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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2002-07-18, Collections de BAnQ.

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PROCHE-ORIENT ECONOMIE Nouvel attentat meurtrier à Tel-Aviv Page A 5 Nortel et son vérificateur soupçonnés de fraude comptable Page B 1 ?www.ledevoir c o m ?LE DEVOIR Enfin tranquilles, chéri! ST «SRS: u: '¦ Yxf*'.' ps.mi mim#1 mm ' frs AGENCE FRANCE-PRESSE LE REPOS, le calme, le besoin de dépaysement et d’un contact privilégié avec la nature constituent, chacun le sait, l’objectif premier des vacances.Quoi de mieux, de plus ressourçant, que de partir avec l’être cher ou en famille vers un petit coin de paradis peu fréquenté pour se tremper les orteils ou taquiner la truite?Les Sud-Coréens (ci-dessus) en savent quelque chose.Bonnes vacances à vous, à vos nombreux amis et à leur descendance! Nouveau système de surveillance comptable Ottawa et les provinces veulent renforcer la confiance dans les marchés boursiers CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Dans la foulée des scandales financiers qui s’accumulent depuis l’affaire Enron, les autorités fédérales et provinciales de réglementation des valeurs mobilières et les comptables agréés du Canada ont annoncé hier la création d’un nouveau système de surveillance publique indépendant des vérificateurs de sociétés inscrites en Bourse.Cette démarche a pour but évidemment de renforcer la confiance dans les marchés boursiers et la crédibilité des états financiers.Ce nouveau système, qui deviendra opérationnel à compter du mois d’octobre prochain, sera administré par un nouvel organisme, baptisé le Conseil canadien sur la reddition de comptes (CCRC), dont les 11 membres (sept ne seront pas des comptables) seront VOIR PAGE A 8: CONFIANCE ¦ Autres informations en page B 1 HORS-JEU Du cran Avant longtemps, je vous jure, le baseball majeur devra interrompre momentanément ses activités parce que ce jour-là, ou cette semaine-là, ou ce mois-là, ou plus probablement cette année-là, tous ses membres seront occupés un peu partout à comparaître devant des tribunaux.D y a eu tellement de recours de tout acabit ces 30 dernières années qu’on pardonnerait à un encyclopédiste du sport de n’être point apte à en énumérer les motifs, mais le dernier en date, avouons-le, est pas mal: conspiration.On avait déjà vu un truc du genre dans les années 80, mais cela portait alors le nom de collusion.Les propriétaires s’étaient entendus en secret pour ne pas offrir de dégoulinants contrats aux joueurs autonomes, et ils s’étaient fait pincer.On ne Dion botte pas le derrière du libre mar-?ché sans qu’il revienne sur votre perron s’appliquer des compresses à vos dépens, comme disait Adam Smith.Cette fois, l’échelle est moins grande, et les anciens actionnaires de nos Expos dont le destin tordu et ricanant a fait des copropriétaires des Marlins de la Floride ne s’en prennent qu’à Jeffrey Loria et à Bud Selig de même que leurs hommes de main, qu’ils accusent d’avoir comploté pour sortir de Montréal son club de balle.Mais croyez-moi, il en faut, du cran, pour intenter une affaire semblable.Parfaitement.Il faut du cran pour annoncer publiquement qu’on va prouver hors de tout doute raisonnable que le commissaire du baseball a pu conspirer de longue date pour mettre à mort ou exiler nos Expos.Buddy, faire des projets à terme, lui qui n’a pas la moindre idée de ce qui va se passer dans deux heures, Ipi qui raconte n’importe quoi devant le Congrès des Etats-Unis au point de s’y faire quasiment traiter de menteur, lui qui n’a rien trouvé de mieux que de VOIR PAGE A 8: EXPOS On ne botte pas le derrière du libre marché sans qu’il revienne sur votre perron Jea n JUSTICE Première hausse de criminalité en dix ans au pays ¦ À lire en page A 3 INDEX M Actualités.A2 Annonces.A4 Avis publics.B 5 Bourse.B 4 Culture.B 7 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés.B 5 Télévision.B 7 Météo.A4 Avignon rend hommage à Vaclav Havel Retards importants à la Grande Bibliothèque Le festival honore le président-dramaturge comme il y a 20 ans.Il était alors en prison.I U U VOIR PAGE A 8: HAVEL «Havel a choisi le théâtre parce que c’était un homme politique né.Le théâtre est sa scène politique, où il construit un rapport de force et montre l’absurdité du monde.».CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR Avignon — C’est devenu une habitude.Chaque fois que Vaclav Havel est attendu à l’étranger, sa maladie pulmonaire l’empêche de participer.Hier matin, le président tchèque a donc quitté Avignon d’urgence pour l’hôpital de Prague, où il va déjà mieux, nous dit-on.Cela n’a pas empêché le festival de rendre hommage au seul président qui soit aussi un auteur de théâtre.Celui-ci avait exceptionnellement accepté de renouer avec ses vieux compagnons de scène.Car Vaclav Havel cultive une relation particulière avec le Festival d’Avignon.C’est ici qu’il a été joué il y a 20 ans exactement, alors même qu’il croupissait dans les prisons tchèques.Avignon avait alors consacré une nuit entière à l’œuvre de l’écrivain emprisonné qui, avant de s’engager pleinement en politique, s’était surtout exprimé par le théâtre.Une «nuit pour Vaclav Havel» fut donc organisée à l’époque avec l’épouse de l’écrivain, Olga Spichalova.Elie Wiesel, Victor Hai'm, Andrée Chedid et Arthur Miller écrivirent chacun un acte d’une courte pièce faisant revivre le personnage des pièces d’Havel.Le tout fut interprété par Pierre Arditi et Gérard Desarthe et par la suite diffusé sur la chaîne de télévision France 2.Jouer Havel à l’époque, ce n’était pas honorer un président ni célébrer une icône vivante.C’était BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Le chantier de la Grande Bibliothèque du Québec, actuellement en branle à Montréal, connaît des retards importants.Prévue pour la fin 2003, l’ouverture de la Grande Bibliothèque pourrait être retardée jusqu'à la fin 2004.Selon les informations obtenues par Le Devoir, le chantier de la Grande Bibliothèque continue de subir des délais et d’accumuler les retards.La porte-parole de Diane Lemieux, ministre de la Culture et des Communications, a confirmé hier que la ministre avait été informée de ces retards par la présidente-directrice générale de la Grande Bibliothèque du Québec, Lise Bissonnette.Les raisons de ces retards sont pour l’instant assez vagues.Selon la porte-parole de la ministre Lemieux, des travaux d’excavation et de dynamitage dans le secteur avoisinant la station de métro Berri-UQAM ont exigé une «plus grande prudence».Du coup, par L’ouverture pourrait être retardée d’un an VOIR PAGE A 8: RETARD Rendez-vous avec Dieu La Journée mondiale de la jeunesse constitue, pour les jeunes catholiques, une occasion en or de s’amuser tout en exprimant publiquement une foi qui sort rarement de l’église.Mais pour un prêtre ordonné il y a tout juste quelques semaines, il s’agit plutôt d’un vrai pèlerinage, dans le sens chrétien du terme.Le Devoir le suivra quotidiennement pour l’occasion.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Les aînés l’appellent «mon père».Pourtant, Richard Depairon n’a que 31 ans, C’est que depuis le 31 mai dernier, le jeune homme est prêtre, «le plus beau métier du monde», dit-il.Fort de ce rôle, il fera le voyage à Toronto, dans quelques jours, à la tête d’un groupe d’une centaine de jeunes de la paroisse Notre-Dame-des-Neiges et d’un peu partout dans le monde.Mais attention! «C’est un pèlerinage qu 'on va /aire là-bas, pas un voyage de tourisme, tient-il à préciser.L'objectif n’est pas de visiter Toronto pour visiter Toronto mais plutôt pour mieux connaître le milieu, la culture de ces gens-là, et surtout pour avancer dans sa fin.» Bien que le nouveau prêtre n’ait pas besoin d’un groupe, comme la plupart des jeunes de sa génération, VOIR PAGE A 8: JMJ I i i LE DEVOIR, LE JEUDI 18 JUILLET 2 0 0 2 A 2 •LES ACTUALITES- Comment garnir sa caisse partisane Un bon citoyen canadien, c’est Un bon libéral Les autochtones applaudissent la position de Martin sur l’autonomie ROBERT DUTRISAC DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Le Parti libéral du Canada (PLC) n’hésite pas à utiliser la fierté d’être canadien afin d’amasser des fonds pour garnir sa caisse partisane.Etre un bon citoyen canadien, c’est être un bon libéral.Le dernier envoi postal du PLC pour recueillir des fonds auprès de la population s’ouvre sur le slogan: «Soyez fier d’être canadien!» accompagné uniquement du logo du parti qui s’inspire forte-ment de l’unifolié.«Qu’est-ce qui vous rendrait encore plus fier d'être canadien?», demande plus loin le PLC à de pos-sibles contributeurs.«Dites-nous comment renforcer la fierté des Canadiens et assurer la prospérité du Canada», ajoute-t-on.C'est pourtant ce type d’amalgame — entre l’appartenance à un pays ou à une nation et l’appartenance à un parti — que reprochait au Parti québécois le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, il y a un an.Le ministre fédéral avait accusé le premier ministre Bernard Landry de s’accaparer du mot «nation» à des fins partisanes comme le Parti québécois l’a fait avec le mot «québécois».Inventant un nouveau verbe, M.Pettigrew avait dit «toujours trouver [.] que cette façon de partisanerle vocabulaire n’était pas démocratique».Le responsable des communications du PLC, Aurèle Gervais, a indiqué que cet appel à la fibre nationaliste canadienne est pratique courante pour le parti dans ses campagnes de collecte de fonds.L’envoi provenait de la permanence du parti à Ottawa.Il fait partie d’une campagne postale pancanadienne qui fournit habituellement quelque 500 000 $ nets par année à la permanence du PLC, a-t-il précisé.C’est la firme de marketing direct FCB Direct, une filiale de la société américaine Interpublic Group, qui a des bureaux à Montréal et à Toronto, selon le magazine Info-Presse, qui s’est chargée de la conception de la campagne.Selon le politologue de l’ENAP Robert Bernier, qui est aussi consultant auprès du gouvernement fédéral et auteur de l’ouvrage Un siècle de propagande - Information, communication, marketing gouvernemental, le PLC, qui a détenu les rênes du pouvoir pendant près de 100 ans depuis la Confédération, a fait «l’association quasi constante entre le fait d’être citoyens canadiens et bons libéraux».Le Parti conservateur, un parti de droite relié de plus près au monde des affaires, n’a pu revendiquer comme les libéraux l’ont fait «le monopole de l’appartenance à la citoyenneté», a signalé le chercheur au Devoir.«Les libéraux ont été là tout le temps, en temps de guerre comme en temps de paix.Donc, pour eux, ç’a été très facile de faire l’adéquation entre la bonne citoyenneté et l’appartenance au Parti libéral du Canada.» L’envoi du PLC contient un questionnaire que les destinataires peuvent remplir afin d’identifier leurs préférences quant aux priorités gouvernementales.Ce questionnaire est coiffé du slogan «Soyez fier d’être canadien! N'oublions jamais ce qui fait du Canada un pays où il fait bon vivre!» L’envoi est accompagné aussi d’une lettre du premier ministre Jean Chrétien.«Grâce à votre appui, vous contribuez à assurer la force du Parti libéral d’un océan à l’autre, permettant à la vision libérale de s’épanouir et de s’enrichir à travers tout le pays», écrit M.Chrétien, la mission du PLC «étant de faire du Canada le meilleur pays au monde pour tous les Canadiens».JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR ex-ministre des Finances Paul i Martin reconnaît aux autochtones le droit à l’autonomie gouvernementale, une affirmation qui a suscité l’enthousiasme des chefs autochtones réunis hier à Kahnawake.Même s’ils ont réservé une longue ovation à l’orateur invité à l’issue de son discours, les leaders autochtones ne sont pas prêts à ac-corder sans conditions leur confiance au politicien qui convoite le poste de premier ministre.En présentant son invité, le chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Matthew Coon Come, a commis un lapsus qui a bien diverti l’assistance: «Il est aussi devenu premier ministre.», a-t-il lancé avant de s’amender sous les rires.S’avançant au micro, Paul Martin s’est ensuite engagé dans Québec (PC) — Les maires des huit municipalités de Beauce touchées par les inondations du début de juillet ont fait savoir hier qu’ils sont «complètement insatisfaits» du dédommagement que leur propose un décret du ministère de la Sécurité publique.«Il faut que le contenu du décret un long plaidoyer en faveur du développement économique des communautés autochtones: «Plus que jamais, le dilemme économique de nos Premières Nations et de tous les peuples autochtones doit être au nombre de nos priorités nationales.» Des propos qui ont été accueillis par une salve d’applaudissements.«Nous devons reconnaître le droit inhérent à l’autonomie gouvernementale que détiennent les autochtones depuis des temps immémoriaux, a-t-il ajouté.Et si on leur en offre l'occasion et la flexibilité, les Premières Nations sont fort capables de gérer elles-mêmes les affaires de leurs propres communautés.» Prudent, M.Martin s’est bien gardé de se prononcer au sujet du controversé projet de loi sur la gouvernance des peuples autochtones (C-61), un dossier qui fait pourtant l’objet d’âpres discussions à la réunion de l’APN à Kahnawake.MaJ- corresponde aux besoins, aux problèmes et aux urgences que l’on connaît dans notre région, a résumé le maire de Saint-Ephrem-de-Beauce, Luc Lemieux.Actuellement, c’est nettement insuffisant par rapport à la situation qu’on vit.» M.Lemieux a fait valoir que l'offre d’une compensation finan- gré l’opposition des chefs à ce projet, il s’est dit convaincu que tous étaient d’accord avec les principes d'imputabilité, de transparence et de bon gouvernement Des siècles de négligence ont plongé les autochtones dans un état de pauvreté et il faudra corriger la situation, a indiqué l’ancien ministre.Tout comme il faudra améliorer l’accès des autochtones aux études postsecondaires et aux soins de santé.Les gens ont bien accueilli ses propos, a reconnu Matthew Coon Come, ajoutant que M.Martin semblait «ouvert au dialogue».«Nous allons quand même le mettre à l’épreuve s'il devient premier ministre et nous lui rappellerons ses propos», a-t-il promis.«Il n’y a rien dans ses propos qui ressemblait à un plan pour transposer ces principes dans la réalité, a dé ploré Ghislain Rcard, chef régional cière gouvernementale correspondant à 75 % de la valeur des dommages subis forcerait les municipalités sinistrées, pour payer le solde qui leur échoit, à pelleter la facture dans le compte de taxes de citoyens déjà éprouvés par leurs propres pertes financières.Les pluies importantes du 1" et de l’APN pour le Québec et le Labrador.Et personnellement, j’aurais souhaité qu'il se prononce contre le projet de loi sur la gouvernance.S’il croit tellement à ce qu’il disait ce matin, il aurait pu oser aller plus loin que ça.» «C’est un habile politicien.Il a réussi à soulever la salle», convient Michèle Audette, présidente du Mouvement des femmes autochtones du Québec.Elle se dit quand même bien lasse d’entendre pareils discours.«Passons à l’acte!», réclame-t-elle.Ce qu’elle déplore toutefois, c’est l’absence des femmes dans le discours de l’orateur, elles qui pourtant représentent plus de la moitié de la population autochtone.D’ailleurs, note-t-elle, c’est un peu l’histoire de toute la réunion de Î’APN qui se déroule depuis deux jours à Kahnawake et au cours de laquelle les femmes ont eu bien peu l’occasion de prendre la parole.du 2 juillet ont fait déborder la rivié re Chaudière et plusieurs cours d’eau de la Beauce, ce qui a causé des dommages de cinq millions aux infrastructures des municipalités de Sainte-Clothilde, $aint-Vic-tor, Saint-Jules, Saint-Ephrem, Saint-Benoît, Saint-Honoré, Saint-Evariste et La Guadeloupe.« Qu’est-ce qui vous rendrait encore plus fier d’être canadien?» Un meilleur traitement pour les anciens combattants JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Âu lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, des milliers d’autochtones sont revenus au pays après avoir servi dans les rangs de l’armée canadienne mais n’ont pas eu droit aux mêmes avantages que leurs compagnons d’armes.L’indemnité que leur propose le gouvernement 50 ans plus tard leur semble bien dé risoire et les chefs autochtones, réunis à Kahnawake hier, ont convenu d’exiger un meilleur traitement pour les anciens combattants.Compte tenu de leur statut particulier, les soldats autochtones n’ont pas eu droit aux 6000 $ offerts à leurs homologues blancs.On leur a plutôt consenti une somme de 2320 $, et ce, à plu- sieurs conditions, dont celle de demeurer sur leur réserve et de se consacrer à trois activités: la pêche, le frappage et l’agriculture.«Un des vétérans a voulu utiliser la somme pour aller à l’école, mais on le lui a refusé parce qu'il aurait alors quitté la réserve.Ils l’ont plutôt obligé à s’acheter un bateau.Il ne voulait pas pêcher mais il n’a pas eu d’autre choix», raconte le grand chef Howard Anderson, un vétéran de la Saskatchewan qui occupe la présidence de la Table ronde sur les anciens combattants des Premières Nations.C’est dans les années 70 que les autochtones ont réalisé l’ampleur de l’injustice qu’ils ont subie.Des décennies de pressions auprès des autorités ont finalement mené au dé pôt d’une offre en juin dernier par le gouvernement, offre qui prévoit le versement d’une in- demnité de 20 000 $ à tous les anciens combattants ou à leur conjointe.Quelques 800 vétérans seraient toujours vivants, indique M.Anderson.Le montant semble bien insuffisant aux yeux des anciens combattants compte tenu des torts subis.En assemblée à Kahnawake hier, les chefs ont convenu de refuser l’offre du gouvernement pour réclamer une somme plus substantielle.Ds exigent aussi des excuses formelles du fédéral.Bien qu’ils soient prêts à porter leur cause devant les tribunaux, ils espèrent en arriver à une entente avec le gouvernement afin d’éviter de longues procédures en cour.M.Anderson n’ose chiffrer les sommes réclamées par les vé térans même si des économistes du fédéral ont estimé à quelque 120 000 $ par personne les avantages refusés aux autochtones.Les maires de huit municipalités sont mécontents LA RECETTE VERSER 8 $ DE DIESEL* METTRE EN MARCHE FAIRE MONTRÉAL - QUÉBEC RÉPÉTER AU BESOIN Golf TDI • Jetta TDI - i a pour 24 mois.Jusqu'au 31 août 2002.Le moteur turbodiesel à injection directe de Volkswagen a un goût marqué pour les grandes performances.Tellement marqué qu'il vous permet de rouler jusqu'à 1 250 km* avec un seul plein.Passez voir votre concessionnaire Volkswagen.*Bosé sur lo consommation d'une voiture manuelle 5 vitesses : 4,4 L/l 00 km tur route et 5,6 L/100 km Etes-vous fait pour Volkswagen?* m en ville selon le Guide de consommation de carburant de Transports Canada Tnu» ,¦ ., à la Jetta familiale.Taux de financement de 1,9% offert pour un terme iusau'A oÀ°r' a.pp'c°be taux de financement offerts: 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soit 55 000 • de plus qu’en 2000.Globalement le Québec est la province qui détient le deuxième faux de criminalité le plus faible avec 5869 crimes par 100 000 habitants.Ter-re-Neuveet-Labrador détient la palme du plus faible taux, à 5635.Les plus hauts taux au Canada, soit entre 24 865 et 30 149 crimes par 100 000 habitants, ont été observés dans les trois territoires.Le Québec, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve et-Labrador sont les trois seules provinces où le taux général a diminué en 2001.Dans l’ensemble du pays, le nombre de crimes avec violence a augmenté en 2001.La police en a déclaré environ 309 000 en 2001, soit 7000 de plus qu’en Tan 2000.Il s’agit de la deuxième progression consécutive.Les catégories de crimes comme les agressions armées et les voies de fait graves ont progressé de 5 %, en grande partie en raison d’une hausse de 7 % au Qué- bec et d’un bond de 14 % en Saskatchewan.Le taux global d’agressions sexuelles s’est légèrement accru, soit de 0,7 %, à la suite d’une augmentation de 8 % au Québec qui, toutefois, déclare toujours le taux le plus faible parmi les provinces.Pour ce qui est des meurtres, la police en a déclaré 554 en 2001, soit huit de plus qu’en l’an 2000.Le faux est donc demeuré stable au pays pour une troisième année consécutive, s’établissant à 1,8 homicide pour 100 000 habitants.Statistique Canada indique que de façon générale, le taux d’homicides régresse depuis le milieu des années 70.Le taux de tentatives de meurtre a quant à lui chuté de 7 % en 2001.Le taux de crimes contre les biens a régressé de 1 % en 2001, poursuivant une tendance à la baisse amorcée au début des années 90.Le taux de 2001 a été le plus faible observé depuis près de 30 ans.Le faux de dossiers de conduite avec facultés affaiblies a augmenté pour la première fois en près de 20 ans.Ces cas ont progressé de 7 % alors que le nombre de personnes accusées s’est accru de 1 %.La tendance à la hausse des infractions liées aux drogues déclarées par les services de police, observée depuis 1993, s’est poursuivie en 2001, une augmentation de 3 % ayant été enregistrée.Le faux de criminalité chez les jeunes, mesuré par le taux de jeunes âgés de 12 à 17 ans qui ont fait l’objet d’accusations formelles par la police, a affiché une légère progression de 1 % pour une deuxième année consécutive, après avoir diminué de 1991 à 1999.Témoignage d’un ex-motard Les Rockers ont connu une traversée du désert BRIAN MYLES LE DEVOIR La guerre des motards a généré des effets contraires sur les Hells Angels Nomads et leur filiale des Rockers, les premiers s’enrichissant en cercle fermé tandis que les seconds connaissaient un passage à vide en raison d’une expansion incontrôlée, en 1999.Les effectifs de la bande avaient gonflé jusqu’à 25 membres, le tiers d’entre eux se révélant comme des fêlés.«Des gars chauds, là, des machines fte dis, une vraie gang de mentais», lance Jean-Guy Bourgoin dais l’une des dix rencontres enregistrées par Sirois.«Dans mon livre à moé, c’est des psychopathes.» Le jugement est aussi sévère que crédible puisque Bourgoin est considéré comme le vice-président de§ Rockers à l’époque.A l’opposé, les Nomads dominent sans partage un business florissant Comme l’a expliqué Sirois, tous les membres des Rockers sont maintenant contraints d’acheter leurs stupéfiants «à la table des Nomads», qui a fixé le prix du kilo de cocaine à 35 000 $.Quand Sirois annonce à Bourgoin que l’un de ses contacts dispose de 20 kilos à vendre, il se fait répondre que les Nomads achètent «à coups de 100 kilos ou 1000 kilos».Les mots sont de Sirois.Bourgoin ne se montre jamais aussi explicite dans les conversations enregistrées par la police.Au fil de ses échanges avec Bourgoin et André Chouinard, un présumé membre des Nomads, Stéphane Sirois comprend qu’il appartient déjà à la vieille école.Du temps où il était membre des Rockers, «on prenait au meilleur prix», a-t-il dit lundi.Les tentatives répétées de Tagent-source pour réintégrer les rangs des Rockers sont par ailleurs minées par le chaos régnant au sein du groupe.«Ils sont 25 gars à avoir des idées différentes, c’est plus compliqué que c’était.Même moé, / ai perdu le contrôle de ça», résume André Chouinard, qui devrait pourtant détenir une partie de l’autorité sur les Rockers en raison de son affiliation avec les Nomads.Parrainés à l’origine par Maurice Bou- cher, les Rockers sont tombés sous la gouverne du clan des Nomads (une douzaine d’hommes tout au plus) dans le cours de la guerre des motards, a confirmé Sirois dans son témoignage.Les rencontres des Rockers, ces fameuses «messes» filmées à leur insu, confirment aussi la dérive de la bande de motards.Fin 1999, les frères ne disposent même plus d’un local de réunion.Les «strikers» et les membres en règle manquent souvent à l’appel lorsque leurs supérieurs des Nomads exigent une surveillance armée, ce qui met les patrons en beau fusil.Les leaders des Rockers multiplient les rappels à l’ordre dans ces messes présentées en preuve il y a quelques semaines.Ils somment les troupes de se mettre à la coche» pour l’an 2000 et de regagner l’estime perdue des Nomads.Encore hier, Sirois a livré un témoignage accablant contre Jean-Guy Bourgoin, qui ne fait pas partie du groupe de 17 personnes jugées pour trafic de drogue, gangstérisme et complot pour meurtre.Son procès aura lieu à une date ultérieure.Les conversations enregistrées révèlent un homme soucieux de son teint — il passe beaucoup de temps au salon de bronzage RX Soleil — et téméraire.Sirois a raconté hier que Bourgoin lui a personnellement livré quatre kilos de haschisch, dissimulés sous son gilet, dans une voiture stationnée près d’un Dunkin Donuts du Plateau Mont-Royal, le 17 janvier 2000.«On les “runne” ou on les “runne”pas», lui a lancé Bourgoin, le verbe runner se traduisant par «livrer».Bourgoin se montre tout aussi serviable, le 28 janvier, quand Sirois lui demande s’il ne connaîtrait pas un comptable.Un nom sort spontanément: George Therrien, que Bourgoin décrit çomme un ancien fonctionnaire d’Etat ayant déjà servi de comptable à un certain Rizzuto.«Tu y donnes de l’argent liquide, “tiens, lave-moé ça”, pis y va jouer avec ton argent», (fit Bourgoin.L’écoute des conversations enregistrées par Sirois se terminera aujourd’hui, et l’agent-source subira sous peu l’épreuve du contre-interrogatoire.Fin de la présentation des preuves dans l’affaire lizotte KARINE FORTIN LE DEVOIR La Couronne a conclu hier sa plaidoirie dans l’affaire Lizotte en appelant le jury à déclarer le policier Giovanni Sfante coupable des accusations de voies de fait, de voies de fait ayant causé des lésions et d’homicide involontaire qui pèsent contre lui.«Pour la première accusation, la preuve n’est pas contradictoire», a affirmé d’entrée de jeu M' Michel Breton.A son avis, les blessures au visage subies par Jean-Pierre Lizotte et le récit des témoins oculaires démontrent hors de tout doute raisonnable que Sfante a bel et bien fait usage d’une force excessive au Shed Café, le 5 septembre 1999.Le procureur s’est cependant montré plus circonspect dans le cas de l’accusation de voies de fait ayant causé des lésions.Cette accusation concerne les dommages à la moelle épinière qui ont entraîné la paralysie de ITtinéranL Pour Sfante, l’enjeu est de taille.En effet, s’il est jugé responsable de ces blessures, il sera presque certainement condamné aussi pour homicide involontaire puisque, selon les spécialistes, la pneumonie qui a causé la mort de Lizotte est directement attribuable à l’état de sa colonne vertébrale au lendemain de l’incident Selon les experts médicaux en- tendus au cours du procès, Jean-Pierre Lizotte a subi une luxation des vertèbres résultent de l’application d’une force importante à l’arrière de sa tête.«Évidemment, les coups de poing de Stante ne sont pas la seule cause de la lésion irréversible, a dit M' Breton aux jurés.Mais ce que vous devez déterminer, c'est si les actes qu'il a posés ont joué un rôle plus qu’insignifiant dans les blessures et la mort de M.Lizotte.Si vous décidez que oui, alors vous devez le déclarer coupable.» Détaillée et solide, la plaidoirie de la Couronne contenait cependant au moins une remarque trompeuse.En début de journée, le procureur a d’ailleurs dû se rétracter devant le jury à qui il avait déclaré que Stante avait frappé Lizotte «en représailles» contre les coups de pied qu’il avait reçus.Or, dans son témoignage, le policier avait plutôt dit qu’il avait agi «en réponse» à l’agression.Après dix semaines d’audiences, le juge a finalement entamé la lecture de ses directives au jury vers 16h.Il a d’abord tenu à remercier les six hommes et six femmes qui siègent quotidiennement au palais de justice pour leur «exceptionnelle patience».Ils auront encore l’occasion de mettre leur vertu à l’épreuve puisqu’il semble qu'ils ne seront pas séquestrés avant le début de la semaine prochaine.Le voleur de bicyclette y > • V mm «S CE VOLEUR de bicyclette a dû porter la petite reine sur ses épaules pendant une demi-journée, hier, sous les yeux de la doyenne du comité de surveillance d'un quartier de Xiamen, dans la province chinoise de Fujian.Rien de mieux qu’humilier en public un voleur avant de l’envoyer en prison, croient les autorités chinoises.Ce même jour, à Washington, était publié un rapport du Earth Policy Institute rappelant que la bicyclette est de plus en plus populaire dans le monde.Ainsi, la production mondiale de bicyclettes a atteint 101 millions d’unités en 2000, soit plus du double du nombre de voitures fabriquées (41 millions) cette année-là.De 1973 à 1983, les ventes annuelles de voitures ont stagné à environ 30 millions d’unités.Pendant ce temps, celles des vélos ont bondi de 52 millions à 74 millions.Bref, les voleurs de bicyclettes ont encore de beaux jours devant eux.Un conciliateur dans le conflit avec les ambulanciers PRESSE CANADIENNE Un conciliateur a été nommé hier dans le conflit qui oppose Québec et les 2800 techniciens ambulanciers, membres de la CSN.Les parties ont convenu d’une entente-cadre pour renouveler la convention collective de travail mais ne s’entendent pas sur la question des horaires.Les ambulanciers souhaitent l’abolition de l’horaire forçant un technicien à être disponible 24 heures sur 24 durant huit jours sur une période de 14 jours.Les syndiqués se disent prêts à travailler selon des quarts de travail de 12 heures par jour.Québec a débloqué 8,5 millions pour régler en partie le problème mais garde la mainmise sur la répartition des sommes et sur les régions qui travailleront en fonction du nouveau régime.Le syndicat soutient que le ministère de la Santé refrise aussi de s'engager à éliminer ces horaires d’iri trois ans.Le président du Rassemblement des employés techniciens ambulanciers du Québec, Yves Imbault, soutient que dans le but de régler définitivement la question des horaires, ses membres ont refrisé une prime de 12 millions en trois ans alors qu'ils œuvrent dans le seul secteur de la santé où les employés n’ont pas droit à des primes de travail.Le conciliateur entendra les parties pour la première fois demain matin.•^jenuensojeilft • Micheline Ruelland (514! \ iérr^se Suq Le iôîT ‘Qwtrig.^ jours àt à 22h- 9?, J» hQ&nmune Est lii S O E M P 0 R I 0 L D E JUSQU À COMPLET FAIT EN ITALIE 995$ POUR 695$ INCLUANT CHEMISE ET CRAVATE 1455 RUE REEL (LES COURS MONT-ROYAL) 282-0022 LE DEVOIR.LE JEUDI 18 JUILLET 2002 LES ACTUALITES Projet de centrale thermique UUnion des consommateurs réclame une audience publique LE DEVOIR Lf Union des consommateurs demande que i soit examiné par le Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) le projet — baptisé Le Suroît — de construction d’une centrale thermique au gaz naturel à Beauhar-nois.Aux yeux du nouveau regroupement issu de la fusion d’Action réseau consommateur et de la Fédération des associations coopératives d’économie familiale (ACEF), la «justification du projet par HydroQuébec est nébuleuse».L’organisme s’interroge sur la rentabilité réelle du projet alors que l’électricité produite par cette nouvelle centrale sera vraisemblablement destinée en partie, voire en totalité, à l’exportation.Hydro-Québec a en effet motivé la mise en branle du projet le Suroît par la «croissance des marchés accessibles dans le nord-est de l'Amérique».L’Union des consommateurs déplore aussi qu’Hydro-Québec et le gouvernement optent pour la filière thermique plutôt que pour l'effica- cité énergétique ou toute autre source d’énergie renouvelable comme l’énergie éolienne, un choix qui constitue un virage majeur dans le paysage énergétique québécois.Le ministre responsable de l’Environnement, André Boisclair, s’était pourtant clairement affiché en faveur de l’accord de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), souligne-t-on par voie de communiqué.Or Le Suroît haussera de 3 % les émissions de GES du Québec.De plus, il risque d’ouvrir la porte à de nombreux autres projets de même nature, s’inquiète l’Union des consommateurs.Une crainte justifiée puisque «16 des 19 projets soumis en réponse à l’appel d'offres d’Hydro-Québec Distribution sont de nature thermique et qu’un terrain a été vendu récemment dans le parc industriel de Granby pour la construction d’une telle centrale», rappelle Nathalie St-Pierre, la directrice de l’organisme voué à la défense des droits des consommateurs.L’Union des consommateurs espère que dans l’éventualité d’audiences publiques, le BAPE ré- examinera la pertinence de ce projet en le situant dans le contexte du développement énergétique global de la province, qui prévoit la construction de plusieurs petites centrales hydroélectriques privées ainsi que celle d’infrastructures de plus grande envergure comme Toulnustouc, Eastmain et EMl-Rupert On croit également qu’il est impératif que soient débattus publiquement les impacts de ce projet sur la santé, la qualité de l’air et la faune aquatique.L’Union des consommateurs doute toutefois de la réelle volonté d'écoute du gouvernement compte tenu du feu vert qui a récemment accordé à la ligne Hertel-des Cantons malgré les conclusions défavorables du BAPE ainsi qu’en raison de la loi 116 qui a adoptée en dépit du tollé général soulevé par le fait que cette mesure retirait à la Régie de l’énergie le pouvoir d’examiner les coûts de production de l’électricité au Québec.Le lancement d’audiences publiques sur Le Suroît démentirait toutefois cette mauvaise réputation.Journée mondiale de la jeunesse Les pèlerins convergent vers Toronto PRESSE CANADIENNE Toronto — Des milliers de jeunes venus du monde entier ont commencé à converger vers Toronto en vue des célébrations de la Journée mondiale de la jeunesse, un événement international de foi et de partage dont le pape Jean-Paul II constitue l’attraction principale.On s’attend à ce que le rassemblement attire plus de 200 000 personnes, soit nettement moins que ce que les organisateurs espé- raient Des paroisses, des familles catholiques et des écoles seront mises à contribution pour héberger les jeunes âgés de 16 à 35 ans originaires de différents pays.Certains d’entre eux font d’abord escale à Montréal et à Québec, notamment où ils sont hébergés de la même façon.Les célébrations ne se limiteront pas aux trois apparitions publiques du pape.En fait, le nom même de l’événement n’est pas vraiment représentatif puisque la «Journée» mondiale de la jeunesse s’étalera sur dix jours.Une fois tous réunis à Toronto, les participants assisteront à une série d’activités entre les 22 et 28 juillet.Par exemple, le 23, le cardinal Aloysius Ambrozic, archevêque de Toronto, célébrera une messe qui sera suivie d’un concert sur les bords du lac Ontario.Le pape, qui atterrira à Toronto le 23, fera sa première apparition devant les pèlerins le 25.Il prononcera alors une brève allocution de bienvenue avant de se reposer à la résidence de retraite de la Congrégation de Saint-Basile, sur une île du lac Simcoe, au nord de Toronto.Bien que l’événement ne soit pas réservé aux seuls catholiques, disent ses organisateurs, un millier de prêtres de différents pays seront sur place pour entendre les confessions des fidèles dans une douzaine de langues différentes.Samedi soir aura lieu une vigile pour la paix à la vieille base militaire de Downsview, au nord de la ville, une veille pressentie comme le point culminant de la semaine.Les New-Yorkais rejettent les six projets pour le WTC AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Les New-Yorkais ont rejeté massivement hier les six projets officiels en compétition pour remplacer les tours du World Trade Center, reprochant à leurs auteurs leur manque d’imagination et leur subordination aux exigences de l’Autorité portuaire.Familles des victimes, urbanistes et habitants de New York ont vivement réagi aux six plans, dévoilés mardi au cours d’une conférence de presse par les autorités new-yorkaises et soumis à l’avis du public.Les six projets comportent plusieurs points communs: ils prévoient notamment un grand espace vide destiné à l’édification d’un mémorial et la construction de suffisamment d’immeubles de bureaux pour récupérer le million de mètres carrés de bureaux perdu lors de l’effondrement des tours jumelles.Ce dernier point correspond à une exigence de l’autorité portuaire de New York et du New Jersey, propriétaire du terrain de 65 000 mètres carrés sur lequel se trouvait le Worid Trade Center.La Lower Manhattan Development Corporation (LMDC), l’entité créée par la ville et l’État pour superviser la reconstruction, avait souligné mardi que les dessins présentés constituaient simplement une piste de départ pour des discussions et non des plans définitifs.Les critiques n’ont pas tardé.«Ce qui manque, c’est une âme», a regretté Eva Handhart, directrice d’une association new-yorkaise de promotion des arts, qui a conduit 230 ateliers entre mars et mai afin de trouver des idées pour l’avenir du site du World Trade Center.«Les six plans sont essentiellement axés sur la façon de faire rentrer un million de mètres carrés de bureaux dans un format traditionnel autour d'un espace ouvert, a-t-elle déclaré.Il n’y a pas eu de réflexion sur la signification de l’endroit ou du 11 septembre», a-t-elle déploré.Le principal défi auquel doivent faire face les concepteurs d’un tel projet est de concilier le respect de la sensibilité des familles des victimes demandeuses d'un lieu de mémoire avec le besoin de reconstruire et de revitaliser le quartier financier de New York.Le quotidien The New York Times a été plus vif dans ses critiques, décrivant les projets comme étant «ternes et ennuyeux» et très loin des aspirations du public.«Ce que démontrent clairement ces projets est que rien ne peut être fait [.] si l’Autorité portuaire persiste à réclamer chaque mètre carré de bureau qui existait avant le 11 septembre», dénonce le journal.Près de 3000 personnes sont mortes à New York le 11 septembre 2001 quand deux avions utilisés comme des bombes par des pirates de l’air se sont écrasés sur les deux tours jumelles du World Trade Center.Monica Iken, dont le mari est mort dans l’attentat du World Trade Center et qui est fondatrice d’une organisation destinée à garantir la prise en compte des souhaits des familles dans les projets de reconstruction, a également dénoncé la place de l’Autorité portuaire.«Quand nous avons demandé 65 000 mètres carrés pour un mémorial, nous avons passé pour des gens déraisonnables, a-t-elle raconté.Selon un sondage publié hier par l’université de Quinnipiac (Connecticut), 23 % des New-Yorkais souhaitent que le site du World Trade Center soit entièrement consacré à un mémorial.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 * 299 Location 300* 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES Conditions de paiement : cartes de crédit LES PETITES ANNONCES Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l'édition du lendemain.DU LUNDI AU VENDREDI Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES Montréal Ouest Vraie beauté, 5 C.C., 2 s/bain, boiseries, véranda, grande galerie, jardin, 465 000$, Dimanche 21|uillet, 13h00à 16600 1ère visite.Vente privée.123 avenue Perclval 469-6371 MAISONS DI CAMPAGNE ST-JOACHIM-DESHEFFORD Magnifique maison de campagne, pisc., 1.6 acres, 15 min de Granby, 1 h Stade Olympique.175 000$ (4501539-2413,1450)378-9995 SOMMET DES LAURENTIDES Superbes Terrains avec plateaux Vue panoramique - Tranquillité (514)721-1529 (514)502-9654 APPARTEMENTS El LOOEMENÏS À tOOER CDN Haut de duplex, 8 1/2, près services, très bien situé, garage, chauffage-climatisation central non -ind.1 500 $/m.(514) 733-9281 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER CONDO 956 p c., 1 apût, 5e ét.Soeurs Grises.Vx 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pr*vlsionnlete H Météo Conseil 1-900-565-4455 Fraie appUcaMee Pour le dernier bulletin météo en ligné, consultez le site Web météo à l’URL www.meteo.ec.gc.ca La météo canadienne sur le Web APPARIEMENTS ET L0GEMEN1S À LOUER DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offer! en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou prélérence tondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de et à ses entants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.N.D.G.adjacent 51/2,r.dec., boiseries, beaucoup de cachet, solarium, balcon, accès cour, lav/séch au s.s.900$/chauf1é.481-3114 (répondeur).OUTREMONT Luxueux, rénové, env, 1 500 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société fondée dans le but de regrouper des fabricants de produits pharmaceutiques de Québec.Enfin, en 1973, après avoir œuvré durant 35 ans dans l’industrie pharmaceutique au Québec, il considère sa mission terminée et se i joint à nouveau au SACO dans le but de faire profiter de son expérience les pays en voie de développement.Fidèle à son Alma Mater, il a créé, en 1999, au bénéfice de l'Université de Montréal, le Fonds de Bourses Gaston Hé-rald et Françoise Gervais pour permettre l’attribution de bourses à des étudiants qui rencontrent des difficultés fi-¦ nancières pouvant met-; tre en péril la réalisation ou la poursuite de leurs études universitaires.AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédialemenl toute anomalie qui s'y serait glissée.I l IM.UHIi ne sera pas responsable des erreurs répétées.Mere! de votre attention.Le 15 juillet 2002, paisi-blement_dans sa demeure de l'îles-des-Soeurs, entouré des siens est décédé Monsieur Gaston Hérald.Il laisse dans une profonde tristesse son épouse Françoise Gervais: ses beaux-frères et ses belles-sœurs Lau-rette (Feu Gabriel Hérald), Dr.André Gervais (Dr.Myriam Vincent), Charles Gervais (Elizabeth Labenski); ainsi que ses nombreux neveux, nièces, petits neveux et petites-nièces qui furent sa joie de la vieillesse.La famille recevra les condoléances au : Centre funéraire Côte-des-Neiges 4525, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal, Québec H3V 1E7 Tél.: 514-342-8000 Le jeudi 18 juillet 2002 de 14h00 à 17h00 et de 19h00 à 22hOO, vendredi le 19 juillet 2002 de 10h00 à midi et de 1 3hOO à 14hOO.Les funérailles auront lieu le vendredi 19 juillet 2002 à 14h00 en la chapelle du Centre Funéraire Côte-des-Neiges et de là au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Au lieu des fleurs, un don à Rêves d'enfant ou à la Maison du Père serait apprécié.> LE DEVOIR, LE JEUDI 18 JUILLET 20 0 2 A 5 Un autre pavé dans la mare du «quartette» Attentat meurtrier à Tel-Aviv ASSOCIATED PRESS AGENCE FRANCE-PRESSE Tel-Aviv — Au moins cinq personnes, dont les deux kamikazes, ont été tuées et 30 autres blessées dans un nouvel attentat hier soir en plein cœur de Tel-Aviv.Selon un témoin, deux kamikazes se sont fait sauter à quelques secondes d’intervalle.Selon le commandant de la police de Tel-Aviv, Yossi Sedbon, il y a eu une seule explosion, sur la rue Neve Shaanan, très commerçante, dans la partie sud du centre-ville, non loin de l’ancienne station de bus.Les services de secours faisaient état de 30 blessés évacués, dont 15 grièvement touchés.D’après un journaliste de la radio d’Israël présent sur place, les cadavres comprennent apparemment ceux des kamikazes.Un des blessés est ensuite décédé à l’hôpital.Les ambulances et la police se sont précipitées sur les lieux, bouclant le secteur, où se trouvent bon nombre de petits magasins et étals.De nombreux travailleurs immigrés vivent dans ce quartier déshérité.Selon la radio d’Israël, l’attentat a eu lieu à l’entrée du Théâtre central, près d’un café.Selon la Radio d’Israël, la plupart des victimes seraient des immigrés.Au Liban, la chaîne de télévision du Hezbollah, al-Manar, a dit avoir reçu une revendication provenant du Jihad islamique, mais cette revendication n’était pas confirmée.Mardi, huit Israéliens, dont deux bébés, avaient trouvé la mort en Cisjordanie dans une attaque contre un bus près d’une implantation juive, revendiquée par trois groupes terroristes.David Baker, responsable des services du premier ministre, a immédiatement fait porter la responsabilité sur l’Autorité palestinienne.Celle-ci «continue à ne rien faire pour arrêter les attaques meurtrières lancées depuis son territoire.Cet attentat à Tel-Aviv prouve que les terroristes palestiniens sont déterminés à assassiner, blesser et terroriser autant d’Israéliens qu’ils le peuvent, pensant qu'ils peuvent ainsi pousser Israël à des concessions», a-t-il dit.Par ailleurs, la Maison-Blanche a fait état hier de progrès dans les efforts de relance du processus de paix israélo-palestinien tout en critiquant sévèrement Yasser Arafat, qu’elle a accusé d’avoir «échoué».Le président George W.Bush a également noté l’importance de réformer l’Autorité palestinienne lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche avec son homologue polonais, Aleksander Kwasniewski.M.Bush, qui avait appelé en juin au remplacement de l’actuelle direction palestinienne, a critiqué nommément le président de l’Autorité palestinienne.«En ce qui me concerne, je l’ai dit clairement [.], M.Arafat a échoué.Je le pense toujours, et je sais que le peuple palestinien serait mieux servi par une nouvelle direction», a déclaré le président américain.Selon lui, la question des progrès dans la relance des pourparlers entre Israël et les Palestiniens est «plus importante que le sort d’une seul personne», en l’occurrence Yasser Arafat Plus tôt, le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, avait qualifié de «discrets et intéressants» les progrès enregistrés la veille à New York durant les discussions du «quartette» sur le Proche-Orient, sans en préciser l’ampleur.Le jugement porté par M.Fleischer a trancl)é avec l’impression donnée la veille par le secrétaire d’Etat Colin Powell et ses collègues du quartette.En conférence de presse, ils avaient étalé les divergences existant entre Washington et ses partenaires sur deux questions clés, l’avenir du président Yasser Arafat et le rythme des concessions israéliennes.LE DEVOIR LE MOIDE Une commission du Sénat américain veut permettre les voyages à Cuba REUTERS Washington — La Commission des finances du Sénat américain s’est prononcée mardi pour la suppression de l’interdiction faite aux Américains de se rendre à Cuba.La Chambre des représentants se préparait à lui emboîter le pas hier mais la mesure pourrait se heurter à un veto du président George W.Bush.Les partisans de la levée de l’interdiction font valoir quelle va à l’encontre du droit constitutionnel des citoyens américains à voyager librement et qu’elle n’a pas réussi à réduire l’emprise du président Fidel Castro sur Cuba.Cependant, les républicains conservateurs et les exilés cubains, appuyés par la Maison-Blanche, s’opposent à une libéralisation des voyages, estimant que commercer avec les Etats-Unis renforcera Castro.Ds ne sont prêts à accepter la levée de l’interdiction des voyages que si le dirigeant communiste libère les prisonniers politiques et renvoie des fugitifs ayant échappé à la justice américaine.Par ailleurs, George W.Bush a prorogé de six mois mardi la suspension d’une disposition de la loi Helms-Burton autorisant des Américains à poursuivre des entreprises étrangères utilisant des propriétés cubaines confisquées après la révolution castriste, en 1959.Dans une lettre adressée aux dirigeants du Congrès, Bush explique que la suspension «est nécessaire aux intérêts nationaux des Etats-Unis et accé- lérera une transition vers la démocratie à Cuba»., La prolongation de la suspension évite aux États-Unis des conflits potentiels avec des pays de l’Union européenne dont certaines entreprises disposent d’investissements à Cuba.Bush avait une première fois prorogé la suspension en juillet dernier, à l’instar de son prédécesseur Bill Clinton, qui a, dix fois de suite, suspendu la disposition controversée pour une période de six mois.La loi Helms-Burton date de 1996.En mai, Bush a fixé de strictes conditions à la levée de l’embargQ commercial imposé depuis quatre décennies par les États-Unis à 111e communiste: des élections libres et démocratiques, la libération des prisonniers politiques, la liberté d’expression et le libre-échange.Mini-guerre sur Pilot du Persil Les relations entre VEspagne et le Maroc continuent de se détériorer ASSOCIATED PRESS Ceuta — La détérioration des relations hispano-marocaines s’est accélérée hier lorsque des commandos espagnols ont délogé une poignée de gendarmes marocains qui campaient depuis une semaine sur un îlot rocheux au large de l’enclave de Ceuta.Baptisé Perejil (Persil) ou Leila selon qu’on se trouve d’un côté ou de l’autre du détroit de Gibraltar, cet îlot rocheux de 13,5 hectares appartient à l’Espagne depuis 1668, même s’il est inhabité depuis 40 ans.Rabat estime en avoir la sou-veraineté depuis 1956 et la fin du protectorat espagnol.Mais Madrid invoque un compromis datant de la fin de ce protectorat selon lequel les deux pays s'engagent à ne pas l’occuper.Mais ce différend pour un lopin de territoire s’inscrit en réalité dans un contexte de dégradation des relations entre Madrid et Rabat: rappel de l’ambassadeur marocain en octobre 2001, non-renouvellement de l’accord de pêche entre les deux pays, position jugée «inamicale» de Madrid sur le Sahara-Occidental, critiques espagnoles sur la lutte jugée «insuffisante» contre l’immigration clandestine et ouverture de négociations pour un accord agricole entre le Maroc et l’Union européenne.Le coup de force espagnol constitue une surprise dans la mesure où le gouvernement de José Maria Aznar avait répété qu’il souhaitait trouver une solution diplomatique à la crise née jeudi dernier quand 12 gendarmes marocains ont débarqué sur l’île et hissé le drapeau national.D’après Madrid, il a fallu à peine une heure et sans qu’une goutte de sang ne soit versée pour que l'opération lancée vers 4h30 soit couronnée de succès.Depuis les collines en face de Hlot se trouvant à seulement 200 mètres de la côte marocaine, un photographe de l’AP pouvait voir au moins une vingtaine de soldats espagnols sur le rocher.S’exprimant devant les commissions parlementaires réunies de la Défense et des Affaires étrangères, la nouvelle ministre des Affaires étrangères Ana Palacio a expliqué que cette opération n’est pas «une tentative pour imposer une solution par la force» mais vise plutôt à restaurer le statu quo ante, lorsque la police espagnole pouvait encore s’y rendre afin d’y lutter contre la contrebande et l’immigration clandestine.«L’Espagne n’a aucun intérêt à maintenir une présence militaire permanente sur l’ilôt», a-t-elle assuré.Au cours de l’opération, les six gendarmes marocains se trouvant encore sur Hlot ont été transférés à Ceuta, l’enclave espagnole située en territoire marocain, à cinq kilomètres de là, avant d’être relâchés au bout de quatre heures et de se rendre à Tétouan, en territoire marocain.Malgré une petite brume, des spectateurs marocains regardent la scène depuis la rive, où de jeunes enfants s’amusaient à tirer au lance-pierre sur les cinq bâtiments de la marine espagnole.Ces derniers patrouillent autour de l’îlot, interdisant tout accès et refoulant les éventuels bateaux s'approchant de trop près.Aucune présence militaire marocaine n’était visible aux environs.Après avoir constitué une cellule de crise, le gouvernement marocain avait vivement réagi et «exigé le retrait immédiat et sans conditions des forces espagnoles.L’îlot fait partie intégrante du territoire marocain».Rabat a également dit s’élever «avec force contre cette agression que rien ne justifiait, au moment où le Maroc et l’Espagne s’étaient entendus à résoudre la crise par la voie diplomatique».Dès mardi soir pourtant, l’Espagne avait rappelé pour consultations son ambassadeur à Rabat Fernando Arias-Salgado.Le président de la Commission européenne Romano Prodi a jugé hier qu’il était temps qu’on revienne «au statu quo ante» et que se «renoue le dialogue entre l’Espagne et le Maroc».ANDREA COMAS REUTERS MM t.-üé I v «i ifrsdi W- Malgré une petite brume, des spectateurs marocains regardent la scène depuis la rive.EN BREF À la recherche des pilotes disparus Enquête sur les Chiliens disparus Santiago (AFP) — Le gouvernement chilien a demandé au pouvoir judiciaire de nommer un juge spécial aux pleins pouvoirs chargé de faire la lumière sur la disparition de 647 victimes de la dictature militaire du général Augusto Pinochet (1973-1990), a annoncé le ministère de l’Intérieur hier.La demande a été présentée à la Cour d’appel de Santiago par les services du ministère chargé du Programme des droits de lliom-me.La présidente de l’Association des proches de détenus disparus, Viviana Diaz, s’est déclarée satisfaite de l’initiative du gouvernement du président Ricardo Lagos.«C’est quelque chose que nous demandions depuis longtemps», a-t-elle déclaré.La dictature du général Pinochet qui fait l’objet de plus de 300 plaintes devant la jus- tice chilienne, a fait plus de 3000 victimes, dont 1198 disparus.Ben Laden mort?Washington (AFP) — Le chef du réseau al-Qaïda, Oussama ben Laden, serait mort a affirmé hier Dale Watson, patron de la lutte antiterroriste au sein du FBI, tout en admettant ne pas être en mesure de le prouver.«Je pense, à titre personnel, qu’il n’est probablement plus de ce monde.Mais je n’en ai pas la preuve», a déclaré ce haut responsable adjoint du chef du FBI, Robert Mueller, lors d’une rare intervention publique devant des agents de police.Cette affirmation tranche avec celles de différents responsables du FBI qui partent du principe selon lequel Oussama ben Laden est vivant sans exclure qu’il ait pu périr dans les bombardements américains contre ses éventuelles cachettes en Afghanistan.La Fayette, citoyen d’honneur Washington (AFP) — Le Congrès américain a décidé d’élever Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, plus connu sous le nom de marquis de La Fayette, ap rang de citoyen d’honneur des États-Unis d’Amérique, un insigne privilège accordé seulement à quatre reprises en quelque 200 ans d’histoire.Le général de La Fayette (1757-1834), (Xm «a fourni son aide aux États-Unis lorsqu’ils en eurent besoin», est «à jamais un symbole de liberté», affirme le texte d’une résolution adoptée hier par la commission judiciaire de la Chambre des représentants.Pour devenir loi, cette résolution devra être ensuite adoptée en séance plénière par la chambre basse avant d’être votée en les mêmes termes par le Sénat, ce qui pourrait être accom- pli d’ici la fin de l’actuelle session parlementaire, en août.AI critique la Birmanie Bangkok (Reuters) — L’armée de la Birmanie recourt toujours au travail forcé et se livre à l’extorsion et à la torture pour étouffer les foyers séparatistes existant dans le pays, a dénoncé hier Amnesty International dans un rapport «Il est naturel pour ces groupes armés terroristes de se livrer à de telles affirmations ridicules pour gagner sympathie et soutien financier», a répondu la junte birmane au pouvoir dans un communiqué rétorquant que l’association tenait ses informations de personnes liées aux groupes rebelles qui cherchent à discréditer le gouvernement Amnesty affirme que la «situation pour les civils vivant dans l’est de la Birmanie est très inquiétante».REUTERS Pékin — Huit membres d’un laboratoire militaire spécialisé américain sont arrivés en Chine hier pour rechercher les dépouilles de deux pilotes de l’US Air Force disparus en mission en ,1952, a annoncé l’ambassade des États-Unis.C’est la première fois que Pékin autorise une telle enquête sur des disparus de la guerre froide.Robert C.Snoddy et Norman A Schwartz réalisaient une mission de nuit pour récupérer un espion quand leur C-47 a été abattu et s’est écrasé le 29 novembre 1952 dans la province de Jilin, au nord-est de la Chine, a-t-on appris de source autorisée.Les corps calcinés des deux pilotes sont probablement enterrés à l’endroit où l’avion s’est écrasé.Deux agents de la CIA John Downey et Richard Fecteau, étaient à son bord et ont survécu.Arrêtés par les Chinois, ils ont passé 20 ans en prison avant d’être relâchés quand le gouvernement américain a reconnu qu’ils étaient en mission secrète.L’équipe doit inspecter les lieux et interroger d’éventuels témoins.Elle pourra décider de rapatrier les dépouilles.U Chine a déjà coopéré avec les États-Unis pour retrouver les dépouilles d’Américains morts pendant la Seconde Guerre mondiale ou pendant la guerre de Corée, que la Chine a menée aux côtés des Nord-Coréens.En tout, 130 militaires américains ont été portés disparus lors de missions aéroportées dans le monde entier pendant la guerre froide.Grand solde d'été U ^lulo 402-hommc* 50% et plus Costumes d'été importés d'Italie laine * coton * lin Vestes d'été importés d'Italie laine * coton « lin Pantalons importés d'Italie 100 % laine Pantalons importés d'Italie 100 % coton rég.950$ Solde 399 $ rég.695$ Solde 299$ ifég.195$ Solde 99$ rtg.TS0$ Solde 75$ 1118, rue Sainte-Catherine O., Du lundi au vendredi de lOh à 18h 2' étage, Montréal (Québec) Samedi de 10h â 16 h H3B 1H5 Tous les soirs après 18h tél.: 861-3636 sur rendez-vous seulement Jean-Paul Aux milliers de pèlerins qui ont répondu à l’appel du Saint-Père pour la Journée Mondiale de la Jeunesse, bienvenue parmi nous et bonne route vers Toronto.ARC I II Vl( UE I >1 M< >NTRt VI Québec SI LE DEVOIR, LE JEUDI 18 JUILLET 2 0 0 2 ÉDITORIAL Le faux pas de Bush La position adoptée par le président Bush à propos du statut de Yasser Arafat a provoqué un désaccord de taille.Les Nations unies, l’Union européenne et la Russie ont clairement signifié que tant et aussi longtemps qu’Arafat sera président de l’Autorité palestinienne, c’est avec lui qu’il faudra négocier, et personne d’autre.L Serge Truffaut ?e président des États-Unis doit être passablement contrarié aujourd’hui.D y a une semaine, son discours consacré aux scandales financiers a fait chou blanc.Il y a deux jours, un récent sondage indiquait que sa cote de popularité venait d’encaisser une baisse de 7 % en seulement un mois.Et voilà que sur le front diplomatique, un camouflet lui a été assené qui devrait l’obliger à revoir des pans entiers du plan qui avait été élaboré pour changer la donne au Proche-Orient On se souviendra que ce plan dévoilé à la fin du mois dernier s’articulait sur un changement de paradigme passablement draconien.Tout découlait, tout dépendait d’un bouleversement à la direction de l’Autorité palestinienne.Aux Palestiniens, Bush demandait qu’ils se trouvent un nouveau leader qui serait acceptable aux yeux de la Maison-Blanche une fois que celle-ci l’aurait adoubé.Au passage, on retiendra que l’attitude choisie par Bush, qui est l’écho exact de celle arrêtée par Ariel Sharon depuis son entrée en fonction, n’est pas totalement partagée par Shimon Peres qui, après tout, est et demeure le chef de la diplomatie israélienne.Cet aspect-là du dossier est d’autant moins négligeable que Peres, de tous les acteurs qui s’activent à trouver une solution, est celui qui détient la plus vaste expérience en la matière.Toujours est-il que Kofi Annan, au nom de l’ONU, le ministre danois des Affaires étrangères Per Stig Moeller, au nom de l’Union européenne, et Igor Ivanov, son pendant russe, ont signifié dans des mots ne laissant aucune place à l’équivoque qu’Arafat, parce qu’il a été élu, était et doit rester l’interlocuteur privilégié jusqu’aux prochaines élections.Le secrétaire d’État américain a beau avoir répété la position de Bush lors d’une rencontre au sommet tenue ces jours-ci à New York, il n’a pas été entendu.Pire, pour les Américains s’entend, cette réunion a été le théâtre d’un autre désaccord.On sait que jusqu’à présent, la Maison-Blanche a subordonné toute aide, outre la question de la direction palestinienne, à la sécurité.Le marché proposé par Bush est le suivant: Israël n’a pas à faire de concessions économiques et politiques tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas obtenu satisfaction pour tout ce qui a trait à la sécurité.Il va sans dire que les inacceptables attentats suicide commis au cours des dernières 48 heures ne sont pas de nature à rassurer le gouvernement Sharon quant aux engagements pris par Arafat à cet égard.Cela étant, la position commune à l’ONU, à l’Union européenne et à la Russie pour tout ce qui touche notamment la situation économique des Palestiniens s’avère un contre-pied de celle des États-Unis.Pour les trois nommés, la sécurité ne doit pas être liée à l’économie.Plus exactement, ils estiment qu’Israël devrait mettre un terme à un blocus qui a ceci de particulièrement pernicieux qu’en plus de taxer les Palestiniens, il fait mal à bien des Israéliens.Avant l’amorce de la deuxième intifada, pas moins de 150 000 Palestiniens traversaient quotidiennement la frontière pour travailler notamment dans la construction et dans l’agriculture.Depuis que Bush a communiqué son plan, Arafat n’est évidemment pas resté inactif.Il a d’abord réitéré sa promesse d’organiser des élections législatives et présidentielles pour la fin de la présente année et le tout début de la suivante.Il a ressorti de son chapeau son intention de diviser les pouvoirs de manière à nommer un premier ministre.Jusqu’à présent, et ce, depuis des lunes, Arafat a concentré de manière outrancière tous les pouvoirs entre ses mains afin notamment de mieux écarter ceux et celles qui auraient pu mettre en question son leadership.Quoi d’autre?Il a donné le coup d’envoi à une réforme des infrastructures de sécurité.Paradoxalement, celle-ci s’est pour l’instant traduite par un renforcement des pouvoirs détenus par la vieille garde.En effet, bien de ceux appelés à occuper des postes importants appartiennent au camp dit de l’extérieur, soit celui rassemblant ceux qui ont suivi Arafat sur les routes de l’exil.Résultat net: le camp dit de l’intérieur, soit celui regroupant ceux qui tenaient la maison en ordre, est passablement choqué par la tournure des événements.Tout bien considéré, la lumière au bout du tunnel vient d’être soufflée.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE N0T{I' 'A 10 h 02 , 'Di* NolRt ARRiVfC, t£ PATiÊNl tir ATtEinT P'un£ W'M DmAKiTl REPRISE 06-08-2001 DtTuPB £fi rviQut.$ Sup.IA AaARiJuANA t —.r L’IEDM, une menace pour l’avenir du Québec Selon toute apparence, l’Institut économique de Montréal, qui se présente comme un institut de recherche scientifique, n’a rien d’un véritable institut de recherche.Probablement sans même s’en rendre compte parce qu’ils ne sont sans doute pas conscients de l’idéologie qui les anime, les soi-disant chercheurs de l’IEDM font de la politique (et quelle politique!) tout en laissant croire qu’ils font sérieusement de la recherche.Et comme, malheureusement, beaucoup de gens s’imaginent que lorsqu’une proposition de solution est présentée comme étant scientifique, cette solution est sûrement bonne parce que c’est sûrement prouvé.En d’autres mots, comme beaucoup de gens s’imaginent que lorsque c’est scientifique, c’est sûrement ce qu’il y a de mieux à faire, ces prétendus chercheurs font donc, à mon avis, un tort considérable à la population québécoise.C’est qu’ils procèdent un peu comme les membres d’une secte religieuse.Ils arrivent à imposer leurs préjugés en jouant sur la naïveté des gens.Ces gens-là, qui auraient des liens avec l’ADQ, sont très à craindre pour l’avenir du Québec.C’est qu’ils sont en train d’essayer de saboter de l’intérieur, au nom de la science, tout ce que nous avons pris au moins 40 ans à construire.Il ne faut pas les laisser faire sans réagir.Il faut à tout prix dénoncer leurs manœuvres.Jean Lapointe , Montréal, juillet 2002 LETTRES -?- Une langue à la dérive à la SRC Où sont passés les Jean-Paul Nolet, Camille Chouinard, Henri Bergeron, René Lecavalier et autres grands maîtres de la langue française?Il fut une époque où Radio-Canada était le modèle en matière de langue française au Canada.Malheureusement, je constate que ce temps est bien révolu.L’état de la langue française à Radio-Canada est devenu pitoyable.Des professionnels de la communication, au demeurant assez bien rémunérés avec nos taxes, qui ne connaissent pas la règle des accords avec les nombres (ce qu’on enseigne aux premiers niveaux de cours de français langue seconde), qui disent «aréoport» et qui ne connaissent pas l’usage des pronoms compléments!.Il y a des choses qui se tolèrent dans la langue familière, entre amis, à la brasserie, mais à la télé, à la radio, on ne parle pas comme ça.Du moins, c’est ce qu’on se disait dans les radios communautaires où j’ai déjà fait du bénévolat Au Vietnam, où j’ai séjourné, j’ai vu les informations de Radio-Canada rediffusées là-bas.J’avais honte.Lorsque j’écoute les nouvelles à la SRC, je passe mon temps à reprendre les présentateurs et les journalistes (à noter que c’est pire chez les hommes).C’est très dérangeant Je n’aurais jamais dit ça il y a quelques années, mais aujourd’hui, la qualité du français est nettement meilleure à TVA.Je ne connais pas les objectifs de la SRC, mais je trouverais dommage qu’elle s’oriente vers un style d’informations «au bord du poêle à bois».Camille de Guire Montréal, le 19 juin 2002 La parole d’une femme contre celle d’un homme Récemment, Caroline Babin, de la Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec, affirmait dans cette page que les gestes de violence faits par les femmes sont commis en réaction aux gestes de violence physique ou psychologique de leurs conjoints et sont donc excusables.J’enrage toujours quand je lis cet axiome indémontrable et a priori.En effet, quand un homme répond par un geste à des attaques ou des menaces verbales, c’est une attaque: quand c’est une femme, c’est un acte de défense.Quand un homme dit qu’il veut se suicider, c’est une tentative de contrôle, une comédie; quand c’est une femme, c’est un signe de grande détresse.Quand un homme part avec ses enfants, c’est un enlèvement; quand c’est une femme, c’est, a priori, une mesure de protection, et elle est hébergée gratuitement.Quand mon ex-épouse et sa mère m’ont arraché mon enfant des bras pour refuser un droit de visite ordonné par la cour et m’ont presque cassé un doigt, la police a refusé d’enregistrer ma plainte de voie de fait; cette attaque n’a donc jamais un lieu.Mais il aura suffit qu’elles se concertent pour affirmer que j’ai porté un coup (à une autre occasion), sans témoin, sans trace, sans autre preuve que leur parole, pour qu’on m’arrête.Contrairement au droit islamique traditionnel, ici, la parole d’une femme vaut plus que celle d’un homme.Sylvain Auclair Montréal, juillet 2002 LIBRE OPINION V I H - S 1 D A Les entreprises doivent s’en mêler Gouvernements, travailleurs et employeurs ainsi que leurs organisations doivent collaborer afin de trouver des solutions aux niveaux international, régional, national, sectoriel, communautaire JOSÉE LAPORTE Avocate, membre du Barreau du Québec et consultante au Bureau international du travail, Programme sur le VlH-sida et le monde du travail Ly épidémie du VIH-sida a pris une telle ampleur qu’il ne s’agit plus d’un problème re-' lié au domaine de la santé mais bien d’un problème socioéconomique qui interpelle tous les acteurs de la société.Du 7 au 12 juillet dernier s’est tenue à Barcelone la 14' Conférence internationale sur le sida.À cette occasion, le Programme commun des Nations unies sur le VIH-sida (ONU-SIDA) a publié son Rapport sur l’épidémie mondiale du VlH-sida.faisant état de projections alarmantes: 68 millions de personnes mourront du sida dans les 45 pays les plus touchés entre l’an 2000 et 2020, soit une multiplication par cinq des 13 millions de décès dus à l’épidémie dans ces pays au cours des deux dernières décennies.Une donnée très importante doit être considérée: la vaste majorité des personnes atteintes ont entre 15 et 49 ans.C’est donc dire qu’ils sont dans leur principale période de vie active.Pour donner un visage humain à cette statistique, il faut voir celui d'un travailleur ou d’une travailleuse avec enfants à charge.Sa maladie aura des effets sur l'éducation de ses enfants (faute de moyens), sur la productivité de son employeur (en raison des problèmes occasionnés par l’absentéisme et l’augmentation des coûts liés à la formation et au recrutement du personnel de remplacement ainsi qu’à l’administration des soins) et sur l’économie locale (réduction du pouvoir d'achat des personnes atteintes, qui doivent consacrer leurs ressources aux principaux besoins, comme la médication).lœ Bureau international du travail (BIT), un organisme coparrainant de l'ONUSIDA, estime qu’en raison de l'épidémie, la main-d’œuvre disponible sera de 10 à 30 % inférieure d’ici 2020 dans les pays à haut taux de prévalence.Dans un texte publié dans Le Devoir le 4 juillet dernier, intitulé *La lutte contre le sida -Deux poids, deux mesures».Réjean Thomas, président-fondateur de Médecins du monde Canada, faisait état du sérieux de la situation.Dans le contexte du développement de l’Afrique, il écrivait: «Comment peut-on compter sur des investissements étrangers pour assurer la prospérité alors que le sida tue les ressources humaines sur lesquelles, précisément, les grandes entreprises privées devront s'appuyer pour rentabiliser leur investissement?» Après la tenue du dernier sommet du G8 et à quelques semaines du Sommet de Johannesburg sur le développement durable, la question est fort à propos.Espérons que la question du VIH-sida qui menace le développement socioéconomique de plusieurs pays, principalement d’Afrique, y sera traitée avec toute l’attention qu’elle mérite et que les engagements financiers suivront.Agir au niveau de l’entreprise Pour contribuer à freiner la propagation de l’épidémie, l’apport de différents acteurs importants de la société a souvent été négligé.Il ne faut pas se limiter à une collaboration avec les ministères de la Santé mais intégrer également l’apport des ministères du Travail à la stratégie nationale contre le VlH-sida.De plus, il ne s’agit pas seulement d’agir au niveau macroéconomique mais également au niveau de l’entreprise.Il convient d’adopter une approche multidimensionnelle incluant de multiples acteurs.Gouvernements, travailleurs et employeurs ainsi que leurs organisations doivent collaborer afin de trouver des solutions aux niveaux international, régional, national, sectoriel, communautaire et de l’entreprise.Face à cette situation, certaines entreprises poussées par l’esprit du bon citoyen moral ou ressentant les effets du VIH-sida sur leurs activités ont élaboré des codes de conduite ou des politiques et programmes pour la gestion des effets du VIH-sida.Il s’agit de très bonnes initiatives qui doivent être encouragées.Pour les guider dans l’élaboration de leurs politiques et programmes, les entreprises disposent de lignes directrices internationales élaborées par les mandants tripartites du BIT (gouvernements, organisations d’employeurs et de travailleurs) .Elles sont adaptables à la situation particulière de chaque entreprise, de la PME à la multinationale, qu’elle soit située dans un pays industrialisé ou un pays en développement.Une question de droits et de responsabilités Le Recueil de directives pratiques du BIT sur le VIH-sida et le monde du travail a été lancé officiellement lors de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies sur le VIH-sida, qui a eu lieu à New York en juin 2001.Il s'agit La politique relative au VIH-sida adoptée au sein d’une entreprise doit avoir des effets concrets au quotidien d’un guide pour l’élaboration volontaire de politiques et programmes sur le VIH-sida.Il traite des droits et responsabilités des gouvernements, des travailleurs et des employeurs.Ce recueil propose quatre domaines d’action: la prévention par l’information, l’éducation et la formation, la gestion et l’atténuation de effets du VIH-sida, la prise en charge et le soutien des travailleurs infectés et l’élimination des discriminations fondées sur le statut VIH, réel ou supposé.Au niveau de l’entreprise, le dialogue entre travailleurs et employeurs pour l’élaboration de programmes ayant trait au VIH-sida doit être préconisé.Pour qu’elle soit efficace, la politique relative au VIH-sida adoptée au sein d’une entreprise doit avoir des effets concrets au quotidien; elle doit faire partie intégrante de la culture organisationnelle de l’entreprise.Plusieurs études sur les effets du sida dans les entreprises en Afrique subsaharienne démontrent qu’il est plus avantageux pour une entreprise d’investir dans la prévention (éducation et distribution de préservatifs) et les soins médicaux que de demeurer inactive.Les bénéfices se traduisent en réduction de la rotation du personnel et des coûts qui y sont liés.Il faut voir le problème dans son ensemble et adopter une nouvelle perspective face à celui-ci.La société civile demande à être associée au processus de mondialisation.Il s’agit ici d’une occasion pour elle de s’impliquer.Les employeurs, les travailleurs et leurs organisations contribueront ainsi à l’effort collectif afin d’atteindre le but que se sont fixé les Nations unies: arrêter la propagation du VIH-sida et commencer à inverser la tendance actuelle.Pour ce faire, les partenaires sociaux ont beaucoup de pain sur la planche. SSHHi L K DEVOIR, LE JEUDI 18 JUILLET 2 0 0 2 A 7 IDEES Augmentation de l’obésité et de l’embonpoint chez les jeunes ' ïiiiiTj.‘V'mtWfm*- , ., JACQUES GRENIER LE DEVOIR La pratique a activités physiques est importante pour développer non seulement une bonne condition physique mais aussi des habiletés motrices, la sociabilité, l’esprit d’équipe ainsi que la capacité à retirer du plaisir et à relever des défis.H L’école doit en faire davantage pour contrer la sédentarité Les écoles du Québec accordent moins de temps aux cours d’éducation physique que partout ailleurs au Canada et à travers le monde PAUL BOISVERT DENIS RICHARD Respectivement adjoint exécutif et directeur de la chaire de recherche D.B.Brown sur l’obésité, faculté de médecine de l’Université Laval a prévalence de l’obésité et de l'embonpoint chez les jeunes Québécois atteint actuellement des proportions alarmantes.Alors que l’embonpoint a doublé au cours des 20 dernières années, l’obésité infantile a plus que triplé, atteignant au delà de 10 % des jeunes de 6 à 17 ans.La progression, qui poursuit son escalade d’environ 1 % par année, prend des aDures d’épidémie.L’obésité est une affection grave car elle est un facteur de risques de plusieurs maladies comme les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’hypertension et les dyslipidémies.De plus en plus de cas de diabète de type II, normalement apparenté aux adultes, sont diagnostiqués chez les adolescents.L’obésité a aussi des conséquences néfastes sur le développement psychosocial (dépression, faible estime de soi, discrimination, rejet) des jeunes aux prises avec un problème de poids.Au Canada, le coût direct total de l’obésité excède 1,8 milliard de dollars, soit 2,4 % des dépenses au chapitre des soins de santé pour l’ensemble des maladies.Selon l’Organisation mondiale de la santé, l'obésité pourrait bientôt avoir sur la santé des répercussions aussi graves que l’usage du tabac.L’augmentation rapide de la prévalence de l’embonpoint chez les jeunes est causée principalement par un environnement qui favorise la sur-consommation d’aliments riches en énergie et la sédentarité.A ce chapitre, les jeunes Québécois sont les champions de la sédentarité au Canada.70 % des jeunes Québécois ne respectent pas les critères minimaux de pratique d’activité physique et, avec moins d’une heure de cours par semaine en moyenne, les écoles du Québec accordent moins de temps aux cours d’éducation physique que partout ailleurs au Canada et à travers le monde, où on retrouve généralement plus de deux heures par semaine.Esprit sain, corps sain L’école a pour mission l’épanouissement physique, intellectuel et social des jeunes.Un esprit ne saurait prétendre être sain s’il n’a pas l’occasion de développer, en contrepartie, un corps sain et en forme dans le cadre scolaire.La pratique d’activités physiques est importante pour développer non seulement une bonne condition physique mais aussi des habiletés motrices, la sociabilité, l’esprit d’équipe ainsi que la capacité à retirer du plaisir et à relever des défis.La valeur éducative de la pratique d’activités physiques est indéniable.Pourquoi alors réduire cette pratique à seulement 60 minutes par cycle de six ou sept jours, soit moins de dix minutes par jour, cours théoriques compris?Il y a plusieurs moyens d’augmenter le niveau de pratique d’activité physique des jeunes à un niveau adéquat L’apprentissage d'habiletés de base que le jeune pourra conserver jusqu’à l’âge adulte grâce à 150 minutes de cours d’éducation physique par semaine (soit 30 minutes par jour), tel que proposé par différents organismes nationaux et internationaux, est selon nous primordial.C’est d’ailleurs upe recommandation minimale que le ministère de l’Éducation du Québec a été incapable d’appliquer malgré les récentes recommandations des directeurs de la santé publique, du Guide d’activité physique pour les jeunes, du comité scientifique Kino-Québec et des états généraux de l’éducation.A l’heure actuelle, le mot d’ordre consistant à recommander seulement 60 minutes d’éducation physique par cycle de cinq, sue ou sept journées d’école est inadéquat Il faut donner les moyens aux conseils d’établissement scolaire, aux directeurs d’école et aux commissions scolaires de prendre des décisions judicieuses.Actuellement, le choix est très limité puisque l’éducation physique fait partie d’une multitude de matières optionnelles qui doivent se partager seulement 180 minutes par semaine.Dans ce contexte, la méthode d’attribution du temps aux matières ne vise qu’à disculper la responsabilité du ministère de l’Éducation dans ce dossier.150 minutes I-a solution consiste, pour le ministère de l’Éducation, à prendre l’engagement d’assurer 150 minutes de cours d’éducation physique par semaine dans les écoles élémentaires et secondaires, soit un minimum de 30 minutes par jour.De plus, les écoles devraient promouvoir le transport actif à l’école, assurer des programmes parascolaires et des services d’animation dans les écoles en tant que complément à l’éducation physique et non pas comme mesure palliative, ce qui permettrait au jeune d’atteindre un total de 60 minutes d’activité physique par jour, tel que recommandé par le Guide d’activité physique canadien pour les jeunes et les enfants.Par ailleurs, les parents doivent restreindre de 30 minutes le temps alloué à leurs enfants aux loisirs sédentaires (télévision, jeux vidéo, ordinateur).Sans une action concertée, de tous les intervenants (écoles, ministère de l'Education, réseau de la santé, gouvernement, municipalités, parents, universités, organismes communautaires) pour prévenir ce fléau, nous pourrions faire face à une explosion des soins de santé alors que les enfants d’aujourd’hui deviendront la génération d'adultes de demain.La société pourrait payer très cher les soins de santé supplémentaires encourus par son manque de vision à long terme et le manque de volonté politique actuelle.Négliger d’investir en éducation préventive aura des conséquences inévitables.Il est urgent d’agir dès maintenant.Hommage à André Naud Une pensée pour un bon serviteur de la liberté JEAN-PAUL DESBIENS Résidence Champagnat, Saint-Augustin-de-Desmaures ai connu André Naud alors qu’il était président du Comité catholique du Conseil supérieur de l’éducation.Par la suite, je l’ai rencontré mensuellement alors que nous étions tous les deux membres du comité de rédaction de la revue L’Analyste.A l’occasion de mes voyages à Montréal, je trouvais souvent moyen de le rencontrer longuement dans son bureau du Grand Séminaire de Montréal.C’était toujours des rencontres délicieuses.Éntre-temps, j’entretenais avec lui une correspondance musclée.Et il va sans dire que j’ai lu et commenté, par écrit ou de vive voix, ses nombreux volumes et articles.M.Naud est mort le 28 juin.Je l’ai vu pour la dernière fois le 24 avril.11 m’avait alors remis sa dernière brochure, Pour une éthique de la parole épiscopale (Fides, janvier 2002).Il m’avait dit qu’il ne lui restait qu’un chapitre à écrire pour une autre brochure sur Simone Weil, un de ses auteurs préférés.Sa dernière brochure publiée commence et se termine d’ailleurs par une citation de Simone Weil.Quelque part en 1997, il m’avait recommandé de lire Le Traité fondamental de la foi de Karl Rahner (Centurion, 1983).Je l’ai lu trois fois.Je n’ai pas tout compris, mais je n’ai pas rien compris.M.Naud ajoutait: «Si j’avais à recommencer ma carrière de profes- seur de théologie, ce serait mon ouvrage de référence.» Simone Weil, Karl Rahner: on devine l’empan intellectuel de M.Naud.Les amoureux de la liberté ont l’empan large.Ajoutons qu’il séjourna sept ans au Japon, où il avait appris la langue.Et encore qu’il fut l’expert théologien du cardinal Léger lors du concile Vatican II et professeur à la faculté de théologie de l’Université de Montréal de 1967 à 1991.Et, tant qu’à y être, je rappelle le plaisir que j’ai eu à rédiger, en collaboration avec lui et Paul Tremblay, un lexique intitulé C’est-à-dire (publié en 1981) où nous nous étions réparti la tâche de rédiger une quarantaine de termes ou d’expressions relatifs au domaine scolaire et religieux.Cette sèche et incomplète énumération dit déjà l’intense activité intellectuelle de cet homme.Si j’avais à qualifier M.Naud par un seul mot, j’écrirais: «netteté».Je veux dire: pensée sans raideur ni équivoque; style sans emphase ni mollesse: ton de voix même, sans éclats, mais ferme.Il n’est pas nécessaire de hurler.Jésus n’a pas hurlé le Sermon sur la montagne.Et il n’avait pas d’ampli.Je disais à l’instant que je qualifierais volontiers M.Naud par le mot «netteté».Je me sens tenu d’ajouter qu'il était un homme racé.Racé, je veux dire tout ensemble: simple et élégant.On ne peut être simple que si l’on est unifié.Le mot le dit assez.Et quand je Si j’avais à qualifier M.Naud par un seul mot, j’écrirais: «netteté» dis «élégant», je ne parle évidemment pas d’une carte de mode.Élégant veut dire distingué et attentif.C’est le contraire de négligé et négligent M.Naud combattait le cancer depuis sept ou huit ans.Avec discrétion et discipline.Si on le questionnait sur son état de santé, il répondait sans se répandre, comme parlant de quelqu’un d’autre que de lui-même.Le 24 avril dernier encore, il a pris la peine de venir m’accueillir à la réception du Grand Séminaire, comme il le faisait toujours.Or il sortait à peine de douloureuses interventions chirurgicales.Ce jour-là, et pour la première fois, il s’était un peu étendu sur ce qu'il avait appelé lui-même son «bilan de santé».Plus d’un quart de siècle après notre première rencontre, qui est devenue la grâce d’une amitié, je me sens autorisé à rapporter un détail; le genre de «petit fait vrai», comme en rapportent les Évangiles eux-mêmes: M.Naud ne pétunait point.Mais quand il me recevait dans son bureau, il ne mettait pas long à m’offrir un cendrier.C’est cela même que j’appelle «élégance».Le fait de prendre soin de l’autre, dans sa faiblesse même.Le fait de to care, dont vient le mot «curé», comme chacun sait.Vis-à-vis de Jean-Paul II, M.Naud et moi-même n’étions pas aux antipodes l’un de l’autre.Par mode de taquinerie, il me traitait de papiste, mais jamais de papolâtre.Il était plus fin que ça.Il m’avait cependant conseillé de lire un peu moins les auteurs «farouches» (il me parlait d’André Frossard) car, disait-il, «vous l’êtes déjà assez».«Farouche» vient de «féroce».Les fauves vivent de peur.Les fauvettes aussi.On appelle ça la paix de la nature! On comprendra que je n’ai ni le goût ni les moyens d’entrer dans le débat sur la collégialité, si chère à M.Naud, dans le gouvernement de l’Eglise.Au demeurant, j’en sais un bon bout sur la collégialité dans le monde scolaire, qui n’est guère qu’une complicité syndicalo-bureaucratique.J'en sais moins long sur Yodium theologorum: la haine entre théologiens d’obédience différente.Il m’en avait parlé lors des dîners que nous prenions non loin du Grand Séminaire mais au cours desquels nous poursuivions la conversation commencée dans son bureau.Après quoi, il retournait à pied au Grand Séminaire et moi en taxi vers le Terminus Voyageur.Il me restait trois bonnes heures à faire, prisonnier dans une boîte à peuple, no smoking run mais zizique par-dessus la tête et téléphones cellulaires sur la banquette d’à côté.J’apportais avec moi une provision de réflexions et, surtout, de concepts, chose précieuse parce que rare.Je ne voulais rien d’autre, en proposant ce témoignage, que rendre hommage, rendre honneur, à un bon serviteur de la liberté.Ixiuer son nom.Nul ne mérite une amitié.On ne mérite pas non plus un coucher de soleil.Finirai-je en latin et en anglais?Je le ferai: «iMudemus viras gloriosos.And now let us praise our famous men» (Eccl., 44,1).LA RÉDACTION Journalistes à Louis-Gilles Francœur L’ÉQUIPE DU DEVOIR information générait- et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), François Cardinal (actualité municipale).Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports): Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion, (environnement), Benoit Munger (responsable du site Internet), Josée Boileau.Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Paré (santé): Miehel Garneau (caricaturiste): Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages Bernard tique: Hélène Buzzetti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires d Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires d Québec).Kathleen lévesque .Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) : 1-ouiseMaude Rioux SoucV icànmit) ' La dôrunventation Gilles Paré (dérèctewé) : Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).I.A PUBLICITE ET LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyalaine Côté, Marlène Côté, Martin Fournier, Véronique Géraud, Anouk Hurbutt, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet.Micheline Ruelland, (publicitaires).Uurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Martine llérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production).Claudine Bédard.Michel Bernatchez, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Canlara, Richard Des Cormiers, Donald lùllon, Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE, linda Thériault (responsable service d la clientèle, distribution et tirage), Hélène Gervais.MarieFve Santerre, (emirdonathee d la promotion et d la sollieitatiim), Monique L’Heureux, Use Lachapelle, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline FUroy, Olivier lachambre (contnfleur), Ghislaine lalleur, Claudette Béliveau (adjointeadministrativel, Claudine Chevrier, Chantal Rochon.I lanielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur générât).thématiques): Martin Dudos et Christine Dumazet (rrlecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : h l'information culturelle Michel Bélair (responsable).Jean-Pierre legault, Stéphane Baillargeon (thédtrr), l’aul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma) 1 lamarvhe (arts visuels): A l'Information économique : Gérard Bérubè (adjoint au directeur de finformation), Dominique Reny, Éric Desrosiers, Valérie Dufour, l’auline Gravel, Claude Turcotte; à l'information internationale : Claude lévesque, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste).A l’informatli al .ï f il 1 r».aa) X aZ'.«IILiv- ( o,, lUAijrlus tire émmieteaaexeaéesemerex A ( bééermer) f'Ltiifij.t- axf LL.I-i.»-t I Y, e -a — J *- a —I.» - .s e l.Z L _ .i I v t .aa itrtt ai .sa ., . LE DEVOIR, LE JEUDI 18 JUILLET 2002 A 8 -* LE DEVOIR ?- ACTUALITES EXPOS SUITE DE LA PAGE 1 décréter à la sauvette la dissolution de deux équipes sans se douter que toutes les poursuites du monde allaient l’empêcher de faire quoi que ce soit, lui, faire dans la grande stratégie de coulisses?Allons donc.Surtout, n'est-ce pas, que si B.S.avait vraiment voulu liquider l’équipe, qu'aurait-il eu besoin d’une œuvre de démolition patiente?Il n’aurait eu qu’à taire comme d’autres avant lui (dans la N FL, notamment), attendre un tristounet matin d’octobre et profiter de ce que tout le monde débat de qui jouera à Taile droite au sein du quatrième trio du Canadien pour envoyer les camions du Flan Caneton et tout transbahuter à Washington D.C.ni vu ni connu.Un peu comme Loria quand il a foutu le camp en Floride avec les ordis contenant toutes les informations relatives aux Expos dans le coffre de sa Lada (il n’avait plus les moyens de se payer autre chose, ayant perdu tant d’argent dans l’aventure).D faut aussi du cran pour mettre sur papier qu’on s’est fait proprement, restons poli, enfirouaper par des cerveaux de la malfaisance de choc comme J-Lo et David «Y a vraiment des claques s’a yeule qui se perdent» Samson.J’ai souvenance de deux conférences de presse, l’une pour dire à Claude Brochu de se tailler vite fait et l’autre pour accueillir le Messie.Qu’y disaient les actionnaires pure laine en sous-main aux sceptiques?De regarder cette belle brochette de bâtisseurs créateurs de richesse et d’emplois, des rompus à la business, des qui avaient vu neiger et qu’il allait falloir se lever de très bonne heure pour mener en bateau.D'ailleurs, relisez les z’ana-lyses des z’experts de l’époque, vous constaterez combien les z’hommes d’affaires n’étaient pas les seuls à palpiter d’excitation.Et pourtant Mais si vous voulez l’avis d’un gars qui n’est pas un z’expert et n’a donc pas, contrairement à quelqu’un d’autre, gagné un prix maison du Journal de Montréal pour un «reportage» beurrant d’éloges le Messie au surlendemain de son arrivée en Terre promise, le Jeff, bien que sacrée tête à claques, est moins un conspirateur criminel qu’un de ces apprentis sorciers comme il y en a tant dans le merveilleux monde du sport™, un faiseux qui joue avec une grosse bébelle.Trop grosse pour lui, mais si rutilante qu’il en bave d’aveuglement, s’imagine qu’elle vaut de somptuaires droits de diffusion, pense qu’on va allonger plein de beaux fonds publics pour lui construire un nid et aller l’admirer.Très tôt, il se met à conter des menteries pour ne pas qu’on lui l’enlève, finit par croire lesdites menteries et se retrouve à traiter d’imbéciles tous ceux qui se lèvent pour faire remarquer hé, c’est une bébelle.Oui, il faut du cran pour remettre sur le tapis qu’on a soutenu le projet de stade au centre-ville et accuser Jeffrey Loria d’avoir bousillé cette entreprise absurde et inique en l’absence d’une réforme profonde de l’économie du baseball et qui nous rappelle qu’y était comprise la formule formidable du Personal Seat Licensing, le fait de payer pour obtenir le droit d’acheter un billet.Si le beau-père a réellement et sciemment haché menu l’idée du nouveau stade, il n’y a qu’une chose sensée à faire: lui dire un gros merci.Oui, il faut du cran quand, durant huit ans entre le départ de Charles Bronfman et l’arrivée de Jeffrey Loria, on a survolé des soldes après-incendie à répétition et refusé d’allonger la mise.Mais bon, ils en ont, du cran, et cela doit nous emplir d’un espoir sans nom pour l’avenir.Car s’ils gagnent, et Dieu qui préside aux affaires des States sait qu’il est possible de tout gagner devant un tribunal américain, ils pourraient empêcher nos Expos de quitter Montréal.On sait qu’il n’y aura jamais d’entente entre propriétaires et joueurs sur un partage des revenus qui aurait un semblant d’allure, on sait qu’on ne trouverait jamais un bon gros milliardaire prodigue autochtone qui pourrait avoir le goût de ne jamais déménager l’équipe, on sait qu’on n’aurait jamais mieux qu’un club de ,500 dans ses moments inspirés qui jouerait devant 10 000 chrétiens maximum en moyenne, et encore quand il n’y a pas un Festival des festivals en ville, mais c'est pas grave.Parce qu’en gagnant, et il faut qu’ils gagnent, ils nous donneraient le plus grand des plaisirs.Celui du bordel.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Es! Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le J>evoir peut, à l'occasion, mettre la liste d’adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent Intéresser ses lecteurs.SI vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.U Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, y étage.Montréal, (Québec), H3A 3M9.11 est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jran sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée A employer et A diffuser les informations (Mibliées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du (îroupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, l.aval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.* JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Il n’y a pas que des personnes âgées dans l’Eglise aujourd’hui, et cet événement permet de briser ce mythe en plus de donner aux jeunes l’audace nécessaire pour crier leur amour pour Jésus.» ¦ -S apavi JMJ SUITE DE LA PAGE 1 pour exprimer sa foi en public, 0 estime que la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ), qui se tiendra à Toronto le 28 juillet, est primordiale.Primordiale pour tous ces gens qui iront «réveiller leur foi» dans la capitale ontarienne, pour tous ces jeunes qui ont souvent peine à vivre avec leur croyance à l’extérieur des quatre murs de l’église, pour tous ces curieux qui trouveront peut-être là matière à nourrir une spiritualité naissante.«C’est le genre de rencontre où on se reconnaît entre jeunes, dit-il, et ça donne sens aux événements que l’on vit.Ça nous confirme qu’on n’est pas seul à prier et ça nous donne l’audace de réveiller en nous la semence de foi.Il n’y a pas que des personnes âgées dans l’Église aujourd'hui, et cet événement permet de briser ce mythe en plus de donner aux jeunes l’audace nécessaire pour crier leur amour pour Jésus.» Lucide, il sait que pour tripper, les jeunes ont besoin de sensations fortes, et il ne s’exclut pas du lot La JMJ vient selon lui répondre à ce besoin, étant un événement d’envergure où convergeront quelques centaines de milliers de jeunes avec leur enthousiasme, leur entrain, leur fougue et surtout leur goût de la fête.Mais malgré ce côté «Woodstock catholique», la JMJ est avant tout pour ce prêtre qui ne se donne pas des airs de curé, un rendez-vous avec Dieu.«Le but ultime, ce n’est pas la JMJ en soi mais la rencontre avec Jésus-Christ, avance-t-il le plus simplement du monde.Certains jeunes se rendent à Toronto davantage par curiosité que pour cette raison, ce qui est tout à fait normal.Et certains retourneront chez eux sans avoir le goût de continuer.Mais je pense que la plupart auront envie d’approfondir leur expérience.» C’est d’ailleurs pourquoi Richard Depairon trouve l’événement si important.Et c’est aussi dans cette optique qu’il a été parmi les premiers à organiser des rencontres pour préparer le terrain de la JMJ.Dès octobre 2001, lui et trois ou quatre personnes de l’unité pastorale Côte-des-Neiges (paroisses Notre-Dame-des-Neiges et Saint-Pascal-Baylon) ont travaillé afin de faire de l’événement et de ses prélimi- naires quelque chose d’inoubliable qui permettra aux jeunes de se rendre ensemble à Toronto mais également de visiter Montréal et de cheminer ensemble, d’un point de vue religieux s’entend.«Le premier objectif que je visais, c’était la promotion de l’événement auprès des jeunes du quartier, insiste-t-il.Nous avons donc visité, par exemple, des écoles comme Bré-beuf et Notre-Dame.» Il souhaitait amener 100 jeunes à Toronto; 55 se sont finalement montrés intéressés.Le deuxième objectif qu’il s’était fixé était de rapprocher, pendant cette marche vers la JMJ, ces jeunes des fidèles un peu plus âgés de la paroisse, de susciter une rencontre entre ces deux générations qui discutent rarement ensemble de cette croyance.qu’ils partagent pourtant C’est avec fierté qu’il expliquait hier avoir réussi avec brio ce volet de sa mission en amenant les jeunes directement chez les plus vieux.En prévision des journées d’accueil qui ont lieu depuis hier et jusqu’à lundi à Montréal, Richard et son équipe ont trimé dur afin de trouver de l’hébergement pour les quelque 200 jeunes Français, Brésiliens et Argentins qui prendront ensemble l’autobus en direction de Toronto la semaine prochaine.Une soixantaine de familles ont accepté de les accueillir, lesquelles ont été visitées une à une par les jeunes du quartier.«Ce sont les jeunes qui ont eu cette initiative, a indiqué Richard Depairon, tout sourire.J’étais tellement content.H y a eu des rencontres extraordinaires.» Maintenant que la question de l’hébergement est derrière lui et que les jeunes ont bel et bien atterri à Montréal (malgré la grève du zèle des agents de sûreté des aéroports français), le jeune prêtre se concentre sur les activités des prochains jours (le discours sur la montagne demain, le chemin de lumière samedi et la messe dominicale) qui ponctueront le passage des jeunes catholiques à Montréal.Puis, lundi, tout ce beau monde montera dans l’autobus en direction de Toronto, là où les planchers des gymnases et des classes d’école remplaceront les lits douillets des familles d’accueil.Qu’ils soient là en pèlerinage, comme Richard, ou simplement à la recherche d’émotions fortes, parions qu’ils trouveront tous matière à s’éclater.CONFIANCE «La perte de confiance ne se limite pas à quelques grandes compagnies et ne s'arrête pas à la frontière américaine» SUITE DE LA PAGE 1 nommés par un Collège des gouverneurs composé de cinq dirigeants d’institutions pertinentes.Le CCRC veillera à l’indépendance et à la transparence du nouveau système; il aura le pouvoir d’imposer des sanctions aux vérificateurs, de fixer des limites aux types de missions effectuées et d’informer les appareils disciplinaires concernés et les autorités de réglementation.les grands cabinets comptables du Canada (il y en a six) ont volontairement convenu d’appliquer les nouvelles exigences dès l’entrée en activité du CCRC, mais il faudra tout de même trois ans avant que les 370 cabinets (90 au Québec) de comptables agréés qui font de la vérification pour les entreprises cotées en Bourse aient tous harmonisé leurs pratiques de vérification avec les nouvelles normes, plus sévères, qu’ils devront respecter.Les grandes firmes, qui font en fait 80 % du volume d’affaires en vérification au Canada, sont pour la plupart des noms bien connus, comme Price Waterhouse, KPMG, Earnst & Young et Deloitte & Touche.Ces grands bureaux et tous les autres feront l’objet d’un examen annuel effectué par l’Unité nationale d’inspection (UNI), qui relèvera du CCRC et qui aura pour mission d’inspecter les cabinets de vérification et de voir si ceux-ci agissent en conformité avec les normes professionnelles, les règles de déontologie, les exigences des autorités de réglementation et celles du CCRC.11 ne s’agira pas en somme de contrôler la vérification effectuée par ces firmes de comptables mais plutôt de vérifier si celles-ci se conforment aux pratiques et aux normes qui seront du reste peaufinées au cours des prochains mois.En effet, un projet est présentement en voie d’élaboration pour aligner les normes canadiennes concernant l’indépendance du vérificateur sur les normes mondiales récemment établies par l’International Federation of Accountants, qui tiendra compte des exigences de la U.S.Securities and Exchange Commission.Carmen Crépin, présidente de la Commission des valeurs mobilières du Québec, qui annonçait toutes ces mesures hier à titre de membre du Collège des gouverneurs, a confirmé que toute cette démarche pour restaurer la confiance dr's investisseurs s'inscrit dans un contexte international et que des discussions ont eu lieu tant avec les Américains qu’avec les représentants d’autres pays.«La perte de confiance ne se limite pas à quelques grandes compagnies et ne s’arrête pas à la frontière américaine», disait-elle, pendant que sur les fils de presse apparaissait une dépêche disant que Nortel avait faussé ses chiffres pour gonfler ses résultats.Il y aura d’ailleurs au Canada une consultation publique sur les normes envisagées dont l’entrée en vigueur est prévue pour 2003.Selon les estimations, le nouveau système de contrôle de la qualité de la vérification coûtera au moins six millions par année, soit le double du montant que les comptables agréés, par l’entremise de leur ordre professionnel, paient présentement pour l’inspection.Les comptables agréés paieront les frais additionnels que le nouveau système entraînera, comme l'a confirmé Gérard Caron, président-directeur général de l’Ordre des comptables agréés au Québec, en précisant qu'il s’agira désormais d’inspecter non seulement la compétence des individus, mais tout le système de contrôle de qualité de la vérification.Selon les normes proposées, les vérificateurs devront s’abstenir d’assurer un certain nombre de services complémentaires à ceux de la vérification, pour éviter d’avoir à vérifier leurs propres travaux et pour ne pas se mettre en conflit d’intérêts, comme l’ont mentionné plusieurs investisseurs lors d’assemblées annuelles des actionnaires au cours de la dernière année.A défaut de se conformer à ces normes, les comptables agréés pourront se voir imposer des sanctions diverses, comme l’annulation de contrats et des réprimandes par écrit À la limite, ils pourront être suspendus ou radiés de l’ordre.Est-ce que ce système éliminera à l’avenir toute fraude en matière de bilan financier et de vérification?«Ce n 'est pas parce qu 'ily a une police qu ’il n'y a plus de vols», a répondu M.Caron.Selon lui, les dérapages des derniers mois sont le résultat d’une dégradation des valeurs de la part des dirigeants ces dernières années pour obtenir des bons résultats à tout prix.La bulle technologique y est pour beaucoup, pense le p.-d.g.de l’Ordre des comptables agréés au Québec, mais il note aussi un problème avec les options.Four sa part, la présidente de la Commission des valeurs mobilières du Québec demande des changements à la loi sur les valeurs mobilières pour avoir plus de pouvoir face à ceux qui abusent du système.«Ce n’est pas parce qu’il y a une police qu’il n’y a plus de vols» HAVEL SUITE DE LA PAGE 1 soutenir un dissident condamné à quatre ans et demi de prison parce qu’il avait signé la Charte 77 et fondé le Comité de défense des personnes injustement poursuivies.C’était aussi jouer un auteur dans la tradition du théâtre d’Ionesco et de Beckett Ce dernier, pour l’occasion, avait d’ailleurs écrit un texte devenu célèbre, intitulé La Catastrophe.Pour souligner les 20 ans de cette manifestation, le PEN Club a remis hier son grand prix à l’écrivain.Avignon a de plus réuni ses vieux amis comme son éditeur Pavel Tigrid et le metteur en scène Stephan Meldegg, qui avait monté Le Vernissage et Audience avec le comédien Herre Arditi, malheureusement retenu par un tournage.Ironie suprême, ces pièces avaient été invitées à Avignon par le directeur du festival de l’époque, Paul Puaux, qui était communiste.Le festival présente une exposition sur les Lettres à Olga, écrites par Havel pendant ses années de détention.La semaine dernière, la compagnie pragoise Na Vinohradech a rejoué Vernissage.La pièce raconte là vie d’un écrivain déchu qui se rend à une exposition où des intellectuels compromis avec le régime tentent de lui expliquer qu’ils n’ont pas trahi leurs idéaux.«Havel a choisi le théâtre parce que c’était un homme politique né, dit son traducteur, Jan Rubes.Le théâtre est sa scène politique, où il construit un rapport deforce et montre l’absurdité du monde.Entre son théâtre et la politique, il y a un parallèle évident.» Sa première pièce vraiment importante, La Fête en plein air, sera montée au théâtre de la Balustrade, où Havel présente jusqu’en 1969 le répertoire tchèque et international du théâtre de l’absurde.«Havel mène alors la contestation dans le champ de la culture», dit Jacques Rupnik, un spécialiste de l’Europe de l’Est «Il suffisait de s’intéresser à Ionesco et à Beckett pour être opposé au réalisme socialiste et au pouvoir.» Les pièces d’Havel participent alors à l’effervescence culturelle qui mènera au printemps de Prague et à sa répression sauvage.Alors que Milan Kundera s’exile pour pouvoir créer, Havel conclut que 1968 n’a été qu’une illusion et que la culture ne pouvait pas triompher de l’ordre politique, explique Rupnik.Une brève polémique opposa d’ailleurs les deux écrivains.Fallait-il rester ou partir?«C’était une question à la Hamlet à laquelle je n’ai jamais répondu», dit Paul Dostal, aujourd’hui ministre de la Culture.Après 1970, il a passé 20 ans à travailler dans une chaufferie à cause de ses idées politiques.«Havel a toujours eu la capacité de décrire les problèmes politiques sous l’angle de l’absurdité, dit-il.Ses pièces sont toujours des métaphores.» Créée dans une brasserie de la banlieue de Prague en 1975, sa variante de L’Opéra de qwt’sous provoqua un énorme scandale, se souvient Dostal.Havel y parle des régimes totalitaires de l’Est et de l'Ouest Depuis que leur auteur est devenu président, les pièces de Havel sont assez peu jouées à l’étranger.Mais en République tchèque, elles attirent toujours un public nombreux.Le théâtre tchèque est d’ailleurs en pleine effervescence, dit le ministre.Les musicals sont particulièrement populaires.«Certains spectacles sont réservés deux ans à l’avance.» On dit que Vaclav Havel n’a pas écrit de pièce depuis qu’il est président En février prochain, il quittera définitivement la présidence.A 65 ans, il se retirera probablement dans sa maison d’Albufeira, au Portugal.«Il pourrait alors écrire une pièce sur la comédie de la politique, dit Jacques Rupnik On pourrait même la jouer l’année suivante à Avignon!» RETARD SUITE DE LA PAGE 1 effet domino, certains travaux prévus pendant la période estivale ont été remis à l’hiver, ce qui a provoqué d’autres délais.Le chantier de la Grande Bibliothèque est l’un des plus importants actueUement en cours au Québec.Ce ne sont pas là les premiers délais que subit ce projet visant à doter le Québec d’une grande bibliothèque nationale.Déjà, le 29 juin 2001, les premiers coups de butoir contre les murs de l'ancien Palais du commerce, sur l’emplacement de la future bibliothèque, avaient été portés avec un mois de retard en raison de délais dans l’émission de permis.Au début du mois de juin dernier, les ouvriers du chantier de la Grande Bibliothèque avaient subitement cessé le travail Ds avaient exercé leur droit de refas de travailler en raison de l’absence d’un agent de sécurité sur le site.Ce problème avait cependant été réglé rapidement Les travaux sont menés par Les Entreprises de construction Panzini inc., firme retenue à la suite d’un appel d’offres public.Le complexe, qui s’élèvera sur six étages, contiendra notamment une médiathèque pour les jeunes, une collection québécoise pour consultation, une collection de prêts, une promenade, un restaurant, une salle de conférence, un centre d’accueil pour les immigrants, un jardin d’art et une ouverture sur le métro Berri.Le coût total du projet, qui sera réalisé par le consortium Patkau/Croft-Pelletier architectes associés, est de 90,6 millions.De cette somme, 58 millions seront consacrés à la construction de l’édifice.Les quelque 30 millions supplémentaires seront utilisés afin de doter l’édifice d’équipements, de livres, de documents, de soutien informatique, de meubles et de rayonnages ou seront affectés au paiement des honoraires professionnels des architectes.Un stationnement souterrain, prévu au coût de six millions, est quant à lui censé s'autofinancer.Du côté de la ministre Lemieux, il est hors de question d’allouer des sommes supplémentaires à la construction de l’édifice.Il y a toutefois tout lieu de douter, ne serait-ce qu’en matière de salaires, qu’un délai d’une année ne se fera pas sentir sur les enveloppes budgétaires.Ni Lise Bissonnette ni Jean Roy, directeur de la planification et de la gestion du projet de construction, n’ont pu être joints hier pour donner de plus amples précisions au sujet de ces délais.Impasse chez Ford Toronto (PC) — Les négociations entre Ford Canada et le syndicat représentant 14 000 de ses travailleurs semblent se diriger vers une impasse qui pourrait entraîner une grève en raison du refiis du constructeur automobile de faire marche arrière dans son plan visant la fermeture de son usine de camions d’Oakville, en Ontario.Ford et les Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) sont restés sur leurs positions hier au sujet de la fermeture annoncée de l’usine, un dossier qui apparaît déjà comme étant la question majeure qui pourrait entraîner le déclenchement d’une grève.
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