Le devoir, 18 juillet 2002, Page(s) complémentaire(s)
PROCHE-ORIENT ECONOMIE Nouvel attentat meurtrier à Tel-Aviv Page A 5 Nortel et son vérificateur soupçonnés de fraude comptable Page B 1 ?www.ledevo r .c o ni ?LE DEVOIR Enûn tranquilles, chéri! K ' AGENCE FRANCE-PRESSE LE REPOS, le calme, le besoin de dépaysement et d’un contact privilégié avec la nature constituent, chacun le sait, l’objectif premier des vacances.Quoi de mieux, de plus ressourçant, que de partir avec l’être cher ou en famille vers un petit coin de paradis pour se tremper les orteils ou taquiner la truite?Les Sud-Coréens (ci-dessus) en savent quelque chose.Bonnes vacances à vous, à vos nombreux amis et à leur descendance! Nouveau système de surveillance comptable Ottawa et les provinces veulent renforcer la confiance dans les marchés boursiers CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Dans la foulée des scandales financiers qui s’accumulent depuis l’affaire Enron, les autorités fédérales et provinciales de réglementation des valeurs mobilières et les comptables agréés du Canada ont annoncé hier la création d’un nouveau système de surveillance publique indépendant des vérificateurs de sociétés inscrites en Bourse.Cette démarche a pour but évidemment de renforcer la confiance dans les marchés boursiers et la crédibilité des états financiers.Ce nouveau système, qui deviendra opérationnel à compter du mois d’octobre prochain, sera administré par un nouvel organisme, baptisé le Conseil canadien sur la reddition de comptes (CCRC), dont les 11 membres (sept ne seront pas des comptables) seront VOIR PAGE A 8: CONFIANCE ¦ Autres informations en page B 1 HORS-JEU Du cran Avant longtemps, je vous jure, le baseball majeur devra interrompre momentanément ses activités parce que ce jour-là, ou cette semaine-là, ou ce mois-là, ou plus probablement cette année-là, tous ses membres seront occupés un peu partout à comparaître devant des tribunaux.Il y a eu tellement de recours de tout acabit ces 30 dernières années qu’on pardonnerait à un encyclopédiste du sport de n’être point apte à en énumérer les motifs, mais le dernier en date, avouons-le, est pas mal: conspiration.On avait déjà vu un truc du genre dans les années 80, mais cela portait alors le nom de collusion.Les propriétaires s’étaient entendus en secret pour ne pas offrir de dégoulinants contrats aux joueurs autonomes, et ils s’étaient fait pincer.On ne botte pas le derrière du libre mar-?ché sans qu’il revienne sur votre perron s’appliquer des compresses à vos dépens, comme disait Adam Smith.Cette fois, l’échelle est moins grande, et lés anciens actionnaires de nos Expos dont le destin tordu et ricanant a fait des copropriétaires des Marlins de la Floride ne s’en prennent qu’à Jeffrey Loria et à Bud Selig de même que leurs hommes de main, qu’ils accusent d’avoir comploté pour sortir de Montréal son club de balle.Mais croyez-moi, il en faut, du cran, pour intenter une affaire semblable.Parfaitement.Il faut du cran pour annoncer publiquement qu’on va prouver hors de tout doute raisonnable que le commissaire du baseball a pu conspirer de longue date pour mettre à mort ou exiler nos Expos.Buddy, faire des projets à terme, lui qui n’a pas la moindre idée de ce qui va se passer dans deux heures, Ipi qui raconte n’importe quoi devant le Congrès des Etats-Unis au point de s’y faire quasiment traiter de menteur, lui qui n’a rien trouvé de mieux que de VOIR PAGE A 8: EXPOS On ne botte pas le derrière du libre marché sans qu’il revienne sur votre perron Je a n Dion JUSTICE Première hausse de criminalité au pays en dix ans ¦ À lire en page A 3 r\> INDEX Actualités.A 2 Annonces.A4 Avis publics.B 5 Bourse.B 4 Culture.B 7 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés.B 5 Télévision.B 7 Météo.A4 Avignon rend hommage à Vaclav Havel Retards importants à la Grande Bibliothèque Le festival honore le président-dramaturge comme il y a 20 ans.Il était alors en prison.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Le chantier de la Grande Bibliothèque du Québec, actuellement en branle à Montréal, connaît des retards importants.Prévue pour la fin 2003, l’ouverture de la Grande Bibliothèque pourrait être retardée jusqu’à la fin 2004.Selon les informations obtenues par Le Devoir, le chantier de la Grande Bibliothèque continue de subir des délais et d’accumuler les retards.La porte-parole de Diane Lemieux, ministre de la Culture et des Communications, a confirmé hier que la ministre avait été informée de ces retards par la présidente-directrice générale de la Grande Bibliothèque du Québec, Lise Bissonnette.Les raisons de ces retards sont pour l’instant assez vagues.Selon la porte-parole de la ministre Lemieux, des travaux d’excavation et de dynamitage dans le secteur avoisinant la station de métro Berri-UQAM ont exigé une «plus grande prudence».Du coup, par VOIR PAGE A 8: RETARD Rendez-vous avec Dieu La Journée mondiale de la jeunesse constitue, pour les jeunes catholiques, une occasion en or de s’amuser tout en exprimant publiquement une foi qui sort rarement de l’église.Mais pour un prêtre ordonné il y a tout juste quelques semaines, il s’agit plutôt d’un vrai pèlerinage, dans le sens chrétien du terme.Le Devoir le suivra quotidiennement pour l’occasion.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Les aînés l’appellent «mon père».Pourtant, Richard Depairon n’a que 31 ans.C’est que depuis le 31 mai dernier, le jeune homme est prêtre, «le plus beau métier du monde», dit-il.Fort de ce rôle, il fera le voyage à Toronto, dans quelques jours, à la tête d’un groupe d’une centaine de jeunes de la paroisse Notre-Dame-des-Neiges et d’un peu partout dans le monde.Mais attention! «C'est un pèlerinage qu'on va filtre là-bas, pas un voyage de tourisme, tient-il à préciser.L’objectif n'est pas de visiter Toronto pour visiter Toronto mais plutôt pour mieux connaître le milieu, la culture de ces gens-là, et surtout Pour avancer dans sajbi» Bien que le nouveau prêtre n’ait pas besoin d’un groupe, comme la plupart des jeunes de sa génération, VOIR PAGE A 8: JMJ CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR Avignon — C’est devenu une habitude.Chaque fois que Vaclav Havel est attendu à l’étranger, sa maladie pulmonaire l’empêche de participer.Hier matin, le président tchèque a donc quitté Avignon d’urgence pour l’hôpital de Prague, où il va déjà mieux, nous dit-on.Cela n’a pas empêché le festival de rendre hommage au seul président qui soit aussi un auteur de théâtre.Celui-ci avait exceptionnellement accepté de renouer avec ses vieux compagnons de scène.Car Vaclav Havel cultive une relation particulière avec le Festival d’Avignon.C’est ici qu’il a été joué il y a 20 ans exactement, alors même qu’il croupissait dans les prisons tchèques.Avignon avait alors consacré une nuit entière à l’œuvre de l’écrivain emprisonné qui, avant de s’engager pleinement en politique, s’était surtout exprimé par le théâtre.Une «nuit pour Vaclav Havel» fat donc organisée à l’époque avec l’épouse de l’écrivain, Olga Spichalova.Elie Wiesel, Victor Haïm, Andrée Chedid et Arthur Miller écrivirent chacun un acte d’une courte pièce faisant revivre le personnage des pièces d’Havel.Le tout fat interprété par Pierre Arditi et Gérard Desarthe et par la suite /:v- ÿ „.' ri VOIR PAGE A 8: HAVEL «Havel a choisi le théâtre parce que c’était un homme nolitique né.Le tre est sa scène politique, où il construit un rapport de force et montre l’absurdité du monde.».C L’ouverture pourrait être retardée d’un an à A i L K DEVOIR.LE JEUDI 18 JUILLET 2 0 0 2 A 8 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES EXPOS SUITE DE LA PAGE 1 décréter à la sauvette la dissolution de deux équipes sans se douter que toutes les poursuites du monde allaient l’empêcher de foire quoi que ce soit, lui, foire dans la grande stratégie de coulisses?Allons donc.Surtout, n’est-ce pas, que si B.S.avait vraiment voulu liquider l’équipe, qu’aurait-il eu besoin d’une œuvre de démolition patiente?Il n’aurait eu qu’à foire comme d’autres avant lui (dans la NFL, notamment), attendre un tristounet matin d’octobre et profiter de ce que tout le monde débat de qui jouera à l’aile droite au sein du quatrième trio du Canadien pour envoyer les camions du Plan Caneton et tout transbahuter à Washington D.C.ni vu ni connu.Un peu comme Loria quand il a foutu le camp en Floride avec les ordis contenant toutes les informations relatives aux Expos dans le coffre de sa Lada (il n’avait plus les moyens de se payer autre chose, ayant perdu tant d’argent dans l’aventure).Il faut aussi du cran pour mettre sur papier qu’on s’est fait proprement, restons poli, enfirouaper par des cerveaux de la malfaisance de choc comme J-Lo et David «Y a vraiment des claques s’a yeule qui se perdent» Samson.J’ai souvenance de deux conférences de presse, l’une pour dire à Claude Brochu de se tailler vite fait et l’autre pour accueillir le Messie.Qu’y disaient les actionnaires pure laine en sous-main aux sceptiques?De regarder cette belle brochette de bâtisseurs créateurs de richesse et d’emplois, des rompus à la business, des qui avaient vu neiger et qu’il allait falloir se lever de très bonne heure pour mener en bateau.D’ailleurs, relisez les z'ana-lyses des z’experts de l’époque, vous constaterez combien les z’hommes d’affaires n’étaient pas les seuls à palpiter d’excitation.Et pourtant Mais si vous voulez l’avis d’un gars qui n’est pas un z’expert et n’a donc pas, contrairement à quelqu’un d’autre, gagné un prix maison du Journal de Montréal pour un «reportage» beurrant d’éloges le Messie au suriendemain de son arrivée en Terre promise, le Jeff, bien que sacrée tête à claques, est moins un conspirateur criminel qu’un de ces apprentis sorciers comme il y en a tant dans le merveilleux monde du sport™, un foiseux qui joue avec une grosse bébelle.Trop grosse pour lui, mais si rutilante qu’il en bave d’aveuglement s’imagine qu’elle vaut de somptuaires droits de diffusion, pense qu’on va allonger plein de beaux fonds publics pour lui construire un nid et aller l’admirer.Très tôt U se met à conter des menteries pour ne pas qu’on lui l’enlève, finit par croire lesdites menteries et se retrouve à traiter d’imbéciles tous ceux qui se lèvent pour faire remarquer hé, c’est une bébelle.Oui, il faut du cran pour remettre sur le tapis qu’on a soutenu le projet de stade au centre-ville et accuser Jeffrey Loria d’avoir bousillé cette entreprise absurde et inique en l’absence d’une réforme profonde de l’économie du baseball et qui nous rappelle qu’y était comprise la formule formidable du Personal Seat Licensing, le fait de payer pour obtenir le droit d’acheter un billet.Si le beau-père a réellement et sciemment haché menu l’idée du nouveau stade, il n’y a qu’une chose sensée à faire: lui dire un gros merci.Oui, il faut du cran quand, durant huit ans entre le départ de Charles Bronfman et l’arrivée de Jeffrey Loria, on a survolé des soldes après-incendie à répétition et refusé d’allonger la mise.Mais bon, ils en ont, du cran, et cela doit nous emplir d’un espoir sans nom pour l’avenir.Car s’ils gagnent, et Dieu qui préside aux affaires des States sait qu’il est possible de tout gagner devant un tribunal américain, ils pourraient empêcher nos Expos de quitter Montréal.On sait qu’il n’y aura jamais d’entente entre propriétaires et joueurs sur un partage des revenus qui aurait un semblant d’allure, on sait qu’on ne trouverait jamais un bon gros milliardaire prodigue autochtone qui pourrait avoir le goût de ne jamais déménager l’équipe, on sait qu’on n’aurait jamais mieux qu’un club de ,500 dans ses moments inspirés qui jouerait devant 10 000 chrétiens maximum en moyenne, et encore quand il n’y a pas un Festival des festivals en ville, mais c’est pas grave.Parce qu'en gagnant, et il faut qu’ils gagnent, ils nous donneraient le plus grand des plaisirs.Celui du bordel.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, fr étage, Montréal (Québec), H3A3M9 H3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Parcourrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresse» de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.U Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.9- étage, Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est Imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée A employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Ij Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Croupe Québécor lnc„ 900, boulevard Saint Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement n‘ 0858.Dépdt légal: Bibliothèque nationale du Québec.JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Il n’y a pas que des personnes âgées dans l’Église aujourd’hui, et cet événement permet de briser ce mythe en plus de donner aux jeunes l’audace nécessaire pour crier leur amour pour Jésus.» ¦s- ' .ggggpMpMi 4 1 mLÆ Hî» « JMJ SUITE DE LA PAGE 1 pour exprimer sa foi en public, il estime que la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ), qui se tiendra à Toronto le 28 juillet, est primordiale.Primordiale pour tous ces gens qui iront «réveiller leur foi» dans la capitale ontarienne, pour tous ces jeunes qui ont souvent peine à vivre avec leur croyance à l’extérieur des quatre murs de l’église, pour tous ces curieux qui trouveront peut-être là matière à nourrir une spiritualité naissante.«C’est le genre de rencontre où on se reconnaît entre jeunes, dit-U, et ça donne sens aux événements que l’on vit.Ça nous confirme qu’on n’est pas seul à prier et ça nous donne l’audace de réveiller en nous la semence de foi.B n’y a pas que des personnes âgées dans l’Église aujourd’hui, et cet événement permet de briser ce mythe en plus de donner aux jeunes l’audace nécessaire pour crier leur amour pour Jésus.» Lucide, il sait que pour tripper, les jeunes ont besoin de sensations fortes, et il ne s’exclut pas du lot La JMJ vient selon lui répondre à ce besoin, étant un événement d’envergure où convergeront quelques centaines de milliers de jeunes avec leur enthousiasme, leur entrain, leur fougue et, surtout, leur goût de la fête.Mais malgré ce côté «Woodstock catholique», la JMJ est avant tout, pour ce prêtre qui ne se donne pas des airs de curé, un rendez-vous avec Dieu.«Le but ultime, ce n’est pas la JMJ en soi mais la rencontre avec Jésus-Christ, avance-t-il le plus simplement du monde.Certains jeunes se rendent à Toronto davantage par curiosité que pour cette raison, ce qui est tout à fait normal.Et certains retourneront chez eux sans avoir le goût de continuer.Mais je pense que la plupart auront envie d’approfondir leur expérience.» C’est d’ailleurs pourquoi Richard Depairon trouve l’événement si important Et c’est aussi dans cette optique qu’il a été parmi les premiers à organiser des rencontres pour préparer le terrain de la JMJ.Dès octobre 2001, lui et trois ou quatre personnes de l’unité pastorale Côte-des-Neiges (paroisses Notre-Dame-des-Neiges et Saint-Pascal-Baylon) ont travaillé afin de faire de l’événement et de ses prélimi- naires quelque chose d’inoubliable qui permettra aux jeunes de se rendre ensemble à Toronto mais également de visiter Montréal et de cheminer ensemble, d’un point de vue religieux s’entend.«Le premier objectif que je visais, c’était la promotion de l’événement auprès des jeunes du quartier, insiste-t-il.Nous avons donc visité, par exemple, des écoles comme Bré-beufet Notre-Dame.» Il souhaitait amener 100 jeunes à Toronto; 55 se sont finalement montrés intéressés.Le deuxième objectif qu’il s’était fixé était de rapprocher, pendant cette marche vers la JMJ, ces jeunes des fidèles un peu plus âgés de la paroisse, de susciter une rencontre entre ces deux générations qui discutent rarement ensemble de cette croyance.qu’ils partagent pourtant C’est avec fierté qu’il expliquait hier avoir réussi avec brio ce volet de sa mission en amenant les jeunes directement chez les plus vieux En prévision des journées d’accueil qui ont lieu depuis hier et jusqu’à lundi à Montréal, Richard et son équipe ont trimé dur afin de trouver de l’hébergement pour les quelque 200 jeunes Français, Brésiliens et Argentins qui prendront ensemble l’autobus en direction de Toronto la semaine prochaine.Une soixantaine de familles ont accepté de les accueillir, lesquelles ont été visitées une à une par les jeunes du quartier.«Ce sont les jeunes qui ont eu cette initiative, a indiqué Richard Depairon, tout sourire.J’étais tellement content.Il y a eu des rencontres extraordinaires.» Maintenant que la question de l’hébergement est derrière lui et que les jeunes ont bel et bien atterri à Montréal (malgré la grève du zèle des agents de sûreté des aéroports français), le jeune prêtre se concentre sur les activités des prochains jours (le discours sur la montagne demain, le chemin de lumière samedi et la messe dominicale) qui ponctueront le passage des jeunes catholiques à Montréal.Puis, lundi, tout ce beau monde montera dans l’autobus en direction de Toronto, là où les planchers des gymnases et des classes d’école remplaceront les lits douillets des familles d’accueil.Qu’ils soient là en pèlerinage, comme Richard, ou simplement à la recherche d’émotions fortes, parions qu’ils trouveront tous matière à s’éclater.CONFIANCE «La perte de confiance ne se limite pas à quelques grandes compagnies et ne s'arrête pas à la frontière américaine» SUITE DE LA PAGE 1 nommés par un Collège des gouverneurs composé de cinq dirigeants d’institutions pertinentes.Le CCRC veillera à l’indépendance et à la transparence du nouveau système; il aura le pouvoir d’imposer des sanctions aux vérificateurs, de fixer des limites aux types de missions effectuées et d’informer les appareils disciplinaires concernés et les autorités de réglementation.Les grands cabinets comptables du Canada fil y en a six) ont volontairement convenu d'appliquer les nouvelles exigences dès l’entrée en activité du CCRC, mais il faudra tout de même trois ans avant que les 370 cabinets (90 au Québec) de comptables agréés qui font de la vérification pour les entreprises cotées en Bourse aient tous harmonisé leurs pratiques de vérification avec les nouvelles normes, plus sévères, qu’ils devront respecter.Les grandes firmes, qui font en fait 80 % du volume d’affaires en vérification au Canada, sont pour la plupart des noms bien connus, comme Price Waterhouse, KPMG, Earnst & Young et Deloitte & Touche.Ces grands bureaux et tous les autres feront l’objet d’un examen annuel effectué par l’Unité nationale d’inspection (UNI), qui relèvera du CCRC et qui aura pour mission d’inspecter les cabinets de vérification et de voir si ceux-ci agissent en confonnité avec les normes professionnelles, les règles de déontologie, les exigences des autorités de réglementation et celles du CCRC.Il ne s’agira pas en somme de contrôler la vérification effectuée par ces firmes de comptables mais plutôt de vérifier si celles-ci se conforment aux pratiques et aux normes qui seront du reste peaufinées au cours des prochains mois.En effet, un projet est présentement en voie d’élaboration pour aligner les normes canadiennes concernant l'indépendance du vérificateur sur les normes mondiales récemment établies par l’International Federation of Accountants, qui tiendra compte des exigences de la U.S.Securities and Exchange Commission.Carmen Crépin, présidente de la Commission des valeurs mobilières du Québec, qui annonçait toutes ces mesures hier à titre de membre du Collège des gouverneurs, a confirmé que toute cette démarche pour restaurer la confiance des investisseurs s’inscrit dans un contexte international et que des discussions ont eu lieu tant avec les Américains qu’avec les représentants d’autres pays.«La perte de confiance ne se limite pas à quelques grandes compagnies et ne s'arrête pas à la frontière américaine», disait-elle, pendant que sur les fils de presse apparaissait une dépêche disant que Nortel avait faussé ses chiffres pour gonfler ses résultats.Il y aura d’ailleurs au Canada une consultation publique sur les normes envisagées dont l’entrée en vigueur est prévue pour 2003.Selon les estimations, le nouveau système de contrôle de la qualité de la vérification coûtera au moins six millions par année, soit le double du montant que les comptables agréés, par l’entremise de leur ordre professionnel, paient présentement pour l’inspection.Les comptables agréés paieront les frais additionnels que le nouveau système entraînera, comme l’a confirmé Gérard Caron, président-directeur général de l’Ordre des comptables agréés au Québec, en précisant qu’il s’agira désormais d’inspecter non seulement la compétence des individus, mais tout le système de contrôle de qualité de la vérification.Selon les normes proposées, les vérificateurs devront s’abstenir d’assurer un certain nombre de services complémentaires à ceux de la vérification, pour éviter d’avoir à vérifier leurs propres travaux et pour ne pas se mettre en conflit d’intérêts, comme l’ont mentionné plusieurs investisseurs lors d’assemblées annuelles des actionnaires au cours de la dernière année.A défaut de se conformer à ces normes, les comptables agréés pourront se voir imposer des sanctions diverses, comme l’annulation de contrats et des réprimandes par écrit À la limite, ils pourront être suspendus ou radiés de l’ordre.Est-ce que ce système éliminera à l’avenir toute fraude en matière de bilan financier et de vérification?«Ce n’est pas parce qu'ily a une police qu 'il n’y a plus de vols», a répondu M.Caron.Selon lui, les dérapages des derniers mois sont le résultat d’une dégradation des valeurs de la part des dirigeants ces dernières années pour obtenir des bons résultats à tout prix.La bulle technologique y est pour beaucoup, pense le p.-d.g.de l’Ordre des comptables agréés au Québec, mais il note aussi un problème avec les options.Pour sa part, la présidente de la Commission des valeurs mobilières du Québec demande des changements à la loi sur les valeurs mobilières pour avoir plus de pouvoir face à ceux qui abusent du système.«Ce n’est pas parce qu’il y a une police qu’il n’y a plus de vols» HAVEL SUITE DE LA PAGE 1 diffusé sur la chaîne de télévision France 2.Jouer Havel à l’époque, ce n’était pas honorer un président ni célébrer une icône vivante.C’était soutenir un dissident condamné à quatre ans et demi de prison parce qu’il avait signé la Charte 77 et fondé le Comité de défense des personnes injustement poursuivies.C’était aussi jouer un auteur dans la tradition du théâtre d’Ionesco et de Beckett.Ce dernier, pour l’occasion, avait d’ailleurs écrit un texte devenu célèbre, intitulé La Catastrophe.Pour souligner les 20 ans de cette manifestation, le PEN Club a remis hier son grand prix à l’écrivain.Avignon a de plus réuni ses vieux amis comme son éditeur Pavel Tigrid et le metteur en scène Stephan Meldegg, qui avait monté Le Vernissage et Audience avec le comédien Pierre Arditi, malheureusement retenu par un tournage.Ironie suprême, ces pièces avaient été invitées à Avignon par le directeur du festival de l’époque, Paul Puaux, qui était communiste.Le festival présente une expo^n sur les Leffræd Gfea, écrites par Havel pendant ses années de détention.La semaine dernière, la compagnie pragoise Na Vmohradeeh a rejoué Vernissage.La pièce raconte la vie d’un écrivain déchu qui se rend à une exposition où des intellectuels corn promis avec le régime tentent de lui expliquer qu’ils n’ont pas trahi leurs idéaux «Havel a choisi le théâtre parce que c’était un homme politique né, dit son traducteur, Jan Rubes Le théâtre est sa scène politique, où il construit un rapport de force et montre l’absurdité du monde.Entre son théâtre et la politique, il y a un parallèle évident» Sa première pièce vraiment importante, La Fête en plein air, sera montée au théâtre de la Balustrade, où Havel présente jusqu’en 1969 le répertoire tchèque et international du théâtre de l’absurde.«Havel mène alors la contestation dans le champ de la culture», dit Jacques Rupnik, un spécialiste de l’Europe de l’Est.«Il suffisait de s’intéresser à Ionesco et à Beckett pour être opposé au réalisme socialiste et au pouvoir» Les pièces d’Havel participent alors à l’effervescence culturelle qui mènera au printemps de Prague et à sa répression sauvage.Alors que Milan Kundera s’exile pour pouvoir créer, Havel conclut que 1968 n’a été qu’une illusion et que la culture ne pouvait pas triompher de l’ordre politique, explique Rupnik.Une brève polémique opposa d’ailleurs les deux écrivains.Fallait-il rester ou partir?«C’était une question à la Hamlet à laquelle je n'ai jamais répondu», dit Paul Dos-tal, aujourd’hui ministre de la Culture.Après 1970, U a passé 20 ans à travailler dans une chaufferie à cause de ses idées politiques.«Havel a toujours eu la capacité de décrire les problèmes politiques sous l'angle de l’absurdité, dit-il.Ses pièces sont toujours des métaphores.» Créée dans une brasserie de la banlieue de Prague en 1975, sa variante de L’Opéra de quat’sous provoqua un énorme scandale, se souvient Dostal.Havel y parle des régimes totalitaires de l’Est et de l'Ouest.Depuis que leur auteur est devenu président, les pièces de Havel sont assez peu jouées à l'étranger.Mais en République tchèque, elles attirent toujours un public nombreux Le théâtre tchèque est d’ailleurs en pleine effervescence, dit le ministre.Les musicals sont particulièrement populaires.«Certains spectacles sont réservés deux ans à l’avance.» On dit que Vaclav Havel n’a pas écrit de pièce depuis qu’il est président En février prochain, il quittera définitivement la présidence.A 65 ans, il se retirera probablement dans sa maison d'Albufeira, au Portugal.«Il pourrait alors écrire une pièce sur la comédie de la politique, dit Jacques Rupnik On pourrait même la jouer l’année suivante à Avignon!» RETARD SUITE DE LA PAGE 1 effet domino, certains travaux prévus pendant la période estivale ont été remis à l’hiver, ce qui a provoqué d’autres délais.Le chantier de la Grande Bibliothèque est l’un des plus importants actuellement en cours au Québec.Ce ne sont pas là les premiers délais que subit ce projet visant à doter le Québec d’une grande bibliothèque nationale.Déjà, le 29 juin 2001, les premiers coups de butoir contre les murs de l’ancien Palais du commerce, sur l’emplacement de la future bibliothèque, avaient été portés avec un mois de retard en raison de délais dans l’émission de permis.Au début du mois de juin dernier, les ouvriers du chantier de la Grande Bibliothèque avaient subitement cessé le travail Ils avaient exercé leur droit de refus de travailler en raison de l’absence d’un agent de sécurité sur le site.Ce problème avait cependant été réglé rapidement Les travaux sont menés par Les Entreprises de construction Panzini inc., firme retenue à la suite d’un appel d’offres public.Le complexe, qui s’élèvera sur six étages, contiendra notamment une médiathèque pour les jeunes, une collection québécoise pour consultation, une collection de prêts, une promenade, un restaurant, une salle de conférence, un centre d’accueil pour les immigrants, un jardin d’art et une ouverture sur le métro Berri.Le coût total du projet, qui sera réalisé par le consortium Patkau/Croft-Pelletier architectes associés, est de 90,6 millions.De cette somme, 58 millions seront consacrés à la construction de l’édifice.Les quelque 30 millions supplémentaires seront utilisés afin de doter l’édifice d’équipements, de livres, de documents, de soutien informatique, de meubles et de rayonnages ou seront affectés au paiement des honoraires professionnels des architectes.Un stationnement souterrain, prévu au coût de six millions, est quant à lui censé s’autofinancer.Du côté de la ministre Lemieux, il est hors de question d’allouer des sommes supplémentaires à la construction de l’édifice.Il y a toutefois tout lieu de douter, ne serait-ce qu'en matière de salaires, qu’un délai d’une année ne se fera pas sentir sur les enveloppes budgétaires.Ni Lise Bissonnette ni Jean Roy, directeur de la planification et de la gestion du projet de construction, n’ont pu être joints hier pour donner de plus amples précisions au sujet de ces délais.Impasse chez Ford Toronto (PC) — Les négociations entre Ford Canada et le syndicat représentant 14 000 de ses travailleurs semblent se diriger vers une impasse qui pourrait entraîner une grève en raison du refus du constructeur automobile de faire marche arrière dans son plan visant la fermeture de son usine de camions d’Oakville, en Ontario.Ford et les Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) sont restés sur leurs positions hier au sujet de la fermeture annoncée de l’usine, un dossier qui apparaît déjà comme étant la question majeure qui pourrait entraîner le déclenchement d’une grève.I t B 6 I- E DEVOIR.L E .1 E I! I) I IR .1 II I L L E T 2 O ü 2 LE DEVOIR LES SPORTS EN BREF Les «ex-Expos» brandissent la menace d’une injonction (PC) — Au lendemain du dépôt d’une poursuite contre le commissaire du baseball majeur et l’ancien commandité de l’équipe, Jeffrey Loria, les anciens partenaires canadiens du club de baseball les Expos de Montréal menacent maintenant de déposer une demande d’injonction.Cette action viserait à empêcher le baseball majeur de vendre, de transférer ou d’éliminer la franchise montréalaise, ce qui pourrait faire renaître l’espoir de la survie de l’équipe au Stade olympique.L’un des avocats des actionnaires, James Quinn, précise que cette menace est une procédure de dernier recours pour un moment opportun, par exemple si le baseball majeur décidait de dissoudre l’équipe.La poursuite permettrait de protéger un bien qui a encore une valeur importante, à leurs yeux.Cependant, même s’il gagnait sa cause, il est loin d'être certain que le consortium gérerait de nouveau les Expos même s’il exige dans sa poursuite la création d’une fiducie judiciaire qui pourrait lui permettre de reprendre l’équipe en main.Halifax veut obtenir l’organisation des Jeux du Commonwealth de 2010 Halifax (PC) — La Ville de Halifax veut organiser les Jeux du Commonwealth de 2010.Les élus municipaux ont approuvé mardi une dépense de 100 000 $ nécessaire à la préparation de la candidature.Le maire Peter Kelly a indiqué que l’organisation de ces jeux peut générer des retombées économiques d'environ 450 millions.D’autres villes au pays ont laissé entendre qu'elles pourraient être intéressées mais ne se sont pas encore manifestées.La date limite de mise en candidature pour les villes canadiennes est le 31 octobre.L’identité de la candidature canadienne sera dévoilée entre les 17 et 19 janvier 2003.Tour de France - dixième étape Halgand, vainqueur d’une journée endeuillée JEAN MONTOIS AGENCE FRANCE-PRESSE Pau — Le Français Patrice Halgand (Jean Delatour) a remporté hier la dixième étape du Tour de France, endeuillée par l’accident survenu à un garçonnet de sept ans, fauché par un véhicule de la caravane publicitaire.L’Espagnol Igor Gonzalez de Galdeano (Once) a gardé le maillot jaune en tête du classement général, sans changements notables à la veille de l’entrée en haute montagne.Pour remporter la première victoire d’étape française depuis le départ, Halgand a distancé à huit kilomètres de l’arrivée ses trois derniers compagnons d’échap-pée, qui sont arrivés une trentaine de secondes plus tard.La deuxième place est revenue au benjamin du peloton, le Français Jérôme Pineau (22 ans), en avant-garde devant l’Australien Stuart O’Grady et le Belge Ludo Dierckxsens.Leurs anciens compagnons d’échappée ont franchi la ligne avec près d’une minute de retard au terme de ce parcours de 147 kilomètres mené à très grande vitesse, à plus de 48 km/h, sur les longues lignes droites des Landes.1^ peloton, réglé par l’Australien Baden Cooke, a rallié Pau près de quatre minutes après Halgand.Deuxième de ce sprint, le champion d’Australie Robbie McEwen a dépossédé l’Allemand Erik Zabel du maillot vert du classement par points.«C'est ma plus belle victoire, a déclaré Halgand.J’ai contré Mattan après la dernière côte et nous sommes partis à quatre.Aux huit kilomètres, j’ai tenté le tout pour le tout, fai vraiment tout donné, je voulais gagner une étape sur le Tour.» Le coureur de Pornichet (Loire-Atlantique), âgé de 28 ans, est considéré comme l’un des meilleurs puncheurs français.Membre de l’équipe Festina a ses débuts (août 1995), il a été lavé de tout soupçon de dopage en 1998 par les témoignages de ses propres coéquipiers et membres de l’encadrement Accident mortel Cette étape ensoleillée, lancée sur des bases folles (54,5 km dans liâ’ «I N l1 OJ 14 ÉRIC GAILLARD RKUTERS Le Français Patrice Halgand (centre), de l’équipe Jean Delatour, a offert hier à la France sa première victoire du Tour 2002.la première heure), a donné lieu à une succession de mouvements en tête de la course.La principale échappée a pris corps au 58' kilomètre à l’initiative de l’Espagnol Pedro Horrillo, qui l’a relancée au 7fr kilomètre et a été suivi par dix autres coureurs (O’Grady, Cassani, Mattan, Flickinger, Halgand, Pineau, Zaballa, Vogondy, Dierckxsens, U.Etxebarria).Dernière possibilité offerte aux baroudeurs et aux sprinteurs avant la montagne, la journée a laissé les positions inchangées en faveur d'Igor Gonzalez de Galdeano.Mais le Basque, dont les résultats ont été validés par le pouvoir sportif malgré la trace de salbuta-mol (un médicament qui soigne l’asthme) dans ses analyses, a perdu en cours de route l’un de ses coéquipiers, son frère Alvaro, qui s’est ressenti d’une douleur à une cuisse.Mais l’étape a surtout été marquée par le drame d’un garçonnet, renversé par un véhicule de la ca- ravane publicitaire 25 kilomètres après le départ de Bazas.L’enfant, qui traversait la route pour rejoindre sa grand-mère selon la gendarmerie, est décédé avant même d’avoir pu être évacué.Cet accident mortel est le deuxième en trois ans.Le précédent s’était produit dans l’étape de Draguignan, le 14 juillet 2000, quand un véhicule circulant au niveau de la caravane avait fait une embardée et fauché un garçon de 12 ans sur le bas-côté de la route.Dans l’histoire de la Grande Boucle, l’accident le plus grave remonte à 1964.Un camion de ravitaillement de la gendarmerie avait heurté un pont du côté du Pont de Couze (Dordogne) et provoqué la mort d’une vingtaine de personnes.Aubisque et Tourmalet Aujourd’hui, le Tour s’attaque aux deux grands cols de légende des Pyrénées, l’Aubisque et le Tourmalet, dans la onzième éta- pe de 158 kilomètres entre Pau et La Mongie.L’Aubisque, premier col hors catégorie de l’épreuve, est abordé par son versant ouest, 50 kilomètres après le départ La montée, longue de 16,7 kilomètres (à 7,1 % de pente) mène au sommet, à l’altitude de 1709 mètres et distant de 91,5 kilomètres de l’arrivée.Il reste à descendre par le balcon vertigineux du Soulor (1474 m), aux à-pics impressionnants, puis à rejoindre le pied du Tourmalet Sainte-Marie-de-Campan, où le Français Eugène Christophe répara lui-même en 1913 sa fourche cassée à l’atelier du forgeron du village après avoir parcouru 14 kilomètres à pied, marque le début de l’ascension (12,8 km à 6,8 %), classée en première catégorie.L’étape s’arrête avant d’atteindre le sommet, à la station de La Mongie (1715 mètres d’altitude) , qui a déjà accueilli une arrivée d’étape en 1970 (victoire du Français Bernard Thévenet).Omnium britannique de golf Mets 9, Expos 6 Tiger part en mission ASSOCIATED PRESS Gullane, Ecosse — Deux affiches plus grandes que nature de Tiger Woods ornent l’entrée de cette ville côtière imprégnée de la tradition du golf.Un rappel que le 131r Omnium britannique est l'affaire d’un seul homme et d’une seule mission.Personne n’a jamais remporté les quatre tournois du grand chelem au cours de la même année.Woods a parcouru la moitié du chemin.Le prochain arrêt est à Muirfield, qui a déjà été le théâtre d'un événement semblable.Jack Nicklaus s’est présenté sur le fameux parcours, il y a 30 ans, dans l’espoir d’être le premier golfeur à accomplir l’exploit de boucler le grand chelem.Il a terminé à un coup derrière Lee Trevino et n’a plus jamais obtenu la chance de réaliser le fait d’armes.Maintenant, c’est au tour de Tiger.Après avoir enlevé les honneurs du Tournoi des maîtres et de l’Omnium des Etats-Unis de façon convaincante, Woods s’attaquera à la troisième manche du grand chelem aujourd'hui, à l’occasion de la première journée de l’Omnium britannique.«Ce sera un défi plaisant à relever», a dit Woods.A seulement 7034 verges pour un parcours à normale 71, Muirfield est de loin le plus court des quatre terrains du grand chelem cette année, augmentant les chances de réussite de plusieurs joueurs.Mais peu importe le parcours, Woods demeure le joueur le plus craint.«Il n'y a encore qu’un seul homme à battre cette semaine, a avancé le Danois Thomas Bjorn.Il est tout simplement meilleur que tout le monde, et je n’estime pas que le terrain soit un facteur.S’il joue comme il en est capable, il sera encore le favori.» Woods est familiarisé avec les moments historiques ainsi qu’à la pression s’y rattachant., Il y a deux ans, après avoir gagné l’Omnium des Etats-Unis par une avance record de 15 coups, il est devenu le plus jeune joueur (24 ans) à remporter les quatre tournois majeurs en décrochant les honneurs de l’Omnium britannique à Saint Andrews, berceau du golf.Il a enchaîné avec une victoire au Championnat de la PGA avant de remporter le Tournoi des maîtres le printemps suivant pour réussir un balayage sans précédent des quatre tournois majeurs.Sa force psychologique est son principal atout et il l’utilise pour faire fi des distractions ou de la pression dans sa marche vers des sommets historiques.«En 2000, on me demandait comment je ferais pour compléter le grand chelem à Saint Andrews, a-t-il rappelé./’anois dit pendant toute la semaine que je devais d'abord bien jouer et me concentrer sur mon Malgré deux circuits de Guerrero JEFF J.MITCHELL REUTERS Lors de la pratique d’hier en vue de lOuverture de l’Omnium britannique, Tiger Woods, sifflotant, semblait tout à fait confiant.rendement et qu’on verrait ensuite.Je préconise la même attitude cette année.» Peu d’opposition Woods a gagné ses huit championnats majeurs jusqu’à maintenant avec un total de 44 coups d’avance.Nicklaus a enlevé les honneurs de 18 championnats en carrière avec le même écart.Nicklaus devait faire la lutte à l’époque avec les Arnold Palmer, Trevino et Tom Watson.Il s’explique mal le manque d'opposition que reçoit Woods dans les tournois majeurs, «Tiger sait qu 'il peut l'emporter, a souligné Nicklaus.Les autres joueurs n 'en sont pas convaincus.» Au début de la semaine, quelques joueurs ont même reconnu que Woods devait éprouver des problèmes pour que leurs chances de l’emporter soient bonnes.«Tiger m'a déjà battu, même quand j'ai bien joué», a affirmé le double champion de l’Omnium des États-Unis, Ernie Els.«Peut-être ne suis-je pas suffisamment bon.Qui sait?» On a demandé à Colin Montgomerie ce qui arrivera s’il joue son meilleur golf et que Woods joue également son meilleur golf.«Il va gagner, a lancé l’Écossais sans hésitation.Nous souhaitons que Tiger ne soit pas à la hauteur et nous aurons ainsi tous une chance de gagner.» RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE Il y avait de l’eau dans le stade et la relève a coulé les Expos.Décidément, le temps n’est pas au beau fixe.Malgré deux circuits en solo de Vladimir Guerrero, les Expos se sont inclinés 9-6 contre les Mets de New York devant 13 402 personnes hier pour subir une troisième défaite de suite.Ils ont glissé à 11 parties et demie et les Mets les ont rejoints au deuxième rang de la section Est Il y a eu des infiltrations d’eau à l’intérieur du stade alors qu’un violent orage s’abattait sur Montréal et il y a même eu des gouttes d’eau qui sont tombées du toit sur le marbre! Les Mets ont effectué une poussée de cinq points à la huitième contre Scott Stewart (3-2) et TJ.Tucker après que les Èxpos aient comblé un déficit de trois points.Mo Vaughn a brisé l’égalité de 44 à l’aide d’un simple, puis Edgardo Alfonso a réussi un double de deux points contre Stewart pour lancer les Mets vers la victoire.Ives Expos ont réussi 13 coups sûrs mais ils ont marqué d'opportunisme et Frank Robinson, qui en avait contre les décisions de l’arbitre du marbre Dan lassogna, a été expulsé du match à la huitième.Ils ont laissé neuf coureurs sur les buts lors des quatre dernières manches.Tomo Ohka était le partant des Expos.Il n’a travaillé que pendant trois manches en effectuant 52 lancers, dont 36 prises.Il a alloué quatre points, sept coups sûrs, dont un circuit en solo à Mike Piazza, et un but sur balles.Curieusement, il ne s’agit pas de sa plus courte sortie.Le 17 avril, il n’avait retiré aucun frappeur contre les Cubs de Chicago tout en donnant suc points à la première manche.Tirant de l’arrière 4-1, les Expos ont marqué deux points contre Jeff D’Amico à la quatriè- me, puis ils ont créé l’égalité 44 à la sixième grâce à un circuit en solo de Jose Vidro.En cinq manches, D'Amico a alloué quatre points et huit coups sûrs, dont trois circuits en solo, les deux premiers par Guerrero, ses 24'' et 25'' circuits de la saison.Il a connu son cinquième match de deux circuits cette saison, un 18' en carrière.D’Amico a quitté le monticule après avoir donné un simple à Guerrero.Cliff Floyd a accueilli Jamie Cerda avec un double et Mark Corey a donné un but sur balles à Andres Galarraga mais avec les buts remplis, Tatis a été retiré sur trois prises et Orlando Cabrera s’e$t commis dans un double-jeu.A la septième, Guerrero a été limité à un faible roulant par Mark Guthrie alors qu’il y avait deux coureurs sur les sentiers, En relève à Ohka, Matt Herges n’a concédé que trois coups sûrs en quatre manches.Les Expos ont pris l’avance 1-0 à la première grâce à un circuit en solo de Guerrero.Avec un compte d’une balle et une prise, il a propulsé l’offrande de Jeff D’Amico dans les estrades du champ gauche.Les Mets ont ensuite inscrit deux points à la deuxième.Mo Vaughn a obtenu un but sur balles, puis Edgardo Alfonso a frappé un double.Jay Payton a suivi avec un simple d’un point et Roger Cedeno a produit le deuxième point quand il s’est commis dans un optionnel à la suite d’un roulant.Les Mets ont poursuivi l’attaque en inscrivant deux points à la troisième, après deux retraits.Mike Piazza a réussi son 19r circuit en s’élançant sur le premier lancer d'Ohka, puis Mo Vaughn et Edgardo Alfonso ont frappé des simples.Vaughn a touché le marbre à la suite d'un double de Jay Payton au champ centre droit.Alfonso a tenté de marquer du premier but sur le jeu et il été harponné au marbre.BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy Diff Atlanta 60 35 .632 — Montréal 48 46 .511 111/2 New York 40 46 .511 11 1/2 Floride 45 49 .479 141/2 Philadelphie 44 49 .473 15 Section Centrale St.Louis 51 40 .560 — Cincinnati 49 45 .521 31/2 Houston 45 48 .484 7 Pittsburgh 44 50 468 81/2 Chicago 39 53 .424 121/2 Milwaukee 34 61 .358 19 Section Ouest Arizona 55 38 .591 — Los Angeles 55 39 .585 1/2 San Francisco 54 40 .574 1 1/2 Colorado 44 50 .468 111/2 San Diego 37 56 .398 18 Hier Atlanta 10 Floride 0 N.Y.Mets 9 Montréal 6 Pittsburgh 6 Cincinnati 3 Philadelphie 4 Chicago Cubs 3 (10 manches) San Francisco 5 St.Louis 4 Flouston 7 Milwaukee 3 Arizona au Colorado San Diego à Los Angeles Aujourd’hui Chicago Cubs à Philadelphie, 13h05 Floride à Atlanta, 13h05 N.Y.Mets à Montréal, 13h35 San Francisco à St.Louis, 13h40 Houston à Milwaukee, 14h05 Arizona au Colorado, 15h05 Cincinnati à Pittsburgh, 19h05 San Diego à Los Angeles, 22h10 Demain Houston à Chicago Cubs, 15h20 Atlanta à Philadelphie, 19h05 Montréal en Floride, 19h05 St.Louis à Pittsburgh, 19h05 N.Y.Mets à Cincinnati, 19h10 Milwaukee au Colorado, 21h05 Arizona à San Diego, 22h05 San Francisco à Los Angeles, 22h10 LIGUE AMÉRICAINE Section Eüï G P Moy.Dift New York 59 35 628 Boston 55 37 .598 3 Baltimore 45 47 489 13 Toronto 39 54 .419 191/2 Tampa Bay 29 63 .315 29 Section Centrale Minnesota 55 41 .573 — Chicago 45 50 .474 91/2 Cleveland 42 51 .452 11 1/2 Kansas City 38 54 .413 15 Detroit 35 58 .376 181/2 Section Ouest Seattle 58 36 .617 — Anaheim 54 38 .587 3 Oakland 55 39 .585 3 Texas 40 53 .430 171/2 Hier Toronto 7 Baltimore 1 N.Y.Yankees 2 Detroit 1 Boston 6 Tampa Bay 1 Minnesota 8 Cleveland 5 Seattle au Texas Chicago White Sox à Kansas City Anaheim à Oakland Aujourd’hui Boston à Tampa Bay, 12h15 Detroit à N.Y.Yankees, 13h05 Minnesota à Cleveland, 13h05 Chicago White Sox à Kansas City.14h05 Baltimore à Toronto, 19h05 Seattle au Texas, 20h05 Anaheim à Oakland, 22h05 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N DP PP PC PTS Montréal 3 0 0 0 81 52 8 Hamilton 2 1 0 0 76 70 4 Ottawa 1 2 0 1 76 94 3 Toronto 1 3 0 0 74 120 2 Section Ouest Edmonton 3 0 0 0 98 62 6 Winnipeg 2 1 0 0 87 55 4 Saskatchewan 2 1 0 0 82 74 4 Calgary 0 3 0 1 73 93 1 C.-B.0 3 0 0 57 84 0 Hier Ottawa à Winnipeg Aujourd'hui Montréal à Calgary, 21 h30 EN BREF Masters de tennis: Dancevic et Larose y seront Toronto (PC)—Simon I.arose, de Capde-la-Madeleine, et Frank Dancevic, de Niagara Falls, en Ontario, ont reçu des laissez-passer en vue du Masters de tennis du Canada, qui sera présenté à Toronto du 27 juillet au 4 août.I arose, no 2 en simple et en doubk1 au pays, a atteint la demi-finale du double au tournoi de 2001 en compagnie de l'Américain Jan-Mi-chael Gambül.Il s’est aussi frotté au champion de Wimbledon en 2002, IJeyton Hewitt, au premier tour l’an dernier, s’inclinant en trois sets.L’Impact bat Vancouver (PC) — Un but de Jason DtTullio, son premier dims les rangs professionnels, marqué à la 50" minute de jeu a permis à l’Impact de Montréal de rvaincre les White-caps de Vancouver 2-1, hier, devant 5632 spectateurs au centre Claude-Robillard.DiTullio a repris une passe de la tête de Mauro Biello et son tir à la volée n'a laissé aucune chance au gardien des Whitecaps Alex Marques.Biello a marqué l’autre but des vainqueurs, à la 20" minute, tandis que Geordie Lyall a répliqué à la 36" pour Vancouver. A 8 LE DEVOIR.LE JEUDI 18 JUILLET 20 0 2 LE DEVOIR ACTUALITES EXPOS SUITE DE LA PAGE 1 décréter à la sauvette la dissolution de deux équipes sans se douter que toutes les poursuites du monde allaient l’empêcher de faire quoi que ce soit, lui, faire dans la grande stratégie de coulisses?Allons donc.Surtout, n’est-ce pas, que si B.S.avait vraiment voulu liquider l’équipe, qu’aurait-il eu besoin d’une œuvre de démolition patiente?Il n'aurait eu qu’à faire comme d’autres avant lui (dans la NFL, notamment), attendre un tristounet matin d’octobre et profiter de ce que tout le monde débat de qui jouera à l’aile droite au sein du quatrième trio du Canadien pour envoyer les camions du Han Caneton et tout transbahuter à Washington D.C.ni vu ni connu.Un peu comme Loria quand il a foutu le camp en Floride avec les ordis contenant toutes les informations relatives aux Expos dans le coffre de sa Lada 01 n’avait plus les moyens de se payer autre chose, ayant perdu tant d’argent dans l’aventure).Il faut aussi du cran pour mettre sur papier qu’on s’est fait proprement, restons poli, enfirouaper par des cerveaux de la malfaisance de choc comme J-Lo et David «Y a vraiment des claques s’a yeule qui se perdent» Samson.J’ai souvenance de deux conférences de presse, l’une pour dire à Claude Brochu de se tailler vite fait et l’autre pour accueillir le Messie.Qu’y disaient les actionnaires pure laine en sous-main aux sceptiques?De regarder cette belle brochette de bâtisseurs créateurs de richesse et d’emplois, des rompus à la business, des qui avaient vu neiger et qu’il allait falloir se lever de très bonne heure pour mener en bateau.D’ailleurs, relisez les z’ana-lyses des z’experts de l’époque, vous constaterez combien les z’hommes d’affaires n’étaient pas les seuls à palpiter d’excitation.Et pourtant Mais si vous voulez l’avis d’un gars qui n’est pas un z’expert et n’a donc pas, contrairement à quelqu’un d’autre, gagné un prix maison du Journal de Montréal pour un «reportage» beurrant d’éloges le Messie au surlendemain de son arrivée en Terre promise, le Jeff, bien que sacrée tête à claques, est moins un conspirateur criminel qu’un de ces apprentis sorciers comme il y en a tant dans le merveilleux monde du sport™, un faiseux qui joue avec une grosse bébelle.Trop grosse pour lui, mais si rutilante qu’il en bave d’aveuglement s’imagine qu’elle vaut de somptuaires droits de diffusion, pense qu’on va allonger plein de beaux fonds publics pour lui construire un nid et aller l’admirer.Très tôt il se met à conter des menteries pour ne pas qu’on lui l’enlève, finit par croire lesdites menteries et se retrouve à traiter d’imbéciles tous ceux qui se lèvent pour faire remarquer hé, c’est une bébelle.Oui, il faut du cran pour remettre sur le tapis qu’on a soutenu le projet de stade au centre-ville et accuser Jeffrey Loria d’avoir bousillé cette entreprise absurde et inique en l’absence d’une réforme profonde de l’économie du baseball et qui nous rappelle qu’y était comprise la formule formidable du Personal Seat Licensing, le fait de payer pour obtenir le droit d’acheter un billet.Si le beau-père a réellement et sciemment haché menu l’idée du nouveau stade, il n’y a qu’une chose sensée à faire: lui dire un gros merci.Oui, il faut du cran quand, durant huit ans entre le départ de Charles Bronfman et l’arrivée de Jeffrey Loria, on a survolé des soldes après-incendie à répétition et refusé d'allonger la mise.Mais bon, ils en ont, du cran, et cela doit nous emplir d’un espoir sans nom pour l’avenir.Car s’ils gagnent, et Dieu qui préside aux affaires des States sait qu’il est possible de tout gagner devant un tribunal américain, ils pourraient empêcher nos Expos de quitter Montréal.On sait qu’il n’y aura jamais d’entente entre propriétaires et joueurs sur un partage des revenus qui aurait un semblant d’allure, on sait qu’on ne trouverait jamais un bon gros milliardaire prodigue autochtone qui pourrait avoir le goût de ne jamais déménager l’équipe, on sait qu’on n’aurait jamais mieux qu’un club de ,500 dans ses moments inspirés qui jouerait devant 10 000 chrétiens maximum en moyenne, et encore quand il n’y a pas un Festival des festivals en ville, mais c’est pas grave.Parce qu’en gagnant, et il faut qu’ils gagnent, ils nous donneraient le plus grand des plaisirs.Celui du bordel.(514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com m Wf' JACQUES NADEAU LE DEVOIR 1 n’y a pas que des personnes âgées dans l’Église aujourd’hui, et cet événement permet de briser mythe en plus de donner aux jeunes l’audace nécessaire pour crier leur amour pour Jésus.» JMJ LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 91' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements® ledevoir .corn Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnes à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service A la clientèle.U Dtvotr est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, tè étage.Montréal, (Québec ), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence IVesse Canadienne est autorisée A employer et A diffuser les informations publiées dans L# iMwir.U iMxrir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 pour exprimer sa foi en public, il estime que la Journée mondiale de la jeunesse G MJ), qui se tiendra à Toronto le 28 juillet est primordiale.Primordiale pour tous ces gens qui iront «réveiller leur foi» dans la capitale ontarienne, pour tous ces jeunes qui ont souvent peine à vivre avec leur croyance à l’extérieur des quatre murs de l'église, pour tous ces curieux qui trouveront peut-être là matière à nourrir une spiritualité naissante.«C’est le genre de rencontre où on se reconnaît entre jeunes, dit-il, et ça donne sens aux événements que l’on vit.Ça nous confirme qu’on n’est pas seul à prier et ça nous donne l’audace de réveiller en nous la semence de foi.R n’y a pas que des personnes âgées dans l’Église aujourd’hui, et cet événement permet de briser ce mythe en plus de donner aux jeunes l’audace nécessaire pour crier leur amour pour Jésus.» Lucide, il sait que pour tripper, les jeunes ont besoin de sensations fortes, et il ne s'exclut pas du lot La JMJ vient selon lui répondre à ce besoin, étant un événement d’envergure où convergeront quelques centaines de milliers de jeunes avec leur enthousiasme, leur entrain, leur fougue et, surtout, leur goût de la fête.Mais malgré ce côté «Woodstock catholique», la JMJ est avant tout, pour ce prêtre qui ne se donne pas des airs de curé, un rendez-vous avec Dieu.«Le but ultime, ce n’est pas la JMJ en soi mais la rencontre avec Jésus-Christ, avance-t-il le plus simplement du monde.Certains jeunes se rendent à Toronto davantage par curiosité que pour cette raison, ce qui est tout à fait normal.Et certains retourneront chez eux sans avoir le goût de continuer.Mais je pense que la plupart auront envie d’approfondir leur expérience.» C’est d’ailleurs pourquoi Richard Depairon trouve l’événement si important.Et c’est aussi dans cette optique qu’il a été parmi les premiers à organiser des rencontres pour préparer le terrain de la JMJ.Dès octobre 2001, lui et trois ou quatre personnes de l’unité pastorale Côte-des-Neiges (paroisses Notre-Dame-des-Neiges et Saint-Pascal-Baylon) ont travaillé afin de faire de l’événement et de ses prélimi- naires quelque chose d’inoubliable qui permettra aux jeunes de se rendre ensemble à Toronto mais également de visiter Montréal et de cheminer ensemble, d’un point de vue religieux s’entend.«Le premier objectif que je visais, c’était la promotion de l’événement auprès des jeunes du quartier, insiste-t-il.Nous avons donc visité, par exemple, des écoles comme Bré-beufet Notre-Dame.» Il souhaitait amener 100 jeunes à Toronto; 55 se sont finalement montrés intéressés.Le deuxième objectif qu’il s’était fixé était de rapprocher, pendant cette marche vers la JMJ, ces jeunes des fidèles un peu plus âgés de la paroisse, de susciter une rencontre entre ces deux générations qui discutent rarement ensemble de cette croyance.qu’ils partagent pourtant C’est avec fierté qu’il expliquait hier avoir réussi avec brio ce volet de sa mission en amenant les jeunes directement chez les plus vieux.En prévision des journées d’accueil qui ont lieu depuis hier et jusqu’à lundi à Montréal, Richard et son équipe ont trimé dur afin de trouver de l’hébergement pour les quelque 200 jeunes Français, Brésiliens et Argentins qui prendront ensemble l’autobus en direction de Toronto la semaine prochaine.Une soixantaine de familles ont accepté de les accueillir, lesquelles ont été visitées une à une par les jeunes du quartier.«Ce sont les jeunes qui ont eu cette initiative, a indiqué Richard Depairon, tout sourire./étais tellement content.U y a eu des rencontres extraordinaires.» Maintenant que la question de l’hébergement est derrière lui et que les jeunes ont bel et bien atterri à Montréal (malgré la grève du zèle des agents de sûreté des aéroports français), le jeune prêtre se concentre sur les activités des prochains jours (le discours sur la montagne demain, le chemin de lumière samedi et la messe dominicale) qui ponctueront le passage des jeunes catholiques à Montréal.Puis, lundi, tout ce beau monde montera dans l’autobus en direction de Toronto, là où les planchers des gymnases et des classes d’école remplaceront les lits douillets des familles d’accueiL Qu’ils soient là en pèlerinage, comme Richard, ou simplement à la recherche d’émotions fortes, parions qu’ils trouveront tous matière à s’éclater.CONFIANCE «La perte de confiance ne se limite pas à quelques grandes compagnies et ne s’arrête pas à la frontière américaine» SUITE DE LA PAGE 1 nommés par un Collège des gouverneurs composé de cinq dirigeants d’institutions pertinentes.Le CCRC veillera à l’indépendance et à la transparence du nouveau système; il aura le pouvoir d'imposer des sanctions aux vérificateurs, de fixer des limites aux types de missions effectuées et d’informer les appareils disciplinaires concernés et les autorités de réglementation.Les grands cabinets comptables du Canada (il y en a six) ont volontairement convenu d’appliquer les nouvelles exigences dès l’entrée en activité du CCRC, mais il faudra tout de même trois ans avant que les 370 cabinets (90 au Québec) de comptables agréés qui font de la vérification pour les entreprises cotées en Bourse aient tous harmonisé leurs pratiques de vérification avec les nouvelles normes, plus sévères, qu’ils devront respecter.Les grandes firmes, qui font en fait 80 % du volume d’affaires en vérification au Canada, sont pour la plupart des noms bien connus, comme Price Waterhouse, KPMG, Earnst & Young et Deloitte & Touche.Ces grands bureaux et tous les autres feront l’objet d’un examen annuel effectué par l’Unité nationale d'inspection (UNI), qui relèvera du CCRC et qui aura pour mission d’inspecter les cabinets de vérification et de voir si ceux-ci agissent en conformité avec les normes professionnelles, les règles de déontologie, les exigences des autorités de réglementation et celles du CCRC.Il ne s'agira pas en somme de contrôler la vérification effectuée par ces firmes de comptables mais plutôt de vérifier si celles-ci se conforment aux pratiques et aux normes qui seront du reste peaufinées au cours des prochains mois.En effet, un projet est présentement en voie d’élaboration pour aligner les normes canadiennes concernant l’indépendance du vérificateur sur les normes mondiales récemment établies par l'International Federation of Accountants, qui tiendra compte des exigences de la U.S.Securities and Exchange Commission.Carmen Crépin, présidente de la Commission des valeurs mobilières du Québec, qui annonçait toutes ces mesures hier à titre de membre du Collège des gouverneurs, a confirmé que toute cette démarche pour restaurer la confiance des investisseurs s’inscrit dans un contexte international et que des discussions «Ce n’est pas parce qu’il y a une police qu’il n’y a plus de vols» ont eu lieu tant avec les Américains qu’avec les représentants d’autres pays.«La perte de confiance ne se limite pas à quelques grandes compagnies et ne s’arrête pas à la frontière américaine», disait-elle, pendant que sur les fils de presse apparaissait une dépêche disant que Nortel avait faussé ses chiffres pour gonfler ses résultats.Il y aura d’ailleurs au Canada une consultation publique sur les normes envisagées dont l’entrée en vigueur est prévue pour 2003.Selon les estimations, le nouveau système de contrôle de la qualité de la vérification coûtera au moins six millions par année, soit le double du montant que les comptables agréés, par l’entremise de leur ordre professionnel, paient présentement pour l’inspection.Les comptables agréés paieront les frais additionnels que le nouveau système entraînera, comme l’a confirmé Gérard Caron, président-directeur général de l’Ordre des comptables agréés au Québec, en précisant qu’il s’agira désormais d’inspecter non seulement la compétence des individus, mais tout le système de contrôle de qualité de la vérification.Selon les normes proposées, les vérificateurs devront s’abstenir d’assurer un certain nombre de services complémentaires à ceux de la vérification, pour éviter d’avoir à vérifier leurs propres travaux et pour ne pas se mettre en conflit d’intérêts, comme l’ont mentionné plusieurs investisseurs lors d’assemblées annuelles des actionnaires au cours de Ja dernière année.À défaut de se conformer à ces normes, les comptables agréés pourront se voir imposer des sanctions diverses, comme l’annulation de contrats et des réprimandes par écrit À la limite, ils pourront être suspendus ou radiés de l’ordre.Est-ce que ce système éliminera à l’avenir toute fraude en matière de bilan financier et de vérification?«Ce n ’est pas parce qu ’ily a une police qu’il n’y a plus de vols», a répondu M.Caron.Selon lui, les dérapages des derniers mois sont le résultat d’une dégradation des valeurs de la part des dirigeants ces dernières années pour obtenir des bons résultats à tout prix.La bulle technologique y est pour beaucoup, pense le p-d.g.de l’Ordre des comptables agréés au Québec, mais il note aussi un problème avec les options.Pour sa part, la présidente de la Commission des valeurs mobilières du Québec demande des changements à la loi sur les valeurs mobilières pour avoir plus de pouvoir face à ceux qui abusent du système.HAVEL SUITE DE LA PAGE 1 diffasé sur la chaîne de télévision France 2.Jouer Havel à l’époque, ce n’était pas honorer un président ni célébrer une icône vivante.C’était soutenir un dissident condamné à quatre ans et demi de prison parce qu’il avait signé la Charte 77 et fondé le Comité de défense des personnes injustement poursumes.C’était aussi jouer un auteur dans la tradition du théâtre d’Ionesco et de Beckett.Ce dernier, pour l’occasion, avait d’ailleurs écrit un texte devenu célèbre, intitulé La Catastrophe.Pour souligner les 20 ans de cette manifestation, le PEN Club a remis hier son grand prix à l’écrivain.Avignon a de plus réuni ses vieux amis comme son éditeur Pavel Tigrid et le metteur en scène Stephan Meldegg, qui avait monté Le Vernissage et Audience avec le comédien Pierre Arditi, malheureusement retenu par un tournage.Ironie suprême, ces pièces avaient été invitées à Avignon par le directeur du festival de l’époque, Paul Puaux, qui était communiste.I je festival présente une exposition sur les Lettres à Olga, écrites par Havel pendant ses années de détention.La semaine dernière, la compagnie pragoise Na Vinohradech a rejoué Vernissage.La pièce raconte la vie d’un écrivain déchu qui se rend à une exposition où des intellectuels compromis avec le régime tentent de lui expliquer qu’ils n’ont pas trahi leurs idéaux «Havel a choisi le théâtre parce qix c’était un homme politique né, dit son traducteur, Jan Rubes Le théâtre est sa scène politique, où ü construit un rapport de force et montre l’absurdité du monde.Entre son théâtre et la politique, üyaun parallèle évident» Sa première pièce vraiment importante, La Fête en plein air, sera montée au théâtre de la Balustrade, où Havel présente jusqu’en 1969 le répertoire tchèque et international du théâtre de l’absurde.«Havel mène alors la contestation dans le champ de la culture», dit Jacques Rupnik, un spécialiste de l’Europe de l’Est.«R suffisait de s'intéresser à Ionesco et à Beckett pour être opposé au réalisme socialiste et au pouvoir.» Les pièces d’Havel participent alors à l’effervescence culturelle qui mènera au printemps de Hague et à sa répression sauvage.Alors que Milan Kundera s’exile pour pouvoir créer, Havel conclut que 1968 n’a été qu’une illusion et que la culture ne pouvait pas triompher de l’ordre politique, explique Rupnik.Une brève polémique opposa d’ailleurs les deux écrivains.Fallait-il rester ou partir?«C’était une question à la Hamlet à laquelle je n’ai jamais répondu», dit Paul Dos-tal, aujourd’hui ministre de la Culture.Après 1970, il a passé 20 ans à travailler dans une chaufferie à cause de ses idées politiques.«Havel a toujours eu la capacité de décrire les problèmes politiques sous l’angle de l’absurdité, dit-il.Ses pièces sont toujours des métaphores.» Créée dans une brasserie de la banlieue de Prague en 1975, sa variante de L’Opéra de quat’sous provoqua un énorme scandale, se souvient Dostal.Havel y parle des régimes totalitaires de l’Est et de l’Ouest Depuis que leur auteur est devenu président, les pièces de Havel sont assez peu jouées à l’étranger.Mas en République tchèque, elles attirent toujours un public nombreux Le théâtre tchèque est d’ailleurs en pleine effervescence, dit le ministre.Les musicals sont particulièrement populaires.«Certains spectacles sont réservés deux ans à l’avance.» On dit que Vaclav Havel n’a pas écrit de pièce depuis qu’il est président En février prochain, il quittera définitivement la présidence.A 65 ans, il se retirera probablement dans sa maison d’Albufeira, au Portugal.«B pourrait alors écrire une pièce sur la comédie de la politique, dit Jacques Rupnik.On pourrait même la jouer l’année suivante à Avignon!» RETARD SUITE DE LA PAGE 1 effet domino, certains travaux prévus pendant la période estivale ont été remis à l’hiver, ce qui a provoqué d’autres délais.Le chantier de la Grande Bibliothèque est l’un des plus importants actuellement en cours au Québec.Ce ne sont pas là les premiers délais que subit ce projet visant à doter le Québec d’une grande bibliothèque nationale.Déjà, le 29 juin 2001, les premiers coups de butoir contre les murs de l’ancien Palais du commerce, sur l’emplacement de la future bibliothèque, avaient été portés avec un mois de retard en raison de délais dans l’émission de permis.Au début du mois de juin dernier, les ouvriers du chantier de la Grande Bibliothèque avaient subitement cessé le travail.Ds avaient exercé leur droit de refus de travailler en raison de l’absence d’un agent de sécurité sur le site.Ce problème avait cependant été réglé rapidement.Les travaux sont menés par Les Entreprises de construction Panzini inc., firme retenue à la suite d’un appel d’offres public.Le complexe, qui s’élèvera sur six étages, contiendra notamment une médiathèque pour les jeunes, une collection québécoise pour consultation, une collection de prêts, une promenade, un restaurant, une salle de conférence, un centre d’accueil pour les immigrants, un jardin d’art et une ouverture sur le métro Berri.Le coût total du projet, qui sera réalisé par le consortium Patkau/Croft-Pelletier architectes associés, est de 90,6 millions.De cette somme, 58 millions seront consacrés à la construction de l’édifice.Les quelque 30 millions supplémentaires seront utilisés afin de doter l’édifice d’équipements, de livres, de documents, de soutien informatique, de meubles et de rayonnages ou seront affectés au paiement des honoraires professionnels des architectes.Un stationnement souterrain, prévu au coût de six millions, est quant à lui censé s’autofinancer.Du côté de la ministre Lemieux, il est hors de question d'allouer des sommes supplémentaires à la construction de l’édifice.B y a toutefois tout lieu de douter, ne serait-ce qu’en matière de salaires, qu’un délai d’une année ne se fera pas sentir sur les enveloppes budgétaires.Ni Lise Bissonnette ni Jean Roy, directeur de la planification et de la gestion du projet de construction, n’ont pu être joints hier pour donner de plus amples précisions au sujet de ces délais.Impasse chez Ford Toronto (PC) — Les négociations entre Ford Canada et le syndicat représentant 14 000 de ses travaiBeurs semblent se diriger vers une impasse qui pourrait entraîner une grève en raison du refus du constructeur automobile de faire marche arrière dans son plan visant la fermeture de son usine de camions d’Oakville, en Ontario.Ford et les TravaiBeurs canadiens de l'au-tomobBe (TCA) sont restés sur leurs positions hier au sujet de la fermeture annoncée de l’usine, un dossier qui apparaît déjà comme étant la question majeure qui pourrait entraîner le déclenchement d’une grève. B 6 L E DEVOIR.L E .1 E 11 I) I 18 J U I I.I.E T 2002 LE DEVOIR LES SPORTS EN BREF Les «ex-Expos» brandissent la menace d’une injonction (PC) — Au lendemain du dépôt d’une poursuite contre le commissaire du baseball majeur et l’ancien commandité de l'équipe, Jeffrey Loria, les anciens partenaires canadiens du club de baseball les Expos de Montréal menacent maintenant de déposer une demande d’injonction.Cette action viserait à empêcher le baseball majeur de vendre, de transférer ou d’éliminer la franchise montréalaise, ce qui pourrait faire renaître l’espoir de la survie de l’équipe au Stade olympique.L’un des avocats des actionnaires, James Quinn, précise que cette menace est une procédure de dernier recours pour un moment opportun, par exemple si le baseball majeur décidait de dissoudre l’équipe.La poursuite permettrait de protéger un bien qui a encore une valeur importante, à leurs yeux.Cependant, même s’il gagnait sa cause, il est loin d’être certain que le consortium gérerait de nouveau les Expos même s’il exige dans sa poursuite la création d’une fiducie judiciaire qui pourrait lui permettre de reprendre l’équipe en main.Halifax veut obtenir l’organisation des Jeux du Commonwealth de 2010 Halifax (PC) — La Ville de Halifax veut organiser les Jeux du Commonwealth de 2010.Les élus municipaux ont approuvé mardi une dépense de 100 000 $ nécessaire à la préparation de la candidature.Le maire Peter Kelly a indiqué que l’organisation de ces jeux peut générer des retombées économiques d’environ 450 millions.D’autres villes au pays ont laissé entendre qu’elles pourraient être intéressées mais ne se sont pas encore manifestées.La date limite de mise en candidature pour les villes canadiennes est le 31 octobre.L’identité de la candidature canadienne sera dévoilée entre les 17 et 19 janvier 2003.Tour de France - dixième étape Halgand, vainqueur d’une journée endeuillée JEAN MONTOIS AGENCE FRANCE-PRESSE Pau — Le Français Patrice Halgand (Jean Délateur) a remporté hier la dixième étape du Tour de France, endeuillée par l’accident survenu à un garçonnet de sept ans, fauché par un véhicule de la caravane publicitaire.L’Espagnol Igor Gonzalez de Galdeano (Once) a gardé le maillot jaune en tête du classement général, sans changements notables à la veille de l’entrée en haute montagne.Pour remporter la première victoire d’étape française depuis le départ, Halgand a distancé à huit kilomètres de l’arrivée ses trois derniers compagnons d’échap-pée, qui sont arrivés une trentaine de secondes plus tard.La deuxième place est revenue au benjamin du peloton, le Français Jérôme Pineau (22 ans), en avant-garde devant l’Australien Stuart O’Grady et le Belge Ludo Dierckxsens.Leurs anciens compagnons d’échappée ont franchi la ligne avec près d’une minute de retard au terme de ce parcours de 147 kilomètres mené à très grande vitesse, à plus de 48 km/h, sur les longues lignes droites des Landes.Le peloton, réglé par l’Australien Baden Cooke, a rallié Pau près de quatre minutes après Halgand.Deuxième de ce sprint, le champion d'Australie Robbie McEwen a dépossédé l’Allemand Erik Zabel du maillot vert du classement par points.«C’est ma plus belle victoire, a déclaré Halgand.J’ai contré Mattan après la dernière côte et nous sommes partis à quatre.Aux huit kilomètres, j’ai tenté le tout pour le tout./ai vraiment tout donné, je voulais gagner une étape sur le Tour.» Le coureur de Pornichet (Loire-Atlantique), âgé de 28 ans, est considéré comme l’un des meilleurs puncheurs français.Membre de l’équipe Festina à ses débuts (août 1995), il a été lavé de tout soupçon de dopage en 1998 par les témoignages de ses propres coéquipiers et membres de l'encadrement Accident mortel Cette étape ensoleillée, lancée sur des bases folles (54,5 km dans M it1 ik J, P 1 K ERIC GAILLARD REUTERS Le Français Patrice Halgand (centre), de l’équipe Jean Delatour, a offert hier à la France sa première victoire du Tour 2002.la première heure), a donné lieu à une succession de mouvements en tête de la course.La principale échappée a pris corps au 58e kilomètre à l’initiative de l'Espagnol Pedro Horrillo, qui l’a relancée au 70f kilomètre et a été suivi par dix autres coureurs (O’Grady, Cassani, Mattan, Flickinger, Halgand, Pineau, Zaballa, Vogondy, Dierckxsens, U.Etxebarria).Dernière possibilité offerte aux baroudeurs et aux sprinteurs avant la montagne, la journée a laissé les positions inchangées en faveur d’Igor Gonzalez de Galdeano.Mais le Basque, dont les résultats ont été validés par le pouvoir sportif malgré la trace de salbuta-mol (un médicament qui soigne l’asthme) dans ses analyses, a perdu en cours de route l’un de ses coéquipiers, son frère Alvaro, qui s’est ressenti d’une douleur à une cuisse.Mais l’étape a surtout été marquée par le drame d’un garçonnet, renversé par un véhicule de la ca- ravane publicitaire 25 kilomètres après le départ de Bazas.L’enfant, qui traversait la route pour rejoindre sa grand-mère selon la gendarmerie, est décédé avant même d’avoir pu être évacué.Cet accident mortel est le deuxième en trois ans.Le précédent s’était produit dans l’étape de Draguignan, le 14 juillet 2000, quand un véhicule circulant au niveau de la caravane avait fait une embardée et fauché un garçon de 12 ans sur le bas-côté de la route.Dans l’histoire de la Grande Boucle, l’accident le plus grave remonte à 1964.Un camion de ravitaillement de la gendarmerie avait heurté un pont du côté du Pont de Couze (Dordogne) et provoqué la mort d’une vingtaine de personnes.Aubisque et Tourmalet Aujourd’hui, le Tour s’attaque aux deux grands cols de légende des Pyrénées, l’Aubisque et le Tourmalet, dans la onzième éta- pe de 158 kilomètres entre Pau et La Mongie.L’Aubisque, premier col hors catégorie de l’épreuve, est abordé par son versant ouest, 50 kilomètres après le départ la montée, longue de 16,7 kilomètres (à 7,1 % de pente) mène au sommet, à l’altitude de 1709 mètres et distant de 91,5 kilomètres de l’arrivée.Il reste à descendre par le balcon vertigineux du Soulor (1474 m), aux à-pics impressionnants, puis à rejoindre le pied du Tourmalet.Sainte-Marie-de-Campan, où le Français Eugène Christophe répara lui-même en 1913 sa fourche cassée à l’atelier du forgeron du village après avoir parcouru 14 kilomètres à pied, marque le début de l’ascension (12,8 km à 6,8 %), classée en première catégorie.L'étape s’arrête avant d'atteindre le sommet, à la station de La Mongie (1715 mètres d’altitude), qui a déjà accueilli une arrivée d’étape en 1970 (victoire du Français Bernard Thévenet).Omnium britannique de golf Tiger part en mission ASSOCIATED PRESS Gullane, Ecosse — Deux affiches plus grandes que nature de Tiger Woods ornent l’entrée de cette ville côtière imprégnée de la tradition du golf.Un rappel que le 131' Omnium britannique est l’affaire d’un seul homme et d’une seule mission.Personne n’a jamais remporté les quatre tournois du grand chelem au cours de la même année.Woods a parcouru la moitié du chemin.Le prochain arrêt est à Muirfield, qui a déjà été le théâtre d’un événement semblable.Jack Nicklaus s’est présenté sur le fameux parcours, il y a 30 ans, dans l’espoir d’être le premier golfeur à accomplir l’exploit de boucler le grand chelem.Il a terminé à un coup derrière Lee Trevino et n’a plus jamais obtenu la chance de réaliser le fait d’armes.Maintenant, c’est au tour de Tiger.Après avoir enlevé les honnçurs du Tournoi des maîtres et de l’Omnium des Etats-Unis de façon convaincante, Woods s’attaquera à la troisième manche du grand chelem aujourd’hui, à l’occasion de la première journée de l’Omnium britannique.«Ce sera un défi plaisant à relever», a dit Woods.À seulement 7034 verges pour un parcours à normale 71, Muirfield est de loin le plus court des quatre terrains du grand chelem cette année, augmentant les chances de réussite de plusieurs joueurs.Mais peu importe le parcours, Woods demeure le joueur le plus craint.«Il n’y a encore qu 'un seul homme à battre cette semaine, a avancé le Danois Thomas Bjorn.Il est tout simplement meilleur que tout le monde, et je n 'estime pas que le terrain soit un facteur.S’il joue comme il en est capable, il sera encore le favori.» Woods est familiarisé avec les moments historiques ainsi qu’à la pression s’y rattachant., Il y a deux ans, après avoir gagné l’Omnium des Etats-Unis par une avance record de 15 coups, il est devenu le plus jeune joueur (24 ans) à remporter les quatre tournois majeurs en décrochant les honneurs de l’Omnium britannique à Saint Andrews, berceau du golf.Il a enchaîné avec une victoire au Championnat de la PGA avant de remporter le Tournoi des maitres le printemps suivant pour réussir un balayage sans précédent des quatre tournois majeurs.Sa force psychologique est son principal atout et il l’utilise pour faire fi des distractions ou de la pression dans sa marche vers des sommets historiques.«En 2000, on me demandait comment je ferais pour compléter le grand chelem à Saint Andrews, a-t-il rappelé./’allais dit pendant toute la semaine que je devais d’abord bien jouer et me concentrer sur mon ys JEFF J.MITCHELL REUTERS Lors de la pratique d’hier en vue de lOuverture de l’Omnium britannique, Tiger Woods, sifflotant, semblait tout à fait confiant.rendement et qu’on verrait ensuite.Je préconise la même attitude cette année.» Peu d’opposition Woods a gagné ses huit championnats majeurs jusqu’à maintenant avec un total de 44 coups d’avance.Nicklaus a enlevé les honneurs de 18 champion-nats en carrière avec le même écart Nicklaus devait faire la lutte à l’époque avec les Arnold Palmer, Trevino et Tom Watson.Il s’explique mal le manque d’opposition que reçoit Woods dans les tournois majeurs.«Tiger sait qu’il peut l’emporter, a souligné Nicklaus.Les autres joueurs n’en sont pas convaincus.» Au début de la semaine, quelques joueurs ont même reconnu que Woods devait éprouver des problèmes pour que leurs chances de l’emporter soient bonnes.«Tiger m’a déjà battu, même quand j’ai bien jotfé», a affirmé le double champion de l’Omnium des Etats-Unis, Ernie Els.«Peut-être ne suis-je pas suffisamment bon.Qui sait?» On a demandé à Colin Montgomerie ce qui arrivera s’il joue son meilleur golf et que Woods joue égale ment son meilleur golf.«Il va gagner, a lancé l’Écossais sans hésitation.Nous souhaitons que Tiger ne soit pas à la hauteur et nous aurons ainsi tous une chance de gagner.» Mets 9, Expos 6 Malgré deux circuits de Guerrero RICHARD MILO PRESSE CANADIENNE Il y avait de l’eau dans le stade et la relève a coulé les Expos.Décidément, le temps n’est pas au beau fixe.Malgré deux circuits en solo de Vladimir Guerrero, les Expos se sont inclinés 9-6 contre les Mets de New York devant 13 402 personnes hier pour subir une troisième défaite de suite.Ils ont glissé à 11 parües et demie et les Mets les ont rejoints au deuxième rang de la section Est Il y a eu des infiltrations d’eau à l’intérieur du stade alors qu’un violent orage s’abattait sur Montréal et il y a même eu des gouttes d’eau qui sont tombées du toit sur le marbre! Les Mets ont effectué une poussée de cinq points à la huitième contre Scott Stewart (3-2) et TJ.Tucker après que les Èxpos aient comblé un déficit de trois points.Mo Vaughn a brisé l’égalité de 4-4 à Laide d’un simple, puis Edgardo Alfonso a réussi un double de deux points contre Stewart pour lancer les Mets vers la victoire.1res Expos ont réussi 13 coups sûrs mais ils ont marqué d'opportunisme et Frank Robinson, qui en avait contre les décisions de l’arbitre du marbre Dan lassogna, a été expulsé du match à la huitième, fis ont laissé neuf coureurs sur les buts lors des quatre dernières manches.Tomo Ohka était le partant des Expos.Il n’a travaillé que pendant trois manches en effectuant 52 lancers, dont 36 prises.Il a alloué quatre points, sept coups sûrs, dont un circuit en solo à Mike Piazza, et un but sur balles.Curieusement, il ne s'agit pas de sa plus courte sortie.Le 17 avril, il n’avait retiré aucun frappeur contre les Cubs de Chicago tout en donnant six points à la première manche.Tirant de l’arrière 4-1, les Expos ont marqué deux points contre Jeff D’Amico à la quatriè- me, puis ils ont créé Légalité 4-4 à la sixième grâce à un circuit en solo de Jose Vidro.En cinq manches, D’Amico a alloué quatre points et huit coups sûrs, dont trois circuits en solo, les deux premiers par Guerrero, ses 24e et 25' circuits de la saison.Il a connu son cinquième match de deux circuits cette saison, un 18" en carrière.D’Amico a quitté le monticule après avoir donné un simple à Guerrero.Cliff Floyd a accueilli Jamie Cerda avec un double et Mark Corey a donné un but sur balles à Andres Galarraga mais avec les buts remplis, Tatis a été retiré sur trois prises et Orlando Cabrera s’e$t commis dans un double-jeu.A la septième, Guerrero a été limité à un faible roulant par Mark Guthrie alors qu’il y avait deux coureurs sur les sentiers.En relève à Ohka, Matt Heiges n’a concédé que trois coups sûrs en quatre manches.Les Expos ont pris l’avance 1-0 à la première grâce à un circuit en solo de Guerrero.Avec un compte d’une balle et une prise, il a propulsé l’offrande de Jeff D’Amico dans les estrades du champ gauche.Les Mets ont ensuite inscrit deux points à la deuxième.Mo Vaughn a obtenu un but sur balles, puis Edgardo Alfonso a frappé un double.Jay Payton a suivi avec un simple d’un point et Roger Cedeno a produit le deuxième point quand il s’est commis dans un optionnel à la suite d’un roulant.Les Mets ont poursuivi l’attaque en inscrivant deux points à la troisième, après deux retraits.Mike Piazza a réussi son 19" circuit en s’élançant sur le premier lancer d’Ohka, puis Mo Vaughn et Edgardo Alfonso ont frappé des simples.Vaughn a touché le marbre à la suite d’un double de Jay Payton au champ centre droit.Alfonso a tenté de marquer du premier but sur le jeu et il été harponné au marbre.BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Dit! Atlanta 60 35 632 — Montréal 48 46 .511 111/2 New York 48 46 .511 11 1/2 Floride 45 49 479 141/2 Philadelphie 44 49 .473 15 Section Centrale St.Louis 51 40 .560 — Cincinnati 49 45 521 31/2 Houston 45 48 484 7 Pittsburgh 44 50 468 81/2 Chicago 39 53 .424 121/2 Milwaukee 34 61 358 19 Section Ouest Arizona 55 38 .591 — Los Angeles 55 39 .585 1/2 San Francisco 54 40 .574 1 1/2 Colorado 44 50 468 11 1/2 San Diego 37 56 398 18 Hier Atlanta 10 Floride 0 N.Y.Mets 9 Montréal 6 Pittsburgh 6 Cincinnati 3 Philadelphie 4 Chicago Cubs 3 (10 manches) San Francisco 5 St.Louis 4 Houston 7 Milwaukee 3 Arizona au Colorado San Diego à Los Angeles Aujourd'hui Chicago Cubs à Philadelphie, 13h05 Floride à Atlanta, 13h05 N.Y.Mets à Montréal.13h35 San Francisco à St.Louis, 13h40 Houston à Milwaukee, 14h05 Arizona au Colorado, 15h05 Cincinnati à Pittsburgh, 19h05 San Diego à Los Angeles, 22h10 Demain Houston à Chicago Cubs, 15h20 Atlanta à Philadelphie, 19h05 Montréal en Floride, 19h05 St.Louis à Pittsburgh, 19h05 N.Y.Mets à Cincinnati, 19h10 Milwaukee au Colorado, 21h05 Arizona à San Diego, 22h05 San Francisco à Los Angeles, 22h10 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff New York 59 35 .628 — Boston 55 37 .598 3 Baltimore 45 47 .489 13 Toronto 39 54 .419 191/2 Tampa Bay 29 63 .315 29 Section Centrale Minnesota 55 41 .573 — Chicago 45 50 .474 91/2 Cleveland 42 51 .452 11 1/2 Kansas City 38 54 .413 15 Detroit 35 58 .376 181/2 Section Ouest Seattle 58 36 .617 — Anaheim 54 38 .587 3 Oakland 55 39 585 3 Texas 40 53 .430 171/2 Hier Toronto 7 Baltimore 1 NY.Yankees 2 Detroit 1 Boston 6 Tampa Bay 1 Minnesota 8 Cleveland 5 Seattle au Texas Chicago White Sox à Kansas City Anaheim à Oakland Aujourd'hui Boston à Tampa Bay, 12h15 Detroit à N.Y.Yankees, 13h05 Minnesota à Cleveland, 13h05 Chicago White Sox à Kansas City, 14h05 Baltimore à Toronto, 19h05 Seattle au Texas, 20h05 Anaheim à Oakland, 22h05 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N DP PP PC PTS Montréal 3 0 0 0 81 52 8 Hamilton 2 1 0 0 76 70 4 Ottawa 1 2 0 1 76 94 3 Toronto 1 3 Section 0 0 Ouest 74 120 2 Edmonton 3 0 0 0 98 62 6 Winnipeg 2 1 0 0 87 55 4 Saskatchewan 2 1 0 0 82 74 4 Calgary 0 3 0 1 73 93 1 C.-B.0 3 0 0 57 84 0 Hier Ottawa à Winnipeg Aujourd’hui Montréal à Calgary, 21h30 E N BREF Masters de tennis : Dancevic et Larose y seront Toronto (PC) — Simon I .arose, de Capde-la-Madeleine, et Frank Dancevic, de Niagara Falls, en Ontario, ont reçu des laissez-passer en vue du Masters de tennis du Canada, qui sera présenté à Toronto du 27 juillet au 4 aoûL larose, no 2 en simple et en double au pays, a atteint la demi-finale du double au tournoi de 2001 en compagnie de l'Américain Jan-ML chael GambüL 11 s’est aussi frotté au champion de Wimbledon en 2002, I Jeyton Hewitt, au premier tour Lan dernier, s’inclinant en trois sets.LTmpact bat Vancouver (PC) — Un but de Jason DiTullio, son premier dans les rangs professionnels, marqué à la 50" minute de jeu a permis à l’Impact de Montréal de rvaincre les White-caps de Vancouver 2-1, hier, devant 5632 spectateurs au centre Gaude-Robillard.DiTullio a repris une passe de la tête de Mauro Biello et son tir à la volée n’a laissé aucune chance au gardien des Whitecaps Alex Marques.Biello a marqué l’autre but des vainqueurs, à la 20" minute, tandis que Geordie Lyall a répliqué à la 36" pour Vancouver.
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