Le devoir, 30 juin 2006, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR.LE VENDREDI 30 JUIN 2 0 0 (5 B 4 ?WEEK-END CULTURE- Le Festival salue la Louisiane avec The Neville Brothers Jeudi gras sur la Catherine Aaron Neville invoquant le Tout-Puissant SYLVAIN CORMIER Exprès.C’était comme si le ciel s’était ouvert au-dessus du site du Festival international de jazz de Montréal exprès.Exprès pour le spectacle d’ouverture, exprès pour qu’il y ait du monde plein l’esplanade de la PdA et plain la Catherine, exprès pour la Louisiane, la Nouvelle-Orléans et leurs ambassadeurs les Neville Brothers.Comme si, par cette trouée dans la ciel, un message passait bon, ça va comme ça, assez de pluie, assez de larmes, al-lez-y, festoyez un peu sous le ciel bleu foncé de cette belle soirée d’été.Message entendu: quand ce monstre d’Aaron Neville a mêlé son timbre céleste à celui, en prise directe avec la terre, de la «blues-belter» québécoise Sylvie Desgroseilliers, le temps d’appeler Sam Cooke et son hymne A Change Is Gonna Come à la rescousse, il y avait comme qui dirait de la spiritualité dans l’air.Déjà, au show de David Clay-ton-Thomas, deux heures plus tôt au Spectrum, il s’était passé des choses pas naturelles.Une panne électrique, pour commencer: un signe.Une heure d’attente.Il allait falloir prier, a-t-on compris.L’électricité allait devoir venir d’ailleurs.«On a été prendre un fusible à la Place des Arts», a blagué le Torontois.Sans farce, on avait l’impression que l’énergie qui alimentait les instruments et les rideaux de petites ampoules du décor provenaient des musiciens mêmes, générée par ces six cuivres soufflant si puissamment qu'on en avait de la broue dans le toupet par l’orgue Hammond B-3 de Doug Riley et son ampli Leslie virevoltant partout par cette formidable voix de Clayton-Thomas, sortie du fin fond des temps, chargée de souffrance et de joie, chantant le gospel (And When I Die), le blues (Don’t Explain, de Billie Holiday) et les morceaux de bravoure de Blood, Sweat & Tears (Lucretia MacEvil, Spinning Wheel, (You’ve Made Me) So Very Happy) avec l’intensité d’un preacher d’église baptiste.Au rappel, les prières furent exaucées au-delà de toute espérance: Trevor Payne s'est amené avec les 44 choristes de son Montreal Jubilation Choir, et à tout ce monde (57 âmes sur scène, un bon millier dans la salle), il y avait de quoi éclairer une ville entière.Après Hi-De-Ho, j’étais comme Jake Blues dans la fameuse scène de la révélation divine dans le film The Blues Brothers: je voyais la lumière.Dehors, les nuages se dissipaient les gens affluaient Les Ne- ville sont arrivés, intraitables, avec leur gumbo funk toujours pareil mais toujours bon à manger.Ils ont été meilleurs qu’à bien d’autres visites, peut-être inspirés par leur mission: rappeler que la musique de la Nouvelle-Orléans est encore aussi vivante que vitale.Sinon la participation sans ferveur de Sophie Milman, fade chanteuse pour lounge made in Canada, ça vous remuait les intérieurs quand ça ne vous brassait pas le popotin.Non, ce n'était pas le Mardi Gras, mais certainement un grand jeudi soir au FÏJM, grâce au del.Collaborateur du Devoir Patrimoine immatériel : élection d’un comité pour le choix des chefs-d’œuvre Paris — Les 52 États ayant adopté la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ont désigné hier à Paris le comité chargé de mettre en œuvre le texte adopté en 2003 pour sauvegarder ce type de patrimoine mondial, a-t-on appris auprès de l’UNESCO.Le patrimoine immatériel se manifeste par exemple dans les traditions et expressions orales, l'artisanat, les arts du spectacle, les pratiques so-riales, les rituels ou les événements festifs.Le comité intergouvememental aura pour mission d’examiner les demandes d'inscription sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité et sur la liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, cette dernière pouvant bénéfider de fonds spédaux.L’Assemblée générale a élu un comité de 18 membres — qui se réunira tous les deux ans — parmi les 52 pays qui ont ratifié la Convention.CeDe-d vise à élargir le patrimoine bénéficiant de la protection de l’UNESCO, notamment au profit des pays en développement la moitié des 800 œuvres figurant sur les listes actuelles du patrimoine mondial matériel (monuments culturels et sites naturels) sont en effet situées en Europe et en Amérique du Nord.Le patrimoine immatériel, parfois menacé de dégradation ou de disparition, regroupe des pratiques.des connaissances ou des savoir-faire reconnus par des groupes ou des communautés comme faisant partie de leur patrimoine culturel.«Ce patrimoine nécessitait une protection renforcée, la Convention comble un grand vide», s’est félidté devant l’assemblée le directeur général de [’UNESCO, Koïchiro Matsuura.«Ce texte est venu combler un vide en offrant au patrimoine immatériel un moyen de préservation», a assuré Mohamed Bedjaoui, ministre algérien des Affaires étrangères, présenté comme l’auteur de la Convention.Avant la mise en place de ce comité, un jury de l’UNESCO a déjà proclamé 90 chefs-d'œuvre immatériels, comme le carnaval d’Oruro en Bolivie, les dessins sur le sable du Vanuatu, le théâtre Nogaku au Japon, le patrimoine oral du Guélédé (Bénin, Nigeria et Togo) ou le théâtre sicilien de marionnettes de l’Opera dei Pupi.La Convention, adoptée en octobre 2003, ne prend en considération que le patrimoine culturel immatériel jugé «conforme aux instruments internationaux existants relatif aux droits de l’homme, ainsi qu’à l'exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, et d’un développement durable».Agence France-Presse Macondo restera une ville rêvée La ville natale de Gabriel Garcia Marquez conserve son nom I l IANA Al“ONTK RKUTKKS Ancizar Vergara pose devant la maison d’enfance de l’écrivain Gabriel Garda Marquez A Aracataca, en Colombie.LOUiSE-MAUDE R10 UX SOUCY Comme les villes invisibles d’italo Cahino, Macondo restera une ville de rêve et de papier.La ville mythique sortie de l’imaginaire du Prix Nobel de littérature Gabriel Garcia Mârquez n’a pas su rallier assez de voix à Aracataca, la ville qui en est l’inspiration, pour faire figurer ses rangées d’amandiers poussiéreux sur la carte officielle de la Colombie.Dimanche, un référendum avait été organisé à Aracataca afin d’en changer le nom pour Macon-do-Aracataca.Le but du maire Pedro Sanchez consistait à placer sa ville sous les projecteurs internationaux en s’appropriant un peu de la renommée de fa créature fabuleuse édifiée par Gabriel Garcia Mârquez.«En honorant le maestro, la communauté percevra des bénéfices tangibles», avait-il expliqué.Cependant, seulement 3900 des 22 000 votants admissibles ont daigné se déplacer pour se prévaloir de leur droit dimanche dernier.Au total, c’est moins de fa moitié des 7500 voix requises pour que le référendum soit valide.Résultat même si 93 % des votants se sont dits en faveur du changement de dénomination, le projet est finalement tombé à l’eau.Selon le maire Sanchez, cette défaite est d’abord attribuable à un manque de fonds pour faire la promotion du nouveau nom au- près des citoyens d’Aracataca.«Le problème ici, c’est que les gens sont habitues depuis longtemps à recevoir de l'argent et des cadeaux en échange de leur vote», a-t-il confié à la BBC.En dépit de cet échec, le maire ne perd pas tout espoir de voir rejaillir la popularité de Macondo sur sa ville.Macondo est cette ville qui est le cœur de Cent ans de solitude, le grand succès de Garcia Mârquez publié en 1967, qu’on retrouve aussi dans plusieurs de ses nouvelles.Dans sa biographie Vivre pour la raconter, l’auteur raconte son enfance chez ses grands-parents maternels à Aracataca.11 y explique comment il s’est inspiré d’Aracataca (xmr écrire sa grande fresque.Toutefois, soucieux de si' ménager plus «d’espace pour rêver», il choisira de lui donner un nom imaginaire, Macondo.üi maison natale du jeune «Gabo» à Aracataca, celle où il écoutait sa grand-mère Tranquili-na lui raconter des histoires de fantômes qui ont servi de ciment à son «réalisme magique», a déjà été transformée en musée.Gabriel Garda Mârquez n’a pis désiré commenter le résultat du référendum, lui qui n’a pas mis les pieds en Colombie depuis plusieurs années.Faux Modigliani : perquisition au Musée du Montparnasse à Paris Paris — Le Musée du Montparnasse, à Paris, a été' l’objet mardi d’une perquisition dans le cadre d’une enquête sur des faux Modigliani, les enquêteurs cherchant les bureaux de l’association «Archives légales Amadeo Modigliani» et son responsable, Christian Pari sot, a-t-on appris liier de sources judiciaires.La justice enquête sur des contrefaçons d’œuvres du peintre italien, décédé en 1920 à Paris, à la suite de saisies en France ces derniers mois de plusieurs faux Modigliani.Peintures authentifiées par Christian Parisot, auteur de publications sur l’artiste et responsable de l'Institut Modigliani et des «Archives légales Amadeo Modigliani».La justice soupçonne M.Parisot d’authentifier des fausses peintures ou dessins comme étant de fa m;dn de l’artiste, puis de les référencer dans le catalogue des œuvres de Modigliani dont il est l’auteur.Des dessins et peintures attribués à Modigliani circulent sur le marché de l’art Un dessin à l’origine et à fa provenance mal ou peu identifiées peut se négocier jusqu’à 20 000 $US, tandis qu’un dessin dont l’historique |X'ut être établi sans conteste peut se vendre jusqu’à 400 (XX) $.En mai 2(XXi, Christian Parisot avait annoncé son intention de transférer en Italie les Archives légales et l’Institut Modigliani.Ces deux associations sont domiciliées, sur leur site Internet, à la même adresse que le Musée du Montparnasse.Son président Jean Digne, a indiqué hier à l’Associated IVess qu'il «n y avait aucun accord ni engagement pour que l'Institut Modigliani ait son adresse au musée».U- musée se réserve le droit de porter plainte contre M.Parisot, a-t-il ajouté.M.Parisot a été mis en examen à Paris en décembre 2(X)4 dans une autre affaire de contrefaçon portant sur dits dessins attribués à Jeanne Hébuter-ne, fa dernière compagne de Modigliani.Le 21 juin, lors d’une vente organisée par la maison Sotheby’s, un portrait de Jeanne Hébuterne par Modigliani — authentique celui-là — s’est vendu un peu plus de 21 millions d’euros (29,4 millions SCAN).Associated Press Cavalia reviendra à Montréal Le spectacle Cavalia reviendra dans la grande région de Montréal pour une quatrième fois à EN BREF compter de l’automne prochain.La nouvelle série de supplémentaires commencera le 26 septembre à Inval, fa même où est présenté le spectacle jusqu’au 9 juillet avant de déménager à Québec.Dès demain, les gens pour- ront se procurer des billets pour voir ce spéciale équestre présenté (xjur fa première fois en 2 Take Home Chef — Little Miracles [Football / Argonauts Lions [Zlxx.[Monstsr I Dark Oracle [Caae CSI
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.