Le devoir, 8 juillet 2006, Cahier E
LE DEVOIR.LES SAMEDI S ET DIMANCHE R JUILLET 2 0 0 6 CINÉMA De dures épreuves parsèment le cours de ce deuxième Pirates des Caraïbes.Page E 3 \ -Ç \:‘y ! 4 < iÉBt Ml t"." I oussou WARNKR MUSIC et les autres ! .Ht] Le Festival international Nuits d’Afrique fête (déjà!) son vingtième anniversaire en recevant Youssou N’Dour, qui vient parrainer l’événement pour la deuxième fois YVES BERNARD Montréal 1986: sous l’impulsion de Touré Lamine, une petite équipe s'affaire à créer le premier événement d’envergure consacré à la musique africaine et à sa diaspora.la manière brouillonne et l’âme à l'espérance.Les temps sont propices.Depuis quelques années, des musiciens immigrants, jusque-là inconnus, commencent à émerger, sortent de leurs communautés et, pour la première fois, des petites salles de spectacles apparaissent pour eux, çà et là au centre-ville.Déjà ouvert le club Ralatîou servira de point d’ancrage.Le Brésilien Paulo Ramos vient d'arriver.Lorraine Klaasen retrouve ses muses africaines, après une période r&b.Pendant ce temps, le festival Womad, que Peter Gabriel 9 implanté en Angleterre, se développe avec une étonnante rapidité.A Paris, la déferlante africaine fait mouche.Youssou N’Dour y rencontre Gabriel: un point tournant qui permet à celui qui deviendra le chanteur africain le plus important du siècle d’opérer le plus grand virage de sa carrière, menant à l’envol planétaire, avant la célèbre tournée Human Rights Now! d'Amnistie internationale.Aujourd’hui, le grand chantre d’origine toucouleur parraine pour la deuxième fois le F1NA, devenu dans son créneau, après deux décennies, l’événement le plus durable en Amérique du Nord, «/e crois que Mimtréal a toujours appuyé la musique africaine, dira Youssou en entrevue.Etre associé à cette organisation représente certes un honneur pour moi.» Comme dans la rue Très charismatique, figure de proue de la world music, homme d'affaires prospère, humaniste accompli, instigateur l'an dernier du Roll Back Malaria Concert, le plus important rassemblement musical jamais réalisé en Afrique, qu’il a conçu pour sen-sibiliser les gens aux ravages du paludisme, Youssou est acclamé au Sénégal au même titre que Leopold Sedar Senghor, le président-poète fondateur du pays dont on célébré cette année le centenaire.Profitant d’une telle renommée, le chanteur à message pourrait-il être tenté par la politique?«Si j'étais président, le peuple mangerait des pierres», avait-il déjà déclaré.Pour les Sénégalais, «You» demeure d’abord la voix de la médina dakaroise.*A la radio, m entendait de la musujue moderne Mais le soir venu, üy avait les manifestatums avec les tarns tams et les autres instruments tmditvmneis.Chacun pouvait alors prendre la parole, chanter et rapper.Lorsque l'on voulait pratiquer mitre musique, seules les percussions nous étaient accessibles Is jour, on écoutait Fêla ou Manu Dibango et au crépuscule, cm essayait de reproduire leurs chansons a grands coups de tambours.Cétait un phémmem de rue.De là, le chanteur à l’organe haut perché et au registre étendu sur quatre octaves tirera sa première inspiration.D: mbalax.encore inconnu à l'extérieur, s'empare de la fête.Au rythme des tambours sabars, légers se regroupent spontanément pour former de grands cerck-s pro- pices aux déhanchements les plus exubérants.Youssou révolutionnera le genre et le transportera dans les boites de nuit.-J'ai introduit la lutherie moderne et donné à chaque instrument le rôle qui revenait d chacune des percussions.Comme on le faisait ilans la rue «le Lima occupe également une place prépondérante au sein de sa musique, ’l/inque je chante et que je l'entends, c'est une voix et non un tambour qui me répond.» Cela permet de comprendre La trajectoire de celui qui fusionnera son art, sans vergogne, avec la pop d'outre-mer, quitte à se méfier aussi bien de ceux cjui le trouvent trop occidentalisé que de ceux qui le veulent complètement racine.Entre Seven Seconds, pièce extrêmement commerciale qui lui a permis d’atteindre les sommets du jxdrna-rès avec Neneh Cherry, et Egypt, plus récent album, célébrant les saints et les sages de l'islam dans un climat de n-cueille-ment, rapprochant les sensibilités wolofs et égyptiennes, un monde de contradictions semblent planer.Mais l’auteur défend sa direction artistique.-Je veux que tous mes disques soient différents les uns des autres Et le concert de Montréal s’éloignera de Egypt, qui était une parenthèse » Tous allumés! Ce concert, il le donnera en ouverture du 11 NA le 13 juillet au Metropolis.Ix* festival propose jusqu'au 23 juillet sur le theme »20ans à la rencontre du monde», une programmatRm diversifiée, autant sur le plan des genres abordés que sur celui des éprxjues parcourues.De l’ensemble, voici quelques suggestions.I J'abord, k-s vétérans congolais de Kekele, [wrtis depuis k-ur plus ré cent disque, Kinawana, a la recherche des classiques rie la rumba cubaine: des crooniTs am- attitude! Buis, Les Amazones de la ( minée, qui furent les premières de la tradition de leur [mys a s'attaquer au djembé, VOIR l'AGE E 2 N’DODK «Je crois que Montréal a toujours appuyé la musique africaine » MUSIQUE CLASSIQUE Lanaudière, enfin! CHRISTOPHE HUSS On finira peut-être par s’y faire, mais le décalage du Festival de Lanaudiere d une semaine afin d'attirer des artistes en tournée nord-americai-ne au debut d'août laisse un trou béant entre la fin de saison régulière de nos orchestres et le debut du festival phare de la scene classique québécoise De l'édition 2006, qui débute ce soir sous l’egide de Liszt et de Mozart mais aussi de la musique chorale.un peu délaissée ces dernières années, or ne retient pas en prenner Beu les grandes affiches.La seule visite de prestige est celle de Gidon Kremer et de sa Kremerata Bahica.le 4 août Le Festival de Lanaudiere se réserve sans doute en la matière pour son Sfr anniversaire, l’an prochain.On repère, par contre, au gré des programmes, quelques oeuvres qui sortiront les auditeurs de la routine des musiques trop entendues Voici une présentation de Lanaudiere 2006 par ces chemins de traverse Prolifique Liszt La composition la moins connue du concert d'ouverture est le Psaume XIII de Franz Liszt Liszt (1811-1886) Ta destiné- a la Singakademie de Berlin en 1855.Cest sa premiere- mise en musique d'un psaume A ta fin de sa vie.il en aura composé six.Composition d’une durée d’une demi-heure* environ, k- Psaume XIII a été écrit des mots mêmes de liszt •avec des larmes de sang».L'œuvre, très pensée, repose sur les mêla morphoses d’un theme de sept mesures, qui se püe tant au désespoir du début TT.V>\V J^'ITIZKN Canadü Musée canadien des civilisations 100.rue laurier Gatineau • S19 770-7000 • mm civHrsahons ca crteoerdue Musée canadien de ta guerre t.place Vht"!.Ottawa • IW 776-4600 • uwwiuujeedeUguerTecJcw sa cadence beUement chaloupée: MToro Chamou, premier musicien de Mayotte à venir ici, la voix pleine de miel, le chant engagé et la rythmique insulaire désinvolte.Et puis, des tonnes d’artistes montréalais, tous aussi allumés les uns que les autres: Paulo Ramos, riche d’un nouvel album qui confirme la tendance acoustique constatée depuis 2000; Lorraine Klaasen, une grande dame de scène: le guitariste Harold Faustin en duo avec Samina (vocabulaire singulier, battements des Caraïbes et jazz subtil); Se-naya, l’étoile montante de la soul pop créole.Sans compter les trois jours, du 21 au 23 juillet, de concerts extérieurs gratuits à la place Émilie-Gamelin.Que de chemin parcouru en vingt ans! Collaborateur du Devoir PALMARÈS DVD ARCHAMBAULT^ ^ OLCBfCOd MEDIA Résultats des rente* :: Du Z7 juin m 3 juMet 2006 FILM/TÉLÉSÉRIE SAMANTHA OURS! Volume 1 EIGHT BELOW ULTRAVIOLET LES BOYS IV 24 Season 1 24 Season 2 L’GROS SHOW Saison 1 HARRY POTTER: THE GOBLET OF FIRE CACHÉ |1 FAILURE TO LAUNCH STAR ACADÉMIE 2005 US DOSSIERS DA VINCI 100“* DEBBOUZE Jamel DeOouze ANTHOLOGY Bruce Dickinson RUSH ReplayX3 MARK-ÉLAME THWERT En concert L'AUTRE C'EST MOI GadSmaleh NO.YOUNGiHEART OF GOLD Jonathan Demme N ¦71 Ai DENTE ¦mI Maroc Caiiian »[ll ROBERT NEVtSON HmSC vea^ of cormuta ' I LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE !* J l' l L L E T 2 O O «i l'ul lure Un Archipel à découvrir Où en est la sculpture ?Et son marché ?Qu’est-ce qui se fait d’intéressant ?Rude épreuve.ARCHIPEL Jusqu’au 22 juillet Galerie Orange 81, rue Saint-Paul Est TéL: 514 3966670 Parisian Laundry 3550, Saint-Antoine Ouest Tél: 514 989-1056 RENÉ VIAU Créé par douze artistes en deux lieux, cet ensemble de sculptures invite le visiteur à explorer l’archipel actuel de cette forme d’expression.«On ne voit pas souvent d’exposition regroupant uniquement des sculptures, dit Denis Rousseau, l’im des artistes participants.Peu de galeries se consacrent à la sculpture.À Archipel, on a la chance de disposer de deux espaces très différents.» Cela permet de présenter simultanément des œuvres différentes d’un même artiste.«L’espace de la galerie Orange est plus intime.Au Parisian Laundry, les artistes peuvent explorer une dimension plus monumentale.» «La sculpture se réfugie trop souvent dans les symposiums, les expositions en plein air ou la commande publique, se désole pour sa part Yvon Cozic.Avec ces pièces audacieuses, on s'éloigne de la définition traditionnelle de cette forme d’expression.En extérieur ou en intégration à l’architecture, la notion de permanence est déterminante notamment pour les matériaux, souvent au détriment de la dimension exploratoire.A Archipel, surtout au Parisian Laundry, les œuvres sont mises en valeur par un espace et des volumes qui leur conviennent.L'exposition se veut un exercice de créativité sans contrainte.» Le sculpteur Peter Gnass loue «l’énergie» présente ici.«C’est une exposition sans commissaire, dit-il.Les artistes s'arrangent entre eux comme dans le bon vieux temps.Un rassemblement d’autant d’artistes est rare.» Restons groupés ! On entend souvent dite que la sculpture, c’est terminé! A l’heure où une perméabilité nouvelle fait se décloisonner sculpture, installation, aménagement et art des jardins et que les nouvelles technologies et leur «virtualité» semblent se heurter aux notions de poids et de densité véhiculées par la sculpture, l’exposition, en lançant son mot d’ordre «Restons groupés», demande à cette douzaine d’artistes de se situer par rapport à ces questions.«Je ne voulais surtout puis jouer le rôle de commissaire», dit Jean-Pierre Morin.Ce sculpteur a organisé l’événement produit par la galerie Orange, une galerie «commerciale».Sa conviction, lance-t-il à la blague et en anglais, est bien ancrée.«Sculpture, as rock’n'roll, will never die.» «fai choisi des artistes dont le travail est très différent du mien et qui sont très différents les uns des autres, poursuit-il.fai laissé les artistes entièrement libres.Ils ont décidé eux-mêmes de ce qu’ils voulaient exposer, explique-t-il.Même avec des pièces de grandes dimensions au Parisian, les artistes sont placés SOURCh GAI KRIE IACERTK ART CONTEMPORAIN Brouillard, 2006, de Jean-Pierre Morin dans une situation où ils doivent penser “marché de l’art”.L’idée est de dmner une plus grande visibilité à la sculpture, mais pas au détriment d’un marché potentiel.» L’exposition est décrite dans le catalogue qui l’accompagne comme un «ensemble d’œuvres communicantes».Pour l’une de ses œuvres, Pierre Bourgault crée, selon ses termes, un «circuit infini» en bois laminé.Dans une de ses pièces, Valérie Blass, seule femme du groupe, veut mettre en relation un singe genre peluche «vraiment attachant avec des formes abstraites qui ont, dans ce contexte, leur propre vie organique», nous explique-t-elle.«Mon hypothèse est que nous n ’avons pas totalement éliminé le religieux.Le spirituel s’est déplacé vers le séculier mais conserve certaines de ses traces», pense le sculpteur Guy Laramée.Ses pièces se veulent révélatrices de ce glissement.«En ce qui concerne l’avenir de la sculpture, je suis très optimiste.Je crois que les nouvelles technologies sont en train défaire aux vieux médiums un formidable cadeau en les rendant à nouveau exotiques.» A l’entresol, comme dans une arène, John McEwen fait évoluer des représentations d’animaux en acier.Plus haut, Cozic nous invite à une promenade enchantée dans la forêt de Brocéliandre.Mathieu Gaudet donne une vie propre à des éléments familiers.Ui sculp ture, ici, joue sur l’horizontalité.Des tables épousent de nouvelles configurations combinatoires.«C'est une façon de prendre l’espace, dit-il, un peu comme les traits d’un croquis.Le résultat s'apparente à une accumulation de strates géologiques.» Peter Gnass transforme des éléments du bâti.du mobilier.«J’ai déconstruit-re-construit un pupitre et invité le spectateur à découvrir des formes découlant de cette nouvelle présentation.A la galerie Orange, j’ai présenté non pas une sculpture, mais une photographie.» Imposants, stables, les volumes de René Taillefer témoignent paradoxalement, selon l’artiste, du «caractère transitoire des choses».« C’est une exposition sans commissaire.Les artistes s’arrangent entre eux comme dans le bon vieux temps.» Un défi Aériennes, fragiles, les structures poétiques de Bill Smith s’inspirent des modes de composition de la nature.«J’essaie de faire des choses aussi parfaites que la nature, mais très vite, le chaos me rejoint», explique Smith.«C’est une fantaisie à la fois sur le thème de la forêt et sur des représentations de méduses avec ces serpents dans les cheveux», raconte Denis Rousseau, présentant l’une de ses pièces intitulée Tiares.Les tubulaires de Michel Archambault s’interconnectent à des éléments architecturaux.«Je travaille la sculpture comme un tableau.Il y a des tensions reliées à l’humain, à un côté organique.Ixi sculpture a peut-être été évacuée mais c’est quelque chose que je revendique.Bien que je m’inspire de l’installatüm et delà peinture, il est important pour moi de dire que je fais de la sculpture.» Jean-Pierre Morin fait fabriquer ses œuvres.«Mes formes ne ressemblent à rien.Je tente de ne pas être prévisible.Je procède par épuration.Four la sculpture à la galerie Orange, j'ai retiré la moitié de la matière de départ.La firme temt vers la perte de poids, d’où ce titre Brouillard.» «C’est un défi de présenter de la sculpture», selon Louis Lacerte, propriétaire de la galerie Orange.«Nous ne devons pas cependant nous laisser rebuter par la logistique, les difficultà d’entreposage et toutes ces autres contraintes que cela implique, comme les délais très courts qui sont les nôtres.» Pour la vente, le format colossal de certaines œuvres est-il un him dicap?«Dans ce domaine, cela évolue.Les résultats sont souvent au-delà de ce qu’on espère, affirme D>uis Lacerte, optimiste.On y voit un beau potentiel, et ce, tant pour l'extérieur que pour l’intérieur.Certains de nos collectionneurs n’ont plus de place dans leur maison.Ils pensent désormais à leur jardin.Les architectes, les paysagistes, les professionnels de l’aménagement qui conçoivent des lieux publics entrent également dans le jeu.» Encore fallait-il, afin de mieux défendre et illustrer la sculpture de grande dimension, la présenter dans un espace comme celui du Parisian Laundry.«Cet espace industriel reconverti se prête à des événements d’envergure, comme l’exposition de Riopelle que nous avons montée avec la collaboration de Nick Tedeski, de conclure Louis Lacerte.C’est un lieu emballant.» Collaborateur du Devoir PIRATES OF THE CARIBBEAN : DEAD MAN’S CHEST (PIRATES DES CARAÏBES: LE COFFRE DU MORT) 14e Gore Verbinski.Avec Johnny Depp, Orlando Bloom.Keira Knighüey, Bill Nighy.Jonathan Pryce.Stellan Skarsgaard.Scenario: Ted Elliott, Terry Rossio.Image: Dariusz Wolski.Montage: Stephen E.Rivkin, Craig Wood.Musique: Hans Zimmer.Etats-Unis, 2tX6,151 min.MARTIN BILODEAU La machine hollywoodienne fonctionne selon deux modes bien précis: le mode essai et erreur.qui consiste à trouver une recette qui fonctionne, et le mode répétition, qui consiste à la reproduire, le cas échéant.Pirates of the Caribbean: Dead Man's Chest.de Gore Verbinski, est la répéti tion de Pirates of the Caribbean: The Curse of the Black Pearl.D'que! a obtenu en 2003 un succès tel que, de l’espoir plein les coffres, Disney a tourné consécutivement les deuxième et troisième volets — ce dernier devant débouler sur les écrans en mai 2007, sans doute après une premiere mondiale à Cannes.Revenons à nos moutons, enfin à ceux qui se forment sur la crête des vagues de la mer des Caraïbes, où naviguent le pirate Jack Sparrow et son équipage du Black Pearl.Après un prologue d’usage, à peine pertinent pour l’histoire qui nous sera racontée par la suite, Jack Sparrow apprend qu’il doit rembourser la dette qu’il a contractée 13 ans plus tôt auprès de Davy Jones (Bill Nighy), maléfique gtiuul maître des Sept Mers, capitaine à tête de pieuvre d’un vaisseau-fantôme à bord duquel des créatures mi-humaines, mi «poissonnes» sont asservies et damnoes.Refusant de rembourser sa dette et de joindre son sort à ceux de ces malheureux morts-vivants, Sparrow prend la poudre d’escampette et part à la recherche du coffre contenant le cœur battant de Jones, secret de son pouvoir.11 entraîne maigre lui dans sum aventure, et malgré eux.les tutors maries W ill Turner (Or lando Bloom) et Elizabeth Swann (Keira Knightfcy).Cet assemblage de Sinbad, de Fantan la Tulipe et de la Nuit des morts-vivants est prétexte à un énorme carnaval de scènes d’action et d’effets spéciaux grau dioses.U' scenario, mince et si IR'ti générateur de suspense que la musique de Hans Zimmer compense, soutient bien faiblement le spectacle et l’intérêt — lequel variera selon que le spectateur soit yin ou van, contenant ou contenu, direction artistique (elle est sjxv taoulaire) ou mise en scène (Ver binski dirige le trafic).Autre dualité à l’horizon: ce film a deux tètes, la plus attmyan te est celle de Johnny Depp, ex traordinaire dans ce rôle tie fii bustier lâche, malpropre, aux dents cariées et aux gestes gran diloquents (son interprétation dans le premier Pirates lui avait valu une nomination aux Oscars).L’ennui, c’est que le contraste avec les autres, si peœutant dans le premier film, se produit ici au désavantage des collègues.En l’occurrence, Orlando Bloom et Keira Knightley, qui n’ont aucun défi à relever et dont les quelques faibles éléments d’in trigue qu’ils soutiennent pour raient facilement être écartés sans que le film en souffre.D’au tant qu’en racontant en 151 mi mîtes une histoire qui aurait soin blé aérée dans un moyen métra ge, Pirates of the Caribbean 2 tait l’effet (à moi, en tout cas) d’une épreuve d’endurance.Collaborateur du Devoir SOURCE IliSNEY Johnny Depp dans Pirates of the Caribbean: Dead Man's Chest, de Gore Verbinski.Cet assemblage de Sinbad, de Fanfan la Tulipe et de La Nuit des morts vivants est prétexte à un énorme carnaval de scènes d’action et d’effets spéciaux grandioses.Montréal - Paris - New York 1929-1994 ŒUVRES SUR PAPIER DERNIÈRE SEMAINE GALERIE SIMON BLAIS 5420, bout Sant-laurert, (nord de F«mount), total X».Montréal (Québec) H2T 1SI www.galeriesiniOfiblafi.coin (SM) 849.1165 Horaire d'«é : Du meraedi au samedi de llhi I7h_______ PRFSENlt LES JARDINS DU PRECAMBRIEN SENhEKS D'MT • PflEOtlttXÜS • CORFflENCES • tfORlS À VAL-DAVID 5 août au 24 septembre 2006 OUVERT les SAMEDIS et DIMANCHES de 10 h o 18 h www.fondolionderouin.com la Galerie d'art Stewart Hall 176, Bord du Lac, Pointe-Claire Du 2 juillet au 27 août 200$ JUMELAGES l’espace et son double Organisé par le Centre d’art public et le Conseil des arts de Montréal en tournée Dans la Salle de projet : Jo-Anne Solowey Shapiro Photographies Pique-nique sur la terrasse et vernissage Le dimanche 9 juillet de midi à 16 h Atelier de sculpture pour les enfants de midi à 14 h Info: (S 14) 630-1254 beaux détours CI8CUITS C Ult U 8 E l S Pour enchanter votre ôté! 16 Juillet : Harrington Festival CAMMAC 29 juillet : Ottawa Emily Carr 3 août : Gatineau Pétra, cité perdue 12 août : Inverness Musée du bronze 30 août : Québec Clarence Gagnon www.lwta8omMJelour8.cocn (514) 352-3621 oubliés TOURNÉES DECOUVERTES Du 24 mai au 3 septembre 2006 Du mercredi au dimanche Départ* rn f rinça in: 11 h, 14b.1Gb F wjlisb departure 10 am and 3 p.m.Billets: 8» Québer 8“ Monlréal# MUSÉE MARGUERITE-BOURGÈOYS CHAPELLE motre-dame-oe-bon-secours wt4 282 aéWi | û ¦ sTÉm- \ i ftf f \\Iy, # /, f , , '77 1 • V ¦ K* v< X y T' /V' V ¦£L J» Z ~ ¦«n fie fgrttm.Pbcin : WMr» Üiam DEROULEMENT 10 JUIN - 1er OCTOBRE 2006 SHAWINI6AN Lt-spnc* Sbaumgiin tnft parut de la Cité dt Yénêrpt tt tPCMtrilf W» Hu Mus*» (M nwMHKf* nu C8nni*.- SHAWINIGAN i art* NaftHKMf CbUNwy eTCtMée CanarlH E 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 JUILLET 2 O II 6 M eiC e n t r i s 4 EX tÉNIHIS COM / 514.847 ?;06 LE SECRET DE MA MERE /CHYSIAINE CÔTÉ 15h30 17H35 19H30 21h30 1 Tl O TTl d Le diable chante du folk THE DEVIL AND DANIEL JOHNSTON Réalisation et scénario: Jeff Feuerzeig.Image: For-tunato Procopio.Montage: Tyler Hubby.Etats-Unis, 2005,109 min.ANDRÉ LAVOIE Bien qu'il ait travaillé dans un cirque itinérant, Daniel Johnston n’a pas besoin de s’aventurer dans les montagnes russes pour connaître des hauts euphoriques et des bas effroyables.Souffrant de maniaco-dé-pression depuis ses années de collège, il est abonné non seulement aux médicaments mais aussi à certaines drogues.Ses mésaventures lui ont valu quelques séjours en établissement psychiatrique, et parfois au poste de police, entre autres pour avoir agressé une vieille dame.Mais il est aussi une des figures musicales et ar-tisticijues les plus respectées de la scène underground aux Etats-Unis.Paradoxe?Dans 'Ihe Devil and Daniel Johnston, le cinéaste Jeff Feuerzeig tente de réconcilier tous ces éléments pour composer un portrait étonmint de ce personnage qui avait, dès son plus jeune fige, la manie de tout filmer en super-R, de ti >ut enregistrer avec son magnétophone: sa vie de fiimille où il jouait tous les personnages à la fois, ses chicanes épiques avec sa mère, ses pensées obsessionnelles pour une «tmarade de classe, etc.Une mas- SOURCK MONGREL MEDIA Daniel Johnston en répétition chez lui se de documents dont Feuerzeig a tenté d’extraire l’essentiel d’un être capable — on oserait dire malgré lui — de transcender sa maladie à travers une création inten-sive, brouillonne, et dépourvue de prétentions.En effet ü a beau gratter la guitare comme s’il lui manquait des doigts, chanter avec une voix chevrotante et dessiner à la manière des illustrateurs de Marvel Comics, Daniel Johnston ne cesse de fesciner.Son enfance au sein d’une famille de chrétiens fondamentalistes de Virginie est marquée par ses premières périodes d’activités artistiques, et sa Me, d’abord dans un cirque et plus tard à Austin, au Texas, marque les débuts de celui qui dominera certains palmarès au début des années 1980, en plus de connaître son heure de gloire sur la chaîne musicale MTV.Un rêve de jeunesse trop vite réalisé.Ses chansons, Tom Waits, Pearl Jam, David Bowie ou encore Sonic Youth les ont interprétées; ses dessins font fureur dans les galeries d’art de Los Angeles et, au faite de sa gloire, Kurt Cobain portait fièrement un t-shirt arborant la fameuse signature de Johnston: une créature étrange aux yeux — littéralement — sortis de la tête.Et c’est ce même glorieux personnage qui attaque Jeff Tartakov, son gérant, avec un tuyau; cela ne sera pas suffisant pour tempérer la dévotion de cet admirateur, perpétuant le culte de l’artiste même après avoir été viré par Johnston lui-même.De ce foisonnement d’archives personnelles, de dessins provocateurs (qui illustrent ses tourments avec ces visages lugubres, ces crânes tranchés et ces yeux, toujours, se transformant sans cesse) et de scènes de concerts hallucinantes (dont une performance à New York où Johnston pourrait s’effondrer à tout moment) naît une image complexe de cet homme qui aujourd’hui semble avoir trouvé une certaine paix.Sa vie est bien sûr un cadeau pour un documentaliste, où tragédies et célébrités font Ixm ménage; toujours vivant, bien en chair et étroitement surveillé par ses parents, il poursuit sa route.A sa manière inimitable.Célébré dans son pays aussi bien qu’en Europe, Daniel Johnston a fait de ses démons et de ses obsessions son fond de commerce.Le plus remarquable, c’est que l’on ne pourra jamais l’accuser de le faire par pur mercantilisme.Collaborateur du Devoir Le plombier de l’âme humaine Entretien avec Dominik Moll, réalisateur de Lemming C'.fiSAR 2u*i MEILLEUR ESPOIR MASCULIN LOUIS GARREL ) f J \ PRIX IA IUIS-1 >ELLUC aJO* MEILLEUR FILM FRANÇAIS DE L’ANNÉE FUNFILM DISTRIBUTION PRÉSENTE UNE PRODUCTION MAlA FILMS Les amants réguliers UN FILM DE PHILIPPE GARREL Clothilde Hesmo Louis Garrel ** LION D’ARGENT FESTIVAL DE VENISE 2005 MEIUEURE MISE EN SCÈNE PHILIPPE GARREL PRIX MEILLEURE PHOTO WILLIAM LUBTCHANSKY ?LES CAHIERS OU CINÉMA POSITIF L HUMANITÉ TÉLÉCINÉ OILS ZUWUAN - TÉLÉRAMA LE MONDE - STUDIO MAGAZINE LES INROCKUPTIULES CHRONIC ART.COM • PREMIÈRE • ELLE ¦ LE NOUVEL OBSERVATEUR .UN VÉRITABLE CHEF-D'ŒUVRE .LES INROCKUPTIBLES JEAN MARC LALANNE • L'UN DES PLUS BEAUX FILM FRANÇAIS DU NOUVEAU MILLÉNAIRE.• LIBÉRATION SAMUEL LXJUHAIRE • PREMIÈRE ÉVOCATION RÉUSSIE DE MAI «8 AU CINÉMA • LES CAHIERS DU CINÉMA JEAN-MICHEL FRODON • LES AMANTS RÉGULIERS CONTINUERONT DE HANTER LONGTEMPS NOTRE MÉMOIRE DE SPECTATEUR.ZURBAN - CLAIRE VASSÊ FutiS® UH À L’AFFICHE! ««n™ rur: SmJ f AI iAfC! [CINEMA Î&.waAw] FM Inua.i>»»Me*»r II rti orank « Je me sms bidonné! • *«>n1és3 fttïœ âSc *S iS A unfa les mimes.en Dirai en kiosque maintenant JL rVV « ' »» : tm., vri .• A-£ è #' i./y-jj-ç-.v-t(h* J* 9 ¦ -b,' ' ?j (ji- > iMauToemr FAiïE AU OÜK-fC Rouiez ZENN Boom boréal mmmh é iu fjt .' • n- Les lieux mythiques .* donnerrtlieui , d’innombrables interprétations et continuée de fasciner srîentifiques.De nouvelles r découvertes ¦ nous font voit ' ces sites j j mystérieux ; autrement.** mm Abonnez-vous - informez-vous 5 www.cybersdences.com 514 521-5376 ou 1 866 828-9879 i
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