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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2002-07-27, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.L E S S A M EDI 2 ET DI M ANCHE 28 JUILLET 2 0 0 2 FESTIVAL DE TROIS Menu à cinq services Page C 3 CINÉMA Never Again Page C 4 ?LE DEVOIR ?# •» ^ ¦ ¦ ISABELLE CLÉMENT Muz on aux Franco Sur les rails de la rime, durap et du rythme Les 14‘* FrancoFolies de Montréal sont l’occasion d’un retour attendu.Il y a une mèche que nous n’avions plus entendu parler, vous et moi, d’un des plus beaux fleurons de la scène hip-hop québécoise.Voilà que Muzion se prépare, lentement mais sûrement, à lancer une suite à son fantastique Mentalité Mourne Morne, lancé il y a trois ans maintenant.Aux FrancoFolies, le quatuor de Saint-Michel-Montréal Nord testera pour la première fois ses nouveaux morceaux.La barre est déjà haute, elle pourrait être de nouveau dépassée.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR De fait, on aurai volontiers parlé de «come back» dans le cas de Muzion.Parce que, franchement, l’impression nous tenaillait que, depuis un bon bout de temps, le groupe, qui avait fait plus que bonne impression en 1999-2000 — avec un trophée remporté du côté des MIMI (le gala de l’underground), puis un autre remporté du côté de l’ADISQ, en plus de 20 000 unités écoulées —, se faisait tranquille.De «corne back», dans cet article, il aurait été fait mention si le groupe lui-même n’avait pas été plus vite que nous.C’est que, dans une nouvelle version du Concept, que nous avons eu, avec sept autres titres, la chance d’écouter avant tout le monde — en fait, pas tout à fait tout le monde, il y a bien quelques amis du groupe, quelques ingénieurs du son, quelques producteurs qui ont dû se rincer l’oreille avant nous, preuve que nous ne sommes pas si privilégiés que ça —, eh bien, dans cette pièce critique à souhait, Muzion prend de l’avance sur ceux et celles qui voudraient lui mettre de la pression sur les épaules à la suite du succès plus qu’amplement mérité du premier album.Dans Le Concept — le titre est déjà un programme en soi, un commentaire sur tout ce qui autrefois portait le nom de produit et qui aujourd’hui se voit affublé de celui de «concept» —, le groupe repousse du revers de la main ceux qui chercheraient à capitaliser sur le «buzz», comme ils disent, de leur «come back».Gros-Jean comme devant, le chroniqueur.Lors d’une rencontre cette semaine, boulevard Saint-Laurent, tout juste après une séance de répétition, ils ont bien rigolé, les Muzion, lorsque le scribe en question leur a dit avoir eu l’impression d’avoir été baisé à l’écoute de la future galette.Il fallait maintenant suivre une autre avenue.Notez qu’on avait déjà envisagé d’écarter cette piste pour le moins facile.C’est que, si l’on vérifie, dans les journaux ou sur Internet, le nombre de fois que les membres de Muzion ont fait des apparitions publiques, dans les écoles, sur scène ou sur d’autres albums, on se rend compte que personne n’a chômé dans le groupe, qui depuis un bon moment déjà ne fait que ça, s’investir dans la musique et par extension dans le communautaire.J.Kyll, celle qui a mis de côté ses études en droit pour se faire un nom dans la musique, a signé un texte mémorable pour une des pièces de Sylvie Paquette.Bon, J.Kyll et sa bande — Dramatik, LD One et Imposs, celui qui a raccourci son ancien surnom de Impossible —, on savait qu’ils possédaient une écriture à rendre jaloux bien des scribes.Leur amalgame de français, de créole et d'anglais, un slang bien à eux, a un impact qu’il ne sert à rien de nier.Ce qui est peut-être moinfe connu, c’est l’implication sociale des deux filles et des deux gars qui forment Muzion.Iæ communautaire, en effet, est la force de ces bonnes gens qui revendiquent une appartenance à la culture de la rue.Muzion aime passer le micro à des potes de la scène underground, d’où lui-même émerge: c’est là une forme d’implication.Mais les membres du groupe rencontrent aussi des jeunes à l'école, pour les amener à l’écriture.C’est ce qu’a tait J.Kyll dans le cadre du projet District 67.Pendant des semaines, J.Kyll et l'écrivain Rodney St-Eloi ont conduit une dizaine d'ados rebelles de Saint-Michel sur les rails de la rime, du rap et du rythme.Le groupe s’implique également dans la Dynastie des Mor-niers, la grande famille étendue de Muzion, qu’on retrouve sur la compilation lU’Ugal (sur le label TNT).Sur l'album encore à paraître, les beats proviennent tous de collaborations montréalaises, comme Dave One, Ron, Similak, les frères Courcy, à l’exception d’une collaboration avec Majestic, du collectif marseillais IAM, qui fait régulière-mept la navette entre Montréal et la France.A voir cela, on se dit que la situation est meilleure aujourd'hui pour le groupe que lorsqu’il a émergé sérieusement en 1999, appuyé par le major BMG.Tout de go, cependant, en chœur, le groupe nous affirme qu’en pensant cela, on se met le doigt dans l’œil: «C’est pire.» Et J, Kyll d’expliquer: «Avant, il y avait une espèce d’illusion.Quand il y a une illusion, you wanna make it.Tout le monde ensemble, on cherche à atteindre un but.Aussitôt qu’il y en a un qui réussit à atteindre un certain niveau, qui déplace les autres, même s'il le fait pour tout le monde et pas seulement pour lui, les gens peuvent être jaloux.C'est la mentalité basket of crabs.On te "tire back" où t’étais avant.Depuis que Muzion et Sans Pression ont lancé chacun un album qui a connu du succès, tout VOIR PAGE C 2: MUZION C 2 I- K U E V » I R .L E S S A M E D I 2 7 E T I) I M A N C 11 E 2 8 J II 1 L L E T 2 0 0 2 Culture SUITE DE LA l'AGE C 1 le monde veut notre place.Maintenant, l’espèce d’unité qui existait a disparu.C’est chacun pour soi.C'est la course pour qui va arriver en avant.C'est laid.» Générateur Le but de Muzion n’est pas de sauver le monde.Dramatik soutient que «ce qu 'on fait, c’est pour qui veut l’entendre.On le fait pour nous, et pour partager avec les gens».J.Kyll rappelle qu’«e« n'est pas des superhéros», ce que Imposs confirme aussitôt: «On ne s’est pas donné comme mission de sauver la planète.» Selon J.Kyll, «si on fait ce qu 'on a à faire, et qu’m le fait bien, ça aide.On encourage les groupes qu’on aime.C’est un beau geste.Ce serait prétentieux de parler pour tout le monde.» Muzion s’est retrouvé dans le collimateur de ceujc qui espèrent être à leur place.A force de travail, le groupe s’est retrouvé en France, a été remarqué par la division Rap de Warner, puis s’est rendu jouer au Zénith.Mais là encore, les radios n’ont pas daigné s’intéresser à leur musique, malgré le pouvoir d’évocation de La Vi Ti Neg, qui aurait dû jouer partout.Ceux qui ont aussi assuré la première partie d’Eminem à Montréal ont affiné leur approche au contact des gens de l’industrie.«En général, je dirais que ça s’est bien passé, résume Imposs.On a quand même tourné en France, un mois straight en tournée avec 4 My People, qui est quand même bien établi là-bas.On a appris ctmment jmer la gig, comment l’industrie fonctionne.U rap est encore jeune ici; il faut se battre pour ouvrir les portes, c’est pas donné ici encore.Avec toute l’expérience qu’on a acquise sur le premier album, durant trois ans, on est beaucoup plus prêts.» Sur le plan musical aussi, les choses se passent bien.Sur le prochain disque, Muzion a renoué avec les frères André et Martin Courcy, déjà impliqués dans la réalisation de Mentalité.MUZION Moune Morne.Et, le succès aidant, le groupe a désormais les coudées franches pour faire ce qu’il veut.Mais «ce qui compte, c'est de faire ce que nous voulons faire, avant de le donner aux autres», tient à ajouter Dramatik.Imposs rappelle que nombre d’artistes ne «poussent qu’un album et disparaissent.Nous, on pousse une carrière.On est là pour rester».Pourquoi U Concept?Imposs: «La première chanson qu’on a faite ensemble, c’est Le Concept.Depuis, on est rendus à la quatrième version.On a fait des tounes qu’on était sûrs de voir passer à la radio et qui n'y ont pas passé.On voit qu’il y a encore une mafia qui nous bloque.Sur cette chanson-là, on raconte qu’on ne peut pas seulement blâmer l’industrie.Il y a beaucoup d’artistes qui tiennent tout pour acquis et qui pensent que ça va marcher facilement, sans efforts.Il y a aussi les radios communautaires qui font jouer à peu près n’importe quoi.Il faut être plus sélectif.Fin même temps elles nous font vivre, en même temps elles nous tuent.» Entre business et création, le cœur de Muzion balance.Dramatik soutient que faire carrière, «c’est l’équilibre entre, être capable de dealer avec la musique, son âme, son soul et avoir de l’organisation».De ce côté, comme avec la poésie réaliste qu’ils écrivent, les Muzion ne se racontent pas d’histoire.«Nous, à la base, si on fait cette musique-là, reprend Dramatik, c'est pour dénoncer les problèmes et ouvrir des portes.C'est une musique qui est assez jeune au Québec.Je pense qu’ici, c’est l’équivalent des années 70 et 80 aux States.» L’habituelle opposition entre producteur indépendant et major, à leurs yeux, ne tient pas pour ce qui est du hip-hop: «Dans la situation où est le hip-hop au Québec, major ou indépendant, ça revient presque au même.Ijc major a plus de cash à sortir de ses poches.Mais tout le monde se bat pour essayer d’avoir une place, pour essayer de construire une scène.La scène est encore peu développée.» Difficile à faire, le dernier album?«Sincèrement, oui», admet le groupe en éclatant d’un rire complice.«Les gens ont des attentes, tu ne peux pas aller en bas du premier», selon Imposs.Après une seule écoute, rapide, de versions non mixées de huit des nouvelles pièces, on peut dire sans conteste que la barre a été relevée.Après avoir été sombre, Muzion devient plus mélodique, ce qui était latent dans le premier opus.Par la force des choses?«A force de faire des shows et de voir comment les gens réagissent, on a précisé notre son.L’album est au présent.Le premier album est un genre de prélude, avec des textes plus pensifs», analyse Dramatik.«On a voulu montrer un autre côté de Muzion.S’il y a une chose qui est remarquable sur ce disque, c’est qu’il est plus diversifié», concède Imposs.De fait, Muzion ne s’adresse pas seulement à «la Street».En cela, le groupe évite autant que faire se peut les langages trop exclusifs: «Le slang sert à s'exprimer dans son hood [quartier]», explique Dramatik, mais d’y recourir provoque l'isolement En une seule écoute, malgré des versions qui manquaient de relief vu la production encore embryonnaire du disque, on est déjà à même de dire qu’il se passe de grandes choses sur cette galette.De très grandes choses, notamment une relecture d’un classique antillais, Min Malad Yo, pas piqué des vers.Et Muzion a décidé de s’en tirer sans compter sur les radios pour les soutenir, même si les amateurs de hip-hop sont plus nombreux, du moins du côté des Américains.Mais ça, c’est une autre histoire.Pour l’instant, on les verra tester les nouveaux morceaux jeudi, au Spectrum.En attendant la sortie du disque, prévue pour le 22 octobre.Céréales, sexe et rock’n’roll Pour les FrancoFolies, les Porn Flakes traduiront party en surboum JUIL_LGb; BU 3 août BOOB 14" édition MTOOL DE MONTREAL uuujuj.i=r ancoFOLies com HORAIRE DES SPECTACLES EN SALLE Spectrum Bu«*-CtaWi»irir>» OuetîT t k\I V invité» ¦ÏA MANfTT* WORKMAN •t pluniwur» autre a.n demain LES DIVANS SPÉCIAL FRANCOS JIM CORCORAN SS JUILLET NICOLA CICCONE SINCLAIR 3 AOÛT Balle Wilfrid Pellotiar PteOadeeArUs, U.lajJ.l) O® CKAC730 170, Ste-Catherin© Ouest LES ÉVÉNEMENTS FORD ESCAPE Direction artistique MAXIM MARTIN «t mte» en ecène MonL.airot.MARIO M LC HAT FRANC* D’AMOUR CLAUOK L*ve'U.«« MARft-JO THÉRIO BBBae CANIA MARW-RICR MKNM4ULT nicola aiBoaiec ROaSRTCHARLKROiB N'A"A TReiyiot-AY N VENU HOMMAGE A BÉCAUD 31 JUILLET LA GRANDE SOIRÉE COUNTRY S AOÛT SORTIE DE FILLES LYNDA LEMAY Club Bada St-Oaiirw rJii 5> VIVE LA FRANCE !!! iMJèl l si» «KH OICK ANNEGARINI OOtMIÉœ PARTIE MIRO a ET 3 AOÛT ElNJZO ENZO 27 ET 28 JUILLET 3T JUILLET ET T AOUT CMARLEBOIS DOUX SAUVAGE DAIMS L’IlMTIIVirrÉ DU CABARET ET?et 31 juillet, 1*, 2 et 3 août Cabaret Mualc-Hall, Bin SbUmr»™ CaSS») OTTV les nuits ZX3 de ford focus MfttropoH ¦ > Il I I LE RARTY DES LOCO LOCASS FRED FORTIN SOLO PAOLIARO ET DOMINIQUE A.SOLO LES RESPECTABLES* T1" AOÛT ® e AOÛT JUILLET LES JAMS AVEC LUC DE LARDCHELLIERE SES MUSICIENS ET .DES invités ! arTV 37.SB, 31 juillet, B et 3 août Au Café Hydro-Québac du Momimenb-National 11B0, B< Bpaotrum ¦fa, BtULCrttH HIP RAP ROCK C* Guérilla DEMAIN * ERRATUM mMÉt-ir W eet Contrairement A M qui eet indiqué dene le programme complet dee 14" FrenooFollee de Montréel, le prix dee Wllete pour le epeotede de Venn Tloreen » MndSatv* 8K£ ~*o 3I|B0 ¦ i*'Km 1490 et le prix dee bWete pour le epeeteele de PegUaro et Lee Peepecteblee > vWrterfClUJT è.OOK AiVK* ri «loot do IS^IO •int'vr H9CS1 Noue noue oxeuoone pour tout Inconvénient que eee erreurs peuvent entroiner.Billets en vente à loue loe comptoire Admlaeion www.edmleelon.com (8141 780 1848 ou 1 800 3614888 Au Spectrum www.epentrumdemontreftl ce (814) 861 8B8i À le Pince dee Arte www.pde.qc.on (814) 848 8118 Au Club Sodé (814) BBS 1010 Au Ceberat Mualc-Hall (814) 848-8014 Monument National (814) 871 8884 Laa PrancoFolIaa da Montréal è !• porté* d» tou* I FBpactaolxx è prix RrancoFoux v ’ (d* B,CO 4 A IA.SO 4 +- ou Bitlats Qratulta ;*Twt(JVr idw • t»UL' J• ».• i** «iy»'»*.h i'x».• (Buaneied limita» ?Radio C.n.d.?t Canai HT VHIé do Montréal Québec! SYLVAIN CORMIER Au bout du fil, c’était frappant, Dan Georgesco parle comme Pag.Contact simple et sympa, débit pas pressé, mais avec le ton un peu étonné de celui qui se demande ce qui l’amène à l’autre bout du micro.Comme si c'était hors contexte, superflu.Pourquoi causer quand on peut jouer de la guitare?Et que dire des Porn Flakes sinon que c'est un «p’tit band de chums» où l’on joue du rock’n’roll pour le plaisir entre les engagements?Si on en cause, de fait, c’est parce que l’affaire du «p’tit band de chums» a pris de l'ampleur.Mé-chamment.Après tout juste deux shows, le Rock 'n ’Roll Orgy 1 en mars au Nouveau Club Soda et le Rock ’n ’Roll Orgy 2 en mai au même endroit, voilà que le party des Porn Flakes est téléporté sur la grande scène extérieure des FrancoFolies de Montréal, dimanche 28 juillet à 21h et à 23h.Vertige?«Quand Laurent [Saulnier, programmateur en chef des scènes exté- DE MONTREAL rieures aux Francos] m’a envoyé un e-mail pour savoir si ça nous tentait de faire la grosse scène, j’ai dit: ayoye! Nous autres, ç’a commencé parce qu’on trippait ensemble, c’est tout.» Trippeux patenté depuis les beaux jours de Too Many Cooks, Georgesco n’est pas de ceux qui se laissent facilement démonter.Ses Flakes et lui ont dit oui.«Tant que ça reste le même fun, pourquoi pas?» Les Porn Flakes, c’est Georgesco et Mike Plante, autre ancien des Cooks, aux guitares, avec Maurice Soso William à la basse fie pan de mur derrière Bigras) et l’ex-Zébulon Alain Quirion à la batterie, plus des invités sans compter.Au Soda, cela se passait à la va-comme-j’te-joue: sofa sur scène, chansons improvisées sur-le-champ, va-et-vient des invités selon l'humeur, les Flakes s’envoyaient du Rolling Stones et du Led Zep avec vigueur et entrain, inventant un formidable concept au passage: le karaoke pour pros, sans téléprompteur.Les mêmes invités ont été conviés rue SainleCatherine, question de justice: «Au Soda, il n’y avait rien de prévu, les invités s’invitaient eux-mêmes, personne n ’était payé.Là, comme on a un petit budget, c’est cool de pouvoir donner quelque chose à ceux qui sont venus tripper avec nous autres les premières fois.» Lulu Hughes y sera, bien sûr (trois des Flakes l’auront accompagné sur la même grande scène jeudi), mais aussi Polo, l’ex-Frère à ch’val, ainsi qu’Elizabeth Diaga: «Je ne sais pas si elle va reprendre son personnage de Super Slut.de dire Georgesco en rigolant Francos obligent, le répertoire sera franco.à la Porn Flakes.«On va faire Les Cactus de Du-tronc, mais avec des riffs de Sunshine Of Your Dive de Cream mélangés dedans, ou Louise de Pag, avec un peu de Brown Sugar.C’est le même esprit.» Et si l’éventualité de plus en plus probable d’un disque se concrétise («C’est épeurant comme ça va vite dans la business, ici.»), les Flakes seront intraitables: lâchés lousses ils sont, lâchés lousses ils demeureront «Ce serait cool, un disque, mais seulement si on peut l’enregistrer live, la même affaire.» Pas question de sessions en studio.«On en fait tous déjà assez pour d’autres.Ça, c’est notre récréation.» Deux heures de récré le même soir: ces gens-là sont inscrits à la bonne école.Et voici «la [blip] de gig»! BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Le moins que l’on puisse dire, c’est que le trio de rappeurs Loco Locass ne manque pas d’ambition.Profitant de ce que les FrancoFolies les invitaient de nouveau, leur donnant carte blanche de surcroît le loquace trio a décidé de remercier et de brasser ses fans en organisant une mégafête.Pour clôturer la tournée Manifestif avant de se retirer dans les méandres de la composition d’un prochain album, Loco Locass a rien de moins que l’ambition de rejouer la carte de L’Osstidcho, version 2002.«Ce concert pourra être vu comme une refonte de L’Osstidcho: on pourrait appeler ça “la ta-barnak de gig” pour l’occasion», s’est aventuré à dire Batlam en milieu d’entrevue.Rien de moins.Peut-être bien qu’ils auront raison.Loin de s’asseoir sur leurs lauriers — ils auraient pu se contenter d’un petit concert boboche qui aurait tout de même pu être stimulant —, ils se sont donné la peine, les trois verbo-moteurs.Ils annoncent même un spectacle marathon avec des apparitions de divers invités, de la poésie, du rap, bref, une version revue et augmentée de ce qu’ils savent faire le mieux: manifester sur le mode festif.La liste des invités montre que des amitiés, Loco Locass en cultive plusieurs, et des pas piquées des vers: Pierre Falardeau, Fred Fortin, Urbain Desbois, Free-worm, Mononc’ Serge, Les Frères Diouf, DJ Pocket, Zuru-ba, Alain Lamontagne, le jeune MC Séba, Kra-Z-Noize, Stéphane Moraille (une des chanteuses de Bran Van 3000) et Simon Claude.En plus de tout ça, il y aura d’autres invités, des surprises.«On a plus d’amis qu’on a d’argent, lance Biz.Sans blague, on s’est demandé ce qu'on ferait avec les invités.Fallait-il inviter des gros noms four flasher et remplir la salle ou inviter des gens de nos amis qu'on respecte?» Tout considéré, il s’agissait à tout prix, pour Loco Locass, de ne pas faire l'unanimité artistique en établissant la liste de ceux qui allaient être conviés à cette «orgie musicale».«Musicalement parlant, poursuit Biz, c’est une revue de tout ce SOURCE FRANCOFOLIES Le trio de rappeurs Loco Locass a rien de moins que l’ambition de rejouer la carte de L’Osstidcho, version 2002.qui se fait à l'heure actuelle sur le globe.» Mais bon, ce ne sera pas la première fois que le Biz exagère, bien qu’il jure cette fois-ci ne galéjer qu’à peine.«Ce qui est le fun dans ce show-là, relance Cha-fiik, c’est que ça va être varié.Il va y avoir un effet zapping.C’est un show de rap, mais plein de tounes ne seront pas du rap.» Chafiik rappelle que Loco Locass est un groupe rassembleur qui valorise les mélanges de musiques.«Même s’il y a plein d’invités, chaque invité s’intégre à la pâte de manière admirable.» Les trois fous du roi jurent n’avoir jamais travaillé autant en vue d’un concert.Malgré la diversité évidente des gens en présence, ils croient dur comme fer qu’une forme d’homogénéité sortira de cette aventure d’un soir.«Il va en résulter quelque chose de cohérent, une sorte de synthèse du Québec contemporain», résume Biz.Ça reste à voir, surtout lorsqu’on songe à un Alain Lamontagne qui va servir son folklore à la sauce rap.Loco Locass soufffe-t-il de mégalomanie?Pour Batlam, la relation avec L’Osstidcho semble évidente.«Il va aussi y avoir des monologues.Comme on a toujours pensé, Manifestif, c’est aussi la parole.Il y a un mélange de musiques et de propos pour commu- niquer le Québec d’aujourd’hui.Evidemment, ça fait que c'est politique encore une fois.Mais la politique, ça peut aussi être un [blip] de bon buzz.» «Mais plus que jamais, c’est me extrapolation de ce qu’on essaie de faire depuis le début, précise Cha-ftik, le plus musicien des trois.Une parole politique qui rend le monde heureux, suivie d’un beat ou accompagnée d’un beat.» Cette dimension est d’autant plus urgente, pense Biz, que la morosité actuelle qui ronge la scène politique ne semble pas vouloir en démordre.«Les gens soupirent profondément dès que le mot “souveraineté” est prononcé dans une conversation publique.Ça n’a vraiment pas la cote.Les gens disent que le PQ est à jeter aux poubelles.En plus des scandales financiers, Grou-paction, Ac Pen qui passe en France.Il y a un cynisme ambiant.Il faut être d’autant plus festif que les gens badtripent.» Le concert est pensé tel un film.«Il y a presque une histoire», révèle Chafiik, enchâssée entre les percussions et les discours.«On crée des associations qui font que le jeune qui voit ce show-là ne va pas se dire que la politique, c’est plate.» Loco Locass est forcément heureux de voir qu’on lui a donné les moyens de ses ambitions.Pour la première fois, des projections vont accompagner la prestation du groupe, une partition visuelle qui prendra de l’importance au fur et à mesure qu’avancera la soirée.«C’est un méta-message.On a travaillé avec des projectionnistes», indique Biz.En matière de quantité, c’est de loin le plus gros show que Loco Locass ait jamais réalisé.Conscient du privilège qui leur est accordé, Chafiik reconnaît que peu de groupes au Québec ont eu l’occasion de se faire donner les rênes d’une aussi grande production.Au total, plus de 50 musiciens, dont 30 percussionnistes, sont attendus.C’est dire.En plus, il faut s’attendre à plein de nouvelles tounes.Du jamais vu dans l'univers de Loco Locass, son concert le plus risqué, selon l’avis du groupe.Et la mise en scène n'a été confiée à personne: ni à Mouffe, ni à René-Richard Cyr.Ce soir au Métropolis à 21h.Carburer à deux têtes BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR En quelques mots, l’enjeu pour la formation rap-métal Guérilla aux FrancoFolies est de renouer avec son public après avoir vu son visage passablement modifié l’an dernier.«Plus question de reculer», clamait le titre du second album de la formation originaire de Sherbrooke; il n’a pas été question de baisser les bras lorsque leur chanteur Stéphane MacKen-zie a décidé de laisser le groupe.Aux Francos, Guérilla arrive avec ses deux nouveaux chanteurs, pour le second concert à date de sa seconde vie.C’est ainsi que Guérilla arrivera sur scène avec deux nouveaux chanteurs plutôt qu’un, chacun incarnant une des faces du groupe dont les textes sont reconnus pour leur charge politique et sociale.Patrick Vidai, alias Pee-Boy, de la formation Livin’ Omies, prendra en charge l'aspect rap, alors qu'Antoni Boluda, chanteur- batteur de la formation Nucléik, interprétera les partitions vocales qu'impose l’esthétique métal de la formation.«Avec les deux nouveaux chanteurs, on a commencé un peu avant Noël à écrire les nouvelles chansons et à remonter les vieilles.Im composition est différente, comme la vision des chansons.Certains textes qu’on pouvait trouver longs à l’époque le paraissent moins avec deux chanteurs.On se met moins de limites», explique Janick Lavoie, qui continue de se charger de représenter le groupe auprès des médias.Plusieurs nouvelles pièces se sont ajoutées déjà au répertoire de Guérilla.«Certains textes ont été proposés par les deux chanteurs.L’engagement politique ne change pas, ce sera encore sociopolitique et historique.Ce qui change, par contre, c’est la façon dont les textes vont être placés», ce qui importe pour un groupe qui débite les textes au profit du rythme.Par exemple, «Antoni joue dans un band ska-punk assez mélodique.Il a une manière complètement différente de composer que nous, il ajoute un côté mélodique qu’on n’a jamais trop eu dans Guérilla».Pas question de reculer, donc, du côté de Guérilla.Au contraire.Signe des temps, Lavoie parle même «d’ambiances» qui pourraient inspirer la formation, par opposition à des «styles particuliers».«On essaie juste de donner une touche particulière à chaque chanson maintenant.» Lavoie parle aussi de plus d'exploration au niveau de l’instrumentation, des changements de textures de guitares, qui ouvrent à de nouvelles directions pour le groupe, qui a toujours maintenu une direction rigide de ce côté.A nos yeux, cela augure bien, d’autant plus que Guérilla nous avait impressionné sur la compilation Désunifoliez-vous, parue au début de l’an dernier, la dernière composition des guérilleros qui soit venue à nos oreilles.Au Spectrum, avec la formation française In Vivo, ce soir, 23h.a LE DEVOIR.LES S A M EDI 27 E T I) I M A NOUE 28 .1 lî I L L E T 2 (I O 2 Culture Festival de Trois JULIEN SAUCIER LE DEVOIR La directrice générale et fondatrice du Festival de Trois, Anne-Marie Alonzo.Menu éclectique à cinq services Gastronomie, violon tzigane, Rembrandt, Duras et Dubé sont au programme SOLANGE LEVESQUE Mieux établi d’année en année auprès de son public, le Festival de Trois inaugurera sa 12'' édition lundi prochain, le 29 juillet à 20h, sous la présidence d’honneur de la dramaturge et comédienne Sophie Faucher, qui rentre d’une tournée européenne avec sa pièce Apassiomda.Après le départ l’année dernière de Béatrice Picard, qui a assumé avec dynamisme la direction artistique pen-dant plusieurs années, sa directrice générale Anne-Marie et fondatrice Anne-Marie Alonzo a pris en Alonzo avait charge, de façon intéri-maire, le contenu du 1 impression festival 2002.L’événement estival annuel Que> 81 propose cette année en- „ foUait core un programme original composé de nlaicie cinq soirees, cinq lun- r dis où le théâtre, la lit- eJIe ferait térature et la musique se croisent.Elle a déjà également trouvé un nouveau directeur artistique dont plaisir aux l’entrée en fonction est prévue pour l’été pro- spectateurs chain: «Je voulais choisir quelqu’un qui plaise à l’équipe du festival et à qui le festival plaise également, explique Anne-Marie Alonzo.C’est pour quoi nous sommes très heureux que le comédien Marcel Pomerlo, qui a souvent travaillé avec nous, ait accepté de prendre le festival en main à notre invitation.» Faire plaisir Cet été, Anne-Marie Alonzo avait l’impression que, si elle se faisait plaisir, elle ferait également plaisir aux spectateurs.«Marcel Pomerlo signe justement la mise en lecture de la première soirée intitulée Iss écrivains dans leur assiette”, une soirée très ludique alliant littérature et gastronomie, puis- qu’elle est consacrée à de grands auteurs qui ont donné leurs meilleures recettes dans leurs écrits, explique-t-elle.On saura ainsi ce qu’aimaient manger Flaubert, George Sand, Maupassant, Zola, Proust et Collette, et on pourra goûter avec quelle verve ils parlaient de leurs plats préférés.» La soirée du 5 août s’intitule Momenta Mori et met en scène Sophie Faucher et Septimiu Sever, qui seront accompagnés par le violon tzigane d’Ani-tyam Gosh.«Cette soirée-là me tient particulièrement à cœur, confie Anne-Marie Alonzo, car elle permettra aux spectateurs de rencontrer, par le biais de son texte, un jeune auteur dans la trentaine nommé Alain Fortaich que nos Editions Trois avaient d’ailleurs publié.» Momenta Mori, dont la mise en lecture sera effectuée par la chanteuse et femme de théâtre France Castel, relate l’histoire d’une femme tzigane qui pleure la petite fille qu’elle a perdue; son mari chante et joue de la musique pour la consoler, mais elle demeure inconsolable.«Ce texte évoque, en un résumé fulgurant, toute la tragédie des Peuples gitans», explique-t-elle.La troisième soirée mise elle aussi sur le texte d’un jeune auteur: une pièce inédite de François Godin dans laquelle il est question d’un jeune homme et d’un tableau de Rembrandt: Adriaan Dehollander.«Alice Ron-fard nous fait le cadeau de créer cette pièce en en dirigeant la lecture.Pour l’interpréter, elle a choisi une distribution tout étoiles composée de Louise Marleau, de Jacques Lavallée, de David Boutin et d’Albert Miliaire.» Le 19 août, c’est à deux grands artistes de la scène que la directrice çlu festival a proposé d’élaborer Ecrire, dit-elle, un spectacle exclusivement consacré à Marguerite Duras.«Toujours pour me faire plaisir, je retourne me fois de plus à Duras.J’ai confié à Françoise Faucher et à Jean Marchand la responsabilité entière de la soirée, précise Mme Alonzo.Ils effectueront un choix de textes en puisant à travers les nombreux romans, récits, essais et journaux qu’elle a laissés.» Compte tenu de la diversité de l’œuvre de Duras, on peut deviner qu’ils auront l’embarras du choix.Mais Françoise Faucher n’en est pas à ses premières armes dans ce genre de travail, ayant déjà brillamment conçu et dirigé de nombreuses lectures publiques.Hommage à Marcel Dubé Anne-Marie Alonzo n’est pas peu fière de l’idée qu’elle a eue pour clôturer l’édition 2002 du festival: le traditionnel spectacle-hommage annuel sera, pour la première fois depuis la fondation du festival, dédié à un homme, un écrivain et dramaturge québécois d’envergure (son œuvre comprend plus de 300 titres): Marcel Dubé.«Contre toute attente, ce ne sont pas des textes dramatiques que nous entendrons, mais des textes en prose qui n'ont jamais été entendus sur une scène.» C’est l’ex-directrice artistique Béatrice Picard qui dirigera la mise en scène et en lecture de la soirée.Pour donner une voix à ces textes, une autre forte distribution: Suzanne Clément, Jean L’Italien, Guy Nadon et Gérard Poirier.Le Festival de Trois se tient tous les lundis soirs à 20h, du 29 juillet au 26 août à la Maison des arts de Laval, située au 1395 du boulevard de la Concorde Ouest.Information et réservations: (514) 790-1245 ou (450) 667-2040.Forfait abonnement et tarifs spéciaux pour étudiants et aînés.Site Internet www.trois.ca.DU 29 JUIN AU 17 AOUT DIRECTION ARTISTIQUE : AGNÈS GROSSMANN www.arts-orford.org Ce soir à 20h RICHARD RAYMOND EN RÉCITAL dans un programme Schumann et Schubert Vendredi 2 août à 20h MÉLODIES FRANÇAISES AUTOUR DES QUATUORS Œuvres de Saint-Saëns, Fauré et Chausson Quatuor Alcan Agnès Mellon, soprano Christian Ivaldi, piano « ?Samedi 3 août à 20h QUATUOR LEIPZIG ET KARL LEISTER W.A.Mozart Allegro pour clarinette et quatuor à cordes L.v.Beethoven Quatuor en mi bémol majeur opus 127 W.A.Mozart Quintette en la majeur, K.581 pour clarinette et cordes Centre d’Arts Orlord 3165 chemin du Parc, Orford (Qc) J1X 7A2 1 888-310-3665 - (819) 843-9871 centre^arta- orford org Ces concerts sont précédés d’une conférence de monsieur Carol Bergeron.H DEVOIR Q*32»< Québec «"> Une larve de crapaud plutôt dégourdie Sans jamais s'écarter du point de vue du garçon, le scénario dérobe peu à peu à celui-ci son histoire TADPOLE De Gary Winick.Avec Aaron Stanford, Sigourney Weaver, Bebe Newirth, John Ritter, Robert lier.Scénario: Niels Mueller, Heather McGowan.Image: Hubert Taczanowski.Montage: Susan Littenberg.Etats-Unis, 2002,77 minutes.MARTIN BILODEAU Le titre Tadpole qui coiffe le sixième long métrage de l’Américain Gary Winick (mais le premier, sauf erreur, à nous parvenir) signifie en français «larve de crapaud».Dans le contexte du film, le mot désigne le surnom dont on affublait autrefois Oscar, devenu depuis un précoce collégien de quinze ans, francophile et fervent lecteur de Voltaire.Certes, on ne l’appelle plus «Tadpole», mais le sentiment de n’être qu’une larve perdure dans son esprit et teinte son comportement où percent néanmoins les signes d’une intelligence supérieure.Le film de Gary Winick se déroule l’espace d’un week-end de Thanksgiving, qu’Oscar, en vacances scolaires et le blé en herbe, passe à New York chez son père Uohn Ritter, l’ex-Jack de Vivre à trois).Cette fois, le garçon est déterminé à mettre à exécution son projet, qui consiste à séduire sa belle-mère (Sigourney Weaver), sur laquelle il fantasme depuis l’été.Derrière le masque du bien-être bourgeois, celle-ci ne voit rien et broie le noir d’une relation amoureuse au bord du naufrage.Mais les événements ne se déroulent pas comme Oscar l’avait prévu et il atterrit plutôt dans le lit de la meilleure amie de celle-ci (Bebe Newirth), ce qui l’éloigne davantage de son but.L’originalité du film de Winick tient au fait que, sans jamais s’écarter du point de vue du garçon, le scénario dérobe peu à peu à celui-ci son histoire pour prendre part au drame des adultes qui composent sa famille et son entourage.Certes, on se serait passé des trois scènes de bavardage entre Oscar et son copain de collège, entre lesquels le fossé semble si grand qu’on ne saurait croire à leur amitié.Dans le même ordre d’idées, la vaude-villesque scène de restaurant alimente en gags une intrigue sen- timentale qu’elle banalise.Tourné avec une caméra numérique puis transféré sur pellicule après montage, Tadpole aborde malgré tout, en une heure et quart, un éventail de sentiments complexes (amour et sexe, abandon et trahison), à travers des scènes pour la plupart simples et crédibles, émaillées de citations de Voltaire, lesquelles donnent le ton, comique ou ironique, de chacune des séquences (selon une idée exploitée avec génie dans la sitcom Frasier).On remarque par ailleurs dans le style calé de la mise en scène, ainsi que dans la vision monochrome et basique de New York qui en est le produit, une continuité spirituelle et stylistique avec le cinéma de Whit Stillman (Cosmopolitan, Last Days Of Disco).Agé de 25 ans, soit dix ans de plus que le personnage qu’il incarne, Aaron Stanford campe un Oscar étonnamment crédible.L’acteur, qu’on a vu dans Hollywood Ending, de Woody Allen, est à l’image du personnage, adulte prisonnier d’un corps d’adolescent.La métamorphose qui s’opère pendant le week-end qu’il passe à New York est par ailleurs si subtile quelle est lisible presque uniquement dans les yeux de Newirth, qui déshabille le vert don Juan, et Weaver, qui étreint le gentleman.Ces visions intimes d’un Oscar double donnent sa matière à un film original, tonique et sexy, bref à quelque chose qui n’a rien à voir avec une larve de crapaud.SOURCE ALLIANCE ATLAN TIS VIVAF1LM Oscar (Robert lier) est déterminé à mettre à exécution son projet, qui consiste à séduire sa belle-mère (Sigourney Weaver).______OQJUJJLLET 9HEHO -q Les ÉCRIVAINS dans leur ASSIETTE : À table en compagnie de Flaubert et George Sand.Maupassant et Zola, Proust el Coletle cHKra» J Momenta Mori Stéphane Lupine me Sophi.Faucher Adriaan Dehollander Sylvie Drapeau Michel André Cardin Hélène loiseüe Mora l Pomerlo Mac en tçcturr rit; Marcel Pomerlo Fronçot* Godin Misr rn lecture «fAiNe Ronfard Marleau iQcaDt!» Lavallée DURAS Écrire dit-elle Le FIL de la VIE : " Hommage à Marcel Dubé fcanç«ise Faucher iwn Marchand M‘W Béoincv Picard SuMnoe Clément j ‘von L Italien Guy Nadon GérofO Poincr M.iison Hrs Arts (Ir Lcivjil • 1395, boulevard tk la Comortlu ouest, laval • Métro H»un Ikwiri^s.i, autobus 4t) ou’fit Tout It's sffrctacles sont 20hOO.BHlitS IN VtNîl ! Rfsim/AIIONS Prut MkjuHer ; 20 $ Mnbon des Arts de laval • (450) 687-2040 O Pt** étudiants et aînés 14 $ ;*«*• «mhiM i.Réseau admission • (514) 790-1245 Série «bonnement : 25% de réduction Québec “S UVÀI •)< Sas.ÙnMuihu.—tftShçy h; Doom L E 1) E V 0 I R .LES SAMEDI 27 ET DI M A i\ C II E 28 JUILLET 2 0 0 2 C 4 Ce n t ris horaires 514 847 2206 www.ex-cintris.com Culture CINÉMA Portrait de femmes contemporaines sur fond de désespoir ordinaire REINES D’UN JOUR De Marion Vernoux.Avec Karin Viard, Hélène Rllières, Victor lanonx, Jane Birkin, Sergi Lopez.Scénario: Marion Vernoux, Nathalie Kristy.Image: Dominique Colin.Montage: lise Beaulieu.Musique: Alexandre Desplat France, 2001, 94 minutes.MARTIN BILODEAU Avec Heines d'un jour, son cinquième long métrage en dix ans de carrière, la Française Marion Vernoux (Personne ne m’aime, Love, etc.) poursuit — sur une vague d’amertume et d’ambiguïté — son étude de la femme contemporaine dans son épreuve quotidienne de l'amour et du travail.Le film développe en fait, sur deux axes dramatiques distincts, les thèmes (la déroute conjugale et le travail comme lieu d'identité) que la cinéaste de 36 ans superposait dans Rien à faire, son précédent opus, de loin le meilleur à ce jour.Ses reines d’un jour sont au Entre ces deux reines antipathiques et sans gloire, la cinéaste intercale quelques portraits d’hommes ?“DU GRAND TAVERNIER» «.AUSSI BOULEVERSANT QUE DIVERTISSANT.» JOURNAL DE MONTREAL IKQUNGAMéUN DENIS PODAtVDÉS [13 À L’AFFICHE! [CINtMA £etiu6ù«] SELECTION OFFICIEILE .X FESTIVAL DE CANNES 2001 EN COMPETITION « ?n Il Ml SU FASCINANT DE BOUT EN BOUT.» , nombre de deux et, comme en témoigne la guigne qui s’abat sur elles et sur quiconque croise leur route, leur parcours sur vingt-quatre heures n’a rien de royal.Hortense (Karin Viard), orthophoniste, prisonnière d’un mariage sans amour, s’accroche en ce jour de décembre à son portable et à la promesse faite par un amant, marié lui aussi, de la retrouver pour le dîner.Marie (Hélène Fillières), photographe, découvre au lever du lit qu’elle est enceinte des œuvres de l’homme marié qui l’a sautée lors de la dernière cérémonie de mariage qu’elle a photographiée.La première empile les messages lourds dans la boîte vocale de l’amant qui ne rappelle pas tandis que la seconde, dont la camionnette sera emboutie sur un grand boulevard parisien, perdra quelques heures plus tard son boulot Entre ces deux reines antipathiques et sans gloire, la cinéaste intercale quelques portraits d’hommes, dont ceux d’un chauffeur de bus (Sergi Lopez) à qui sa femme (Clémentine Cé-larié) vient d’apprendre qu’elle le quitte et d’un ancien chef-cuisinier de la télé (Victor Lanoux) bouleversé par le retour annoncé de la muse (Jane Birkin) qui l’a quitté 25 ans plus tôt Si on admire l’adresse avec laquelle Marion Vernoux orchestre ce jeu de chasséscroisés, ainsi que sa maîtrise du temps et l’ironie de son ton (induit par la musique d’Alexandre Desplat), on sent l’effort de la mise en scène, dès la moitié du parcours, pour tromper, en vain, le systématisme de la formule.Ce systématisme formel se mire d’ailleurs dans un autre, d’ordre moral, par lequel on sent la sécheresse avec laquelle Vernoux traite ses personnages féminins.Elle éprouve en effet bien peu de compassion pour ses deux héroïnes, tandis que les autres femmes qui croisent leur chemin, parmi lesquelles on compte une épouse résignée (Marie-Sophie LJ, une réceptionniste méprisée (Evelyne Buyle) et une mariée hystérique (Valérie Benguigui), n’inspirent, ni à elle ni à nous, un quelconque respect.Toute cette affection perdue, la cinéaste la reporte en fait sur les hommes, amants séducteurs, époux cocus et nounours trahis, dont elle rapièce les ego et «bèque les bobos».Cela dit, la cinéaste se rachète par une très jolie scène, qui survient telle une trêve vers la tin du film, illustrant la conversation muette de deux personnages, un homme et une femme, sur les quais opposés du métro.On trouve, comprimé dans cette scène, tout ce qu’on cherchait vainement dans les autres: une tendresse pour les personnages, un regard dénué de complaisance sur l'absurdité de la vie, un désir d’établir un dialogue au niveau du cœur.Ça valait le coup d’attendre.0m ï * m SOURCE ALLIANCE ATUTNTIS VIVAFII.M Grace (Jill Clayburgh) et Christopher (Jeffrey Tambor), deux naufragés du cœur, vont se rencontrer, par un hasard qui ne peut se concrétiser qu’au cinéma, dans un bruyant bar gay.L’amour à 50 ans NEVER AGAIN Réalisation et scénario: Eric Schaeffer.Avec Jill Clayburgh, Jeffrey Tambor, Caroline Aaron, Bill Duke, Michael McKean.Image: Thom Ostrowski.Montage: Mitch Stanley.Musique: Amanda Kravat.États-Unis, 2001,97 minutes.ANDRÉ LAVOIE Il y a des retours plus réussis que d’autres.Nous étions nombreux à nous réjouir de revoir sur les (grands) écrans l’actrice Jill Clayburgh, dont la carrière a connu une longue parenthèse sans pour autant nous faire oublier sa présence unique dans An Unmarried Woman de Paul Ma-zursky et La Luna de Bernardo Bertolucci.La suite des choses a prouvé qu’elle ne manque certes pas de talent mais souvent de flair.Never Again, d’Eric Schaeffer, ne fait que le confirmer.Grace (Clayburgh), divorcée maintenant complètement seule après le départ de sa fille pour le collège, effectue elle aussi un retour, mais sur le terrain vaseux des célibataires de 50 ans et plus qui recherchent l’âme sœur.De son côté, Christopher (Jeffrey Tambor), exterminateur le jour et pianiste de jazz le soir, n’est guère dans une situation plus reluisante, doutant, même à son âge, de son orientation sexuelle à la suite de quelques échecs au lit avec de charmantes jeunes filles.Ces deux naufragés du cœur vont se rencontrer, par un hasard qui ne peut se concrétiser qu’au cinéma, dans un bruyant bar gay.Désireux «d’explorer» d’autres aspects de sa sexualité et après une tentative désastreuse avec un travesti (Michael McKean), Christopher décide d’y tenter sa chance et y croise Grace, bien déterminée à oublier dans l’alcool et la danse une «date» tout aussi désastreuse avec un acteur nain.Après avoir fait comprendre à Christopher qu’elle n’est ni transsexuelle ni lesbienne (ça prendra un cer-tain temps.), il ne semble plus y avoir d’embûches pour que ces deux oiseaux rares s’installent sur la même branche.Never Again semble répondre à une nécessité plus sociologique que cinématographique: ceux qui atteignent l’âge de 50 ans forment une cohorte de plus en plus imposante et le film de Schaeffer s’active à calmer leurs angoisses.H est possible de s’envoyer en l’air à tout âge, de se comporter comme des adolescents, de magasiner sans honte dans les sex-shops — ce dont Grace ne se prive pas, à notre grand désarroi — et de croire encore au coup de foudre.Voilà, grosso modo, le «message» de cette comédie romantique qui s’enlise trop vite dans les conventions (il y a les inévitables copines compatissantes qui s’effacent une fois la romance bien amorcée) et reproduit le schéma classique de ces courses à obstacles sentimentales (après une période d’euphorie, naturellement, monsieur a peur de s’engager).Si Meg Ryan avait aujourd’hui 50 ans, c’est sûrement elle qu’on au- rait choisie pour incarner Grace.Eric Schaeffer réussit à aménager quelques moments surprenants et attendrissants, surtout dans la première partie du récit, alors que Grace et Christopher se cherchent, dans tous les sens du terme! Un climat typiquement new-yorkais, renforcé par de charmants airs de jazz et la présence de Clayburgh, nous donne le vague espoir de tomber nous aussi sous le charme, mais celui-ci se dissipe trop vite.Une gêne certaine s’installe devant ce film comme devant quelqu’un qui veut à tout prix camoufler son âge, au risque de sombrer dans le ridicule.Schaeffer a eu le courage d’aborder de front un sujet encore tabou pour certains, en cette époque de beautés plastiques et de jeunesse à tout prix, mais son courage ne va jamais jusqu’à bousculer les poncifs du romantisme le plus éculé.Jill Clayburgh a ainsi raté ce qui s’annonçait comme son grand retour, mais une fois de plus on saura lui pardonner, n’ayant pas le culot de lui dire: never again.La caravane de l’information HOW’S YOUR NEWS?Réalisation: Arthur Bradford.Avec Robert Bird, Sean Costello, Susan Harrington, Larry Perry, Ronnie Simonsen.Image: RH.O’Brien.Montage: Mike lahaie., Musique: Chad Urmston.États-Unis, 2001,90 minutes.ANDRÉ LAVOIE Rire d’eux ou rire avec eux: éternel dilemme lorsque vient le moment de donner de grandes libertés à des handicapés mentaux, de les confronter à l’embarras, à l’indifférence ou au subtil mépris des gens dits normaux.Af-fublez-les d’un micro et d’une caméra, lancez-les à la poursuite de l'homme et de la femme de la rue pour recueillir leurs impressions sur les attraits touristiques de leur UN FILM DI CEDRIC KAHN >M www.chtitlalfMmft.com 11 ' | FESTIVAL DE VEDISE 2001 3 SÉLECTIOn OFFICIELLE FICHE ?SON DIGITAL 14h«H> 1 7h00 I9h20 - 21 MO EX-CEnTkIS TUR4>iJo* Rolf Hochhuth AMEN.Un film de Cosla Gavras d'un fmira -4M un Film de fTlarion Vernoux Ulrich Tukur Mathieu Kassovitz Harin Viard - Hélène Fillières - Victor Lanoux Jane Birkin - Sergi Lopea - Clémentine Cëlarië OfCbert fTTelki - ITIelvil Poupaud .christalfilms.com chr4stal fiiTms À L’AFFICHE! |° PRESEflTEmEnT fl L'RFFICHE ! [“"parisien"»^ ] | ville, leur demander à quelle religion ils appartiennent ou s’ils connaissent l’acteur Chad Everett (une icône télévisuelle des années 1970, vedette de la série Medical Center) et vous avez là un portrait assez juste de How’s Your News?d’Arthur Bradford.Lorsque les documentaristes prennent le temps de fréquenter les personnes qu’ils vont filmer, une réelle symbiose s’installe et le résultat de cette connaissance intime se reflète inévitablement sur l’écran.Bradford offre des cours d’initiation à la vidéo dans une colonie de vacances pour handicapés depuis des années: peu à peu, les participants ont démontré leur savoir-faire hors des limites du camp et la somme de leurs efforts a fait germer l’idée d’un véritable «netvs show».Évidemment, les journalistes de 60 Minutes peuvent dormir tranquilles mais aucun ne sera jamais aussi drôle, aussi craquant que les cinq reporters de la caravane de How’s Your News.La route est longue entre le New Hampshire et la Çalifornie, mais une traversée des États-Unis avec des personnes en fauteuil roulant, ayant des difficultés d’élocution, aveugles ou encore trisomiques peut s’avérer aussi fabuleuse qu’imprévisible.Robert, Sean, Susan, larry et Ronnie ont quitté le confort douillet de leur modeste demeure pour un périple à travers l’Amérique, un premier grand voyage qui va les amener dans une ferme de crocodiles, dans un bar western de Nashville, sur les trottoirs agités de New York et dans les casinos fébriles de Las Vegas.Le tout culmine au milieu de la faune bigarrée de Venice Beach, las Angeles.À chaque arrêt, le décor cède vite la place au sérieux de ces journalistes hors du commun se butant à l’hostilité des uns et à la perplexité des autres, L’exercice questions-réponses relève parfois de la haute voltige puisque Larry ne communique qu’avec ses doigts, que Susan ne regarde jamais ses interlocuteurs dans les yeux (elle est pratiquement aveugle) et que Robert s’exprime dans une langue que seuls les extraterrestres peuvent sans doute déchiffrer.De les exposer ainsi au regard de tous, quasiment sans filet, cela SOURCE CINÉMA DU PARC Une traversée des Etats-Unis avec des personnes en fauteuil roulant, ayant des difficultés d’élocution, aveugles ou encore trisomiques peut s’avérer aussi fabuleuse qu’imprévisible.n’est-il pas un brin immoral?La ligne est mince, certes, mais le talent, l'humanisme du documenta-riste fait de How's Your News?une expérience tout aussi instructive que délirante.Elle permet de briser les préjugés en montrant des êtres fragilisés par la maladie mais ne perdant jamais leur culot, leur sens de l’humour et de la dérision.Le délire s’installe dans ce choc parfois brutal entre des passants médusés par la nature des questions posées, confrontés à l’opiniâtreté de ses singuliers reporters à obtenir des réponses.De ce voyage rempli de moments euphoriques et de mauvaises surprises (leur caravane tombe en panne et Susan, «live in Arizona auto repair stop», poursuit tous les mécaniciens avec son mi- cro pour connaître l’état de sant< du véhicule) se dégage un portrai chaleureux d'une Amérique osdl lant entre les clichés et la quoti dienneté.Arthur Bradford esquis se avec plus d’application ce ta bleau d’ensemble et s’attardi moins sur les interactions entn ces journalistes improbable même s’il capte ici et la quelque instants magiques, par exempli Larry prenant congé de sa chais roulante pour s’amuser dans ITiei be ou Ronnie, les mains jointes priant pour Vanna White et Suzar ne Somers! Porté par un véritabl amour pour ces personnes hand: capées, sans cesse surprenant e jamais condescendant, How’s You News?se présente comme le plu sympathique des road-movies et 1 plus tonifiant des documentaires.1 MUSIQUE * Culture * ARCHIVES LE DEVOIR Le réputé haute-contre Daniel Taylor.SÉiM Bach en été La deuxième édition du Festival Bach à Québec offre plus de 20 concerts réunissant 300 artistes DAVID CANTIN En juillet 2000, un nouveau festival à Québec soulignait le 250" anniversaire de la mort du célèbre compositeur Jean-Sébastien Bach.Alors que les organisateurs s’attendaient à accueillir environ 5000 per-sonnes pour cette semaine de concerts, une assistance de près de 12 000 personnes a répondu à l’invitation sur les différents sites.C’est ainsi que la directrice générale du Festival Bach, Gisèle Pettigrew, et le directeur de la programmation, Claude Lemieux, récidivent cette année avec plus de 20 concerts présentés par 300 artistes de réputation internationale.Un événement biennal qui prend déjà de l’ampleur.Dès demain et jusqu'au 3 août, la deuxième édition du Festival Bach à Québec offrira de nombreuses prestations, midi et soir, à l'église Saint-Thomas-d’Aquin de même qu’au parc Roland-Beaudin à Sainte-Foy.Comme l’indique Claude Lemieux, «la réponse du public, lors du 250', a été plus qu’encourageante.On ne s’attendait pas à un tel engouement, mais il faut croire qu’il existe toujours une clientèle pour cette musique qui traverse les modes et les siècles».Alors que l’édition inaugurale se concentrait sur l’un des plus savants musiciens de l’histoire de la musique, cette année des contemporains tels Schütz, Schmelzer et Pergolese s'ajouteront aux nombreux programmes.Demain soir, à l’église Sain t-Tli ornas-d ’Aq u in, le grand concert d’ouverture mettra en vedette nul autre que le réputé haute-contre Daniel Taylor, la soprano Suzie Leblanc et le Theatre of Early Music.«La soirée d’ouverture donnera le ton au reste de la semaine.C’est la première fois que le Iheatre of Early Music se produit à Québec.On pourrait difficilement imaginer un plus beau coup d’envoi.Les amateurs d’instruments baroques seront ravis», précise le directeur de la programmation.Une Semaine chantante En collaboration avec l’Alliance régionale des chorales de Québec, le Festival Bach inscrit à son menu une «Semaine chantante» autour de Bach et ses contemporains.Des ateliers se dérouleront à la faculté de musique de l’Université Laval.Ainsi, des choristes en provenance de plusieurs régions du Québec travailleront un répertoire qui fera l’objet du concert du vendredi 2 août.Qui d’autre sera de ce festival de musique classique encore tout jeune?Le lundi 29 juillet, une soirée d’orgue mettra en vedette six organistes qui feront entendre les six sonates en trio du grand cantor de Leipzig.«Puisqu’on sait que l’orgue demeure l’instrument de prédilection de Bach, ce choix s’imposait en quelque sorte en début de semaine», poursuit Lemieux.Toujours à l’église Saint-Thomas-d’Aquin, la musique vocale sera à l’honneur le lendemain.Le Chœur du Musée de la civilisation, sous la direction de Josée Vaillancourt, le Chœur du Vallon ainsi que les Rhapsodes passe ront de la Cantate BWV131 à XOratorio de Pâques, BWV249.Le mercredi, les jeunes musiciens de l’ensemble Masques, en compagnie de la soprano Christina Szabo, se concentreront sur les œuvres des contemporains de Bach: des pièces de Haendel, Kuhnau, Muthel et Te lemann sont à l’horaire.Autre invité prestigieux, l’ensemble montréalais 1 Musici, sous la direction de Yuli Turovski, sera au parc Roland-Beaudoin lors de la première soirée d’août avec des extraits, notamment, des populaires Concertos brandebourgeois.A la conclusion de la Semaine chantante, le concert de clôture du samedi mettra en vedette Bernard Labadie et les réputés Violons du Roy dans un récitql d’œuvres majeures de Bach.A l’autre bout du fil, Claude Lemieux parle déjà de l’édition de 2004.«Avec un budget de 100 OOO $, on veut d’abord encourager les musiciens d’ici qui possèdent une réputation sur la scène internationale.Eventuellement, des solistes d’ailleurs dans le monde pourraient se greffer à la programmation.Toutefois, on est conscients qu’on ne fait que commencer en tant que festival.L’avenir dira s’il y a une place pour un tel événement classique d’envergure, en été, à Québec».langue vie au Festival Bach! L’ETE 2002 AU Tous les «oncerts commencent à 20 h 30 St-lrénée, Charlevoix M ere re d i 3 1 i u 11 let Régis Pasquiér, violon Emmanuel Strosser, piano Maîtres incontestés de la grande tradition de l'école française.Jeudji^V_r août 25$ LES JEUDIS JAZZ INDUSTRIELLE ALLIANCE Susie Arioli Swingband V/endredi 2 août k A gift of nature » Monica Huggett 6 Sonnerie Emilia Benjamin, viole de gambe, Matthew Halls, clavecin Jne virtuose du violon baroque.Samedi 3 août Compagnie Marie chouinard Deux succès de la célèbre chorégraphe oour sa première visite d la Salle Françoys-Bemier.25$ 25$ LES BRUNCHES- MUSIQUE 28 juillet TOUS LES DIMANCHES DE 11H À 14H Saldana, musique sud-américaine COÛTi 26 $ Adultes 12.$0 $ Enfants de 6 à 12 ans 4 août Bernard cimon, chanteur-accordéoniste ( a.tnw d.« h.rl.vol» Gratuit Entants 6 ans et moins Taips rl service inclus BILLETERIE (418) 4S2-3S3S ou 1-888-}36-743B ADMISSION i • Adultes 12S $ ou J2 $ (taxes incluses) • Aînés (60 ans et plus) I 23 S ¦ Étudiants r16 $ ((axes incluses) • Enfants iusqu'412 ans ¦ gratuit ABONNEMENT 10 billets de concert au choix dans la programmation régulière du festival pour seulement 210 S taxes incluses, et bien plus encore.Forfaits HÉBE RGFMENT-CONCFR! disponibles Visite! notre site www.domdineforget.tom JAZZ Complet, comme dans Hugh Ragin ARCHIVES LE DEVOIR Hugh Ragin.Prof, trompettiste, compositeur.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Côté cour, côté policé, on aperçoit Wynton Marsalis, Roy Hargrove, Terence Blanchard.Côté jardin, côté parfum, on retrouve Baikida Carroll, lœo Smith et.Hugh Ragin.Pour on ne sait quelle raison, ces trois derniers sont moins connus que les trois premiers.Pourtant, ils méritent d’être salués.Chaleureusement et non pas avaricieusement.Surtout le dernier des trois derniers.Hugh Ragin.Prof, trompettiste, compositeur et homme calme, Ragin est actuellement en Espagne, où il tourne avec le big band de David Murray.Juste avant qu’il n’aborde le Vieux Continent, il a publié un nouvel album, son troisième sur l’étiquette Justin Time, qu’il a intitulé Feel Vie Sunshine.Hugh Ragin.Il est né à Houston il y a 48 ans de cela.Son père était musicien, sa mère également.Tout naturellement, il s’est retrouvé avec un instrument entre ses mains alors toutes jeunes.Il a fait le parcours habituel du combattant: fanfare, orchestre de collège et études universitaires au long cours.Bref, il a beaucoup potassé.Histoire de ne pas se cantonner dans cet académisme inévitable lorsqu’on fréquente trop les salles de cours, il a fréquenté assidûment les aînés, Donald Byrd surtout.Il a ensuite travaillé sous les ordres d’Anthony Braxton, Sun Ra, David Murray et Roscoe Mitchell.Auprès de Murray et Mitchell, il bosse d’autant plus souvent que ceux-ci apprécient la souplesse de sop jeu, la richesse de sa palette.A l’image de David Douglas, Hugh Ragin sait tout faire sur son instrument.Qui plus est, il est un excellent lecteur et un arrangeur prisé.Bref, il est complet.Sa dernière production, c’est un peu tout cela.Elle reflète ses obsessions.Celle qu'il nourrit pour l’histoire du jazz, celle qu’il entretient pour le style où la clarté prime avant tout, celje de l’écriture.Comment dire?A l’évidence, ce musicien a un goût prononcé pour la pièce qui accroche, qui séduit.Il a un talent immense pour composer ces motifs brefs et qu’on répète juste ce qu'il faut pour qu’il soient retenus.Dans son nouvel album, au moins trois pièces sont autant de morceaux se prêtant aux sifflements.Hugh’s Blues, Gulf Coast Groove et Feel The Sunshine sont des pièces qu’on n’oublie pas.Des pièces qui devraient être interprétées par d’autres musiciens comme on interprète Horace Silver, Benny Golson et autres maîtres en composition de morceaux qui se distinguent par leur équilibre parfait.Toujours est-il que Feel The Sunshine, morceau qui dure 13 minutes, captive par son climat méditatif.C’est calme et volupté.Hugh’s Blues est convaincant parce qu’il est un blues moderne où le pianiste Craig Taborn s’emploie à rappeler l’art de Monk.Gulf Coast Groove séduit par son côté Lee Morgan.Plus exactement, cette pièce est dans l’esprit de The Sidewinder de Morgan ou du Watermelon Man de Herbie Hancock ou encore du Dat There de Bobby Timmons.Ses pièces mises à part, Ragin nous propose trois classiques: Caravan de Duke Ellington, qu’il a prolongé d’au moins quatre minutes, Easy Living de Léo Robbin et Freedom Jazz Dance d’Eddie Harris.Et alors?Ses interprétations se distinguent passablement des autres par le soin apporté à l’appropriation.Sur ces classiques, Ragin a imprimé sa personnalité.De manière d’autant plus appuyée qu’en plus de tous les talents nommés, il maîtrise aussi celui qui consiste à savoir bien s’entourer: Taborn est au piano, Bruce Cox et Tanni Tabbal à la batterie, Jaribu Sha-hib à la contrebasse et Assif Tsa-har au ténor et à la clarinette basse.Bref, aucun d’eux n’est manchot.VITRINE DU DISQUE Des francofous qui ne sont pas venus les mains vides LES PARALLÈLES SE REJOIGNENT Marc Morgan Ailleurs / Viva Nova Concernant Marc Morgan, né Marc Wathieu à Huy, en Belgique, il y a 41 ans, j’aimerais bien ne pas avoir à faire un article.Pour peu que vous y soyez exposés, c’est sûr, les chansons feraient leur chemin toutes seules.Mais bon, vous n’étiez pas aux FrancoFolies de Spa la semaine dernière, moi si, et je mesure ma chance.Si je ne l’avais pas déjà ainsi vu, entendu et fichtrement apprécié en lever de rideau des Axel Bauer et De Palmas sur la grande scène Pierre-Rapsat de l’esplanade de l’Hôtel-de-Ville, si je ne goûtais depuis ses chansons tout aussi agréablement pop que brillamment ficelées (imaginez un Daniel Bélanger belge, avec l’emballage d’electronica pareillement au service d’une chanson folk-pop sensible et intelligente), si je n’étais pas si certain de l’impact qu’auront samedi (à 19h, scène «trad», rue Jeanne-Mance) et dimanche (à 18h, scène principale, coin Sainte-Catherine et Jeanne-Mance) les dentelles de confection artisanale que sont Les Jours gigantesques, Scaphandrier, A chaque pas je marque un point, Tout est parti de là et autres Discordance de ce nouvel album si joliment intitulé Les parallèles se rejoignent, je n’insisterais pas tant pour que vous passiez le voir à votre tour.Dans la cohue des spectacles de la semaine fran-cofolle, on en loupera.Rater ceux de Marc Morgan sentit trop triste.Et pas seulement pour lui.Par précaution, j’irai jusqu’à vous flanquer des tas de noms au visage, histoire de vous convaincre par association.Je noterai comme dans le programme des FrancoFolies que Jean-Ixiuis Murat est l’un de ses proches potes (ils ont le même réalisateur, Denis Clavaizolle), mentionnerai que Marc Morgan a participé à l’excellent album-hommage à Michel Polnareff (rééditant Dans la maison vide, avec bonheur), préciserai qu’il a officié en première partie de Benjamin Biolay et Murat, ajouterai même qu'il n'a pas froid aux yeux puisqu’il a osé écrire des chansons de pure va-riét’ pour Sylvie Vartan et Dick Rivers.J’arrêterai là, connaissant votre aversion pour mon Dick chéri, et vous encouragerai plutôt à placer d’urgence dans le lecteur ce nouveau disque farci de finesses mélodiques et d’instrumentation envoûtante, avant les spectacles, si possible.Et si les performances en plein air ne rendent pas justice à ces beaux airs (on l’aurait préféré en salle, Morgan), achetez le disque quand même: il aboutira invariablement sur la tablette de discothèque consacrée à la pop de qualité à la française, quelque part entre Etienne Daho, Françoise Hardy, Les Innocents, Murat, Les Valentins et Unirent Voulzy.A la bonne place, quoi.Sylvain Cormier SUITE PAGE C 6: VITRINE DE ST-SAUVEUR /r/Sfff/
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