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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2006-07-11, Collections de BAnQ.

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POLITIQUE Charest reproche à Boisclair de déformer ses propos Page A 3 ?w w w .1 e d e v o i r.c o ni ?TCHÉTCHÉNIE L’armée russe tue le dirigeant nationaliste Bassaïev Page A 5 LE DEVOIR I $ PERSPECTIVES Le parler «vrai» de Jean Charest est un phénomène connu.Les hommes politiques vivent dans une véritable marmite, que ce soit à Québec, à Londres ou à Paris.Une sorte de bulle médiatique qui a son vocabulaire, ses habitudes et ses conventions très rigides.Le langage y est codé et soigneusement contrôlé.Dans toutes les sociétés, les voyages des dirigeants politiques à l’étranger permettent donc de taire baisser la pression et d’oublier un instant la langue de bois qui se pratique dans les capitales.En changeant d’air, ceux-ci retrouvent une certaine fraîcheur et réapprennent à parler au commun des mortels.Interrogés par des journalistes qui ne cherchent pas nécessairement à les faire trébucher, ils oublient un instant leurs réflexes de bêtes politiques et tentent simplement de répondre aux questions qu’on leur pose, le plus honnêtement du monde.Les voilà même qui se laissent prendre au plaisir de l’interview.C'est probablement ce qui est arrivé à Jean Charest la semaine dernière à Paris.Loin de la pression de la presse parlementaire, qui n’était pas du voyage, le premier ministre a accordé aux journalistes français l’une de ses meilleures interviews depuis longtemps.Visiblement intéressé par la qualité des questions, il s’est exprimé franchement comme il l’aurait fait loin des caméras et des micros.Voilà pourquoi il n'a pas hésité à reconnaître cette évidence, admise à peu près partout dans le monde (sauf dans certains cercles canadiens), à savoir que le Québec a tous les moyens économiques pour faire l’indépendance.?Pour bien comprendre la déclaration de Jean Charest, il importe de la resituer dans son contexte particulier.Jean Charest était non seulement à Paris loin de la presse parlementaire qu’il côtoie quotidiennement.Il était aussi face à trois journalistes français dans une émission qui n'a pas d'équivalent au Québec.Le Grand Rendez-vous Europe 1-TV5 dure plus d’une heure et permet de véritables échanges entre un invité et des journalistes d’expérience.Le premier ministre s’est visiblement pris au jeu de la conversation.D a pris le temps de s’expliquer longuement et en détail en faisant toutes les nuances nécessaires.VOIR PAGE A 8: CHAREST Christian Rioux Robert Bourassa a eu sa «question de Bruxelles».Jean Charest a dorénavant sa «déclaration de Paris».CHRIS WATTIE REUTERS | Mohamed Harkat, hier au moment où il quittait les lieux de sa conférence de presse.Libéré, Harkat craint d’être déporté Mohamed Harkat un homme soupçonné d’avoir des liens avec le terrorisme, est soulagé d’avoir été libéré sous condition, mais craint d’être déporté en Algérie, là où il est né, ou ailleurs.•M’envoyer là-bas.c'est donner un gros cadeau à l'Algérie-, a-t-il déclare hier.U est l'un des cinq musulmans faisant face à la déportation en vertu du controversé certificat national de sécurité.Le Service canadien de renseignement de sécurité l’accuse d'être un extrémiste et d'avoir des liens avec le réseau aKjaida.M.Harkat a nié être implique dans le terrorisme.¦ À lire en page A 2 I X D E X Annonces___B 4 Avis pnbëcs B 5 Culture.B 8 Décès______B4 Économie___B 1 Édhnnal____A6 Idées________A” Mé#o_________B5 Monde________AS Mr** croisé* BS Sudnkn______B4 Télévision B 7 L’Italie exhulte, la France pleure , PASCAL ROSSIGNOL KMTI.KS BOUC EMISSAIRE de la défaite de l’équipe de France, dimanche, en finale du Mondial, David Trezeguet en pleurs a été consolé par son coéquipier Thierry Henry, hier a Paris, où les joueurs étaient reçus par le président de la République, Jacques Chirac.Au même moment, à Rome, les nouveaux champions du monde étaient accueillis en héros par des Italiens en liesse.À lire en page II 6.Israël resserre son étau sur Gaza Olmert défend le bien-fondé de Voffensive israélienne T érusalem — Ehoud Olmert a rejeté hier les cri-I tiques formulées eontre l’offensive israélienne à Gaza, tout en se défendant de vouloir renverser le gouvernement du Hamas.Le premier ministre israélien n’a |xu ailleurs lixé aucune date limite pour la fin de l’opération.•Nous n'avons pas établi un calendrier particulier.Elle se poursuivra dans certaines zones, par périodes, avec certaines mcsurts adapté® aux objectifs fixés», a-t-il dit.D'tiers des ministres du gouvernement palestinien ont été arrêtés par Tsahal depuis le début de l’opération lluie d’été, lancée dans la bande de Gaza le 25 juin dernier jxiur obtenir la libération du soldat israélien Gilad Shalit pris en otage par un commando palestinien.Olmert a fustige l’Union européenne (UE) ix>ur avoir critiqué l’offensive israélienne, estimant que les Vingt-Cinq devraient avant tout condamner les tirs de roquettes palestiniens contre Israël.Après avoir accuse l'Etal juif vendredi de recourir a la force de façon djsproixirtionnée, l'I JE s’est déclarée dimanche gravement préoccupée par la situation humanitaire dans la bande de Gaza.«À quand remonte la dernière fins où l'Union européenne a condamné ces tirs et proposé des mesures efficaces pour les faire cesser?», s’est interrogé Olmert •Arrivé à un certain point, Israël n'a plus le choix et doit prendre des mesures.» Le premier ministre a en outre répété qu’il ««e relâcherait pas de prisonniers |palestiniens! en échange du caporal Gilad Shalit» «Arrivé à un certain point, Israël n’a plus le choix et doit prendre des mesures» VOIR PAGE A K ISRAËL Mexique: Obrador ne veut pas rendre les armes Le candidat de la gauche dénonce une «fraude généralisée» ALEXANDRE PEYRILLE Mexico — Le candidat de la gauche à la présidence du Mexique.Andres Manuel Lopez Obrador, a de nouveau refusé hier de se résigner à la victoire annoncée du conservateur Felipe Calderon et dénoncé ^une fraude généralisée» en présentant à Mexico deux vidéos accablantes selon lui.In première bande présentée montre une personne introduisant six buüetins de vote dans une urne, sans que l'on puisse savoir en faveur de quel candidat I/x pçz Obrador affirme que la vidéo a été tournée d;ins l'Etat de Guanajuato, fief du {jarti de son arlversairo.Il a présenté un deuxieme enregistrement, inau dible, mais qui selon lui démontre que, dans un autre bureau, il y a eu plus de votants que d’inscrits.»C> sont des preuves irréfutables d'une fraude généralisée dans tout le pays, essentiellement dans le nord [favorable à Calderon j», a dénoncé M.Dijx-z (ibrador.li-s avocats de m formation, le Parti de la révolution démocratique (PKI ), gauche), ont déposé' dimanche 'MD recours auprès du tribunal fédéral électoral.Ijs date Ixjtoir [*xir [rodarixT le vainqueur du scrutin, qui s’est déroulé le 2 juillet est fixée au 6 sejrtembre.VOIR PAGE A 8: MEXIQUE A la mémoire des Japonais du Canada L'université McGill récupère des archives récoltées depuis 60 ans FRÉDÉRIQUE DOYON Sur son répondeur téléphonique, le message de Rei Nakashima se termine par •merci and aligato».Trois idiomes qui témoignent discrètement de son passé: sa descendance japonaise et son existence canadienne, d'abord en anglais en Colombie-Britannique, puis en français au Québec où sa famille est forcée d’immigrer apres avoir vécu dans des camps pendant la Seconde Guerre mondiale.Son histoire et celle des autres membres de sa communauté, confinées pendant 60 ans au grenier de son duplex de Notre-Dame-de-Gràce, aura enfin sa propre nkhe archivis-tique à l'université McGill (au Centre for De-velopping Area Studies (CDAS1).La communauté vieiBissant et s'amenuisant, Mme Nakashima — elle-même âgée de 77 ans — se réjouit de la pérennité enfin offerte à l’histoire de ses pairs.VOIR PAGE A 8 MÉMOIRE Le magasin d'import-export Mikado Co., qui fut wiist par le gouvernement lors de la Seconde Guerre mondiale.JUkadéj m * «y LE DEVOIR, LE MARDI 11 JUILLET 2006 A 2 ?LES ACTUALITES* Enfouissement des déchets Lutte contre le terrorisme Québec devrait contrôler le contenu des camions Harkat craint pour sa vie si le Canada l’expulse vers l’Algérie i ¦ CHRIS WA'ITIE REUTERS Mohamed Harkat, accompagné de son épouse, Sophie Harkat, a rencontré la presse hier.Ottawa — Mohamed Harkat, un homme soupçonné d’avoir des liens avec le terrorisme, est soulagé d’avoir été libéré sous condition, mais il craint d’être déporté dans son pays d’origine — l’Algérie — ou dans n’importe quel autre pays.M.Harkat soutient qu’il sera «tué ou torturé» si on le renvoie dans son pays natal.«M'envoyer là-bas, c’est comme filtre un gros cadeau à l’Algérie», a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse qui s’est déroulée dans le bureau de son avocat hier.Clamant son innocence, il laisse entendre que les autorités devraient porter des accusations criminelles si elles détiennent des preuves contre lui.Âgé de 37 ans, M.Harkat est l’un des cinq musulmans menacés de déportation en vertu d’un controversé certificat national de sécurité.Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) l’accuse d’être un extrémiste et d’avoir des liens avec le réseau terroriste al-Qaida La Cour suprême du Canada doit se prononcer sur la constitutionnalité du régime des certificats de sécurité phis tard cette année.M.Harkat nie être impliqué dans le terrorisme.«Je n’ai jamais été un membre d’al-Qaïda», a-t-il affirmé hier devant une forêt de microphones et de caméras.Selon le SCRS, Abou Zubaydah — l’un des lieutenants d’Oussama ben Laden, le chef d’al-Qaïda — a identifié M.Harkat comme étant l’exploitant d’un petit hôtel privé à Peshawar, au Paldstan, pour les extrémistes se rendant en Tchétchénie.M.Harkat a déclaré hier qu’il ne faisait que du travail humanitaire et n’a aucun lien avec Zubaydah.Ni M.Harkat ni son avocat n’ont vu les preuves du gouvernement fédéral le concernant.M.Harkat assure ne pas savoir ce que les autorités lui reprochent Selon son avocat Matt Webber, les accusations contre M.Harkat mettent en danger la vie de son client.Lorsque les journalistes lui ont demandé s’il accepterait d’être déporté dans un pays plus sûr, M.Harkat a clairement indiqué qu’il souhaitait que personne ne soulève cette possibilité.«J'espère rester, vous savez?» Mohamed Harkat a obtenu le statut de réfugié en 1997 et a fait une demande de résidence permanente au Canada le mois suivant.11 doit se plier à de strictes conditions dans le cadre de sa libération sous caution.Presse canadienne Cerveau présumé d’un attentat en préparation aux États-Unis Personne ne se souvient d’Assem Hammoud à l’université Concordia GUILLAUME B O U R G AU LT-C ÔT É Cy est en contrôlant de façon serrée toutes les étapes du transport par camion des sols contar minés et des déchets de construction que le gouvernement québécois pourrait contourner et résoudre le problème que lui pose la présence du dépotoir «hors normes» de Kanhawake, estiment différents intervenants.Le Devoir révélait samedi qu’à Kanhawake, un milieu humide entier disparaît actuellement sous des tonnes de débris de matériaux de construction et de sols faiblement contaminés que la société Mélimax enfouit là en évitant les règles environnementales en vigueur ailleurs dans l’industrie.Le terrain remblayé est destiné à devenir un club de golf.Conscients des implications politiques possibles découlant d’une intervention directe sur le territoire autochtone, Québec et Ottawa ont jusqu’ici refusé d’agir dans ce dossier.Mais il existe une solution relativement simple à ce problème, affirme Pierre Lachance, du Conseil des entreprises de services environnementaux du Québec (CESEQ).Ce dernier représente 51 entreprises qui travaillent dans la gestion de la matière solide (enfouissement, recyclage, compostage) sur des sites légaux.«Il faut s’assurer que tout ce qui rentre sur un site par camion soit contrôlé et connu par les autorités», dit-il.Le président du Conseil régional de l’environnement (CRE) de la Montérégie, Richard Marois, évoque lui aussi un système similaire.«Ça nous prend un encadrement plus serré du transport des sols contaminés.Il faut contrôler le camion au point A et au point B: savoir que tel camion est parti vers tel site autorisé, qu’il est arrivé à telle heure, qu’il a déchargé à tel endroit, avec des étampes aux deux bouts.Ce genre de contrôle n’est pas fait actuellement.» Le problème particulier posé par le site de Kanhawake, véritable zone grise législative, pourrait être contourné de cette façon.«Québec a juridiction jusqu’à l’entrée du territoire, dit M.Lachance.Ce serait logique qu’il sache ce qui entre sur le territoire, d’où ça vient et où ça s’en va.» De cette manière, un camion transportant des matières à enfouir — avec un chargement déclaré, sous {xàne d’amende — devrait toujours prouver où il a déversé son contenu.«Et si c’est fait ailleurs que dans les sites autorises, les amendes devraient être très dissuasives, jusqu à confiscation du camion», croit Richard Minois.En théorie, ce système de contrôle existe déjà, indique toutefois lierre Lachance, puisqu’un système de «bon de connaissement» et de «manifeste» est prévu pin Québec.11 s'agit de mesures de contrôle des chargements (origine, destination, contenu).«Mais ce n’est pas appliqué, il n'y a pas de vérification», dit celui qui représente une partie de l'industrie en cause.«Le gouvernement s’imagine qu'il contrôle la situation en délivrant des certificats d’autorisation pour des sites [qui respectent les normes en vigueur].Mais tout ce qui se fait en dehors de ces sites n’est pas contrôlé.C'est comme s'il ne voulait pas voir le problème.On a pourtant ce qu'il fàut pour le régler: il faut appliquer la législation et arrêter de se fier à la seule bonne fin des gens.Ces sites [illégaux] sont une nuisance pour la société», ajoute-t-il en évoquant aussi le site d'enfouissement Gagné, qui fonctionne sans autorisation à l aval depuis plusieurs années.À Kanhawake, laval, ou ailleurs, le problème reste le même, croit pour sa part Robert Ménard, du Front commun pour une gestion écologique des déchets (FCGKD).«Les contaminants ont le même effet partout, dit-il./r Quebec a adopté cette année une politique d’enfimissement avec des normes strictes pour les sites.Si certains contournent la loi comme ils le veulent et qu'ils évitent de contribuer au financement du reseau légal |par la taxe-redevance de 10 $ imposée pour chaque tonne de déchets, théoriquement perçue sur le site d'enfouissement], il fàut agir.» Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Hires (MDDEl’) n'a pas rappelé h l tevoir, hier.Le Devoir lACQCrs N \OKAl' 1 K OKVOIR 1a> dépotoir de Kahnawake.I) E N E M O O R E Montréal — Ses camarades de classe et le personnel de l'université Concordia si' rappellent à | peine d'Assem Hammoud, un étudiant tout ce qu'il y a d'ordinaire qui a obtenu son diplôme de cette institution il y a quatre mis.Sa mère soutient qu'il aime fêter, n'est pas très pra-; tiquant et n’a aucun lien avec l'extrémisme islamiste, j Pourtant, les autorités des Etats-Unis et du Liban di-! sent de lui qu’il est le cerveau d'un complot avorte ixnir commettre des attentats à New York et que les photos de lui le montrant en têtard pendant son se-| jour au Canada font partie d'une façade soigneusement élaborée.Un représentant du liban.où le jeune homme de 31 ans est présentement détenu, a affirmé sous le couvert de l’anonymat au journal Sewsday que Ham- mond n’a «aucun passe criminel» et qu'il vivait «une vie normale.loin de tintt soupçcm».11 est accusé, avec sept autres personnes, d’avoir comploté pour taire sauter des tunnels empruntés par des dizaines de milliers de banlieusards chaque jour entre New York et le New Jersey.los autorités américaines disent que le plan n’avait pas dépassé le stade des discussions avant l’arrestation de Hammoud et de deux autres personnes.Les autorités internationales recherchent au moins cinq autres suspects.A temps partiel Hammoud a obtenu son diplôme de baccalauréat en commerce de Concordia au printemps de 2Ü02.D bénéficiait d'un visa d’étudiant étranger, a fait savoir la porte-parole de l'institution, Chris Mota, selon laquelle «c’est à peu près tout ce que nous savons de lui».D'après Mme Mota, Hammoud vivait probablement hors campus et a étudié à temps partiel de 1995 à 2002.Personne de la faculté où il a étudié, ou au bureau des étudiants étrangers, notamment ne se rappelait de lui, a-t-elle dit Des membres de la communauté musulmane montréalaise ont aussi indiqué aux médias qu'ils ne se souvenaient pas de Hammoud.D'autre part un présumé complice d’Assem Hammoud a été interrogé pendant toute une journée par la Gendarmerie royale du Canada et demeure sous surveillance à Montreal, a appris la Presse Canadienne.Selon une source proche de l’enquête, l’homme est un ami de Hammoud, que les autorités américaines présentent comme le cerveau du présumé complot qui visait à inonder une partie de Manhattan en faisant sauter des tunnels.Presse canadienne Dépôt du rapport sur la complémentarité entre les hôpitaux universitaires ALEXANDRE SHIELDS Québec a accueilli favorablement hier le rapport de la Fable de concertation sur la médecine universitaire à Montréal.Même s'il ne constitue qu’une première étape, le r.ijH'ort determine clairement certains secteurs où peuvent s’implanter diverses formes de complémentarité à l'intérieur de délais relativement courts, et d'autres où les travaux pourront suivre leur cours à partir des consensus dégagés.•Ihns kmc perspective d'amelioration dis soins à la population, les travaux de la Table de concertation nmstituent une base sidùie fi'ur la deiimtion d'une ri-sion partager de ce que signifie la ei’mph'mi'ntarite entre hs établissements et dis mvr*«s d'articuler cette vision sur le terrain», a souligne le ministre de fa Nulle et des Services sociaux, Hiilipiv CouiUard.Ce groupe de travail avait été mis sur pied en décembre dernier afin de travailk-r à (elaboration d'une proposition concrète de complémentarité entre le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) et le Centre universitaire de santé McGill (CUSM).ixxir k secteur adulte, et V' Centre hosiiitaker universitaire Sainte-Justine et l'Hôpital de Montréal pour entants, en ce qui concerne le isYteur (lediatrique.Ifar exemple, «il existe déjà beaucoup de complémentarité dans le domaine de Toneologie adulte à Montreal, avec plusieurs exemples eii le traitement d’un cancer à faible tvlumc de patients se passe soit ilans un milieu universitaire, soit dans Tautrr.soulignent les auteurs du rapport.En particulier pour Ui radÙH>nc(>logii .qui demande dis investissements de capital et des coûts d'exploitation très importants, il existe plusieurs accords entre le CHUM et le CUSM afin d’assurer l’utüisatiim efficace des nssi mrces.» L’attachée de presse du ministre de fa Smite et des Services stviaux.Isabelle Menzzi, a aussi tait vakùr que, dans k' cas des enfants qui subissent des chinir gies cardiaques, le faibk volume de patients pourrait permettre que les operations soient regroupées sur un seul site hospitalier Ce m'serait sans doute pas k cas des chirurgies cardiaques pratiquées sur des patients adultes.Fur ailk'urs, ajoutent k-s auteurs, «pi>ur d'autres ac-tivités, comme le concir du san.le cancer du pimm, >*.le cancer le la prostate ou le cancer colonYtiü.les o*-lumts St>nt très tmflirtants ri ie>us envisagcims que Us activités de soins, d'enseignement et de recherche devraient éPr maintenues dans les ikux Kl IS Considérant le niveau de complémentarité existant, nous xr proposons pas de ehiingements majeurs».Certaines recommandations portent également sur la gouverne de la complémentarité et sur la façon dont elle doit s'organiser entre les établissements.les reseaux universitaires intégrés de santé (RUISi, les agences régionales de santé et de services sociaux et le ministère de la Santé et des Services sociaux.l'as question cependant que le gouvernement du Québec impose des façons de faire aux etablissements concernés, «Sous avions établi ex décembre que Us propositu'Hs de complémentarité dnaient recevoir mx degré d'adhésion qui permette leur mise en aum, a rappek le ministre Couillard.Le rupfxni Bonn [du nom du president, le D Michel Baron] xons mxfrT d'ailleurs Ut tvtè ii suivre pimr la pimrsuite des trawux.en misant meamment sur Ui partüipatùm des cliniciens ri sur un meilleur arrimage avec 1e palier rp-gùmal dans Torgunisatùm Ms soins • Quelque 70 dini-eiens provenant des quatre etablissements concernes ont participe aux travaux Partenaires satisfaits A (instar du ministre Couillard.le CHUM a lui aussi salué le rapport.«La participatiim des chefs Je département et des cliniciens a certes amtribué à regarder concrètement les préoccupations de terrain, toujours dans la perspective du patient», a expliqué le O' Denis R Roy.Il a notamment souligne la pertinence des recommandations liées au volet harmonisation/integration des pratiques cliniques et partage des connaissances ainsi qu'au volet regroupement de programmes sur un site unique.•Ces reammandatums vont tout droit dans k virage "transformation' déjà amorcé par le CHUM, puisque nous avtms débuté l’implantation des regroupements de clientèles en simultanéité avec notre projet de regroupement de certaines des spécialités médicales sur l’un ou l'autre site, afin de favoriser la ges-tùm d une masse critique de toutes nos ressources», a explique le O’ Roy.Même réaction positive du côté du CUSM.«Le rapport cimstitue une base solide sur laquelle nous pourrons deieiopper un réseau de santé ififrant des soins aux enfants comme aux adultes encore plus axé sur les patients ri caractérise par son esprit de coopération répondant aux besoins locaux, ngumaux ri natumaux».&bà savent (etablissement par voie de communique.Le Devoir 4 LE DEVOIR.LE MARDI II JUILLET 2 0 0 6 B 8 ULTURI Le Festival de jazz se termine avec un surplus de 100 000 $ Nicholas Angelich répond présent FRÉDÉRIQUE DOYON \ A la clôture du Festival international, de jazz de Montréal (FIJM), l’Equipe Spectra a cette fois de bonnes raisons de se lancer des fleurs.La 27e mouture a atteint des sommets à plusieurs titres.Non seulement les recettes de la billetterie (jumelée aux commandites) ont permis de dégager un petit surplus budgétaire d’environ 100 000 $, mais l’événement a aussi vu plus de 50 de ses spectacles présentés à guichet fermé, preuve que son succès se mesure d’abord à la richesse de sa programmation.«Tout le monde sait déjà que cette édition a été exceptionnelle [.] à tous les points de vue, a lancé le président et fondateur de l’événement Alain Simard, sur les plans de la programmation, de l'assistance, de l’aménagement du site, des foules qu’on a pu accueillir.» Avec plus de 50 spectacles offerts à guichet fermé, un taux d'occupation des salles de plus de 90 %, une augmentation de 25 % des forfaits touristiques, une programmation d’artistes venus de 30 pays et un rayonnement international accru avec la présence de 135 médias et 162 journalistes de l’étranger, ce fut le festival de nombreux records.Le léger surplus d’environ 100 000 $ qu’a généré cette mouture généreuse permettra d’enrichir la série Jazz à l’année.Mais le grand manitou du FIJM ne s’est pas trop attardé aux records pour laisser les programmateurs faire part de leurs coups de cœur, le sien propre allant à toute l’équipe organisatrice du festival, dont il a dressé l’inventaire des réalisations.André Ménard a avoué avoir été «complètement séduit» par John Zorn, qui a même réussi à enfi- ler «quelques mélodies».L’hommage que Jamie Cullum a livre à ce dernier lui est aussi tombé dans l’oreille et il a trouvé en Brad Meldhau «un très grand musicien [.] déjà à 35 ans».Il a bien sûr salué Paul Simon, seul spectacle qu’il a pu voir en entier, et Daniel Lanois, «devenu un habitué du festival».Laurent Saulnier a d’abord levé son chapeau à Elvis Costello pour sa performance bien équilibrée entre les pièces obscures et les succès.«C'est pour moi le meilleur concert qu Elvis a donné à Montréal», a-t-il jugé.Parmi ses grands moments, on trouve aussi Yusef Lateef et Ralph Myerz.«Ce soir-là, c'était le meilleur groupe du monde entier», a-t-il dit à propos de ce dernier.Côté québécois, il a souligné la «forme exceptionnelle» de Plaster, le «concert formidable» de Yannick Rieu et celui d’Afro- dizz, «un des groupes promis à un très grand avenir».«f ai tnns mots à dire et c’est Goran.Goran, Goran», a pour sa part clamé Caroline Johnson.Attendu, Bregovic — et son orchestre des mariages et des enterrements — «était,formidable», a indiqué celle qui a aussi apprécié Cat Power, Ravi Coltrane, Cat Empire et Balkan Beat Box.L’artiste de trip hop Comme Bailey Rae a raflé tous les honneurs, élisant runanimité chez les trois programmateurs.Les musiques apparentées au jazz continueront donc d’avoir une place importante, a souligné Laurent Saulnier à propos de l'évolution artistique prochaine du festival, notamment la musique world.«De ce côté, on a beaucoup d’artistes à faire découvrir.» Prochain rendez-vous: du 28 juin au 8 juillet 2CX)7.Le Devoir Festival d’été de Québec SOURI K FKQ Hybrides entre le cerf-volant et la montgolfière, les marionnettes des Plasticiens volants sont manipulées au sol par des comédiens qui font partie du spectacle.s: ss ï :: Objets volants non identifiés Une méduse et des poissons géants vont nager ce soir au-dessus des Plaines à l’occasion du spectacle de Nathalie Choquette et des Plasticiens volants.On oublie souvent de le dire, mais on doit aussi aux troupes de théâtre de rue cette impression que tout n’est pas tout à fait normal pendant le festival.Festival d’été, jour 6.ISABELLE PORTER Québec — On les connaît peu ici mais les Plasticiens volants (PV) sont parmi les plus grandes troupes européennes de théâtre de rue.Leurs gigantesques marionnettes gonflables ont paradé lors des plus grandes occasions, telles la clôture des Jeux olympiques de Barcelone (1992) et l’inauguration du tunnel sous la Manche.Cette fois-ci, le Festival d'été leur a demandé d’adapter leur spectacle Perle à celui de la chanteuse lyrique Nathalie Choquette, d'où l'intitulé La Reine et la Perle.Petite dans l’histoire, la perle n'en sera pas moins géante pour le public.Dans un ciel désormais transformé en fonds ma- rins, elle va entreprendre un long voyage, résume le directeur de tournée des PV, Michel Collin.«La perle va de main en main.Les uns l’aiment bien, les autres ne l’aiment pas, chacun veut la garder pour lui jusqu'à ce qu’elle retrouve son coquillage.» Hybrides entre le cerf-volant et la montgolfière, les marionnettes sont manipulées au sol par des comédiens qui font partie du spec-tacle.Cette technique permet les apparitions les plus irréelles.I,e génie d’Aladin qui sort de sa lampe.Des calmars géants qui foncent vers vous à partir du ciel.Nathalie Choquette à la tête d'un royaume au fond des mers.Au-delà des détails du scénario, les PV sont guidés par un principe fondamental: faire en sorte que tout le monde puisse voir la même chose en même temps.«On veut emmener tout le public dans une histoire.Souvent, dans de grandes fimles, en fonction du point de vue qu'ils ont, les gens ne vivent pas la même chose.On veut que les gens se sentent impliqués ensemble dans la même histoire.» Voilà bien résumée l’essence d’un festival réussi: un grand rendez-vous collectif, des événements uniques, la construction de souvenirs communs.La leçon de piano On en a construit de bien beaux souvenirs dimanche soir, au Grand Théâtre de Québec, en compagnie du pianiste Gonzales.Multipliant les digressions à l’étiquette du concertiste, il s'est présenté les pantoufles aux pieds et vêtu d'une longue blouse blanche.Derrière lui, un écran permettait de voir ses grandes mains osseuses glisser sur l'instrument, remaniant devant nos yeux fascinés les précieuses compositions de son album Piano Solo.Homme de contrastes, l'inter- prète s’amusait à effleurer l’instrument pour ensuite s’abattre sur lui comme pour le démolir.Et de nous raconter qu'il avait voulu composer un album «avec le plus de tons mineurs possible» parce que la musique en majeure est •hypocrite».Frère Jacques, lionne fête.Les mélodies les plus candides sont passées à la moulinet-te de la mélancolie des tons mineurs alors que, dans la salle, on pleurait de rire.Bérurier noir Pour poursuivre dans la thématique du souvenir, Bérurier noir lance aujourd’hui un DVD rappelant le concert mémorable présenté sur les Haines dans le cadre du Festival d’été 2004.Baptisé L'Opéra des loups, il comprend 17 chansons interprétées à Québec ainsi qu'un documentaire sur la préparation de l’événement auquel 50 000 personnes avaient pris part, les deux pieds dans la boue, sur le champ de bataille.wutv.berunemotr.fr.Collaboratrice du Devoir EN BREF r FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Haydn: Variations Hob.XV1I:6.Brahms: Ballades op.10.Rachmaninov: Etudes-tableaux op.39.Nicholas Angelich.Eglise' de Ber thier ville, hindi 10 juillet.CHRISTOPHE HUSS Récital très attendu hier soir, de la part du pianiste américain.Français d'adoption, Nicholas An gelich, qui avait fait ses débuts au Québec à Lanaudière en 21X13 et avait surpris son monde samedi, en mettant quelques minutes à rentrer dans k1 ihix du P Concerto de liszt.Il avait choisi deux compositions déjà enregistrées par lui au disque: Y Opus 10 de Brahms et l’( >pus 39 de Rachmaninov.le moins qu’on puisse dire est que Nicholas Angelich a répondu présent et que le concert fut à a hauteur de toutes les attentes.C’est un véritable «monstre du piano», qui s’est présenté aux spectateurs du festival hier, et que les auditeurs d’Espaee Musique pourront bientôt entendre sur les ondes.Le tenue de «monstre du piano» est employé avec la plus grande déférence qui soit, car rien dans le jeu de Nicholas Angelich ne cherche à épater.Le pianiste fuit tout effet, autant au niveau de son apparence que de son art.L-s nerfs visiblement à Heur de peau, ce perfectionniste, qui tique parfois devant une réso nance dont la maîtrise lui échappe (le premier rappel, extrait des Scènes d'enfants de Schumann, en a pourtant concentré autant que tout le concert réuni), reste extrêmement concentré.C’est que son art va à l’essence de la musique, comme en témoigne Y Etude-ta- bleau op.39 n 2.que les premières notes du / hes /nie hantent en filigrane.Nicholas Angelich se joue des plus extrêmes difficultés avec une apparence de facilite.Cette prouesse dont peu de pianistes au monde sont capables à ce degré nous vaut une seconde série d'É-tudes-tableaux ((>pus 39) d’anthologie, avec des n 3 et 4 ardents, aux transitions en une seule coulee, des n 5 et 9 évoquant les Danses symphoniques du même compositeur, et un n 6 (celui du chaperon rouge et du loup) tout simplement vertigineux.La production du son est immense et le contrôle des dynamiques parfait.I lébutant en la jouant dans un llux continu (et non pu miniatures contrastées) pir la plus belle sotie de l a nations prouvant que Haydn n'a pis invente que la sonate, le trio, le quatuor et la symphonie classique, Nicholas Angelich a autant ébloui dans Brahms que dans Racli-nuininov.11 est un brahmsien d'instinct, donnant à Y Opus 10 de ce compositeur tout le pads requis, s:uis aucune lourdeur.El la subtilité des passages intériorisés laisse à penser que nous tenons là également un grand schumannien en puisxineo.la densité de la spus 10 n 2, la concentration de YÔpus 10 n 1 évoquent ce sous titre donne pir Schumann à l'une de ses pieces: Im Dgendentim (Dans un ton de légende).Car Nicholas Angelich est aussi un conteur.La narration pu te son interpretation de Brahms et ses rapp-ls, consacrés à Schuiminn et Chopin, soulignaient cette facette que son concert de décembre prochain à Montréal mettra paît être encore davantage en lumière.Collaborateur du Devoir eSSILOR tvww essilor.ta bouquinistes *• Entretiens avec Dany Laferrière Au café-terrasse des Bouquinistes, Quais du Vieux-Port de Montréal entre le Centre des sciences et le musée Pointe â Callières « Je lis comme je vis.» 6,11 et 13 juillet à 18h30 7 et 14 juillet à 12h Accès gratuit Il (ilIttoritiM ntf U; Dkvoir Québec îî S 13 Desjardins mmmmt / mm Bd «iiw ao |3Sj • • ih as.as.11 Le Prix Aurora est remis à.Le roman Alegrana et le serpent d'argent de Dominic Bellavance.public pir la jeune maison d'édition Les Six Brumes spécialisée dans les littérature de l'imaginaire, a remporté le Prix .Aurora pour la catégorie «meilleur livre en français*.La distinction, remise par l'Association canadienne de la science-fiction et du fantastique, couronne le meilleur roman francophone de fantastique.«fantas>> ou science-fiction ayant été publie au Canada au cours de l'annee precedente La Suite du temps de Daniel Sernine et Reine de mémoire d’Elisabeth Vonar-bourg étaient notamment en bee pour ce prix.Alegrana et le serpent d’argent raconte le périple d'une jeune femme dotée de pouvoirs magiques sur le périlleux Continent-Coloré.- Le Devoir I Question pour un champion Entrez dans le jeu avec Julien Lepers ! Du lundi au samedi 18 h IVSca
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