Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2002-07-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
PAKISTAN WIMBLEDON La justice tribale ordonne un viol collectif en public Page A 5 Une finale 100% Williams Page B 6 ?www.ledevo r .c o in ?LE DEVOIR MARION PIE RARE C VENDREDI 5 JUILLET 20 0 87c + TAXES = 1$ r « Peur d’une nouvelle attaque ?A quoi ça sert?» Les Américains bravent la «menace terroriste» et célèbrent le 4 juillet CORRESPONDANTE DU DEVOIR ' ew York — «Amusez-vous et laissez l’inquiétude aux autorités», avait demandé le maire de New York à la population new-yorkaise.Celle-ci a bien obéi.«Peur d’une nouvelle attaque terroriste?À quoi ça sert?», demandait Mark.«On ne peut pas vivre dans la peur.Si on arrête de vivre, les terroristes auront gagné», disait Elisa, un refrain souvent entendu.Comme la jeune fille, qui avait bien l’intention d’aller admirer les feux d’artifice au bord de l’East River, 95 % des Américains et 92 % des New-Yorkais affirmaient ne pas avoir l’intention d’annuler leur programme du 4 juillet.Et ce, malgré leurs propres craintes: 45 % des Américains estimaient que de nouvelles attaques étaient probables en cette longue fin de semaine et malgré les avertissements du département d’Etat américain.Le niveau de l’alerte: jaune, c’est-à-dire élevé.Pas plus, car les renseignements recueillis par le FBI étaient bien trop imprécis.«Aucune menace crédible ou spécifique», rien sur la nature de la cible, les moyens employés ou la date choisie, ont reconnu les autorités fédérales.Il s’agissait surtout de mettre tout le monde sur un pied d’alerte.Et à New York, c’était particulièrement visible: 4000 policiers, dont 1600 4000 policiers, dont 1600 en civil, étaient déployés à New York.2000 soldats de la Garde nationale surveillaient les ponts, tunnels et autres points stratégiques.L’espace aérien au-dessus de Manhattan a été fermé de 15h à minuit.en civil, étaient déployés.2000 soldats de la Garde nationale surveillaient les ponts, tunnels et autres points stratégiques.L’espace aérien au-dessus de Manhattan a été fermé de 15h à minuit, laissant le ciel ouvert aux seuls avions miljtaires de surveillance.Egalement déployés: des escouades de chiens dressés à détecter les matières explosives ainsi que des policiers équipés de détecteurs de matières radioactives et de combinaisons spéciales en cas d’attaques bioterroristes.Ces mesures signifiaient aussi autre chose: la fête ne serait pas pour tout le monde.Selon Ghazi Khankan, directeur du Council on American-Isla-mic Relations à New York, les Arabo-Américains envisageaient en effet d’éviter les événements publics de peur de se faire arrêter par des policiers trop zélés.En ce 4 juillet, les rues de New York étaient désertes, beaucoup de ses habitants ayant profité de la fin de semaine de quatre jours pour fuir la canicule et retrouver la fraîcheur de leur résidence secondaire au Massachusetts ou au New Hampshire.Seuls restaient les touristes, amassés aux endroits les plus touristiques: Times Square, Em-pire State Building, Battery Park (où se déroulait un concert de Winton Marsalis et du Lincoln Center Jazz Orchestra) et, bien sûr, Ground Zero, devenu une destination de choix.Peu avant 15h hier, on a appris qu’un tireur fou avait tiré sur la foule à l’aéroport VOIR PAGE A 8: PEUR 592 000 nouveaux emplois au Québec d’ici 2005 Le départ à la retraite des baby-boomers permettra la création de 57% des nouveaux postes VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Le marché du travail brillera de tous ses feux au cours des trois prochaines années dans la province.D’ici 2005, le gouvernement québécois prévoit l’ouverture de 592 000 postes dans une foule de secteurs de l’économie.«Il y a de l’espoir pour à peu près toute personne qui souhaite entrer sur le marché du travail», a résumé la ministre déléguée à l’Emploi, Agnès Maltais.La ministre présentait aux médias hier matin les faits saillants de la publication Le marché du travail au Québec - Perspectives professionnelles 2001-2005.Cette poussée de la demande de main-d’œuvre s’explique en bonne partie par les départs des baby-boomers à la retraite.Ainsi, 57 % des nouveaux postes (soit 338 000) à combler seront directement imputables au roulement de personnel.Le reste découlera de la croissance économique.«Ces chiffres me semblent très réalistes et correspondent à nos prévisions à moyen terme», indique Hélène Bégin, économiste au Mouvement Desjardins.«La croissance de la population de 65 ans et plus est plus rapide que celle des 20 à 64 ans.On parle de 2% contre 1 %.Dans ce contexte, les départs à la retraite vont provoquer d’énormes besoins.» Le document rendu public par la ministre prévoit des demandes pressantes dans les secteurs des sciences appliquées, de la santé, des sciences sociales, de l’enseignement, de l’administration publique, des communications et du multimédia.Bonnes nouvelles donc pour les jeunes et pour les chercheurs d’emploi.«Ce qui est intéressant, c’est que le marché de l’emploi Les sciences appliquées, la santé, les sciences sociales, l’enseignement, l’administration publique, les communications et le multimédia seront les secteurs les plus en demande VOIR PAGE A 8: EMPLOIS Dons d’organes : le Québec fait piètre figure ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le petit Emile, sauvé in extremis par une greffe après quatre mois et demi d’attente, a eu de la chance.Beaucoup de chance.Le Québec foit toujours piètre figure en matière de dons d’organes, avec une proportion de donneurs deux fpis moindre que dans certains Etats américains.Encore aujourd’hui, une cinquantaine de Qué bécois, dont plusieurs enfants, meurent chaque année en attente d’un organe.Ce n’est pas que les Québécois soient insensibles au don d’organes.Au contraire.Près de 80 % d’entre eux se disent prêts à faire don de leurs organes en cas de décès.C’est plutôt l’organisation hospitalière qui fait défaut au Québec.Alors que le taux de donneqrs par million d’habitants oscille entre 20 et 30 aux Etats-Unis, il n’est que de 18,7 au Québec.Au Canada, il dépasse à peine 14 VOIR PAGE A 8: ORGANES Une cinquantaine de Québécois meurent chaque année en attente d’un organe INDEX Annonces.A4 Avis publics.B 2 Bourse.B 4 Cinéma.B 8 Économie.B 5 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Jazz.B 7 Monde.A 5 Mots croisés.A4 Météo.A4 C’est la vie.B1 Sports.B 6 Télévision.B 6 Sur fond de notes bleues ARCHIVES LE DEVOIR Son rayonnement mondial et des critiques élogieuses ont permis au Festival international de jazz de Montréal de soutenir sa croissance • Grâce à l’argent du public et à celui du privé, le Festival international de jazz de Montréal s’est forgé un budget annuel de 16 millions de dollars.Avec un potentiel d’attraction autoproclamé de 1,7 million de visiteurs, son rayonnement mondial et des critiques élogieuses, la grande fête urbaine qui se déroule sur fond de notes bleues réussit à soutenir sa croissance.BRIAN MYLES LE DEVOIR Le pneumatique de la Petite Ecole du jazz a rendu l’âme Tan dernier, déclenchant ainsi une vaste opération de modernisation du jardin pour chérubins sis sur l’esplanade de la Place des Arts.Un nouveau parc, un grand carré de sable et deux fois plus de maquilleuses attendent cette année les ti-z’enfants, gracieuseté du gouvernement de Sa Majesté.Pour avoir le droit de planter son drapeau sur le «Parc musical du Canada», Ottawa a versé une commandite de quelque 400 000 $ au festival.VOIR PAGE A 8: JAZZ ¦ I^es entrevues et les critiques en page B 7 Orphelins de Duplessis Mandats d’arrestation contre deux anciens employés de Mont-Providence CLAIRANDRÉE CAUCHY LE DEVOIR Nouveau rebondissement pour les orphelins de Duplessis: le Mouvement action justice (MAJ) a récemment obtenu des mandats d’arrestation contre deux personnes accusées d'agressions sexuelles sur des orphelins dans les années 50.Selon les informations obtenues par Le Devoir, les deux plaintes criminelles privées déposées par le MAJ en septembre dernier visent Noël Cloutier et Georges Burton, qui travaillaient à l’institut Mont-Providence, devenu l’hôpital Rivière-des-Prairies, à l’époque de la Grande Noirceur.M.Cloutier est accusé d’attentats à la pudeur, de sodomie et de voies de fait causant des lésions corporelles sur des «orphelins de Duplessis» de 1951 à 1954.L'autre individu, Georges Burton, est aussi accusé VOIR PAGE A 8: ORPHELINS C’EST LA VIE! Tango à gogo Dimanche soir, à Outremont, on roule les trottoirs pour danser ¦ À lire en page B I k LE DEVOIR, LE VENDREDI 5 JUILLET 2002 A 2 LES ACTUALITÉS Heward Grafftey veut succéder à Joe Clark PRESSE CANADIENNE Ottawa — Heward Grafftey, qui a déjà été ministre dans le cabinet de Joe Clark, a annoncé son intention de se porter candidat à la direction du Parti conservateur si les membres n’appuient pas M.Clark lors de l'assemblée annuelle du parti, le mois prochain.M.Grafftey, qui aura 74 ans le 5 août, donnera une conférence de presse à Ottawa, lundi, pour faire part de ses intentions.«Je ne dis pas à M.Clark de partir mais, si nous n’obtenons pas l’appui de la base, le parti disparaîtra», a déclaré hier M.Grafftey lors d’une entrevue accordée depuis son domicile de la région de Montréal.Joe Clark, âgé de 63 ans, sera soumis automatiquement à une révision de son leadership à l’assemblée annuelle du Parti conser-vateu, qui se tiendra à Edmonton du 22 au 25 août.Le leadership de M.Clark donne lieu à de nombreuses conjectures, surtout depuis l’élection de Stephen Harper comme leader de l’Alliance canadienne en mars et la disparition d’une coalition parlementaire entre les 12 députés conserva-teurs et une demi-douzaine de membres dissidents de l’Alliance.Le mois dernier, Harvie Andre, un conseiller de Joe Clark qui a coprésidé sa campagne à la direction en 1998, a déclaré qu’il s’attendait à ce que le chef conservateur annonce son départ avant le congrès du mois d’août.M.Clark a nié cette hypothèse et affirmé vouloir diriger son parti aux prochaines élections fédérales.M.Grafftey est la première personne à annoncer publiquement son intention de succéder à Joe Clark.De 1958 à 1980, il a été élu à sept reprises dans la circonscription de Brome-Missisquoi; il a été ministre de la Science et de la Technologie dans le bref gouvernement conservateur de 1979, sous Joe Clark.Il est également l’auteur de livres sur la politique fédérale canadienne.M.Grafftey a souligné hier qu’il avait consulté personnellement plus de 1000 membres du Parti conservateur dans tout le pays et qu’aucun d’eux ne croyait que M.Clark devait rester.«Je lui demande d’avoir le courage de participer à une véritable course à la direction [avec d’autres candidats]», a-t-il ajouté.Ce n’est pas la première fois que l’ancien député, qui a la réputation d’avoir son franc-parler, réclame le départ de Joe Clark.Mais selon le communiqué qui doit être rendu public lundi, c’est la première fois qu’il propose de le remplacer.«J’invite les autres membres à faire également part de leurs intentions concernant le leadership avant la rencontre d’Edmonton», indique le communiqué.Joe Clark, par l’intermédiaire de sa porte-parole, s’est refusé à tout commentaire.L’entente de «pays tiers sûrs» Le Canada pourra mieux gérer l’afflux de réfugiés, estime Denis Coderre MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA C* est avant tout pour atténuer la pression sur le système de demande du statut de réfugié que le Canada a vyulu conclure une entente avec les États-Unis qui lui permettra d’y retourner les revendicateurs qui se présentent à la frontière.«Ça va régulariser le système tout en respectant nos obligations internationales et nos objectifs.[.] Si six,personnes sur dix arrivent par les États-Unis, si on met en place un système qui peut accueillir de 25 000 à 29 OOO réfugiés mais qu 'on se retrouve avec 40 à 50 OOO demandes, on se retrouve avec un arriéré et des problèmes.[.] On avait besoin de gérer le système de cette entente», a déclaré le ministre fédéral de l’Immigration, Denis Coderre, dans un entretien téléphonique au Devoir \mr.L’entente de «pays tiers sûrs» a été paraphée vendredi dernier et distribuée hier à quelques organismes et parlementaires pour consultation.Elle exige d’un demandeur d’asile qu’il fasse sa requête dans le pays où il séjourne.A quelques exceptions près, il sera pratiquement impossible à une personne fuyant la persécution d’arriver à la frontière canadienne par voie de terre et d’y faire une demande d’asile.Elle devra le faire aux États-Unis.Et même si ce pays la refuse, elle ne pourra pas se tourner vers le Canada.Le ministre nie vouloir fermer la frontière.«Ça reste un système qui mise sur la compassion.» 11 souligne que l’entente, dont on ignore la date d’entrée en vigueur, prévoit plusieurs exceptions.Ceux qui ont de la famille au Canada pourront y faire une demande, tout comme les mineurs non accompagnés et les voyageurs munis de visa ou qui n’en ont pas besoin pour entrer au pays.De plus, ajoute-t-il, le ministre pourra soustraire certains deman- deurs à l’application de l’accord.L’an dernier, environ 24 000 personnes ont fait une demande de statut de réfugié à un point d’entrée au Canada.De ce nombre, 13 600 environ l’ont fait à la frontière canado-américaine, soit environ 60 %.Cette tendance dure depuis des années.Membre de la section immigration du Barreau canadien, l’avocat Lome Waldman rappelle que le système de détermination mis en place en 1989 a été créé «en prenant toujours pour acquis la conclusion d’une entente de "pays tiers sûrs” afin de réduire le nombre de revendicateurs et éviter un arriéré».Les Américains ont longtemps refusé à cause des coûts supplémentaires que cela leur imposerait Ils cèdent maintenant parce que ça s’inscrit dans leur plan plus large de périmètre de sécurité nord-américain.M.Waldman est très critique envers cette entente car elle suppose que les deux pays ont des systèmes identiques.Ce n’est pas le cas.Les Américains ont recours de façon quasi systématique à la détention, n’accordent aucune aide juridique aux demandeurs et aucun accès aux services sociaux.Un réfugié peut craindre que, sans aide juridique, il ne puisse pas faire valoir sa cause et vouloir, par conséquent, demander l’asile au Canada, illustre l’avocat qui prédit une contestation de l’entente devant les tribunaux.Pour les groupes de défense des rétugiés, l’entente a un seul but réduire le nombre de demandes.«Le message est qu’on veut que les réfugiés aülent ailleurs», soutient Janet Dench, directrice du Conseil canadien pour les réfagiés.Les groupes s’inquiètent aussi des effets pervers de l’entente.Selon le texte préliminaire, toute personne qui aura réussi à franchir la frontière et à se retrouver en territoire canadien pourra faire une demande.Cette nuance risque d’inciter certains individus à en- trer illégalement au Canada ou à s’en remettre à des passeurs, craint Rivka Augenfeld, de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.Selon Mme Augenfeld, plusieurs personnes passent par les États-Unis parce qu’elles n’ont pas d’autres moyens d’atteindre le Canada, les Américains accordant plus volontiers certains visas.Le Canada est déjà reconnu pour ses contrôles plus stricts à l’étranger et les deux pays promettent de collaborer davantage à ce chapitre.M.Coderre ne croit pas que le Canada s’emploie à verrouiller une porte après l’autre.«C’est un système qui fait l’équilibre entre l'ouverture et la vigilance», soutient-il.Il rappelle que le gouvernement canadien sélectionne aussi des réfugiés à l’étranger et permet aux ressortissants d’une demi-douzaine de pays de faire leur demande d’asile avant même d’avoir fui leur pays.Visite à Monsieur Scraire H JjV H tïîTst- lavo; M m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une quinzaine de grévistes de Vidéotron ont occupé les bureaux de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), hier midi, pour demander au p.-d.g.Jean-Claude Scraire d’intervenir dans le conflit qui les oppose à la direction de leur entreprise mère, Québécor Média, dont la Caisse est actionnaire à hauteur de 45 %.M.Scraire a cependant refusé de rencontrer les syndiqués et une dizaine de policiers les ont escortés pacifiquement jusqu’à l’extérieur.Par ailleurs, Vidéotron a déploré de nouveaux actes de vandalisme contre ses installations dans les régions de Québec et de Montréal.L’entreprise a annoncé qu ’elle offrirait une prime de 25 000 $ à toute personne qui permettrait d’arrêter les vandales.Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou inten/enir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant 9117-0365 Québec inc.CAFÉ VORTEX 3880A, rue Hochelaga Montréal (Québec) H1W1J7 Dossier: 328 484 Sotirios John Rodllis BRASSERIE BAR ORLY 695, avenue Orly Montréal (Québec) H9P1G1 Dossier.378-422 Bocci déli inc.BOCCI DELI INC.1756, rue Dollard Montréal (Québec) H8N 1T8 Dossier 1180-454 9116-3857 Québec Inc.BAR SAN REM0 2062, rue Thierry Montréal (Québec) H8N 2N8 Dossier 1198-639 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Bar sur terrasse Addition d'autorisation de danse et spectacles sans nudité dans 1 Restaurant pour vendre 1 Bar (suite à une cession) 3880A, rue Hochelaqa Montréal (Québec) H1W1J7 695,avenue Orly Montréal (Québec) H9P1G1 1756, rue Dollard Montréal (Québec) H8N 1T8 2062, rue Thierry Montréal (Québec) H8N 2N8 9110-8191 Québec 1 Bar avec 1824, rue Ste- Inc.danse Catherine 9110-8191 QUEBEC 1 Restaurant Ouest INC.pour vendre Montréal 1824, rue Ste- avec danse (Québec) Catherlne Ouest H3H 1M1 Montréal (Québec) H3H 1M1 Dossier: 1273 531 9117-9226 Québec 1 Restaurant 2721,rue inc, pour vendre Everett CAFÉ DREAMERS Montréal 2721, rue Everett (Québec) Montréal (Québec) H2A 1R8 H2A 1RS Dossier: 1322-841 9117-2064 Québec 1 Restaurant RESTAURANT inc.pour vendre 5055, avenue MILAN 1 Bar (suite à Verdun RESTAURANT une cession) Montréal 5055, avenue (Québec) Verdun H4G 1N5 Montréal (Québec) H4G 1N5 Dossier: 1400-720 9098-1028 Québec Permis 1494, boul.inc.additionnel Shevchenko RESTAURANT 1 Restaurant Montréal MAMAN GRECQUE pour vendre (Québec) 1494, boul Shevchenko Montréal (Québec) H8N 1P1 Dossier: 182-113 sur terrasse H8N 1P1 Québec rara On prépare l'avenir Bons d’études L’ADQ poursuivra sa réflexion La peur du changement explique la réaction négative des comités de parents, selon la porte-parole adéquiste MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Si les parents ne sont pas séduits par l’idée des bons d’études, c’est parce qu’ils craignent de mettre de côté un système d’éducation très ancré dans l’histoire politique québécoise, répond l’Action démocratique du Québec aux critiques formulées par la Fédération des comités de parents de la province de Québec.Consciente du peu d’information dont elle dispose sur le sujet, la formation politique de Mario Dumont compte en outre mettre sur pied cet été un vaste chantier d’analyse auquel contribueront «plusieurs personnes du milieu» pour mieux documenter les impacts d’un système de bons d’études au Québec.«La réaction des parents était prévisible parce que notre passé politique et le système d’éducation en vigueur sont très présents dans l'esprit des gens», réagissait hier Patricia Saint-Jacques, porte-parole de l’ADQ en matière d’éducation.Mme Saint-Jacques donnait la réplique à la suite des informations publiées par Le Devoir hier, selon lesquelles la Fédération des comités de parents de la province de Québec (FCPPQ) craint la mise en péril du réseau public dans un contexte de bons d’études, idée prônée par l’ADQ dans son programme.En vertu du principe des bons d’études, l’État remet directement aux parents un bon — le school voucher américain — et leur laisse le choix de l’école, publique ou privée, de quartier ou non.Cette idée fait sursauter non seulement le gouvernement actuel, la Fédération des commissions scolaires et la Centrale des syndicats du Québec mais aussi le groupe représentant les parents, qui n’adhère pas à la publicité adéquiste du libre choix des parents, craignant plutôt pour le maintien du réseau public.«Nous ne sommes pas doctrinaires, précise Mme Saint-Jacques.Il n’est pas question de démanteler le système public.» Pour éviter la fermeture d’école?en région, que le ministère de l’Éducation évalue à un bassin possible de 400 petites écoles, l’ADQ prévoit un mécanisme de péréquation qui «tiendra compte de la géographie du territoire ainsi que des conditions socioéconomiques de la clientèle étudiante».Mais un constat s’impose: peu importe la position que l’on occupe, le système des vouchers n’a pas fait l’objet de réflexions ni d’analyses très profondes au Québec, tant à l’ADQ qu’au ministère de l’Education, ni encore chez les enseignants et les commissions scolaires.Mais tous promettent de s’y atteler sous peu.«On n’a encore rien chiffré», concède Mme Saint-Jacques, qui ajoute que le projet devra être «balisé encore davantage».«Nous sommes en train de le documenter encore plus, nous ne sommes pas allés indiquer au millimètre près ce qu’on souhaitait faire, mais nous serons à l’écoute», ajoute l’enseignante, évoquant ce comité qui doit analyser plus à fond cet été les impacts possibles d’un système de bons d’études au Québec.Si l’intention de l’ADQ n’est pas de reproduire le modèle anglo-saxon mais plutôt d’en «tenir compte», Mme Saint-Jacques explique qu’il y aura certainement, parmi les membres du comité formé cet été, «des spécialistes de la didactique et des gens qui sont en contact avec les États-Unis».La Fédération étudiante collégiale du Québec s’est ajoutée hier au concert de protestations qui s’élève à l’endroit d’un système de bons d’études vanté par l’ADQ.«Pour nous, l’argument du libre choix ne tient pas parce que l’accessibilité aux études, particulièrement en région, nous semblerait en péril», a commenté Karoline Boucher, présidente de la FECQ.Vivre à Montréal-Centre, c’est vivre moins longtemps PRESSE CANADIENNE Ottawa — Selon Statistique Canada, la «région sociosanitaire» Montréal-Centre présentait, avec 77,9 ans, l’espérance de vie la plus courte en 2000 et en 2001 parmi les centres urbains canadiens.D’après l’étude publiée hier, cela tient à ce que la région est aussi celle affligée des plus forts taux d’usage quotidien du tabac, d’obésité, d’abus de l’alcool et de strçss intense.A l’opposé, les habitants de Richmond, en Colombie-Britannique, peuvent espérer vivre 81,2 ans, presque trois années de plus que la moyenne canadienne de 78,3 ans.Leur mode de vie est marqué par des taux de tabagisme et d’obésité parmi les plus faibles au pays.Comparant les régions rurales, le document signale que celle de la Gaspésie-îles-de-la-Madeleine se distingue quant aux comportements influant sur la santé.Ainsi, Madelinots et Gaspé-siens sont moins susceptibles d’être obèses, de négliger l’exercice physique et d’abuser de l’alcool que ceux du groupe de régions homologues.Cependant, l’espérance de vie s’y compare à d’autres régions équivalentes, analyse l’agence fédérale.De sans-logis à mal-logés LE DEVOIR Le critique de l’opposition municipale en matière d’habitation, lyon Le Duc, a sévèrement critiqué hier la réaction de l’administration Tremblay à la crise du logement.C’est épouvantable de parquer les gens «comme du bétail dans un gymnase mal aéré», a-t-il déclaré.A son avis, la Ville a improvisé une réaction à la crise au lieu de s’attaquer aux vrais problèmes en faisant construire des logements sociaux, abordables ou coopératifs.> M.Le Duc, aussi président de l’arrondissement Mercier-Ho-chelaga-Maisonneuve, a souligné qu’en dépit des promesses du maire, aucun logement social n’a été construit sur le territoire de la ville depuis huit mois.Selon lui, cette situation s’explique notamment pas les délais indus en matière d’attribution des fonds destinés à la construction.«Lorsqu’il s’agit de faire des gestes concrets, l'administration est absente», a-t-il conclu.en bref Quelle honte! (PC) — Après cinq mois d’enquête, 29 étudiants de troisième année de l’école de génie de l’Université Carleton, à Ottawa, ont été reconnus coupables d’avoir copié et se sont fait accorder la note zéro, La plupart avaient plagié des textes trouvés sur Internet La punition fait en sorte que 25 des 29 étudiants ne passeront pas le cours en question.i LE DEVOIR, LE VENDREDI 5 JUILLET 2002 A 3 LE DEVOIR ?ACTUALITES Christian Rioux ?La chute de la maison Messier En apprenant la chute de Jean-Marie Messier cette semaine, je me suis souvenu de la première conférence de presse du nouveau président de Vivendi Universal.Sur la chic avenue Friedland, à deux pas de l’Etoile, toute la presse internationale se bousculait pour photographier le p.-dg.de 43 ans avant qu’il ne prenne le Concorde pour New York.L’homme au visage de poupon affichait un sourire satisfait Rien ne parvenait pourtant à cacher le caractère étrangement factice de cet exercice.Aussi factice que ce nom italien dont Jean-Marie Messier avait affublé, en mai 1998, la bonne vieille Générale des Eaux, une entreprise spécialisée dans la distribution d’eau et le ramassage des ordures ménagères.C’était le monde à l’envers.Celui qui avait grandi dans les cénacles des cabinets ministériels ne jurait plus que par l’entreprise privée.L’énarque nourri aux mamelles de l’Etat français s’agenouillait sur l'hôtel de la libre concurrence.L’an dernier, Messier alla même jusqu’à renier cette «exception culturelle» dont le joyau de son empire, la chaîne cryptée Canal+, est pourtant le pur produit Le diplômé des grandes écoles jouait la décontraction américaine.Par cette journée ensoleillée, il avait retiré sa veste.H la portait sur l’épaule çomme on le fait à les Angeles mais jamais à Paris.A sa gauche, l’héritier de la famille Bronfman, Edgar fils, restait de glace.Il venait de vendre aux Français Universal Studios et surtout Universal Music, son joujou personnel.Lui qui avait toujours rêvé A’«être un artiste», comme dit la chanson.Messier venait de créer le deuxième groupe mondial de communication après AOL-Time Warner.L’ennui, c’est que personne n’y croyait J’avais beau interroger mes collègues de la presse finandère française et américaine, personne ne croyait vraiment qu’avec des tas de vieilles pellicules, beaucoup d’eau, des tuyaux à en revendre, quelques téléphones et un soupçon d’Internet on ferait lever le gâteau.La cabale entourant le nouveau portail Internet Vizzavi symbolisait le caractère terriblement virtuel de ce qui se déroulait sous nos yeux: une pure opération de marketing.Personne ne savait à quoi Vizzavi pourrait bien servir.Résultat: un milliard de dollars investis en pure perte.Et puis, qu’allait donc faire le président d’un grand conglomérat international dans ce débat ridicule avec le folklorique José Bové?Qu’avait-il à faire la couverture de Paris Match, un magazine qui n’a jamais brillé par la rigueur de ses analyses finandères?Qu’avait-il à se prononcer sur la faim dans le monde et la dette du Tiers-Monde?Et pourquoi allait-il faire le clown chez Thierry Ardisson et Michel Drucker?La réalité a fini par rattraper le virtuel.Le 25 juin, Messier a échappé de justesse à une tentative d’éviction menée par les cinq membres américains de son conseil d’administration.Les huit membres français l’ont soutenu uniquement pour éviter qu’Edgar Bronfman fils ne lui succède.Son remplacement par le vice-président d’Avantis, René Fourtou, apparaît comme une dernière tentative française de sauver ce qui peut être sauvé.On sait que l’Elysée suit les péripéties de Vivendi Universal depuis des mois.Messier, qui fat un proche d’Edouard Balladur et qui a soutenu la réforme socialiste des 35 heures, n’a jamais eu les faveurs du président Chirac, qui a même refusé de le recevoir.Son successeur a par contre été nommé, en 1986, à la tête de Rhône-Poylenc par le gouvernement de Jacques Chirac.A Paris, on calcule que la mission de René Fourtou ne dépassera pas six mois et qu’elle consistera très probablement à découper le groupe en préservant les intérêts français.En pleine campagne électorale, Jacques Chirac avait annoncé qu’il n’était pas question que l'ancienne Générale des Eaux, aujourd’hui Vivendi Environnement passe sous contrôle étranger.En multipliant les opérations risquées, Jean-Marie Messier menaçait aussi un autre joyau français.Il s’agit de la chaîne Canal + qui, en contrepartie d'une entente d’exclusivité, finance une grande part de la production cinématographique française.Sans compter de nombreuses productions européennes et canadiennes.Pour expliquer sa dette fabuleuse, Jean-Marie Messier a accusé Canal + de ne pas rapporter suffisamment.Malgré un plafonnement normal des abonnements, la chaîne était pourtant une machine à dollars jusqu’à l’acquisition de la filiale italienne Stream, achetée à un prix exorbitant selon les analystes.Il fallait bien trouver des coupables.?Sur l’avenue Friedland, il règne aujourd’hui comme une ambiance de fin de régime.Comme si une page était bel et bien tournée.Comme si on découvrait que la croissance inespérée de la dernière décennie avait produit des maux tout aussi exceptionnels.On saura bientôt si Messier a cherché à enjoliver ses comptes au mépris des règles de la Commission des opé rations de Bourse, comme l’affirme le journal Le Monde.On sait que Messier cumulait les postes de président du conseil et de directeur général, contre l’avis de nombreux analystes.D’anciens membres du conseil d’administration l’accusent de leur avoir caché des informations.En fait de fusion, il se pourrait que Jean-Marie Messier ait surtout réussi à fusionner le culte français du secret à une avidité proprement américaine.La chute de Messier signe peut-être aussi la fin du mythe de la «convergence», ce mythe selon lequel chacun lirait bientôt le journal sur son cellulaire et écouterait le dernier Iaic Besson sur son Palm Pilot.Rappelez-vous, les bibliothèques, les journaux et les salles de cinéma étaient bons pour la casse.I,a plaisanterie que rapportait mardi le quotidien Ubération nous révèle le fin mot de cette idéologie.On y raconte qu'en se présentant à la porte du paradis, le grand patron de Vivendi s’étonna d’y voir brûler les flammes de l’enfer.«On ne vous a pas averti?, dit Dieu le père.L’enfer et le paradis ont fusionné!» crioux@ledevoir.com Christian Rioux est correspondant du Devoir à Paris Une première victime de la canicule Les cas de malaises cardiaques et respiratoires se multiplient KARINE FORTIN LE DEVOIR Un homme d’une quarantaine d’années est décédé d’pn coup de chaleur mercredi après-midi, à Québec.A son arrivée à l’hôpital, la victime était inconsciente et avait du mal à respirer.Selon les médecins, sa température avait atteint 43 degrés Celsius, soit 5,5 degrés de plus que la normale.Par ailleurs, la canicule qui sévit au Québec depuis quelques jours a aussi eu des conséquences tragiques sur la santé des personnes âgées ou de celles souffrant de maladies chroniques.Au cours de la seule journée d’hier, près d’une dizaine de personnes ont été hospitalisées dans un état critique au Centre hospitalier de Montréal (CHUM) en raison de déficiences cardiaques ou respiratoires aggravées par la chaleur.Et ces exemples tragiques ne constituent probablement que la pointe de l’iceberg.En effet, comme le rapporte le docteur Louis Drouin, chercheur à la Direction de la santé publique de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal, les effets réels de la canicule sur la santé des individus sont difficiles à évaluer.«Chaque année, au Québec, les médias nous rapportent un ou deux coups de chaleur mortels.Ce sont souvent des travailleurs ou des sportifs, souligne-t-il.Mais il y en a peut-être d’autres puisqu’il n’est pas obligatoire de déclarer les décès ou les malaises attribuables à la chaleur aux autorités.» Cette situation pourrait toutefois changer d’ici quelques années, puisque la Direction de la santé publique vient de lancer un ambitieux programme de recherche sur le lien entre le climat, d’une part, et la mortalité ou les hospitalisations, d’autre part L’étude permettra^ notamment aux autorités sanitaires de déterminer r«empreinte thermique» de Montréal, c’est-à-dire la température où la chaleur commence à avoir des conséquences notoires sur la santé publique des citoyens de la métropole.«Pour le moment, on l’esti- me à 29 ou 30 degrés Celsius.Mais elle varie selon les endroits.Ainsi, à Toronto, elle est à 32 degrés.Et à Saint Louis, au Missouri, elle est à 33.» Ces variations sont attribuables pour une large part à la faculté d’adaptation du corps humain.Ainsi, les résidants de la Floride ou des régions tropicales sont généralement plus résistants que les Québécois à la chaleur.Mais une saison peut parfois suffire à s’acclimater.Selon les spécialistes, une vague de chaleur au printemps ou en début d’été risque d’avoir des conséquences beaucoup plus néfastes qu’une canicule plus tardive.«Notre corps s’habitue à vivre dans des conditions extrêmes, remarque-t-il.Mais il faut l'aider en ralentissant le rythme et surtout en s’hydratant bien pour remplacer toute l’eau qu’on perd en transpirant.» C’est un conseil à retenir.En effet, selon les météorologues, la masse d’air tropicale qui recouvre le Québec depuis le début de la semaine devrait (enfin) se dissiper aujourd’hui.Mais l’été, lui, n’est pas fini.REUTERS Un homme lance son sac de déchets dans un dépotoir improvisé dans un parc de Toronto.Toronto Un tapis de sacs verts pour accueillir les touristes PRESSE CANADIENNE Toronto — Le gouvernement ontarien a annoncé hier son intention d’adopter au cours des 24 prochaines heures une loi pour obliger les cols bleus à rentrer au travail, si les responsables de la santé publique décident que la grève des éboueurs représente une menace pour la population.«Nous prendrons ces mesures si les autorités sanitaires estiment que la santé et la sécurité de la population sont menacées», a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Bob Runciman.Les néo-démocrates, qui accusent le maire Mel Lastman d’être responsable de la grève, ont qualifié d’irresponsables les déclarations de M.Runciman et indiqué qu’ils n’appuieraient pas la loi.«Mel Lastman doit se calmer, rappeler le conseil de ville et trouver un moyen de négocier pour mettre fin à la grève», disent-ils.Si le NPD réussit à bloquer l’adoption de la loi, l’ordre de retour au travail pourrait être retardé de plus d’une semaine.Les 6800 cols bleus de la Ville ont déclenché la grève, il y a plus d’une semaine, et hier 18 000 cols blancs ont quitté le travail à leur tour.Il s'agit de la plus importante grève d’employés municipaux de toute l’histoire canadienne.Par une chaleur accablante, les rues de Toronto se retrouvent jonchées de déchets au moment où la ville s'apprête à accueillir de nombreux visiteurs.Environ un million de personnes sont attendues en fin de semaine à la course automobile Molson Indy.Et à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse 2002, du 22 au 28 juillet, 750 000 visiteurs doivent assister à la messe célébrée par le pape.La grève des cols blancs déclenchée hier a entraîné la fermeture des garderies et des piscines publiques, et annulé les inspections des restaurants.Elle affecte en outre les services de santé en milieu familial, ainsi que les visites guidées et la plupart des activités organisées par la Ville.Résultats Tirage du 2002-07-03 25 2Z 22 36 3Z 4Q Complémentaire: (~|7) GAGNANTS LOTS 6/6 0 5 000 000,00 $ 5/6+ 6 102 471,30$ 5/6 163 3 017,50$ 4/6 10 092 93,40$ 3/6 200 311 10,00$ Ventes totales: 13 559 919$ Prochain gros lot (approx,): 10 000 000 $ Tirage du 2002-07-03 1Z 22 24 22 42 Complémentaire: (20) GAGNANTS l LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 14 500,00$ 4/6 983 50,00$ 3/6 18 123 5,00$ Ventes i lotales: 528 226,50$ Kjjfra NUMÉROS 163228 63228 3228 228 28 8 Tirage du 2002-07-03 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre celte liste et la liste officielle de L-Q,cette dernière a priorité.Patrimoine e ni H H J — 3 L — =1 Ln—- Joignez-vous à la tradition estivale Patrimoine et venez profiter de réductions allant jusqu'à 40% sur nos mobiliers-démonstrateurs sélectionnés U 3932 Autoroute Laval Ouest (coin Curé-Labelle) Laval (Qc) H7T 2P7 (450) 687-6867 La salle de montre est fermée tous les dimanches durant l'été t LE DEVOIR.LE VENDREDI 5 JUILLET 2002 A 4 ?LES ACTUALITES* Crise dans les urgences La FMOQ rabroue les urgentologues La sortie de VAMOQ est qualifiée de corporatiste ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Accusée par les urgentologues d’avoir dressé la table pour l’adoption d’une loi spéciale, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) affirme avoir pris toutes ses responsabilités pour améliorer la situation des médecins d’urgence ces dernières années.Dans une réplique publiée au-jourdliui dans Le Devoir, le D' Re-nald Dutil rétorque durement à l’Association des médecins d’urgence du Québec, qui accusait hier la FMOQ dans nos pages d’avoir contribué, par son laxisme, aux crises répétées que went plusieurs salles d’urgence du Québec.L’AMUQ soutenait que la puissante fédération médicale utilise à répétition le problème des urgences comme arme de négociation avec Québec pour arracher des gains qui servent à améliorer la condition de la majorité de ses membres travaillant en cliniques ou en cabinets privés plutôt que celle des médecins d’urgence.Or la FMOQ se défend d’avoir négligé les conditions de travail de la minorité de médecins qui œuvrent dans les salles d’urgence.«En 1998, [la fédération] a négocié un nouveau mode de rémunération plus adapté à cette pratique.Malgré les compressions budgétaires, la rémunération moyenne versée à un médecin pour ses activités à la salle d’urgence a été majorée de 39 % entre 1998 et 2001.Aucun autre secteur n’a reçu d’augmentation comparable», tranche Te président de la FMOQ, dans sa lettre.Selon ce dernier, la fédération doit aussi tenir compte, pour assurer un juste partage des crédits disponibles, de tous les types de pratique.Les médecins qui veillent à la prise en charge des clientèles vulnérables dans les cabinets et les CLSC sont à l’heure actuelle ceux qui sont le moins bien rémunérés, ajoute-t-il.Se défendant d’avoir découragé la pratique en salle d’urgence, le président de la FMOQ affirme que plus de 1800 médecins intè- grent cette activité à leur pratique de médecin de famille, notamment en région.Ce dernier juge que l’intransigeance de certains médecins urgentologues, dûment accrédités comme des spécialistes de la médecine d’urgence, n’est pas étrangère au fait que certains de leurs collègues non diplômés décident de délaisser cette pratique.Plus encore, la FMOQ accuse les porte-parole de l’AMUQ, qui est une association non syndicale, d’agir sans mandat et sans légitimité.«Cette association semble s’être donné un nouveau programme politique, soit de se créer une nouvelle représentation syndicale hors FMOQ leur permettant de négocier eux-mêmes leurs conditions d’exercice.Les 1800 omnipraticiens qui travaillent en salles d’urgence ne lui ont jamais accordé un tel mandat, conclut le Dr Dutil.«Je regrette que l’AMUQ utilise le contexte difficile que connaissent le personnel et les patients de 11 salles d’urgence d’hôpitaux régionaux et ruraux pour mousser ses intérêts corporatistes.» OGM : l’Europe édicte de nouvelles normes d’étiquetage PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Le Parlement européen vient de renforcer sa réglementation en matière d’étiquetage des aliments contenant des OGM.En vertu de ces nouvelles normes, qui seront les plus strictes du monde et auxquelles seront soumis les aliments destinés à la consommation tant humaine qu’animale, les sucres, les huiles et les fécules provenant d’OGM devront désormais être étiquetés.De plus, un système de traçabilité sera mis en place afin de pouvoir suivre les aliments et les ingrédients contenant des OGM du champ à l’assiette.Un tel système permettra d’identifier l’origine des OGM si un rappel s’impose consécutivement à une contamination.L’Union européenne (UE) a par ailleurs abaissé de 1 % à 0,5 % le seuil de contamination accidentelle des aliments par les OGM, seuil à partir duquel les produits seront obligatoirement étiquetés.Pour toutes les variétés d’OGM dont l’importation est interdite en Europe, la tolérance zéro sera par contre imposée.Greenpeace salue cette initiative qu’elle aurait toutefois souhaité encore plus rigoureuse envers les produits alimentaires dérivés d’animaux comme la viande, le lait et les œufs, dont on n’exige pas encore l’étiquetage.Par ailleurs, la Chine vient d’emboîter le pas à la trentaine de pays dont le Japon et ceux de l’UE qui ont imposé l’étiquetage obligatoire sur leur territoire des aliments contenant ou provenant d’OGM.Cette décision devrait contraindre les principaux partenaires commerciaux de la Chine que sont la Thaïlande, les Philippines, la Malaysia et l’Indonésie d’adopter des mesures similaires s’ils veulent conserver leur marché avec la Chine.«Le Canada et les États-Unis, qui produisent l’essentiel des OGM de la planète, se retrouvent ainsi de plus en plus isolés de la communauté internationale, alors que paradoxalement une écrasante majorité de leurs citoyens réclament l’étiquetage obligatoire des OGM», rappelle Eric Darier, de Greenpeace.E N Les Canadiens choisissent l’Alberta et l’Ontario (PC) — L’Ontario et l’Alberta ont attiré plus de résidants canadiens que les autres provinces entre 1996 et 2001, tandis que c’est le Québec qui a subi les plus fortes pertes, révèle une étude récente.L’essentiel des migrations entre les provinces est motivé par BREF des ndsons économiques, mais aussi par la qualité de vie et le contexte politique, précise l’étude de l’association Canadian Studies.Parmi les nouveaux résidants de l’Ontario et de l’Alberta se trouvent plusieurs Québécois, signale Jack Jedwab, directeur général de l’association et auteur de l’étude.«Au Québec, nous constatons que beaucoup de gens considèrent d’un oeil Javorable» l’économie et la politique de l’Ontario et de l’Alberta Téléphone: 985-3322 \ V ^ PÏÏTTTF^ Courriel: Télécopieur: 985-3340 L L U I IJ 1 1 1 Jj U i\ li 1 \ v/ li v L U petitesannonces@ledevoir.com AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuille/, s’il vous plaîl, prendre connnissunce de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.IJ DKVolli ne sera pas responsable clés erreurs répétées.Merci de votre attention.LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit I «N * D • E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 ?299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500*599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES Propriétaires ! Logement à louer?Propriété à vendre?1592$* *4 lignes, S985 par ligne supplémentaire.Samedi seulement : 32% de plus.Heure de tombée: 14h00 tous les jours (km.-ven.) 985-3322 Communiquez avec un conseiller publicitaire dès maintenant Différents forfaits disponibles.Le devoir mmm i b DfttlOPPEAÏNf a tern ele son inonde 1-888-234-8533 (514) 257-8711 vw\vdevp.i»r«i 101 PROPRIÉm À VENDRE EXIÉRIEUR DE MONTRÉAL 135 TERRAINS CENTRE-SUD Alesandre-de- Sève 5 logements, façade 40 pi en pierre, cour unique 40 x 70, stat.Rdc 6 1/2, pl.chine, loyer, rénové.Utxe.Rev.poss.38 000$.Pas d'agent 435 000 $.(450) 26M811 PLATEAU Entre Mt-Royal - Parc Latontaine Élégant cottage semi-détaché tout rénové en 95.4 c.c., 2 s.de b., pl.iférable.loyer.jardin paysager.528-9777 (sur rendez-vous) LANAU0IÉRE Pollution minimum.100 acres, culture 40%, forêt 60%.Maison rénovée, 3 c.à c.bâtiments.(450)886-5957 ST-EUSTACHE -124 500 J Impeccable , 4 chambres.Sorlie extérieure au sous-sol.Très enso-liellé.A pied de l'autobus, magasins et setvices.Près des autoroute 640 et 13.Occupation rapide GINETTE PLANTE L'ESPÈRAN-CE (450) 472-7220 CONDOMINIUMS H COPROPRIÉTÉS CONDO 956 p.C., 1 août, 5e ét.,Soeurs Grises, Vx Montréal.1100$/m.(514)871-8671 .après 16h Sud-ouest da Cité Multimédia Rue Wellington, construction 1999 style loft, 1 ch.en mezzanine, (1100 p.c.).bien lenestré.électros indus.Occupation imm.139 000$ (514)9906263 Groupe Lacombe MAISONS DE CAMPAGNE ST-JOACHIM-DE-SHEFFORD Magnitique maison de campagne, pisc„ 1,6 acres, 15 min.de Gran by, 1 h Stade Olympique.175 000$ (450) 539-2413, (450) 378-9995 TERRAINS ILE-VERTE Lot 71 C, boisé, sans hydro, front sur fleuve (575 pi.) Iarg:385 pi.Ermitage avéré.150 000 $.(418) 898-2896 MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT I - Vin grec doux et liquoreux.- Palladium.2- Orné ça et là.-Argot espagnol moderne.3 - Gouverne.- Addi- tionner d'alcool.4 - Épouse d'Athamas.- Lettre grecque.-Empeste 5 - Ombellifère vivace.- Ténia.6- Deux.- Province irlandaise.7- Adverbe.Conspuent.8 - Rayon - Disciple de saint Paul.9- Remplir qqch en tassant.- Posséda.10- 11 fabriqua des objets au moyen de fibres végétales.-Brûle.II - Enlève - Charcuter.12 - Blé.VERTICALEMENT 1 • Cerisier sauvage -Larcin.2- Occasionnai.Démolit.3- Lagune d'un atoll - Attrape-mouche.4 - Pinard.- Chiffre.5 - Elle cultive l'olivier.6 - Lui.- Pierre tendre.7 - Actions d'enchâsser des diamants.-Poisson osseux à chair estimée.8- Hectare - Dieu guerrier.- Platine.9 - Bouclier.- Désire.-Métal.10- Unité de mesure.11 - Sanglot - Signe de notation musicale.12 - Poisson d'eau dou- ce.- Décapitera Solution d'hier 1 t I « I • 7 • • 1» 11 11 SOMMET DES LAURENT1DES Superbes Terrains avec plaleaux Vue panoramique • Tranquillité (514)721-1529 (514)502-9654 160 APPARlEMENft ET LOGEMENTS ÀI0UER AHUNTSIC - 3 1/2 chauffé, h.duplex, tranquille.525 $rm.1 er août.Réf.(514) 3886171 Beau quartier de MONTRÉAL-NORD.Pour personnes tranquilles 4,l!, fermé, demi s.-sol, refait à neuf Peinture, pl.de bols, s-bain.Entr.Iav-séch.450$/m.(514) 231-7080 C.D.N.31/2,2e de triplex, pl.bois.Juillet.510$chautté, équipé.731-4550 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et è respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence (ondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse.l'orienlation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de et à ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.DUPLEX haut, Snowdon, très grand 6 1/2, lace métro, loyer, 2 balcons 1050$chauflè.816-9446 FACE PARC MOLSON Idéal pour professionnel Supeibe grand 71/2 au R.de C.v 3 au s.s.Boiseries, vitraux.Cour aménagée 1 700$ 216-7211 MÉTR FABRE ou BEAUBIEN Superbe 51/2 refait à neuf, 2e, terrasse arrière 20 X10, vue jardin.Idéal retraités.Rét 1er août.850$ chauffé.279-0290 N.D.G.adjacent.51/2, r.de c.boiseries, beaucoup da cachet, solarium, balcon, accès cour, lav/séch au s.s.900$fchautié.481-3114 (répondeur).OUTREMONT (rue Bernard),5 cac + bureau, 2 s/b, bols Iranc.Tr.clair, stat.Int 8 ext.Juil.(514)2794294 OUTREMONT Beau gr 5 '* t 500 p.c.It.rénové, boiseries, pl.chêne, petit solarium 1575$ 514-916-0281 OUTREMONT Col Stanislas, mé tro, 6 1/2, 21,1450 p.c,, 2cc + 1, boiseries, bois franc.5 électros, 1180$/m(n.c.) Isep 514-248-3812 OUTREMONT Luxueux, rénové, env.2 500 pc, style condo, chautfé, dim., pr.Théâtre Outr, 2800 $/m + 4”chau11é.1350$/m.514824-2827 OUTREMONT Prox métro, 7 1/2, 2e, chauffé.5 électros, stationnement.1 350 $/m.(514) 2416609 PLATEAU Bout ST-J03EPH EST Luxueux 51/2, boiseries, vitraux, bois-lranc.poêle trigo.métro.1195 $/m, (chauffé).• Grand 6 1/2 rénové, électros, bols-lranc, métro.1 395 $/m (chaulté, eau ch.) (514) 521-4496 PRÈS NEC, STE-JU8T1NE Grand 31(2 chauffé, eau chaude, équipé.Clair.550$ 2714168 SNOWDON Beau 61/2 propre et rénové.Chautlé.Martine (514)4856877 VILLE ST-LAURENT Métro Cote-Vertu, prox.train.Grand 41/2, calme.pl, bois.Prés tous services Stat.Libre 336-1701 160 185 APPARTEMENTS El LOGEMENTS À LOUER VILLERAY - 31/2 rénové Chautf.élect., entr.lav./sêch., pl, bois franc, 450$.(514)781-0282 VILLERAY Studio de 430 pi.ca., construction neuve, demi sous-sol, très éclairé, chautfé.Près du Marché Jean-Talon.520 $/m.(514) 277-5170 164 CONDOMINIUMS À LOUER COWPgS A LQVZR De 2 560 p.c.à 4 200 p.c.Très luxueux, avec air climatisé, piscine, sauna, gymnase.(514) 256-50» ou (514) 572- 12B5 C.D.N.(Pr.U de Me hôpitaux) Vue spectaculaire, 6è, 2 balcons, 2 ch.c„ salon, s/diner.2 s/bain, foyer, 5 électros-mén Garage disponible, 1 200$/mois, (514) 878-1076 p.3 VIEUX-MTL (St-Antoine/St-André) Condo neuf, 1 000 p.c,, terrasse, vue exceptionnelle, 1 500$/mois, ter juillet.(514)9956604 165 PROPRIÉTÉS À LOUER Dollard-Des-Ormeaux 71/2,4 C.C., 3 s.deb., près des services, 2 foyers, chautf.élec.Grarage.336-1701 LÉVIS (5 min.des ponts), joli cottage de rêve, 2 c.c., vue et accès au Fleuve, À la sem,418-839-9562 167 MEUBLÉS LOFT CORTICELLI sur canal Lachlne 1 000 p.c.1 stat.Int.1 750$ Bail 1 an.(819)377-2775 170 HORS FRONTIÈRES À LOUER •••PARIS"** XVe, supeibe appart.3 M, meublé ancien, t.équipé, 24pers.,parc Disp, sem./mois.(450)968-0262 A PARIS i partir de 500$.'Mm Bastille, Marais et Oberkampf.(514)6454425 PARIS - Marais.Ille art, chaleureux 2 pièces calme.Complètement équipé.Minimum 2 sem/ mois, (613)728-9603 PARIS IXé.3e étage, calme, dair, meublé, équipé, 2 ch„ TV, télépho-ne.100 EUR/jr.01133612 26 0919 ananabelle@hotmail.com MAISONS DE CAMPAGNE A LOUER ESTRIE, domaine privé, maison & chalet tl.contort /sem, (450) 647-4611 www.chaletestrle.cam PROX.WATERLOO Maison de ferme, sur 50 acres lè-rel, 3 c.c., tout conlort.W.endrsem.(514) 582-2826 (450)6476329 CHALETS i LOUER AU NORD DE MONTEBELLO lac magnifique, chalet 4 pers, 450$/sem, Semaines 27 juil, 17 août.24 août.(819) 426-1235 ESTRIE- SUR FERME BlOChalel 2 au 21 juillet el du 18 au 31 août.(819)876-5156 177 GlTES.SÉJOURS ET COUETTES/CAFÉ PLATEAU.Chambré 1-2 pers., courts séjours, cuillnt.320$/sam 526-1916.942-3323,.CHAMBRES 5 CHAMBRES MEUBLÉES de qualité supérlêures.Au mois.Près UQAM, www.er.uqam.ca/no-bel/r 14310/StAndreDesAr1s/ 259 ESPACES COMMERCIAUX El INDUSTRIELS À LOUER PAPINEAU-DES CARRIERES LOFT commerdal, fini deluxe, approx.2 000 p.c, 2è, chautlé, édai-ré.Libre imm.(514) 592-3905 301 ŒUVRES D'ART Achat Fortin, Jackson, Lemieux, Richard, lacurto, etc.418648-9292' 307 LIVRES ET DISQUES BONHEUR D'OCCASION achetons à domidle livres de qualité en tous genres, anciens, modernes et rares.4487 De La Roche 914-2142 BOUQUINERIE ST-DENIS(4075) achète à domicile : arts, BD, philo, littérature.Serv.rapide.288-5567 320 AMEUBLEMENT 2 CHAISES DE COMPTOIR pivotantes en bois teint bleu foncé.175$ la paire.259-3572 390 DIVERS Abandon de projet.Solarium neuf entreposé, verre trempé, 14 pl.x 10 pl.Re-vents à 7 500$ ou meilleure offre (514)761-2518 410 BUREAUX COMPTABLE D'EXPÉRIENCE POUR PRODUCTIONS TÉLÉ Emploi temps plein.Logiciels Jovaco, Excel.Paies, travail général de comptabilité.35 à 45000$ (514)495-9067 (514)272-7153 Envoyez cv â: loHcodcotop.com 450 EMPLOIS DIVERS TRADUCTEURSfTRCES) vers le français.Français impeccable.Tout diplôme universitaire accepté.Expérience.De 46 000$ â 90 000$/année.Traductions à faire encluélvemént dam nos bureaux de TORONTO (416)9756252 poste 305 530 COURS ATELIER D'ÉCRITURE Sylvie Massicotte, auteure.514-522-1429 COURS D'ANGLAIS Groupe ou privé.Tous âges Prol d'exp.drplémée 483-0666 Hilda 546 CARTOMANCIE, AS1R0L0GIE Prof.BANGAU, voyant médium lé-soud tout vos problèmés:amour, chance,désenvoutementetc Retour de la pers.almée en 3 |rs.935-7906 DÉMÉNAGEMENTS G.JOOOIN TRANSPORT INC.Déménagements de tous genres.SpédaHté : appareils électriques.Assurance complète.253-4374 UuQwxiMwitrtti (514) 288-1261 Donnez à des gens I qui aident des gens I lui aident des gens! IM VMM / lOI ! ( I (,H lis IH!\\I H AU \1 Pi HUM Pi l s i.ti t >\ iru i \ \i\i\ si k 11 \ idck WWW.MAR1I VINCENT ORC I Mit Ml 243.1 LES ENFANTS DU MONDE ONT BESOIN DE VOTRE AIDE ?comme coopérant ?comme bénévole a comme donateur FONDATION JEUNES ET SOCIÉTÉ 0°0 o( Ta O la m St (514) 387-2541, poste 240 Nous vous aiderons à les aider Site : www.monde.ca 1 I*| Environnement Environment Canada Canada Montréal Prévisions météo ItWF C V AUJOURD'HUI Possibilité d'averses max 24 CE SOIR Dégagé min 15 SAMEDI Ensoleillé max 27, min 15 i La météo 's en un i clin d’œil e Max.Min.Normales 25.2 14.1 Precip.0.0 mm I Phases de la lune • € O 3 T/10 7/17 7/24 8/1 DIMANCHE Ensoleillé max 26.min15 Averses max 26, min 17 W Safîienay Vald’Or & vM-d | dusoîeM 20:46 "W »?IncMoe UV 0.0-3.• 4.0-3.» 7.0-3.» a.o* exposition max •O.min 30 min ao min -.16 min [>Mcrtpilon Moyen Êiev* Extreme Canada Le monde St.John’s Si 22\14 New York 30\22 Halifax & 24\18 Chicago 25\19 Ottawa 26\15 Atlanta 36\19 Toronto Q» 26\16 Miami 32\23 Winnipeg W 30M8 Los Angeles 20\16 Edmonton O- 23\12 Rio de Janeiro 2B\19 Regina & 19\8 Amsterdam & IBM 2 Vancouver O- 21Y12 Moscou «- 30\17 Whitehorse & 17\7 Tokyo & 29\23 Yellowknife ¦Tb 19\13 Sydney Q- 17VI0 Parlez directement avec un prévleionnlet* i l 111 Météo Conseil] f J , î " 1 Frais applicables Pour I» dernier bulletin météo en ligne, consultez le elte Web météo è l’URL www.nrieteo.ec.gc.ct Le météo canadienne sur le W« 4 LE DEVOIR, LE VENDREDI 5 JUILLET 2002 A 5 LE DEVOIR Catastrophe aérienne d’Ueberlingen Les Suisses dans le collimateur AGENCE FRANCE-PRESSE Ueberiingen — Les familles des victimes russes de la catastrophe aérienne d’Ueberlingen, qui a fait 71 morts dans le sud-ouest de l’Allemagne, se recueillaient hier sur les lieux du drame alors que les Russes accentuaient leurs critiques à l’égard de la société suisse des aiguilleurs du ciel, Skyguide.De son côté, le parquet de Buelach, près de Zurich, a ouvert une enquête pour homidde par négligence à la suite de cette collision entre un Tupolev russe et un Boeing de fret Les deux avions se trouvaient sous le contrôle aérien suisse bien que l’acddent se soit produit au-dessus de lac de Constance, en Allemagne.Le parquet de Constance (sud-ouest de l’Allemagne) a également ouvert une enquête hier pour établir d’éventuelles erreurs humaines à l’origine de la collision.«R s’agit de vérifier si des erreurs humaines ont pu contribuer à la collision», a indiqué le procureur Klaiber.L’agence de presse russe R1A Novosti est repartie à l’attaque en accusant les contrôleurs suisses d’avoir commis plusieurs erreurs ayant conduit à la catastrophe.Citant un enquêteur russe non identifié, cette agence (d’Etat) a affinné que le pilote du Tupolev qui a percuté le Boeing avait, le premier, alerté les contrôleurs suisses du risque d’acddent environ une minute et demie avant la collision.Or l’examen d’une boîte noire du Tupolev russe a montré que les contrôleurs suisses avaient ordonné au pilote de descendre seulement 50 secondes avant l’accident, selon RIA Novosti.Sur les lieux de la catastrophe, plus de 130 parents et proches des victimes arrivés dans la matinée à bord d’un Tupolev 154, le même appareil que celui qui avait été heurté de plein de fouet, ont assisté à une cérémonie funèbre organisée en l’absence de tout journaliste, dans un lieu qui n’a pas été rendu public.De nombreuses personnes avaient dans leurs mains des gerbes de fleurs avec des messages de condoléances.Sur les 71 victimes de la catastrophe, une cinquantaine sont des enfants et des jeunes, dont 45 étaient originaires de la république russe du Bachkortostan (Oural), qui se rendaient en vacances en Espagne.Les familles, accompagnées d’un prêtre orthodoxe en soutane noire, se sont ensuite rendues sur le site où se trouve l’épave de l’avion.Encadrés par des médecins et des psychologues, les parents ont apporté les dossiers médicaux et des vêtements de leurs enfants à des fins d’identification.Les médecins légistes ont commencé les travaux, une tâche «extraordinairement difficile», a précisé le ministre régional de l’Intérieur du Bade-Wurtemberg, Thomas Schaeuble.Soixante-huit des 71 corps des victimes ont été retrouvés.«la recherche des corps est terminée pour l’essentiel.Pour les trois corps manquants, ce sera difficile.Ry a des restes humains éparpillés, très endommagés», a ajouté M.Schaeuble.Seuls les corps du pilote britannique et du copilote canadien du Boeing de fret, seuls à bord, ont pu être identifiés jusquîd Bavure en Afghanistan Une enquête et une manif AGENCE FRANCE-PRESSE Base aérienne de Bagram — Quatre jours après le bombardement d’un village du sud de l’Afghanistan par des avions américains, la mission d’enquête envoyée sur place cherchait hier à convaincre les autorités locales de lui montrer les corps des civils qui auraient été tués et enterrés.L’administration afghane affirme que le bombardement américain de dimanche soir a fait 40 morts et une centaine de blessés, des Afghans qui célébraient un mariage dans le district de Dehrawad, dans le sud de la province de l’Uruzgan.Washington a reconnu avoir mené une opération contre le réseau al-Qaida dans cette région dimanche et lundi et a laissé entendre que le responsable de la tragédie pourrait être un avion d’attaque au sol AC130 qui a riposté à des tirs hostiles.Les enquêteurs—cinq soldats américains et sept officiels afghans—sont arrivés mercredi à Kakrakaï, village isolé du sud de la province de l’Uruzgan, pour élucider l’affaire.Selon le Pentagone, les enquêteurs américains ont trouvé des traces de sang et ont relevé des dégâts matériels «dont la cause est indéterminée» mais n’ont découvert ni corps ni tombes et ont demandé aux autorités de leur montrer les corps.Les exhumations post mortem sont rares en Afghanistan.Conformément à la tradition musulmane, les dépouilles mortelles ont été enterrées lundi, au lendemain de l’attaque.Des blessés soignés à l’hôpital de Kandahar, principale ville du sud de l’Afghanistan, ont affirmé que des morts étaient sous les décombres des maisons démolies.Les enquêteurs américains et afghans ont visité une clinique du district de Dehrawad, où le médecin leur a affirmé avoir accueilli 96 blessés, dont trois n’ont pas survécu à leurs blessures.De son côté, le gouverneur de la province de l’Uruzgan a accusé des «informateurs» d’avoir fourni de faux renseignements aux forces américaines, a rapporté hier l’agence Afghan Islamic Press.Hier matin à Kaboul, une cinquantaine de femmes et dhommes ont manifesté dans le calme pour protester contre le bombardement américain.Il s’agit de la première manifestation en Afghanistan, depuis le début de la campagne aérienne américaine il y a neuf mois, pour dénoncer la mort de victimes civiles dans des bombardements américains.EN BREF Un beau-fils de Saddam Hussein détenu à Miami Miami (Reuters) — Les autorités américaines ont arrêté mercredi à Miami un beau-fils du président ira-kien Saddam Hussein soupçonné d’être entré aux Etats-Unis pour participer à un séminaire de pilotage sans disposer du visa approprié, a annoncé le FBI.Saf-fi, un ingénieur aéronautique vivant en Nouvelle-Zélande, avait atterri à Los Angeles.Les autorités l’ont sur-vefllé tout au long de son trajet vers Miami.La chaîne de télévision WSVN rapporte que la mère de Saffi, une ancienne hôtesse de l’air, avait été la maîtresse de Saddam Hussein à la fin des années 80 avant de l’épouser.LE MONDE Arafat restructure ses services de sécurité Une explosion tue un chef de la branche armée du Fatah AGENCE FRANCE-PRESSE Gaza — Le président palestinien, Yasser Arafat, poursuivit hier la restructuration des services de sécurité, alors que deux Palestiniens, dont le chef à Gaza d’un groupe armé lié à son mouvement, le Fatah, étaient tués dans une explosion attribuée à Israël Dans le même temps, les troupes israéliennes s'installaient pour une longue période dans sept des huit villes autonomes de Cisjordanie réoccupées depuis le 19 juin.En soirée, le chef à Gaza des Brigades des martyrs d’al-Aqsa et son neveu ont été tués dans l’explosion de leur voiture dans cette ville.Jihad al-Omarayne, qui était également colonel dans les services de sécurité palestiniens, et Waël al-Nimra sont morts dans l’explosion, a indiqué à la presse un proche des victimes, Za-her al-Omarayne.Selon un responsable du Fatah, qui a requis l’anonymat, les deux hommes ont été tués «dans un assassinat organisé par Israël».Un porte-parole militaire is- raélien, contacté par l’AFP, a refusé de commenter ces accusations.L’explosion de très forte puissance a complètement détruit la voiture, a constaté un correspondant de l’AFR M.Arafat a signé le décret de limogeage du chef de la sécurité préventive en Cisjordanie, Jibril Ra-joub, qui a été nommé gouverneur de la ville de Jéni-ne.Le chef de la police, le général Ghazi Jabali, également limogé, a présenté sa démission, avant d’être nommé en soirée comme conseiller de M.Arafat à la police, un nouveau poste aux prérogatives qui n’ont pas encore été définies.Le chef de la défense civile, Mahmoud Abou Mar-zouk, troisième responsable de sécurité démis de ses fonctions dans le cadre des réformes, a confirmé quant à lui son départ , Soumis à des pressions internationales, surtout des États-Unis, et confronté à des accusations de corruption, M.Arafat a lancé un vaste projet de réformes des institutions de l’Autorité autonome, principalement celles des services de sécurité, de la justice et des finances.L'armée israélienne a en outre pénétré dans un village proche de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, et démoli deux postes des services de sécurité palestiniens et une maison, a-t-on appris auprès de témoins et de sources de sécurité.Par ailleurs, Israël a annoncé la poursuite de l’offensive «Voie ferme» lancée en Cisjordanie en juin après deux attentats suicide à Jérusalem qui ont fait 26 morts.Le général Yitzhak Eytan, commandant de la région militaire centre d’Israël (couvrant la Cisjordanie), a estimé, selon la radio publique, qu’il fallait «maintenir le blocus des villes palestiniennes, car les extrémistes attendent la première occasion pour en sortir et se faire exploser en Israël».Il a ainsi confirmé les propos du premier ministre Ariel Sharon indiquant que ses troupes resteraient longtemps dans les sept villes réoccupées.La situation risque de devenir explosive en Cisjordanie, où l’armée impose le couvre-feu à quelque 800 000 Palestiniens, ont averti les représentants de 32 organisations non gouvernementales (ONG).Au Pakistan, la justice tribale ordonne un viol collectif en public FRANÇOISE CHIPAUX LE MONDE Islamabad — «J’ai touché leurs pieds.J’ai sangloté.Je leur ai dit que j’avais enseigné le Coran aux enfants du village, de ne pas me punir pour un crime que je n’ai pas commis.Mais ils ont déchiré mes vêtements et m’ont violée un par un.» A18 ans, la vie de cette jeune femme de Meerwala, une localité du Pendjab pakistanais, s’est brisée sur une décision du conseil de village.La justice villageoise ou tribale, qui, trop souvent dans le sous-continent indien, remplace la justice civile, en particulier dans les affaires d’honneur, avait décidé du viol collectif de la jeune femme en représailles au «comportement répréhensible» de son frère.Shakoor, âgé de 12 ans, avait été vu en compagnie d’une jeune fille qui appartenait à une caste plus élevée.Immédiatement arrêté, Shakoor a été, semble-t-il, sodomisé par ses bourreaux, qui ont réuni un conseil pour décider de la punition à infliger à sa famille.Les suppliques du père de la jeune femme et les siennes n’ont pas fait fléchir les «juges», qui ont décidé de son viol collectif suivi de son retour chez elle, nue, à travers les rues du village.Ici, on ne badine pas avec les affaires de castes.Le drame, qui a eu lieu le 22 juin, n’a été rendu public que le 1er juillet Les quatre coupables du viol sont pour l’instant toujours en liberté, même si la police a arrêté huit membres de leurs familles pour faire pression.Le gouvernement pakistanais a vite réagi.Tous les policiers ont été transférés et leurs chefs suspendus, le ministre de la Justice du Pendjab a promis à la famille de la victime que justice leur serait rendue et la Cour suprême a convoqué aujourd’hui les plus hauts responsables de la police du Pendjab pour qu’ils expliquent les mesures prises contre les coupables du crime.% < i / ASIM TANVEER La victime (à droite^ a participé à une conférence de presse en compagnie de la ministre de la Condition féminine, Attiya Anaytullah.Depuis longtemps, la commission des droits de l’homme du Pakistan demande la fin de la «justice tribale», qui s’exerce toujours en faveur du plus fort.Les villageois de Meerwala ont dit au ministre provincial de la Justice qu’une jeune fille s’était suicidée, une semaine auparavant dans un village voisin, après avoir été violée par deux hommes, qui auraient été arrêtés.En juin, une cour islamique a annulé l’accusation visant une femme qui devait être lapidée pour adultère.Agée de 28 ans, Zufran Bibi affirmait avoir été violée, et elle avait fait appel.Son cas avait donné lieu à de nombreuses manifestations de défenseurs des droits de l’homme.Compromis sur la mission de l’ONU en Bosnie / ~.Les Etats-Unis ont paru faire marche arrière CLAIRE TRÉAN LE MONDE Le conflit qui oppose les États-Unis aux autres membres du Conseil de sécurité à propos de la Cour pénale internationale (CPI) n’a pas été réglé mercredi soir à New York, mais les Américains n’ont pas osé mettre à exécution leur ultimatum.Ils avaient menacé d’opposer leur veto au renouvellement du mandat de la police des Nations unies en Bosnie si, à minuit, le Conseil de sécurité refusait toujours de se ranger à leurs vues et d’exempter a priori de toute poursuite de la CPI les soldats et autres effectifs en missions extérieures sous mandat de l’ONU.Tard dans la soirée de mercredi, on apprenait que le Conseil de sécurité se donnait encore jusqu’au 15 juillet pour trouver un terrain d’entente et prolongeait jusqu'à cette date la mission des policiers de l’ONU en Bosnie.Ces derniers n’ont donc pas eu à plier bagage hier matin, ni à se demander qui est leur employeur.Rien n’est encore réglé mais force est de constater que la résistance opposée par les membres du Conseil de sécurité est à la mesure du coup de force que prétendaient leur imposer les Américains.Force est de constater aussi que ces derniers, après l’intransigeance affichée dimanche 30 juin, cherchent une issue au mauvais cas dans lequel ils se sont mis.Ils ont présenté, mercredi, deux nou-veUes versions de leur projet de résolution visant à garantir l’immunité des effectifs des Nations unies en mission, mais en vain: seule la Russie s’est montrée disposée à les rejoindre, les 13 autres pays membres maintenant le bloc du refus.L’exigence américaine restait inacceptable, bien Kbillée sous des formes quelque peu différentes: ter une immunité de principe pour quelque catégorie que ce soit, ce serait contrevenir au statut de la Cour pénale internationale, qui ne reconnaît aucune immunité a priori, même s'il prévoit des possibilités d’exemption, au cas par cas, selon des modalités précisément définies.Cet appel des Américains à violer un traité international n’avait en outre aucun fondement les diplomates français et leurs confrères européens n’ont cessé de rappeler que le statut de la CPI offre des solutions pratiques et juridiques au problème des Américains, qui est de mettre à l’abri leurs Les consultations informelles se sont succédé propres ressortissants d’une juridiction internationale.La menace américaine d’opposer un veto à toutes les opérations de maintien de la pane de l’ONU était incompréhensible, inutile, absurde».On est allé, toute la journée de mercredi à New York, de consultations informelles en consultations informelles, avant de faire les comptes formellement Au début de cette journée new-yorkaise, les pronostics étaient prudents.Devant une telle obstination américaine et le chantage sur les opérations de maintien de la paix, le bloc du refus n’ailait-il pas se fissurer?Qu’attendre de la Chine, de la Russie et de quelques autres, pas manifestement acquis à la lutte contre l’impunité?Qu’attendre même de la Grande-Bretagne, qui fut l’un des plus ardents promoteurs de la CPI mais qui n’en vit pas moins assez mal le fait de devoir de nouveau s’opposer à son allié américain?En France comme dans d’autres pays, les organisations non gouvernementales s’étaient mobilisées.La Fédération internationale des droits de l’homme, notamment avait adressé une lettre ouverte à Jacques Chirac pour l’exhorter à ne pas céder.Mais c’était superflu: dès le matin, à Paris, avait été donné «à haut niveau» un ordre de mobilisation générale auprès des capitales des pays membres du Conseil de sécurité, depuis Hle Maurice jusqu’à la Bulgarie en passant par le Cameroun, le Mexique et la Russie notamment, pour les convaincre de maintenir le cap.Assez vite dans la journée, la cause parut entendue: le faux compromis proposé par les Américains n’avait aucune chance de passer, on avait l'assurance qu’il ne recueillerait pas, au Conseil de sécurité de l’ONU, les neuf vont sur quinze nécessaires.N’ayant rallié qu’un seul pays, les États-Unis n'ont pas demandé de vote sur leur projet de résolution et se sont résignés à jouer les prolongations.«Faire progresser la compréhension sur notre point de vue a été un combat difficile», déclarait en fin de journée l’ambassadeur américain à l’ONU, John Negro-ponte, pour expliquer ce qui ressemble à un début de marche arrière.Volant à son secours, l’ambassadeur britannique a déclaré que ce qui avait convaincu tout le monde de poursuivre le débat était une lettre du seçré-taire général Kofi Annan, adressée au secrétaire diktat américain Colin Powell, souhaitant que les États-Unis y réfléchissent à deux fois avant de remettre en question l’ensemble des opérations de maintien de la paix.Bush est hanté par ses ventes d’actions passées AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Une affaire de vente d’actions personneUes du président George W.Bush refait surface douze ans plus tard alors que le président doit donner mardi à Wall Street un discours sur la responsabilisation du monde des affaires, ébranlé par une série de scandales boursiers.Cette affaire, déjà évoquée à plusieurs reprises par le passé, a resurgi dans la presse américaine ces derniers jours dans le cadre des interrogations suscitées par la chute d’Enron et le scandale WorldCom.En juin 1990, M.Bush, qui faisait partie de la direction d’une société d’énergie basée au Texas, Harken Energy Corporation, a vendu des actions de l’entreprise pour une valeur de 848 560 $ huit jours avant la clôture du trimestre, pour lequel la société annoncera deux mois plus tard des pertes de 23 millions de dollars.A l’annonce de ces résultats, la valeur de l’action avait plongé, perdant près de la moitié de sa valeur, selon des documents de la Commission américaine des opérations de Bourse (SEC), publiés sur Internet par un groupe de veille politique à Washington.La SEC avait ouvert une enquête informelle en 1991, notamment parce que M.Bush avait fait parvenir les documents obligatoires de transactions boursières avec plus de huit mois de retard.La SEC avait cependant conclu qu’il n’existait pas assez d’éléments pour poursuivre M.Bush pour délit d’initié.Après la réapparition en début de semaine de ces informations dans la presse américaine, les critiques démocrates n’ont pas tardé à se faire entendre.«R serait temps que ce patron, le président Bush, prenne ses responsabilités /ace à ses actions en tant quhomme d'affaires et en tant que président», a déclaré mercredi Terry McAu-liffe, président du Comité national démocrate.Mercredi, la Maison-Blanche avait affirmé que M.Bush n’était pas responsable du retard de la déclaration de vente de ses actions, rejetant la faute sur des juristes de l’entreprise Harken.La presse, de son côté, a observé hier que le président avait changé sa version de l’explication des faits plusieurs fois sur cette affaire, déjà soulevée plusieurs fois par le passé, notamment en 1994, lors de sa campagne pour le poste de gouverneur du Texas.Cette année-là, M.Bush avait déjà affirmé avoir rempli la déclaration à temps mais avait suggéré que la SÈC avait dû ensuite l’égarer.'«S LE DEVOIR, LE VENDREDI 5 JUILLET 20 0 2 A 6 EDITORIAL Le gâchis Vivendi La déconfiture du groupe Vivendi a ceci d’exemplaire qu’elle est l’illustration violente de tous les stigmates qui distinguent cette activité économique des autres activités.Que l’on ait laissé des maîtres ès mégalomanie transformer Seagram et la Générale des Eaux, deux entreprises autrefois florissantes, en un énorme gâchis tient de l’irresponsabilité absolue.B Serge Truffaut ?on an, mal an, Seagram et la Générale des Eaux dégageaient des bénéfices, allouaient des dividendes qui faisaient le bonheur financier de milliers d’épargnants.Les deux entreprises — qui, c’est à souligner, évoluaient dans le liquide depuis des décennies — avaient développé une expertise si fine qu’elles étaient des chefs de file de leurs secteurs respectifs.Après avoir amorcé son histoire dans le whisky, la montréalaise Seagram avait fini par devenir l’un des plus importants propriétaires mondiaux de grands crus et de champagnes ainsi que de jus de fruits.Quant à la Générale des Eaux, fleuron du capitalisme à la française, elle avait fini par imprimer son logo sur les cinq continents.Jusqu’au milieu des années 90, ces deux entreprises engrangeaient des revenus à faire saliver bien des concurrents parce qu’elles s’en tendent à ce qu’elles connaissaient le mieux: leur métier d’origine.Elles s’étaient peu éparpillées.Par une de ces ironies dont l’histoire a le secret, la déchéance de Seagram a débuté avec S "v.,A un film.aquatique.On se souviendra en effet \ p qUe c’est à cause de l’échec monumental que fût le film Waterworld, de Kevin Costner, que les propriétaires, alors japonais, de MCA-Unj-versal avaient décidé de vendre l’entreprise.À lui seul, le film de Costner avait plombé les comptes d’Universal de 250 millions $US.Toujours est-il qu’Edgar Bronfman fils, que l’on venait de nommer à la tête de Seagram, était parvenu à convaincre le conseil de celle-ci de vendre le bloc de 25 % d’actions de DuPont pour un montant de 8,7 milliards $US afin de financer l’acquisition de MCA-Universal.Soit dit en passant, si Seagram avait conservé ce bloc d’actions, elle disposerait aujourd’hui de 14,4 milliards.Cet épisode mérite une pause, ne serait-ce qu’à cause des questions qu’il suscite rétrospectivement En effet, comment se fait-il que des membres du gotha des affaires canadiennes qui siégeaient au conseil de Seagram aient laissé Edgar Bronfman fils partir à l’assaut d’un métier que ni lui ni les membres de la direction ne connaissaient?Est-ce qu’aucun membre du conseil d’administration et de la direction n’était au courant de ces études d’économistes de l’université UCLA qui stipulent, contrairement d’ailleurs à la croyance populaire, que seulement 5 % des productions hollywoodiennes font des bénéfices?Est-ce qu’aucun membre de ces conseils n’était inquiet de voir que la propriété des studios américains changeait régulièrement de main depuis le début des années 80?Est-ce que personne ne savait que produire à l’époque un film dit grand public, cela signifiait de soumettre 135 millions en moyenne aux caprices du box-office?Est-ce que personne n’avait remarqué que la Columbia avait plombé les livres de Sony, et MGM, ceux du Crédit Lyonnais, pour ne parler que de ces deux-là?Il va sans dire que toutes ces questions valent également pour les pendants français de Vivendi.Le pire, c’est qu’il y a eu pire.En effet, une fois le mariage Vivendi-Seagram-Universal consommé, on a laissé Jean-Marie Messier épouser les contours éminemment déflationnistes d’Internet Universal dépense des millions pour produire Eminem, que font les jeunes?Ils téléchargent fis n’achètent pas, ou beaucoup moins que les jeunes d’hier.Qui plus est, il y a lieu de s’étonner que Messier et ses proches n’aient pas médité cet enseignement de la culture italienne de l’économie, baptisé à juste titre Éloge du retard.lorsqu’une entreprise a la taille de Vivendi, elle n’investit pas dans une nouvelle activité tant et aussi longtemps qu’elle n’a pas atteint le stade de la maturité.A cet égard, Vivendi mais également AOLTime Warner, Disney et News Corp., qui ont toutes vu leurs valeurs boursières se réduire comme peau de chagrin, devraient méditer l’exemple de Viacom.Cela étant, on ne peut évidemment pas passer sous silence le geste fait par Messier avec la complicité de la firme comptable Arthur Andersen d’avoir tenté, après l’affaire Enron, une falsification des chiffres.Que l’on ait essayé de tromper des milliers de salariés et de petits actionnaires est révulsant.Point Aujourd’hui, Messier enfin démis, c’est Jean-René Fourtou, réputé pour son doigté en matière de restructuration, qui prend la relève.Après le strass et les paillettes, il faut s’attendre à un régime minceur qui affectera durablement les salariés mais très peu ceux qui sont à l’origine de ces deux gâchis.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE ORUUf LA V|»C tir ** Couftl it Stfufftf (raug »CN) ¦MùM wivTiir JoZohTû ’• ColÇ fclClAS NuiR Au 3D3K icjcar Mmm LETTRES -^- La politique agricole minée par les lobbys Ottawa et Washington, qui subventionnent depuis plus de 100 ans la surproduction et le transport de céréales, ont dit aux Africains, à Kananaskis, qu’ils doivent gouverner de façon plus honnête et laisser l’entreprise «privée» développer l’Afrique.Dans un accès de générosité, ils viennent d’augmenter ces subventions afin d’aider les Africains, dont l’agriculture est souvent la seule activité économique.Au lieu de produire des aliments plus sûrs et de façon plus durable, notamment le lait et la viande sur pâturage, ces subventions visent à augmenter les exportations et sont dirigées vers les plus grosses exploitations, spécialisées les unes dans la monoculture de céréales, les autres dans l’élevage hors sol.Ces pratiques appauvrissent la majorité des sols arables qui produisent les aliments et polluent ceux où se concentre l’élevage.Les surplus, souvent produits à perte, tuent les agricultures traditionnelles en maintenant les prix artificiellement bas et en remplaçant les aliments régionaux des humains et des animaux.Le maïs américain, vendu deux à trois fois moins cher qu’il ne coûte à produire, a remplacé 30 % du maïs consommé au Mexique.Il est consommé par des vaches laitières aux Pays-Bas, dont on doit exporter le fumier en Allemagne.Dreyfus transporte du mais depuis l’Iowa jusqu’à une porcherie près de Pékin.Si on appliquait le principe de l’utili-sateur-payeur et que la céréalière était contrainte de ramener le fumier en Iowa à ses frais afin de compléter le cycle, elle comprendrait vite que ce n’est une façon ni écologique ni économique de produire du porc.Les gouvernants mènent ainsi, au profit des commerçants, une guerre d’usure (pas d’aide, pas de hausse de prix) contre leurs fermes familiales et celles des autres pays.Les nouvelles subventions vont chasser des millions de ruraux incapables de vendre leurs produits et de développer les infrastructures pour le faire parce que leurs concitoyens vont se nourrir avec des aliments importés.Les Africains ne sont pas seuls à avoir de gros problèmes d’administration et de démocratie, surtout lorsque le président d’un pays anti-subventions qui représente un parti anti-subventions renverse la politique de son pays pour quelques votes.Dec ans après s’y être engagés, à Rio, les Etats non seulement sont incapables de mettre en place une politique agricole durable, ils continuent de chercher à évincer les petits agriculteurs, comme il le font depuis 50 ans.Environ la moitié des humains vivent encore sur des fermes familiales.Ils sont les plus en mesure d’atteindre le développement durable.Seule l’augmentation des prix à la ferme peut freiner l’urbanisation en accroissant le revenu de ces ruraux.fl faut donc empêcher les gouvernants (spécialement ceux du G8, prisonniers des lobbys, eux-mêmes devenus lobbyistes à cause de leur volonté d’exporter à n’importe quel prix) d’accélérer l’exode rural avec des milliers de programmes de subventions financières, fiscales (animaux et aliments ne sont pas taxés) et techniques destinées aux agriculteurs d’une autre époque et qui profitent maintenant à des multinationales.Il faut permettre à tous les parlementaires sans égard aux partis et non à l’exécutif seul et aux lobbys de dicter la politique agricole.Dominique Bhérer, médecin vétérinaire Le 27 juin 2002 Adopter un animal Dans la foulée de la crise du logement à Montréal, j’apprends avec consternation que des centaines d’animaux domestiques viennent d’être abandonnés dans des logements vides, dans la rue, ou déposés, parfois au rythme de 15 à l’heure, à la SPCA Même en temps de crise, les animaux ne sont pas des objets dont on dispose parce qu’il sont devenus, nous semble-t-il, encombrants.Il semble qu’on fasse plus attention aux meubles qu’aux chiens ou aux chats, êtres vivants comme nous, qu’on a amenés dans notre vie.Dans mon enfance passée dans les Lauren-tides, je me souviens de chiens abandonnés et errants au bord des routes pendant l’été en quête d’un humain assez compatissant pour les accueillir.La plupart du temps, on leur lançait des roches.En y repensant, j’ai encore mal au cœur de tant d’inconscience et de cruauté.Quand mettrons-nous fin à la vision égocentrique que nous avons de nous-mêmes en tant qu’humains?Gandhi a dit «La grandeur d’une nation se mesure à la manière dont elle traite les animaux.» N’est-il pas temps que notre conscience s’éveille à cette dimension?En prenant soin des animaux, nous pratiquons la compassion et le respect envers la vie.Nous devenons de meilleurs humains.N’est-ce pas là l’essentiel de la vie?En ce moment, la SPCA nous invite à aller adopter un animal abandonné et ainsi prévenir sa mort par euthanasie.Répondrons-nous à son appel?Il est aussi temps de changer la loi interdisant les animaux dans les logements loués.Enfin, il est temps de changer notre mentalité à l’égard des animaux.De tout cœur, je le souhaite non seulement pour les animaux eux-mêmes mais aussi pour chacun d’entre nous.Marie-Andrée Michaud Toronto, 3 juillet 2002 LIBRE OPINION -?- Des GMF moins « révolutionnaires » que ce que le rapport Clair avait proposé JACQUES FOURNIER Employé dans un CLSC Sur le plan de la rémunération des médecins, les groupes de médecine familiale (GMF), dont le ministre François Legault a fait l’annonce le 4 juin conjointement avec le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), ne ressemblent guère à ce que proposait la commission Clair, pilote du concept.La commission Clair mettait en avant un mode de rémunération à capitation, c’est-à-dire un montant forfaitaire par client, variable selon les caractéristiques sociosanitaires du patient, qui est versé au médecin, pour des périodes définies (par exemple, par année), que le client vienne le consulter ou non.C’est cette forme de rémunération, avec des éléments de mixité, que proposât le rapport à la page 53: «Le médecin de famille travaillant dans un groupe de médecine de famille, en cabinet ou en CLSC, serait rémunéré selon un mode mixte: un montant en fonction du nombre de personnes inscrites et de leurs caractéristiques sociosanitaires, un forfait pour la participation à certains programmes (CHSLD, urgence, programmes de CLSC, populations vulnérables, etc.), selon les contrats ou les ententes, et un montant à l’acte, soit pour des activités spécifiques de prévention, soit pour soutenir la productivité dans des activités où le volume est important.» Or le modèle retenu par le ministre François Legault est essentiellement le maintien de la rémunération à l’acte, avec de généreuses améliorations diversifiées.La rémunération à capitation favorise la prévention et l’approche globale.Pour simplifier, elle incite en quelque sorte le médecin à garder son client en santé pour que celui-ci n’ait pas besoin de le voir souvent! Ce modèle doit cependant être balisé.Ainsi, il faut que des règles empêchent toute discrimination: les médecins rémunérés à capitation ne doivent pas avoir le droit de refuser un client parcè qu’il est trop «lourd», parce qu’il requiert trop de £oins.Aux Etats-Unis, c’est le problème rencontré dans certaines Health Maintenance Organizations (HMO), qui refusent de prendre en charge des cas lourds.Pour pallier cette difficulté, les modes de rémunération à capitation prévoient habituellement des montants variables selon la lourdeur de la clientèle.Le mode de rémunération à l’acte, qui domine au Québec, est le modèle qui, selon l’Organisation mondiale de la santé, empêche le plus le contrôle des coûts: c’est un peu comme un bar ouvert.Les études de l’OMS recommandent de ne pas retenir ce mode de rémunération si on veut contrôler la croissance des coûts.Le mode de rémunération à l’acte est le modèle qui, selon l’OMS, empêche le plus le contrôle des coûts: c’est un peu Qu’en est-il du modèle retenu pour les GMF?¦ Essentiellement, les médecins y seront rémunérés à l’acte, comme mainte- comme nant, selon le nombre d’actes prodigués à leurs clients inscrits.un bar ouvert ¦ On ajoute 7 $ par patient inscrit (14 $ d’inscription pour les plus de 70 ans).Le montant de 7 $ n’est payé au médecin par la RAMQ que lors de la première visite du patient, et non lors de l’inscription.La FMOQ calcule que ces frais d’inscription accroîtront la rémunération de base des médecins de 6 à 8 % par an.¦ On ajoute environ 70 $ de l’heure pour le travail administratif et multidisciplinaire du médecin, qui n’est pas inclus dans les actes.Chaque médecin à temps plein dans un GMF aura droit à trois heures par semaine de ce type de rémunération supplémentaire, soit 210 $.¦ On ajoute 50 $ de forfait quotidien pour la garde de fin de semaine.¦ On ajoute un forfait de 15 000 $ par an pour le médecin-chef du GMF.Dans un premier temps, cela représente 4,8 millions pour les médecins: quand tout le territoire sera couvert, il faudra multiplier cette somme.Bien sûr, les GMF, s’ils sont correctement mis en place, constitueront un progrès pour la clientèle: meilleur suivi, meilleure intégration des soins, présence d’infirmières pour faire la liaison, etc.Mais compte tenu du fait que les médecins venaient à peine de terminer une période de négociation salariale, la mise en place des GMF a constitué une occasion en or d’ajouter quelques cerises supplémentaires sur le gâteau.Le ministère appelle cela des «incitatifs».La rémunération des médecins accapare une part de plus de plus grande du budget global de la santé au Québec.Entre 1996 et 2000, l’enveloppe de la rémunération des médecins a connu une croissance de 13,4 %, passant de 2 240 404 000 $ à 2 553 685 000 $, soit une hausse de 313 millions.Pendant la même période, l’enveloppe de la rémunération de tout le personnel du réseau, autre que les médecins, a augmenté de 2 %, passant de 5 248 560 000 $ à 5 354 903 000 $, soit une hausse de 106 millions (ces données ont été compilées par Claude St-Georges, de la FSSS-CSN).L’objectif n’est pas de critiquer platement ou mesquinement le niveau de rémunération des médecins: on doit tenir compte de nombreuses variables, et les médecins ont droit à une rémunération proportionnelle à leurs responsabilités.Mais il faut s’interroger collectivement et socialement sur les mécanismes qui font en sorte que les écarts se creusent encore et toujours entre les hauts et les bas niveaux de rémunération.Il faut aussi se poser des questions sur le manque d’arrimage entre un statut d’entrepreneur privé et un mode automatique de rémunération par les fonds publics, ce qui favorise une croissance peu contrôlée des coûts.Deux poids, deux mesures Alors que le gouvernement a trouvé les sommes nécessaires à l’implantation des premiers GMF, il n’a pas injecté un sou de plus dans le budget 2002-03 du soutien à domicile, un secteur généralement reconnu comme étant hautement prioritaire.Il a plutôt «convié la société civile» à se ranger derrière lui pour «aller chercher à Ottawa les 225 millions nécessaires à l'implantation d'une nouvelle politique de soutien à domicile».Deux poids, deux mesures?À noter par ailleurs qu’il n’est pas clair que les infirmières des GMF seront nécessairement rattachées aux CLSC.Un contrat serait obligatoire entre la Régie régionale et le GMF mais non obligatoire entre le CLSC et le GMF.Une analyse fine des communiqués du MSSS et de ceux de la FMOQ indique des différences de perception.Les GMF seront-ils des CLSC parallèles, sans administration démocratique?Bref, les GMF sont moins «révolutionnaires» que ce que proposait le rapport Clair.Ils maintiennent essentiellement une rémunération à l’acte.Permet-tez-moi un brin de scepticisme à la lecture des documents du MSSS, qui parlent de «transformation profonde du système». LE DEVOIR.LE VENDREDI 5 .1 U I L L E T 2002 A 7 IDEES Eglise catholique Le temps est venu de parler du rôle du pape JEAN-PAUL LEFEBVRE Journaliste indépendant et essayiste a venue prochaine de Jean-Paul II au Canada est un temps propi,ce pour parler de l’avenir de l’Eglise et du rôle de la papauté, laissant aux historiens le soin de faire le bilan détaillé de son pontificat.Mais après un règne de près d’un quart de siècle, il est impossible de disserter sur l’avenir sans référence à l’héritage que laissera ce , pontife superstar, unique dans l’histoire de l’Eglise.Jean-Paul II a tant parlé et tant écrit qu’il a rendu aphones la plupart des membres du collège épiscopal et figé leurs plumes et leurs ordinateurs.Heureusement, il y a des exceptions.Sinon, j’aurais été figé moi-même! La bonne nouvelle de l’Evangile, c’est que l’amour est semence de bonheur pour l’humanité, à toutes les étapes de son évolution.C’est pourquoi il faut empêcher l’Église issue du ministère des apôtres de Jésus de devenir une secte, ou d’être perçue comme tejle, par la société moderne.A cette fin, il faut que l’Église catholique romaine se rapproche de sa vocation à la sainteté, à l’unité, à l’universalité et à l’ouverture au monde d’aujourd’hui, sans laquelle elle ne saurait être apostolique.B Dans plusieurs régions du monde occidental, l’avenir de l’Église dépendra du nombre de croyants, laies, prêtres et évêques qui se manifesteront, fût-ce à la onzième heure, pour revendiquer leur liberté dans la foi, à l’instar de Paul face à Pierre, affirmant que les gentils ne devaient pas être tenus d’observer les rites et les habitudes des juifs.Dans un monde nouveau, il faut une Église renouvelée! Il est urgent de préparer l’ordre du jour du cqncile Vatican III.La chose est déjà en marche aux États-Unis, en France, en Autriche, en Allemagne.Au Québec, le temps est venu d’y penser.L’ordre du jour d’un nouveau concile concerne tous les baptisés puisqu’il décidera de l’avenir du 1 christianisme dans plusieurs régions du monde, f L’établissement clair et net du principe de la collégia-| lité épiscopale, le rqspect de la juridiction des f évêques titulaires des Églises locales et le rôle important des conférences épiscopales nationales forment : : la pierre d’assise de la réforme nécessaire.En Allemagne, plusieurs évêques ont récemment réclamé le respect de leur fonction de successeurs des apôtres.Je m’en voudrais de ne pas signaler une expérien-; ce particulièrement intéressante.Un «questionnaire européen pour une constitution démocratique de l’Eglise catholique» est actuellement en circulation dans toute l’Europe.La publication par laquelle ce docu-i.ment m’est parvenu est une initiative soutenue par I une trentaine de groupes très divers qui opt en commun un intérêt profond pour l’avenir de l’Église et la volonté de travailler à bâtir cet avenir.PAOLO COCCO REUTERS Le pape, photographié le 24 avril dernier à Saint-Pierre.* w ¦ Déposer aux archives de l’encyclique Humanæ Vitæ L’histoire de cette encyclique, à laquelle le pape ac-, tuel est malheureusement très attaché, a été souvent , | écrite.Elle est longue et triste.Je me contenterai au-; ; jourd’hui de citer le grand théologien allemand Karl Rhaner.En 1978, dix ans après sa publication par le ! | pape Paul VI, il écrivait: «Cela fait partie de l’histoire tragique et difficile à élucider de l'Eglise: dans la pratique comme dans la théorie, celle
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.