglementaire strict pour forcer les industriels de l’alimentation à réduire la teneur de ces acides gras dans leurs produits transformés et leurs huiles de cuisson.Ces gestes salvateurs devraient permettre aux Canadiens de diminuer de 55 % leur exposition aux gras trans, mais aussi d’améliorer leur santé cardiaque, estime le Groupe d’étude sur les graisses trans dans son rapport final rendu public hier.PUoté conjointement par Santé Canada et la Fonda don des maladies du cœur, ce groupe croit que les preuves scientifiques sur la nocivité des gras trans imposent désormais une riposte rapide du gouvernement pour diminuer leur présence dans le paysa ge alimentaire.Il recommande donc à Ottawa d’édicter, d’ici deux ans, un règlement pour imposer certaines balises ainsi qu’une période de transition de deux autres années pour sa mise en applica tion complète, soit en 2010.Dans les huiles végétales et les margarines, le rapport préconise une limite en gras trans située à 2 % du total des acides gras.Cette teneur dans les autres produits transformés, comme les plats surgelés, les produits de boulangerie ou les barres tendres, pour ne citer qu’eux, serait réglementée à 5 %.Actuellement, l’offre alimentaire expose les consommateurs à des produits dont le contenu en gras trans peut varier de 0 % à.50 % du total des graisses.Pratiques mais dangereux Les gras trans font leur apparition dans les aliments en raison de l'utilisation par l'industrie agroalimentaire d’huile végétale partiellement hydrogénée.Très prisé depuis les années 60, ce procédé, qui consiste à injecter de l’hydrogène dans l’huile pour la solidifier, rise à accroître le temps de conservation des corps gras, à faciliter leur manipulation mais aussi à donner de la texture à certains produits, comme les biscuits, les pâtisseries ou les tartinades, entre autres.Le hic, c’est qu’en marge de cette révolution technique, des études scientifiques ont depuis le début des années 80, mis en évidence l’effet délétère des gras trans.Ces acides gras font grimper le taux de mauvais cholestérol — LDL, pour les intimes — dans l’organisme humain tout en diminuant celui du bon (connu sous l’acronyme HDL).Ce jeu d’ascenseur est ‘étroitement associé à l’augmentation du nombre de maladies cardiovasculaires», rappelle le groupe d’étude dans son rapport Avec une consommation moyenne de six grammes de gras trans par jour, le Canada se classe «Nous savons que les préoccupations des consommateurs mais aussi l’étiquetage ne peuvent pas à eux seuls faire diminuer les niveaux de gras trans» Les grandes aubaines du Festival de jazz VICTOR DIAZ LAMICH T» as eu l’effet escompté: Ottawa est prêt à mettre 20 millions sur la table, pas un sou de phis.Pour justifier sa px>-sition, M.Blackburn a invoqué les limites des programmes fédéraux «Nous sommes allés au maximum de ce que les critères des programmes nous permettaient.[.]Jene peuxpas transgresser les critères et je peux vous dire que M.Gauthier sait que nous foisons des efforts.» M.Blackburn a aussi souligné que le gouvernement fédéral prévoyait d’investir des sommes encore moins élevées lorsqu’il avait rencontré le promoteur en février dernier.Daniel Gauthier fait pression sur les gouvernements depxiis des mois pxiur obtenir leur soutien.Devant leurs hésitations, il avait déjà fait passer les sommes demandées de 75 à 60 millions.L’homme d'affaires jouit par ailleurs de nombreux appuis.Qu'il s’agisse des chambres de commerce locales ou de la dirigeante du parti de gauche Option citoyenne, Françoise David, le projet du Massif a la faveur de groupas aux intérêts autrement divergents.Une coalition d’organismes régionaux (ATR, CLD, MRC et chambre de commerce) a d’ailleurs convoqué la presse aujourd’hui px>ur l’entretenir du dossier.Collaboratrice du Devoir Le Parti vert fera la lutte à André Boisclair KATHLEEN LÉVESQUE Le Parti vert du Québec n'entend p>as laisser le champ libre au chef du Parti québécois, André Boisclair, lors de l’élection partielle dans Pointe-aux-Trembles.Les verts s'engagent même à présenter le «dossier noir» de l'ancien ministre de l’Environnement «On ne le laissera pas se présenter comme le preux chevalier des causes environnementales.[.] On voit qu 'il a une stratégie pour se donner une teinte verte mais nous allons faire la démonstration contraire», a affirmé hier au Devoir Scott McKay, chef du FV.Dans le cadre du scrutin que Jean Charest a annoncé mardi soir pour le 14 août prochain, le PV a choisi de présenter Xavier Daxhelet docteur en physique et professeur à l’Ecole de technologie supérieure.M.Daxhelet avait brigué les suffrages en 2003.Selon M.McKay, la participation du PQ à la coalition Sauvons Kyoto n’est qu'un leurre.Et c’est ta même chose, dit-il, pour le the- me de l’environnement annoncé lors du conseil national du PQ comme une priorité électorale.Le PV talonnera le chef péquiste.•On a un dossier noir sur André Boisclair, c’est-à-dire toutes les décisions qui ont été prises ou m/n et qui ont nui à l’environnement.Je pense entre autres au dossier de ta centrale au gaz du Suroit Les libéraux n'ont pas sorti ça de leur poche Cétait un projet qui cheminait depuis plusieurs années avec l'aval du ministre de l'Environnement de l'époque, qui s'appelait André Boisclair», a explique le chef du PV.Contrairement au PV, le PLQ et l'ADQ ont choisi de ne pas mettre d’obstacles à l’élection de M.Boisclair dans Pointe-aux-Trembles.Pour ce qui est de Québec solidaire.qui n'a pas d'association dans la circonscription, la décision doit être prise did la fin de la semaine.Mais le porte-parole Amir Khadir assure d’ores et déjà que le parti est «prêt à foire preuve de magnanimité envers M.Boisclair» Le Devoir Recours collectif autorisé contre les médecins spécialistes Le Conseil pour la protection des malades veut obtenir 1000 $ pour chaque patient dont le rendez-vous avait été annulé en raison de journées d’étude en 2002 et 2003 JACOUKS NADEAU LE DEVOIR Les médecins spécialistes avaient tenu trois journées d'étude en 2002 et 2003 dans le cadre des négociations avec le gouvernement.Cela leur vaut aujourd’hui une poursuite en recours collectif.LIA LÉVESQUE La Cour supérieure vient d’autoriser un recours collectif contre les médecins spécialistes, au nom de patients qui avaient vu leur chirurgie reportée lors de journées d’étude qu'ils avaient tenues en 2002 et en 2003, a appris la Presse canadienne.C’est le Conseil pour la protection des malades qui avait déposé une telle requête pour permission d’exercer un recours collectif contre la Fédération des médecins spécialistes du Québec, au nom de patients touchés par ces moyens de pression.Les médecins spécialistes avaient tenu trois journées d’étude, le 13 novembre 2002, le 2 décembre 2002 et le 16 janvier 2003, dans l’espoir de faire avancer leur négociation avec le gouvernement.Ces journées d’étude avaient entraîné le report de milliers de chirurgies et de rendez-vous avec des médecins spécialistes.Le Conseil pour la protection des malades ne gagne toutefois pas sur toute la ligne, puisqu’il avait demandé, dans sa requête amendée, d’inclure non seulement ceux qui avaient vu leur chirurgie reportée, mais aussi ceux qui avaient vu reporter leur rendez-vous avec un spécialiste en vue d’un examen préalable à une chirurgie.La cour n’a autorisé le recours collectif que pour ceux qui avaient obtenu un rendez-vous avec un médecin spécialiste «et qui devaient recevoir, a l’un de ces jours, le bénéfice d'une intervention chirurgicale thérapeutique qui fut annulée par le médecin en raison des trois journées d’étude».Le Conseil pour la protection des malades souhaite obtenir des dommages exemplaires de 1000 $ pour chaque membre du groupe qui a subi le report d’une chirur- gie lors de ces journées d’étude.Réactions En entrevue, le directeur général du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, a dit voir dans cette décision «une demi-victoire» seulement 11 estime que les gens qui ont vu leur rendez-vous avec un médecin spécialiste reporté, sans qu'il s’agisse d'une chirurgie, ont aussi souffert d’anxiété et subi des inconvénients.«C'est sûr que.pour nous.Us gens qui ont subi de graves inconvénients et de graves angoisses dus à un report devraient autant être indemnisés.» M.Brunet n'est pas en mesure encore d’estimer le nombre de personnes qui ont été touchées et qui pourront faire pirtie du groupe.Dans sa requête, le Conseil pour la protection des malades avait cité des renseignements obtenus du ministère de la Santé et des Services sociaux, à l’époque, selon lesquels 3361 chirurgies avaient été reportées au cours de ces trois journées.M.Brunet s’attend à ce que la Fédération des médecins spécialistes interjette appel de cette décision de la Cour supérieure' d’autoriser le recours collectif «les spécialistes nous ont avertis qu’ils se rendraient le plus loin possible pour que ce recours-là ne les affecte jamais.Je m'y attends, c'est sûr |à ce qu’ils interjettent appel}», a-t-il confié.Néanmoins, jointe par téléphone.la FMSQ n’était pas prête à s'avancer autant tout de suite.Responsable des relations publiques ix>ur le syndicat professionnel des médecins, Gilles Corriveau a expliqué que la fédération venait tout juste de recevoir la décision du tribunal et qu'elle préférait l'étudier plus à fond avant de la commenter.Presse canadienne Péréquation : Audet refuse de chiffrer les demandes du Québec MARTIN OUELLET Québec — Les partis d’opposi-tion ont beau l’accuser de manquer d'échine, le ministre des Finances Michel Audet n’entend pas, pour l'instant du moins, revendiquer un montant minimal requis pour le règlement du déséquilibre fiscal.«Nous n’en sommes pas là», a dit le ministre Audet hier, en point de presse à Québec, de retour de Niagara-on-the-Lake, en Ontario, où les ministres des Finances se sont entendus sur la nécessité de revoir la formule actuelle de partage de la richesse entre les provinces.Là s’arrête toutefois le consensus des provinces, puisqu’elles ne s’entendent pas du tout entre elles sur le mécanisme de calcul qui devrait être adopté.•Nous en sommes seulement à l’étape de la première salve», a ex- pliquer le ministre, critiquant au passage l’attitude de son vis-à-vis fédéral, Jim Flaherty, dans ce dossier.Le ministre des Finances du Canada s’est appliqué ces derniers jours à tempérer l'ardeur des premiers ministres provin ciaux prévenant ces derniers qu’il n’avait pas l'intention de leur offrir des milliards de dollars sur un plateau d'argent.M.Flaherty a aussi menacé les provinces de maintenir la péréquation à son niveau actuel de 11 milliards par année si ceDesci ne parviennent pas à faire consensus sur une nouvelle formule de calcul.Il est allé jusqu’à conseiller aux premiers ministres provinciaux qui se plaignent de manquer de fonds d’augmenter la charge fiscale de leurs contribuables.Les propos du ministre fédéral sont «inacceptables» et contredisent l’engagement électoral du Parti conservateur du Canada (PCC) de rééquilibrer le partage de l'assiette fiscale, a répliqué le ministre Audet Du reste, le Québec est en droit d’obtenir «beaucoup plus» que les 4,8 milliards quïl reçoit annuellement par l'entremise de la péréquation, a souligné M.Audet, sans préciser le montant souhaité.En refusant de fixer la barre, le gouvernement Charest agit comme s’il voulait négocier à rabais, a dénoncé en point de presse le porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances, François LegaulL «Oh ne s’en va pas négocier sans dire clairement quelles sont nos demandes, sans fixer une barre.Actuellement, c’est comme si Jean Charest était prêt à accepter n ’importe quoi et que c’est le prix à payer pour être l’ami de Stephen Harper», a dit le député péquiste de Rousseau.I )e son côté, le chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, a reproché à M.Audet ses prises de position «faibles» et ses interventions plutôt évanescentes.M.Audet se comporte comme «un ministre d une province mineure», ce qui n’augure rien de bon pour les dures négociations à venir dans le dossier de la péréquation, a dit M.1 hunont En dépit de l’engagement électoral du Parti conservateur, le gouvernement du Québec n'a jamais prétendu que le déséquilibre fiscal si1 réglerait en deux temps trois mouvements, a commenté le premier ministre Jean Charest en fin d’après-midi.•J’en ai vu en 20 ans et je ne suis pas étonné que la négociation soit serrée.Elle le sera.Et c’est le début [du processus)», a-t-il dit.Presse canadienne 2« édition )J76(3*JK-46,Z5J Mare-Aimé 6UÉRIN Reginald HAMEL DICTIONNAIRE GUÉRIN DES POÈTES D'ICI a DE IBM A HOS JOURS Diettoiaatn su lit n ueeit en iisraina at flaat ta printra ssnioi ut ipaista ai moil* de diet aïs.GUÉRIN.é jectifs comme le déséquilibre fiscal, la réévaluation de la péréquation, le respect des compétences du Québec et la défense de son rôle international (UNESCO), à tel point qu’un vent nouveau semble inspirer tous les partis politiques à Ottawa devant les demandes du Québec.Et ce n’est pas parce qu’il a surfé avec adresse sur la crête des vagues provoquées par le scandale des commandites qu’il faudrait attribuer au Bloc ce nouveau climat Mon hypothèse en vaut bien une autre, surtout ces derniers temps, où on s’est empressé de décrier des artistes qu'on avait pourtant portés aux nues.Imaginez: ces artistes avaient osé' poser des questions sur la pertinence actuelle de l’option indépendantiste.Quand Jean Charest fera de nouveau face à l’électorat pour les élections générales, il présentera sa feuille de route.Qui peut présumer aujourd’hui que ses adversaires politiques remporteront'’ Surtout, ne pas poser de questions HERVÉ ANCTIL Saint-Denis-sur-Mer (Kamouraska) N ous sommes habitués aux pirouettes des politiciens sur la question québécoise.Cette fois-ci, les conservateurs se sont livrés à un véritable numéro de cirque.Le tout a commencé par une question anodine, qui appelait un lieu commun en guise de réponse: les Québécois forment-ils une nation?Il n’y a qq'ay Québec qu’on ose poser ce genre de questions.A Edimbourg, personne ne songerait jamais à demander si les Ecossais forment une nation.A Barcelone, chez les Catalans, pas davantage.Non plus à Belfast chez les Irlandais.Nulle part ailleurs, en fait Mais nous sommes au Québec et au Canada.Et il ne faut jamais présumer de rien.S’il en fallait une autre preuve, elle vient de nous être fournie: Stephen Harper et consorts ont répondu non à la question: le Québec ne forme pas une nation.Mais ne feignons pas la surprise, nous aurions pourtant dû nous douter de la réponse.Déjà, en 1995, les mêmes personnes nous refusaient «société distincte», un euphémisme jugé trop lourd de sens.NJ nation ni société distincte; mais qui sommes-nous donc, les Québécois?Quel genre die collectivite formons-nous, si tant est que nous en formons une?Serions-nous un «peuple»?Attention! Ne le demandez surtout pas à Stephen Harper, vous risqueriez de devoir ajouter un autre terme à la liste de «ce que les Québécois ne sont pas».Si nous ne sommes ni une nation, ni une société distincte, ni un peuple, qui sommes-nous donc?Une «personnalité unique», c’est tout ce que le premier ministre du Canada est prêt à concéder.Ça nous fait une belle jambe! D’autant qu’on peut dire la même chose des habitants de Nanaimo, du Flateau Mont-Royal ou de Red Deer.En fait, le Canada est plein de «personnalités uniques».Tout cela est désolant, pathétique et à la fin, insultant Trois attitudes sont possibles devant une telle manifestation d’ignorance ou d’intransigeance Ne phis poser de questions afin de ne pas faire de vagues.Taire son identité fondamentale, ne pas exposer sa québéd-tude.Id, le Québécois devient soluble dans la grande mare canadienne.C’est l’attitude qu’adoptent de trop nombreux fédéralistes (pas tous, heureusement).C’est celle aussi qu’ont choisie les Beaucerons qui ont accueilli Stephen Harper en fin de semaine dernière.Question: pour être un bon Canadien, faut-il absolument laminer sa différence, renoncer à son histtàre, renier son identité?Où est donc passée le fierté?La deuxième attitude consiste littéralement à noyer le poisson: la question serait purement sémantique, elle n’intéresserait pas les (Québécois, selon la ministre Josée Verner.Ah bon! Les Québécois seraient donc différents des autres peuples.Et si on allait dire aux Danois, aux Norvégiens, aux Islandais, aux Monténégrins ou aux Anglais qu’ils ne forment pas une «nation», pas même une «société distincte», quelle réaction pensez-vous qu’ils auraient’ Non, la reconnaissance n’est pas une simple question de sé- mantique.C’est encore une fois, affaire de fierté.S’agissant de sémantique, une troisième attitude consiste à proposer un mot ou une expression synonyme de «nation» qui pourrait agréer le Canada.C’est la voie du compromis, sinon de la compromission.Apres tous les essais dont on nous a gratifiés jusqu’à maintenant la nomenclature disponible pourrait être épuisée.Dans le paysage libéral flotte encore l’idiome «société spécifique».Espérons qu’il restera lettre morte, parce qu’il ne veut absolument rien dire.Sur la même lancée, quelqu’un osera peut-être avancer la proposition suivante: les Québécois forment un «groupe spécial».Cette fois, le Canada anglais sera bien d’accord.La vérité — voila une évidence —, c’est que les Québécois forment une nation moderne.Tout le monde qui connaît un tant soit peu le Québec et le Canada sait bien que l’un n’est pas assimilable à l’autre.la différence québécoise s’exprime non seulement par la langue mais aussi par une façon de vivre particulière, une culture unique, une personnalité sociale, bref, une mank-re d’être au monde.Oui, la nation québécoise vit et | vibre Ce n’est pas une revendication, c’est une évidence.Une réalité inscrite dans l’histiàre.Les (Québécois savent cela, souverainistes comme fédéralistes, lucides comme solidaires, liber tari ens | comme néo-marxistes (a ceux qui en douteraient, il j faut leur suggérer l’excellent ouvrage de Fernand | Dumont Naissance d'une natum).Non, U ne faut surtout plus poser la question aux autres.Jamais plus j demander, a qui que ce soit qui nous sommes.Juste l’affirmer Comme on le fait depuis bientôt 400 ans.Norman Spector Ignatieff et les vaches sacrées duPLC 'm.A la faveur de la course à la chefferi.le candidat Michael Ignatieff s’affaire ces jours-ci à tuer toutes les vaches sacrées du l* *ar ti libéral du Canada depuis 40 ans.11 s’en est d’abord pris au protocole de Kyoto, négocié jxir Jean Chrétien, un protocole qui, à son avis, a maintenu le l’art! liberal dans un carcan et qui est devenu un boulet do puis.11 a ensuite remis en cause le financement de notre système public de santé, un des accomplissements dont les libéraux sont le plus fiers.Cette semaine, il a enfin déclaré que le Québec forme une nie tion, une idée avec laquelle le Parti conservateur a flirté dans les années 60 et 70 mais que le Ifarti libérai a toujours rejetée depuis Pierre Elliott Trudeau.Je ne suis pas certain de l’accueil que réserveront les Québécois à cette déclaration, mais en Co-lombie-Britannique, mes voisins auront de la difficulté à comprendre ce que M.Ignatieff veut dire en déclarant que le Canada est composé de dix provinces et qu’une de ces provinces est une nation.Et je présume que beaucoup de libéraux — dont le parti a torpillé la «société distincte» enchâssée dans l’accord du Lac-Meech — lui demanderont d’énumérer quels pouvoirs il donnerait en exclusivité au Québec tout en préservant l’égalité de tous les citoyens, comme il le préconise.Sur la côte Ouest, beaucoup de mes compatriotes ont été choqués de voir M.Ignatieff voter avec les conservateurs pour prolonger la mission canadienne en Afghanistan, un geste suivi peu après d’une déclaration voulant que la notion classique de maintien de la paix — un legs de l’ancien premier ministre lester B.Pearson — était morte au Rwanda.Franchement, de temps en temps, j’ai moi-même de la difficulté à comprendre comment une vingtaine de députés libéraux ont si vite choisi de rejoindre son camp.11 est vrai que ses partisans étaient déjà au courant des allégations voulant qu’il ait appuyé l’utilisation de la torture aux interrogatoires.Mais ils avaient sûrement raison de croire que le candidat préféré du sénateur David Smith, un vieux guerrier libéral, comprendrait la nécessité de temporiser pour des raisons politiques.Au heu de cela, M.Ignatieff a évoqué la responsabilité des deux gouvernements libéraux précédents dans la mission en Afghanistan pour expliquer son vote en faveur de sa prolongation.Et il a décoché une flèche à l’aile gauche de son parti en déclarant qu’il reverrait son appui si Jamais Stephen Harper modifiait la nature de la mission.Comme M.Ignatieff l’a dit: «Comment pourrions-nous dire aux 36 autres nations qui mettent des vies en {langer en Afohanistan, y compris à nos alliés de l’OTAN, que “les Canadiens en ont assez"?» D’ailleurs, quand j’ai interrogé le premier ministre Harper sur notre mission en Afghanistan le mois dernier, il m’a donné exactement la même réponse.lui aussi ne voulait pas débattre de l’efficacité de cette stratégie.Puisque les trou|x-s canadiennes seront toujours en Afghanistan à l’heure des prochaines élections — et que le président George W.Bush sera probablement toujours à la Maison-Blanche —, ce rapprochement idéologique entre MM.Harper et Ignatieff est une grande énigme |xiur les liliéraux qui soutiennent Ignatieff parce qu’ils le pensent en mesure de remporter le prochain scrutin.Dans les années 90, le Parti libéral était a l’abri de la concurrence de la gauche puisque le NPI) était discrédité en Ontario et en Colombie-Britannique.Le premier ministre Jean Chrétien pouvait donc se concentrer sur fa droite, où de grandes occasions politiques se présentaient en raison de la fissure bipartite.Mais avec la réunification du Parti conservateur et le passage du temps qui a permis la réhabilitation du NPI), le seul moyen pour Paul Martin d’espérer rallier une majorité consistait à diaboliser les conservateurs de M.Harper afin d’et-frayer les électeurs néo-démocrates et ainsi les forcer à voter pour les libéraux.Cette tactique a été plus efficace en 2(X)4 qu'en 2005.Sous le leadership de M.Ignatieff, le leader néo-démocrate Jack Layton n’aurait aucune difficulté' à désamorcer une telle campagne de peur.De plus, la possibilité de présenter M.Ignatieff comme un cio ne de Stephen Harjx-r et de George W.Bush pourrait présenter quelques perspectives intéressantes pour l'attaque du Nl’l ).Je peux déjà imaginer leur campagne de publicité électorale au Canada anglais.Le texte irait conv me suit «Lors des dernières élections, Paul Martin vous avait demandé de voter liliéral parce que Stephen Harper aurait envoyé les troupes canadiennes en Irak.Aujourd’hui, le nouveau chef libéral ne nie même pas qu'il se serait enrôlé dans fa guerre illégale de George W.Bush.Cette fois-ci, je vous demande de voter pour une politique étrangère indépendante conforme aux traditions canadiennes en matière de maintien de la paix.Cette fois-ci, je vous demande de voter NHu» A moyen terme, les conservateurs et les néodémocrates ont trouvé un intérêt commun a talonner les libéraux et à les marginaliser sur l’échiquier poil tique.Il est encore difficile de concevoir comment le chef libéral éhi, que ce soit M.Ignatieff ou un autre, pourra être en mesure de gruger une grande partie des 35 % de voix qui semblent solidement acquises au camp conservateur lors des prochaines élections Quant à Stephen Harper, toujours en quête d’un goo vernement majoritaire, chaque voix prise aux libéraux par Jack layton suit de prés un vote gagné par les conservateurs Nrtrman Spector eut chroniqueur jnilitique au Globe ami Mail.nspecU/radtoimt am dtrtcUmr d* /‘imfmrwuxtian).Dominique Reny ipmpttrt), Philips** * Papineau (anraumérofrf).èrk De«rot»ert, Claude Turcotte.Françoit Deajardioa iimrnmmérattê), h rinfnnuabnn mtrrnatx’oak* Jean-Pierre Legauft {pmpitn mttrwjtvmai rt pagt éthirmait Claude Léveaque.Guy TaaBefer iadfnmt am dmrirmr de Fnfirrmatvni Serve Truffaut (édtirfviiuU > à Ttn**nation potittrfwr Métime Buurtti Manon Cornettcr té < Caalontfuay Unrretpemdttnti patUmenlatm à Ottawa), Antoine RobitaiHr et Robert Dutmac icorretfrmdwmts parlrmtmctm d Qmébmc), Kathleen Léveaque Mnrihne HamHin (jterrHatre a ia rédactum) Mane Pier Frappoer.Alexandre Shtelda fermmu/ La docuncwtatioa Gilirt Paré idtretUmr) Manon lJerome, KarhH KoehHort Wfitawa) LA PLUUCTTÉ ET LF MARKETING Jean de BsDy Jean-Françam Borne.Martene CdtÉ, Dane Cameron, Y» Hart- CMtitfK Ie*auk.Amé&e Malta», jacquea A Nadeau.Claire Paquet, Martine Ké/^tie Mrhebne RiK-fland.Nadia SrbM.Méhmnde Simard (fimbitctknm).imirrnor TVnauM (4tmfnrt ad *ta*rL Sytne Laporte Martine Berube umcretatm LA PVODUCnOFf Christian Goulet (dtnrUmr de proàmctvm Michel Bematchet.Johanne Brunet, DanarOr Cantara.Richard f*e« Cormier*.iJonalri Fihon Yarmirk Morin.NathaJv Zemart».Otirier Tjéàm INF* HtMATIQ! > Yamrk Martel •mpcmmaHr) PROMOTION.DISTRIBUTION ET TIRAGE AJetandre Gaudreaa Icmordommatemr i la promotion ti é la tollieitatiom), Caroline Simard (rtipomtablt irrrir# â la eliernttlt par imtérimi Manon Blanchette Monique UHeureui, Rarbelle Leclerc L'ADMINISTRATION Françott Btnoo lonmHruri.Nicole Carmel irapamaNe des temets amptabim) Ceime Fwoy Ghititinr Lafieur, Claudror Be invau odtmntt admtnntrrtttt*,.Omtâm* Chevrier M**Mr#ur Protean.iJanèetir Rom â LE DEVOIR, LE JEUDI 29 JUIN 2006 A 8 ACTUALITES JAZZ ISRAËL GRAS SUITE DE LA PAGE 1 frères Neville, si emblématique, avec Dr John, Allen Toussaint et les Marsalis, de ce qui se fait de mieux sur les rives du lac Ponchartrain.CQFD: La Nouvelle-Orléans.Ce soir, les Neville Brothers occuperont la grande scène située à l’qngle des rues Jeanne-Mance et Sainte-Catherine.A leur actif, ils ont deux ou trois albums immenses, dont le suave et très sensuel Yellow Moon, produit par Daniel Lanois au milieu des années 90.Depuis lors, ils se montrent plus cqnqué-rants et enivrants sur scène que sur album.A l’évidence, ils sont plus amants du live que des studios.L’autre grande aubaine, c'est évidemment cette soi-rée-hommage dédiée à Paul Smon le 4 juillet prochain.Elvis CosteDo et Allen Toussaint qui la veille occuperont la scène de la salle Wilfrid-Pelletier, seront de la partie, ainsi que la chanteuse Jeri Brown, Michel Rivard, Sam Roberts et plusieurs autres.Le quiz de la soirée?Comment mettre en relief les bons moments de Gmceland.Ensuite?On vous conseille vivement d’aller à la rencontre de PyengThreadgill.Fille d’un des grands innovateurs du jazz, le très regretté saxophoniste Henry Threadgill, cette chanteuse a surpris et séduit par sa clarté, son sens de la précision et sa maîtrise.A moins qu'elle ne cafouille ou ne décide de jeter l’éponge, Threadgill annonce un avenir radieux.Ce soir, mais dans le cadre du Off Festival, au Pa-tro Vys pour être précis, on aura droit au quartet du trop méconnu saxophoniste ténor André Leroux, qui force l’admiration par sa constance et l’amplitude de son jeu.Qui plus est, l’homme a quelque chose de plus en plus rare de nos jours: un son à lui.Son spectacle sera tout entier placé sous le signe de John Coltrane.Rien de moins.Au piano, on retrouvera l’excellent Jean-François Groulx.La rythmique?Elle est formée des solides Fraser Hollins à la contrebasse et Christian Lajoie à la batterie.Là, il faut le confesser, on triche un peu.Le show n’est pas gratuit, mais il n’est pas cher: 15 $.Autrement dit, le prix du billet est à hauteur du budget moyen du consommateur moyen, soit la grande majorité.Remarquez que des spectacles à l’œil, le Off Festival de jazz en présente également Pas en nombre équivalent mais en qualité défiant la concurrence.A preuve, aiyourdliui à 17h, au Quai des Brumes, il y aura le guitariste Michel Héroux entouré des nouvelles coqueluches de la scène locale que sont Chet Doxas au saxo, Jim Doxas à la batterie, ainsi que Zack Lober à la contrebasse et l'éclatant Aaron Doyle à la trompette.La série baptisée Les Soirées jazz a ceci de particulier et propre à piquer la curiosité que tous les musiciens participant au concours pour l’obtention du Grand Prix de jazz se produisent dans ce cadre.Cette année, cinq formations vont se disputer le trophée avant que.Avant que le tenace, l’incontournable Bernard Pri-meau ne prenne le relais.Batteur de son état, ce vétéran a ceci d'admirable qu’il s’est toujours démené pour activer autant qu’animer la scène locale.Surtout dans les années noires.Musicien professioimel depuis le milieu des années 50, Primeau fait partie de ce groupe restreint d’instrumentistes qui n'abandonnent jiunais la partie.Fait à noter, la «grosse» (dans le sens «à ne pas manquer») série blues a été gommée.Finie, terminée, guillotinée.Depuis que la brasserie Inbatt est propriété de la belge Interbrew et depuis que celle-ci a fait l’acquisition d’un brasseur brésilien, les décisions concernant l’allocation de commandites sont prises à Sào Paulo et dans les environs.Remarquez que d’autres annonceurs ont pris la relève qui ne doivent pas aimer le blues.C’est visible.Notable.Quoi d’autre?les spectacles de Cat Power.Ani Di-Franco, Paul Simon, Bonnie Raitt, Patricia Barber et Ravi Coltrane affichent complet.Quoi d’autre (èis)?La somme des shows de musique du monde est telle S l’on vous suggère de suivre les traces de notre col-gue Yves Bernard, qui en connaît toutes les richesses et nuances.Le Devoir GALI TIBBON AGENCE FRANCE-PRESSE Des Israéliens de gauche ont manifesté hier devant le ministère de la Défense à Tel-Aviv pour dénoncer l’offensive de Tsahal en territoire palestinien.SUITE DE LA PAGE 1 Une source au ministère de l’Intérieur a indiqué qu’Éhoud 01-mert avait par ailleurs autorisé les troupes massées au nord de la bande de Gaza à franchir la frontière.Dans la soirée, des sources militaires israéliennes ont indiqué que l'aviation israélienne avait dif-fusé des tracts appelant les habitants de Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, à quitter leur domicile en prévision d’une opération dans ce secteur.De plus, une trentaine de jeeps de l’armée israélienne ont pénétré à El-Bireh, un faubourg de Ramallah, où les militaires ont cerné un bâtiment.L’opération serait liée, selon la télévision publique israélienne, à l’enlèvement d’un colon disparu depuis lundi.Dans la nuit de mardi à hier, l’aviation a bombardé trois ponts situés sur un des principaux axes nord-sud pour empêcher les activistes de déplacer leur otage.Un hélicoptère a également ouvert le feu sur une centrale électrique du centre de la bande de Gaza, plongeant l’essentiel du territoire dais le noir.Il s’agit de la première offensive terrestre menée par Israël depuis son retrait du territoire palestinien, l’été dernier.L’enlèvement du caporal Shalit, un jeune conscrit franco-israélien de 19 ans, a bouleversé les Israéliens.La dernière fois que des activistes palestiniens ont enlevé un soldat remonte à 1994.L’homme avait été tué lors de l’opération destinée à le libérer.Le soldat israélien enlevé dimanche par des Palestiniens armés est vivant et va bien, a déclaré hier la déléguée générale de la Palestine en France, Hind Khoury, tout en reconnaissant que 4a situation se complique» avec l’offensive de l'armée israélienne sur Gaza.Cette offensive survient alors que le Hamas a fait un pas important vers la reconnaissance implicite d'Israël en signant un document d’entente nationale agréé par les mouvements palestiniens.Avertissement à la Syrie Le premier ministre palestinien Ismail Haniyeh, membre du Hamas, a accusé l’Etat juif d’aggraver la crise en envoyant des troupes et des chars.«Nous soulignons que les occupants doivent mettre fin à l’escalade militaire afin de ne pas compliquer la situation et de ne pas aggraver,la crise», a-t-il déclaré à Reuters.Fhoud Olmert a affirmé qu’Is-raël n’avait pas l’intention de reprendre la bande de Gaza et que son principal objectif était de retrouver le caporal Shalit.Par ailleurs, plusieurs avions militaires ont survolé hier les palais du président syrien Bachar el-As-sad pour avertir la Syrie qu'elle ne doit en rien soutenir les Palestiniens qui ont enlevé Gilad Shalit, a fait savoir l’année israélienne.Les dirigeants israéliens accusent Kha-led Mechaal, chef du bureau poli- tique du Hamas en exil à Damas, d’être responsable de l’enlèvement «Il s'agit d’une action provocatrice et elle est totalement rejetée», a déclaré un responsable syrien.«Les défenses antiaériennes ont réagi à l’apparition de deux avions israéliens près de la côte», a rapporté l’agence de presse syrienne Sana sans plus de précisions.La télévision israélienne avait déclaré de son côté qu'aucun missile sol-air n’avait été tiré contre les appareils israéliens.Les Comités de résistance populaire (CRP) ont par ailleurs menacé de tuer un colon juif, qu’ils avaient enlevé en Cisjordanie, si l’offensive se poursuivait.Selon les autorités israéliennes, Eliahu Asheri, un colon dltamar âgé de 18 ans, est porté disparu depuis dimanche.Un autre groupe d'activistes a revendiqué l'enlèvement d’un autre colon en Cisjordanie.La police a confirmé qu’un homme de 62 ans était porté disparu mais elle n’était pas en mesure de préciser s'il s’agissait d’un enlèvement.Réagissant à l'incursion de Tsahal.les Etats-Unis ont défendu le droit de l’État d’Israël à se défendre tout en l’exhortant à épargner les «civils innocents».«La prise d’otage et les attentats du Hamas le week-end dernier ont précipité les événements actuels à Gaza», a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Snow, ajoutant que le Hamas devait procéder immédiatement à la libération du soldat israélien.Benita Ferrero-Waldner, la commissaire européenne aux Relations extérieures, a appelé à la libération du caporal Shalit et demandé à Israël d’agir avec prudence pour permettre une solution diplomatique à la crise.La crise, d’une ampleur sans précédent depuis le retrait unilatéral de la bande de Gaza, constitue un test de, taille pour le premier ministre Éhoud Olmert, élu en mars.Il s’est engagé à trqcer les frontières définitives de l’État juif d'ici 2010 en démantelant certaines colonies de Cisjordanie pour pérenniser les principales implantations.Reuters et Agence France-Presse L’industrie voit d’un bon œil la période transitoire de quatre ans SUITE DE LA PAGE 1 en belle position au palmarès des pays qui abusent de ce type de corps gras.«Nous espérons, avec le cadre réglementaire que nous proposons, la faire chuter à deux grammes environ», a indiqué Hélène Jacques, professeure de nutrition à l'Université Laval et membre du Groupe d’étude sur les graisses trans, qui a rassemblé autour de la même table fonctionnaires, scientifiques, représentants des consommateurs et de l’industrie alimentaire.Forcer la main Pour Sally Brown, présidente de la Fondation des maladies du cœur, qui a coprésidé les travaux du groupe, l’approche réglementaire est aujourd’hui incontournable afin de forcer la main aux industriels pour qu’ils mettent au rancart les gras trans.«Nous savons que les préoccupations des consommateurs mais aussi l’étiquetage [obligatoire dans le cas des gras trans depuis décembre 2005] ne peuvent pas faire seuls diminuer les niveaux de gras trans», a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse retransmise par téléphone depuis Ottawa.«Pourquoi?Parce que c’est difficile à faire, ça prend du temps, de l’argent et de l’innovation.» Or, pour toutes ces raisons, un trop grand nombre de produits, comme les aliments frits ou les pâtisseries industrielles, affichent encore des teneurs en gras trans démesurées, estime-t-eDe.«Ces aliments sont ceux qu’il faut le plus changer» en raison de la place qu’ils occupent dans le régime alimentaire des Canadiens.Si Ottawa accorde une oreille attentive aux recommandations du groupe d’étude, un cadre réglementaire pourrait donc voir le jour d’ici 2008 avec une mise en application progressive planifiée jusqu’en 2010, peut-on lire dans le rapport Le document précise toutefois que les gras trans naturellement présents dans les produits laitiers et les viandes de bœuf et d’agneau (à des niveaux variant de 2 à 8 % du total des gras) ne sont pas visés par ce règlement Hier, par voie de communiqué, le ministre fédéral de la Santé, Tony Clement, a annoncé «accueillir favorablement» la présentation de ce rapport II a indiqué également que Santé Canada va dans les prochains mois collaborer avec «d’autres ministères et organismes fédéraux pour évaluer les recommandations du groupe d’étude et décider comment y donner suite».Rappelons toutefois que le groupe d’étude sur les graisses trans a été créé au début de 2005 dans la foulée d’une motion adoptée quelques mois plus tôt aux Communes.FYésentée par le Nouveau Parti démocratique (NPD), cette motion a reçu un appui massif des parlementaires, sauf des-73 conservateurs, dont Stephen Harper, opposés à cette démarche visant à éradiquer les gras trans du régime alimentaire des Canadiens.Du côté de l’industrie, les recommandations du groupe ont été saluées hier.Produits alimentaires et de consommation du Canada (PACC) voit d’un bon œil la période transitoire de quatre ans, qui devrait laisser le temps aux entreprises de s’adapter.Selon ce groupe de pression qui représente les industriels, ce cadre réglementaire va désormais représenter «une occasion pour les producteurs canadiens de plantes oléagineuses de répondre aux besoins des transformateurs alimentaires en matière d’huiles meilleures pour la santé, a indiqué Gemma Zecchini, vice-président responsable des politiques publiques chez PACC.Mais cela va prendre du temps à développer.» Le Devoir DONS SUITE DE LA PAGE ! assainir la gestion des affaires de l’État.Mardi, le président du Conseil dvi trésor, John Baird, a déclaré que les trais déboursés par les participants au congrès du Parti conservateur de mars 2005 à Montréal n’avaient pas été considérés comme des contributions politiques par son pirti.Dans les faits, la loi électorale canadienne stipule que les frais de participation à un congrès politique constituent une contribution «au sens où la personne s'acquittant de ces finis ne reçoit aucun produit ou service ayant une valeur commerciale».Toute partie des frais de participation qui couvrent les dépenses d'hébergement, de repas ou de déplacement ne constihie pas un don politique.Le congrès politique conservateur de 2005 a accueilli 2900 membres du parti, qui ont paye des frais de 600 $ chacun, bien que certains ment profité de réductions.Cela signifie que le parti pourrait avoir amassé jusqu’à 1,7 million, une somme qui, en partie ou en totalité, aurait dù être déclarée comme contribution politique à Elections Canada.M.Baird a confirmé mardi que ces sommes n’avaient pas été déclarées.«Certains partis politiques considèrent que les fiais de participation à un congrès sont une contribution politique Ce a est pas ce que mon parti a fait lors de son dernier amgrts», a-t-il affirmé devant le comité senatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles Au lieu de cela, les formulaires d'inscription au congrès indiquent que le parti a même facture jusqu’à 750 $ aux groupes professionnels et aux associations extérieures, des lobbyistes pour la plupart, qui ont envoyé des représentants pour observer le congrès.Selon le formulaire, de tels frais pouvaient être réglés par carte de credit ou par chèque d’entreprise.Presse canadienne SUITE DE LA PAGE 1 soutient le conseil, spécialiste des questions de sécurité et de développement.Et bien que les 2300 soldats canadiens déployés dans le Sud afghan depuis dix mois ne soient pas directement engagés dans l’éradication du pavot, il demeure qu'ils sont perçus comme des complices des opérations américaines, souligne le rapport, intitulé Canada in Kandahar -No Peace to Keep.«Les troupes canadiennes se sontjàit confier une mission impossible qui ne peut que conduire à des pertes substantielles de vies humaines.» Il faut d’urgence que le Canada rompe avec une approche américaine dont il fait les frais, sans quoi ses propres efforts de développement, déjà fort peu efficaces, seront compromis, a dit hier le directeur du conseil.Emmanuel Reinert, joint à Londres.«Le Canada est en guerre en .Afghanistan, il ne maintient pas la paix», tranche k' rapport.S’attaquant au marché de l’opium, les États-Unis tentent de saper une rébellion antigouvernementale largement financée par les profits d’un trafic redevenu florissant depuis la chute du régime fondamentaliste taliban, fin 2001.L’erreur, déplore le conseil, qui a des bureaux à Londres, Paris, Bruxelles et Kaboul, c’est de ne pas savoir offrir des cultures de rechange aux petits agriculteurs afghans qui nourrissent leur famille grâce à ce trafic Quelque 600 opérations d’éradication des cultures de pavot ont été menées en mars et avril, a souligné M Reinert Résultat: les campagnes d’éradication ont enfoncé ces Afghans dans une telle pauvreté, note le rapport, qu’ils se tournent de plus en plus.«par une espèce de mvtalgie», vers les talibans.Noir bifcm que celui que tire le conseil de cinq années d’intervention militaire internationale.«Les conditions de pauvreté extrême persistent.• L'Afghanistan est responsable de 87 % des approvisionnements iUegaux d'opium dans k' monde, selon TON U.Ses marchés principaux sont l'Europe et les KANDAHAR États-Unis.On évalue à 3,5 millions le nombre d’Afghans mêlés à ce commerce, qui représente plus de la moitié du PIB du pays.Pour le petit paysan, cette culture est dix fois plus payante que celle du blé.En réaction, le premier ntinistre Stephen Harper a défendu le rôle du Canada et affirmé que, luttant contre le terrorisme, Ottawa veut également éliminer le trafic de drogue, qui cause des problèmes dans nos rues.De son côté, le ministre fédéral de la Défense, Gordon O'Connor, a dit estimer que le rapport ne reflète tout simplement pas la réalité.Les Afghans .apprécient le travail des Canadiens à Kandahar, a-t-il déclaré sur les ondes de CBC.De Kandahar, le lieutenant-colonel canadien Ian Hope, commandant du régiment d’infanterie Princess Patricia, a dénigre le document, disant estimer qu'il suinte l'antiamérica-nisme et que ses auteurs «sont jaloux de ce que nous faisons ici».Réponse de M.Reinert: «Nous ne sommes pas antiamericains.nous sommes proafghans » Le pays connaît actuellement ses combats les phis violents depuis 2001.Plus de 600 morts depuis la mimai.Le commandant des forces de la coalition, le général américain Karl Eikebberry.a déclaré hier que la «viabilité de l'Etat afghan» est menacée par le terrorisme.le trafic de drogue et la corruption.Ce qui n’est pas sans désespérer le président Karzai, qui déplore surtout depuis quelque temps, que la nécessaire lutte antiterroriste fasse par aiDeurs l’économie des efforts de reconstruction.M.Karzai croit lui aussi que la situation économique catastrophique fait le lit de l'insurrection.Sa critique n'a pas été relevée hier par la secrétaire d'Etat américaine, Condo-leezza Rice, qui était brièvement de passage à Kaboul.en route pour Moscou.Dans l'immédiat croit M.Reinert.il faut que des gestes soient faits — sous forme d'aide financière d'urgence, par exemple — qui aient un «impact visible» sur la population afin de soulager la pauvreté extrême et de redorer limage de la communauté internationale.Il prie le Canada, qui a promis de consa- crer à la reconstruction une aide d’un milliard de dollars en dix ans, de prendre le leadership et de mettre le développement «en première ligne».En ce qui concerne le trafic d'opium, le rapport propose notamment que les paysans soient autorisés, pendant un certain temps, à cultiver le pavot en attendant que des cultures de rechange soient développées.Devrait également être permise cette culture afin d’approvisionner l'industrie pharmaceutique en morphine et en codéine, comme le sont les agriculteurs en France, en Inde et en Australie sous la surveillance de l’Organe international de contrôle des stupéfiants, lié aux Nations unies.Plus globalement, le rapport implore la communauté internationale de prendre acte de la «nature multidimensionnelle de la crise afghane».D y a la crise de l’opium mais aussi celle de la pauvreté et de la sécurité.Que les États-Unis aient poursuivi leur campagne d’éradication dans la province de Kandahar, malgré son impact «extrêmement négatif» sur les niveaux de pauvreté et de sécurité, est un exemple probant «de cette absence d'approche coordonnée».Le rapport ajoute ced: «Les Etats-Unis n 'ont pas réussi à prendre le contrôle du sud de l’Afghanistan depuis les attentats du 11 septembre 2001.U n’y a pas lieu de croire que les militaires canadiens auront plus de succès s’ils continuent à suivre les politiques américaines.• le Conseil Senlis, qui a une quarantaine d’em-ployés en Afghanistan, a publié plus tôt ce moisci un rapport qui faisait sensiblement le même portrait de la situation dans la province voisine de Helmand.estimant que les stratégies d’éradication du pavot, l'échec du gouvernement afghan a remédier à la pauvreté et le comportement des troupes britanniques ont contribué à faire des talibans les véritables maîtres de la région aux yeux de la population.Le Devoir Arec La Presse canadienne et /'.Agence France-Presse LE DEVOIR vvww.ledevoir.com Lps bureaux du Devoir sont situés au 205a rue De Bleury.9” étage.Montréal (Québec).H3A3M9 83 Placedes-Arts sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.nents et administration : 514-985-3333 i CucBpta.rorttrr li p (farirrwii or «r , « Ir IVwàr Ira ml MifrvrNcr A ctiyK'vrr * * Comment nous joindre ?1 Mpt S I U xhV wtvial au 3 tr* infrmutonini miNwv» La rédaction Au tek'phone Par télécopieur Par courrier Lai publicité Au téléphoné Par télécopieur Extérieur de Montreal tsans frahO feu* rrvATOiurs dort b te® prwkrts OOl.mr IV Wrvry, rtaRr.Mortrrti.bm* l* U frmm r* «tatriK* par 514-9853333 514-9853360 redactk>n
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