Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2006-07-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
ACTUALITÉ Les Montréalais sont accablés par la chaleur Page A 3 w w w .1 e d e v o i r.e o m ?ÉCONOMIE Les grands projets publics aideront la cause du Québec Page B 1 LE DEVOIR Liban : le Canada cafouille Lévacuation des ressortissants canadiens tarde à s'organiser J At tjt'hs NADEAU I.K DIVOIR La jeune Mayssoun Al-Akhrass pleure la mort de plusieurs membres de sa famille dans les bras de son oncle Hussein.La scène se passait hier, à Montréal, où la famille décimée tenait une conférence de presse.Pleurs et colère à Montréal LISA -MARIE G E R V AI S Au lendemain de la commotion créée par l’annonce de la mort des huit membres de leur famille au Sud-Liban, les proches parents et amis des Al-Akhras étaient toujours sous le choc lorsqu'ils ont rencontré les médias hier midi.Au Centre islamique libanais de Montréal, larmes et colère émanaient des déclarations des quelques personnes venues témoigner de leur douleur et de l’inaction du gouvernement par rapport à ce drame.«A/o famille vit un second H-septembre-, a dit entre deux sanglots Mayssoun Al-Akhras, qui a, entre autres, peniu son frère, sa beDe-sœur et leurs enfants morts lorsque la maison dans laquelle ils se trouvaient a été bombardée par les Israéliens à Aytaroun.•Je pleure pour les innocents en train de mourir et pour ma famille [.] qui a péri à cause d'Israël.Je pleure parce que mon pays entier est détruit-, a-t-elle lancé dans un cri du cœur.Depuis le moment où il a appris la nouvelle du décès de son père en marge d’une manifestation qui a eu lieu dimanche sur le boulevard René-Ijévesque, Hassan Al-Akhras.qui a semblé extraordinairement calme à la conférence de presse, a reconnu ne pas vraiment réaliser ce qui se passait.-Mon père aura été enterré sans que je sois là.Jamais je n ’aurais pensé être loin d’eux [des membres de ma famille] quand ils allaient mourir.Jamais je n’aurais cru ne plus les revoir», a-t-il dit en fixant le sol, profondément ému.«Le plus dur, c’est d’être loin et de ne pas pouvoir communiquer facilement.» Pas de condoléances Mise à part la Fondation Jean-Coutu qui lui a offert de l'aide.Mayssoun Al-Akhras a affirmé n’avoir jamais reçu d’appel ni de condoléances de la pari du ministre canadien des Affaires étrangères ou d'un quelconque responsable du ministère.•Personne n’a pris la peine de nous aider», a-t-elle affirmé, «/’ai lu la VOIR PAGE A 8 FAMILLE ALEXANDRE SHIELDS La crise qui frappe1 le Liban met décidément le gouvernement canadien dans l’embarras.Celui-ci peine en effet à organiser l’évacuation de ses ressortissants qui se trouvent dans ce pays, pilonné quotidiennement jur l’armée israélienne.Même si la plupart des pays occidentaux ont déjà commencé à rapatrier leurs citoyens, les six navires loués par le Canada pour faire de même ne seront jxis dans le port de Beyrouth avant demain, dims le meilleur des cas.Ottawa a estime hier que quelque 4500 Canadiens par jour pourront alors être emmenés du liban vers Chypre, «À partir du milieu de la semaine», a-t-on promis au ministère des Affaires étrangères, li» porte-parole du ministère, Ambra Dickie, a ajoute que trois avions, loués également, les transporteront ensuite au Canada.Mais, a-t-elle précisé, le Canada n’a pas encore de plan précis sur la façon de procéder et *on ne peut pas dire quand [l’évacuation débutera), mais ce sera le plus tôt possible».Fit quand l’heure H sera venue, les ressortissants seront informés par courriel ou encore en conummi-quant directement avec l’ambassade canadienne de VOIR PAGE A 8 CANADA Israël intensifie ses raids ^ Le Hezbollah bombarde à nouveau Haïfa Le liban a continué hier d’être la cible de raids israéliens qui ont fait plus de 2(X) morts depuis le début de l'offensive, alors que le I iezbollah libanais a de nouveau bombardé aux roquettes Haïfa, la troisième ville d’Israël, malgré les appels à un cessez-le-feu.Au sixième jour de l'offensive israélienne, au moins 4b rivils ont été tués, dont 12 par un missile qui a touché de plein fouet leur minibus au sud de Beyrouth.Neuf soldats ont egalement péri, alors que les corps de dix membres d’une même famille ont été retirés fies décombres d’un immeuble visé la vrille jwr un rakl aerien.VOIR PAGE A 8 ISRAËL ¦ Ure aulres textes en page A 4, A f» et A 6 Olmert dit que son pays est à «l’heure de vérité» Cirque du Soleil : après les Beatles, la musique afro-américaine Après les Beatles et Elvis, le Cirque du Soleil s’associe à Quincy’ Jones pour créer un nouveau spectacle musical, cette fois sur le thème de l’histoire de la musique afro-américaine, >de l'Afrique au rap», comme le résume lui-même le célébré musicien et arrangeur.Le Devoir a egale- Quincv Jones ment aPPris W* la compagnie montréalaise a récemment embauche le metteur en scene québécois Gilles Maheu et le clown américain David Shiner.Ce dernier dirige le prochain spectacle de tournée (Cirque 2007).• A lire en page B 8 INDEX Annonces — B 4 Avis publics B 5 Culture B 8 Décès_______B4 Économie B1 Éditorial ___A6 Idées A7 Méséo B 5 Monde A5 Mot» croise» B 5 Sudoku B 4 -y f « ^—‘.-x — i cM'vsnVfm B 7 De bouffon à espion Jean Dujardin, l’homme derrière Brice de Nice, atterrit à Montréal pourparler espionnage, colonialisme et bêtise humaine FABIEN DEGLISE A Montréal Jean Dujardin peut enfin renouer avec les promenades dans les rues et la fréquentation des lieux publics sans subir la pression de ses tans.*/étais sur la rue Sainte-Catherine, hier, dit-il.J’ai plus de liberté.Certaines personnes, sans doute des Français, me reconnaissent.Mais ce n est pas familier, intrusif et agressant, comme ça peut litre en France.» A en juger par ce changement de routine, l’homme est effectivement •en vacances ici», comme 0 le dit installe.une cigarette dans la main, sur le canapé de la suite d’un hôtel luxueux du centre-viDe ou ü a posé ses bagages pour une semaine.Avec dans son attaché-case deux missions: faire la promotion de son dernier film.OSS 117, Le Caire, nid d’espions, présenté hier soir pour la premiere fois dans le cadre du Festival Juste pour rire, mais aussi apprivoiser le Québec où il met les pieds pour la premieTe fais.en personne du moins Difficile d’en dire autant des émanations de son cerveau d’etemd adolescent qui.elles, percoient depuis plusieurs années dans plusieurs strates de la population et autant de cours de récréation du Québec.Trois mots suffisent à s'en convaincre »Je fai cassé'» est désormais repris en chœur par une génération imberbe, scolarisée et possédant une connexion a Internet vecteur de probferation de son personnage a l'origine de cette épidémie verbale: le bien nommé Brice de Nice, surfeur aussi pathétique qu'attachant attendant une vague, au bord de la Méditerranée •C’est comme si vous aviez donné un petit cadeau aux gens», résume l’acteur lorsqu'on lui parle de cette contagion de •cassé!», «Ça fart» (pour dire bonjour), •double casse» et autres -baby casse» chez les ados — et ceux qui révent de l'être encore — partout dans la francophonie.-Pourquoi les gens se sont approprié ça?Je ne veux pas le savoir C'est drôle et jouissif parce qu'on ne s'y attendait pas Cest comme une espece de poison qui se répand» a partir de quelques capsules échangées par courriel, pour commencer, et d'un film, Brice de Sice.nommé film le plus populaire de 2005 en France et dont le succès s’est confirmé quelques mois phis tard au Québec.Tourner la page L'art de la casse demeure, contrairement a son géniteur, le surfy blond, que I tu jardin avoue avoir désormais tué.-Brice est mort, bnce-t-ü.Je croîs qu'il est sur sa plage a Nice et qu ’il faut le laisser la fl n y a pas de Brice de Nice 2 possible Peut-être va-t-il ressortir quand j'aurais 70 ans, en vieil indien dans les rocheuses de Nice.» VOIR PAGE A 8 DI JARDIN jac uets Ku>r.Ai ut ur.voit Jean Dujardin à son arrivée à Montréal hier JAf OLKS SADr.AI Ut DtVOia é LE DEVOIR, LE MARDI 18 JUILLET 2006 A 2 •LES ACTUALITES- «Heureux de votre retour» 1 /f i i « e • i i ) i RICK FOWLER REUTERS DISCOVERY a achevé hier, avec son atterrissage en Floride, une mission orbitale de 13 jours dont le succès redonne confiance à la NASA et va lui permettre de reprendre ses vols dans l’espace sur une base régulière.«Heureux de votre retour et félicitations pour cette mission formidable», a déclaré un membre du centre de contrôle peu après l'arrivée de la navette à Cap Canaveral.«Je n’ai jamais vu une navette en aussi parfait état», a dit le commandant de bord, Steve Lindsey, entouré des cinq autres astronautes de l’équipage.«Ce vol a été un énorme succès et nous sommes de nouveau sur les rails» pour le programme de la navette, a déclaré Michael Griffin, l'administrateur de lu NASA.Four Steve Lindsey, les deux objectifs majeurs assignés ont été atteints: tester les modifications faites à la navette et à son réservoir externe pour éviter la répétition de l'accident de Columbia en 2(X)3, et permettre la reprise de la construction de la Station spatiale internationale (ISS).L’ISS est considérée comme essentielle à la conquête spatiale et au programme d’exploration du système solaire énoncé en 2004 par le président George W.Bush, avec un retour des Américains sur la Lune en 2018 et, au-delà, une mission habitée sur Mars.Les ruraux sont davantage portés sur le bénévolat que les citadins BRIGITTE SAINT-PIERRE Une proportion plus grande de résidants des régions rurales que de citadins font du bénévolat, révèle une étude de Statistique Canada rendue publique hier.C’est le cas à la fois des diplômés universitaires et des personnes qui ont terminé des études secondaires ou collégiales.«On a remarqué un paradoxe.Étant donné qu’une plus grande proportion des personnes plus scolarisées font du bénévolat et que la population des villes est plus scolarisée que celle des régions rurales, on pourrait s’attendre à ce que la proportion de gens qui font du bénévolat soit plus importante dans les milieux urbains que dans les milieux ruraux.Or, ce n’est pas le cas», déclare Martin Turcotte, l’un des auteurs de l’étude intitulée L’impact de la scolarité sur l’engagement communautaire: différences entre les régions rurales et urbaines du Canada.L’étude souligne que, dans le cadre de l’Enquête sociale générale de Statistique Canada, 41 % des personnes vivant dans un milieu rural ont déclaré en 2003 avoir fait du bénévolat au cours des 12 mois précédents, comparativement à 32 % de celles vivant en milieu urbain.L’étude rendue publique hier révèle que cette situation s’explique en partie par le fait que les diplômés universitaires sont plus susceptibles de s’impliquer socialement s’ils vivent en milieu rural qu’en milieu urbain.Quelque 63 % des diplômés universitaires vivant en milieu rural ont déclaré avoir fait du bénévolat au cours des 12 mois précédents, comparativement à 42 % de ceux vivant en milieu urbain.Le niveau d’engagement communautaire à la campagne s’explique aussi par le fait que les personnes qui ont un diplôme d’études secondaires ou collégiales (comme plus haut niveau de scolarité) sont plus nombreuses à s’impliquer dans leur collectivité lorsqu’elles vivent en milieu rural qu’en milieu urbain.Une plus grande proportion des titulaires d’un diplôme d’études secondaires ou collégiales vivant en milieu rural que de ceux résidant en ville ont déclaré avoir fait du bénévolat, être membres d’un organisme, avoir participé à d’autres activités politiques que le vote (par exemple avoir pris part à une manifestation, avoir signé une pétition ou avoir contacté un politicien ou un journal pour exprimer ses idées) et avoir assisté à une réunion publique.De plus, les résidants d’un milieu rural qui avaient un diplôme d’études secondaires comme plus haut niveau de scolarité étaient aussi plus susceptibles d’avoir assisté à une réunion publique que les citadins titulaires d’un diplôme universitaire.Pierre Riley, directeur général de la Fédération des centres d’action bénévole du Québec, et Réal Boyer, directeur général du Réseau de l’action bénévole du Québec, ont confirmé que le niveau plus important d’implication communautaire dans les zones rurales est un phénomène que l’on peut observer sur le terrain ou dont on entend parler.«Dans les milieux ruraux, les gens se connaissent.Us connaissent plus les besoins des voisins, de la communauté», mentionne M.Riley.«On peut poser comme hypothèse que le milieu rural est tissé plus serré», ajoute M.Boyer.M.Turcotte et l’autre auteur de Tétude de Statistique Canada Neil RothweD, font valoir que si le niveau de scolarité dans les milieux ruraux atteint celui des villes, «le niveau global d’engagement communautaire rural pourrait peut-être augmenter sensiblement, ce qui aurait des conséquences positives sur le renforcement des capacités des collectivités rurales au Canada».Le Devoir Éleetions partielles dans les circonscrintions de Pomte-aux-Trembles et de Taillon leP14 aoû août 2006 Votre nom est-il inscrit sur la liste électorale ?Vous pouvez le vérifier en consultant l’avis d'inscription qui vous sera transmis par la poste.Voyez-y, c’est votre responsabilité.Du 24 juillet au 1* août 2006, c'est la révision de la liste électorale.Si votre nom n’est pas sur la liste électorale ou s'il y a une erreur à votre inscription, vous devez vous présenter à votre bureau de révision, du lundi au vendredi, de 9h à 21 h.et les samedi et dimanche, de 9h à 17h, entre le 24 juillet et le 1* août 2006.Sans frontières Deux mille responsables de la répression du crime sont réunis à Toronto Toronto — Les terroristes et les trafiquants de drogue ne tiennent aucun compte des frontières, et les instances chargées du maintien de la loi en Amérique du Nord devraient faire de même, a déclaré le procureur général du Canada, Vie Toews, à l’occasion d’une conférence réunissant 2000 responsables de la répression du crime à Toronto, hier.Des délégués de neuf pays assistent à cette conférence annuelle de formation, organisée par l’académie du Federal Bureau of Investigation (FBI) et qui se tient pour la première fois hors des Etats-Unis.A son auditoire, M.Loews a affirmé que le Canada et les Etats-Unis sont un brillant exemple de coopération, mais que tous les pays doivent travailler de concert pour combattre le crime international, comme le terrorisme et le trafic d’armes et de drogue.David Wilkins, l’ambassadeur des Etats-Unis au Canada a déclaré aux délégués que, pour les responsables de la lutte contre le crime, il n'existe aucune frontière entre les deux pays.D n’y a que des frères et des sœurs qui apprennent les uns des autres et s'épaulent mutuellement a-t-ü dit.Selon le chef de la police de Toronto, William Blair, le rassemblement des policiers de divers pays en un même lieu permet de bâtir des relations qui améliorent la sécurité.-// doit y avoir une libre circulation d'infitrmations entre nous pour assurer la sécurité de nos communautés respectives», a-t-il fait valoir.Les délégués à la conférence participeront à des ateliers à huis clos sur diverses questions, allant du bioterrorisme et de la sécurité transfrontalière au vol international de véhicules en passant par l’exploitation des enfants.La conference, à laquelle assisteront le directeur du FBI.Robert Mueller, et le major-general canadien lewis MacKenzie.prend fin demain.Presse canadienne EN H R E F \ X Conservez ces documents, vous y trouverez l’information dont vous aurez besoin pour exercer votre droit de vote.N’hésitez pas à vous y référer ! N'oubliez pas que pour voter, il faut être inscrit et bien inscrit sur la liste électorale.Important! Pour vous inscrire, vous devez avoir la qualité d'électeur et présenter deux pièces d identité.Pour en savoir davantage : • Consultez notre site Web au www.electiortsquebec.qc.ca.• Écrivez-nous par courriel à info@etectionsquebec.qc.ca • Communiquez avec notre Centre de renseignements en composant sans frais te 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846).LF LH RECTEUR GÉNÉRAL Â DES ÉLECTIONS LXi QUÉBEC Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644.Parce qu’un vote, ça compte Tsunami meurtrier Pangadaran — Au moins 105 personnes ont ele tuees hier le long du rivage sud-ouest de File indonésienne de Java par un tsunami cause par un seisme sous-marin.127 autres personnes étaient portées disparues a la suite du tsunami, a declare Putu Suryawan.un responsable de la Croix-Rouge indonésienne.Les personnes mortes dans le tsunami se trouvaient dans les provinces de Loues» de Java, de Yogyakarta et du centre de Java, a ajouté ce responsable.«Cat un bilan prête-minaire.les chtjjrrs peuvent encore changer».jH-û souligne._ Afp t » t LE DEVOIR.LE MARDI 18 JUILLET 2 0 0 R A :> ACTUALITES ' Æm JACQMS N AI) K Al! 1 F DFVOIK Catherine Gingras, du festival Juste pour rire, avait un bon compagnon en cette journée de canicule: l’eau.Chaud, chaud, Montréal ISABELLE LAPORTE / A uand Irene et Petra se sont ré-vv veillées à l’auberge de jeunes-senier matin, elles étaient trempées de sueur, malgré les ventilateurs.«On ne pensait pas qu il ferait si chaud à Montréal!», rient les deux touristes hollandaises, en visé te pour trois jours à Montréal.Il faut dire que fa métropole a connu hier une température un peu inhabituelle.le mercure a monté jusqu’à 32 °C, avec un facteur Humi-dex de 41, alors que le maximum de saison s'élève à 26 °C.Au CPE Mini-Fée, situé à Montréal-Nord, pas question d’aller marcher avec les enfants.Même si on dispose de la ventilation à l’intérieur, «on va se baigner au parc et on arrose les plus petits», af-finpe la responsable.A l’Accueil Bonneau, fa maison, et même fa salle d'attente, sont climatisées, affirme la directrice générale, soeur Nicole Fournier.Ces temps-ci, son principal souci est plutôt de trouver des chaussures pour les sans-abris.La chaleur ne l'inquiète pas trop.«C'est quand même moins dur que l'hiver», lance-t-elle, en ajoutant qu’on s'affaire tout de même à donner «beaucoup de casquettes et de boissons fraiches».Dans les centres d’héberge- ment et de soins de longue durée du centre-ville, les chambres ne profitent d’aucune climatisation.«On surveille les patients les plus vulnérables», affirme Sylvie Val-lières, conseillère en conununica-tion au CSSS Jeanne-Mance.«Au besoin, il y a dans chaque centre au moins une salle climatisée où on peut amener les personnes se rafraîchir.» Pour le reste, on ferme les stores et les rideaux, on donne des bains à l’eau fraiche et on veille à l’hydratation des patients.En après-midi, seul l’Hôtel-Dieu de Montréal signalait l’admission de quelques personnes atteintes de maladies cardiaques ou pulmonaires à cause de la chaleur.Dans les autres établissements du CHUM, dans ceux du CUSM et à Maisonneuve-Rosemont, aucun patient ne s’était présenté pour ce motif.«C'est une chaleur accablante dont il faut se méfier, mais qui ne nécessitera pas la mise en place du plan d’urgence préparé en collaboration avec la Direction de la santé publique, le réseau de la santé et la Ville de Montréal», avise Biaise Lefebvre, agent d’information à la Direction de la santé publique de Montréal (DSPM).Pour que ce plan d'urgence soit mis en oeuvre, il faut que la moyenne maximale atteigne 33 ° C pen- dant trois jours, sans que la moyenne minimale descende sous les 20 °C.Cela n’a pas été le cas ces trois derniers jours.La DSPM continue de suivre 1a situation de près.Heureusement, les prévisions météo pour les prochains jours sont encourageantes.A court tenne, «on va constater un répit.Ça va être plus nuageux, il va y avoir des averses», précise René Héroux, météorologue à Environnement Canada.Les journées chaudes et humides comme hier «créent un certain émoi, mais d'un point de vue météorologique, ce n ’est rien d’exceptionnel», ajoute-t-il.Aujourd'hui, on annonce un maximum de 26 °C, avec risque d’orage.Le soleil sera de retour demain, mais le maximum n’augmentera que d'un degré.On prévoit des averses pour jeudi, puis une alternance de soleil et de nuages pour vendredi, avec des maximums de 28 et 29 °C, respectivement.A partir de samedi, les températures pourraient redescendre sous les normales saisonnières, selon Météomédia.Chez Hydro-Québec, fa chaleur laisse froid.«Notre pointe, c'est /hiver», explique la porte-parole Elo-die Pestel.Lors d’une journée comme hier, on peut observer une consommation maximale d'envi- ron 2 1 000 mégawatts, dont 2000 liés à l’usage des climatiseurs.«Bien des gens pensent que la climatisation entraine une demande particulièrement élevée.» Dans les faits, la situation est «tout à fait gérable».constate Mme Pestel.En somme, on aura connu «une journée inconfortable, sinon pénible pour bien des gens, mais les recommandations habituelles sont de mise», conclut M.Lefebvre, de la DSP de Montreal, en rappelant celles-ci: ¦ Trouver si possible un environnement climatisé.On peut se rendre dans un centre commercial, aller à la piscine municipale ou visiter une bibliothèque.¦ Bien s’hydrater.Boire de l’eau souvent.¦ Eviter les exercices physiques qui demandent beaucoup d’efforts.¦ Surveiller les enfants, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladie chronique, sus ceptibles de s’affaiblir par temps chaud et humide.Croisées devant la Place des Arts hier, à 13h, Irene et Petra n'avaient qu'un projet pour l'après-midi: trouver un parc et s’allonger à l’ombre.Sage décision.Le Devoir Selon une ministre allemande La souveraineté affaiblirait le Québec MARTIN OUELLET Berlin — La souveraineté aurait pour inévitable conséquence d’affaiblir le Québec, a soutenu hier la vice-première ministre.ministre de la Justicç et mairesse adjointe de la ville-Etat de Berlin, Karin Schubert.•Le Québec serait plus faible sans le Canada, a confie Mme Schubert à la Presse canadienne au cours d'une reception au Bureau du Quebec à Berlin.Et le Canada serait (dus faible sans le Québec.» Intervenant sans hesitation dans le débat national québécois, fa vice-première ministre berlinoise a exprime sa profession de foi en faveur •des grands ensembles et des grands blocs, comme le Canada».Un peu plus tôt a Tissue d'une rencontre en tête-a-tète avec le premier ministre du Quebec a l’Hôtel de ville de Berlin, Mme Schubert a dit partager «beaucoup de points communs» avec Jean Charest dont celui de la défense de l'option fédéraliste.•Tous les deux, nous avons intérêt à contenir tout mouvement séparatiste».a-t-eDe dit faisant allusion aux veDéjtés d’indépendance émanant de l’Etat allemand de Bavière.Comme dans le cas des provinces allemandes (landers).fa bonne voie à suivre pour le Québec est d'exercer sa souveraineté dans ses domaines de compétence -tout en étant membre de la fédération».a-t-eDe ajouté.Ce discours sonnait comme de la musique aux oreilles du premier ministre Charest, qui manifestement n’en demandait pas tant «Le succès allemand dans un cadre fédéral nous démontre que le fédéralisme fonctionne, a-t-il commenté.Dans un cas comme dans l'autre, nous concluons qu 'il n ’y a pas de contradiction entre le fait qu 'un “lànder", ou une province comme le Québec, puisse détenir des pouvoirs, même sur la scène internationale, et demeurer a l'intérieur d’un ensemble plus grand.» En juin dernier, le Parlement allemand a entériné une série d’amendements à fa loi fondamentale, qui tient lieu de Constitution, pour accorder davantage d’autonomie aux 16 landers du pays.La recette ne peut toutefois pas s’exporter outre-atlantique puisque le fédéralisme allemand, en dépit de sa réforme, reste nettement phis centralisé que celui du Canada, a fait valoir M.Charest •Nous n’en sommes pas a l’étape des changements constitutionnels.Nous n 'en sommes pas là», a-t-il d’ailleurs tenu a rappeler.Mais aux yeux du premier ministre, fa reconnaissance récente de fa place du Québec a 1 "UNES- CO, la création du Conseil de la fédération et l’exercice du fédéralisme asymétrique figurent parmi les exemples démontrant «que le fédéralisme est assez flexible pour reconnaître les besoins du Québec».Outre Mme Schubert M.Charest a eu un entretien en matinée avec le ministre fédéral et chef de fa ChanceUerie fédérale, Thomas de Maiziere, avant de présider une réception réunissant une centaine de personnes des mi lieux diplomatique, économique et culturel au Bureau du Québec à Berlin.Apres une visite du sie ge social de Bombardier Transport dans 1a capitale allemande, le premier ministre a pris fa route de Dresde, en Saxe, ou il termi nera aujourd'hui son périple en sol germanique.Presse canadienne E N Oison comparaît aujourd’hui Le tueur en sérié Clifford Oison comparaîtra aujourd’hui devant fa Commisswn nationale des liberations conditionneDes ur quitter le pays, a-t-il dit.•Os m a répondu que la situation évoluait sans cesse et qu'il n'y avait rien de certain.J'ai demande quatre .fois et on ne m 'a rien dit de plus précis.» Son amie allemande a appelée l'ambassade d'Allemagne et a reçu la confirmation qu elle serait evacuee.Spencer Osberg a inscrit son nom sur la liste des autorités al- lemandes.Ali Sayed-Ali.un résidant d'Ottawa âge de 23 ans, habite dans le même immeuble que M.Osberg.Lui non plus n'a pas pu avoir d'informations de l'ambassade canadienne, mais un de ses amis travaille là et il est confiant que les services consulaires font tout ce qui est possible M.Sayed-Ali.dont la famille est originaire du Liban, s'etait rendu dans ce pays pour participer à un programme de TONU visant à développer la démocratie.Presse canadienne Lors de son passage à Paris cette semaine Harper ne verra pas Diouf MICHEL DOLBEC Paris — Malgré l’incident diplomatique qui a marqué la venue d’Abdou Diouf au Canada en mai dernier, malgré la guerre qui reprend au Liban, le premier ministre Stephen Harper ne rencontrera pas le numéro un de la Francophonie à l’occasion de sa visite à Paris cette semaine.Au service de presse de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), on confirme qu’aucun entretien n’est prévu, tout en refusant de commenter le choix de M.Harper, qui arrive en France ce matin pour des entretiens avec le premier ministre Dominique de Villepin et le président Jacques Chirac.L’attaché de presse du premier ministre, Dimitri Soudas, a pour sa part affirmé hier que M.Harper aurait souhaité s’entretenir avec M.Diouf et que le bureau de ce dernier a été contacté à cet effet, mais que les horaires des deux hommes ne permettaient pas une telle rencontre.Pésormais, la plupart des chefs d’Etat et de gouvernement francophones qui passent par Paris trouvent un moment pour se rendre au siège de l’OIF, à deux pas de l’Assemblée nationale.Le premier ministre Jean Charest s’était plié à cet usage il y a une dizaine de jours, évoquant longuement avec Abdou Diouf le prochain sommet francophone, qui se tiendra cet automne en Roumanie.Le secrétaire général savait déjà à ce moment que le premier ministre canadien ne lui ferait pas l’honneur d’une visite de courtoisie.«M.Harper et moi, nous nous sommes donné rendez-vous à Bucarest», avait-il dit en réaffirmant que la page était «tournée» sur l’incident de Toronto.En arrivant au Canada, l'ancien président du Sénégal avait été menacé d’une «fouille corporelle», à laquelle il avait refusé de se soumettre (contrairement à ce qui a été dit), ce qui lui avait valu d’être bloqué aux douanes pendant plusieurs heures.Certains observateurs francophones jugent sévèrement Y «attitude cavalière» du chef du gouvernement canadien, qui s’était contenté d’exprimer ses regrets par téléphone à l’ancien président sénégalais.L'ex-ministre péquiste Louise Beaudoin s’indigne elle aussi de Y«indélicatesse» de Stephen Harper.«Compte tenu de l’incident de mai dernier et de la situation dramatique au Liban, ça me paraît inexplicable, incroyable, incompréhensible qu’il ne demande pas à voir Abdou Diouf, a lancé Mme Beaudoin en entrevue téléphonique.C’est comme si, pour lui, la Francophonie et le peuple libanais n ’existaient pas.» Louise Beaudoin, qui s’est prise d’affection pour le Liban à la faveur de nombreux voyages au pays du Cèdre, pense quant à elle que la Francophonie doit faire entendre sa voix de «manière très forte» au sujet de la crise au Proche-Orient.«La Francophonie devrait se réunir d’urgence.U ne fout pas que ça soit la fin du Liban.Il ne faut pas que ce peuple disparaisse.Notre seul instrument, c’est l’OIF, il faut s’en servir», déclare Mme Beaudoin, en invitant le premier ministre Charest à se démarquer de la position «inacceptable» de Stephen Harper.De son côté, l’Organisation internationale de la Francophonie a exprimé hier sa «plus vive inquiétude» au sujet de la «dangereuse escalade militaire» au Liban.Dans un communiqué, le secrétaire général a insisté sur «l'urgence d'une mobilisation beaucoup plus énergique et volontariste de toute la communauté internationale» dans la région, pour «mettre un terme aux opérations armées et aux destructions qu’elles engendrent».Presse canadienne La guerre civile espagnole fait toujours rage dans les esprits GILBERT GRELLET Madrid — Le sort «indigne» réservé aux victimes républicaines de fa guerre civile espagnole (1936-39) alimente un débat acerbe en Espagne entre la gauche et 1a droite, 70 ans après le début de ce confiit meurtrier.Déclenchée le 18 juillet 1936 par un putsch militaire, fa guerre a coupe l'Espagne en deux et fait plus de 500 000 victimes, s'achevant par fa victoire des forces nationalistes de droite et ouvrant fa voie à fa dictature répressive de Francisco Franco (1939-75).Les historiens estiment généralement qu’en dehors des 300 000 victimes civiles et militaires des combats, environ 150 000 républicains et 60 000 nationalistes ont été sommairement exécutés au cours du conlliL Sans parler des quelque 50 000 sympathisants de gauche executes après 1939.Mais si les morts nationalistes ont été pleinement honorés par le regime franquiste, il n’en est pas de même des victimes républicaines, dont environ 30 000 sont encore entassées dans des charniers anonymes sekm ks spécialistes.L'Association de récupération de la mémoire historique (ARMH).qui juge cette situation «indigne».s’efforce depuis plusieurs années d’exhumer des fosses communes ces victimes du franquisme et de rehabiliter kur mémoire.Le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, dont k grand-pere fut tiisUk par ks franquistes, s'apprête à presenter au cours de fa deuxième quinzaine de juiDet un projet de ki dite de fa mémoire historique sur ks victimes des deux camps.Ces initiatives sont peu appre-ckes par le Parti populaire d'opposition (PP droite), qui s'esi déjà abstenu en juin lors d'un vote au Congres déclarant 2006 «Année de la mémoire historique en Espagne» et demandant au gouvernement de rendre hommage aux victimes de fa guerre dvik et du franquisme De telles mesures «essaient d'imposer une t'ente officielle (.].divisent les Espagnols et rouvrent de vieilles blessures», selon un porte-parole du PP.M.Zapatero veut «revaller le fantôme de ces années tragiques», accusent certains médias conservateurs.Il ne s'agit pas de «ressusciter les morts» de cette guerre «manie».ARCHIVES LE DEVOIR Francisco Franco, dans les années cinquante.&> - dans laquelle «tout le monde fut victime».a répondu vendredi M.Zapatero.Mais certaines victimes ont subi un sort «injuste» sous le franquisme et il faut le reconnaître et permettre à leurs proches de les honorer, a-t-il ajoute.La société espagnole, après 30 ans de démocratie, semble vouloir tourner 1a page de la guerre civile et du franquisme, mais le sujet demeure sensible et le retour de la gauche au pouvoir en 2004 a modifie 1a donne.Le succès de fa transition démocratique après la mort de Franco «a nécessite des oublis select#» qui reviennent aujourd'hui à fa surface, a declare au début de juiLet le président espagnol du Parlement européen.le socialiste Josep Borell, lors d'un débat sur le coup d'État du 18 juillet 1936.Le rôle de l'Eglise est notamment reexamine.Phis de 6000 ecclesiastiques ont été assassines pendant fa guerre civile, mais 1T-glise catholique a ensuite «largement fait payer les 'rouges", les vaincus, eu exerçant sur eux une longue et cru die vengeance», selon l'historien Julian Casanova.L'ARM H a appelé le pape Benoit XVI lors de sa recente visite a Valence, a demander -pardon pour la collaboration de l'Église aire le regime franquiste», notamment aux familles républicaines dont •les curés s'opposèrent à ce que leurs proches .fussent enterres dans nn cimetière».Agence France-Presse LE DEVOIR.LE MARDI 18 J l I L L E T 2 0 0 6 A 5 E MONDE CORÉE DU NORD Koizumi reçoit l'appui des membres du G8 Saint-Pétersbourg — Le premier ministre japonais Junichiro Koizumi a terminé hier sur un motif de satisfaction son dernier sommet du G8, obtenant le soutien des autres grandes puissances à une condamnation de la Corée du Nord pour ses tirs de missiles.Les dirigeants du G8 ont évoqué la question de la Corée du Nord dimanche, au lendemain de l’adoption à lunanimité d’une réso lution du Conseil de sécurité de l’ONU.Votée après 11 jours d’âpres discussions, celle-ci condamne les tirs du 5 juillet et exige la fin des programmes de missiles balistiques de Pyongyang.Dans un communiqué, le G8 dit lui aussi condamner les lancements et «exprimer de graves inquiétudes car cela met en danger la paix, la stabilité et la sécurité dans la région et au-delà».«Les membres du G8 ont été capables d’adresser un message clair à la Corée du Nord», a commenté M.Koizumi.Le sommet de Saint-Pétersbourg, son sixième, est aussi en principe le dernier du dirigeant ja-ponais, qui doit se retirer en septembre.Sous son mandat, le plus long d’un dirigeant de Tokyo en 30 ans, le Japon a essayé d’acquérir une stature diplomatique plus conforme à son rang de géant économique et à l’évolution du monde depuis 1945.En 2004, M.Koizumi a pris l’initiative impopulaire dans l’opinion d’envoyer des soldats en Irak pour le premier déploiement de forces japonaises sur un théâtre d’opérations.M.Koizumi a pu annoncer à Saint-Pétersbourg que les sol- M.Koizumi a tissé des liens personnels étroits avec le président George W.Bush dats japonais avaient achevé hier leur retrait du pays sans avoir subi de pertes ni s’ètre servis de leurs armes.M.Koizumi a aussi tissé des liens personnels étroits avec le président George W.Bush, qu’il a retrouvé à Saint-Pétersbourg, et élargi le rôle diplomatique de Tokyo.En route pour le G8, il a effectué la première visite d’un chef du gouvernement japonais au Proche-Orient en 11 ans.Mais cette affirmation du Japon et sa diplomatie plus «agressive» ont aussi créé des frictions avec ses voisins.Les visites du premier ministre au sanctuaire du Yasukuni à Tokyo, haut lieu du patriotisme japonais, a provoqué un tollé à Pékin et Séoul.Ces tensions ont continué de se faire sentir au G8.Le président chinois Hu Jintao se trouve aussi à Saint-Pétersbourg à l’invitation du groupe qui a étendu ses travaux hier aux grandes économies émergentes.Mais les autorités chinoises ont fait savoir, avant son départ, qu’il n’y aurait pas de rencontre bilatérale avec M.Koizumi à Saint-Pétersbourg.Le chef du gouvernement japonais n’a pas non plus réussi de percée dans le contentieux territorial qui oppose le Japon à la Russie sur des îlots des Kouriles depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.Le président Vladimir Poutine lui a simplement dit samedi que les efforts se poursuivraient avec son successeur pour résoudre une question qui empêche toujours la signature d’un traité de paix entre Tokyo et Moscou.Agence France-Presse RDC Marche de journalistes à Kinshasa La presse proteste contre le meurtre d'un des siens Kinshasa — Près de 300 journalistes et professionnels des médias ont marché hier à Kinshasa pour exiger la sécurisation de la presse, après le meurtre le 3 juillet d’un journaliste congolais.Rassemblés à l’appel de syndicats, médias et organisations de défense de la presse congolais, les manifestants ont dénoncé le meurtre de Bapuwa Mwamba, collaborateur du quotidien d’opposition Le Phare, tué par trois inconnus armés à son domicile alors que venait de démarrer la campagne pour les élections présidentielle et législatives du 30 juillet • Tuer un journaliste, c’est priver la démocratie d'oxygène», «Bapuwa Mwamba.un mort de trop» ou «Deux tués en huit mois, c’est trop!», pouvait-on lire sur les banderoles au sein du cortège qui a défilé silencieusement de la gare centrale au siège de la Mission de l’ONU en Répu- «Tuer un journaliste, c’est priver la démocratie d’oxygène » blique démocratique du Congo (MONUC).«Nous espérons vivement que cette marche sera la dernière.Il y a eu en novembre dernier l’assassinat de Franck Ngyke [journaliste au quotidien indépendant La Référence Plus], puis une série d’attaques contre les radios, des menaces ou des violences physiques contre les journalistes», a déclaré Freddy Mulongo, président de l’Association des radios communautaires du Congo, un réseau regroupant 152 stations.Des représentants des médias ont remis à la MONUC un mémorandum adressé au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, où ils rappellent «qu’il ne peut y avoir d’élections crédibles sans une presse libre et que des élections non crédibles risquent d’être un nouveau détonateur pour de nombreux conflits» .Agence France-Presse La Cour autorise de nouvelles poursuites contre Pinochet Santiago — La Cour suprême du Chili a autorisé hier de nouvelles poursuites contre l’exdictateur Auguste Pinochet pour des meurtres d’opposants dans le cadre de l'enquête sur la Caravane de la mort, l’une des affaires emblématiques du régime (1973-90).La Caravane de la mort désigne l’escadron de militaires qui ont parcouru le pays juste apres le coup d’Etat de septembre pour éliminer les opposants a la dicta ture.tuant plusieurs dizaines de prisonniers Le general Pinochet, 90 ans, avait été poursuivi une premiere fois pour 75 assassinats et enlevements dans le cadre de ce dossier.mais la Cour suprême avait clos l'affaire en invoquant la de-mence légère de l'ex-dictateur Dans sa nouvelle résolution, la Cour a approuvé une nouvelle immunité de Pinochet pour les meurtres de deux anciens colla borateurs personnels de Salvador Allende, le président socialiste renverse par le coup d’Etat.Ces deux hommes.Wagner Sa linas et Francisco Lara, dont les corps avaient été abandonnés après avoir été fusillés, ne figuraient pas dans la liste des victimes de la Caravane de la mort lors des premieres poursuites classées sans suite, autorisant un nouveau jugement L’an dernier, de nouvelles expertises médicales, ordonnées par la justice, ont conclu que la santé de l’ex-dictateur lui permettait d’être juge .Agence France-Presse f A kSÉgllI.m Le lera Petra à son arrivée dans le port de Beyrouth hier pour embarquer des ressortissants étrangers.YANNIS HKH KAKIS RKlfTKRS Des centaines d’étrangers fuient le Liban Plus de 100 000 personnes ont gagné la Syrie ces cinq derniers jours Plusieurs pays ont commencé à évacuer leurs ressortissants du Liban hier, la plupart des personnes évacuées transiteront par le port chypriote de Lamaca, à environ 85 Ion à l’ouest du Liban.Un haut responsable israélien de la sécurité a déclaré qu’une coordinafion avait lieu entre Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne pour permettre ces évacuations.La France a commencé hier à évacuer par bateau un premier groupe de 1250 personnes, des Français, d’autres Européens et des Américains, et des centaines d’autres ressortissants étrangers ont continué à fuir les bombardements israéliens contre le Hezbollah au Liban.L’embarquement s’est déroulé dans le calme dans le port de la capitale libanaise, et le départ pour Chypre a eu lieu avec environ deux heures de retard sur l’horaire initialement prévu.Quelque 2000 personnes s’étaient inscrites sur la liste de l’ambassade de France pour être évacuées par Chypre.Dix-sept mille Français sont inscrits auprès des services consulaires au Liban, mais compte tenu des vacances, 14 000 environ sont présents, auxquels il faut ajouter 5000 à 6000 touristes.Le Foreign Office a annoncé que quelque 75 Britanniques avaient été héliportés hier en direction de Chypre.Il s’agissait de personnes prioritaires, familles avec de jeunes enfants ou personnes malades, et pour la suite, «tout dépendra de la situation sécuritaire», a déclaré un porte-parole du Foreign Office.Douze mille Britanniques sont enregistrés au Liban, auxquels s'ajoutent 10 000 binationaux.L'Irlande devait évacuer hier aussi une centaine de ses citoyens par la Syrie, selon le ministère irlandais des Affaires étrangères.Le ministère allemand des Af faires étrangères et la compagnie .Al JIT- JS?f"9 - - J > t MOHAMKI) A7AKIK KI UTVKS Des familles françaises attendaient d'être évacuées hier à Beyrouth.aérienne allemande LTU ont af frété un avion spécial pour rapatrier aujourd'hui plusieurs centaines de ressortissants aile mands.L’Espagne devrait achever aujourd'hui l’évacuation d’environ 450 personnes.Dimanche, quelque 350 Européens étaient arrivés à Rome, et une vingtaine d'Américains étaient arrivés a Chypre à bord d’un hélicoptère de la marine américaine., Hier, les Etats-Unis ont évacué 43 ressortissants par hélicoptère, a annoncé le Pentagone.Un navi re commercial d'une capacité de 750 passagers a été affrété pour évacuer d’autres Améric ains a partir d'aujourd’hui et les conduire a Chypre.Les pays Scandinaves ont accueilli leurs premiers ressortissants qui ont fui le Liban par la Syrie.Quelque 300 Suédois sont arrivés par avion a Stockholm et des milliers d’autres devraient suivre.Le ministère suédois des Affaires étrangères a précisé que 1300 de ses ressortissants s’étaient déjà rendus du Liban en Syrie pour être rapatriés.Plus de 700 Danois ont été évacués par avion de I )amas a Copenhague.I In |x>nt aérien a été établi entre les deux villes, et les autori tés danoises ont affrété un bateau grec attendu aujourd'hui a Saïda, dans le Sud-Iiban, ixnrr évacuer leurs ressortissants bloqués dans cette région.(lus de 170 ressortissants nor végiens sont arrivés a Oslo a bord d’un avion affrété en provenance de Damas.\e ministère norvégien des Affaires étrangères a annoncé l'arrivée imminente a Beyrouth d’un navire pouvant transporter 600 passagers dans le cadre d'une action concertée entre la Norvège, la France et 11 'F.Les Pays Bas ont rnis en place un pont aerien pour rajntrier 300 Néer landais à partir de la Syrie, sur les 700 qui s.- trouvr-nuent au lilran L’ambassade de Suisse a Bey- routh a indiqué que 400 de ses ressortissants avaient émis le souhait de quitter le Liban, dont une quarantaine devait avoir embarqué hier soir à bord du traversier
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.