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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-07-22, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 2 3 J t I L L E T 2 O O « HISTOIRE Le Frère Marie-Victorin meurt dans un accident de la route f "T.Page B 6 ^ M.Harper, la paix î Page B 5 >1^ ERSPECTIVES i PANIKl Aas mal agi, je ne dis ims qu'il n'v a lias là une réelle tragédie — quoiqu’il y en ait bien d'autres dont on n’entend jamais parler —.je dis que î les gens devraient avoir l'honnêteté, même dans un truc aussi insigniliant qu’un sondage, de dire qu’ils ne savent lias.Est-ce si complique, bondance?— Ça doit l'être.Grand Ecran, pour quatre raisons.la première.— Tu vois, tu n'es même i>as capable de dire que tu ne sais pas si c’est si compliqué.1 un des prinei poux dégâts collateraux de la démocratie est Topi nion.Combien de lois entends-tu «oh.vous avez droit à votre opinion»?Bien sûr qu’on a droit à son opinion, mais on a aussi le droit rie dire qu’une opinion est im becile lorsqu'elle Test, la démocratie postmoderne induit que toutes les opinions se valent, alors que c’est bien sûr faux.C’est ça, un sondage: toutes les opinions dans le même bain, les informées comme celles qui sont fondées sur rien du tout.Tu sais bien, mon Gratien, que je prends régulièrement le pouls de mes dissemblables en synto-nisant des tribunes d'opinion.Ben tu devrais voir ce qui arrive quand l'actualité internationale prend le pas sur les sujets plus locaux.Tant que le monde chiale contre les taxes, les nids de-poule ou même la vague de chaud, tu te dis ouais, au moins ils sont aux premières lignes, ils ont appréhende la situation dans le concret des choses Mais dès que ça dopasse le coin de rue.aïe aie aie.Ah! si vous saviez monsieur, les Juifs sont comme ci.les Arabes sont comme ça, et vous savez monsieur moi j’ai rien contre les Libanais d'ailleurs j'ai un voisin qui est Libanais et il est très propre et Iran quille même s'il a un peu trop d éniants, et j'en ai vu à la télé qui ont presque pas Tair de terroristes.Et si tu savais, mon Ti-Pet.tout ce qu'on découvre soudain comme experts du Hezbollah, et de la politique étrangère syrienne, et du sionisme, et de tout «ce monde là-.S'il n'avait fait si chaud, j'en aurais ete glace d'effroi.— Donc, finalement, votre toi en la s.igesso humaine.Grand-Voile, c’était un canular?— Sais-tu quoi?Je pense que je ne sais pas.Mais si on me |X's.ut la question dans un sondage.jdiona letie mir.corn Le nuage de Tchernobyl revient hanter la France Vingt ans plus tard VIADIMIR REPIK REUTERS A-t-on voulu cacher la vérité à la population française sur les conséquences de l’accident de Tchernobyl?fàv T • V> ^ If*'.CHRISTIAN RIODX C tétait le 30 avril 1986, a la veille d’un jour férié, alors que toute la France se préparait à partir en vacances.L’homme était sur toutes les télévisions afin de rassurer les Français.Il n’y avait pas à s’inquiéter et aucune mesure de près caution n’était nécessaire.«Business as usual», tel était le mot d’ordre en cette belle journée de printemps.On vit même de séduisantes Miss météo expliquer longuement à la télévision comment le nuage né de l’explosion d’un réacteur nucléaire en Ukraine avait évité la France grâce à.im anticyclone providentiel! Il laudra quelques jours pour découvrir que la plupart des pays environnants avaient incité leur population à ne pas consommer de légumes frais.Les maraîchers et les producteurs de lait avaient été mis en garde au Danemark, en Italie, en Allemagne et en Ecosse.Les Belges avaient décrété le confinement du bétail et recommandé de bien laver fruits et légumes.Mais pas en France: le nuage radioactif s’était arrêté à ses frontières comme par miracle.Im mise en examen de Pierre Pellerin, qui dirigeait alors le Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), vient de ressusciter cet épisode vieux de 20 ans.Aujourd’hui âgé de 82 ans, Pierre Pellerin est soupçonné de «tromperie aggravée» pour avoir minimisé sciemment l’ampleur des retombées du nuage de Tchernobyl en France, ce qui aurait empêché de prendre les mesures de prévention adoptées dans les pays voisins.Six ans après le dépôt des premières plaintes, la justice française réagit enfin aux requêtes de la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité et de l’Association française des maladies de la thyroïde.Plus de 500 personnes, atteintes pour la plupart de cancer de la thyroïde, s'estiment victimes de la négligence des autorités de l’époque.Selon le prix Nobel Georges Charpak, le bilan du nuage pourrait atteindre 300 cancers mortels.Mais de nombreux scientifiques sont beaucoup plus nuancés.Un rapport de l'Institut national de veille sanitaire concluait que Tchernobyl pourrait être responsable de 7 à 55 cancers de la thyroïde dans Test de la France.Pour en avoir le cœur net, la juge en charge de l’instruction a demandé une enquête dans 13 villages corses particulièrement touchés par la radioactivité.Il s’agit de recenser la progression des cancers dans la population qui avait moins de 15 ans à l’époque.Le lien de causalité entre ces pathologies et le passage du nuage n'est cependant pas évident pour tous.Selon l’Institut de veille sanitaire, la hausse de ces cancers serait essentiellement due à une amélioration du dépistage.Une étude du professeur Jean-François Viel réalisée en 2002 sur les cancers thyroïdiens des enfants de Franche-Comté conclut à «un impart non prouvé».La France épargnée?Si les effets des radiations ne font pas l’unanimité, il apparaît de plus en plus évident que les autorités françaises n'ont pas donné toutes les informations quelles détenaient.Cela fait 20 ans que la Commission de recherche et d’informations indépendantes sur la radioactivité accuse Pierre Pellerin, d'avoir «joué un rôle déterminant» au moment de l'accident de Tchernobyl en prononçant des «affirmations absurdes et irresponsables».Selon l’organisme, l’expert a «triché de façon ehontre sur l'appréciation de la contamination afin défaire croire à un événement complètement insignifiant ne nécessitant aucune mesure de protection».Plus Tenquète avance, plus elle apparaît comme un épisode de désinformation digne des anciennes republiques soviétiques.Alors que la Suède lance l’alerte 48 heures après l'accident survenu le 26 avril, le lendemain les services du docteur Pellerin ne constatent «aucune elevation significative de la radioactivité» sur le territoire français.Le 30 avail, le SCPRI annonce bien «une légère hausse de radioactivité atmosphérique» dans le Sud-Est.mais «non significative pour la santé publique».Le lendemain du passage du nuage, le 2 mai, de nombreux pays européens mettent en place des mesures de prevention.Pierre Pellerin.lui, persiste et signe: «Il fiiudrait imaginer des élévations 10 (HH) ou KX.) (MX)pis plus importantes pour que commencent à se poser des problèmes significatifs d’hygiène publique», écrit-il.Dans les jours qui suivent, selon le SCPRI, la radioactivité est revenue «à une valeur voisine de celle qu elle était avant l'accident».Le ministère de T Agriculture déchiré lui aussi que «le territoire français, en raison de son éloignement, a etc totalement épargne par les retombées de radionucleides A aucun moment, les hausses observées de radioactivité n 'ont cause le moindre problème d'hygiène publique « Pourtant, alors que la Commission euro- péenne recommande des taux maximaux de radioactivité dans le lait de 500 becquerels par kilo, une carte du SCPRI indique des taux supérieurs au cours de la première semaine de mai.Il faudra attendre le 10 mai pour que le Dr Pellerin admette au bulletin de nouvelles de TFT que les retombées ont pu atteindre 400 fois le niveau de radioactivité précédant l’accident.L’expert se garde bien de parler de la hausse des concentrations radioactives dans les régions où le nuage s’est transformé en pluie.Le 14 mai, les épinards d’Alsace seront néanmoins interdits à la consommation.11 faudra attendre 1997 pour que l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN) publie des cartes de contamination indiquant des retombées moyennes allant jusqu’à 6 (XX) Bq/m dans le quart est de la France.Les cartes du SCPRI de 1986 indiquaient des activités totales de seulement 500 Bq/m.Depuis le 2 mai dernier, on peut même lire sur le site Internet de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) que la carte des dépôts de radionucléides du 7 mai 1986 «ne représente que la part sèche des dépôts» et, de ce fait, «présente l'inconvénient d'occulter totalement la part humide des dépôts, formée à l'occasion des pluies tombées entre le l et le 5 mai 10X6.dont on sait qu'elle constitue la fraction majoritaire des dépôts dams l’est de la France».Un mensonge d'Etat?Pur produit de l'aristocratie française du nucléaire, Pierre Pellerin a fondé le SCPRI en 1956 et Ta dirige d’une main de fer pendant 36 ans.Avec ses 120 salariés, l'organisme était chargé de la protection de la population et de la prévention contre la radioactivité.I );uis im pays qui produit presque toute son électricité grâce au nucléaire, la responsabilité est de taille.Pourtant Pellerin est depuis toujours un ardent défenseur de l'énergie nucléaire.En 1974, il estime que «le veritable danger serait que l'opposition à l'énergie nucléaire ne se généralisé et mette alors réellement en cause le développement indispensable de cette source d’énergie particulièrement saine».Durant la même période, il s'oppose à la mise en œuvre de mesures de securité excessives» dans k's installations nucléaires ahn de ne [vas provoquer «une anxiété iniustificr».L'enquête en cours pourrait reveler que.loin d'être le fait d'un seul homme.Tordre de dissimuler des informations serait venu de plus haut, les documents saisis par la justice contiennent en effet des notes manuscrites prises fors d’une reunion ministérieDe présidée [vtr le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, le 16 mai 1986, indiquant «des chiffres qui ne peuvent pas être diffusés» et du «lait de brebis avec plus de 10 000 Bq/L».La semaine dernière, Pierre Pellerin a d’ailleurs dû s’expliquer à propos d'un document publié par Le Figaro.Il s’agissait d'une note adressée au premier ministre de l'époque, Jacques Chirac, par Michel Lajus, secrétaire general du comité interministériel de la sûreté nucléaire (SGCISN).U fonctionnaire critiquait les méthodes du Dr Pellerin et lui reprochait d’avoir dissimulé des informations.«Le directeur du service [Pierre Pellerin] s'arroge un pouvoir d’appréciation sur l’opportunité de communiquer des informations à l’égard des pouvoirs publics», écrit-il.«Lorsqu’il s’agit de l’information des médias et du public, il s’agit de l’appropriation au niveau d’un service d’une responsabilité gouvernementale et d’ordre politique lourde de conséquence», concluait le responsable.Mais il semble que Pierre Pellerin ait une vision très particulière de l’éthique en matière d'information.Le 13 juillet dernier, le quotidien Le Monde révélait qu’il aurait secrètement orchestré sa propre défense en 2003.Selon les informations recueillies grâce à des écoutes électroniques, ce serait en effet lui la plume qui se cache derrière un article signé en juin 2003 par trois éminents spécialistes de la médecine nucléaire.L'article soutenait qu’en France les «retombées [nucléaires] ont été très inférieures à celles qui auraient pu justifier des contre-mesures autres que le contrôle des denrées importées».lierre Pellerin dit n'avoir reçu aucun ordre du sommet de TEtat.Mais la juge Bertella-Cieffroy convoquera dans les prochaines semaines les dj-recteurs de cabinet et conseillers des ministres de la Santé, de l’Industrie, de l’Environnement et de l’Agriculture de l’époque.En pleine annee électorale, et alors que l'affaire Clearstream n'est pas terminée, Tenquète pourrait nous en apprendre encore un peu plus sur la pratique du secret dans l'administration française.Mais, 20 ans plus tard, les choses ont-elles changé?Pas vraiment, selon le ministre de l'Environnement de Tepoque .Alain Carignon.qui déclarait au journal Le Monde que la reaction «serait tout aussi mauvaise» si la catastrophe avait lieu aujourd’hui «Parce que les fondements de ces dysfonctionnements sont toujours là.U y a une tradition française de haute administration, porteuse de l’intérêt général une notion quasi religieuse.que l’on ne remet pas en cause.» Correspondant du De»voir à Paris DROITS StTTfc DE LA PAGE B t la question du mariage mettait un point final (à moins bien sûr que les conservateurs rouv rent le dossier) au processus de recon-naissance des droits de cette minorité entame avec Trudeau.«Il y a eu une évolution incroyable de nos droits entre 1969 et dlM)5, rappelle Laurent Mec'auteheon.president de la Fondation F mergence.On est frisse de la di'cn-minalisation au mariage.Avec l'union civile et le mariage, on a fiiit sortir du defrit la question de la relation sexuelle: on reconnaît maintenant la t'alcur de la relation amoureuse et affretue C'est un fris important » Aux yeux de T avivai Julius Grey, cette evolution des droits des homosexuels représente un avancement aussi grand que celui obtenu [xu fos Nous, k-s femmes ou fos juits au til des années -Il y a ans.çaurait ete impossible.dit-il ./r me souviens que j'essayais de faire en sorte qu’on accepte des réfugiés parce qu 'ils étaient homosexuels (et qu’ils pourraient être maltraites chez eux), mais il y avait un mur.Son fris que les gens étaient homoplhfoes.mais il y avait quelque chose qui est maintenant tombe.C'est une grande victoire.» Victoire qui n’est toutefois [vis complete, estime Laurent McCatcheon.(ai il y a toujours des préjuges à faire tomber au Quebec et au Canada.«Le juridique est règle, mais il reste à travailler l’égalité sociale.On lit dans une société tolérante, pas de doute.On n’est plus à téfryue île nos premières manifestations, où on se fiiisait injurier, [.evolution a etc incroyable.Mais ca ne l'eut pas dire que tout le momie l’accepte.» Un sondage realise par Léger Marketing en 2004 révélait ainsi qu'un Canadien sur deux considère HiomosexuaKte comme une chose anormale.même s'ils sont prêts a la tolérer, invites en ce sens par k-s fois.C'est un peu pourquoi M McCatcheon milite pour doter fo Quebec d'une politique nationale de lutte contre l'homophobie, afin «que chaque pro- gramme du gouvernement tienne compte de cette question».Pour ceux qui n'en sont pas encore là.toutefois.la Declaration de Montreal qui sera acheminée a 1 ONT après la Conference internationale sur les droits humains des LGBT (lesbiennes.gais, bissexuels et transgenres) revêt une importance particulière.En preouverture des Outgames.la Conference se tiendra de mercredi a samedi a Montreal, et plusieurs ateliers sont prevus autour de la question des droits garantis des LGBT à travers le monde.•Je ne pense pas qu ’une declaration comme ça changera notre quotidien du jour au lendemain.exprime Robert Biedron.Mais ce type de document signé par une foule de pays est important pour la reconnaissance de noire dignité.Sous parlons d'êtres humains, ici.» Qui demandent essentiellement le droit de vivre librement.Le De voir i LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 2 3 J f I L L E T 2 0 0 6 B B P E R, S P E C TIV E S i » Des Palestiniens brandissaient la photographie d’Hassan Nasrallah lors d’une manifestation cette semaine.isrm J À la tête du Hezbollah depuis 14 ans Hassan Nasrallah est devenu l’ennemi numéro un d’Israël M O U N A N A ï M Beyrouth — Dans sa dernière représentation de celui qu’elle considère comme son «ennemi numéro un», et qu'elle s’affirme résolue à éliminer, l’armée israélienne dépeint le se crétaire général du Hezbollah, seyyed Hassan Nasrallah, sous la forme d'un boa prêt à étouffer les Libanais et le Liban.Imprimé sur des centaines de tracts lâchés par avion sur des localités du Sud-Liban, ce dessin est accompagné d'une légende en arabe qui met en garde contre l’homme, accusé de double langage: «Dota en apparence, venimeux en réalité.» Ce qui rend l’anecdote piquante, c’est que le seuil responsable arabe dont les propos sont pris au sérieux par les dirigeants israéliens est, de leur propre aveu.ce même Hassan Nasrallah.Pour ses partisans, le secrétaire général du Hezbollah est le premier «après Dieu et ses prophètes».Il est aussi très respecté au sein de la communauté chiite en général.L’ensemble des libanais ont pour lui de la déférence, parce que, disent-ils, «il ne ment pas, ni ne parle pour ne rien dire».Ils attribuent — au moins en partie — à la guérilla du Hezbollah le mérite d’avoir forcé l’armée israélienne, en mai 2000, à se retirer de la zone qu’elle occupait depuis 22 ans au Sud-Liban.Parce qu’il les venge de ce qu'ils considèrent comme la «lâcheté» et la «capitulation» de leurs gouvernements, de larges fractions de l’opinion publique arabe admirent, elles aussi, seyyed Nasrallah.Il incarne pour elles un condensé de trois icônes du siècle précédent: Gamal Abdel Nasser, Yasser Arafat et l’imam Khomeiny.Si l’intéressé n'apprécierait pas forcément la référence aux anciens présidents égyptien et palestinien, l’évocation du père de la révolution iranienne doit, en revanche, lui faire chaud au cœur.Khomeiny est en quelque sorte son père spirituel.Cette filiation revendiquée et le mouvement d’empathie dont il jouit au sein des opinions publiques arabes font de Hassan Nasrallah un trublion inquiétant, qui plus est chiite, aux yeux des gouvernants d'une region à écrasante majorité sunnite.Aversion pour al-Qaïda Il est accusé, non seulement par les Etats-Unis et Israel, mais aussi par certaines forces politiques au Liban, d'être l’homme de l'Iran et de son allié, la Syrie.11 s’en défend vigoureusement et, tout en s’honorant de son amitié et de son alliance avec ces deux pays, il revendique un patriotisme libanais au-dessus de tout soupçon.Hassan Nasrallah a par ailleurs une aversion quasi viscérale pour le mouvement djihadiste al-Qaïda qui, à ses yeux, travestit l’islam.Peu lui importe que le Hezbollah soit placé sur la liste des organisations «terroristes» dans certains pays occidentairx: la résistance à l'occupant, souligne-t-il, est un droit légitime.Hassan Nasrallah est animé par une foi inébranlable en la justesse de la cause qu’il défend: le refus de l'occupation et de tous les comportements qui en découlent.Israël, dans son vocabulaire, est «la Palestine occupée».mais il a circonscrit la lutte du Hezbollah aux limites du territoire libanais.Il se veut le défenseur du Liban contre «toute velléité future d'agression israélienne» et le héraut de la libération des parties encore occupées de son territoire.Cela fait un peu plus de 14 ans que seyyed Nasrallah a été porté à la tête du Hezbollah.11 a accédé à cette fonction après l'assassinat par Israël, en février 1992, de son prédécesseur, Abbas Moussaoui.Le titre de «seyyed» indique que cet homme de religion, au visage rond, à l’épaisse barbe noire et au regard direct, aujourd'hui âgé de 1b ;ms, appartient à la filiation du prophète Mahomet.Fils d’une famille de condition très modeste originaire du Sud-Liban, il est père de quatre enfants, dont l’ainé, Hadi, est mort en «martyr» au Sud-Liban en 1997.Coups de boutoir Sous la direction de Hassan Nasrallah, le Hezbollah, par ses coups de boutoir, a incontestablement contribué à accélérer la décision d’Israël de se retirer du Sud-Liban.En 2004, il a obtenu la libération de 30 Libanais et de 420 Palestiniens détenus par Israël, et la resti tution par l'Etat juif des corps de 60 libanais tués au combat.En échange, Israël a récupéré un colonel de réserve capturé vivant, ainsi que les corps de trois soldats tués en 2001, C’est pour libérer les trois Libanais toujours détenus en Israël que le Hezbollah a enlevé deux soldats israéliens le 12 juillet.Ces trois hommes auraient dû faire partie de l'échange de 2004, mais ils en avaient été ex dus en raison de divergences au sein du gouvernement israélien.Hassan Nasrallah, qu'on dit fin stratège, a-t-il cette fois bien mesuré l'équilibre des forces régionales et internationales?A-t-il prévu que la réaction d'Israël serait si brutale?A la manie re d’un joueur de poker, fort de plusieurs suc cès, a-t-il joué la partie de trop, au risque de tout perdre, y compris, dans son cas, la vie?Le Monde Des chars israéliens à la frontière avec (.aza.NATHAN W| 11/MAN KM ! K*' PROCHE-ORIENT Sl ITE DE LA PAGE B 1 Damas n’entretient pas avec ces deux mou vements des relations de maitre a sujet.Le Hezbollah est un parti profondément ancre dans la realite libanaise, représenté au gouver nement et au Parlement; le Hamas est une emanation des drames palestiniens: l’un et l’autre existent indépendamment de la Syrie.Mais les liens tisses avec Damas sont tels qu’on imagine mal la branche damascene du Hamas et le Hezbollah ne pas sollkiter un feu vert tacite des Syriens avant de se lancer dans l'enlevement de soldats israéliens.Damas ne decide sans doute pas mais laisse faire.Pourquoi?L’appui au Hamas — une formation idéologiquement très éloignée du laïcisme du parti Baas au pouvoir a Damas — est politique et stratégique: c’est une carte syrienne pour continuer a jouer un rôle au Proche-Orient, pour être partie prenante a tout reglement is-raek>palestiruen Le Hezbollah est lui.un albe privilégié de la Syrie au Liban.Egalement parraine par la Re publique islamique d’Iran, le Hezbollah symbolise l'alliance régionale, militaire et politique, conclue entre Teheran et Damas, les «radi eaux» de la regioa Le president syrien.Bachar al-Assad, n'a toujours pas «digéré» d'avoir dû ordonner l'an passé le départ de ses troupes du pays du Cedre.Il a cédé a la pression de la communauté internationale: les services syriens étaient soupçonnés d’avoir commandite l'assassinat d’un ancien premier ministre libanais.Rahc Hariri, lequel menait l'opposition a l'occupation continue de son pays par la Syrie Pourquoi laisser le Hezbollah provoquer Israël avec les enlevements du 12 juillet?Pour prouver que le üban est incontrôlable et ingouvernable sans la Syrie.Pour provoquer une reaction de Tsahal qui va humilier et affaiblir le gouvernement libanais de Fouad Siniora et sa majorité antisyrienne.Bref, pour venger un départ du Liban qui a mis fin aux nombreux profits que le regime al-Assad tirait de sa presence dans un pays dont la Syrie n'a historiquement jamais accepte l’independance Hypotheses réalistes même si eDes sont difficiles a démontrer Mansuétude américaine Officiellement.l’Iran affiche son soutien politique au Hamas palestinien et ne cache pas ses étroites relations avec le Hezbollah Mais sU se declare etranger aux enlevements du 12 juillet, il est difficile d’imaginer que la Repu biique islamique n’a pas accorde un feu vert au moins tacite a ses protégés libanais du Hezbollah.Quel intérêt pour l'Iran, dira-t-on?I.e 12 juillet est le jour ou les interlocuteurs de Teheran dans le dossier du nucléaire décident de saisir a nouveau le Conseil de sécurité de l’ONU, tant l’Iran manifeste une mauvaise volonté.Coïncidence?Peut-être Mais si l'Iran, dans l’epreuve de force en cours sur son programme nucléaire, avait voulu faire une demonstration de sa capacité de nuisanc e en lais sant opérer le Hezbollah?Ou donner aux Etats-Unis un avant-goût de ce qui les attend en cas d’attaque sur les installations nucléaires iraniennes?la mansuétude manifestée par les Etats-Unis pour l’intervention israélienne contre le Hezbollah au liban est interprétée par certains comme un avertissement que- Washington adresse a Téhéran.Les différents protagonistes du chaos proche-oriental ne calculent pas toujours les consequences de leurs actes, lœs événements des dernieres semaines pourraient entrainer les uns et les autres bien au-dela de ce qu’ils souhaitaient au depart: la region ne manque pas de precedents ou un drame- majeur est né d’une sérié de dérapages incontrôlés.Le Monde Conflits au Proche-Orient Les clefs pour comprendre La résolution 1559 Adoptee à l'ONT en septembre 2004, en reaction à Li reconduction autoritaire' du président libanais Emi le lahoud par Damas, elle exige le retrait total des forces étrangères du Liban et la dissolution des milices.Hezbollah inclus.Elle fixe aussi les frontières du Liban avec ses voisins.Le Hezbollah Mouvement armé fonde en 1962.avec le soutien de l'Iran et de la Syrie, à la suite de l'invasion israélienne, il est devenu un parti politique chiite lihan.üs Jusqu’en 2000, il a combattu pour la liberation du Sud-liban, qu'il contrôle maintenant.Lahoud, un président contesté Emile lahoud est reconduit en septembre 2tXM à la présidence du 1 iban grâce à la prolongation de son mandat par le parlement, soumis à des pressions prosyriennes.Depuis octobre 2006, si démission est exi geo liai 55 % des parlementaires qui le soupçonnent d'être lie à l’assassinat de l'ancien premier ministre sunnite Katie Hariri.1982 Israël envahit le liban en juin 1982, puis assiège Beyrouth (opération Paix en Galilée).En août, l’Oi gunisation de liberation de la Palestine (OU1) enta me l'action d’évacuation de Beyrouth, sous protection multinationale le 14 septembre, le nouveau pré sident libanais, Becltir (iemayel, est assassiné.Quelques jours plus tard, ont les massacres d;uis les camps palestiniens de Sabra et Chutila.Prisonniers palestiniens Ils sont (MIX), dont 126 femmes et 3(X) mineurs, à être détenus en Israël.le Hamas et le Hezbollah reela ment «la liberation de prisonniers antbes et palestiniens des prisons israéliennes» 1a* dernier échange de ce typ' entre Israël et le HezlxiUah date du 29 janvier 21XM.Ia- liban f Un Etat multiconfessionnel ¦ Lingues: arabe (langue officielle), français et anglais ¦ Année de création: 1944 ¦ Superficie: 10 452 km2 ¦ Capitale: Beyrouth (1,6 million dTiah.) ¦ Viîles principales: Tripoli (228 (XX) hab.), Saïda (140 (XX)), Tyr (130(XX)), Baallieck, Zahlé (125 (XX)) ¦ Urbanisation: 60% ¦ Densité: 382 habitants au km Population ¦ 4,5 millions d'habitants ¦ Religions: pays multiconfessionnel, formé princi paiement de 12 communautés chrétiennes (maronites, orthodoxes, catholiques), cinq communautés musulmanes (chiites, sunnites, druzes) et une minorité juive.En tout, environ 37 % de chrétiens et 63% de musulmans.¦ Espérance de vie: 67 ans ¦ faux d'alphabétisation : 80 % Politique ¦ Regime politique: république,parlementaire ¦ IVésident de la république : Emile lahoud, pro-sy rien, president depuis 1998.Kn 21X14, son mandat a été prolongé jusqu'en 2C AN (2fX)2) ¦ 1111 par habitant: moins de 71.lïO$CAN euros (2tXH) ¦ Taux de croissance du PIB: nul (2(X>5) ¦ Taux de chômage : 20% ¦ faux d’inflation: 1,9 %en 2005 Israël 6,8 millions d’habitants ¦ Langues officielles: hébreu et arabe ¦ Superficie 20 700 km (hors plateau du Golan) ¦ C ajMtale: Tel-Aviv ¦ Villes principales: Tel-Aviv, Haifa, Beer Sheva, Jérusalem.Population ¦ h,H millions d'habitants ¦ Religions: judaïsme (81 %), islam (15 %), christianisme, (2,1 %), druzes (1.7 %) ¦ Espérance de vie 79 ans ¦ Croissance démographique: «l.O'X ¦ Taux d’alphabétisation: 95,4 % Politique ¦ Régime- politique démocratie parlementaire sans constitution ¦ Président de l’Etat: Moshé Katzav Pouvoirs uni quement protocolaires.¦ lYemier ministre: Khoud ( Hmert, depuis mai 'Jftlh A succédé a Ariel Sharon a la tête du parti Kadima (centre).Gouvernement de c oalition, impliquant no tainment, en plus de Kadima, le Parti T ravailliste, le Parti des Retraités National Post, le Calgary Hemld.le Victoria Times-Colonist et plusieurs journaux de la chaîne Sun Media.Le Toronto Star, qui a publie une grande diversité de points de vue sur cette crise, relève sans taire de commentaire, mais avec' un loger ton de reproche, que Harper est le seul leader à ne pas avoir invité 1s raël à la retenue.1-t' quotidien se demande toutefois comment il est possible de doser l’autodéfense et de repondre à des milices qui ont pleine liberté de mouvement au li-ban et dans la bande de Gaza et jouissent de l’appui matériel et financier de la Syrie et de l’Iran.Personne n’a une réponse claire.ajoute le Star, mais la retenue est de mise quand même, dit-il.car s’attaquer au Liban pour arrêter le Hezbollah pose le risque d’ébranler la mauvaise' cible, soit le faible gouvernement libanais qui n'a jamais vraiment eu les moyens de désarmer la milice chiite.Des bombardements aeriens ne peuvent, à eux seuls, y parvenir, mais ils risquent d'accentuer l'amertume et la rage militante.Le Star refus»' cependant de faire porter le fardeau uniquement à Israël.Il note que k's Israéliens et les Palestiniens ont été près de s’entendre à quelques reprises, avant de voir leurs efforts ruinés par ks extrémistes armes, soutenus par h Syrie et l'Iran.Si une intervention non militaire de la communauté internationale est requise pour calmer k1 jeu au Liban, efie doit cibler les deux camps, et donc ces pays aussi.Chroniqueur au même journal.James Travers a etc plus direct dans ses commentaires sur Harper.«Im repumse originale de Harper manquait d’equilibrr.En soutenant sans reserve les Inmbardements isme» liens qui touchaient tant les civils que les cibles du Hez- bollah, le premier ministre n’a pas su prendre en considération la menace posée à la stabilité régionale, ni les questions soulevées par la presence de Canadiens vivant ou visitant le Liban.» Le Globe and Mail prend note des critiques adressées à Stephen Harper mais le quotidien semble partager son avis.Aucun pays ne peut rester I.ei presse ks bras croises face à des attaques injustifiées contre son territoire, dit le Globe.Et 'lions un voisinage aussi dangereux que celui où rit [Israeli, tendre l'autre joue n 'est pas une option.[.„] L’ampleur de la réponse israélienne correspond à l’ampleur de la menace* posée par le Hamas et le HezboL tin Cn miiln lah qui semblent travailler de concert.Le Globe reconnaît cependant qu'lsraël doit être prudent car le gouvernement libanais est fragifr et k' pays du Cèdre vient à peine de sortir de l’emprise de la Syrie.Comme le Star, le Globe dit qu'Israël «a raison de frapper tort, mais il doit s ’assurer de,trapper la bonne cible».Voix discordantes 11 y a bien eu quelques voix discordantes parmi les chroniqueurs.Michael Harris, du Ottaun Sun.a ete un des premiers à mettre en doute la répliqué choisie par Israel.Harris rappelle qu’en 2004, .Ariel Sharon avait répondu par un échangé de prisonniers à l'enlèvement d'un homme d'affaires israélien qui était egalement réserviste.Aucune goutte de sang n'avait été versée.Le premier ministre actuel a quant à hii choisi d’attaquer Gaza et le sud du liban.d'arrêter une partie du gouvernement palestinien, de détruire des infrastructures.Dans un monde respectueux de la toi et de l’ordre, il existe un droit a l'autodetense.dit Harris.mais ce dernier est assorti d'un test essentiel: la proportionnalité.Sinon, c’est le Far-West.Harris cite le code criminel canadien selon lequel, pour se défendre.on doit n’avoir recours qu’à la force nécessaire pour empêcher un assaut ou une repetition de celui-ci.Selon Harris, l’histoire montre qu’aucune attaque n’etait necessaire pour obtenir la libération de-otages.O en conclut que la répliqué était un acte de «violence premeditee* qui a provoque plus de pertes que l’acte initial, un derive de cette guerre preventive prônee par l’administration américaine.Des analystes ont d’ailleurs écrit dans plusieurs journaux que les objectifs d’Israël ne se limitaient plus à libérer les otages et que l’Etat hebreu attendait un prétexté pour s'attaquer ainsi au Hezbollah.A l'oppose du spectre idéologique, on retrouva , comme tout un chacun s’y attendait, une des voix conservatrices les phis radkrales au Canada.Ezra L vant.éditeur du Itéslem Report et chroniqueur au Calgary Su», rappelle que le Liban et Israël vivaient en paix jusqu'à ce que des organisations terroriste-d’abord palestiniennes puis chiites, s’installent au [ j ban pour faire la guerre à Israël.Comme la phipar; des observateurs, il souligne les liens existant entr to Hezbollah, to Hamas, la Syrie et l'Iran.A son avis, les deux milices n'ont pas agi de façon indépendante ni improvisée.Il est persuade que l'Iran a voulu d-tourner l’attention de ses visees nucléaires Levât • parle carrément d'une «nouvelle guerre mondiaii -que «nous* sommes en train de gagner.Sa recette a de quoi faire frémir.-L.Afghanistan a ete libéré, ensuite l'Irak.Terminons le trenail au Liban et portons le drapeau de la liberté en Syrie et en Iran et ensuite m Arabie Saoudite.* Rien de moins.mcomellicri lcdct'oir.com LE DEVOIR.LES SAMEDI ET DIMANCHE 23 JUILLET 2 O O (I b r> IDEES Monsieur Harper, la paix ! BERNARD LANDRY Ancien premier ministre g il onsieur le premier ministre, P — Vu du Québec, l'impact de vos politiques étrangères et de défense est tout simplement catastrophique.Autant l’impulsion donnée naguère par Lester B.Pearson, Prix Nobel de la paix, était inspirante ici comme ailleurs, autant votre attitude belliqueuse et vos positions tranchées font l'objet d’une réprobation quasi générale.Vous avez été le premier dirigeant au monde à sanctionner l’Autorité palestinienne après l'élection du Hamas.D est vrai que ce résultat, quoique démocratique, avait un caractère inquiétant et dangereux, mais votre prise de position prématurée et sans nuances n’a rendu service à personne.Votre devoir était plutôt d’intervenir d'une façon nuancée pour préserver la capacité de médiation ultérieure du pays que vous dirigez.Le Canada n'est pas la première puissance du monde ni même une grande puissance.Il y aura toujours assez de pays pour tenir des positions intransigeantes, parfois nécessaires il est vrai, mais qui compliquent tout dialogue par la suite.Il fallait dénoncer vigoureusement le conunandement militaire du Hamas et tenter d’agir sur la Syrie plutôt qu’entraver le travail gouvernemental, largement social, de l’Autorité palestinienne et de Mahmoud Abbas.Par des positions plus modérées dans le passé, le Canada a pu contribuer, suivant sa tradition, au rapprochement i | onsieur le premier ministre, MLe Canada est un Etat de droit Nous J avons adhéré à des conventions inter-I nationales et nous sommes une population pacifique.Nous sommes majoritai- I rement convaincus que la paix passe par le droit international et nous tenons à ce que notre pays en fasse la promotion et le respecte.Ce n'est pas en encourageant l’escalade de la violence aveugle que nous allons favoriser la paix.C'est donc avec consternation que nous assistons depuis quelques semaines aux attaques perpétrées par les forces israéliennes contre la population palestinienne, avec la bénédiction du president des Etats-Unis et la vôtre, ce qui constitue une différence marquée avec l'approche nettement plus équilibrée qui a toujours été celle des gouvernements canadiens, ainsi que celles de l’ONU et des pays européens.Nous venons d'atteindre un autre sommet dans l'escalade avec la pluie de bombes qui s'abat sur le Liban.Israël défie le droit international, et la paix n'est pas possible quand le droit n'est pas respecté.L'enie-vement de trois militaires (un à Gaza, deux au Liban) ne justifie pas qu’on terrorise des populations civiles, qu'on détruise des infrastructures essentielles comme des ponts, des centrales électriques, des ports, des aéroports, des réserves d'essence, ni qu’on prenne le risque de tuer des familles entières.Vous avez approuve l’agression israélienne contre ses voisins, au nom du droit d'Israël à se défendre, alors que bien d'autres pays, pourtant tout aussi préoccupés de lutte contre le terrorisme international, ont eu une reaction plus critique.En tant que gouvernement minoritaire, vous n’avez pas le droit d’associer l'ensemble de la population canadienne à ces actions en les approuvant Le droit de legitime défense n'est possible que s'il est proportionne, ce qui n'est évidemment pas le cas ici.Des lors, l'action israélienne ne peut être considérée que comme une agression armee, interdite par les articles 2.4 et 33 de la Charte des Nations Unies, qui lie le Canada De plus le Canada a une obligation de cooperation avec l’ONU dans le cadre de ses efforts pour maintenir la paix et la sécurité interna (io- des parties.Vous avez compromis cette reputation.Quand vous avez, sèchement, et avant de connaître l'horrible suite des choses, proclamé le droit d’Israël a se défendre, vous n'avez tait qu'exprimer une evidence presque universellement reconnue.Mais en parlant de façon aussi laconique, vous avez négligé le fait que, dans cette malheureuse ré gion du monde qui souffre depuis un demi-siècle et qui a accumule tant de haine, il est presque inévitable que l’on soit exposé à abuser de ses droits, surtout quand on reçoit, après une cruelle provocation, une telle approbation illimitée.Votre devoir était de parler de droit mais aussi de la moderation requise dans son exercice.Vous avez oublie aussi, dans votre analyse sommaire, qu’il y a au Québec des citoyens et des citoyennes qui ont de forts attachements à ces pays troublés et qui sont bouleverses par ce qui s'y passe.Les dirigeants d’ici ne doivent jamais donner à ces compatriotes l'impression qu’ils ne sont sensibles qu’à mie thèse, comme l'ont fait vos propos qui ne faisaient aucunement part des choses.Tout le monde sait sauf quelques fanatiques, que ni le droit ni la vé rité ne se situent d'un seul côté.Vous ne pouvez ignorer qu’au Québec nous aimons profondément le Liban depuis toujours et que sa destruction nous brise le cœur.Savez-vous que l’on surnomme, avec affection, Saint-Liban un arrondissement de Montréal?Savez-vous par ailleurs que plusieurs jeunes du Québec, toutes origines confondues, sont allés vivre dans des kibboutz?Savez-vous que des religieux québécois ont géré les lieux s;iints à Jerusalem?Savez-vous par exemple que le regretté Pierre Bourgault et moi-mème avons planté avec émotion des arbres sur les collines autour de Jérusalem?Limmense majorité des Québécois, qu'ils aient ou nales, et le Secrétaire général a demandé, lundi 17 juillet l'arrêt des représailles israéliennes.Le gouvernement israélien nie viser la population civile libanaise.Pourtant le ministre israélien de la sécurité, M.Avi Dichter, a exprimé dwint les médias, les enjeux de l'offensive militaire: -Des dizaines de milliers de Ubanais qui fuiront vers le Nord, cela va exercer les pressions nécessaires sur le Hezbollah» (Le Monde, 16 juillet 2006).Cette volonté constitue une violation claire du droit international des droits humains et du droit international humanitaire, en particulier de l'article 33 de la Convention (IV) de Geneve relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, du 12 août 1949, qui stipuk-: -Aucune peine collective, pécuniaire ou autre, ne pourra être édictée amtre les populations, à raison de faits individuels dont elles ne pourraient être considérées comme solidairement responsables » C'est sans doute aussi une violation de l'article 8 du Statut de Rome sur la Cour pénale internationale, qui définit clairement le crime de guerre comme -le fait de dinqrr in-tentvmnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités».lœ 19 juillet 2006, Mme I/mise Arbour, Haut Commissaire des Nations l'nies pour les droits de l’homme, exprimait sa grande inquiétude au sujet du nombre élevé de morts et de blesses du côte des populations civiles libanaise, palestinienne et israélienne.Dans un communiqué, Mme Arbour admet les impératifs de sécurité du gouvernement israélien, mais ajoute aussitôt qu'il doit respecter le droit inter national humanitaire et s’abstenir d’attaquer des civils et des objectifs civils.Comme Mme Arbour, nous ne doutons pas de la responsabilité du Hezbollah, mais noqs ne pouvons cautionner l'action destructrice d'un Etat de droit comme Israël Israël exige avec raison l'application de la revolution 1559 du Conseil de sécurité de FONT de 2094 qui demande notamment le désarmement du Hezbollah: les actions terroristes de ce groupe ne peu vent aucunement être appuyées.Nous viuhaitons tous, en effet un Liban démocratique ou l'usage dos armes soit la prerogative exclusive de l'Etat, et nous appelons de nos voeux une coexistence pacifique non des liens particuliers avec le Moyen-Orient, souhaitent ardemment la paix dans ces terres qui ont marque si profondément notre culture et notre civilisation.Comme la majorité des Israéliens et des Palestiniens eux-mêmes, ils croient encore au projet dit ticile mais incontournable de deux Etats complets et réconciliés vivant en sécurité à l’intérieur de Iron tières stables.11 faut donc aider nos compatriotes d'origine juive ou libanaise en particulier à s'acquitter d'un de lew's devoirs sacrés à partir de cette terre de paix du Quebec, qui consiste à contribuer par un dialogue local exemplaire au retour de l’harmonie sur ces rivages lointains.N otre attitude ne contribue pis à cela.Je veux bien saluer certains de vos efforts de rapatriement des nôtres tragiquement retenus au liban et votre crochet par Chypre.Cependant, vous devez n-connaitre que la logistique de cette opération fut la mentable en soi et surtout comparée aux autres.Ce qui m’amène à vous faire une suggestion.Plutôt que de consacrer d'énormes ressources à maintenir une force blindée dont je ne vois pis contre qui elle pour rait nous défendre et qui elle pourrait nous permettre d'attaquer, le Canada ne devrait-il (vis devenir un pays exemplaire en matière d’évacuation de personnes en détresse, de chez nous ou d’ailleurs, et devenir une des premières puissances en matière de soutien humanitaire?Pour cela, il faut des moyens et une crédibilité qui.hélas, ne découlent d'aucune façon de vos attitudes des derniers mois et des dernières semaines.J’ai le plus grand respect pour vos lourdes fonctions, monsieur le premier ministre, et c’est pour cela que je vous conjure de vous concentrer sur la paix et de laisser à d’autres les attitudes agressives et simplistes qui ne correspondent pas à la vision de la nation québécoise dans la recherche de l’harmonie universelle.entre l’Etat d'Israël et ses voisins.Rapjielons toutefois qu'lsraël lui-même ne respecte pas les multiples résolutions adoptées par le Conseil de sécurité depuis des décennies en faveur des droits du peuple pa lestinien, notamment la résolution 242 qui exige de puis près de 40 ans le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés en 1967.C’est pourquoi nous vous demandons de dénoncer immédiatement l'attaque déclencher' par le gouvernement d’Israël contre les peuples palestinien et libanais et d'exiger la lin immédiate de cette agression.Veuillez croire.Monsieur le Premier ministre, en l'expression de notre haute consideration R Y O A CHUNG Frofesseure de philosophie, Université de Montréal YVES COUTURE Professeur de science politique, Université du Québec a Montréal I KANÇOIS C KÉPEAt Professeur de droit international, Université de Montréal Lus E G RO U EX Avocate, présidente de l'Association Internationale des Avocats de la lléfense as acceptai)!»' ixnir l’Ordre des architectes du Québec que le gouvernement induise artiiicielle-ment chez les professionnels un réflexe « devoir LA RÉDACnON à rn*win» >mu4sas < Mr *j»f d ‘ t* 1 tae * amé ratee t.•naéaâfi * rrnteermabem M*r.«*t 1 « AH < «R"nfw»r i cr„ip*n4aah paeUmemiaitn K*rx»rA’+ V.xm'}» 'VtMwmii la iW vmmianem Mw * P*" (4***'t*a') Manon fRjmHcI Kd*HH*»r! \iMa**> -e.** MarVi-p pyjtHk MrVbrar hinrilatvl •-«*?*» M* sortfV '-.'fjjari 'pmUvtlaierti Iwfm» FVturiI» >dttr*1n*9 ad r .xr-s ItesMol FtW, \me.e k Stejem /* - ^ • « • •ImA* INfDtMATK|< R MartH \tt%pnamU», c.e ;#.?I , nUftm Mp \c»r e r Md p, d \* L'ADMINISTRATION r l^reOetm leanadhe Rma t B 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 JUILLET 2 0 0 6 "Le Gtn»d* ett une niHon «ouve» reine et ne peut »vee docilité eecepter de le Qrande-Bretafne, eu de» EUU-Uni», ou de qui que ce eoit d'autre l’attitude qu'il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceint qui contestent ceci rendent, à mon avi», un mauvais service au Commonwealth." tu Mi Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR OWMtM» i C*~9m PIlLITlIft FAIS CK QUE DOIS MrftcHvr m tk*t i Ohm* MIROUX Maat’dal, saiaadl 1$ ;si*sf 1*44 MMCTMN IT anwiHISTSATIQR 440 UT.NOTM-DAMI MONTS IAL row* us luvteu miéHOtMi llua 1141* •oiti muanenu it srm RMmHm i CérMt i Wét, 114! Ill* 2*M BtUii < UH 18 juillet 1944 17 juillet 1944 L’aspect tragique de Le Frère Marie-Victorin meurt la guerre des partisans dans un accident de la route LES FORCES L’INTERiEl-R FRANÇAISES DE Les forces françaises de l’intérieur dont le général de Gaulle a confié le commandement au général Koenig, - les blindes du "maquis", pour employer l’expression pittoresque qui a fait fortune, - posent actuellement tout un problème de droit international.Il s’agit de savoir si ces partisans français sont des rebelles qui s’exposent a être exécutés sommairement ou des soldats réguliers qui ont droit au traitement ordinaire.Les belligérants ne s’entendent pas du tout sur la situation de ces Français et sur l’interprétation à donner aux conventions militaires de l;i Haye.Le commandant en chef des armées alliées d’invasion, le général Eisenhower, a lancé une proclamation pour réclamer les forces françaises de l’intérieur comme des troupes régulières relevant de son commandement.Il a dit qu’il s’agit de formations parfaitement org;inisées et portant un signe distinctif.Berlin s'est hâté de rejeter complètement les prétentions du généralissime Eisenhower.Ia-s Allemands affirment que les francs-tireurs du maquis risquent l'exécution parce qu'ils violent les clauses de l’armistice franco-allemand de 1940, qu’ils désobéissent aux lois du gouvernement de Vichy et qu’ils ne respectent pas les conventions de la Haye.Le haut commandement allié a immédiatement riposté par la voix de la "British Broadcasting Corporation" que tout soldat allemand qui aura commis un acte d’atrocité comme l’exécution de partisans ou le massacre de civils sera impitoyablement puni à la fin de la guerre et qu’il ne pourra invoquer pour sa défense les ordres d’une autorité supérieure.I/- général de Gaulle, pour sa part, a menacé de fusiller un prisonnier de guerre allemand pour chaque partisan français qui sera exécuté.Le général de Gaulle a de plus ordonné à tous les officiers et sous-officiers de l’armée française de rejoindre sans délai les forces de l’armée de l’intérieur.11 a ajouté que ceux qui ne se rendront pas à cette sorte d’ordre de mobilisation manqueront à leur devoir et qu’ils devront en subir les conséquences.C’est dire que la vie et le devoir ne sont plus guère faciles pour les habitants de l’Europe continentale.Dans le cas des Allemands, il s’agit de savoir s’ils désobéiront aux ordres de leurs chefs et risqueront le poteau d’exécution en vertu de la discipline militaire ou s’ils les exécuteront en risquant des sanctions de la part des Alliés après la guerre.Dans le cas des Français, il s’agit de savoir s’ils désobéiront aux ordres du gouvernement qui siège à Vichy et risqueront de se voir sans défense devant les troupes et les pelotons de l’armée d’occupation en obéissant à l’ordre de mobilisation d'Alger ou s’ils resteront chez eux au risque d’etre honnis et punis comme traîtres après la libération de la France.Qui racontera tous les drames que suscite cette petite guerre derrière les lignes?La guerre des partisans généralisée est certainement l’un des aspects les plus tragiques de la guerre totale, l’une des innovations les plus cruelles que l’on ait connues depuis le conflit de 1914-1918.- Pierre V1GKANT.18 juillet 1944 Un ex-prodige meurt dans la misère Boston, 18, (A.P.) - William James Sidis, 46 ans, qui émerveilla les professeurs d’Harvard avec ses théories originales sur la quatrième dimension, alors qu'il était entant, est mort aujourd'hui, commis obscur et malchanceux, employé à $15 p;u' semai ne pour faire fonctionner une machine à additionner.Sidis est mort de causes naturelles après avoir mené pendant 25 mis une vie cachée, exigeant des emplois où il ne serait pas "obligé de penser." Son enfance avait été réellement prodigieuse.Guide par son père, le Dr Boris Sidis, psychologue, il apprit sa grammaire en six mois et décrocha un grade universitaire, avec distinction, à Harvard, à l’âge de 16 mis.Le père de Sidis avait écrit un livre pour conseiller aux parents de ne pas craindre d’enseigner aux enfants dès leur bas âge.A quatre ans.Sidis pouvait taper à la machine à écrire; parler une demi-douzaine de langues et en lire une couple d’autres avant l’âge de dix ans.Le seul ouvrage qui soit sorti de ce cerveau fertile est un livre de 3tX) pages publie en 1927 ; un traite sur le plaisir de collée tionner les correspondances de tramway comme pusstMemps.Recherche et adaptation : Pierre Rousseau EATON Hour«« d'ét* t 9 h.10 » S h, 10.du lundi lu vendredi.L* itmtdt, la mafthsin forma toufa ta {ournéa.Fauteuils Queen Anne Spécial lundi, jour d'awbaints 9 .49 Quantité limitée, venez tôt.Forme gracieuse, préférée de tous, confortables et pas chères.Cadre de merisier façon noyer, siège et dossier rembourrés de tapisserie d* coton.Meubles, au cinquième* isir de taire de la littérature.il nous donna, sous pseudonyme.de nombreux biDets du soir.Phis tard, nous avons été heureux de faire écho à ses campagnes et quand il le désirait de mettre a son service la tribune du journal C’est un souvenir dont on nous pardonnera dette fiers.Orner HEROl’X « • 4 »
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