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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2006-07-24, Collections de BAnQ.

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4 yj r%p> w w w .1 e d e v o i r.c o m DEVOIR V 0 L .X CVII X 1 6 4 ?L E L 1' N 1) 1 2 4 .1 T I l.1.E T 2 O O (I S S 0 + I » \ K s « I $ Liban: embellie du côté de la diplomatie Israël serait favorable au déploiement d’une force multinationale Alors que les bombes israéliennes continuaient de tomber sur le Liban, le front diplomatique s’est précisé hier, l’Etat hébreu se disant favorable au déploiement d’une force internationale de maintien de la pane au Sud-Liban afin que le Hezbollah soit éloigné de sa frontière.Et même si elle a monté le ton en prévenant qu’une invasion terrestre du Liban serait considérée comme une déclaration de guerre, la Syrie, s'est déclarée prête à entamer un dialogue avec les Etats-Unis pour trouver une solution à la crise.Apres y avoir été farouchement opposé, le premier ministre israélien Éhoud Olmert a jugé que le déploiement d’une telle force de pane constituerait un pas dans la bonne direction pour faire cesser les violences qui ont fait déjà plus de 370 morts du côté libanais en moins de deux semaines.«Vu la faiblesse de VOIR PAGE A 8: LIBAN L’ENTREVUE le devoir de vigilance Le Canada ne doit pas succomber à Vobsession de la sécurité, croit Denise Otis FÉLIX-ANTOINE LORRAIN Le Canada est réputé être une véritable terre d’asile pour les réfugiés.L’est-il vraiment?Pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), il est certes un modèle, mais certaines tendances récentes "appellent à la vigilance", dit Denise Otis, conseillère juridique du HCR à Montréal.Sur papier, le système de détermination du statut de réfugié érigé par le Canada est exemplaire et respecte toutes les conventions internationales qu’il a signées.explicpje-t-elie.Ça ne veut pas dire qu’il est appliqué parfaitement nuance-t-eDe toutefois.VOIR PAGE A 8: RÉFUGIÉS Les civils écopent ¦ Ü t' ••¦3 V •.m .-SL i.u&Cf L*-, ifm" TV ,¥¦ KAM/I HAlhAK AC.I NL I l-RANC b F'KI SSK Des habitants d’un quartier situé dans la banlieue sud de Beyrouth fuient les lieux dévastés par les attaques aériennes de l’armée israélienne, hier.Un envoyé de TONU reproche à Israël de violer le droit humanitaire «Il faut arrêter les bombardements des zones civiles aussi bien au Liban qu ’en Israël» Beyrouth — Le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires, Jan Ege-land, a accusé Israël de "violer le droit humanitaire», lors d'une tournée hier dans des quartiers sud de Beyrouth dévastés par les bombardement israéliens."Il s'agit d'une destruction, immeuble après immeuble, de plusieurs zones résidentielles.Je dirais qu’il s’agit d’un usage de la force excessif dans une zone comprenant autant de citoyens», a-t-il déclaré devant des journalistes.Interrogé sur le qualificatif de crime dnguerre pour ces frappes qui ont rasé des immeubles de la banlieue sud a majorité chiite de Beyrouth, bastion du Hezbollah, M.Egeland a répondu: "Cela constitue une violation du droit humanitaire.» .Arrivant de Syrie, le responsable de l'ONU a effectué une tournée dans les secteurs dévastés par les F-16 israéliens.Peu après son départ de la banlieue sud, Israël a repris en soirée ses raids sur ce secteur, prenant pour cible des quartiers jusque-là relativement épar gnés.Des langues de feu se sont élevées de plusieurs immeubles en flammes dans des quartiers périphériques, ont constaté des photographes de l’AFP Appel à l’aide M.Egeland.arrivé hier à Beyrouth, doit lancer au jourdTiui lors d’une conférence de presse un appel a l’aide internationale d'urgence en faveur du demi-million de libanais déplacés par l’offensive israélienne, déclenchée le 12 juillet après la capture par le Hezbollah de deux soldats israéliens.11 doit aussi se rendre dans les écoles où sont entassés les milliers de déplacés.-Il faut que les tueries, notamment d’en fonts, cessent II faut arrêter les bembardements des zones civiles aussi bien au lÀban qu’en Israël», a-t-il dé- claré après un entretien avec le premier ministre li-b;mais Fouad Siniora.•Il faut qu Israël arrête ses bombardements des civils et des infrastructures au Liban, et il faut que le Hezbollah arrête de tirer des roquettes sur le nord d’Israël.C’est dans ces conditions que nous pourrons acheminer l’aide humanitaire Israel et le Hezbollah doivent nous aider a mettre en place des couloirs humanitaires, a-t-il insisté Nous pourrons alors acheminer plus d'une centaine de camions d'aide humanitaire au cours des prochaines semaines.» •Nous avons obtenu aujourd’hui Ihierj des assu rances israéliennes pour faciliter l'ouverture de eou loirs humanitaires maritimes et terrestres destinés au Uban, et nous espérons obtenir des garanties pour l'ouverture de couloirs aériens», a-t-il promis.VOIR PAGE A 4 ( IVILS 1 3 F K A N C O F O L I E S I> E S I» A Main moite dans la main moite Denise Otis I X D E .Annonces B6 Météo Avis publics B 2 Monde Culture B8 Mots croisés Décès B6 Relation* _ Economie .A5 Sport .I— Editorial — A 6 Sudoku Idées A" Télévision Un festival qui en célèbre un autre, voilà qui est rare et généreux.Et foncièrement belge, Soirée d’amitié vraie et d'artistes étonnants, le coup de chapeau spadois aux 20 ans de l’événement chansonnier pancanadien Coup de coeur francophone était tout aussi singulier, convivial, jubilatoire et rigolard que le reste de cette édition franchement exceptionnelle.\ PEDRO RUZ LE DEVOIR SYLVAIN CORMIER Spa — A la hauteur de sa reputation d’impénitent fêtard.Jean-Louis Foulquier est arrive.a quatre pattes.Et en retard Qu’a cela ne tienne.on lui a apporté le café.Même retraité, même cabotin, même sur les genoux, le pere fondateur des premieres Franco Folies, celles de La Rochelle.était requis hier midi a La grande table de la conference de presse-bilan de ces 13* FrancoFobes de Spa.•Je me demande ce que je fous là?», a-t-il badine a moitié, installe comme un roi entre les patrons locaux.Charles Gardier et Jean Steffens.On aurait pu hii répondre: rappeler la part de folk-dans l'appellation contrôlée Franco-Folies.Cinq minutes plus tôt, les représentants de la nouvelle garde rochelaise, sans l'éclat du vieux baroudeur mais non sans justesse, avaient résumé Fesprit du festival ankwiais: "Une vraie liesse populaire • On était bien d'accord D-ur coup de cœur?»La soirée en hommage aux 2D ans du Qmp de ccrur francophone avec lèamien Kobitaille.Nicolas Jules et Donkf Wéfwi » On était d'accord aussi «Beau et grand moment» Gardier itou.Dans sa litanie de bons mots pour Les Katerine.Change Family, Mass Hysteria.Sauk et autres Zoé, le bourgmestre-directeur a également souligne en gras k -beau et grand moment» vécu samedi soir au Salon Bleu VOIR PAGE A 8 FRANCO FO LIES kV Le directeur général et artistique du Coup de cœur, Alain C (derrière), en compagnie de» trois vedettes du spectacle de Damien Kobitaille, Nirolaa Jules et Daniel Hélin.lL______J UES M M'A hartrand samedi.a A 2 LE DEVOIR.LE LUNDI 24 JUILLET 2 0 0 6 LES ACTUALITES La faim ne prend pas de vacances Moisson Montréal offre des lunchs gratuits pour les enfants défavorisés inscrits cet été dans les camps de jour ISABELLE LAPORTE Un petit Montréalais sur trois ne mange pas toujours à sa faim.S’attaquant au problème, Moisson Montréal offre des lunchs gratuits à près de MX) enfants inscrits à des camps de jour dans divers quartiers défavorisés de l’agglomération.«La faim ne prend pas de vacances», lance Johanne Théroux, directrice générale de l’organisme, à l’occasion d’une grande fête organisée jeudi dernier pour ces jeunes au parc Médéric-Martin, dans l’arrondissement Ville-Marie.Depuis six ans, Moisson Montréal participe au programme «Alimenter le futur», créé par l’entreprise de restauration Sodexho.L’objectif: fournir des lunchs gratuits pendant l’été à des enfants bénéficiant de repas subventionnés au cours de l’année scolaire.Cet été, près de 18 000 lunchs seront distribués à quelque 600 jeunes inscrits à huit camps de jour dans les quartiers Hochelaga-Maisonneuve, Centre-Sud, Petite-Bourgogne et Petite-Patrie.«On est très heureux de faire partie du projet.C’est un ^rand “plus" pour notre organisation», se réjouit Roland Barbier, directeur du Centre communautaire d’Hochelaga, qui organise le camp de jour «Les enfants Montréal maintient la TPS fédérale à 7% NELSON WYATT Des villes telles que Montréal et Toronto ont choisi de ne pas réduire la ITS dans leur tarification ixmr plutôt réinvestir la différence perçue, mais le fédéral ne le voit lias du même œil.Depuis le 1" juillet, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a réduit, conformément à sa promesse électorale, la taxe sur les produits et services tie 7 à 6 %.Or, plutôt que de refaire toutes leurs grilles de tarifs, Toronto et Montréal ont choisi de prélever le nouveau taux, mais d’engranger le 1 % en trop pour le réinvestir dans les services.Mais l’Agence du revenu du Canada stipule pour sa part que, si une municipalité ou une entreprise recueille la UPS à 7 %, elle doit verser les 7 % au fédéral.«Certaines entreprises peuvent choisir de ne pas réduire le prix-, a explique la porte-parole de l'agence, Jacqueline Couture, Le 1 % devient une augmentation du prie, sur lequel nous n 'awns aucun contrôle.» la Ville de Montréal a maintenu ses tarifs, a précise un relation-niste du maire (ierald I remblay, Darren Becker, la question sera néanmoins débattue à l'examen du prochain budget, qui sera déposé en novembre.«Pour l'instant, la mesure est considérée comme temporaire pour 2006», a-t-il commenté.11 a nié le fait que la Ville volait ses citoyens en n'accordant t'as la baisse de LI’S dans ses tarifs.Selon lui, il serait irresponsable du point de vue fiscal de proce der autrement.11 a rappelé les propos du maire selon lesquels la Ville devait s»' tx'u cher sérieusement sur ses de penses afin d'eviter un déficit txts-sible de 4(X) millions de dollars.«les citoyens sont peut-être indignes, mais je ne pense pas qu 'ils si lient conscients du tait que toutes les mesures [.] necessaires à l'ajuste ment de la TPS auraient coûte plus cher que ce qu ’ils auraient épargné Est-ce responsable * I.'administration estime que non.» Knviron 186 000 $ perçus eu trop seront reinvestis dans les pistes cyclables et 65 (XX) 8 iront à l'amelioration du service à la clientèle dans les «muséums nature* do Montreal, Stuart Green, porte-parole du maire de Toronto David Miller, a quant à hii fcüt savoir que la nuuikà t'alite facture la LPS à 6 % quand elle n'est t'as incluse dans le tarif, in.iis u'ajustera pas innnediatenicnt les |xix arrondis des taiits qui eom-prennent la ITS.«Mous mettons en oxcur la dge rrmv entre les deux taux itans le tarit tixe», a-t-il évoque, en estimant a 130 (XX) 8 l'argent qui sera ainsi n'investi dans des programmes municipaux.«Lan pmiutin.le tarif,fixe sera revise ajin ite diminuer le total * Cette option a été retenue puisque la réimpression des docu nx'iits tels que k' guide dr's pares et activités récréatives aurait coûté 3tX>000 8, atil argue.Presse citrnulicnnc d’abord».Jovial et énergique, M.Barbier refuse qu’on pose un regard misérabiliste sur son quartier.«Tout le monde n’est pas pauvre», tient-il à souligner.Mais en même temps, il confie que son camp de jour offre aussi le petit-déjeuner aux jeunes affamés.«On tourne ça en jeu.Quand les enfants arrivent le matin, je leur demande, en montrant du doigt leur nombril, s’ils ont la ‘petit trou”.» Les un jeunes rigolent mais presque à tout coup, ils ne se font pas prier pour manger.40 % de la clientèle À l’automne 2004, le Forum régional sur le développement social de l’île de Montréal a produit un rapport sur la pauvreté à Montréal.On y apprenait que 35 % des enfants montréalais vivent en milieu défavorisé.Le 5 avril dernier, Diane de Courcy, présidente de la CSDM, signait d’ailleurs une lettre dans U Devoir, où elle révélait que la CSDM sert quasi gratuitement chaque jour des repas complets ou des collations à plus du tiers de ses élèves, soit 26 000 jeunes.Cet été, près de 18 000 lunchs seront distribués à quelque 600 jeunes inscrits à huit camps de jour Moisson Montréal estime que les enfants forment 40 % de sa clientèle.Chaque année, 130 000 personnes frappent à sa porte.«Ce n’est que la pointe de l’iceberg, dit sa présidente.Selon une étude de l’Université de Montréal, seulement 20 % des gens dans le besoin font appel aux banques alimentaires.» Diverses raisons expliqueraient cette situation, selon elle: fierté, méconnaissance des services, préjugés par rapport aux programmes de quartier.«C'est pourquoi on essaie d’ennoblir ce type d’assistance», signale-t-elle.Pour que les gens n’hésitent plus.Comblant des besoins de base de la population, Moisson Montréal obtient pourtant peu d’argent des divers ordres de gouvernement.«C’est moins de 5 % de nos budgets.Ces subventions proviennent surtout de Québec et un peu de la Ville», souligne Mme Théroux.La philanthropie d’entreprise Jane Cowell-Poitras, conseillère associée au développement social et communautaire de la Ville de Montréal, a interrompu ses vacances pour être de la fête des enfants jeudi.La Ville ne finance pas le programme «Alimenter le futur» comme tel, mais donne un congé de taxes foncières à Moisson Montréal, comme à toutes les ONG.«Je suis là pour le soutien moral, reconnaît-elle.C’est merveilleux que ce programme existe car nos moyens sont très limités.La Ville reçoit cinq millions de Québec pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, mais ils sont vite dépensés», dit-elle, en ajoutant que tous les éléments de la société doivent collaborer.Dans ces conditions, la philanthropie d’entreprise devient essentielle.Chez Sodexho, Marie-Line Beauchamp fait partie de la quarantaine de cadres et de professionnels qui participent bénévolement au programme «Alimenter le futur».Vice-présidente exécutive pour le Québec, elle se rappelle en riant la fois où on lui a demandé de faire 1000 petits sacs de carottes, manuellement, car l’emballeuse automatique était brisée.«Je n'ai plus mangé de carottes de la semaine, mais l’essentiel, c'est le sentiment d’accomplissement qui vient avec le fait de travailler pour les enfants.» Le Devoir m •mu M \ JKAN PHIl.im KSIAZKK \IT L’asphalte a littéralement fondu hier dans les rues de Givors, près de Lyon.Les températures d’hier après-midi atteignaient les 38 degrés sur le sud-est de la France et avoisinaient les 30 degrés dans les autres régions.L’alerte à la canicule a été étendue ;1 près de la moitié du territoire français pour les jours ù venir, poussant le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, à demander «une vigilance et une mobilisation encore renforcées».La canicule, une preuve du réchauffement de la planète ?ROBIN P O M E R O Y Rome — Au moment où une grande partie de l'Europe et de l'Amérique du Nord étouffe sous une nouvelle canicule, se pose à nouveau l’épineuse question de la cause de cette vague de chaleur et de son lien avec kl dynamique de réchauffement de ki planète.Ces températures sont-elles un phénomène climatique conjoncturel ou la preuve de dérèglements plus profonds?l a vague de chaleur a déjà fait une vingtaine de morts en France, où l’on craint une répétition de la canicule de _W3.qui avait tue 15 tXX) personnes en France et 20 (XX) on Italie.De l'autre côté de l'Atlantique, on enregistre également des temperatures record dans plusieurs régions des Ktats-l uis et du Canada.«Sous stmimts en train de l'aire», a dockire Dennis Feltgen, de l'Institut météorologique américain.lii plupart des scientifiques s'accordent désormais sur le fait que la Terre est en train de se réchauffer et que cette tendance va s'accentuer du tait de l’effet de serre provoque par les emissions de certains gaz qui piègent la chaleur dans l'atmosphère.Mais beaucoup de chercheurs jugent qu’il ne faut pas tirer trop de conclusions d'un seul événement climatique.«On ne peut bien sûr pas dire qu 'un seul événement mctcinvltigiqur ist le fait du rrehaufûrment ciimahque.a explique Asher Timms du Centre Tyndall pour ki recherche sur le rechauttement climatique, en Grande-Bretagne Mais dans l'ensemble, notre système climatique t'sten train de duinget:» Seules les moyennes comptent 1 ns politiques, car ki question climatique fait l’objet d'un ktbbying intense du tait ck' ses répercutions economiques et énergétiques.Membre du GIEC, le professeur Jones a redise de dévoiler k> condusk'ns du quatrième rapport du Groupe, attendu en JfXT.mais il a kùsse entendre qull abonderait totalement dims le sens de la théorie du changement climatique Reuters TARA BRAUTIGAM Saint-Jean, T.-N.-L.— Les premiers ministres des provinces qui se réuniront cette semaine à Terre-Neuve-et-Labrador doivent s'entendre sur le déséquilibre fiscal, mais l'enjeu semble sans issue.Le premier ministre de la province hôte.Danny Williams, et son homologue ontarien Dalton McGuin-ty se sont dit être prêts à faire des compromis, la semaine dernière, au tenne d’un tète-à-tète.Mais il est loin d’être certain que les 13 dirigeants provinciaux et territoriaux conviendront d’une nouvelle formule de calcul de la péréquation au cours du sommet du Conseil de la têdération.La péréquation permet à Ottawa de redistribuer des fonds aux provinces plus pauvres afin que les citoyens bénéficient de services publics comparables à la grandeur du pays.Chacun des premiers ministres défend les intérêts de sa province, mais la pression monte: avec ou sans entente, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a promis de déposer d’ici à l’automne un plan qui revisera le programme de 11 piiDiards de dollars.A l’heure actuelle, Ottawa calcule la richesse fiscale de chaque province en fonction de ses revenus et fixe une nonne à partir de la moyenne de cinq d’entre elles: le Québec, l'Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique.Honnis l'Ontario, l'Alberta et la Saskatchewan, toutes les provinces se trouvent en deçà de la nonne et reçoivent donc des versements de péréquation.La plupart des provinces sont favorables à une norme adculee à partir de fa moyenne des 10 provinces.En effet, les provinces plus pauvres recevraient alors plus d’argent.Tous k's chefs de gouvernement devront reconsidérer leur position, a soutenu M.Williams, qui a bâti sa réputation politique sur son inflexibilité dans les négociations avec le lèdénü et les sociétés pétrolières.•Obtenir le consensus ne sera pas facile», a-t-il confié en entrevue.11 aurait préféré qu’Ottawa fasse connaître sa position avant le sommet estival.Recommandation d’Ottawa Le mois dernier, la publication d’un rapport commandé par le fédéral recommandait que la moitié des revenus des provinces tirés des ressources naturelles soient intégrés dans le calcul de la péréquation.Le premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein, a dit qu'il allait s’y opposer «bec et ongles», tandis que M.Williams a dénonce ce «cauchemar».Le premier ministre de la Saskatchewan, Lome Calvert, refrise aussi cette proposition.Une autre réunion du Conseil plus tôt cette année à Edmonton avait d'ailleurs abouti à un blocage, à tel point que la conférence de presse commune prévue à la conclusion avait été annulée.Le chef de Queen’s Park, Dalton McGuinty, s'oppose avec virulence à 1a hausse des versements de péréquation et a même fait une tournée pancanadienne pour rallier des partisans.L’Ontario demande «l'équité fiscale»: la province prétend payer des milliards de dollars en impôts fédéraux de plus que ce quelle retire en services.Le premier ministre a déplore que sa province ait assumé historiquement fa plus grande part du fardeau de la fonnule actuelle.fl a refusé de s’ouvrir aux accommodements possibles, mais il a suggère' que fa bonification du programme par Ottawa puisse être un aspect de 1a solution.«fiestime que le consensus surgira de là», a-t-il faisse entendre après son entretien avec M.Williams.Il demande que le fédéral rehausse ses versements par habitant, ce qui résoudrait selon lui Hnequite fiscale.Mais le premier ministre du Quebec.Jean CharesL soutient que l'Ontario a été le plus grand bénéfr ciaire de l’accroissement des prestations par habitant du fédéral depuis 1999.Presse canadienne EN BREF Tabac : demande de sursis l.T’nkm des tenanciers de bars du Québec présentera demain une requête dans l’espoir d’obtenir une ordonnance de sursis de Tap-pbeatien de fa Loi sir le tabac.Cette requête devait être déposée k' 18 juillet dernier.Son dépôt a etc retarde puisque l'organisation a dù traiter une grande quantité de données comptables.Sek>n le president de U nion des tenanciers de bars.Peter Sergakis.les résultats financiers des tenanciers de bars et fa Coupe du nx'tide de soccer sont responsibk’s de ce defai.-PC La résidence de Guy Cloutier surveillée t ne agence de sécurité payee par b \TDe de TEsterek dans k’s Lauren-üdes.assure la surveillance de fa residence de Tex-impresario Guy Ckxitier.qui a recouvre sa liberté jeudi dernier.Le maire de TEsterek Andre Nadeau, explique que cette surveillance est necessaire pair assurer fa quietude dans le voisinage de Guy Ckxitier.ParaDeiement ce dernier a fait installer une large barrière et anxnager une imposante haie de cèdres pour ne pas être observe de b voie pubBque.- PC I LE DEVOIR LE LI X D 2 4 J L L E T 2 0 0 6 A A POLITIQUE LIBAN Le rythme des évacuations s’accélère Ottawa tentait toujours hier de trouver un moyen de faire sortir du Sud-Liban les Canadiens qui ne peuvent se rendre à Beyrouth ALEXANDRE SHIELDS Les opérations de rapatriement de ressortissants canadiens encore en territoire libanais ont connu leur meilleure journée hier, avec le départ de 2488 personnes à bord de cinq navires en direction de Chypre et de la Turquie.Si le rythme des évacuations s'est accéléré, la situation est toujours difficile pour les personnes coincées dans le Sud-Liban, aucun plan précis n’ayant été décidé pour leur venir en aide.Le gouvernement fédéral a rapidement contredit hier son ambassadeur au Liban, Louis de Lorimier, qui avait déclaré aux journalistes plus tôt que le Canada avait affrété un navire à destination de Tyr, dans la zone la plus dangereuse du Sud-Liban, pour recueillir les Canadiens.Dans un communiqué émis peu après, le ministère des Affaires étrangères affinnait que la déclaration de l’ambassadeur était «prématurée» et qu’aucun bateau n’allait être envoyé à Tyr aujourd’hui.Selon la porte-parole du ministère, Kim Girtel, les gestionnaires tentaient toujours hier de trouver un moyen de faire sortir du Sud-Liban les Canadiens qui ne peuvent se rendre à Beyrouth, où l’embarquement se déroule.Les responsables fédéraux n’ont d’ailleurs aucune idée du nombre de Canadiens pris sous les tirs dans cette zone, a admis l’ambassadeur du Canada au Liban.«77 est très difficile de répondre à cette question [sur le nombre], nous estimons qu’ils pourraient être nombreux, mais je ne peux vous donner de chiffres», a expliqué M.de Lorimier aux journalistes hier soir.«Les combats ont été si violents qu'il nous semble évident que beaucoup de personnes tentent de se sauver.Nous ne savons pas combien de gens se trouvent encore là-bas.Mais nous voulons nous assurer que nous pourrons les aider.» Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, François Jubin-ville, a ajouté que «des efforts colossaux» ont été entrepris alin de venir en aide aux Canadiens coincés dans cette région du pays soumise à un intense pilonnage de la part de l'armée israélienne.Il n’a toutefois pas été en mesure de donner des exemples concrets d’actions mises de l’avant Pour l’heure, «certains ont pu être évacués», a-t-il simplement dit, précisant que 88 personnes avaient pu quitter le Sud-Liban samedi.opérations it Don train Les vont Par ailleurs, le départ de 2488 Canadiens hier a porté à 6700 le nombre de personnes qui ont pu quitter le Liban.Au cours des prochains jours, selon le ministère des Affaires étrangères, ce rythme de- vrait se maintenir.Ces chiffres prouvent que l’equipe d’évacuation canadienne, composée de diplomates et de militaires, a attrint son regime de croisière, selon l'ambassadeur en poste à Beyrouth.Mais elle a mis deux sanaines à gagner ce rythme, tandis que les Etats-Unis et le Royaume-Uni peuvent déjà ralentir la cadence de leurs opérations.Dans le centre canadien d'évacuation.situé à proximité du port de Beyrouth, des centaines de personnes épuisées attendaient toujours tranquillement l'embarquement hier après-midi, en mangeant leur repas.Au crépuscule, la salle était vide.«Cela démontre que notre action est totalement jonctionnelle», a commente M.de Lorimier.Les Canadiens en attente du départ ont été prévenus: le voyage de retour au pays pourrait durer jusqu’à 72 heures.Plusieurs se sont plaints des conditions du voyage en mer, et de l’attente avant l'embarquement.Et il est encore trop tôt pour dire combien de temps prendra cette l’évacuation, en raison de l’imprécision qui persiste sur le nombre de Canadiens qui voudront quitter le territoire libanais.«Nous n ’avons pas une idée très précise du nombre de personnes qui vont effectivement demander de revenir au Canada», a expliqué M.Jubinville.estimant que le nombre pourrait se situer autour de 32 (XX).«Nous ne jouerons pas aux mathématiques ici, a affirmé M.de Lorimier.Nous détenons des estimations qui dépassent les 40 000.mais cela ne veut pas dire qu’ils veulent tous partir Im décision est pemmnellc.>¦ 11 a ajouté que les évacuations ail;tient se poursuivre tant et aussi longtemps que des citoyens voudront partir.Les Canadiens constituent le plus important groupe d’étrangers vivant au Dban.Les opérations sont ralenties par l’interdiction de poursuivre les rotations de nuit, en raison du couvre-feu imposé par Tsahal.«C’est l’armée israélienne qui fixe les conditions de circulation maritime», a lancé François Jubinville.Les autorités fédérales sont par ailleurs confiantes que les vols nolisés pour ramener les Canadiens au pays iront rondement.On prévoit que 1500 personnes s’envoleront de Chypre chaque jour et 2000 à partir de la Turquie, et ce, dès aujourd’hui.Le plan d’accueil mis en place par Québec répond également bien à la demande, selon ses responsables.Depuis vendredi matin, dix avions qui se sont posés à Montréal avec à leur bord 1844 passagers.De ce nombre, 263 hommes, femmes et enfants ont eu recours aux services de la Croix-Rouge, incluant 211 personnes en transit Le Devoir Avec la Presse canadienne ¦M J J .siilit ¦j ‘WmSM mm *¦ ¦.IM l>RO KIM/ I l DEVOIR Une grande messe pour le Liban a été célébrée hier à la cathédrale maronite de Montréal, sur le boulevard (iouin, en présence de nombreux officiels et dignitaires civils et religieux.Mr Joseph khoury, évêque maronite du Canada, assisté de M“' Ibrahim Ibrahim, évêque grec melkite du Canada, a célébré cette messe spéciale faisant suite à un appel lancé par le pape Benoit XVI pour une journée de prières en faveur du Liban.Un cessez-le-feu unilatéral d'Israël n'est pas la solution, dit MacKay Ottawa — D faut commencer à utiliser la diplomatie dans la recherche de la paix au Liban, mais cela ne signifie pas un ces sez-le-feu unilatéral d’Israël, affirme le ministre canadien des Affaires étrangères Peter MacKay.Le ministre, qui s’exprimait hier sur les ondes de CTV, a refusé de joindre la voix du Canada à celles d’autres pays qui ont appelé l’Etat hébreu à contenir son .offensive militaire dans la région.Pour que les hostilités prennent fin, les deux parties devront d’abord s'entendre sur une solution qui fera en sorte qu’Israël ne subira pas à nouveau les attaques du Hezbollah, dont les troupes se servent du Liban comme base d’opérations, a dit M.MacKay.«Un cessez-le-feu et un retour au statu quo constituent une victoire pour le Hezbollah, a prévenu M.MacKay.N’oublions pas qu’il s'agissait d'une attaque non provoquée de la part d'une organisation terroriste Les discussions doivent mettre l’accent sur la disparition à long terme de la violence dans la région.» Les propos du ministre sont conformes à l’opinion que maintient depuis le début de la crise le premier ministre Stephen Harper, suivant lequel le Hezbol- Le ministre n’a pas encore décidé s’il se rendrait au Proche-Orient lah est coupable d’avoir déclenché la violence et un retrait unila téral d’Israël ne résoudrait pas le problème.Le gouvernement conservateur est la cible de critiques virulentes de la part de Canadiens arabes.Des milliers d'entre eux se sont rassemblés à Montréal, Toronto, Ottawa et ailleurs en fin de semaine dernière pour faire pression sur M.Harper afin qu'il modère sa position.M.MacKay s'est montré très réservé, hier, sur la question de savoir si le Canada ac- cepterait de (xu'ticiper à une éventuelle force de maintien de la paix susceptible d'être constituée sous les auspices de l'OTAN ou de l’ONU.Il a aussi indiqué qu'il n'avait pas encore décidé s'il jmhi-vait contribuer au processus diplomatique en se rendant au Proche-Orient.Pour le moment, a-t-il dit, il se préoccupe surtout de s’assurer que tous les Canadiens désireux de quitter le Dban puissent le faire.Hier, plus de 6500 ressortissants canadiens étaient sortis du Liban, mais un nombre encore plus grand de Canadiens s’y trouvaient toujours.Presse" canadienne L’un des deux soldats canadiens morts samedi en Afghanistan était montréalais Huit autres militaires ont été blessés lors de Uattaque TERRY PE DWELL Kandahar, Afghanistan — Les deux soldats canadiens tués lors d’une attaque suicide en Afghanistan.samedi, laissent le souvenir de professionnels mûrs tombés face à des «lâches».Le caporal Francisco Gomez, 44 ans.originaire d’Edmonton, et le caporal Jason Warren.29 ans, de Montréal, sont morts lorsqu’une voiture bourrée d’explosifs a sauté devant le véhicule blindé dans lequel ils prenaient place.-Je connaissais les deux soldats».a affirmé hier leur commandant, le colonel Ian Hope.«Ils étaient très professionnels.Ils aiaient beaucoup de maturité», a-t-il ajouté.Huit autres militaires ont été blesses lors de l’attaque, survenue quelque cinq kilomètres à l’ouest de Kandahar, alors qu’un convoi de Canadiens rentrait a la base aérienne de cette ville.Les deux soldats auraient souhaité que leurs proches comprennent de quelle façon ils sont morts en tentant d’apporter la sécurité à la population vulnérable du sud de l’Afghanistan, a indiqué le colonel Hope en conférence de presse à Kandahar, où sont stationnées les troupes canadiennes déployées en .Afghanistan.•Ils voudraient que leurs familles, ils voudraient que leurs ffères et soeurs d’armes sachent à quel genre d’opération ils prenaient part, a ajouté l’officier supérieur.Les succès que nous avons obtenus.Voilà le contexte dans lequel ils voudraient que l’on se souvienne de leur sacrifice, je n 'en doute pas.» Les caporaux Gomez et Warren se trouvaient dans un véhicule blindé Bison, à l’arriere du convoi faisant route en direction de Kandahar.lorsque la voiture chargée d’explosifs est arrivée à leur hauteur et a explosé.Les soldats canadiens rentraient à leur base à la suite de deux semaines sur le terrain, lors desquelles ils ont combattu des insurgés talibans des douzaines de fois.Il y a tout juste deux semaines, au début de cette même opération ayant pris fin samedi, un autre soldat canadien a également perdu la vie.Le caporal Anthony Joseph Bo-neca, 21 ans, réserviste au sein du lake Superior Scottish Regiment basé a Thunder Bay, en Ontario, est mort lors d’un échange de coups de feu près du village de Pashmol, a l'ouest de Kandahar.D'Ottawa, le gouvernement fédéral a publié un communiqué de Stephen Harper dans lequel le premier ministre offre ses «plus sincères condoléances aux familles et aux amis du caporal Cornez et du caporal Warren».•Si nous sommes profondément attristés de leur décès, rums sommes toutefois fiers des membres des Forces canadiennes [.) qui mettent en péril leur sécurité pemmnel-le pour continuer de défendre les valeurs canadiennes dans le monde», poursuit k* communiqué.Presse canadienne EN BREF Aide au liban Toronto — Quatre organismes d'aide canadiens ont décidé de faine équipé afin de lever des fonds destines a venir en aide aux personnes déplacées par le conffit au Dban.CARE Canada Aide a l'enfance Canada Oxfam Canada et Oxfem Quebec ont constitué la -Coalition humanitaire*, se joignant ainsi au nombre croissant d'organismes internationaux qui se portent au secours de la population libanaise.Les quatre organisations sont déjà actives au Dban.en Cisjordanie et dans la bande de Gaza en Israël en Jordanie ainsi qu'en Syrie.En s’unissant elles esperent rendre leurs dons phis efficaces.•Tellement d’organismes de charité se sont hd concurrence pour des dons, a affirme Kevin McCort vice-president senior des operations chez CARE Canada Si c’est un obstacle empêchant les gens de donner, nous devons dimmer cet obstacle.» La Coafition humanitaire canadienne espere obtenir deux milBons de dollars en 15 jours, a indique M McCort - PC Réginald HAMEL GOTTSCHALK (Louis-moreau) et son temDS (1829-1860) SXp>ots-X40t PrflBiir* Dtortstia u r •onsctiam t Dorsitro n trançais GUttUN N*» (514) 842 3481 POUR GARDER VOTRE ROLEX EN PARFAIT ÉTAT DE FONCTIONNEMENT, NOUS VOUS CONSEILLONS D'EFFECTUER UNE RÉVISION COMPLÈTE TOUS LES CINQ ANS Gambard Vente et service technique -A R LT CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE (514) 866-3876 LE DEVOIR.LE L C X DI >4 JUILLET 2 0 0 6 A 4 • L E S A C T U A LIT E S • Les jésuites, multinationale de Dieu La Compagnie de Jésus célèbre le 450 anniversaire de la mort d’Ignace de Loyola La Compagnie de Jésus, 450 ans après sa fondation, a essaimé dans 150 pays.Ses 19 000 prêtres sont plus nombreux dans le Tiers-Monde qu’en Europe.AGENCE FRANCE-PRESSE Le père jésuite Pierre Tritz en compagnie d’élèves de l’école Sabana, dans les bidonvilles de Manille, qu’il a fondée il y a une trentaine d’années pour venir en aide aux enfants démunis de la capitale des Philippines.r\Q L'/.vVm' cvf à /*SàT$ HENRI T1NCQ La légende noire des jésuites.On en a lait une armée de l’ombre.Sans doute à cause de leur nom — la «Compagnie'' de Jésus — pourtant familier aux oreilles religieuses du XVI siècle, et de celui qui la dirige, le «général» — en fait le préposé général — encore appelé le «pape noir», élu à vie et souverain, comme le pape en blanc.Tout concourt à cette légende: la discipline de fer, la soumission à toute épreuve perinde ac cadaver («ainsi qu'un cadavre»), l’obéissance sans faille au pape, le rôle d’avant-garde armée dans l’éradication des hérésies protestante ou janséniste, la volonté d’influencer les élites bourgeoises dûment sélectionnées et encadrées dans des collèges de choc.Ajoutez la maigreur ascétique et le regard de braise! En 2006, la Compagnie de Jésus balaie les stéréotypes et renoue avec le génie et le radicalisme de ses fondateurs.Elle célèbre le TSO anniversaire de la mort d’Ignace de Ixiyola (1491-1556), un aristocrate basque converti, et la naissance, il y a 500 ans, de ses deux premiers compagnons: un Savoyard, Pierre Favre (1506-1546), et un Na-varrais, Francisco de Azpilcueta y Xavier, futur saint François Xavier (1506-1552).Ce sont des illuminés (alumbra-dos): ils s’appellent «amis dans le Seigneur», fondent à Paris un ordre cpii, en 1534, ne ressemble à rien, ni monastique (bénédictins), ni mendiant (franciscains, dominicains).Ils se lient par les vœux traditionnels — obéissance, pauvreté, chasteté — mais se veulent aussi dans le monde, s’inventent même un «quatrième vœu», celui de la fidélité au pape à une époque où, à Rome, régnent les Borgia dans une atmosphère de vice et de népotisme.De l’intuition Mais ces fous de Dieu, aventuriers qui vont collectionner les en-nuis avec la Sainte Inquisition, sentent que le monde bouge: la Renaissance, les découvertes, le développement des villes et de l’éducation.la conquête de l’Amérique en 1492 — Loyola est né un an plus tôt —, l’ouverture de la route du Cap, l’accès par mer à l’Extrême-Orient sont des chances inouïes.Dès 1542, François Xavier débarque en Inde, à Goya, et poursuivra sa route en Indonésie, au Japon, avant de mourir en 1554 devant les côtes chinoises.Mat-teo Ricci (1552-1610) reprend son héritage dans la Chine des Ming en 1601.Cinq ans plus tard, c’est Roberto da Nobili qui, à son tour, accoste en bide.Ces premiers jésuites ont une idée fixe, dit l’historien Philippe I.écrivain: «Pour annoncer le salut aux populations autochtones, il faut tenir compte de leur humanité, de leur culture, de leurs langues et de leurs rites.» Da Nobili apprend le tamoul, le sanscrit, s’initie à l’hindouisme, s’habille en brahmane, est fasciné par les spiritualités indiennes.Il baptise les convertis à la foi chrétienne, mais n’exige pas l’abandon des usages locaux.En Chine, Ricci fait mieux: il rédige un catéchisme en chinois, en mandchou, en coréen, en japonais.On le prend pour un nouveau Confucius.Il tente d’expliquer la création divine du monde, l’immortalité de lame, l’existence d’un paradis et d’un enfer.Quand il meurt à Pékin en 1610, la Chinç compte 2000 chrétiens convertis.A la tin du XV1T, ils sont 150 (XK).Aujourd'hui, les chrétiens sont 30 millions en Chine populaire.Intuition confirmée «Avec la mondialisation, le brassage des cultures et des religions, on assiste en 2006 à un basculement identique à celui de l'époque d'Ignace de Loyola», assure Jean-Yves Cal- vez, ancien «provincial» de France.Selon lui.l’intuition cinq fois centenaire des premiers jésuites reste neuve: le goût de l’universel, la priorité à la formation, le lien entre l'action et la contemplation, entre l’attention à Dieu et le souci des hommes, entre une indépendance jalousement défendue, une extrême liberté d’engagement et un attachement quasi militaire à la hiérarchie romaine.Jamais, en cinq siècles, les jésuites — 19 000 dans 150 pays — n’auront été aussi nombreux et répartis sur toute La surface du globe.Ils ont changé d'hémisphère et de.couleur.Ils sont 4000 en Inde et au Sri Lanka, 3000 en Amérique centrale et latine, 3000 aux Etats-Unis, 1500 en Afrique, 6500 en Europe.Les entrées dans les noviciats sont plus nombreuses en Asie — près de la moitié des «scolastiques» de 2005 — et en Amérique du Sud qu’en Europe.La Compagnie reste intellectuellement puissante aux Etats-Unis 0es grandes universités de Georgetown à Washington ou Fordham à New York), en Europe, mais elle explose numériquement dans le Tiers-Monde.A Paris, à la faculté de philosophie et de théologie des jésuites (Centre Sèvres), 80 jeunes en fonnation sont originaires dîme trentaine de pays.Comme un bonsaï Suyt Trinh, un jeune Nord-Vièt-namien, pèse chaque mot pour expliquer son entrée dans la Compagnie de Jésus: son enfance dans un pays communiste, des parçnts «formatés» par l’athéisme d’Etat, des églises privées de prêtres, une foi associée au colonialisme français.Il fut le premier chrétien de son village du Nord — dont il veut taire le nom — à avoir pu entrer à l'université.«Pas une seule fois, je n 'avais entendu parler des jésuites autrement qu'en termes négatifs», dit-il.Suyt Trinh retournera en Asie où «l'Eglise ressemble à un bonsaï.Elle est plantée depuis longtemps.Elle ne pousse pas vite, mais elle grandit.» Roman Guridi.un Chilien de 30 ans, a découvert la Compagnie grâce aux «Foyers du Christ» — accueil de sans-abri, lutte contre la drogue, soutien scolaire dans les bidonvilles — créés par le jésuite Alberto Hurtado, un mystique que.le jour de sa canonisation à Rome, le 23 octobre 2005, le président Ricardo lagos a qualifié de «père de la patrie».«Pendant longtemps, les jésuites ont traîne l'etiquette de communistes».st' souvient Roman, désireux de retourner dans son pays pour st' battre contre les situations d’extrême pauvreté.Autre continent, autre défi: le sida en .Afrique.Elphège Quenum.un Béninois de 31 ans.s’apprête, lui.à rejoindre Nairobi au Kenya.où a été créé, en 2002, l’African Jesuit Aids Network (AJAN), qui collabore avec d’autres ONG plus facilement qu’avec les gouvernements, car «le sida passe mal dans les discours officiels en Afrique», dit-il.Sa vocation de jésuite vient de cet enracinement africain: «J’avais une image fausse des jésuites.Je les croyais loin du peuple.Or ils sont dans le peuple.Ils vont là où les autres ne vont pas, dans les villages les plus reculés où ils cherchent non pas à imposer des schémas Unit faits, mais à parler les langues, à comprendre les coutumes.» Justice sociale d’abord Traquer les situations d’injustice et de conflit, aller au contact des cultures locales, «aider les âmes» sur les routes du monde: c’est en 1974 que les jésuites, lors de leur 32' congrégation à Rome, à l'instigation de leur «général» Pedro Ar-rupe (1907-1991), basque comme Lwola, ancien missionnaire au Japon.adoptent le «décret 4»: option première pour la justice sociale, priorité à ceux qui n’ont ni maison, ni papiers, ni patrie.Le jeu de piste reste le même: d’abord, ouvrir des collèges et des universités.Les jésuites dirigent une vingtaine d'établissements en Inde, dont le collège Loyola de Madras, qui accueillent une majorité des jeunes de basses castes.Ou.en plein cœur de Tokyo, l'université Sophia, créée en 1908, qui a reçu 22 000 candidatures en 2005.A Macao et à Taipei, l'institut Matteo-Ricci est un lieu de rencontre entre intellectuels chinois et occidentaux.A Taïwan aussi, un jesuite français.Benoit Ver-mander, peint sous les conseils du maître chinois U Jinyuan, organise des expositions, et lance la revue Kenlaï.sur le modèle de la revue Etudes en France.Le prix de l'engagement Le jeu de piste se poursuit dans les zones déshéritées des mégalo poles d'Afrique, d’Asie, d'Amé- rique latine.Au nom d’une théolo gie de la libération suspecte à Rome, les jésuites paient leur engagement en Amérique centrale: six d’entre eux ont été assassinés au Salvador en 1989, à l’Université centraméricaine.Ils comptent des morts aussi au Liban.Ils sont à Sarajevo pendant la guerre, en Irlande pour désarmer les milices, en Colombie dans les zones tampons entre forces gouvernementales et combattants des PARC.Dans le KeraLa et le Tamil Nadu (sud de l’Inde), ils se forment pour devenir avocats et sociologues et, à l’image du père Pierre Ceyrac, vivent auprès des adivasi (populations tribales) et militent pour la défense des droits des dalits (intouchables).Mais le réseau le plus actif aujourd’hui est le Jesuit Refugees Service (JRS), présent dans les camps du Cambodge et de Thaïlande, au Darfour, au Rwanda et au Burundi.Les jésuites sont moins dociles qui n’y parait En 1979, à peine élu, le pape Jean-Paul II demande à la Compagnie de remédier à ses «déficiences déplorables»: manquements à la discipline de la vie religieuse, critiques du magistère doctrinal de Rome.Alors, des jésuites claquent la porte et prennent des engagements politiques, surtout aux Etats-Unis.Au Nicaragua, un Fernando Cardenal préfère quitter la Compagnie plutôt que le gouvernement sandiniste.Fait sans précédent depuis quatre siècles, le père général Arrupe menace de démissionner, mais le pape lui demande de surseoir.Puis il est frappé en 1981 par une maladie cérébrale.En 2006, la relation avec Rome s'est apaisée, la légende noire des jésuites s’est presque éteinte, les relèves se préparent et si le prochain «general» qui.en 2008, succédera à Peter-Hans Kolvenbach — un Néerlandais élu en 1983 et démissionnaire — est un indien, personne ne s’en etonnera.Le Monde SOURCE VKCHIV ES NAI'ION VI ES DC CAN Vl> \ Illustration accompagnant les Relations des jésuites, sur leurs missions en Nouvelle-France.SSsBjfe ni "4 Les jésuites se sont donné pour mission de traquer les situations d’injustice et de conflit et d’aller au contact des cultures locales CIVILS Étude contestée Plus de 20 % des fruits et légumes vendus au Canada présentent des traces de pesticides sum: DK 1 A PAGE l 1, acheminement de l'aide humanitaire est hypothéquée par la poursuite des raids israéliens sur les routes et la destruction des ponts.l.a poursuite de l'évacuation des étrangers par mer a allege le blocus maritime et les navires de guerre israéliens croisant au lar ge de Beyrouth, d’où ils avaient bombarde la banlieue sud de Beyrouth, semblent avoir sus pendu leurs tirs.Samedi.M.Egeland, qui a critiqué une riposte israélienne «disproportionnée», avait déclare depuis Chypre que le liban est en proie à une crise humanitaire «majeure».Frappes insensées D'autre part, la ministre française de la Defense.Michèle Alliot-Marie.présente hier à Chypre où quelque 15(X) ressortissants français ont ete évacués du Liban, s'est interrogée sur le «sens» de certaines frappes me- nées par l’armée israélienne dans le pays du Cèdre.«Il est evident qu il y a eu un certains nombre de frappes dont on ne voit pas exactement le sens, a-t-elle observé, interrogée à larnaca par France-lntb.On ne peut pas ileman-der à l'armée natùmale libanaise de desarmer des milices et.dons le meme temps, bombarder les principales casernes libamiists.( >»» ne voit pas quel est le sens non plus des frappes sur des usims qui fibnquent de la p«min de lait psmrles t'fqànts.» Dans ce contexte de guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah libanais.Mme Alliot-Marie s’est déclarée «extrêmement préoccupée de ce qui se passe, prriwupee Pt>ur le Liban et pour les Libanais».«Il y a des populations civiles qui souffrent beaucoup aujoundhui.Et plus il y a de morts d'un côte et de l'autre, plus la tin de crise est necessaire, a-t-elle ajoute.C'est la raison pr a la guerre en Irak, en passant par la crise des missiles cubains et le 11-Septembre, les pertes enregistrées dans les premiers jours ont été rapidement effacées dans les mois qui ont suivi.Il parait même que si l’on se donnait suffisamment de perspective, on verrait que les pays sur lesquels tombent des bombes finissent par en effacer toute trace économique.De nombreuses recherches auraient en effet établi que le fait d’avoir subi une guerre n’inflige aucun retard significatif au développement économique a long terme d’un pays, et que des villes européennes ou japonaises de la Seconde Guerre mondiale aux zones dévastées durant la guerre du VTétnam.on ne percevrait après un delai de 15 a 20 ans, aucun impact sur le taux de pauvreté, le niveau de consommation, la qualité des infrastructures, le degré d’alphabétisation ou la densité de population.Encore faut-il.si cela est vrai, que la guerre cesse un jour.Que le conflit ne tourne pas a la guerre civile ou au chaos.Mais plus important encore, pour arriver a une telle conclusion, il faut accepter de ne considérer que l’aspect economique des choses.Il ne faut pas tenir compte des morts, des blesses, des familles et des vies brisees.de la peine, de la peur, de la haine et de l’horreur de la guerre.C’est dire si l’économie et la vie ne suivent pas toujours les mêmes chemins.ERIC LESER New \ork — Les Etats-Unis pourraient connaître un nouveau scandale financier de grande am-pleur.Selon une etude réalisée par les professeurs Erik Lie (Université de l’Iowa) et Randall Heron I (U niversité de l’Indiana), plus de 2000 entreprises américaines auraient manipulé les dates d’attribution de stock-options à leurs dirigeants pour pennettre à ceux-ci de gagner encore plus d’argent.Les stock-options sont des options permettant d acheter des actions d’une société à un cours fixé lors de leur attribution.Selon l’analvse statistique des professeurs Lie et Heron, 29.2 %’des sociétés étudiées ont antidate les dates de remises de stock-options entre 1996 et 2005 pour les faire coïncider avec des périodes où la valeur des actions était faible.Les deux professeurs ont étudié 39 888 attributions à des dirigeants et cadres supérieurs de 7774 sociétés entre le 1" janvier 1996 et le 1" décembre 2005.Leurs conclusions sont construites sur l’analyse des évolutions des cours par rapport aux indices boursiers après la remise des options d’achat.«La moitié devrait être positive et l'autre négative.C’est logique, explique M.Lie.Mais l'étude révèle que l'évolution des cours est très souvent positive.Il n est pas possible que ce soit le lutsard.Il y a eu manipulation.» Son étude conclut qu’avant le 29 août 2002.23 % des attributions non prévues ont été antidatées.A partir de cette date, la SEC (Securities and Exchange Commission), l’autorité américaine des marchés, a contraint les dirigeants à annoncer avoir reçu des stock-options dans un délai de deux jours.Mais un grand nombre de sociétés ont tout simplement ignoré ces règles et 10 % d’entre elles ont continué à manipuler leurs stock-options avec la complicité de leurs comnrissaires aux comptes.Une enquête réalisée par le Wall Street Journal et publiée le samedi 15 juillet montre qu’au lendemain des attaques du 11 septembre et d’une baisse brutale alors des cours à Wall Street, pas moins de 186 sociétés parmi les plus grandes se sont empressées d’attribuer des stock-options à leurs dirigeants dont Home Depot, Black & Decker, Merrill Lynch ou Teradyne.Ce n’est pas illegal, mais -agir aussi vite après une tragédie nationale illustre la volonté de certaines sociétés de saisir toutes les occasions pour enrichir leurs dirigeants», écrit le Wall Street Journal.Le 13 juillet le procureur fédéral de San Francisco a annoncé la création d’une force spéciale pour en-j quêter sur les manipulations d’options, qui ont été particulièrement nombreuses dans la Silicon Valley à la fin des années 1990 au moment de la bulle Internet.L’étude de MM.Lie et Heron montre que les abus ont été plus fréquents dans les groupes de haute technologie.Jusqu’à aujourd’hui, plus de 60 entreprises ont révélé faire l’objet d’enquêtes du gouvernement, être poursuivies par des investisseurs ou avoir ouvert des enquêtes internes sur les dates de remises de stock-options.On trouve notamment Apple Computer, CNet et Juniper Networks.Les amendes pourraient se chiffrer en centaines de millions de dollars.Damon Silvers, avocat de la Fédération américaine | du travail (American Federation of Labor), dont les membres détiennent plus de 400 milliards de dollars de fonds de pension syndicaux, souligne «qu 'une intervention de la SEC est attendue depuis longtemps».Son organisation a demandé en juin à l’autorité des marchés de contraindre les entreprises à révéler toutes les attributions de stock-options antidatées et à rendre publiques les mesures mises en place pour éviter que cela ne se reproduise.Le Monde «Agir aussi vite après une tragédie nationale illustre la volonté de certaines sociétés de saisir toutes les occasions pour enrichir leurs dirigeants » Mmm min j nil n üjf H .H K AI) KICK il RH Y R Kl HT: RS Au lendemain des attaques du 11 Septembre et d’une baisse brutale alors des cours li Wall Street pas moins de 18t> sociétés parmi les plus grandes se sont empressées d'attribuer des stock-options.Le geste n est pas illégal, mais soulève de sérieux doutes.Reyes et Jensen, les prem iers inculpés du scandale San Francisco, États-Unis — Lex-p.-d.g.du groupe américain de matériel de télécommunications Brocade, Gregory Reyes, a été inculpé ainsi que l'ancienne vice-présidente du groupe Stéphanie Jensen pour avoir antidaté ille gaiement des stockoptions, ont annoncé jeudi dernier les autorités judiciaires de Californie.Il s'agit des premières inculpations prononcées dans ce scandale qui secoue les entreprises américaines depuis plusieurs mois.«Cette manœuvre d antidatage a contraint à corriger les résultats financiers de Brocade pour des mon tants atteignant des centaines de millions de dollars», a souligné le procureur fédéral Kevin Ryan.cité dans un communiqué annonçant ces deux inculpations a San Francisco.I-a Commission des opérations de bourses américaine (SEC) a ouvert une enquête et est partie prenante aux deux inculpations annoncées jeudi.Gregory Reyes, 43 ans, et Stéphanie Jensen, 48 ans, ont.selon les chefs d'inculpation, fait en sorte que Brocade accorde des st- jeter de l’huile sur le feu: au lieu de prendre parti, le gouvernement de M.Harper doit assurer une évacuation irréprochable de nos concitoyens.Et il doit exiger un cessez-le-feu au moins temporaire afin que les citoyens québécois et canadiens isolés dans des lieux désormais inaccessibles par la route puissent être évacués.Charles Courtois, Montréal Le 18 juillet 2006 Profïlage racial ou profilage ethnique?Ltepuis un certain 11 septembre 2001 et les «lois antiterroristes», on parle beaucoup de «profilage racial».Voilà que cette expression devient officielle sans qu'on s’interroge sur sa signification.Une juge de la Cour du Québec a rendu un premier verdict québécois concluant au «racial profiling» dans un cas d'arrestation basée sur la couleur de la peau (R c.Campbell, janvier 2005).Le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) utilise aussi ce langage dans sa lutte contre le harcèlement des minorités visibles.La police de Montréal s'est dotée il y a un an d’une «Politique contre le profilage racial».La Commission des droits de la personne du Québec a fait réaliser trois guides d’orientation juridique sur la question et, le 13 juillet dernier, elle concluait pour la première fois au «profilage racial» dans une enquête sur un acte discriminatoire commis envers un jeune homme noir par des agents du métro de Montréal.L'utilisation courante de l’adjectif «racial» pour signifier discrimination en fonction de la couleur de la peau, de l'origine ethnique ou même de l'appartenance religieuse soulève une question fondamentale: serions-nous en train de cautionner l’idée selon laquelle il y aurait plusieurs races humaines?La notion de race se base sim le patrimoine génétique cône mun d’individus semblables.Les scientifiques ont montré qu’il n’existe pas de différence génétique significative entre les populations hu- maines.peu importe leurs signes extérieurs distinctifs: nous faisons tous partie de la même espèce, l'Homo sapiens, et la notion de race n’est pas pertinente pour qualifier l’humain.L’acte de nommer quelque chose n’est pas une simple question de vocabulaire: c’est un acte de pouvoir lourd de signification.Dans ce cas, comment se fait-il que des institutions et des organisations qui combattent le racisme utilisent un langage assimilant «couleur de la peau» à «racial»?Pourquoi personne n’a-t-il cherché une expression plus exacte sur les plans anthropologique et biologique, par exemple «profilage ethnique»?Car faire du «profilage racial» une expression consacrée par le drpit et Tadministra-tion publique signifie que l’Etat accepte l’idée qu’il y ait plusieurs races humaines.C’est soit du racisme institutionnel, soit de l’ignorance crasse qui ne peut être excusée.Marco Silvestro Montréal, juillet 2006 Six petites bombes n’ont pu détruire une ville Je me désole de lire pareille absurdité dans un journal sérieux («Le début d'une guerre incivile en Espagne», mardi 18 juillet): «Le bombardement de Guernica: six bombes lâchées sur la ville, un jour de marché, et une ville détruite à 90 %.» En 1936, la version originale du Heinkel Helll de la légion Condor, qui porte l’infamie de la destruction de Guemica, pouvait transporter une charge de bombes inférieure à celle d’une des dernières versions de ce modèle (1942) qui avait une charge de 1000 kg, d’après mon Encyclopedia of World Aircraft, soit quelques bombes d’environ 150 à 200 kg.Le pupitreur qui a rédigé ce texte sous la photo de la page 7 aurait dû réaliser qu’on ne peut pas détruire une ville, petite certes, mais ville quand même, qui inspirerait le tableau hurlant de douleur de Pabk) Picasso, avec six petites bombes.Bernard Charier Montréal, le 18 juillet 2006 B H E 0 0 N Montréal, capitale mondiale de la gestion de projets 1>" BRIAN HOBBS Professeur à l'Ecole des sciences de In gestion, departement management et technologie.UQAM JACQUES DESJARDINS l ice-président, communications, du Project Management Institute (FMD.section de Montreal Les derniers mois ont été l'occasion pour la société montréalaise de se flageller publiquement quant à son incapacité collective de mener à terme et avec succès de grands projets publics.Les problématiques de l'immobilisme et de la mauvaise gestion inquiètent au plus haut point nos leaders dopinion provenant tant de la sphere publique que du monde des affaires.Notre propos n’est pas de discuter du bien-fondé des polémiques qui entourent les grands projets qui ne se réalisent pas, qui affichent des dépassements de coûts ou qui tardent à se mettre en branle.Nous aimerions apporter un tout autre éclairage au débat en faisant ressortir la très grande notoriété internationale de l'expertise montréalaise en gestion de projets.En effet, il n'est pas rare que nos praticiens et chercheurs émérites se fassent interpeller lors de voyages à l’etranger par des eloges sur Montréal, considérée comme une ville phare en matière d'enseignement et de mise en pratique des meilleures méthodes en gestion de projets.Cette perception n’est pas étrangère aux innombrables succès internationaux glanés par nos institutions, nos regroupements de professionnels et particulièrement nos entreprises ainsi que nos gestionnaires de projets eux-mêmes.Dès 1976.l'Université du Quebec à Montreal (UQAM) créait le premier programme de maîtrise en gestion de projets au monde, lequel a tonne à ce jour plus de 900 diplômes.Trente ans plus tard, le programme de l’UQAM est imité un peu partout et concentre la plus importante équipe de professeurs et de chercheurs au monde dans le domaine.De plus, il sera bientôt soutenu par une chaire de recherche en gestion de projets.Au demeurant, il est le seul programme universitaire au Canada à être accrédité par le prestigieux Project Management Institute ou PMI, qui comprend 220 000 membres repar fis au sein de 250 sections régionales dans 157 pays.Cette équipe' de professeurs et de chercheurs collabore avec des professeurs de toutes les universités montréalaises.De ces collaborations naissent des projets impliquant des professeurs des universités McGill et de Montreal ou de l’Ecole polytechnique, par exemple.la section de Montréal du PMI est efle-raéme l’une des plus réputées au monde.Affichant une croissance continue, eue accueille phis de 2400 membres, cadres et protcssioiinels dont fa moitié détiennent fa très reputin' certification internationale de «Project Management Professional» ou PMP Le chapitre existe depuis 19i 7.Si mission est de diffuser et de taire partager k's meilleures pratiques reconnues mondiak'ment en gestion de projets, au benefice de nos praticiens nxmtrea-lais impliques dans les organisations privées et publiques.les etudes internationales tendent d’affleurs à démontrer que l’utilisation des meilleurs outils et des meilleures pratiques en gestion de projets permet d'améliorer en moyenne de 20 % fa performance des projets tant en matière de respect des budgets, des échéanciers et d’atteinte lies objectifs que de ta qualité visée par le projet.Le PMl-Montreal a ete désigné chapitre de l’année en 2004.11 a aussi reçu de si's pairs au fil des années une multitude de mentions pour fa qualité et le dynamisme de son organisation (voir ann;pmimontrral.org).Mais ce qui est phis marquant, ce sont les prix obtenus par les projets d’organisations montréalaises lors du prestigieux concours annuel du meilleur projet de la planète tenu par le PMI.En 2001.l’équipe de SNC-Iava-lin et Murray & Roberts remportait la palme du meilleur projet de l’année avec le projet d’aluminerie MOZAL Smeher au Mozambique.Le Quartier international de Montreal dirige par Clement Demers, récidivait en 2005 et remportait les grands honneurs, en plus d’une multitude d’autres prix lies à l'architecture et à l’urbanisme.Clément Deniers est diplônie méritas de fa maîtrise en gestion de projets de l’UQAM et membre du Bureau des gouverneurs du PMLMontréaL D'ores et déjà, il appert que le projet de revêtement des cuves de l'usine d'aluminium d'Aknn à Alma, gère par BPR-Bechtei et soumis par le PMI-Montreal comme candidat pour le meilleur projet international en 2006.devrait être retenu comme finaliste.Ijes reconnaissances reçues par nos gestionnaires de projets ne se comptent phis.Ainsi.Gilles Lefebvre a été désigné récemment gestionnaire de projets de Tannee et diplôme méritas de fa maitrise en gestion de projets de IT'QAM par l'ensemble des finissants.Il a ete au coeur du succès du prqjrt de satellites canadiens RAPARfiAT La gestion de projets bénéficie à la grande entreprise montréalaise Bien que souvent méconnu du public montréalais.la qualité et le succès international de nos gestionnaires de projets rejaillissent depuis plusieurs années sur Montreal.Un congrès international de recherche sur la gestion de projets se tenait d'ailleurs dans notre ville du 16 au 19 juillet dernier.Il suscitait l'engouement des chercheurs et invites de marque venus du monde entier pour partager leur expertise en gestion de projets.Les meilleures pratiques en gestion de projets se répandent actuellement dans nos grandes entreprises.principalement dans les secteurs de la construction, des technologies de l'information — particulièrement dans le domaine bancaire —, du génie conseil, de l’aeronautique, de l’industrie biophar-maceutique de même que des services comptables et de gestion.Ces entreprises de classe mondiale opèrent depuis quelques années les changements de culture nécessaires pour bénéficier des gains immédiats associes à l'adoption des meilleures pratiques en gestion de projets.1a formation et la certification de leurs professionnels et cadres ainsi que la mise à jour des connaissances dans le domaine de la gestion de projets sont devenues un leitmotiv incontournable de nos grandes entreprises internationales.L'utilisation judicieuse de ces ressources spécialisées en tant que dirigeants de leurs projets stratégiques leur rapportent déjà le succès escompte.Elles ont compris les bénéfices à tirer de l'adoption des bonnes pratiques en gestion par projet dans une économie moderne où la valeur et la richesse sont extraites de plus en plus de projets singuliers plutôt que d’une production en série.Que nous manque-t-il pour que cette expertise montréalaise présente en quantité et en qualité puisse faire une difference sur Letat de morosité qui entoure présentement les grands projets publics?Pour sa part le PMI-Montreal propose de faire connaitre le rôle du gestionnaire de projets afin de démontrer au public la capacité de ces specia-Hstes à mener à bien les grands projets qui doivent façonner 1 avenir du Québec.Il restera aux pouvoirs publics et à nos organisations gouvernementales a adherer pleinement à ce mode de gestion qui bouleverse les façons de faire en favorisant du debut a la fin d un projet une collaboration'reeDe entre toutes les parties prenantes. LF.DEVOIR.LE L l X D 1 17 J l' 1 L L F T 2 O O B A 4 EGARDS SUR UNE AMERIQUE OUI FASCIN Le visage des États-Unis, que l’ensemble du monde appelle l’Amérique, a été fortement mis à mal depuis les célèbres attentats d’il y aura bientôt cinq ans.Mais parce qu’un pays ne se réduit pas à son gouvernement, des intellectuels ont eu envie de témoigner de leur vision de cette Amérique réelle, rêvée, mythique.Le Devoir offrira tous les lundis de l’été de larges extraits de ces regards croisés.Hiam-Hs Une image vaut mille mots pour exprimer le saisissement, la netteté de la découpe des gratte-ciel dans un ciel aux traînées mauves, les puits de lumière îles avenues, des rues, d l’infini et ces mille yeux qui scintillent, qui s’illuminent progressivement.«V-'B-.rr i ifrçf A .A i» • , Spâplf: jiil p I igJE ;v iîiiinmilHiiil .«Wf»; ».iiliii mum LJ- à “V av avv w .g Passion New York REGINE ROBIN MAIRE Ecrivaine et professeure au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal, elle prépare présentement un ouvrage sur les mégapoles.Troisième texte d'une série de huit 1= uelques moments tugiüfs glanés au hasard.En arrivant vers la 5' Avenue, venant de la fi' , à l’angle de la 5?rue, un rayon de lumière sur les gratte-ciel, une découpe de l’ombre et de la lumière sur ces masses architecturales, mie beauté foudroyante.Je ne me lasse pas de cette ville.Elle me rentre dans le corps à tout moment.Ce n’est pas seulement la beaute des puits de lumière entre les gratte-ciel, ce que les gens des années 1930 appelaient des canyons dans la ville.Ce n’est pas seulement l’énergie que la cité communique, tonique, stimulante, c’est encore d'un autre ordre.Un désir de se fondre dans New York, fusion qui.paradoxalement, vous rend toute votre individualité, votre singularité.Y vivre, y être Je découvre que mon rapport a New York ne consiste pas ou pas seulement à accumuler des expériences.des noms propres, des images, du vécu, de la cristallisation existentielle qu’il me faudrait par la suite convertir en passé, en souvenir, voire en texte.Je peux avoir parcouru mille fois Broadway entre la 116' rue et Columbus Circle; je peux savoir par coeur où sont les grands musées, les avoir tous visités, être allée mille fois dans les cinémas du Village, dans les restaurants du Mid-Town, ce n’est pas ça qui I compte.C’est quelque chose de plus lancinant, le rapport immédiat, tangible a la ville et non son souvenir.Descendre a nouveau Broadway, attendre le 104 ou le M4.remonter Riverside Drive, être assise au Monde, ou au Fiorello.refaire mille fois ces traversées est-ouest ces coulees nord-sud, faire corps avec-la ville hic et nunc.C’est pourquoi, il n’y a pas de remede a mon mal de New York, à son manque, à son absence.Il faut y être, y vivre le quotidien, la repetition jusqu'au -ressassement», la banalité lumineuse des gestes jour après jour, se repaitre du mordoré de sa lumière de miel les soirs d'automne, du piquant du froid sur Riverside Drive, les matins glacés d'hiver, des reflets des arbres en fleurs sur la façade des gratte-ciel, en avril.Il faut pouvoir s’y retremper en ¦ permanence.D’où mon angoisse quand le compte a rebours commence et qu’il me faut songer à la quitter, quand ne restent plus qu'une dizaine de jours.Ira panique me saisit alors.Car le problème n'est pas de me dire: il y a encore des galeries de Chelsea que je ne connais pas, une nouvelle exposition au MoMa que je n'ai pas eu le temps de voir, tel coin du Bronx où je ne suis pas allée, tel bar de Brooklyn qui vient d'ouvrir et que je ne connais pas, mais le quotidien qui me serait bientôt dérobé, une couleur du ciel au crépuscule, a l’angle de Broadway et de la 63' rue, le miel de sa lumière, l’odeur de pizza ou de café sur Amsterdam: un quotidien dont je serais désormais coupée, un vécu qui ne pouvait désormais que se pétrifier dans le souvenir.Certes, habitant à Montréal, je pouvais me dire qu’il m’est aisé de venir à New York, que j’arpenterai à nouveau Broadway du nord au sud, bien sûr, et ce, en toute saison, que je reviendrai pour de longs week-ends, pour une semaine, 10 jours voire une quinzaine de jours dans quelque hôtel miteux ou, au contraire, sur un coup de folie, dans des palaces luxueux comme l’hôtel Pierre ou le Waldorf Astoria.Mais rien ne pouvait remplacer le fait de vivre a New York durant de longs mois, d’avoir une adresse new-yorkaise, un compte en banque new-yorkais, un numéro de téléphone avec le 212 comme area code.Rien ne pouvait remplacer mes itinéraires quotidiens, les petits-déjeuners chez Tom à l’angle de Broadway et de la 112' rue, ma banque a la 109 rue, le boui-boui ou je venais lire mes journaux et boire cette tisane de café si caractéristique du café en Amérique du Nord, a la 108’ rue, le Starbuck de la 110 rue sur le trottoir ouest, la cyberboutique a la 98- rue ou je prenais connaissance de mes courriels et y répondais, les cinémas Drews de la 84 rue et de la 68 rue, le Barnes and Noble en arrivant au Lincoln Center, le lincoln Plaza et la petite place en plein air ou je lisais quelques pages d’un livre en attendant l’heure de la séance de cinéma.Rien ne pourra remplacer mes allées et venues dans ce quartier de l'universite Columbia devenu si familier.C'est ce monde que j’allais perdre, la respiration même de la métropole, son rythme syncope, son énergie explosive, vitale.La ville qui ne fait pas de cadeau Ce quotidien, pourtant, notait pas si facile a vivre.New York est une ville dure qui ne vous fait pas de cadeau.Les bus peuvent mettre une éternité a arriver ou bien ils ne s'arrêtent pas a l’endroit ou vous les attendez.Vous avez oublie qu’il s'agissait d'un express et vous avez mal hi les poteaux indicateurs.Iras taxis, ces taxis jaunes dont le nombre est légendaire.sont soudain pris d assaut les jours de forte pluie ou de neige et vous voilà réduite à la loi de la jungle où vous n’ètes jamais La plus forte.( )u encore ce sont les lignes de métro dont le parcours est détourné.11 y a des travaux sur la ligne.( )n ne rejoint plus Brooklyn par les lignes habituelles, surtout du rapt le week-end.A d’autres moments, ce sont les nouvelles locales à la télé qui sont terrifiantes.Un ix-tit vieux s’est fait écraser dans le Queens.Il traversait pourtant au feu vert, niais un motard l'a fauché; une mere de famille, bien sous tous les rapports, a tué son lils et l’a découpe en petits morceaux a Brooklyn; un caïd de la drogue s'est fait descendre dans le Bronx.Giuliani a eu beau “nettoyer» Times Square, le De wer Manhattan et le métro, chasser les clochards et les sans-abri qui se blottissaient dans des boites de carton empilées, transformées en baraques provi so ires au pied des grands hôtels, il reste néanmoins de la criminalité a New York, pas comme dans les an nees 1960-70, mais tout de même! Il y a aussi tous ces dingues rencontrés au hasard, en particulier dans le métro, qui font des sermons, haranguant la foule sur la fin des temps, le jugement dernier, l’urgence où vous êtes de faire votre salut.Ira religiosité ambiante des Etats-llois n'aide pas et pousserait plutôt a une dinguorie généralisée.Il est vrai que la ville d'apres le 11 septembre 2001, a reçu «un coup du moulin» et qu’elle en garde la trace, et pas seulement a cause du trou en attente de recons truction du fameux Ground Zero.Mes traversées Que faites-vous toute la journée a New York?’, me demandait quelque esprit chagrin.Rien, je monte et je descends Broadway, a pied quand je suis en forme, en autobus la plupart du temps, bien calée a la fenêtre, je rêvasse, j'observe, je prends des notes sur mes petits carnets vénitiens, je prends des photos, j’écoute les conversations, je descends, j'entre dans un café, un bistrot, un restaurant, j'écris, je vais au cinéma, je remonte par un autre bus ou par le métro, je cherche de la die cumentation insolite dans les librairies d’occasion, je lis des histoires sur le passé de New York, je vois des amis, je regarde la télévision, les nou velles, les séries, Saturday Night Uve, vous voyez, je ne fais rien.J'avais pris beaucoup de photos, la seule façon d'interrompre le flux du temps, de capter une se conde de bonheur, d emotion, une vibration, une lumière: ciels blafards, blêmes, laiteux ou bleu inton se dans le givre de l’hiver, ou grand soleil, j'ai photographie la ville a toute heure du jour et de la nuit.J'ai aussi vu un nombre invraisemblable de films portant sur New York.Je crois que l’imaginaire des villes est aussi fait d'images cristallisées, referentielles, d'épaisvurs de ¦semiotisations”, de plurulisations» de sens ou, au contraire, de i e|>elitions, d'images figées, stéréotypées.Imaginaire du cliché, au second degré.Il n’y a plus d’images, il n'y a que des clichés, fait remarquer Weruei Herzog a Wim Wenders lorsqu'ils se trouvent au sommet d’une tour à Tokyo.Combien de génériques de séries américaines comme Imu and Order, NY ('SI, NYP!) Hlue, Without a Tran ou de génériques de films avec le Brooklyn Bridge, le Manhattan Bridge, le Queens borough Bridge! Inoubliable générique de Manhat tan de Woody Allen avei la musique de Gershwin en fond sonore' ( est l’image de New York qui me fascine, la ville fantasmée a l’écran, encore plus que la ville réelle.Je voulais rendre < ompte de mes traversées de la ville, littéraires, photographiques, cinématographiques, tous médias confondus.Je m'assignais des buts, faire D nsemble des 468 stations de l'ensemble du réo au métropolitain couvrant 230 miles et qui.d’après les connaisseurs, (levaient prendre 30 a 40 heures sans s'arrêter Plus modestement.faire quelques lignes en prenant des photos a toutes les stations, m’arrêter a tous les Starbucks de Broadway, prendre sur toutes les avenues un des 12 IKK) taxis, ces Bord Crown Victoria jaunes qui sillonnent la ville a toute heure du jour et de la nuit.Au sommet Monter au sommet de tous les gratte-ciel qui ouvrent sur un restaurant ou un panorama Autrefois, j'allais volontiers a Windows on the World, le restaurant qui se trouvait au 107' étage de la tour nord du World Trade ( enter.Monter au sommet du Rockfeller Center, et imiter King Kong en haut de l'Empire SlaP Arriver au Top of the Tower, presque a l'angle de la 1 avenue et de la 49' rue, vers Oh avant la nuit, trouver de la place du côté des gratte-ciel, de la ville et non pas du côté de l’East River Rester jusque fort avant dans la nuit, pour voir la fin de la journée, le crépuscule et la montée des lumières.Vers 7h.leurs flambées éblouissantes envahissent le paysage dans des ciels tourmentés Je ne c onnais rien de plus beau que ce panorama Mais c omment exprimer le saisissement, la netteté de la des oupe n inti*rrv»tH*fv*k' )c«vFVr é OBmaï Artomr RobtUiîJe H Robrrt I> u rtnucrrr.ft le huckfttnl * ma*! NcvJvw Ijpprtr Martn* Rrmbe tM te Preco MïcheJ fi écoaon ropnbtatne tmsbit its laits ptmàtnb péri IA moot ClION C hr*?, PROMOTION.DISTRIBUTION ET TIRAGE fUtre tednnt am àirrrtmr i* , whrmetvm> Jrmttnr Cormeiw ittffarm mwntapëlrti.TiWtc ffe-fW ( hr*»mar4 t ¦nntomwrm*»: Betto'* Munger ;;;>pe P«D)f>e»u 11 inmnmtratrr), • pegf *4iU*\a*t CktxJf Leue-sew • v f*sîieV- «A'-ntma 4irreinrr 4t I tnfanmahtm *4ttonautS* ê Vtténtmnawm pofrtarj ’airitt a (fatPtt Kathleen LrrrmQur ManS s# Hamelrr '.trrrHatrr a la rééarlten Vfarte-PW’r Tfiçipae' fanuttvàrt Shartd* ttemmn Lb ¦mer**-, Y« Hanel Chrittrae AwHfaf VfaEarv Jaroge* A SarV-as*.t Piquet., Martine K*-Mwtettw w* ét prmémrtKm .Mrtwf fternairhe?Brunet CtuiUr» ffahard De* ( «renier* Ixmakt Fâre) Ymrm* a la pr4>m*tt*>m rt 4 la seUifitatinn ,.Caroline Stmard < rrtprntatlr strtitt â la elltnttlt par intérim Vf j Ctaadme Be4t*e*u n4r*«nu aémnntntttr* /.Ctodaor Ostrrm.Mor«w* Protean.fco** .Marten time at tern i •XV -* fir 'I* P*«iUi K*mei 'mrA Irk De* u# HHm* dot ftueilary} • ( Worm S; ?‘laniéi, L n (raitrtti rt tareNM Ifhafa Zttn hrm Mo alto* rnptanaMf 4» Ut paf* 4e F ry* St.KHf ( (.nthmf, )*« *|ve« Of# 4 t f.kfile TrefoMay i urrutte, Fra^ow f»e* IMOKMVriQt K !4tr%/ Brian MyW (fmttt/t Pmtme f*r»ve| tortrnretl , ?w»er et Jarqurt N»4eau (rtméimL ffadtofapm Dufo* jardrb* linmamérairtf, trrrnt**4am/i perUmrnlatm RahH tOr hrinti it marnai rtr* ITservaul* àtrrrlnrr a4 ?Aî tf b Mart#1! 1 m tt-rwuitris L’AOMINISTIUTION A 8 LE DEVOIR, LE LUNDI 24 JUILLET 2 0 0 6 CTUALITES FRANCOFOLIES Plus la chanson est francofolle, plus elle est saine SUITE DE LA PAGE 1 du vieux Casino en compagnie du franco-ontarien Ro-bitaiUe, du français Jules et du belge Hélin, symboles d’une «vraie proximité de la chanson francophone».Samedi, lors d’une réception officielle, c’était la ministre des Relations internationales de la Communauté française de Belgique et de la région wallone Marie-Dominique Simonet qui y allait de son hommage au Coup de cœur et à son directeur général et artistique Alain Chartrand: «Grâce à la ténacité et à l’intelligente curiosité de sa direction, Coup de cœur francophone offre une programmation de qualité et un encadrement professionnel pour nos jeunes artistes, de la même manière que les Francofolies de Spa accueillent les artistes québécois» Ce n'était pas du boniment: en deux décennies de Coup de cœur, rappelait Chartrand, plus de «35 artistes de la communauté française de Belgique» ont franchi la grande mare, de Claude Semai à.Daniel Hélin.L’hôte idéal Habitué de chez nous, capable de tout, l’étonnant Hélin était l’hôte idéal de cette soirée Coup de cœur où il partageait la scène avec les non moins étonnants Jules et Robitaille.On ne pouvait rêver plus représentative affiche de beaux fêlés: les compères sont arrivés main dans la main, tels de grands gamins en récré.Puis chacun s’est I o nnhlie lancé dans son univers de chan-* son décalée.C’était à qui offrait belge ne s’y ^cs 45 minutes les plus brillamment déjantées, les plus intelli-est pas gemment dérisoires et les plus t t imprévisiblement émouvantes, trompe: ils Pour un Nicolas Jules qui se la , .jouait faussement rockstar étaient plus («Vous pouvez me toucher, je suis , , demeuré très simple.,»), il y avait de mille lans I )aniel Hélin qui professait son c'jjrtirp,.amour pour une vache («C’est d " ' une chanson où, normalement, autour des les!!u‘s Da- mien Robitaille qui imitait des 01- 300 places seaux ou des personnages célèbres («Voici Louis Pasteur qui a assises, OÙ oublié ses clés.») quand il n’arrachait i>as quelques larmes avec personne son Salut monsieur astronaute ,, .¦ .(«Salut monsieur astronaute/ n était assis Comment va mon père?»).L’un après l’autre, tous intenses autant qu’étranges, ça faisait un peu beaucoup à prendre, mais le constat était patent: plus fa chanson esl ainsi francofolle, plus elle est saine.A la lin, les trois ont entonné un hymne ad hoc intitulé J'ai pris un coup.de cœur francophone.Main moite dans la main moite.l^e temps de la nouvelle chanson belge Après Samir Barris et Zoé, avantageusement révélés ces jours derniers, la liste des tiers représentants de ce qu’il convient désormais d'appeler la nouvelle chanson belge (de qualité supérieure!) aura été s'allongeant le festival durant.Confirmation: Saule est encore meilleur qu’on le pressentait à travers les chansons de son album Vous êtes ici.découvert grâce à l'enveloppe de nouveautés envoyée par les bonnes gens de l'organisme Wallonie-Bruxelles Musiques peu avant le festival.Né Baptiste Lalieu, ce Saule a 28 ans dans les branches et tout ce qu’il faut pour pousser: le beau verbe et les beaux airs (surtout ceux de Peter Pan.Madame Pipi.lœ Boss), la pèche, la bonhomie, la vigueur, et un sacré sens du spectacle.Au Dôme, la nouvelle scène du «Village trancofou» (au tin fond du parc de Sept-lleures, là où l’Adamo québécois Nicola Ciccone se produisait la veille devant un auditoire modeste mais attentif).Saule et ses accompagnateurs (oui, les Pleureurs) rayonnaient plus que le soleil de tin d'après-midi.1 e public belge ne s’y trompait i>as: ils étaient plus de mille tans a s'agiter autour des 3(X) places assises, où personne n’était assis: l'an prochain, sûr et certain, on lui fera de la place.Tout aussi sûr et certain.Saule sera au Coup de cœur francophone, tin novembre En attendant Marie W'arnant Mais c'est dès septembre, au Festival de la chanson de (iranby.que Marie Warnant s'amènera: la chanteuse de 2b ans.qui a de l’Ariane Moffatt dans les ambiances electro pop et du Piaf dans le timbre, s'est remarquablement imposée sur la trop grande scène Pierre Kapsat devant la foule encore clairsemée de la place de l’ilôtel de ville, en ouverture de l’affiche «romantique» Julien Clerc-Marc 1 avoine.Regard hypnotique, chevelure en liberté, elle respirait la saute et le naturel, quelle chante Bruxelles ou une repris»' vitaminée de Bashung (Ma petite entreprise).Pas un gramme de chique: le genre qu'on aime chez nous.On en reivirlera.Ici, c'est de la Change Family qu’on n'a pas fini de parler.Encore plus qu'en 2004.la bande à 1 undo aura été partout, tout le temps, canicule ou pas.grosse scène ou |\is de scène du tout Rien que samedi, en plus de «bouter le feu au Milage franeolitu» (dixit Charles Hardier), l'incroyable tribu funky swing ska-jazz-world québécoise a trenetiquement tenu le rythme pendant trois grosses heures au lido, la nouvelle boite des tins de nuit du festival, lard, tivs tard, le veteran belge Marka est venu rejoindre la Family, le temps d’improviset Should I Stay Or Should I Go des Clash.A la tin.toute la smala jouait dans la salle, par mi It's gens.Véritable hurt;ire ambulante d;urs la nuit moite.Collaborateur du lk-roir Sylvain Cormier était l'invite de W allonie-Bruxelles Musiques LE DEVOIR www.ledevoir.com les bureaux du Devoir sont situes au 2050.rue De Bleury.A otage.Montreal (Quebec), HAA 3M9 53 Placesles-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 h 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 I U / VtN'»» fVNtf.à r>vv*M>nt mnitr U iNr rfutovwm s*-» aNmuh'h j la .bsxwat» j I f /Vn*e t4* iHtNw' vht Ktthfi au ivm l e l Vxv*t Itv vVw h1 neçv e [ l lYrwr CjBVfiirnm- ¦ntU'rretv a ntiçJoNvt ut » t taforuo.LIBAN SUITE DE LA PAGE 1 l’armée libanaise, nous approuvons le déploiement dans le sud [du Liban] d’une force multinationale avec une autorité étendue», a déclaré le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz.Il a laissé entendre que cette force serait dirigée par l’OTAN, Washington ouvert Le représentant américain à l’ONU, John Bolton, a fait savoir que Washington était ouvert à ce projet Le secrétaire général de la Maison-Blanche, Josh Bol-ten, ,a cependant précisé qu’il était peu probable que les États-Unis fournissent des hommes à la force internationale envisagée au Liban.«L’objectif est d’obtenir un cessez-le-feu durable», ce qui ne sera possible, selon lui, que «si l’on s'attaque au problème que représente le Hezbollah, une organisation terroriste».Un responsable de l’Alliance atlantique a aussi indiqué qu’un rôle éventuel de l’OTAN dans la région n’avait encore fait l’objet d’aucune discussion et qu’il avait plutôt été question d’étoffer la force de l’ONU (FI-NUL) déjà en place au Sud-Liban.Les efforts diplomatiques européens se sont eux aussi intensifiés hier.Des émissaires de trois pays européens se sont joints hier en Israël à des efforts diplomatiques de plus en plus insistants pour obtenir un arrêt des combats dévastateurs entre l’armée israélienne et le Hezbollah libanais.lœs ministres des Affaires étrangères français, allemand et britannique ont eu des entretiens séparés avec des responsables israéliens avant la venue de la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice.Elle a quitté Washington hier pour se rendre au Proche-Orient et devrait mener des entretiens demain en Israël.Mme Rice a fait savoir qu’elle favoriserait la recherche d’un règlement durable et non un cessez-le-feu immédiat.Pour l’ensemble du Proche-Orient Et même si le président américain a accusé l’Iran et la Syrie de soutenir le Hezbollah, la Syrie s’est engagée à agir en faveur d’un arrêt des hostilités, mais uniquement dans le cadre d’un accord de paix pour l’ensemble du Proche-Orient prévoyant «un retrait de tous les territoires occupés, y compris le Golan».«!m Syrie et l'Espagne s’emploient à obtenir un cessez-le-feu, un échange de prisonniers et le lancement d'un processus de paix global», a précisé le ministre syrien de l'Information Mohsen Bilal dans un entretien publié hier par le quotidien espagnol ABC.11 a toutefois averti que «si Israël envahit le Liban et pénètre sur son territoire, il ne sera plus quâ 20 kilomètres de Damas, et nous ne resterons pas les mains liées.Absolument pas.Sans aucun doute, la Syrie interviendra dans le conflit».Pas d’invasion en vue Évoquant par ailleurs devant le cabinet israélien les incursions opérées par Tsahal en territoire libanais, M.Peretz a assuré que ces mouvements ne préparaient aucunement une invasion.«L'opération terrestre de l'armée au Liban se concentre sur des incur- ^SÉÉ^ j- i -¦ ' .* 1 Des roquettes lancées par le Hezbollah hier à Acre, victimes.GALl TIBBON AGENCE FRANCE-PRESSE en territoire israélien, ont fait quelques sions limitées, et nous ne parions pas d’une invasion du Liban.Nous commençons à voir les succès de l’armée contre le Hezbollah», a-t-il dit, selon un des participants à la réunion.D’après le ministre, «l’objectif de l'armée est de créer une nouvelle réalité», de faire en sorte «principalement que le Hezbollah ne soit plus le long de la frontière».Pour le ministre israélien de la Défense, ce but ne pourra être atteint qu’en albant les frappes militaires et la diplomatie internationale.Par ailleurs, sur le terrain, le Hezboilah a poursuivi sans relâche ses tirs de roquettes sur le nord d’Israël hier, atteignant notamment Kiryat Shemona, Safed, Acre et surtout Haïfa.la troisième ville israélienne a été visée à deux reprises par ces pilonnages, qui ont fait au moins deux morts et une dizaine de blessés.Ces victimes des attaques portent à 17 le nombre de personnes tuées par des roquettes du Hezbollah ces deux dernières semaines.Hier, deux combattants du mouvement chiite ont aussi été faits prisonniers par l’armée israélienne au Sud-Liban et ramenés en Israël, a annoncé la radio militaire israélienne.Reprise des bombardements Les frappes meurtrières de la chasse israélienne ont entraîné la mort d’au moins 11 personnes hier, en plus d’en blesser 56 autres.Au moins 375 Libanais ont péri depuis le début des opérations.Et selon les chiffres officiels, les combats sur le sol libanais ont fait 19 morts dans les rangs de Tsahal.fin soirée, l’aviation israélienne a repris le bombardement de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah chiite, prenant pour cible des quartiers jusque-là relativement épargnés.Six membres de la Croix-Rouge libanaise ont été blessés dans un bombardement de l’aviation israélienne au Sud-Liban, a-t-on appris auprès de la sécurité libanaise.Une bombe a atteint leurs véhicules alors qu’ils prenaient en charge des patients sur une route située à l’est du port de Tyr.Et la population fait les frais de cette opération militaire.Dans un rapport diffusé samedi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime à 600 000 le nombre de personnes déplacées par le conflit dont 95 000 auraient trouvé refuge dans des écoles.L’OMS a donc augmenté de 200 000 son estimation du nombre de réfugiés internes de vendredi à samedi.Les Nations unies évoquent généralement 500 000 personnes déplacées, mais son secrétaire généra] Kofi Annan parlait vendredi de 700 000 réfugiés.Dans son rapport l’OMS estime à 1000 le nombre de personnes blessées dans le conflit qui a débuté le 12 juillet.«En raison de l'intensité des bombardements, l’évacuation des blessés et des morts demeure un défi significatif», pouvait-on lire dans le rapport.L’OMS s’inquiète également d’informations qui lui ont été transmises selon lesquelles trois des plus importants hôpitaux des banlieues sud de Beyrouth, pilonnées par Tsahal, ne peuvent plus fonctionner, tout comme la majorité des centres de premiers soins dans les régions bombardées.Le Devoir Avec l’Agence France-Presse, Associated Press et Reuters ¦ Lire autres textes en page A 3 SUITE DE LA PAGE 1 S’il est une personne en mesure de juger de la per-formance du Canada en matière de protection des rœ lugiés, c’est certainement cette avocate originaire de Charlevoix.Yeux et oreilles du HCR au Québec, M’ Otis a un accès privilégié à tous les centres d'immigration, aéroports et postes frontaliers de la province.Par des tournées régulières, elle veille à ce que les quelque 51XX1 demandeurs d’asile annuels de ces points d’entrée (mexicains en grande majorité) soient accueillis et traités adéquatement p;u les autorités canadiennes de l'immigration.La principale inquiétude de M' Otis a trait à la dé tention des demandeurs d’asile qui arrivent sans preuve d’identité.Certaines personnes sont détenues pendant des périodes allant jusqu’à 30 jours OKI jours d;uis des cas extrêmes) et ce, même si bien l'eu d’entre eux sont des criminels, raconte l'avocate.Depuis l'entrée en vigueur en 2002 de la nouvelle L>i sur l’immigration et la protection des réfugiés, le Canada a tendance à recourir «plus systématiquement» à la détention des demandeurs qui n'ont pas de carte d'identité valide, déplore M Otis.«Le Canada est souverain, il a tous les droits de savoir qui se trouve sur son territoire.Mais il reste que dis gens qui ne sont généralement pas dis criminels sont detenus.Ils sont prives de liberté, je tiens d le rappeler», dit-elle.l’as à leur place De par son travail, M Otis est régulièrement appelée à visiter le Centre de prevention de l'immigration de Laval, «prison* de la majorité des demandeurs d'asile sans identité en attente d'être entendus devant la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (C1SR).tribunal administratif fédéral chargé de la determination du statut de réfugie au pays.Selon elle, certaines «personnes vulnérables» n'y ont pas leur place.«Iss gens ne le savent pas.mais on détient des femmes enceintes et des enfants.pas en grand nombre, mais ne serait-ce qu ’un, c'est déjà trop», dit-elle.Pour ces gens, comme pour d'autres dont l'état psychiatrique est fragile, la detention peut être • très pénible», explique M Otis.«Pour certains, c'est comme revivre des traumatismes qu 'ils ont reçus dans leur pays.Certains de ces gens-là allèguent avoir etc detenus et même tortures'», indique la conseillère juridique du HCR.De l’avis de l'avocate, la détention est un -choc» pour ces gens qui demandent refuge au Canada avec en tète l'idée, largement véhiculée, qu'ils frappent a la porte de la terre d'asile (Xir excellence -Ils n en reviennent pas que po leur arrive ici», dit-elle constater à chacune de ses visites au Centre de prevention.«Il faut trimer des solutions de rechange à la detention.REFUGIES en tout cas certainement pour les personnes vulnérables.Ce n’est pas adéquat, même les autorités vous l'avoueront», croit-elle.Si le Canada est loin de la terre hospitalière espérée pour ces demandeurs d'asile détenus, il peut le devenir pour les réfugiés «réinstallés» depuis l’extérieur.C’est notamment le cas des 810 réfugiés birmans qui arriveront sous peu au pays, tel que l’a annoncé Monte Solberg, ministre de la Citoyenneté et de l’Imnimigration du Canada, le 20 juin dernier.Aussi, par des programmes de réinstallation à partir de «pays sources», le Canada facilite la venue de réfugiés à partir de pays préalablement désignés, dont font partie la Colombie et la République démocratique du Congo.Rien contre, mais.M Otis n’a rien contre la réinstallation.I.e HCR la prône et la pratique dans plusieurs camps de réfugiés de par le monde, rappelle-t-elle.Sa crainte est toutefois que les réfugiés réinstallés à partir de pays sources en viennent à priver d'une place au pays les demandeurs d’asile qui eux se présentent directement aux frontières.«Oui.c’est généreux, mais U serait souhaitable que ça ne se fasse pas au détriment du demandeur d'asile», dit-elle.Or, elle constate qu«ilya une tendance à penser que les vrais réfugiés sont ceux qui proviennent des camps de réfugiés et qui sont sélectionnes dans ces pays-là.alors que tous ceux qui viennent ici sont des faux».En fait, chaque année, un fieu plus de la moitié des demandes d'asile sont refusées par la C1SR.Ces requérants «déboutés» ne cadrent pas dans la definition d'un réfugié, laquelle nécessite une crainte de persecution du fait de sa race, de sa religion ou de ses opinions politiques, par exemple.Ainsi, des demandeurs d’asile libanais qui se présenteraient au Canada ne pourraient se qualifier en tant que réfugies du seul tait que leur pays est en guerre, comme ne le pourrait un Indonésien victime d’un tsunami.La majorité des «faux» réfugiés se voient donc dans l'obligation de retourner dans leur pays d’origine.lorsqu’ils en ont un.Dans le cas complexe des apatrides (souvent originaires de Palestine ou d'exrepubliques d’Vnion soviétique), c'est au HCR.donc à NI Otis.qu'il revient souvent de trouver une solution durabk1.Diminution de la demande «Vrais» réfugies ou pas, de moins en moins de chercheurs d’asile frappent à la porte du Canada.Comparativement aux 44 (XX) demandeurs de refuge en 2tX)L a peine plus de 20 (XX) prétendants se sont présentes au pays en 2005.Cette diminution de la demande.constatée également dans la plupart des pays occidentaux, n'est pas étrangère au contexte in- ternational, nommément à «l’obsession de la sécurité», qui pousse le Canada à resserrer ses contrôles, croit M' Otis, Parmi ceux-ci, on compte des mesures d'interception à l’extérieur, c’est-à-dire avant même que les futurs demandeurs d’asile ne prennent la direction du Canada «Le Canada a récemment investi beaucoup de ressources pour essayer de repérer les gens qui voyageaient avec de faux passeports», donne en exemple M' Otis, sans toutefois prétendre que cette pratique explique, à elle seule, la diminution du nombre de demandeurs d’asile à la frontière canadienne.Une part de cette baisse peut «de toute évidence» être expliquée par l'application en 2004 de l’Enfente sur les pays tiers sûrs entre le Canada et les États-Unis.croit l’avocate.Selon cet accord, vertement dénonce par des organismes non gouvernementaux dont Amnistie Internationale et le Conseil canadien des réfugiés, toute personne demandant asile au Canada après avoir transité par le «pays tiers sûr» que sont les États-Unis doit, sauf exception, faire une requête là plutôt qu'ici.Une pratique «inacceptable» Le HCR n'a toujours pas adopté de position officielle sur l'entente sur les pays tiers sûrs, dont il a été l’observateur désigné.Or, le fait que le Canada utilise cette entente pour retourner immédiatement des demandeurs aux Etats-l’nis est «inacceptable», dit M Otis.Elle rappelle que le principe de «non-refoulement» est dûment inscrit dans la Convention relative au statut de réfugié de 1951.Véritable bible du droit des réfugiés, cette convention a depuis longtemps été ratifiée par le Canada.C’est sur elle que repose la majeure partie de la loi canadienne en matière de réfugiés ainsi que toute l’action du HCR La pratique du «retour immédiat» peut être particulièrement dramatique pour les Colombiens, qui sont parmi les principaux demandeurs d’asile, à se presenter au poste frontalier de Lacolle.Aux États-Unis.le titre de réfugié est refuse a tout demandeur ayant collabore avec les forces armées révolutionnaires colombiennes.Le Canada est plus indulgent à ce sujet, explique la conseillère du HCR Quoi qu’il en soit l'Agence des services frontaliers du Canada a promis quelle cesserait d’y recourir, se rejouit M Otis.Selon elle, cette ouverture est un exemple parmi d’autres du fait que «le Canada est encore sensible» aux preoccupations du HCR ainsi que des organismes de defense des droits des réfugiés «Cest un bon signe».croit-eDe.alors que l’opinion des organismes onusiens ne compte que très peu aux Etats-Unis.«Quand.ie dis qu’il faut être vigilant, c'est qu'il put que le partenariat continue», condut-eDe.Le Devoir Comment nous joindre La rédaction Au telephone l'ai télécopieur IV courrier redaction I 514-88M333 .VM-AvvWO Hedevoir.coni Les axis publics et appels d’offres Au téléphone 514-9*53344 Par tekvopieur Par courrier 514-9*53340 arisdevét ledevoir com La publicité Au telephone IV tekvopieur Extérieur de Montreal isans trais' Les petites annonces et la publicité par regroupement SI 4-9853.W 514-9*53390 1 900 363-0305 Au telephone IV télécopieur 514-9853322 514-9*53340 Les abonnements ,V telephone 514-9853355 du hindi au vendredi de 7h30 à 16h30 IV télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnements ôledevoir com Extérieur de Montreal (sans frais) 1-805463-7559 L’agenda culturel .Au telephone 514-9853346 Par télécopieur 514-9853390 rsfvtMjner » cr* ¦.•cijjwwki 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