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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-07-28, Collections de BAnQ.

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I WEEK-END L’amour des grandes eaux à la Biosphère Page B 1 —?w w w.ledevoir.c o ni ?MEXIQUE Lôpez Obrador appelle à la désobéissance civile Page A 5 LE DEVOIR V o L .X C V 1 1 N “ 1 6 8 ?LE V E N 1) R E D 1 2 8 J Y 1 L L E T 2 O O li S S o .r A X E S ¦ 1 $ Péréquation : «chacun pour soi» Coup dur pour Charest à la réunion du Conseil de la fédération ROBERT DUTR1SAC Saint-Jean, T.-N, et L — La réunion du Conseil de la fédération s’est soldée, hier, par un échec retentissant, les provinces ne s’entendant même pas sur une simple déclaration de principe qui aurait traité de la péréquation ou des transferts fédéraux.«Nous nous sommes entendus sur le fait que nous ne nous entendions pas», a déclaré hier en fin de journée le premier ministre de Terre-Neuve et labrador, Dany Williams, qui préside cette année le.Conseil de la fédération.La réunion se poursuit aujourd’hui, mais elle portera essentiellement sur la question de l’énergie.«// n'a pas été possible de réroncilier l'irréconciliable», a lancé M.Williams, reprenant le titre du rapport sur le déséquilibre fiscal commandé par le conseil et rendu public ce printemps.Désormais, les provinces s'en remettent au «chacun pour soi» dans leurs négociations avec le gouvernement fédérai a souligne M.Williams.«Ouique province va defender sa cause là Ottawa).1 les provinces) font face à des circonstances uniques, à differents enfeux», a VOIR PAtiE A 10 CHAREST > % 4 KAI PFAFKENBACH KEUTEKS Des soldats israéliens reviennent du combat après une nouvelle incursion au Liban sud.Des responsables politiques et militaires israéliens ont soutenu hier que Tsahal avait infligé des «dommages stratégiques énormes» au Hezbollah et ne permettra pas qu’il retrouve d’importantes capacité*» militaires ni une présence à la frontière.Israël a annoncé la mobilisation de milliers de réservistes pour une guerre qui s’annonce longue.Israël durcit sa guerre aérienne ¦ Conforté par l’échec de Rome, le gouvernement mobilise des réservistes ¦ L’ONU est «choquée et bouleversée» mais ne condamne pas ALEXANDRE SHIELDS L* échec de la conférence internationale tenue à ' Rome pour tenter de trouver une solution à la crise israélo-libanaise a été interprété par l'Etat hébreu comme un feu vert à la poursuite de son opération militaire.Et tandis que Tsahal intensifiait ses (r;i|>|x*s aériennes, le Conseil de sécurité de TON U s'est finalement déclaré «choqué» [xir la mort des quatre Casques bleus tués mardi dans le sud du I Jban, dans une version édulcorée de la première ébauche de la résolution qui condamnait cette attaque d’Israël le Conseil s'est dit «profondément choqué et bouleversé par les tin effectués par les Forces de défense israéliennes sur un poste d’observation de l'ONU au U-ban sud le 25 juillet, qui a causé la mort de quatre observateurs militaires onusiens».la déclaration a aussi pressé «le gouvernement d Israël à mener une enquête complète sur ce drame» et invité «Israël et toutes les VOIR PAGE A 10: ISRAËL ¦ Autres informations en pages A 2 et A 3 Le Tour de France de nouveau éclaboussé Son champion Floyd Landis échoue à un test antidopage mais se déclare innocent JEAN DION Avec une once de malice, on pourrait se demander si le plus étonnant est que Floyd Landis ait tiré profit des avancées de la pharmacologie ou, compte tenu de la «rigueur» des contrôles pratiqués dans le monde du cyclisme, qu'il se soit fait pincer.Toujours est-il que le vainqueur du Tour de France 2006, équipier de l'écurie suisse Phonak.a bel et bien échoué à un test antidopage qui.s’il est confirme par la contre-expertise d’un deuxième échantillon d’urine, aura pour effet de lui enlever son titre tout en jetant une nouvelle ombre, et de taille celle-là, sur un sport déjà mis à mal par mille suspicions.La nouvelle, retentissante gifle, a été rendue publique hier matin, une semaine exactement apres le test lui-même, réalisé à l'issue de la 17' étape du Tour (Saint-Jean-de-Maurienne/Morzine, dans les Alpes) qui avait vu lundis anéantir ses rivaux à l'occasion d’une échappée en solitaire de 130 km lui ayant donné prés de six minutes d'avance sur ses plus proches poursuivants.Deux jours plus tard, il reprenait le maillot jaune de leader pour le conserver jusqu'à l'arrivée sur les Champs-Elysées.Ironiquement!, l’escapade de Landis avait d'autant plus suscité l’admiration que, la veille de son raid, il avait défailli dans l’éprouvante montée de La Toussuire, concédant huit minutes à ses concurrents directs.Le test a révélé la présence dans l’organisme de I nn dis d’un taux de testostérone supérieur a la limite per mise.A la demande du coureur, un second échantillon d’urine sera examiné au cours des prochains jours et, si le résultat en est égak*ment positif, son titre lui sera retiré et il risque de séveres sanctions.En attendant, l’équipe Phonak a annoncé la suspension de lundis, qui avait déjà déclaré forfait pour dettx épreuves disputées mercredi aux Pays-Bas et hier au Danemark.VOIR PAGE A 10: LANDIS ¦ Autre» information» en page H 7 VINCINï KESSIÜRRKUTUR & Wi* Floy et Landi» a été contrôlé positif à la testostérone au soir de sa victoire dan» la 17' étape du Tour de France à Morzine, jeudi dernier, après un raid solitaire de 130 km en montagne.ECONOMIE Xstrata resserre l’étau sur Falconbridge Engage dans la phis grosse bataille de l'histoire de l'industrie minière canadienne, le groupe suisse Xstrata a dévoilé hier son intention d’acquérir une nouvelle tranche de 5 % de la société mmiere Falconbridge afin de porter sa participation a 25 %.Xstrata.dont le désir de mettre la main sur Falconbridge se bute à l’offre concurrente dlnco.a indique qu’il achèterait dés au purd'hui des artions sur la Bourse de Toronto.¦ Lire nos informations en page A 7 INDE X Av» public» Monde_______ oCs croisés Musique_____ Resto Sudoku______ Télévisé*! Week-end _ AS A4 B4 BS B6 BS B 1 Le gai savoir littéraire Témoins d'une littérature en plein essor, Serge et Réal Libraires relaient la défunte librairie LAndrogyne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Serge Morin et Réal Ducharme: «Comme la communauté est plu» rivante et phi» risible que jamais, beaucoup d’auteurs ont décidé de se mettre à écrire», souligne Serge.EKÉDËHIQLE DOYON Comme dans la plupart des librairies, le premier comptoir qu'on croise chez Serge et Réal libraires étale quelques succès.Les titres et auteurs qui y figurent laissent d'abord dubitatif, puis on croit reconnaître la couverture du lia Vinet Code.Sauf que le titre a subi une légère transformation., voici le Gay Vinci Code, dernier-né des ouvrages dérivés du célébré roman de Dan Brown, délirant pastiche trempé dans le Paris homosexuel, que la critique française a encense Bienvenue dans l'unique librairie gaie et lesbienne de Montréal, que les propriétaires Serge Morin et Réal Ducharme ont ouverte en septembre dernier «pour combler le vtde» laissé par la fermeture de [.’Androgyne, précisent-ils, et continuer de répandre le gai savoir littéraire dont Gay Vinci Code n’eut qu’un épiphénomène.A l'approche du cap crucial de sa premiere année d’existence, le petit commerce de la rue Amherst, attenante au Village gai.se porte très bien merci — autant qu’une librairie peut bien se porter.•fl y a une demande pour ça; la clientele grossit de mots en nuns, pan a été notre plus gros mois, note Serge Morin, aussi auteur, qui voit approcher les Out-games avec un mélange d’espoir et de scepticisme.Je ne sais pat ce que ça va demner • \x doute s’estompe toutefois quand on revient à nos moutons roses: pour les deux libraires, la Buéra-ture gaie et lesbienne québécoise est en pk*in essor.•Comme la ammunauté est plus vivante et plus visible qu avant, beaucoup d'auteurs ont déridé de te mettre VOIR PAGE A 10 GAI Lire aussi l’éditorial de Josée Boileau sur les Outgame» en page A 8: Jeux d’exception I i A 2 LE DEVOIR.LE VENDREDI 28 JUILLET 2006 LES ACTUALITES Un effort de dernière minute 1700 ressortissants canadiens de plus ont été évacués du Liban hier LES PERKEAUX Beyrouth — Des touristes fortunés arborant des vêtements de designers réputés et des personnes évacuées épuisées, sans bagages, se sont regroupés hier sous un soleil de plomb à un point de rassemblement de Beyrouth pour une évacuation de dernière minute.Plus de 1700 ressortissants désirant regagner le Canada se sont rendus au port de Beyrouth pour grimper à bord de quatre navires à destination de la Turquie ou de Chypre.Les soldats qui ont participé à l’opération ont indiqué qu’ils n’avaient pas vu un nombre aussi important de personnes évacuées depuis les premiers jours de l'exode, la semaine dernière.Certaines femmes sont arrivées en Mercedes-Benz et elles ont fait résonner leurs talons hauts sur les trottoirs du port, alors que d’autres personnes, exténuées, provenant du sud du Liban, avaient pour seules possessions les quelques effets personnels qu’elles ont réussi à sauver des bombes.Le bien le plus précieux pour tous ces gens est le passeport canadien ou la carte de citoyenneté.«Je suis inquiet.Mon passeport n’est plus valide.Pensez-vous que cela constituera un problème pour moi?*, a demandé Ali Tohme, qui a emprunté la dangereuse route menant à Beyrouth avec son épouse et son fils, après avoir manqué, mercredi, le bateau affrété par le Canada à Tyr, dans le sud du Liban.M.Tohme a indiqué qu’il était en visite chez Tune de ses tantes avant le déclenchement de la guerre.Son village d’origine est situé à 85 kilomètres au sud de Beyrouth, mais le voyage vers la capitale libanaise a été parsemé de dangers.«Je suis venu avec un chauffeur, c’est un véritable héros, a dit M.Tohme.C’était épeurant, très épeurant.Les gens quittaient les bombardements.Tous les ponts ont été détruits.* Espoir déçu Parmi les gens évacués, plusieurs ont affirmé qu’ils ont entretenu Tespoir, jusqu’à la dernière minute, que la rencontre de mercredi à Rome entre les dirigeants des pays les plus influents permettrait d’assurer un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.«Je n’ai pas contacté l’ambassade parce que je croyais qu’il y aurait peut-être un cessez-le-feu ou quelque chose d’autre, mais mercredi, il n’y a eu aucune déclaration, a expliqué Amal Jawhar, un diplômé de l’université Concordia, à Montréal.Nous pensions que le conflit allait durer quelques jours, pas plusieurs semaines.* Avec les ressortissants évacués hier, le nombre de Canadiens ayant quitté le Liban atteint maintenant 11 500.Près de 40 000 Canadiens se trouvaient dans le pays avant le déclenchement de la crise.Les évacuations menées par les autres pays ont été réduites depuis quelques jours, alors que près de la moitié de leurs ressortissants ont quitté le Liban.Presse canadienne Certains Canadiens «suspects» n’ont pas été évacués, révèle Stockwell Day 5*4 à CHRIS WATriK REUTERS Une centaine de manifestants ont dénoncé hier la politique du gouvernement canadien concernant la situation au Liban, devant l’édifice du ministre des Affaires étrangères, à Ottawa.ALEXANDRE ROBILLARD Les autorités canadiennes ont dû refuser d’évacuer du Liban certains ressortissants du Canada qui présentaient des risques de sécurité, a déclaré hier le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day.M.Day n'a pas précisé le nombre de ressortissants qui ont été écartés, mais il a assuré que les méthodes utilisées lui permettaient d’affirmer qu’aucune personne représentant une menace pour le Canada n’avait pu bénéficier de l’opération d’évacuation.«Pour des raisons de sécurité, je ne peux pas entrer dans les détails, mais je peux vous dire que ce n 'est pas 100 % des ressortissants qui ont été admis, a-t-il dit lors d’un point de presse à l’aéroport de Montréal.Il y a eu des problèmes de sécurité, mais seulement dans un petit nombre de cas.» M.Day a assuré que les moyens à la disposition du Canada ont fait en sorte qu’aucune personne entretenant des liens avec des réseaux terroristes ne s’est présentée aux autorités canadiennes.«Grâce au SCRS, à la GRC, à Interpol, nous avons un très bon système et nous croyons qu’aucune personne entretenant des liens avec le terrorisme ne s’est présentée», a-t-il dit, ajoutant qu’il ne pouvait donner davantage de détails, «pour des raisons de sécurité».M.Day était à l’aéroport en compagnie du ministre québécois de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, avec qui il a rencontré des personnes travaillant à l’accueil des ressortissants canadiens.D n'a pas indiqué combien l’opération d’évacuation avait coûté jusqu’ici, mais il a confirmé avoir discuté avec M.Dupuis de la participation financière d’Ottawa dans l’opération d’accueil mise sur pied à Montréal par les autorités provinciales.«Notre priorité est de répondre aux besoins des per- sonnes évacuées et d’assurer leur sécurité, a-t-il dit.Mais ensuite, nous allons continuer à discuter du coût et il y aura une bonne discussion entre les gouvernements.C’est important de rembourser la province de Québec.» Le ministre n’a pas précisé si Ottawa s’acquitterait de la facture totale de l’opération d'accueil de Montréal.Réclamations du Québec Les autorités québécoises ont indiqué que 7608 ressortissants, arrivés à bord de 32 avions, avaient été accueillis à Montréal.De ce nombre, 1680 ont bénéficié d’une aide.Jusqu'ici, 567 chambres d’hôtel ont été offertes et 3230 repas ont été servis aux personnes évacuées transitant par Montréal.M.Dupuis n’a pas indiqué le montant que Québec souhaitait obtenir, affirmant que M.Day avait été réceptif aux demandes qu’il lui a formulées.M.Day a affirmé que la majorité des gens évacués étaient rentrés au pays mais que l’opération n’était pas terminée.Selon le ministère des Affaires étrangères, les autorités canadiennes ont rapatrié 11 712 personnes du Liban depuis le 19 juillet.Le ministère a indiqué que les transports maritimes «quotidiens», au départ de Beyrouth, cesseront demain.M.Day a affirmé que la majorité des ressortissants canadiens au Liban — les estimations indiquent qu’ils seraient 40 000 — avaient choisi de rester au pays.Il a indiqué que le Canada continuerait de prêter assistance aux Canadiens qui auraient besoin d'aide.«En situation d’urgence, le gouvernement canadien est responsable d’assurer la sécurité de ses citoyens, a-t-il dit Nous allons continuer d’assumer nos responsabilités tant que la situation d’urgence durera.» Presse canadienne O f Mi Outgames présentent CONFÉRENCE INTERNATIONALE sur les droits humains des LGBT ENTREVUE 26 au 29 juillet 2006 Palais des congrès • Montréal Joignez-vous à 2 000 participants de plus de 100 pays, réunis pour faire avancer les droits humains des lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBT) à travers le monde.Près de 40 orateurs de prestige, incluant : - Mme Louise ARBOUR Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Genève; - Mme Claire l'HEUREUX-DUBÉ juge à la Cour suprême du Canada ( 1987-2002); - Mme Martina NAVRATILOVA gagnante de 18 championnats du Grand Chelem de tennis en simple, en double et en mixte; - Mme Irshad MANJI auteure du livre Mmlmm mais libn: - M.Mark TEWKSBURY médaillé d’or, d’argent et de bron/e en natation aux Jeux olympiques de Séoul (1988) et de Barcelone (1992); ~ M.Martin CAUCH0N ministre de la Justice et Procureur général du Canada (2002-2003).200 ateliers, dont 2 séances plénières par jour et 40 ateliers simultanément.Worken Out! : séances en compagnie de 500 représentants de centrales syndicales à travers le monde.Out for Business : séances avec plus de 300 professionnels et gens d'affaires discutant d’enjeux importants pour la communauté LGBT internationale.Un héritage pour les droits humains : ta Déclaration de Montréal sera présentée lors de la Conférence et portée aux autorités des Nations Unies et des gouvernements nationaux.Inscrivez-vous! w w w.motitr eal2CM>6.ot’g Clique! sur l'onglet « Conference » O f"Outgamesr mondiaux ql sa Canada 5£ CSwlt* Montréal (jfù BCCI 1ud*iansAme4i0O0 11.650 n.500 1 ¦ s Energy 6363’ 4 280 4 130 118900 0.980 0 900 .21901C1 45 800 43 XX’ 4 n Lrte cui P 3610 24 390 2 4 800 2 > Ser 3135540 24 150 24 100 2 Sun Lite Sir?9390 24 900 24.630 2 SunRype 1918 12 300 11 800 1 ÿuocot 1166991 93 300 90 660 9 50023 10 120 9 800 D Egv CI50290 20 350 19 100 1 .uo 13000 0 600 0 590 Svnexlntlc 51500 0.550 0 530 26400 13.500 ’3130 1 no-wesi Sirdo irtya Sleeman SNC Lavln uthern Star 24706 uthwsto REITOpor 3400 ^ V .v Amero 350500 Cross 0 139518 Water ogo Wcaarf/-' Weston 5 p Weston 'George 10236 45600 ________ 956 wcoastap so Wenon Energy 71566 Wertor.Engylk 1360 Weruel Dw 2145C WescstA 7580 Wesdome &o« 16686 West 49o 4 5250 West Energy 1044000 Wesiaun 76038 Western F 21900 Western Forst 1000 Western lakota’90639 Westjet air 224076 Weston 8733’ Weston 2 p 11071 ¦"—“nap 400 !6p .iGeofir WestOTi GetKge 5945 Westport 127922 Westrr;Cdn Coal 30962 Westrr Coppert 65066 WFimdo 18202 Wqi Heavy 500C W-lan 284900 Wmpak 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800 17.900 -0.100 87» 8 7» -0.100 10,640 10/20 -0.180 J.830 8.8» -0.1» 23.320 23 40C -G 5» 104» ’0460 -ODAC 540C SJ4f4ji 21 940 22,300 *0.300 10.600 11 7» *1.5» 5.690 5 7» *01» 32 910 33.020 *0.130 13.100 13.140 -0,010 21 i» 21 2» -0,110 13.010 13,090 -0,110 3 000 3.000 0.000 7.8» 7,9» *0.040 13,500 13,510 *0.010 9.6» 9/70*0,0» 10,700 10,8» *0,100 18.970 19 30C *0,030 17,0» 17,0» -0,040 14,4» 14.6» *0,1» 13,3» 13,3» -0 3213 12.6» 12.7» -0,1» 9 710 9/10 -0 080 " 10,000 *0.0» 11,0» *0,1» ' 1» -0.0» 15.6» -0:010 10 3» -0.1» 12.9» -0.010 "500 -0.0» - ,9» -0,1» 25.6» -0.020 16 6» -0150 9.130 -0.0» 8230 -0,120 10,710 10/M *0,010 19,5» 19,8» *0.240 9.7» 9,7» -0,2» 25.330 25.6» -0,1» 10,120 10,330 *0 130 9,1» 9170 0 0» 91» 9.1» *0.020 15 210 15.2» *0,0» 6 5» 6 3» -0,0» 13 5» 13.8» *0300 5,2» 0.0» 9 350 *0 180 OOOO DM 1245C 0 0» 9 170 -0,080 10,9» -0.0» 12.9» -0.020 5.300 -0 3» Ott KM 26.9» -0.6» 1,140 *0,020 .13.320 -0.220 17.0» 17,2» *0.0» 20.540 20.930 *0.210 ?9» 8 000 -01» 86» 8 7» -0 070 2 5» 2 5» *0 290 30.5» 30 8» -0 5» 8 9» 9 0» 0 0» 12,610 12,9» -0,010 21,5» 21,540 -0,130 7,0» 7.2» *0,2» 45,0» 45.870 *0,870 14.260 14 3» -0,130 200» 20.0» -0.440 12.9» 12,9» -0,040 8,5» 8.5» 00» 14.7» 14.7» 0.0» 95» 9,5» *0010 8.010 8.3» -0 3» 8 4» 8 6» *0.110 147/20147 720 -1.28C 8 360 8 3» -OO» 6.510 6.510 -0.240 21.320 21.470 *0,120 9,130 9 1 30 -0.070 26.5» 26.880 +0.140 18.620 18.8» -0.240 8,579 8,5» *0.010 11.2» 11.230 *0.0» 11 570 11,7» *0.120 16.7» 16/M -0,320 44 0» 44 0» -0 7» 38 0» 38 410 +0 380 24 7» 24 8» -0.010 8 3» 8.4» *0,120 100» 10,0» -0,090 25.1» 25.300 -0,030 25 040 25 3’C -0030 9 ' 30 9.8» 0000 9900 10.080 -0 070 19.4» 19,4» -0100 19520 19.520 -0.130 10.310 10,3» *0 020 11.5» 11,5» 00» 17 0» 17.2» *0.1» 9010 9070 -0 0» 34,110 34.4» *0.210 11.020 11 1» -0 020 20 8» 20 8» *0 030 11 970 12,0» -0.010 16.900 17,120 -0,030 13 7» 13.7» -0.040 11.2» 11.2» -0,0» 15.6» 15,6» 0 0» 3 2» 3.2» -0.0» 8 8» 8.9» -0.1» 74» 7520 -0.2» 6 6» 6/80 -0.210 7.950 7,9» -0,3» 22,5» 22,8» +0.190 40» 4.0» -0’» 11.1» 11.4» *0 2» 0.0» 0,0» 00» 5 9» 6.0» 0.0» 10.820 10 840 -0 0» 10930 10 930 *0.2» 122» 124» *0,210 10 500 10.6» *0.020 9320 9 3» -02» 15 140 15 5» *0 360 17.520 17 7» *0.2» 9 3» 9 5» *0 010 10.950 11,0» *0.050 12,8» 13.1» *0.2» 13610 13.9» *0.3» 20410 20.410 -0.040 10,1» 10.1» -0.020 59» 59» -0.070 KM KM4O.M 19.3» 193» -0.0» 12.440 12,5» -0,2» 6/» 6.7» -0.020 12.300 12.940 *0.5» 10.330 10,3» -0.1» 44» 45» -00» 213» 213» -0 4» 109» ’0 9» *0 0» 1’5» 17/00 *0.3» 248» 248» -OO» 236» 23.6» *0.1» :• M :• 6» *7 ax 270» 27.0» -02» 9870 99» 0 0» 213» 21.3» -0.0» 2S.1N 25 5» 56» 6 040 *02» 0.1'5 0,175 *0.005 12» 12» -0030 14420 14 5» C0» 7 000 7.M 00» 128» 12 8» -01» 7 8» 7 8» -00» 219» 22.0» *05» 8 7» 17» -0140 129» 13.03C *0 0»' 25 4» 256» -00» 69» 69» -02» 10,3» 104» -0170 1O.6» 10.8» -01» 99» 100» -0.020 82» 8.2» -0170 9 940 9 940 -0210 117» 117» *0.2» 104» 105» -0 0» 8’M 88» 4M 9240 9.270 -C430 93» 9.4» -0190 1310 8 5» *0/» 14 /» 14 810 -0130 146» ’4 8»*0’« 9*» S'» *0020 * 170 16 6» *0540 ’92» IlM «$& 20 6» 20 6» *04» *94» ’Sd» *0 14C 12,M 12M *0.1» ¦9 /a 933 •: xx* 17600 17 62C -0.0» 14 8» 15.3» -0.1» 142» ’«3»*0rc 9 76C 9 M « ^ 14λ ’43» -0.3» 1710 19» *0.010 /v:.v v*A x üi |M*4 0» ¦ 4*0 -c ’# 4&: *0 3» ¦lPi I'W 4M i1» I 45 9 » 03» 91C 9 Î’Û 3MC 241 40 0» *0.62C Si 4 Si 4 0» '4 SC -C OK 2C 2» 20 2» -0 0» • sa : tm IM 74 90C 74 9» : 7CC YIOPIUSU 26825 11» 111» 4 KMI S’0 ’CC -C4X Fm 1*7» 4« •9IK *9IK 4’K 26 4» 761» vX 19 / 5K .7>; A3 OK 43 XX u XV 53 W 53 M 4 1C c:a - x N 4 X Î1C 3 ïtsc .* J ^ Y ^ * a») m ’tM "M ”M V’ s» 9« 44» t« * 4» •f s i SeaaiMt IX ’Si 11 Toronto Ces titres, transmés hier, sont présentés en orûre aipnapétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens Les lettres a et D différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.f= action ordinaire sans droit dé vote ou à droit de vote suûalterne; p ou o= actions assujetties a des règlements spéciaux: pr= actions privilégiées, r» actions pnviiégiées dont le dernier dividende n a pas encore été versé: u= unité de capital-action: v= dividenoe variable: vrt ou *= bon de souscnption (warrant): 2= lot bnsé Les Toronto COTES New York TSX MMI 11 758,90 Dollar 1 $ canadien ¦¦¦¦ 87,901 us Dow Jones MMI 11 100,43 Or à New York 632,40$ Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,1717 Israël (shekel) 0.2636 Arabie Saoudite (riyal) 0,3143 Jamaïque i dollar 0,0189 Argentine (peso) 0,37® Japon (yen) 0,009821 Australie i dollar: 0 8956 Liban (üvrej 0,000777 Bahamas {dollar) 1,1511 Malaisie (nnggdi 0.3264 Barbade (dollar) 0,5918 Maroc idiftw) 0,1341 Bermudes (dote) 1,1511 Mexique ipesci 0,1120 Brésil neal) 0.5321 Nouvelle-Zélande ido8ar) 0,7336 Caraïbes idodar) 0.44® Pérou (soil 0.3600 Mt(peso) 0,00216 Philippines tpesol 0,0227 Chine (renmintij) 0,1473 Pologne idotyi 0,3789 Colombie (peso) 0,000474 Rép.dominicaine (peso) 0.0359 Corée iwon) 0.001® Rép Ichéque icouronne) 0.0524 Costa Rca Icoton) 0.002264 Royaume-Uni llwe) 2.1125 Égypte (livre) 0,2031 Russie (rouble) 0.0435 États-Unis (dollar) 1,1377 Singapour idokari 0.7359 Europe (euro) 1.4437 Suède (couronne) 0,1612 Haiti (gourde) 0,0299 Suisse (tranc) 0.9434 Hong Kong (dollar) 0,1505 Taiwan {dollar) 0,035622 Hongrie (forint) 0.00548 Thaïlande ibahti 0,0309 Inde (roupiei 0.02503 Tunisie Idinar) dinar 0.8845 Indonésie iroupiei 0,000129 Venezuela ibolivan 0,00054 Coup d'œil Indice Composé du TSX (X-SPTT TSE) 250 Jours 12000.00 11500 00 11000 00 10500.00 Sep Oct Féy Mar Avr La Bourse de Toronto Standard & Poors TSX 175260 11758.91 •120.64 -1.0 Canadian Smallcap 56624 709.65 -5,24 -0.7 Canadian MidCap 26857 795.57 -6.88 -0.9 60 Index 91779 665.58 -7.49 -1.1 60 Capped Index 91779 736.00 -8.28 -1.1 Cdn Consumer Discretionary 5803 103.78 -1.64 -1.6 Cdn Consumer Staples 3622 179.45 -1.42 -0.8 Cdn Div Metals & Mining 20000 540.18 +3.05 0.6 Cdn Energy 47248 348.79 -3.43 -1.0 Cdn Financials 17219 187.13 -3.08 -1.6 Cdn Gold 26060 294.40 -6.82 -2.3 Cdn Health Care 3096 51.18 -0.62 -1.2 Cdn IT 14701 24.19 -0.33 -1.3 Cdn Industrials 8432 86.64 -0.65 -0.7 Cdn Materials 55508 222.81 -1.36 -0.6 Cdn Real estate 4597 208.94 -0.35 -0.2 Cdn Telecomm Services 5978 80.88 +0.09 0.1 Cdn Utilities 4026 197.26 +0.31 0.2 Canadian Venture S&P CDNX 39236 2576.32 +31.24 1.2 Le Marché Américain 30 Industrielles 286533 11100.43 -208 -0.0 20 Transports 45738 4305.46 -59.26 -1,4 15 Services publics 25376 432.59 -326 -0.7 65 Dow Jones Composé 357648 3785.83 -22.89 -0.6 Composite NVSE * 8144.86 -19.40 -0.2 Indice AMEX * 1931.66 -17.26 -0.9 S&P 500 * 1263.19 -5.21 -0.4 NASDAQ * 2054.47 -15.99 -0.8 Les plus actifs de Toronto Volume 1 Haut Bas Perm.Var Var.Compagnies (OOO) ($) (S) ($) (î) (%) TALISMAN ENERGY 9439 1984 1857 18.91 -0 36 -1.9 NORTEL NETWORKS 6900 2.33 222 222 -0 11 -4.7 BEMA GOLD CP 5374 6.54 6 18 6.18 -0 14 -2.2 ATI TECHNO INC 5067 22 60 22 41 22 42 -O 10 -04 INCO LTD 4790 84 35 82 55 84 01 •0 96 1.2 FALCONBRIDGE 4543 62 47 62 17 62 18 -021 -03 ENCANA CP 4133 61 38 59 32 60 00 -0 30 -05 EUROZINC MNG CP 3996 293 279 283 •0 04 -1 4 D YNATEC CP 3971 1 38 1 33 1 35 *0.02 15 KINROSS GOLD CP 3874 13 39 12.71 12.77 -0 22 -1.7 Les plus actifs du Canadian Venture Volume 1 Haut Bas Perm.Var.Var.Compagnies (OOO) (S) ($) (S) ($) (%) FALCON OIL & GAS 3846 4.27 386 396 -0 04 -1.0 GOLDEN DYNASTY 3356 009 0 07 006 -0 01 -ni PLEXMAR RES INC 2739 052 046 0 47 -0 02 -4 1 CAPVEST INCO CP RT 1507 OOO OOO OOO FORTUNA SILVER 1466 1 58 1 47 1 48 -0 02 -1.3 URASIA ENERGY LTD 1444 290 263 278 *0 18 69 CANSTAR RES INC 1396 022 0 16 0.17 IVORY ENERGY INC 1306 063 055 059 -0 01 -1.7 BRILLIANT MNG CP 1132 094 086 092 ?0 07 8 2 ROCA MINES INC 1124 096 079 084 ?0 06 7.7 r ' deasionplus.com Ne jouez plus à pile ou face a\ ec la bourse te www.maryetvlsionplus.com INDICES QUEBEC r u* zoos Fr^»nn vanrtr * rater orw** A reor aouBter 1075.60 -12.14 •1,12% ¦3 4C4* Q-’M 1147.34 -733 ^0,64% -C.B*% 'Z0C.30 11».* A-** 'v' Q.JC -v* ¦ ztxoo S'** '080.ÛC '0O0.bC CWW Un* rwtütvç du Dwfnen; Oâmmuîwsurvi ^tæiiQWlK 9»**»«*rWC >+* LE DEVOIR.LE VENDREDI 28 J T 1 L L E T 2 0 0 6 A 7 COMME Rapport du CRTC Le secteur des télécommunications est en progression La hausse des revenus est attribuable aux services sans fil et à Internet à haute vitesse CLAUDE TURCOTTE Les revenus totaux des services de télécommunications au Canada ont atteint en 2005 34,5 milliards, en hausse de 1,2 milliard ou de 3,5 % sur ceux de 2004.La part des concurrents aux exploitants historiques que sont Bell, Telus et quelques autres est de 35 %, ou de 12,2 milliards.La croissance des revenus de télécommunications est largement attribuable aux services sans fil et à Internet à haute vitesse.C’est ce que révèle le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dans son sixième rapport de surveillance de ce secteur d’activités.Cette industrie engrange aussi des bénéfices importants.Avant impôt, dépréciation et amortissement, ceux-ci ont fait un bond de 8 % pour atteindre 12,4 milliards.Les dépenses en immobilisation ont pour leur part légèrement régressé, de 5,7 à 5,6 milliards.«Te secteur des télécommunications évolue rapidement, alors que nous nous appuyons de plus en plus sur les forces du marché», déclare Charles Dalfen, président du CRTC, qui en 2000 recevait du gouvernement le mandat de produire un rapport annuel sur l’état de la concurrence dans cette industrie.Ce mandat portait sur tuie période de cinq ans, mais le CRTC a décidé de poursuivre sa surveillance et de produire un rapport annuel afin d’aider les intervenants à se tenir au fait de la situation.D y a au Canada un taux de pénétration des services filaires et sans fil dans 98,9 % des ménages, les- quels ont par ailleurs un taux d’abonnement de 64 % à Internet; il s’en trouve même 51 % qui sont abonnés à Internet haute vitesse.Les entreprises de distribution de radiodiffusion ont développé les infrastructures de leur réseau de distribution et d’Internet elles ont fait leur entrée dans la téléphonie locale de résidence et récoltent déjà 54 % des abonnements à Internet haute vitesse.Dans 11 marchés de ser-vices locaux de résidence et 31 marchés de services locaux d’affaires, ces concurrents détiennent phis de 10 % des lignes.Le secteur des services locaux et d’accès occupe le deuxième rang dans le marche des télécommunications, avec 28 % des revenus totaux.Dans le marché résidentiel, la part des lignes exploitées par ces concurrents est passée de 3,3 à 7,6 %, alors que dans les services d'affaires leur part est passée de 12,8 à 14 % en un an.Dans le marché de l’interurbain, les revenus ont continué de diminuer.tombant de 5,6 à 5,1 milliards, une baisse de 8,6 %.Dans le marché résidentiel, les concurrents ont accaparé 28 % des revenus de l’interurbain; leur part atteint même 44 % dans les services d’affaires.le marché d’Internet a généré des revenus de 4,5 milliards, en hausse de 8,8 %.Le déploiement de la large bande s’est poursuivi et 92 % des ménages y ont accès.Le marché des services sans fil est demeuré très vigoureux, avec une augmentation de ses revenus de 16,2 % pour atteindre 11 milliards, ce qui en fait le secteur le plus important de cette industrie.Le Devoir Bois d’œuvre Des forestières , du Canada et des Etats-Unis discutent STEVE MERTL Vancouver — L’industrie forestière canadienne discute ces jours-ci avec sa rivale américaine ainsi qu'avec les gouvernements provinciaux afin d'obtenir des modifications à l’accord sur le bois d’œuvre.Ces négociations secrètes ont lieu en l'absence d'Ottawa, qui répète sur tous les toits que l'entente signée le 1" juillet dernier le ministre fédéral du Commerce international, David Emerson, et la représentante américaine au Commerce, Susan Schwab, à Genève, était "définitive».L'influente U.S.Coalition for Fair Lumber Imports, qui représente des sociétés forestières américaines, dément elle aussi avoir discuté du contenu de l’accord depuis le début du mois.Mais des sources ont affirmé a la Presse canadienne, hier, que des pourparlers informels avaient bel et bien eu lieu entre des chefs d’entreprise des deux pays.L'industrie tenterait de s'entendre sur une liste de modifications à apporter à l'entente.Ce document devrait ensuite être transmis aux provinces qui se charge- raient de le présenter au gouvernement fédéral.Parmi les questions problématiques de l’entente, d’une durée de sept ans et renouvelable, figurent ses règles de fonctionnement, sa clause de cessation de même que la façon dont les exportations de bois d’oeuvre seraient taxées à la frontière.Les sources reconnaissent que les chances de succès du projet sont plutôt minces.Un membre de l’industrie a toutefois indiqué que le gouvernement faisait preuve d’une certaine réceptivité face aux modifications réclamées.Un porte-parole du bureau du ministre Emerson a de son côté dit ne pas avoir entendu parler de quoi que ce soit D a réitéré que les négociations étaient terminées.Ottawa et l’industrie sont dans l’impasse depuis que le premier ministre Harper a affirmé que le gouvernement conservateur mettrait en place la legislation fiscale necessaire à la mise en application de l’entente, peu importe l’opposition manifestée à l’égard de cette dernière.Presse canadienne EN B Canam fera le stade des Mets Une division du groupe industriel Canam a obtenu hier un contrat d’environ 70 millions SCAN pour la construction d'un nouveau stade de baseball, a New York.La division Structal.basée a Point of Rocks, au Maryland.se chargera ainsi de la fabrication et du montage du stade de 45 000 sieges de l'équipe des Metropolitans.ou - Mets- Plusieurs usines de Canam participeront au projet notamment ceDe de Saint-Gédéon au Quebec d’où sortiront a compter de l'automne.les pieces de charpente métallique Le montage a New York doit débuter en janvier, pour s'échelonner ensuite jusqu'au quatrième trimestre de 2007.- PC R E F Du mouvement à la BN La Banque Nationale a annonce hier la nomination de Louis Vachon a titre de chef de l'exploitation.L’institution a précisé dans un communiqué que cette nomination, qui entrera en vigueur le l" août s’inscrit dans le cadre de son plan stratégique.et qu elle vise principalement Larnéboration de l'efficacité opérationnelle en facilitant la synergie entre les differentes unites d’exploitation- »EUc permettra egalement a Réal Raymond, président et chef delà direction de la Banque Satvtnale, de se concentrer davantage sur le développement stratégique de I entreprise, la relations auprès de la dientde et da investisseurs, de même que la gestion du nsque».indique le communiqué - PC Xstrata augmente sa part à 25 % dans Falconbridge FRANÇOIS DESJARDINS Engagé dans la plus grosse bataille de l’histoire de l’industrie minière canadienne, le groupe' suisse Xstrata a dévoile hier son ! intention d’acquérir une nouvelle | tranche de 5 % de la société miniG re Falconbridge afin de porter sa participation à 25 %.Xstrata, dont le désir de mettre la main sur la totalité de Falconbridge se bute à l’offre concurrente présentée par le producteur de nickel Inco, a indique qu'il achèterait dès aujourd'hui des actions sur la Bourse de Toronto.Xstrata propose 19,2 milliards pour avaler les 80 % d’actions de Falconbridge qu’il ne détient pas déjà.Son offre présentée aux actionnaires de Falconbridge prend fin le 14 août.Celle d’Inco devait venir à échéance cette nuit à trois heures du matin, à moins que la compagnie ne décide de la prolonger.Les deux prétendants de Falconbridge souhaitent créer un joueur de premier plan à l’échelle mondiale.Inco est déjà le deuxième producteur de nickel en importance, alors que Falconbridge est troisième à ce chapitre, de même que troisième dans la production de zinc et sixième dans le cuivre.Xstrata est un acteur de taille dans sL\ métaux différents, dont le cuivre et le zinc.Si le groupe suisse peut gruger ces 5 % additionnels.c’est parce que la dragée toxique dont Falconbridge setait dotée expire aujourd’hui.Une dragee toxique permet à une entreprise de déclencher un mécanisme de protection lorsqu'elle est la cible d’une tentative de prise de contrôle.U's analystes ont généralement l’impression que l’offre de Xstrata sortira gagnante de la bataille c;u elle est entièrement composée d’argent comptant.Celle d’Inco repose sur une combinaison d’argent et d'actions, ce qui expose factionnaire de Falconbridge aux fluctuations futures du marché des métaux, alors que les prix touchent des sommets.Compte tenu de la clôture de l’action d’in-co hier, l'offre propose aux actionnaires de Falconbridge 65,27 $ par action, comparativement à 62,50 $ pour l’offre de Xstrata.La condition minimale posée par Inco est de recueillir au moins 50 % des actions, contre 66,7 % auparavant L’offre d’Inco bénéficie par ailleurs de 1’appui du géant américain Phelps Dodge, qui propose de racheter Inco et Fakonbridge pour 40 milliards SUS apivs ki transaction.Phelps a cependant indiqué qu’il n'aiderait plus Inco à bonifier son offre comme il l’a f.üt la semaine dernière.Fakunbridge.qui a fusionné si's activités avec celle de la société québécoise Noranda Lui dernier, a exhorté ses actionnaires à résister à Xstrata.-Il est tout à .tait crucial que nos actionnaires remettent leurs aetjons à l'offre présentée par Inco», a dit hier dans un communiqué k' chef de ki direction, Derek Donnell.Le syndicat de Falconbridge, dont 10 % des 14 500 employés travaillent à Sudbury, a répété cette semaine son mécontentement à l’égard des avances de Xstrata.Les Métallos craignent que le groupe suisse sorte le couperet aussitôt la s.iga terminée.Kn parallèle, Inco est elle même ciblée par une tentative de prise de contrôle mise en avant par sa rivale Teck-Comineo, dont l’offre de 17,8 milliards expire le 14 août.1 action de Falconbridge a glissé hier de 21 C à 62.18 $.Celle d’Inco a progresse de % C à 84,01 S.Celle de Teck Cominco a terminé à 73,25 $, en hausse de 1,18 $.Le Demie Si Xstrata peut gruger ces 5 %, c’est que la dragée toxique dont Falconbridge s’était dotée expire aujourd’hui DFNIS HAÏ IHOUSI Itl I I 1 RS Hier, Pascal Lamy a recommandé aux membres de l’OMC de suspendre les discussions sans fixer de date pour leur reprise, ont rapporté des diplomates.CHAIRPERSON UOMC met officiellement sur la glace les négociations PATRICK B A E K T Genève — Les 149 pays membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont officiellement décidé hier de suspendre sans fixer de date de reprise cinq aimées de négociations sur la libéralisation des échanges, bloquées par la rivalité entre les grandes puissances économiques.Lors d’une réunion du Conseil général, l’instance suprême de l’OMC, les membres ont «pris acte» du rapport du directeur général, Pascal Lamy, leur recommandant de suspendre les discussions sans fixer de date pour leur reprise, ont rapporté des diplomates.Lundi, M.Lamy avait annoncé qu’il recommanderait de suspendre le cycle de négociations de I )oha.Lancé en 2001 dans la capitale du Qatar, après l’échec d’une réunion, entre six grands acteurs de l’OMC (Australie, Brésil, Etats-Unis, Inde, Japon et Union européenne).Plusieurs orateurs ont regretté que les six puissances commerciales aient été incapables de s'entendre et M.Lamy a demandé que k-s offres déjà faites dans la négociation ne soient pas retirées de la table."Personne ne veut abandonner ici notre effort collectif», a-t-il déclaré."Nous devons nous assurer que les progrès [déjà accomplis) ne commencent pas à s'effilocher».Le cycle de Doha, qui visait en principe à mettre la libéralisation des échanges au service du développement aurait dû s’achever a la fin de l’année mais les discussions ont été battues en brèche par un diffé rend Nord-Sud doublé d’une rivalité euroaméricaine a propos des subventions agricoles.A part l’Australie, la plupart des participants a la réunion du G6 ont accusé les Etats-Unis d’être responsables de l’échec en refusant de s’engager sur des baisses supplémentaires de leurs subventions aux agriculteurs Washington exigeait en échange- que ses partenaires, notamment FUnion européenne, s’engagent a ouvrir fia vantage leurs marchés aux importations agricoles.Le gel des négociations pourrait durer au moins jusqu’à l’entrée en fonctions d’une nouvelle administration américaine, en 2(X)9.Mercredi, la représentante américaine au Commerce, So sail Schwab, a affirmé que l'issue des élections françaises du printemps 2(X)7 serait importante pour l'avenir des négociations.Mme Schwab a indiqué qu’elle se rendrait hier au Brésil afin d'essayer de relancer la dynamique de l'OMC avec le ministre des Affaires étrangères Celso Amorim, porte-parole des pays émergents, qui a qualifié l’échec des négociations de quasi-catastrophe.«Tes Etats-Unis n'ont aucune intention d’abandonner le cycle de Doha, ou de l'enterrer avant l’heure», a assuré Mme Schwab.U- blocage des négociations inquiète les pays pauvres qui craignent de se retrouver en tête-à-tête avec les puissances commerciales dans le cadre d’accords commerciaux bilatéraux passés en dehors de l'OMC.«Tes accords bilatéraux ne sont pas a notre avantage», a observé hier l’ambassadeur du Benin auprès de l'OMC, Samuel Amehou.Le diplomate malien Abdoulaye Sanoko a espéré de son côté que les travaux puissent reprendre a la rentrée de septembre: -l'OMC est en panne.Cela ne veut pas dire qu ’on ne peut pas dépanner l’OMC».les pays africains producteurs de coton comptaient sur les négociations i»our obtenir une baisse des subventions américaines qui sapenl les cours mondiaux et pénalisent le secteur dans k-s pays pauvres.Ces pays ont obtenu fin 2905 une promesse de suppression des exportations subventionnées a la fin de cette année.Mais avec l'échec des discussions, cette promesse est désormais «en suspens» comme le reste de la négociation, a indiqué le porte-parole de l’OMC, Keith Rockwell.Agence France- Presse DaimlerChrysler a plus que doublé ses profits Exxon fait dix milliards en 90 jours New York — Exxon Mobil a lait état hier d’un bénéfice net su-périeur à 10 milliards de dollars au titre du deuxième trimestre 2(XXi, en hausse tic 35,6 %, grâce à la forte hausse des cours pétroliers.U- bénéfice net du numéro un mondial du pétrole en terme de poids boursier a atteint 10,36 mil li.irds de dollars sur kt période avril-juin.contre 7,61 milliards au deuxième trimestre 2(X)5.1 a croissance delà production et la solide performance- de la branche exploration et production d’Exxon ont jx-rmis au grou|X' de- dépasser les attentes des analystes, écrit M;uk Flannery, analyste chez Crédit Suisse.C’e-s résultats ont suscité dos cfi ti(|ne-s, notamment de ki liai t de cer tains parlementaires américains, les majors du pétrok- aflk hent dc-s résultats records alors que les consommateurs ont de plus eu |>lus de mal à remplir leurs réservoirs compte tenu de la flambée- de |xix à la pompe.-Ils [Exxon | ne font que profiter du cycle de hausse des matières prrmwm et en font quelque chose de très bien», commente Lysle Brinker, analyste à la société d’études John S.Herold.-Mais ils n ’opèrent pas seuls dans une bulle et ils s’en reruient compte, lis vont recevoir des timnes de critiques de grimpes politiques d de consommateurs.» Pétro-Canada Au Canada, les problèmes de- la plateforme (le forage Terra Nova, conjuguée à une baisse de la production de presque toutes ses installations ont forcé l'étrirC'anada a réviser ses objectifs ixiur l'exercice.la pétrolk-re- canadienne a laissé savoir hier qu’c-De s’attendat mais à ce que sa production quotidienne moyenne se situe entre 345 (XX) a 360 (XX) barils |xxir l'aruiée 2(KXi.C’est environ 7 % de moins que les 365 000 à 390 (XX) prévus.En déjiit de ces imprévus, la société a vu sou bénéffcr atteindre 472 millions au deuxième trime-stre terminé k- 30 juin dernier Cela se compare- a un |jroli! de 345 millions a la même ix-rtixic Lui demk-r.Ce [irolit tient compte d'un recouvrement d’impôts futurs de 127 millions découlant de la diminution du taux d’imposition (k-s sexiétés.D* résultat comprend en outre une- charge d'impôts exigibles de 70 millions en raison de- la promulgation par le gouvernement du Québec de mesures législatives fiscales réfroac-tive-s.«Tes niveaux élevés des prix du pétrole brut et des marges de raffmtqfe imt nmtribué a de solutes résultats financiers pour le trimestre», a déclaré Ron Brenneman, président et chef de la direction.Berlin — Les profits de DaimlerChrysler AG ont plus que doublé au deuxieme trimestre pour atteindre 1,81 milliard d'euros, soit 2,28 milliards SUS, comparativement à 737 millions d’euros un an plus tôt Les analystes s’attendaient a des profits d'environ 835 millions d’euros, ou 1,1 milliard SUS.L’augmentation, a expliqué le constructeur automobile germano américain, hier, est principalement attribuable a sa division Mercedes ainsi qu'a d'autres éléments — sa division des camions et celle des services financiers, entre autres — qui ont compensé une baisse du côté de sa division Chrysler Les ventes sont restées prati quement inchangées, atteignant 38.6 milliards d'euros, ou 48.6 milliards SUS, contre 38.4 milliards d'euros un an auparavant Le bénéfice d'exploitation de la division Mercedes a atti-int 807 millions d’euros, ou 1,2 milliard SUS, au cours du dernier trimestre complété, comparativement a seulement 12 millions d'euros il y a un an.Selon DaimlerChrysler, cette augmentation est due entre autres a un bond de 7 % des revenus.qui ont atteint 13.4 milliards d'euros, ou 16.9 milliards SUS.au cours du trimestre.Le lancement de nouveaux modèles de luxe, tel que ceux de la nouvelle série S, dégageant des marges de profit phis elevées.a également été mentionne comme explication.de même qu'un effort de réduction des coûts dans le cadre duquel plus de 8300 employes ont accepté de quitter l'entreprise en échangé de compensations DaimlerChrysler prévoit que la croissance se poursuivra au cours du deuxième semestre Associated Prêta Reuters Prenne canadienne Lois 1000 000.001 S0 000,00$ 500.00$ 50.00$ 500$ 442 480,00* 53.60 $ 7888154 500 000$' Tirages des résultats du 2006-07-26 LOT M 800 OOO t I 00 LE DEVOIR.LE VENDREDI 28 JUILLET 2006 A 8 D I T 0 R I A L Jeux d’exception À quoi mesurera-t-on le succès des Outrâmes de Montréal?Au nombre d’hôtels remplis, de billets vendus?À l’assistance aux spectacles d’ouverture et de clôture?À la fébrilité dans le Village?À moins que la vraie réussite ne tienne au simple fait que ces Outgames appartiennent de plein droit à l’été festivalier montréalais, celui que les politiciens s’empressent de fréquenter, que les médias couvrent sans retenue et que le grand public accepte sans état d’âme.LE DEVOIR L es organisateurs des Outgames promettent pour demain un spectacle d’ouverture historique, puis des jours de jeux rassembleurs qui seront autant de moments de fête, ponctués d’activités culturelles en tout genre et de mirifiques partys.Mais les gais ont beau connaître toutes les recettes pour que les foules s'éclatent et s’amusent, la plus brillante idée de l’organisation n’a rien à voir avec les paillettes, les DJ.ou les compétitions.Elle tient au fait qu'on a décidé d’accoler la fête à une imposante conférence qui, en raison même de son sérieux, lui donne tout son sens.Vu did, où les défilés de la fierté gaie relèvent de la sortie en famille et où les mariages entre conjoints de même sexe sont déjà passés dans les mœurs, il est vrai que des jeux gais semblent moins une avancée, ou une provocation, qu’une curiosité.A quoi bon instrumentaliser le sport pour une cause qui n’a rien à voir avec lui?Parce qu’il y a là tout un univers forclos qu’on ne soupçonne pas, se fait-on répondre.De lait, à se faire expliquer la formidable ferme-\ï0*T: ture du monde sportif à l’homosexualité, à se faire relater de déplorables inddents, à se faire rappeler les petites phrases de plusieurs bonzes du sport qui semblent ne même pas savoir que gais et lesbiennes existent, on finit par comprendre à quel Josée bastion de conservatisme on a à faire.Les Out-Boileau games semblent dés lors bien sympathiques.Mais pour banaliser l’homosexualité — ou tout ce qui relève de cet aride acronyme LGBT —, ils ne vaudront jamais la sortie du placard, en grand nombre, de champions ou de talents prometteurs.Quant à leur apport aux performances sportives, nul ne se fait d’illusion! En dépit de la participation de Mark Tewksbury, ça n’a quand même rien à voir avec les Championnats canadiens de natation qui ont aussi lieu à Montréal en fin de se maine (tiens, personne n’y est tenté par un outing qui vaudrait bien des discours?).Néanmoins, le simple fait qu’on puisse discuter des Outgames en toute quiétude, et qu'ils aient lieu, et qu’ils attirent des milliers de gens (visiblement moins que prévu — l’organisation, toute à son enthousiasme et à ses convictions, a vu si grand! — mais quand même plus que quelques quidams!) est un événement.Et c’est la Conférence internationale sur les droits humains, en cours actuellement, qui permet de le réaliser.Ajoutée aux jeux il y a seulement quelques mois, elle a pris une ampleur telle que 200 ateliers sont maintenant offerts en trois jours.La seule lecture du programme qui les résume prend en soi quelques heures! On le parcourt d’ailleurs avec un curieux mélange de tristesse et de jubilation.la jubilation parce, comme à l’époque des grands happenings féministes des années 70 et 80, il y a là un bouillonnement d'idées et de remises en question des plus stimulants.Les personnes à qui sont familiers les débats menés par les femmes reconnaîtront d’ailleurs plusieurs thèmes: comment éradiquer la discrimination dans le langage, comment faire sa place dans l’Église ou les forces armées — mais voulons-nous vraiment nous associer à l’armée?Et le mariage: n'est-ce pas rentrer dans le rang que d’y aspirer?D'autres ateliers montrent le chemin qui reste à accomplir: ;iinsi, eu égard aux politiques institutionnelles en vigueur au Québec et au Canada, est-il possible de vieillir sans retourner au placard?Ou de s’afficher comme professeur gai à l’école secondaire?D» tristesse, elle, c'est de constater à quel point, d’un bout à l'autre du monde, l’homosexualité est un terrible fardeau à porter, qui mène parfois à la mort In conférence multiplie les ateliers sur des pays en particulier, ou des continents tout entiers, pour faire état de la |x-ur.des coups, de l'humiliation, et du silence qui sont intrinsèquement liés au fait d’avoir une sexualité hors-normes.Là-bas — et ils sont infiniment nombreux ces «là-bas» — un gai ne défile pas, ne s’affiche pas et ne joue pas au golf dans un gnind festival sportif avec les politiciens du coin.In conférence en fait prendre pleinement conscience: il n’y a pas de Outgames à envisager pour Moscou ou le monde arabe.Et c’est pourquoi, qu'ils soient flamboyants ou ratés, ils deviennent si précieux à Montréal.jboilea uiàledevoir.ca FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE C^UCk & tN üTiIoSAnT VûTRE-Commit, VOuS CoNPAMMt 'A 96278M S6b brtsièiS VA PüRtfK Si'tful-TANfMÊMÎ ' \ S Merci, M.Mouawad! Bonjour, Je tiens à vous dire, de la part de plusieurs Libanais de Montréal, que la lettre de Wajdi Mouawad est tout simplement fabuleuse: elle parle du cœur même de notre chagrin, elle exprime pour nous ce que nous ne savons pas bien dire.Merci, M.Mouawad! Marie Némeh Montréal Faut-il désespérer?Aussi étonnant que cela puisse paraître, quand les hommes sont sortis dans l’espace pour la première fois il y a quelques décennies, ils ont redécouvert la terre d’un point de vue tout à fait nouveau.Émerveillés à la vue de cette perle chatoyante dans son écrin bleu, elle leur est apparue dans sa totalité d’un seul coup d’œil, sans frontières, comme un jardin appartenant à tous ses habitants sans distinction et ne demandant qu'à être entretenu et mis en valeur pour le mieux-être de tous.C’est, encore aujourd'hui, la vision que peuvent en avoir les habitants de la station spatiale internationale et les équipages de la navette spatiale au cours de leurs révolutions autour de la terre.Que voit-on quotidiennement par contre au niveau de l’horizon terrestre?Des populations humaines qui, au prix d’une souffrance indescriptible conduisant inexorablement au désespoir, s’entre-déchirent nuis (in avec haine pour mi morceau de cette terre dont elles réclament la propriété au nom de divinités claniques.Qui saura inculquer à des chefs de guerre aveuglés par leur narcissisme la vision de la ter-re qu'ont les astronautes, la seule qui permette de voir clairement, sans que notre regard soit masqué, que nous faisons tous partie de la grande famille humaine et que nous devons prendre le risque, malgré fa crainte d'être déçus, de nous faire confiance mutuellement.Jacquelin Robin i- Gatineau, le 20 juillet LETT H ES -+- Un phare pour le Québec Je me revois adolescente, dans le salon de mes parents à Montréal, impressionnée par un homme entier, vigoureux, chaleureux aussi, dé battant avec fougue des changements profonds à opérer au Québec.Je comprenais, aux commentaires des adultes, que cet homme sortait de l’ordinaire et dérangeait la société bien-pensante de l’époque.J’étais intriguée par le fait qu’il était à ce moment-là plus ou moins caché, empruntant un nom de plume — que je trouvais du reste fort joli — car il fallait taire son identité réelle.Je savais, moi, qui il était, puisqu'il faisait partie des amis de fa famille.Il avait été introduit chez nous par .André laurendeau du journal Le Devoir, proche à l’époque de mes parents.Je me sentais privilégiée d’assister aux discussions, dans un coin de la pièce, n’osant pas trop intervenir, mais les oreilles grandes ouvertes.Je trouvais son côté «incognito» fascinant et je me demandais bien conunent tout cela allait se terminer.Pour lui, 1a route fut rude parfois, mais il a magnifiquement contribué à tracer la voie de ce que nous appelons maintenant la «Révolution tranquille», sonnant le glas d’une société fermée sur ellMnème, affirmant haut et fort que l’éducation est le salut d’un peuple.Aujourd’hui, voici que j'apprends que le «Fre-re Untel» —Jean-Paul Desbiens pour les amis — nous a quittes.Je veux saluer sa mémoire et dire à quel point il fut marquant pour les gens de ma génération.C’est en l’écoutant que j’ai perçu combien il était important de défendre ses convictions, quitte à être quelque peu «insolent»; c’est en le voyant si passionné que j’ai senti le pouvoir du verbe comme fennent de changement; c’est en le voyant se battre que j’ai compris le sens d’un engagement profond envers le Québec.Jean-Paul Desbiens fait partie des personnes qui ont marqué mon adolescence.Je sais également qu’il a, sans le savoir, accompagné mon parcours.J’ai toujours en mémoire la résonance grave de sa voix, la chaleur de sa présence, la qualité de sa langue, et, comme un phare, fa luminosité de sa pensée.Marie Malavoy Candidate du Parti Québécois dans Paillon La Conquête, un acte fondateur ?Le Musée de la guerre du Canada présente actuellement à Ottawa une exposition sur la guerre de Sept Ans intitulée Le choc des empires, la Guerre qui fonda le Canada, 1754-1763.Voilà bien un exemple — un de plus — du révisionnisme historique de plus en plus fréquent dans certains cercles canadiens qui s’emploient activement à faire du «nation building» en traficotant l’Histoire.En Amérique, la guerre de Sept Ans est tout simplement une guerre de conquête.Le Canada existait déjà depuis plus de 200 ans! C’était une colonie française qui avait autant besoin d’une conquête britannique qu’un individu a besoin d’une rage de dents.Les Canadiens d’alors n’ont rien vu de bon dans cette agression anglaise qui s’est traduite par le vol ou la destruction de leurs habitations, notamment en raison des bombardements à Québec, par la déportation des Acadiens, par la suppression de leurs droits linguistiques et civiques, et par le départ de leurs élites vers fa mère patrie, la France.La guerre de Sept Ans n’a été que le passage brutal d’un Canada français à un Canada britannique.C’est faire insulte à 1a mémoire des Canadiens de l’époque que de maquiller cette catastrophe en événement fondateur du Canada.De la part d’un musée, dont la mission premiere est de faire œuvre d’éducation, cela est tout simplement honteux.Faire de fa Conquête, l’événement historique le plus désastreux de l’histoire du Québec, un événement heureux et fondateur du Canada quelle farce!! Robert Deragon Saint-Lambert, le 22 juillet LIBRE OMNI 0 N Montréal pris au piège du multiculturalisme SERGE-ANDRÉ GUAY Président éditeur.Fondation littéraire Fleur de Lys La cause du français à Montréal est une bataille perdue depuis déjà plusieurs années en raison du multiculturalisme.Introduit dans la politique canadienne au cours des années 70, le concept du multiculturalisme s'avère aujourd'hui être le principal frein à l'intégration des immigrants au peuple québécois.Le multiculturalisme se définit ainsi: «coexistence de plusieurs l'ulturrs dans un même pays».Autrement dit.chacun peut vivre dans sa propre culture, y compris sa propre langue.Bref, l'intégration au peuple hôte n’est plus utile.Avec le multiculturalisme, il s’agit uniquement de coexister.11 n'y avait pas meilleur concept pour seduire les Québécois, reconnus pour leur accueil et leur chaleur.Ainsi, au fil des ans, Montréal a accueilli un grand nombre d'immigrants de cultures et de langues étrangères pour devenir une ville multiculturelle.Aujourd’hui, à Montréal, toutes ces cultures et toutes ces langues gagnent du terrain, toutes sauf 1a langue et fa culture du peuple québécois.11 m’apparait impossible de revenir en arrière.Comment dire aux immigrants que nous nous sommes trompés au sujet du multiculturalisme, qu'au lieu de nous enrichir, ils nous menacent?Car l'immigration pensée dans l'optique du multkuttura-lisme met bel et bien en peril tout peuple hôte.Au lieu de s'intégrer, de vivre' en français, le seul moyen de véritablement enrichir la culture québécoise, les immigrants brandissent désormais, comme plusieurs Québécois, k' multiculturalisme.Vivre dans la môme langue 11 n'y a qu’un seul moyen de s'intégrer à un peuple 11 faut vivre4 dims la langue de ce peuple Or.40 % tit's immigrants à Montreal optent pour l'anglais au lieu du français.Qui renversera 1a vapeur?Personne.Pas même le I\u ti québécois, lui aussi tombé dans le pic» ge du multiculturalisme.Il faut dire que les communautés culturelles détiennent, ni plus ni moins, fa balance du pouvoir.Rappelez-vous cette déclaration devenue célèbre, mais ô combien embarrassante pour plusieurs: «Nous awns été battus par l'argent et des votes ethniques.» On dira que cette déclaration est venue iuieantir des années d’efforts et de lutte pour l’intégration des communautés ethniques au ««(>«.«», au peuple québécois.Mais, en réalité, cette declaration n'a pas affecté ce «nous», au contraire, elle l’a renforcé.Car ce «mue;» était dès le départ multiculturel.Il faut comprendre qu'aucun peuple sur terre n'est multiculturel.Chaque peuple a sa culture propre.La culture d'un peuple peut être enrichie des cultures de ses immigrants, comme c’est le cas aux Ëtats-l uis et en France, mais cette culture est commune, elle demeure en soi une seule et même culture.Nous sommes donc à l'oppose du multiculturalisme kirsquîl est question d’un peuple Ainsi, dans le cas du fameux «nous» qui séparait les ethnies du peuple québécois, il n'y avait rien de phis juste à declarer.Mais, pour tous les tenants du multiculturalisme, ce tut toute une gitle.Et ce sont les excuses qu'ils ont présentées aux ethnies en question qui ont définitivement légitimé le multiculturalisme, au détriment de leur integration au sein d’une culture commune.D'où le recul du français à Montréal le recul de l'identité québécoise, du peupk’ québécois dans sa propre métropole.T ne expérience Vous frètes pas convaincu?Tentez cette experience.comme je fai fait, non sans crainte d’ailleurs.J’ai imprime au dos d’une de UK's chemises ce message: -Ftrr Québécois, c'est tirrr en jmuftns.* Ét je me suis balade dans différents quartiers de Montreal.Hu sieurs personnes m’ont lancé de profonds regards de haine, y compris des Québécois de souche.De toute évidence, les uns craignent toute nouvelle guerre linguistique, tandis que les autres sont gagnés au multiculturalisme linguistique.Ce multiculturalisme a le pouvoir d’annihiler l’identité nationale d’un peuple, de le détourner de son affirmation, y compris de sa propre langue maternelle.jusqu’à ne plus être.Le peuple québécois forme bel et bien une nation, au même titre que les peuples autochtones.Les Québécois montréalais ne semblent pas le comprendre.Et il est trop tard pour rectifier la situation.Seules les autres regions du Que» bec peuvent sauver la mise, l’identite québécoise, mais uniquement au sein de leurs propres frontières.Montreal est pt'rdu, à moins d’une immigration massive en provenance des regions, ce que je ne conseillerais pas.Le multiculturalisme montréalais est sournois.Plusieurs jeunes des regions immigrés a Montreal y sont déjà gagnés.A l'instar de plusieurs Montréalais.certains jeunes des regions comparent leur balade dans les quartiers ethniques de Montreal à la visite de pays etrangers.Pour eux.ce n’est qu'une façon de parler, mais cela se rapproche dangereu-sement de la realite.En région la situation à Montreal me force a dire: «Pour vivre en français, il faut desi^rmais vivre en région.» Mais cela ne sera vrai que pour un temps si les municipalités des regions se mettent à engager des poly glottes ou des Espagnols pour repondre aux Espagnols, des Chinois pour repondre aux Chinois, des Roumains pour repondre aux Roumains.des Italiens pour repondre aux Italiens.dans leur langue, comme c’est le cas à Montréal, la multiculturelle.Que diriez-vous, gens des régions si, au magasin d’informatique, on vous accueillait par un beau «Ht.bonjour», l'anglais d'abord, ou si les annonces diffusées par le haut-parleur de votre supermarché étaient en chinois, ou encore si on vous demandait carrément de parler en anglais parce qu’on ne comprend pas le français?Moi.je vis cela à Montréal, tous les jours où je sors de chez moi.Car, je dois vous le confesser, je ne sors plus tous les jours, si ce n’est dans la ruelle déserte derrière chez moi pour promener mon chien.Je suis mal à l’aise de voir mon peuple s'effriter sous l’emprise du multiculturalisme.J’ai l’impression d'être dans une zone grise, divisée entre plusieurs cultures et langues, sans identité claire.Mal à l'aise comme on l'est devant un visage à deux faces, sauf quari.deux ce n'est pas assez.Mal à l’aise chez moi.au Quebec: je ne l’aurais jamais imagine.Mais cela est possible a Montreal.Est-ce encore vraiment le Quebec?Les tenants du multiculturalisme me diront peut-être qu’il y a plusieurs Quebec maintenant, un qui vit en français et l'autre en.plusieurs langues.En raison de leur mollesse à l’egard de leur identité nationale, les Montréalais francophones ne reussiront jamais à servir de creuset aux nouveaux arrivants, ce que les Américains sont parvenus à faire avec leur melting pot.Il faut une forte personnalité pour intégrer ses immigrants.Les Québécois montréalais rampent, en silence.Même un Jordi Bonnet reprenant Claude Péloquin avec son -Lèits êtes pas tannes de mourir.bande de caves?C'est assez.'» ne les reveillerait pas.Ils se noient lentement dans l’eau douce du multiculturalisme.Je ne veux pas susciter de malentendu: je n’ai absolument rien contre les immigrants.Je constate simplement que les Québécois montréalais ne les intègrent pas.V LE DEVOIR.LE VENDREDI 28 JUILLET 2 0 0 6 A î) DEES Le frère Untel ou l’anonymat d’un collectif ! Un humble frère, comme tant d'autres ANDRÉ GAULIN Professeur émérite.Faculté des lettres, Université Laval et auteur de l’article sur Les Insolences du frère Untel dans le tome V du Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec 1 est assez étonnant de constater que la plupart des analyses faites sur le frère mariste Pierre-Jérôme, de son vrai nom Jean-Paul Desbiens, s’en tiennent en gros à la question du jouai, une notion d’ailleurs mal définie.Cela nous permettrait-il de rester dans des lieux communs?La popularité des Insolences de Desbiens fut-elle due à ce seul facteur?Pourtant, deux essais percutants parus la même année, à savoir Convergences de Jean Le Moyne et le Journal d’un inquisiteur de Gilles Leclerc, n’ont pas eu pareil écho même s'ils signalent aussi le déclenchement de la Révolution tranquille commencée avec la mort de Pie XII et de Duplessis.A-t-on suffisamment pris en compte la critique cinglante du croyant «ensoutané» qui pose ce verdict à propos du «catholicisme petitement et sécuri-tairement vécu», où religion et situation politique sont liées: «À une autorité crispée correspond un peuple qui a perdu le sens, et jusqu’au goût de la liberté.La perte du sens de la liberté est générale» («Crise de la religion»).Un humble frère enseignant Pour ma part il m'apparaît important d'analyser l’effet Untel par le fait que les Insolences vinrent d'un humble frère enseignant, son livre étant d’ailleurs nourri des discussions avec ses jeunes confrères.Car notre société se plaisait à voir ces religieux de l'enseignement comme des «ignorantins» (la littérature ne nous a-t-elle pas donné le triste portrait du frère No-lasque chez Gratien Gélinas?), même quand ils créaient le primaire supérieur, quand ils contribuaient à la création de la Faculté de commerce et de l’Institut de catéchèse de l’Université Laval, quand ils se vouaient à l’instauration de l’Université de Sherbrooke, et à la création du cégep de Jonquière dont on les virait pour les remplacer par des clercs oblats.Si un Clément Lockquell devenait trop visible, on l’avait à l'œil — et ce n’était pas ses confrères qui le surveillaient! — tout comme, antérieurement, l’on offrit à Marie-Victorin, devenu un scientifique notoire, de l’ordonner moyennant une formation théologique rapide, afin qu’Û soit un clerc certifié! Cela nous aide à comprendre pourquoi le frère ARCHIVES LE DEVOIR Le frère mariste Pierre-Jérôme, de son vrai nom Jean-Paul Desbiens.Untel parle des frères maristes, des frères des écoles chrétiennes ou du Sacré-Cœur et autres.comme du cheap labor de la Sainte Eglise, une Eglise québécoise qu’il voyait bien sous la protection titulaire de Notre-Dame de la Trouille! Ce Desbiens-là écrivait: «Le Pater, qui est LA prière, ne demande pas que les choses se conservent; il demande que les choses arrivent.Ce n est pas une prière bloquée sur le passé, c’est une prière projetée vers l’avenir.» L’effet Untel est beaucoup là, à savoir qu’un obscur soldat de l'Eglise se permette d’écrire ce qu'il pensait, sans nihil obstat, sans imprimatur, sans rum permissu superiorum, comme il était d'usage alors, pour produire trop souvent des textes*insipides.Et si son provincial avait l'air de sévir contre lui, c'était par pression «hautement» cléricale passée par Rome, le supérieur général et «très honoré frère» de la maison généralice «punissant» Pierre-Jérôme en l'envoyant faire un doctorat en Suisse.Finalement, le cardinal Léger lui assurait sa protection quand il paraissait à la télévision.Mais le vrai puni dans l’affaire était le supérieur de Desbiens à Alma, le frère Louis-Grégoire alias Martin Blais, requis à Rome, )ui, pour un second noviciat mais vite expédié aux Etats-Unis pour y en soigner! Un certain frère Rosario irait l’arracher à cet exil fou.Des religieux laïcs On le sait mal, les frères enseignants étaient des religieux laies.Jean-Baptiste de la Salle avait même demandé aux plus anciens de ceux-là, ceux du XV1L siècle et ceux arrivés au Canada en 1837, de ne pas étudier le latin pour avoir constaté que ceux qu’on ordonnait dans d'autres ordres religieux cessaient d'enseigner aux pauvres des classes populaires.Ainsi donc, le succès du frère Untel est une revanche de l'Histoire: il devenait célèbre pour avoir ose parler de la langue française en termes politiques.tout en brisant la chape de plomb qui pesait sur le Quebec depuis que l’évêque Lartigue avait condamné les Patriotes et que la Confédération était passée en douce, en partie par couverture épiscopale.Cela, Untel le sent très bien quand il se dit dans les Insolences un «sale oiseau qui salit son nid».11 en a contre une certaine onctuosité de chanoine qui dit quoi dire et ne pas dire.C’est ainsi qu’on peut comprendre pourquoi plusieurs curés avaient interdit la lecture du livre «du petit frère»! Rendre hommage Pour le reste, le Desbiens des Insolences, qui écrit dans Sous le soleil de la pitié (1965) des pages chrétiennes admirables parmi les peu nombreuses écrites dans ce pays dit catholique, pages aussi peu citées que les admirables Croquis laurentiens de Ma-rie-Victorin alors très proche de Pascal (dims Anticosti, par exemple), ce fonceur, cet homme un |xui carré a-t-il mal tourné comme éditorialiste, antisyndicaliste?.C’est là une tout autre question.Pour ma part, je voulais juste, à l’occasion de sa mort, et de celle, récente, d’Urbain Blanchette qui fut aussi mariste.laïcisé et grand mélomane universitaire, rendre hommage aux frères enseignants à qui on a peu rendu justice, ces «corneilles», ces maîtres du français, ceux qui vous apprenaient le chant et la musique, qui lisaient nos auteurs, qui défonçaient le primaire et ouvraient l’instruction aux fils du peuple, souvent malgré tout un clergé, à côté des religieuses qui en faisaient autant pour les filles.D's uns sont morts frères, les autres sont restés le plus souvent fidèles à l’enseignement — Desbiens ne dit-il pas qu’il y a deux sortes de frères: ceux qui meurent avant de sortir et ceux qui sortent avant de mourir?—, mais tous ont formé un collectif inestimable, qui appartient à l’Histoire la plus populaire du Québec.A tous ceux-là que chante Clément Lockquell dans les Élus que vous êtes (1948).salut.Le Canada et le Uban Barbarie d’un autre siècle Mais quelle est cette démocratie qui donne le droit à notre gouvernement d’appuyer en notre nom la mort et la destruction même si la population canadienne est largement contre ?PHILIPPE LE ROUX Montréal epuis que les Etats-Unis ont utilisé le thè-r'V me du terrorisme à l'appui de leur agres-f ¦ sive politique de domination internatio-W nale, le monde est revenu un siècle en I S J arrière.Il est revenu à l'époque précé- 1—.• dant la création de la Société des nations (SDN), ancêtre des Nations unies (ONU).Il est revenu à l’époque où chaque pays se donnait le droit d'envahir ses voisins dans la souffrance et la destruction sous le moindre prétexte.Depuis, on a tordu le bras de l’ONU pour envahir l'Afghanistan dans lequel on n’a pas traqué Ben laden, ancien protégé de la CIA mais on a bombardé le pays, semant mort et désolation pour laisser la population dans un désarroi pire que sous le régime des Talibans.Ces mêmes Talibans qui avaient été mis en place par l’Occident pour bloquer l'influence soviétique dans le pays.Le Canada était complice du soutien aux Tafibans à l'epoque soviétique, et aujourd'hui U fait partie de ceux qui tuent et rasent au nom d’un illusoire mieux-être.Ensuite, cela a été l'Irak, agressé unilatéralement sous des prétextes qui se sont tous révélés être des mensonges (lien avec Al-Qaida.armes de destruction massive).Là encore, on a détruit un pays et ses infrastructures, on a tué, violé, bombardé, torturé des centaines de milliers de civils.Le Canada s’est fait complice de ces atrocités en ne dénonçant pas cet affront à l’autorité de l’ONU, en ne s'opposant pas au viol des traités internationaux, en soutenant par en arrière l’armee étasunienne pour quelle puisse tuer, emprisonner et conquérir.Le tour du Liban Aujourd'hui, c’est le Liban qui est agresse et bombardé parce que deux soldats y ont été arrêtes.Là encore, le Canada s'est rangé du côté de l'agresseur, soutenant l’agression d'un pays en paix par un pays qui ne vit que de la guerre.T ai honte d'être canadien, honte de faire partie d’un pays qui vante la guerre, la destruction et la mort au Beu de semer la paix, la solidarité et le développement Un pays qui prend partie pour celui qui tue ses citoyens.qui fait le tri entre les bons Canadiens (les naturalisés) et les mauvais (les résidents permanents) quand fl s'agit de décider ceux qui auront la vie sauve.Car la vie a une valeur au Canada, mais cette valeur diffère selon votre passeport le colonialisme resurgit des racines canadiennes./ - •: ' v., A* - Z-V".-V*.y •*' SHANNON SI AM.ETON REITERS Des soldats libanais fouillent les décombres de leur camp militaire bombardé par l’aviation israélienne hier à Aamshit, au sud de Beyrouth.Comparons avec Cuba En septembre 1998, le gouvernement des Etats-Unis a fait arrêter cinq Cubains qui avaient infiltré des reseaux terreristes pour empêcher des attentats anti-cubains, comme celui qui en août 1997 à tué à la Havane le jeune Montréalais Fabio Di Celmo.Ces cinq Cubains ont passé jusqu'à 17 mois en cellule dïsolement et sont maintenus en prison même si la justice étasunienne (Cour d’appel d’Atlanta) et le groupe de travail sur les détentions arbitraires des Nations unies ont déterminé qu'ils avaient été condamnés dans un procès inique.Est-ce que le Canada soutiendrait un bombardement des Etats-lTnis par Cuba au prétexte que cinq •soldats» cubains y sont séquestrés depuis huit ans' Est-ce que le Canada estimerait que raser la Floride serait une réponse mesurée de Cuba au ter- rorisme anti-cubain qui sévit a Miami et qui a déjà fait plus de 3000 victimes dans nie?Non, bien entendu, Cuba esl un pays qualifié de non démocratique, et n'a donc aucun droit selon nos autorités diplomatiques Mais quelle est cette démocratie qui donne le droit a notre gouvernement de soutenir en notre nom la mort et la destruction, même si la population canadienne est largement contre?Heureusement que Cuba ne bénéficie pas de cette arrogante démocratie; c'est probablement pour cela que Cuba n'envoie pas de bombes, ne seme pas la mort mais envoie plutôt a travers le monde des médecins (301)00), des professeurs et des entrai-neurs sportifs pour semer la santé, la paix.l'alphaboUv me.les seules armes qui permettront d'en finir un jour avec la barbarie des Etats-Unis et de ses valets canadiens et israéfiera („.] Pascale Navarro Le temps, c’est de Fart I__ | e milieu des médias esl probablement le plus imperméable à la «lenteur», cette I tendance qui fait les beaux jours des li-I i brairies (à commencer par le succès du 1 J livre Éloge de la lenteur, par exemple, tou-i_ii„imI joups en tète des palmarès de vente), mais pas nécessairement des journalistes! Cette façon de voir le monde et notre mode de vie a peut-être la cote, mais quand il s'agit de l'appliquer à soi-même, c'est une autre paire de manches.C’est ce que je me disais avant de partir quelques jours me reposer, de me couper du reste du monde et surtout de l'actualité (toujours une séance de torture!).L'une des manières que j'ai trouvées pour décrocher siuis perdre mon temps, c'est de plonger au milieu des œuvres d’art dans la nature.C'est exactement ce que je fais quand je me rends aux Jardins de Metis, un endroit magique, que j’aftectionne partial fièrement pour ces jardins d'artistes, toujours dispo ses au fond du site, au bord du fleuve.Chaque fois que je suis dans le Bas-SainMauront, région que j'adore, je vais voir ce qu’ont inventé ces originaux paysagistes pour allier la nature à l'architecture et à l’art contemporain.J'ai vu là des installations et des montages superbes, inédits, qui réinventaient chaque fois la notion même de paysage et ta conception d’une œuvre d'art.I In jour, j'irai aussi à Joshua free, on Californie, me plonger dans les High Desert l ests Silos, un pare en-tièivmont destiné aux al tistes qui érigent des œuvres en plein désert.Depuis quelques années, les amateurs d'art peuvent aller observer ces sites, et être accueillis dans ce lieu etnuigr et attirant (pour une visite virtuelle, allez sur http: Vwww.highdeserttestsites.com).Bon, j’ai l’air mi peu romantique, mais je garde de si beaux souvenirs de ces découvertes que je taisais enfant, que j'ai envie de vous en raconter un.Je me rappelle que c’est dans un festival d’été que j'ai entendu, pour la première fois, je devais avoir 10 ou 11 ans.les fameuses Voix bulgares.Mes parents nous emmenaient en promenade mon frère et moi, et l'on s’arrêtait au gré des événements; cette fois-là, j’étais émerveillée d’entendre ces chants si différents, de voir ces costumes colorés et vibrants.On aurait dit que je découvrais le monde à travers un simple chant.J’ai eu le même sentiment d'envoûtement en fréquentant le Domaine Forget, plus Agée, lorsque j'écoutais un concert donné par un jeune guitariste inconnu ou que j'assistais à un atelier chorégraphique de la nouvelle compagnie des Ballets Jazz de Montréal, alors en résidence, et (pii créaient une œuvre sur Jackie’s Strength, une très belle chanson de Tori Amos.Pour moi, ce sont des images et des sensations impérissables.C’est peut-être à cause du rythme qui ralentit, mais l'été se prêle toujours bien à ce genre d’initiation artistique.et aux nouvelles expériences.C’est encore au gré de vacances estivales que j’ai découvert en France, à Hyères, la magnifique Villa des Noailles: une résidence art déco, bâtie au début du XX’ siècle, surplombant la mer Méditerranée, qui avait appartenu à un couple de mécènes, amis d’illustres artistes, [larmi lesquels Picasso, Man Ray et Bunuel, dont ils finançaient les projets.U‘s Noailles, qui fréquentaient aussi Mies Van der Robe et le Corbusier, ont finalement demander à l’ar chitecte français Robert Mallet Stevens de leur dessiner une «petite maison intéressante a habiter», selon les mots de l'historien de l'Association Villa Noailles.Ces gens riches, amateurs de tous les arts, et |>ar liai fièrement des peintres et photographes surréalistes, souhaitaient faire régner l'esprit moderne dims leur demeure; ils ont fait creuser une piscine, construit un gymnase* 1, un golf miniature, et acheté des œuvres de Giacometti pour orner leurs fameux jardins cubistes.Aujourd’hui, cette Villa, classé1 monument historique depuis 1975 (la célèbre propriétaire esl morte en 1970), est un musée, une galerie, et se consacre au design et a la promotion des arts visuels, entre autres.la visite de cette maison fut émouvante tant notre guide connaissait chacune des rencontres et chacun des artistes qui avaient hanté scs murs.On retrouve tout l'esprit de cette éixxiue dans une biographie de Marie-Laure de Noailles (Marie iMure de Noailles, Im Vicomtesse du bizarre, de Laurence Benairn.livre de poche).J'ai ressenti le même plaisir au Château Dufresne, édifié ici a Montréal, ou plus précisément dans l'ancienne ville de Maisonneuve, au coin des rues Sherbrooke et Pie-IX: une construction des frères Marius et Oscar Dufresne, qui leur avait coûté un million de dollars en 1915, et qui abrite des collet fions de peintures, de meubles et d'objets d'arts décoratifs d'une grande richesse.Une histoire que l'on retrouve dans la saga romanesque de Pauline Gil, Im Corde/nniere (VUi) Bref, je me sens moins coupée du monde, pendant mes vacaiK i-s, quand je sais que je [jeux voyager dans le temps ou dans l'imaginaire de créateurs El en plus, je reviens toujours chez moi avis un peu plus de peut sion [XAir le métier, et pour l'art Ecrivez-nous! Ije Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page Ifs commentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné 1’abondara e de c ourrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à HfXX) caractères (y compris les espaces), ou 1KX) mots Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur Nous vous encrairageons a utiliser le courriel (rrdartum^Uednxnrctmi) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n'oubliez pas d’indiquer vos coordonnées completes, y compris votre numéro de téléphone VtQUWn DC DKVOIK LA REDACTION Jourraiatt1* a rtnfr*rmaDon aén&rtàe et «etrtspofatam** Or*ki féaftar* aétetm a* dtrrrtnir 4» l ntM-manerw Jeanf* Cormeau a^atm mmntrtpai* féfum tfetpèm Mare- AnAr** Cht*jirm4 •éémeatvmi Joaé# Hoüm* 'iéuonaitit* rttpomabir 4t la pag* lié**) Brian MyW (Mtaf ft tig its é* sacuU f dâimxlrw Cawchy Jean thon.Loeit-GiftM Francflevf rnnrrm**m*9î Benoit Munger 1 mponsaPif dm ttU Inunifl) i.aurmrr Claeel jeaft-Onfltasme Dvtnoart lee/mmu Internet) Itafeefte Par# Lmum* Kkari Soncj ((.mlimrt/ PtvBn* Oraael (tritnew ; Michel Carneau (cërscatmrtttr) .Diane Précoart rtsponutklt its pagts r*/m«rtfftrs Martin Ducio».Michéle Malenfaiu et CTtî»’ ne Dvmaae* ‘rtitrftmn Per»ee Léo Gui mont et Üxerge PaqviB Ittlttitats lartamérairfi) jaeqaet Orenier et Jacq«e« Nadeaa tjèaaqfnBpàis), è rinfnrmaboci cultwrefle Michel Belaa {'Pkéatrt tt aukse* CafcwL jubé Carpentier (pmpttrt P»ui Beonm •pmpttrr 'a*um tpenamx «s cwttwrris dm week-end -aephar» Raiïkrferjc, reporter Paul Caothon 'mffkat ( arofm* Moertjm» (Ummf.tJfÎÊk Trrmbity Fré«n»eae Canttra.Kkharri De» C ortraer».léonaèd Ftfeoe Yanrudi Morm.NMhab» Zemmrj» Ofceiee Zaada INPfJRMATKjl ’E Yawrti Martel
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