Le devoir, 30 juin 2006, Cahier A
?w w w .1 e (1 e voir INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL NOUVELLES / ENTREVUES / CRITIQUES Pages B 4, B 5 et B 10 .c o m ?LE DEVOIR Guantanamo : des procès illégaux PERSPECTIVES Le camouflet George W.Bush vient d’essuyer un nouveau camouflet, encore une fois sur le front de la sécurité nationale, qui constituait son principal atout à une époque qui nous paraît déjà lointaine.La Cour suprême des Etats-Unis a signifié hier à M.Bush qu’il outrepassait ses pouvoirs constitutionnels et contrevenait aux lois américaines et internationales en faisant juger les prisonniers de Guantânamo devant des commissions militaires.L’importance de sa défaite a été soulignée dans presque tous les médias hier.Le fier war president en est donc réduit à demander au Congrès, qu’il a toujours court-circuité, de l’aider à résoudre ce casse-tête.Même les Européens, qu’il méprisait il n’y a pas si longtemps, pourraient être appelés à contribuer.Ce revers s’ajoute à une série d’autres difficultés accumulées depuis deux ans: torture à Abou Ghraib, affaire Valerie Plame et inculpation de Lewis Libby, scandales des prisons secrètes, des écoutes électroniques et de l’espionnage des comptes bancaires, chaos persistant en Irak, impuissance devant l’Iran, pour mentionner les principales.L’homme politique, qui bat aujourd’hui des records d’impopularité, est en bonne partie l’artisan de son propre malheur.Le mot clé id est le suivant l’arrogance.Une semaine après les attentats du 11 septembre 2001, les deux chambres du Congrès des Etats-Unis avaient adopté une résolution l'autorisant à user de la force contre al-Qaïda et ses alliés.Deux mois plus _ tard, le président avait proclamé un décret portant sur les prisonniers faits au cours de la guerre qu’il venait de déclencher.Ce texte prévoyait la constitution de commissions militaires pour les juger.Depuis ce temps, sous l’influence certaine de Donald Rumsfeld et d’autres faucons, la Maison-Blanche a constamment soutenu qu’elle avait carte blanche pour agir à sa guise dans presque tous les aspects de la «guerre contre la terreur».Elle se trompait Dans leur volumineux jugement la majorité des juges de la haute cour soulignent que le président n’avait pas le droit de constituer les commissions militaires, ces tribunaux aux règles définies en cours de route par le Pentagone, sans avoir obtenu l’aval du Congrès.Plusieurs passages du jugement rappellent ainsi le président à l’ordre, plus précisément au respect de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.Par exemple, le juge Anthony Kennedy a écrit que le cas Hamdan (du nom du requérant l’ancien chauffeur d'Oussama ben Laden) «n’en est pas un où le pouvoir exécutif peut exercer unilatéralement une autorité pour remplir le vide créé par l’inaction du Congrès».Le magistrat va plus loin: «Le respect des lois dérivées du fonctionnement habituel des branches exécutive et législative donne une certaine assurance de stabilité en temps de crise», ce qui contredit de plein fouet les VOIR PAGE A 10: CAMOUFLET Claude Lévesque La Cour suprême américaine juge que Vadministration Bush a outrepassé ses pouvoirs et violé la convention de Genève GUY TAILLE FER Dans un jugement aux profondes répercussions politiques et juridiques, la Cour suprême des Etats-Unis a statué hier que les controversés tribunaux d’exception créés dans La foulée du 11 septembre 2tX)l pour juger les «combattants ennemis» à Guanté-namo violaient la justice militaire américaine et la convention de Genève sur le traitement des prisonniers de guerre.Un blâme sans équivoque adressé' au président George W.Bush, qui a déclaré prendre «au sérieux» la décision du haut tribunal.Dans un jugement de cinq contre trois invalidant ces tribunaux militaires, la Cour suprême a conclu que l’administration Bush avait outrepassé ses prérogatives et que les procès qu’elle voulait intenter contre les détenus soupçonnés de terrorisme à la base de Guantânamo étaient illégaux.Le juge John Paul Stevens écrit dans la décision majoritaire du tribunal que «les commissions militaires n 'ont pas le pouvoir de procéder parce que leurs structures et leurs procédures violent» les droits de la défense contenus dans le Uniform Code of Military Justice, qui gouverne la justice militaire, et la Convention de Genève signée en 1949.Le juge Stevens rejette ainsi les prétentions de la Maison-Blanche, qui affirmait avoir le droit de créer ces tribunaux compte tenu des pouvoirs de commandant en chef des forces armées dont dispose le président et de la résolution votée par le Congrès, peu après les at- tentats du 11 septembre 2001, autorisant le recours à la force.Rien dans la résolution, écrit le juge, «ne va même jusqu'à suggérer» qu'une telle extension des pouvoirs présidentiels était envisagée.Or, souligne la cour, «c'est le Congrès qui a le pouvoir de déclarer la guerre» et d'organiser les procès relatifs aux prisonniers de guerre.Le jugement, notent les experts, constitue une condamnation décisive du traitement réservé' aux suspects cap turés dans le cadre de la guerre au terrorisme.Cette approche est dénoncée depuis des minées par les organisations de défense des libertés civiles, indignées par le secret qui entoure Guantânamo et le refus de la Maison-Blanche de reconnaître à ces suspects, membres présumés d'ak)aê da, le statut de prisonniers de guerre et le droit à un procès équitable.Hier, ces organisations pavoisaient.Di réaction de l’American Civil Liberties Union (ACLU), principale association d,e défense des libertés civiles aux États-Unis, résumait toutes les autres: «Cette décisùm permet de nous rapprocher de la fin de l’abus de pouvoir qui est devenu la marque de fabrique de cette Maison-Hlanche», a réagi Anthony Romero, directeur de l’ACÛy.Il s'agit A’«une victoire pour l’État de droit aux États-Unis.Ixi Cour suprême rappelle que le pouvoir exécutif ne dispose pas d’un chèque en blanc dans la lutte cmtre le terrorisme et ne peut fouler aux VOIR PAGE A 10: BUSH - "N f Le G8 appelle Israël à la retenue Abbas demande la libération des ministres et députés palestiniens L> armée israélienne s'apprêtait hier à élargir son r offensive militaire entamée la veille dans la bande de Gaza pour obtenir la libération du caporal Gi-lad Shalit, enlevé dimanche, mais de fortes pressions de la communauté internationale l’ont amenée à reporter une offensive d’envergure.Selon la radio publique israélienne, le ministre de la Défense.Amir Peretz, a décidé de reporter l’offensive militaire terrestre prévue afin de vérifier si des efforts diplomatiques peuvent mener à la liberation du caporal Gilad Shalit.La seconde chaîne privée de la télévision israélienne a pour sa part indiqué VOIR PAGE A 10: ISRAËL ¦ Autres informations en page B 9 ! .V D E X Monde.B9 Mois croiaéa.A4 Nature______B8 Resto_______B 7 Sudoku______B7 Télévision.B 4 Week-end B1 Annonces____B6 Avn pubbm A4 Cinéma_____B3 Décès-B6 Éditorial__A8 Idées______A9 Météo______B 7 Au cœur de l’énergie Beatles Le Cirque du Soleil présente à Las Vegas le spectacle le plus attendu de son histoire PAUL CAUCHON Las Vegas — C’est avec Get Back qu’on se rend compte qu’il va se passer quelque chose d’exceptionnel.Après une petite introduction poétique autour de Because, la ligne de basse d’in-tro de Get Back monte puis, au moment où explosent les premiers accords, on y est.On est littéralement dans le son des Beaties.Une pluie de pétales tombe sur les spectateurs, les danseurs et les acrobates virevoltent en tout sens et, dans la salle de l’hôtel Mirage, des spectateurs applaudissent déjà.Car jamais la musique des Beatles n'a été entendue de façon aussi claire et aussi puissante.Love, le cinquième spectacle du Cirque du Soleil créé à Las Vegas, dont la première réservée ai gratin aura lieu ce soir, et aussi le spectacle le plus attendu de Fhistoire de la compagnie québécoise, n’est pas a strictement parier un spectacle de cirque.D s'agit plutôt d’une suite de chorégraphies et de grands tableaux visuels qui recréent f esprit des Beatles et qui intègrent egalement les arts du cirque.Love n'est ni une reconstitu- tion de la vie des Beatles, ni une tentative de les représenter sur scène, ni une comédie musicale où des interprètes reprendraient leurs chansons.Ce n’est pas non plus une collection de grands succès: vous n’y entendrez ni She Loves You m Let It Be.Il s’agit plutôt d'une vision per-sonneDe de l’univers des Beatles, de leur énergie et de leur créativité, organisée autour de 28 tableaux qui s’enchaînent sans temps mort Et ces tableaux jonglent avec les images les plus variées: les personnages imaginaires des chansons, le Liverpool bombardé de l’après-guerre, l’hystérie de la Beatiema-nia, le Londres des années 60, la culture hippie autour de Sergeant Pepper, et ainsi de suite.Dans certains cas, les concepteurs (tous québécois, avec le trio Guy Laliberté, Dominic Champagne et Gilles Ste-Croix en tête) ont choisi d’illustrer une chanson de façon littérale.Lucy In The Sky With Diamonds, par exemple, c’est vraiment Lucie dans le ciel avec des diamants alors qu’une VOIR PAGE A 10: BEATLES u ciuqvk m toutiL Un extrait de la période rock'n’roll des Beatles.< & LE DEVOIR.LE VENDREDI 3 0 JUIN 2 0 0 6 A 9 •LES ACTUALITES- Contributions illégales Le directeur général des élections veut vérifier les livres des conservateurs CHRIS WATTEE REUTERS Le ministre de la Défense, Gordon O’Connor, a poursuivi hier l’étalage de bonnes nouvelles pour l’armée canadienne.La semaine de la Défense nationale Ÿv fŸJ, % % Huit milliards pour 21 avions JOAN BRV D EN Ottawa — Le directeur général des élections, Jean-Pierre Kingsley, aimerait vérifier les livres du Parti conservateur après que le président du Conseil du trésor eut révélé que le parti n’avait pas déclaré les frais de ses délégués lors du congrès de 2005.Des députés libéraux et néo-démocrates ont indiqué que cette omission contrevenait aux lois régissant le financement des partis politiques.Elections Canada a déclaré dans un communiqué que «la population a le droit de savoir précisément ce qui s’est passé dans le cas présent», tout en précisant qa'«Elections Canada n’est pas habilité par la loi à vérifier les livres d’un parti enregistré, ni à en exiger la production».Le directeur général des élections demande au Parti conservateur du Canada de lui fournir tous les documents nécessaires et les pièces justificatives pour que «le grand public sache que la loi a été respectée».Un porte-parole du gouvernement Harper a dit que le communiqué laissait «perplexes» les conservateurs.Le Nouveau Parti démocratique avait demandé au directeur général des élections du Canada d’ouvrir une enquête relativement au refus du Parti conservateur de déclarer les frais liés au congrès de 2(X)5 au compte des contributions politiques.Les conservateurs, eux, ont énergiquement nié avoir contrevenu aux lois ou aux règlements.Le député néo-démocrate Pat Martin a déposé une plainte au bureau de Raymond Landry, à la suite des commentaires du président du Conseil du trésor, John Baird.Celui-ci a admis mercredi que le Parti conservateur n’avait pas déclaré les frais des délégués lors du dernier congrès comme des dons, ou n’avait pas émis de reçus aux fins de l’impôt.M.Baird témoignait devant un comité sénatorial au sujet des mesures à prendre pour assainir la gestion des affaires de l’État.Les libéraux — qui ont aussi annoncé le dépôt d’une plainte — et les néo-démocrates ont accusé les conservateurs d’avoir enfreint la loi électorale et d’avoir accepté illégalement des millions de dollars en contributions non déclarées.Mais les conservateurs ont expliqué qu’ils n’étaient pas tenus par la loi de comptabiliser les frais de congrès comme des contributions politiques, puisque l’événement n’avait pas généré de profits.«Les frais engagés par nos délégués n’ont pas excédé les coûts du congrès», a indiqué le directeur exécutif du Parti conservateur, Michael Donison, dans un communiqué publié hier.«Les frais engagés pour, entre autres, les repas, la location de salles, la sécurité et les éléments similaires n ’ont pas fait l’objet d’un revenu net pour le parti.Cmformément aux dispositions de la Loi électorale et de la Loi de l’impôt sur le revenu édictées par Elections Canada et l’Agence du revenu du Canada, appliquées à de nombreuses reprises par le passé au sujet des frais d’admission aux événements politiques, les reçus pour les contributions politiques ne sont pas sujets aux frais des délégués.» Mais les néo-démocrates et les libéraux ont maintenu que les conservateurs avaient enfreint la loi, peut-être par mégarde, en croyant que les frais de congrès n'étaient pas différents des billets vendus lors d’activités de financement des partis politiques.Dans une déclaration publiée hier, les libéraux ont demandé au Parti conservateur de rendre publics tous les états financiers vérifiés de tous les congrès et événements politiques tenus par les conservateurs, le Parti progressis-te-conservateur et l’Alliance canadienne lors de La dernière décennie.«L’omission de révéler les frais de congrès, lors de la réunion des conservateurs de 2005, apparaît comme étant seulement la pointe de l’iceberg.», a soutenu le directeur national du Parti libéral, Steve MacKinnon.Presse canadienne Trenton, Ontario — L’allocation d’équipements pour les Forces armées canadiennes s’est poursuivie hier, alors que le ministre de la Défense, Gordon O’Connor, a annoncé qu’Ottawa dépensera 8,3 milliards de dollars pour acheter 21 nouveaux avions.Le ministre O’Connor a affirmé que l’investissement qui s'échelonnera sur une période de 20 ans, permettra au Canada d’être plus indépendant à l’occasion de déploiement des troupes pour des missions militaires et humanitaires.Quatre de ces avions sont désignés pour le transport stratégique de marchandises ou de personnes; leur facture s’élève à 1,8 milliard.Les 17 autres doivent assurer la succession des vieillissants avions Hercule, qui seront graduellement retirés de la drculafion.Une somme de 3,3 milliards sera par ailleurs consacrée à l’entretien des équipements.«La géographie du Canada nous oblige à prendre la voie des airs», a dit M.O’Connor, qui a dévoilé son plan à la base des Forces canadiennes à Trenton, en Ontario.Cette base constitue un point de stationnement important pour les opérations de transport aérien du Canada «Notre côte est et notre côte ouest sont séparées par un continent, et toutes les fois que les Forces canadiennes doivent être déployées à l’extérieur du continent, elles doivent traverser l’océan Atlantique ou Pacifique.» L’annonce d’hier survient alors que les conservateurs sont accusés d’avoir déjà déterminé que les Boeing C-17 composeront la flotte de transport aérien stratégique, malgré les allégations d’un appel d'offres ouvert M.O’Connor n’a pas voulu discuter d’un fournisseur, arguant que le préavis d’adjudication d'un contrat permettait au gouvernement d’annoncer son intention d’acheter d’un fournisseur, tout en laissant le temps aux autres compagnies de placer une soumission indiquant qu’elles sont aussi en mesure de satisfaire aux exigences demandées.Alors que les journalistes lui demandaient d’être plus'précis, M.O’Connor s’est montré incapable de nommer des aéronefs autres que les Boeing C-17 répondant aux exigences nécessaires.Plus tôt cette semaine, le ministre O’Connor a annoncé d’autres dépenses importantes pour l’armée lors de conférences de presse s’étant déroulées à Halifax, à Edmonton et à la base militaire de Vaf-cartier, près de Québec.Presse canadienne Un député du Québec en mission d’observation au Mexique Parc du Mont-Orford Des doutes au sujet des précédents invoqués par Béchard ANTOINE ROBITAILLE Québec — «On est loin d'être en voyage d’agrément, je suis vraiment affiiiré.Je n 'ai le ti'mps de rien voir, on mange des sandwich sur le bord de la table», insistait hier le député de Charlesbourg, Eric R.Mercier, joint à Mexico.Il faut savoir que le jeune élu libéral y dirige une «mission d’observation électorale» de la Confédération parlementaire des Amériques (COPA), organisation créée en 1997 à Québec et œuvrant «ar La Régie de l'assurance maladie du Québec — pour lui irermettre de financer tout le système de fluoration de Montréal.Les adversaires de La fluoration redoutent toutefois les dangers liés à La santé.Le fluoré [xiurrait selon eux accroître le risque de dévdop-|ht un cancer des os.D'autres re-metfent également en (|ucstion l’ef ficarité de cette mesure.Le Devoir Ville-Marie adopte une taxe spéciale, au grand désarroi de Tremblay C LAIRAN D R É E CAUCHY Les élus de l’arrondissement de Ville-Marie ont jeté de l’ombre hier sur la promesse de l'Union des citoyens de l’île de Montréal (UCIM) et du maire Gérald Tremblay de ne pas hausser le fardeau fiscal des Montréalais en adoptant une taxe spéciale pour financer des infrastructures sportives et culturelles.La nouvelle taxe de 0,0277 $ pour chaque tranche de 100 $ d’évaluation rapportera cinq millions par année, pendant trois ans, dans les coffres de l'arrondissement, soit 7 % du budget actuel.Cette taxe d’une durée de vie de trois ans alimentera le «fonds Action Vüle-Marie», dédié aux infrastructures communautaires, sportives, cultureUes et de parcs.Pourtant, l’UCIM, parti dont fait partie le maire de l’arrondissement, Benoît Labonté, s’était engagé à ne pas hausser le fardeau fiscal Le maire Gérald Tremblay avait même refait complètement son budget l’automne dernier pour honorer cette promesse Benoit Labonté estime qu’il ne renie pas pour l'instant l’engagement électoral, puisque les rôles d’évaluation des immeubles ne sont pas encore connus.«Avant de dire que cela va ajouter au fardeau fiscal global, ce qui était le sens de la promesse de l’UCIM, il faudra attendre de connaître les paramètres», a-t-il fait valoir, peu avant la tenue de la séance spéciale du conseil où le règlement a été adopté.L’arrondissement, selon lui, n'avait pas d'autre choix.«On ne pouvait pas enlever cinq millions en services de proximité pour du développement, sur un budget de 70 millions.On avait l'option d'emprunter.mais demander aux jeunes de Ville-Marie d'assumer le coût d’un emprunt pendant 20 ans avec les intérêts, ce n'était pas une solution viable.Aller quémander de l'argent à la ville centre pour des services locaux, ce n’était pas raisonnable», a tranché M.Labonté.Tremblay dans l’embarras La décision de Ville-Marie a mis le maire de Montréal dans l’embarras, lui qui s'évertue depuis des semaines à dire que son administration fait tout pour éviter des hausses de taxes, en essayant de trouver ailleurs les 400 millions manquants à son prochain budget Sans désavouer ouvertement la décision de ses collègues de Ville-Marie, M.Tremblay a néanmoins souligné que les hausses de taxes ne devaient être envisagées qu’en «dernier recours».«Le recours à une taxe particulière, spéciale, doit être un moyen ultime.Une taxe locale, c’est la responsabilité des élus de l’arrondissement, qui doivent en évaluer clairement les conséquences.» La chef de l’opposition, Nou-shig Eloyan, a quant à elle dénoncé la décision, soulignant que le coût de telles infrastructures est en général assumé directement par la ville centre.«C’est scandaleux! Si c'était une priorité de leur administration, pourquoi ne pas l'avoir prévue dans le budget de la ViUe1>», a déclaré Mme Eloyan.La principale association de commerçants du quartier, Destination centre-ViDe.ne mâchait pas ses mots hier.«Faire cela à la veille d'un long congé, c'est pin que n’importe quelle loi du bâillon d’un gouvernement», s’est exclamé le directeur de DCV, André Poulin.•Il y a quelques mois, Gérald Tremblay a retiré son budget pour ne pas hausser Us taxes; tout d'un coup, cela se fait dans l'arrondissement, sans tambour ni trompette [.) Est-ce que c'est ça, la nouvelle façon d’imposer des taxes à Montréal?», a poursuivi M.Poulin.Le Devoir Equiterre et Hydro-Québec s’associent pour construire un edifice FABIEN DE G LISE Montréal va avoir son bâtiment écologique démon sta-tjf au cœur du centre-ville.Hier, Equiterre a en effet annoncé être arrivé à une entente de principe avec Hydro-Québec pour la location d’un terrain sur lequel devrait émerger, d’ici l’an prochain, une Maison du développement durable.L’édifice doit servir de siège social pour plusieurs groupes de pression versés dans l’environnement, le développement social et le droit des consommateurs.•C'est un beau pas de plus vers la amstructirm de cette maifon», a résumé Hugo Séjpiin, d'Equiterre, qui pilote ce projet Selon l’entente, ce bâtiment vert devrait donc vcàr le jour daas le quadrilatère René-Lévesque, Clark, Sainte-Catherine et Saint-Urbain, sur un terrain loué 1 $ par année pendant 50 ans à Equiterre par la société d’Etat En avril dernier, lors du dévoilement de ses résultats annuels, HydroQuébec avait annoncé son soutien à la construction de ce siège social vert sans préciser toutefois quelle forme cela prendrait Avec un budget évalué actuellement entre 10 et 20 millions de dollars.la Maison du développement durable prévoit répondre aux mnnes les pkis exigeantes en matière de construction écotogique et vise la certification LEE!) platine accordée dans le domaine de la construe- écologique lion.Tout en hébergeant plusieurs organismes communautaires, comme Equiterre ou encore Greenpeace, elle doit servir de vitrine de démonstration pour les technologies vertes en usage ou en expérimentation dans k' domaine de l'architecture et du dévetoppement urbain.•Trouver un terrain était une étape primordiale, dit M.Séguin, et celui que nous avons désormais nous offre un endroit clef pour mener à bien notre projet.» Dans les prochains mois, les groupes de pression unis autour de cette maison devraient donc se mettre devant les planches à dessin pour dresser les contours de ce bâtiment vert ou géothermie, mini-éoliennes et plaques photo-vohàques risquent de trouver une place intéressante.«// va falloir aussi poursuivre U numtage financier», dit M.Séguin, qui évoque une premiere pelletée de terre «quelque part en 2007».Le Devoir Faites un don.POU* AIDE» CEUX QUI AIDENT U Foadaboa Rdudx» Ahfaifr t ROLEX O Y S T £ R P£RPt7UAL LADY-DAT £ J U.ST ACie« tr O* JAUNt n
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