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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-07-29, Collections de BAnQ.

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IMNMMNMP L’UKRAINE EN DEUIL Le bilan de la catastrophe s’alourdit Page A 3 t# ?www.ledevoir.com / TOUR DE FRANCE Et de quatre pour Lance Armstrong Page B 5 LE DEVOIR Vol.XCIII N ° 1 6 8 ?LE LUNDI 29 JUILLET 2002 8 7c + T A X K s = 1 $ Les scandales sexuels dans l’Église Jean-Paul II exprime honte et tristesse 800 000 personnes assistent à la grand-messe de la JMJ STÉPHANE BAILLARGEON ENVOYÉ SPÉCIAL DU DEVOIR Toronto — Pendant qu’il célébrait la messe devant des centaines de milliers de personnes, hier, à Toronto, le pape a parlé d’un «profond sentiment de tristesse» et de la «honte» ressentis au rçgard des scandales qqi touchent l’Eglise catholique aux Etats-Unis comme ailleurs.la cérémonie clôturait officiellement la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ) 2002.«Si vous aimez Jésus, aimez l’Église! Ne vous découragez pas devant les fautes et les manquements de certains de ses fils!, a dit le pape Le préjudice causé par certains prêtres et religieux à des personnes jeunes et fragiles nous remplit tous d’un profond sentiment de tristesse et de honte.Mais pensez à la grande majorité des prêtres et des religieux qui vivent .généreusement leur engagement, et dont l'unique désir est de servir et de faire le bien.» Des centaines de cas d’abus physiques ou sexuels, impliquant des milliers de victimes, ont éclaté dans le monde au cours des dernières années.Ils impliquent des religieux ou des institutions religieuses.Les révélations scandaleuses se rpultiplient depuis des mois aux Etats-Unis.Les tentatives d’étouffement de certaines «affaires» par une partie de la hiérarchie religieuse ont amplifié l’indignation généralisée.Certains y ont vu une des explications de la faible participation des jeunes Américains à la JMJ.Cette fin de semaine encore, des médias ont fait état de l’arrestation mercredi dernier de deux prêtres du New Jersey dans le cadre d’un coup de fdet policier dans un réseau de prostitution homosexuel de Montréal.Un porte-parole du diocèse VOIR PAGE A 8: PAPE ¦ La JMJ et l’Église du Québec: une occasion ratée?Lire la chronique de Jean-Claude Leclerc en page B 6 GABRIEL BOUYS REUTERS .«L’esprit du monde offre de multiples illusions, de nombreuses parodies de bonheur», a affirmé le pape pendant la messe célébrée hier à Downsview Lands.À gauche, le cardinal Jean-Claude Turcotte.Jean-Paul II se rend au Guatemala aujourd’hui et au Mexique demain.Le camp de réfugiés de Dieu Sereins et souriants, y compris sous forage À 'L REUTERS Jeunes pèlerins sous la pluie: les «apôtres du troisième millénaire».FRANÇOIS CARDINAL ENVOYÉ SPÉCIAL DU DEVOIR Toronto — L’espace de 24 heures, un site de la Ville-Reine gros comme 180 terrains de football a été transformé en camp de réfugiés de Dieu, en bidonville de gens heureux, en village catho de carton.Il fallait le voir pour le croire.Les 250 acres de Downsview Lands, un ancien aéroport militaire situé en banlieue de Toronto, ont été littéralement assaillis par quelques centaines de milliers de jeunes catholiques cette fin de semaine, à l’occasion de la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ).Après avoir effectué samedi, avec leur sac à dos et sous un soleil de plomb, une longue marche de huit kilomètres sur une autoroute fermée à la circulation, les pèlerins ont pris place autour d’une estrade de 4000 mètres carrés (dont la construction a nécessité quatre mois de travail) où hier, le pape a célébré la messe.Certains, plutôt rares, étaient équipés de tentes.Les autres, alertés de l’imminence d’un orage par les météorologues, se sont cordés sur le gazon et l’asphalte en déroulant tapis de sol et sacs de couchage.Après avoir planté drapeaux et oriflammes pour marquer leur territoire, les pèlerins ont commencé à construire ce qui est vite devenu un immense camp de réfugiés de Dieu.«Je comprends davantage maintenant comment vivent les gens qui habitent dans des bidonvilles, précise avec le sourire Marie-Anne Lejeune.Mais je ne ferais pas ça tous les jours!» Les milliers de poubelles que comptait Downsview Lands, qui consistaient en de grosses boîtes de carton, ont vite été réquisitionnées par les jeunes qui les ont transformées en murs et en plafonds.Pour rigidifier la structure de leurs abris de fortune, certains ont même fait disparaître quelques clôtures de plastique qui servaient à délimiter les secteurs du site.Les plus chanceux — ou les plus avertis, c’est selon — avaient prévu des toiles de plastique pour imperméabiliser le tout VOIR PAGE A 8: RÉFUGIÉS Charest « n’a pas les bons réflexes » Des gens d’affaires le comparent au Claude Ryan de 1981 ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Des gens d’affaires qui avaient réservé un appui enthousiaste à Jean Charest quand il est entré dans l’arène politique au Québec en 1998 sont aujourd’hui amèrement déçus.Il reste encore quelques irréductibles, comme le président du conseil d’administration de la Banque Royale et ancien ministre libéral, Guy Saint-Pierre, mais la foi du charbonnier qu’ils partageaient il y a quatre ans a disparu.«C’est sûr qu’il y a une grande déception chez les gens d’affaires concernant la performance de M.Charest», soutient une source d’allégeance fédéraliste liée au Québec inc.Cette déception ne provient pas de sa prestation lors des élections générales de 1998.Même si le pouvoir lui a échappé, le Parti libéral du Québec avait tout de même relativement bien manœuvré, en obtenant la pluralité des voix.L’adversaire — Lucien Bouchard — était de taille.On a aussi apprécié les talents .de «debater» de M.Charest On lui reproche plutôt ce qui est survenu depuis.«Au train-train quotidien depuis ce temps-là, ç’a été le vide.» Le gouvernement Landry n’a pas manqué une occasion de «se battre lui-même», comme on l’observe souvent en politique, responsable pour une grande part de ses propres malheurs.Jean Charest ne semble pas profiter de la situation.On lui reproche son manque d’agressivité, on remet en question son désir de vaincre.«H n’est pas perçu comme quelqu’un qui travaille très, très fort», avance-t-on.«M.Charest attendait que la pomme lui tombe dans les mains.Mais à la dernière minute, il semble que quelqu’un [Mario Dumont] lui ait sonné un petit coup d’épaules», illustre-t-on.Certes, il y en a pour défendre le leadership de Jean Charest même si l’enthousiasme n’est plus le même.«C’est le meilleur homme dans les circonstances», livre au Devoir Guy Saint-Pierre, ardent libéral s’il en est Mais même lui a rencontré Mario Dumont M.Saint-Pierre croit toutefois que «le réalisme et l’organisation vont faire la différence» aux prochaines élections.«H n’y a pas de parti politique spontané.» D’autres cependant mettent en doute l’instinct politique de Jean Charest.«Il n’a pas les bons réflexes, critique-t-on.Il exprime rarement des opinions qui sont sympathiques.» Quand il se prononce enfin, ce n’est pas toujours heureux, de l’avis de gens d’affaires, comme sa position sur les «défusions» municipales.VOIR PAGE A 8: CHAREST Le quart des effectifs canadiens en Bosnie sont des civils L> effondrement des tours new-yorkaises le 11 sep-i tembre a servi de sonnette d’alarme aux forces canadiennes déployées en Bosnie-Herzégovine.On a appris à la dure que la nouvelle philosophie d’Ottawa consistant à employer plus de civils dans les camps afin de réduire la pression sur les effectifs militaires canadiens nuisait au bon fonctionnement des troupes en cas de menace.Les attentats terroristes ont eu pour effet de relever le code de sécurité dans les sept camps canadiens en Bosnie: les militaires ne pouvaient plus sortir sans leur arme et les civils étaient confinés aux baraques.Il y a présentement 500 civils qui travaillent dans les camps canadiens d’ex-Yougoslavie: 200 Canadiens et 300 locaux.Qui donc sont ces Canadiens prêts à tout laisser derrière eux pour aller vivre enfermés dans un camp militaire au cœur d’un pays meurtri?Notre journaliste Hélène Buzzetti, qui s’est rendue récemment dans les Balkans, explique.¦ Nos informations en page A 2 INDEX Actualités.A2 Idées.A 7 Annonces.B 4 Monde.A 5 Avis publics.A 4 Mots croisés.B 4 Convergence.B 7 Météo.B 4 Culture.B 8 Religions.B 6 Économie.B1 Sports.B 4 Éditorial .A 6 Télévision.B 6 Fonds.B 2 LE MOT DE L’ACADÉMIE Silence Ixinguage cannot do everything.Adrienne Rich Le silence est un espace, à lui seul un contexte.Le silence dénude.Allié de la poésie, de la musique, de toute forme de recueillement et de concentration, il règne dans les bibliothèques, les couvents, les cimetières, quelquefois dans les parcs et dans les hôtels où une chambre silencieuse vaut son pesant d’or.On le requiert autour des hôpitaux, au chevet des malades et des mourants.Il ponctue les dialogues: il est théâtral.En classe, il s’impose.En studio d’enregistrement, il inquiète, il émeut Sous forme de minute, il rend le moment solennel, émouvant il permet de rendre hommage.À la limite du vertige et de l’extase, le silence est une énorme présence qui alimente le sentiment de la présence.Le silence est un mot que l’on compose en soi comme un décor de réalité et de nuit des temps.Quand la colère et le dépit l’animent il se transforme en mutisme.Quand il fait la loi, comme dans la Mafia, il génère des vengeances et encore des morts.Le silence fait peur.De tout temps, les silenciaires du patriarcat ont fait taire les femmes tout comme ils continuent de les bâillonner dans la pornographie violente, aujourd’hui devenue standard de consommation.En littérature, le silence fascine.Comment ne pas penser ici à ce personnage d’Heinrich Bôll qui, dans la nouvelle Les silences de monsieur Murke, collectionne des bouts de silence enregistré dans les studios de la Maison de la Radio pour laquelle il travaille.Ou à Traduit du silence de Joë Bousquet ou encore à Vœu de silence, cet admirable essai de Pascal Quignard sur l’auteur du Bavard.Le silence est l’oxygène du poète.Pour qui appartient à la tradition humaniste, être firivé de silence, c’est comme être privé de umière.Silence zen, silence associé à la page blanche ou encore à l’absence.Des poètes comme Roberto Juarroz, Jacques Brault et Paul Ce-lan ont, à maints égards, cheminé au milieu du silen- ce.D’autres comme Samuel Beckett ou Ingmar Bergman l’ont placé au cœur de leur œuvre comme une grammaire de l’incommunicabilité ou de l’intime.Des musiciens comme John Cage en ont inventé le rythme.Et que penser des non-dits majeurs qui émanent des toiles de Balthus ou du poignant silence d’abîme que provoque la vue des toiles de Rothko.Car, il y a un silence qui nous vient de l’intérieur et un autre qui vient de l’extérieur.Un que nous essayons d’éviter pour ne pas sombrer dans le mal obsessif de l’être et du sens, et un autre que nous recherchons afin d’entendre les voix qui nous rapprochent de l’essentiel.En chaque silence, l’existence a précédence sur la culture, car le silence nous projette dans l’espace, nous pousse gentiment dans la vaste configuration du temps.Tout ce que nous faisons, nous le faisons sur une toile de fond de silence.Pour ma part, j’ai de plus en plus besoin de silence.Dans ma chambre d’écriture, le silence extérieur met en valeur ces petites compositions sonores créées par le bruit d’une VOIR PAGE A 8: SILENCE Nicole Brassard ?REUTERS Michael Schumacher Schumacher a encore soif Sur la lancée de son titre de champion du monde conquis à Magny-Cours la semaine dernière, Michael Schumacher a poursuivi sa quête de victoires hier en s’imposant sur ses terres à l’issue du Grand Prix d’Allemagne.Au volant de sa Ferrari, le quintuple champion du monde a mené la course, assez peu palpitante, quasiment de bout en bout, signant ainsi son neuvième succès de la saison.Alors que tout semblait pourtant baigner pour les deux pilotes BAR-Honda, Jacques Villeneuve et son coéquipier Olivier Panis ont quant à eux dû déclarer forfait lorsque leur voiture respective s’est inopinés ment arrêtée en raison de problèmes de boîte de vitesses.¦ Lire nos informations en page B 4 A LE DEVOIR, LE LUNDI 29 JUILLET 2 0 0 2 A 2 v ?LES ACTUALITES?La présence canadienne en Bosnie Civils utiles, mais attention aux talons d’Achille Le quart des effectifs canadiens en Bosnie sont des civils, un point faible en cas de menace HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Vélika Kladusa (Bosnie-Herzégovine) — L’effondrement des tours new-yorkaises le 11 septembre a servi de sonnette d’alarme aux forces canadiennes déployées en Bosnie-Herzégovine.On a appris à la dure que la nouvelle philosophie d’Ottawa consistant à employer plus de civils sur les camps afin de réduire la pression sur les effectifs militaires canadiens nuisait au bon fonctionnement des troupes en cas de menace.Les attentats terroristes avaient eu pour effet de relever le code de sécurité sur les sept camps canadiens en Bosnie-Herzégovine: les militaires ne pouvaient plus sortir sans leur arme et les civils étaient confinés aux baraques.Plus question pour eux d’accomplir les tâches, pourtant essentielles, de transport d’équipement ou de marchandises d’un camp à l’autre qu’on leur confiait habituellement.Les militaires, déjà éreintés par l’obligation d’occuper en permanence les postes de tir en plus de leurs tâches quotidiennes, devaient s’en charger.Un rythme infernal soutenable, selon les grilles des gestionnaires, sept jours.Il aura fallu tenir le coup trois fois plus longtemps.«Usgens étaient très inî/és», Reconnaît le major Michel Ouellet/responsable de l’Élément de soutien national (ESN), la cellule basée à Vélika Kladusa qui assure le soutien logistique des militaires qui œuvrent sur le terrain.Il y a présentement 500 civils qui travaillent dans les camps canadiens d’ex-Yougoslavie: 200 Canadiens et 300 locaux, qu’on appelle maintenant des Bosniens pour effacer la charge ethnique des appellations «Serbe», «Croate» ou «Bosniaque» (musulman), fis ne forment pas moins du quart des effectifs totaux des bases.Cette présence importante est le résultat d’une nouvelle philosophie d’Ottawa, empruntée aux Américains et aux Britanniques, qu’on entend implanter peu à peu dans les déploiements canadiens à l’étranger.Toutes les tâches qui ne sont pas à proprement parler militaires sont effectuées par des civils, comme la buanderie, la cuisine, l’entretien ménager des camps, mais aussi le contrôle de la qualité de l’eau, les services d’incendie, de plomberie, d’électricité, certains travaux d’ingénierie et de télécommunications.Ainsi, les Forces canadiennes ont confié le 15 septembre 2000 à la compagnie de Calgary ATCO-Fron-tec ces responsabilités pour une période de trois ans, moyennant 117 millions de dollars.«Notre travail permet de sauver 162 soldats par rotation», explique un des gestionnaires de l’entreprise, David Christian, basé à Vélika Kladusa.Le hic dans cette logique, c’est qu’en cas de danger (comme après le 11 septembre), il y a avait 162 militaires de moins (10 %) pour assurer la sécurité des camps.La leçon a porté: on ne remet pas en question la nouvelle philosophie, mais on prend des précautions supplémentaires.Un peloton de 30 personnes est désormais prêt en permanence au Canada à être déployé en cas d’urgence pour relever les militaires dans leurs fonctions de garde du camp.«[La nouvelle philosophie], c’était pour réduire les ressources humaines au niveau militaire, explique le major Ouellet À cause de la réduction des forces canadiennes et les taux de rotation dans les théâtres, notre tour [à l’ESN] revenait plus souvent.[.] Au lieu d'être déployés tous les deux ans, c’est maintenant peut-être aux quatre ans.C’est une logique qui est très nouvelle pour nous.» Une logique qu’on veut étendre à d’autres théâtres d’opération, dans la mesure où ceux-ci sont stables.Pas question de l’appliquer à l’Afghanistan, donne-t-il comme exemple.Des civils originaux Mais qui sont ces Canadiens prêts à tout laisser derrière eux pour aller vivre enfermés dans un camp militaire au cœur d’un pays meurtri pour manger à la cafétéria et dormir dans un casier?«Les raisons sont multiples et différentes», dit Marian Bielec, le responsable de l’Agence de soutien du personnel des Forces canadiennes.L’ASPFC est une forme de coopérative qui gère les Canex, les boutiques qu’on retrouve dans toutes les bases militaires canadiennes et les camps à l’étranger, de même que les agences de voyage qui organisent leurs «permissions».«Il y a les jeunes qui recherchent l’aventure, l’inconnu.[.] Certains viennent pour fuir, ils ont vécu un divorce, une séparation, la mort d’un être cher et ils veulent s’évader.» Il y a aussi l’attrait pécuniaire.Un employé canadien de Canex peut gagner environ 40 000 $ par année, plus une prime d’éloignement non imposable de 10 000 $.Il travaille six jours sur sept, mais les congés et repos étant octroyés comme pour les militaires, il se retrouve derrière le comptoir huit mois par an.Logé, nourri, blanchi comme pour tous les autres dans le camp.Facile dans ces conditions d’accumuler un petit pécule.Cinq cents civils travaillent dans les camps canadiens d’ex- Yougoslavie M.Bielec, lui, un Canadien d’origine polonaise, avait visité la Yougoslavie deux fois avant que la guerre n’éclate puis une autre fois en 1999, toujours pour des vacances.«Quand j’ai vu l’annonce dans La Presse qu’ils cherchaient quelqu’un pour s’occuper du bien-être des soldats en Bosnie, je me suis dit: “C'est pas encore fini ça?’’» Il dit qu’en tant que détenteur d’un MBA, il n’était pas prédestiné au milieu militaire, mais que son goût de l’aventure, et de revoir le pays, a eu le dessus.Le contexte de vie dans les camps n'est quand même pas évident, et M.Christian avoue que le taux d’abandon de ses employés, au début du contrat d’ATCO-Frontec, a été très élevé.«On ne laisse plus rien à l’imagina tion des futurs employés.Au lieu de leur dire qu’ils vont vivre dans des boîtes de métal, on leur montre des photos des boîtes de métal!» Cheryl Samek, qui travaille pour ATCO-Frontec presque depuis le début du contrat, dit être venue pour changer sa vie professionnelle et imiter son frè- re, qui avait été de la première vague.«Je n’ai pas besoin de m’occuper de moi ici.C’est bien de n’avoir aucune responsabilité!» Et vivre avec ses collègues de travail l’enthousiasme aussi.Une des difficultés, toutefois, c’est de les voir tous partir au terme de leur déploiement de six mois et de devoir tout recommencer avec un nouveau groupe.Le groupe de Valcartier présentement en Bosnie-Herzégovine, est son quatrième groupe.«C’est dur de les voir partir en une nuit.» Il y a aussi les distances infranchissables qui subsistent entre les employés locaux.«Je n’ai pas le droit d’accepter les invitations de mes employés bosniens qui m'invitent chez eux, à l’extérieur du camp, déplore M.Christian.Ils ont de la difficulté à comprendre cela.Je dois respecter les règles, je suis sous la protection de l’armée canadienne ici.» Hélène Buzzetti s’est rendue en Bosnie-Herzégovine à l’invitation de la Défense nationale canadienne.Comment se déployer moins souvent.HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Vélika Kladusa (Bosnie-Herzégovine) — L’épuisement des militaires canadiens dû à une fréquence élevée des déploiements à l’étranger amène les Forces canadiennes à expérimenter de nouveaux modes de rotation des troupes.Avec moins de 60 000 paires de bras et de nombreux engagements internationaux, les Forces canadiennes n’ont d’autres choix que d’imposer aux militaires des répits parfois d’à peine un ap entre les déploiements de suc mois à l’étranger.Éreintant, surtout pour les petites familles.C’est pourquoi le détachement d’hélicoptère en Bosnie-Herzégovine a mis sur pied un projet-pilote du nom de 12V, pour le joli nom dont seuls les militaires ont le secret de déploiements variables sur 12 mois.En gros, un escadron donné devra assurer la présence dans le théâtre d’opération pendant un an au lieu de six mois.Certains militaires-clés (16 dans ce cas-ci) resteront toute l’année, au lieu des six mois habituels, mais la très grande majorité (58) ne seront déployés qu’à coup de deux mois, deux et parfois trois fois dans l’année.Pour les opérations, rien ne change, mais les Forces économisent de gros sous.Comme un militaire déployé six mois a droit à un congé de 19 jours et le billet d’avion pour partir en voyage s’il ne désire pas retourner au Canada (jusqu’à concurrence de 1750 $), il en coûte cher de billets d’avion commerciaux au gouvernement canadien.Pour un déploiement de deux mois, point de congé.On revient tout simplement au pays par les vols militaires réguliers après l’affectation et le congé se prend là (ou ailleurs, mais au frais du militaire).De plus, cette abolition des absences pour repos, qui nécessitaient le remplacement des militaires par d’autres, a fait chuter les besoins en ressources humaines de 20 %.Quant à ceux qui se disaient inaptes au déploiement (pour cause de garde d’enfants, problèmes familiaux ou autres), leur nombre est passé de 30 % à moins de 5 %.«Nous sommes les cobayes, ce projet a commencé en septembre 2001, indique le lieutenant-colonel Jean-Luc Milot, responsable du détachement d’hélicoptères.Et nous envoyons des rapports très élogieux à Ottawa.» Sauvés! *v X GENE J.PUSKAR REUTERS NEUF MINEURS pris au piège sous terre depuis plus de trois jours en Pennsylvanie ont été ramenés sains et saufs à la surface tôt hier matin.Im sortie du premier, installé sur un brancard, a déclenché un tonnerre d’applaudissements des secouristes.Les autres ont été extraits à environ 15 minutes d’intervalle.Les neuf mineurs, âgés de 30 à 55 ans, avaient tous été retrouvés vivants samedi soir à 72 mètres de profondeur, réfugiés dans une étroite poche de 1,20 mètre de plafond dans un puits de mine inondé.Selon le secrétaire à la sécurité minière Dave Lauriski, les neuf hommes sont dans un état de santé «raisonnablement bon».S’attaquer au problème des détenues dangereuses Les soldats canadiens sont de retour d’Afghanistan PRESSE CANADIENNE Edmonton — Les arbres d’Edmonton étaient parés de rubans jaunes et les vitrines des commerces affichaient de nombreux signes de bienvenue, hier, afin de marquer l’arrivée des premiers soldats canadiens de retour d’une mission de six mois en Afghanistan.Toujours en tenue de camouflage verte, 280 des quelque 800 soldats dépêchés en Afghanistan ont débarqué de leur avion nolisé à l'aéroport où ils ont été accueillis par une foule de parents et amis débordants de bonheur.Après leur passage aux douanes, les applaudissements et cris de joie ont fusé de toutes parts.Quelqu’un dans la foule agitait un drapeau de Terre-Neuve pendant que d’autres essuyaient leurs larmes ou tenaient des bouquets de fleurs.«Je suis complètement renversé, a déclaré le caporal Corey Bulmer, 28 ans, en contemplant la Joule heureuse et excitée.Je ne m’y attendais pas.Je n’ai jamais vécu rien de tel de toute ma vie.» M.Bulmer a ajouté que ce qu’il voulait le plus en rentrant chez lui, c’était de manger un hamburger et d’aller au cinéma.Le soldat Scott Newing était plutôt pressé de voir son fils de deux mois, Austin, qui est né en son absence.«Je vais serrer ma femme et mon fils dans mes bras aussitôt après être descendu de l'autobus», a-t-il lancé en quittant l’aéroport.Dans un discours prononcé à l'aéroport, le major-général Richard Hillier s’est dit fier du travail des soldats canadiens dans la guerre contre le terrorisme.«Nous sommes fiers de la crédibilité qu’ils ont gagnée [.] à la face du monde entier», a lancé le général.Pour sa part, le brigadier-général Ivan Fenton, responsable des forces armées de terre dans l’Ouest du Canada, a estimé que le retour des troupes canadiennes d’Afghanistan était bien différent d’un retour de militaires à l'issue d’une mission de maintien de la paix.Un autre député réclame la démission de Chrétien PRESSE CANADIENNE Charlottetown— Un autre député, de l’île-du-1 Vince-Edouard, celui-là, vient d’ajouter sa voix au chœur des libéraux qui demandent au premier ministre, Jean Chrétien, de démissionner.Le temps est venu pour lui de partir, a déclaré Shawn Murphy, résultat de discussions qu’il a eues avec les libéraux de sa circonscription de Hillsborough au cours des deux derniers mois.M.Murphy a affirmé que plus de 90% des membres du parti dans ce comté qui inclut Charlottetown, la capitale, souhaitent voir une nouvelle personne à la tête des libéraux fédéraux.Depuis que l’ex-ministre des Finances, Paul Martin, a été éjecté du cabinet en juin, un flot continuel de députés se sont prononcés ouvertement contre le maintien de M.Chrétien à la tête du PLC.PRESSE CANADIENNE Calgary — Un plan destiné à résoudre les problèmes posés par des prisonnières jugées dangereuses requiert que les gardiens de prison soient sensibilisés aux problèmes de santé mentale.Mais il ne prévoit aucune nouvelle conséquence pour les détenues qui se rendraient coupables de comportements violente.Cette stratégie est la réponse d’Ottawa à la prise d'otage survenue au pénitencier de Prince Albert, en Saskatchewan, en décembre 2000.Un groupe de détenues avait alors torturé une gardienne pendant plusieurs heures.«L'idée est de mettre au jour les problèmes de comportement avant qu'ils ne surviennent, ou de les voir venir», a expliqué Michèle PUon-Santilli, porte-parole du Servi-ce correctionnel du Canada lœ syndicat des gardiens de prison est sceptique quant à l’efficacité de ce plan auprès des plus violentes détenues.«Que faites-vous de celles qui sont indisciplinées comme les femmes du pénitencier de Saskatchewan, qui prennent régulièrement des otages?, a demandé Marc Langlois, vice-président national du Syndicat des employés du Service correctionnel.Vous pouvez les conseiller tant que vous voulez, certaines d’entre elles ne changeront jamais», ajoutait-il.La gardienne torturée, qui n’est jamais retournée au travail, a quitté la Saskatchewan et est en congé d'invalidité à long terme.Mme Pilon-Santilli soutient qu’une nouvelle approche, basée sur un travail d’équipe, devrait empêcher une répétition de tels incidents.Un agent de liaison autochtone pourrait aussi faire partie de l’équipe dans des régions comme les Prairies, où les autochtones représentent une forte proportion des femmes en détention.Solution démocratique médite à un conflit des Balkans Après un an de guérilla entre Serbes et Albanais et un difficile processus de négociation, les tensions interethniques entre les deux communautés aboutissent à un règlement démocratique.Pour la première fois depuis douze ans, des élections ouvrent une nouvelle ère dans le sud de la Serbie.LAURENT R O U Y Les habitante serbes, roms et albanais des petites communes du sud de la Serbie de Presevo, Medvedja et Bujanovac, ont voté hier, pour élire leurs représentante aux mairies et conseils municipaux.L'élection arrive au terme d’une guérilla de 15 mois dans la vallée de Presevo.Dès après les bombardements du printemps 1999 et l’arrivée au Kosovo des troupes de l’Otan, les nationalistes kosovars avaient commencé à armer une guérilla séparatiste albanaise dans la zone frontalière du sud de la Serbie, précisément là où les forces armées serbes ne pouvaient intervenir, à cause d’une zone tampon entre la Serbie et le Kosovo, créée par l’Otan.Du 26 janvier au 21 novembre 2001, les guérilleros albanais de «l’Armée de libération de Presevo, Medvedja et Bujanovac» et les forces armées serbes s’étaient affrontés dans un conflit de basse intensité, qui avait entraîné la mort de 66 personnes, dont 15 civils, le déplacement de centaines de réfugiés et causé des millions de dollars de dégâts.De décembre 2000 à mai 2001, des négociations, puis un accord signé entre les parties et la communauté internationale, permettaient le désarmement des séparatistes albanais et rétablissaient progressivement la liberté de circulation dans la zone des combats.Les élections d’hier sont ainsi censées créer les conditions d'un nouveau départ dans la région.Dans deux des trois communes, Presevo et Medveja, les résultats des élections réservent apparemment peu de surprises.À Presevo, 92 % de la population est albanaise.À Medveja, elle est serbe à 70 %.Les choix se fera dans les deux cas entre nationalistes ou modérés de chaque camp.Mais, à Bujanovac, selon les chiffres d'un récent recensement, la population compte 62 % d'Alba-nais, 9 % de Roms et 29 % de Serbes.Une répartition qui laisserait penser à une victoire certaine du candidat albanais dans une commune qui a toujours été dirigée par les Serbes.Convaincus de leur victoire, les Albanais de Bujanovac et des villages alentours se sont ren- dus hier aux urnes, massivement, dè§ les premières heures du jour.A Konsulj, ancien quartier général des séparatistes de ITJCPMB et village peuplé exclusivement d’Al-banais, Jonuz et Shefqet Musliu, respectivement anciens commandants politique et militaire de la guérilla dissoute, soulignaient que, «ces élections ne réalisent pas les vœux de rattachement au Kosovo de nos anciens combattants.Mais grâce à nos fusils, elles peuvent avoir lieu aujourd'hui».A Dobrosin, village de la commune où est née la guérilla albanaise, on s’est aussi déplacé très tôt pour voter.Mais là, comme dans de nombreux autres bureaux de vote albanais, des problèmes concernant les listes électorales sont vite apparus.«J’ai voté, mais ni ma femme ni ma sœur n’ont pu le faire, se plaint Limcen, un paysan de 30 ans.Elles ont attendu pendant plus d’un an leurs cartes d’identité.Sur les listes électorales, il y avait le nom de ma mère morte depuis dix ans!» Le président du bureau de vote du village confirme ces erreurs.«Il y avait 60 morts sur les listes, alors que 200 électeurs ayant participé à un autre scrutin il y a deux ans n ’étaient même pas inscrits sur la liste de 570 noms.D’autres n’ont pas voté car leurs cartes d'identité étaient périmées et non renouvelées.Au final, il y aura moins de 55 % de participation, alors que nous aurions sans problème dépassé les 80 %.Mais tout sera consigné dans mon procès-verbal.» Dans le village, on n’hésite pas à accuser les Serbes d’avoir commis sciemment ces erreurs, pour diminuer l'importance du yote albanais.A Bujanovac même, beaucoup d’anonymes ont remarqué d’autres incohérences.L’un des principaux bureaux de vote des Albanais de la yille devait accueillir 2500 votante.A 20h, heure officielle pour la fin du scrutin, plus de 700 électeurs faisaient toujours la queue.Certains, arrivés le matin, n’avaient pas voté après onze heures d’attente.«Comment voulez-vous que cela marche! s’indigne un anonyme.Onze heures, cela fait 660 minutes.Plus de trois électeurs à la minute alors que la procédure est si longue.Aucun bureau serbe n’accueillait autant de votqnts!» è f LB DEVOIR.LE LUNDI 28 JUILLET 2 0 0 2 A 3 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Mariages homosexuels Ottawa étudie tous les Chantal Hébert ?L’été de tous les mécontentements Dur, dur, l’été de Jean Chrétien qui, deux mois après le départ de Paul Martin de son cabinet, n’a toujours pas réussi à reprendre l’initiative en vue du vote de confiance auquel la constitution de son parti l’oblige à soumettre son leadership d’ici à février prochain.Lundi dernier, le premier ministre a fait une rentrée politique à saveur électoraliste en Ontario rural.Même en présence de M.Chrétien, plusieurs députes libéraux ne se sont pas gênés pour dire que, si la tendance se maintenait, il allait perdre son vote.Ces tempsd, il ne se passe guère une journée sans qu’un député ou un sénateur libéral ne fasse la manchette en réclamant le départ de M.Chrétien.Souvent, mais pas toujours, on recycle pour ce taire des mécontents dont le ressentiment à l’égard de leur patron est connu ou encore des lumières dont le wattage politique ne suffirait pas à éclairer un confessionnal.Qui se surprendrait, par exemple, d’apprendre que la députée Hedy Fry, congédiée du cabinet en janvier notamment pour avoir juré en plein Parlement qu’il se brûlait des croix sur les parterres de sa province de Colombie-Britannique, soit aujourd’hui d’avis que le départ du premier ministre s’impose?Si les gens qui ont de bonnes raisons de souhaiter du mal à Jean Chrétien étaient les seuls à se manifester, il pourrait peut-être se reposer sur ses lauriers.Mais même des députés qui lui veulent du bien avouent qu’ils ne peuvent pas lui garantir l’appui de leurs circonscriptions.Devant la perspective d’un renouveau du leadership, les appels à la loyauté à un chef en fin de carrière ne font visiblement pas le poids.À cet égard, M.Chiétien n’aide pas sa cause quand il répète, comme il l’a fait la semaine dernière, qu’il est le meilleur juge du moment auquel il devrait éclairer son parti sur ses intentions.La vaste majorité des libéraux voudraient bien éviter une collision frontale avec leur chef, mais pas au prix de lui donner un chèque en blanc en vue des prochaines élections.?En attendant, la guerre civile libérale semble devoir faire des petits.Inspirés par l’exemple, certains stratèges conservateurs se lancent à leur tour dans la chasse au chef, prouvant du même coup que le chemin de l’enfer est bel et bien pavé de bonnes intentions.Au cours des dernières semaines, des patriarches conservateurs comme l’ancien ministre John Cros-bie ont supplié Joe Clark de démissionner.Histoire de mettre quelqu’un dans la vitrine des délégués qui devront se prononcer sur le leadership de Joe Clark lors d’un congrès le mois prochain, certains auraient même voulu que le député néo-écossais Peter Mac-Kay se mette en piste pour le remplacer.En principe, M.MacKay serait aux conservateurs ce que Paul Martin est actuellement aux libéraux, c’est-à-dire un catalyseur du mécontentement ambiant.En pratique, malgré ses indéniables qualités de vaillant député, il est encore loin d’avoir le profil de l’eqiploi de chef fédéral.A moins que les conservateurs n’aient sous la main un successeur d’envergure au moins équivalente à celle de leur chef actuel on se demande quel intérêt ils auraient à signifier son congé à Joe Clark, à part celui d’abréger encore un peu les jours du parti.?Pendant que des libéraux et des conservateurs se plaignent du fait que leurs chefs respectifs ont fait leur temps, le NPD est tenté de faire du neuf avec du vieux.Parmi les candidats les plus sérieux à la succession d’Alexa McDonough, il faut actuellement compter l’échevin torontois Jack Layton et le député mani-tobain Bill Blaikie auxquels devrait s’ajouter cette semaine Lome Nystrom de la Saskatchewan.Elu pour la première fois en 1968, Lome Nystrom est un des rares députés à avoir vécu les règnes de Pierre Trudeau et Brian Mulroney au grand complet Quant à son collègue Blaikie, il a débarqué aux Communes l’année où Joe Clark est devenu premier ministre.Tout un renouvellement en perspective! Pour des raisons différentes, les chefs du Bloc québécois et de l’Alliance canadienne ont passé la première moitié de l’été aux abonnés absents.Personne ne lancera d’avis de recherche pour Gilles Duceppe.Pour des raisons évidentes, le destin du Bloc se joue davantage à Québec qu’à Ottawa ces temps-ci.Par contre, le cas de Stephen Harper, qui est en train de se remettre de ses émotions récentes sur le front du leadership, devrait fournir matière à réflexion à tous les stratèges d’opposition, qui, inspirés par une certaine pensée magique, attribuent cet été à un éventuel changement de leadership des vertus miraculeuses.Doté d’un chef manifestement plus doué que Stockwell Day, l’Alliance ne réussit toujours pas à se hisser dans les ligues majeures des sondages.Ni les querelles libérales et conservatrices, ni le virage pré vu vers la gauche du NPD ou les déboires du Bloc ne lui profitent.Les libéraux ont beau se déchirer, leur philosophie politique, qu’elle soit incarnée par Jean Chrétien ou Paul Martin, semble tellement solidement ancrée dans la mouvance principale au Canada que la tempête ne les empêche pas de garder le cap sur une nouvelle victoire électorale.A l’inverse, les autres partis auront beau changer de capitaine aussi souvent qu’ils voudront, tant qu’ils n’auront pas réussi à naviguer dans des courants plus larges, ils seront voués à l’enlisement Sur ce, bonne fin d’été.Lorsque je reviendrai dans ces pages autour de la Fête du travail, j’ai bien l’impression que les Chrétien et Clark seront tous les deux encore parmi nous, mais pour combien de temps?Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.La question des mariages gais se rendra vraisemblablement jusqu’en Cour suprême, mais Ottawa envisage déjà plusieurs scénarios pour réviser ses lois à la suite du jugement rendu par un tribunal ontarien qui s’est prononcé en faveur des mariages homosexuels.L’un d’eux serait d’accorder aux Églises la compétence exclusive en matière de mariages, révélait le National Post dans son édition de samedi.JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR idée de céder aux Églises son autorité sur le ma-t riage constituendt une «belle porte de sortie» pour le gouvernement fédéral qui refuse toujours de reconnaître les mariages homosexuels, croit Irène Demc-zuk, de la Coalition pour la reconnaissance des conjoints et conjointes de même sexe.Mais elle ^’aiderait pas nécessairement la cause des gais, les Eglises disposées à célébrer les unions gaies étant fort rares.Le ministère fédéral de la Justice doit annoncer aujourd’hui s’il portera en appel la décision de trois juges de la Cour supérieure de l’Ontario qui ont statué récemment que l’interdiction de se marier faite aux gais violait la Charte des droits et libertés.Es ont donné deux ans au gouvernement pour reconnaître ces unions.Même s’il est fort probable qu’Ottawa interjettera appel, cela n’empêche pas le gouvernement d’examiner plusieurs options en matière de mariages et d’unions gais.E jongle d’aiüeurs avec l’idée que les mariages puissent désormais relever des Églises et non plus du fédéral, comme l’a suggéré l’un des trois juges de la Cour supérieure de l’Ontario.«Cela ne me paraît pas sérieux parce que ça risque de créer bien des complications, commente Pierre Valois, président de la Table de concertation des lesbiennes et des gais du Québec.Le mariage est une institution reconnue sur le plan international Dire qu’il relève d’une religion me semble contraire à la tendance vers laquelle on se dirige depuis quelques siècles, c'est-à-dire la séparation de l’Eglise et de l’État.C’est difficile à imaginer.» De son côté, Irène Demczuk, coordonnatrice de la Coalition pour la reconnaissance des conjoints et conjointes de même sexe, peut comprendre que le gouvernement fédéral envisage cette possibilité, compte tenu des fortes pressions qu’il subit des provinces de l’Ouest «Le mariage est encore vu comme une institution religieuse et hors du Québec, le mariage civil est très peu populaire», explique-t-eUe.«Ce serait une belle porte de sortie pour le gouvernement, mais pour les gais et les lesbiennes, c’est m peu triste.H s’agit d’une stratégie étapiste.Ijes gais devront encore se battre pour gagner le droit aux partenariats enregistrés [ou unions dviles au Québec] avant de gagner le mariage.» Si l’un des juges a fait cette suggestion au gouvernement c’est que la cause devant la cour ontarienne mettait en cause deux couples, dont le mariage avait été béni par la MetropoUtan Community Church de Toronto, et qui réclamaient la reconnaissance légale de cette union.Plusieurs Églises unies sont elles aussi prêtes à célébrer des rpariages gais, «mais ce n’est pas le cas de l’ensemble des Eglises unies, qui est la plus gran- scénarios de formation protestante au Canada, et surtout pas de l’Eglise catholique», poursuit Mme Demczuk.Selon le National Post, le gouvernement songerait aussi à instaurer un registre civil qui permettrait aux couples homosexuels et hétérosexuels de disposer des mêmes droits légaux et qui s’inspirerait des modèles adoptés au Québec et en Nouvelle-Ecosse.Même si elle reconnaît de grandes qualités aux unions civiles et aux partenariats enregistrés, Mme Demczuk signale que ces unions ne sont pas reconnues à l’extérieur du pays.Le gouvernement pourrait tout de même profiter de l’occasion pour «faire le ménage» dans la définition des droits reliés aux unions de fait qui different d’une province à l’autre.B pourrait ensuite uniformiser pour tout le Canada la définition des partenariats enregistrés (ou unions civiles) et les droits qui s'y rattachent Mais rien n’est gagné, croit-elle, puisqu’il faudrait l’accord des provinces.Elle estime plus vraisemblable que le gouvernement attende le verdict de Cour suprême, ce qui pourrait prendre dix ans.Une façon pour le fédéral de «gagner du temps», renchérit Pierre Valois.Un prix pour Bégin La communauté gaie a d’ailleurs témoigné sa reconnaissance envers Paul Bégin, ministre de la Justice du Québec et maître d’œuvre de la Loi sur l’union dvile, en lui remettant hier soir (ex-œquo avec Irène Demczuk) le Grand Prix Arc-en-Ciel lors du gala d’ouverture des Festivités de la Fierté gaie.«Cette loi, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale, n’a pu cheminer que grâce à son courage, sa vision et sa détermination», a-t-on souligné.Catastrophe aérienne en Ukraine MIKHAIL CHERNICHKIN REUTERS Devant la morgue de Lviv, en Ukraine, cette mère de deux enfants vient d’identifier leurs corps.Lviv plongé dans le deuil ASSOCIATED PRESS Lviv, Ukraine — Les habitants de la vüle ukrainienne de Lviv ont entamé hier une période de deuil de deux jours au lendemain du crash d’un Soukhoi en pleine démonstration sur une foule composée de plusieurs centaines de spectateurs.Le bilan de la catastrophe s’est encore alourdi, avec au moins 83 morts et 116 blessés.A la suite de ce drame, le plus important de l’histoire des meetings aériens, le ministre ukrainien de la Défense Vladimir Chkidt-chenko a présenté hier sa démission au président Léonid Koutchma, qui a déclaré lundi (aujourd’hui) jour de deuil national.Samedi, le chef dÉtat avait signé un décret limogeant le commandant de l’armée de l’air ainsi que le commandant du 14'- Corps de l’armée de l’air auquel appartenait l’appareil.Yevhen Martchouk, chef du conseil de sécurité et de défense de l’Ukraine chargé de l’enquête, a confirmé hier lors d’une conférence de presse que 83 personnes avaient été tuées, dont 19 enfants et que 116 autres avaient été blessées.«Ce sont de tristes statistiques», a-t-il souligné.Les restes de 25 victimes ont été identifiés mais l’état de beaucoup d’autres rendra difficile le travail d’identification.Toutefois, «la principale priorité reste d’identifier ces personnes», a-t-il assuré.Le président Koutchma, qui a interrompu ses vacances en Crimée pour se rendre sur les lieux du drame, a évoqué l’hypothèse d’un problème technique, rappelant que les pilotes, qui ont tous deux survécu, étaient «les plus expérimentés» et que le matériel en revanche avait «déjà fonctionné au maximum de sa capacité technologique».Les responsables de l’armée ukrainienne, dont le matériel militaire date souvent de la période soviétique, sont particulièrement gênés sur le sujeL Ce n’est pas la première fois qu’ils sont en cause: en octobre dernier, un missile «fou» tiré depuis une base ukrainienne avait abattu par erreur un avion russe au dessus de la mer Noire, faisant 78 morts, la plupart des immigrants se rendant en Israël.Un Ilyouchine s'écrase à Moscou REUTERS Moscou — Un avion russe Byouchine-86, qui ne transportait aucun passager, s’est écrasé hier en décollant du principal aéroport de Moscou, causant la mort de 14 des 16 membres de l’équipage et du personnel présents à bord, a annoncé le ministère russe des Situations d’urgence.L'Il-86 de la compagnie russe Poulkovo, qui peut accueillir jusqu’à 350 passagers, était arrivé un peu plus tôt de Sotchi, station balnéaire des bords de la mer Noire, et de- vait gagner Saint-Pétersbourg, siège de la compagnie.Les autorités ont annoncé que deux survivants avaient été retirés de l’épave de l’appareil.Ce nouvel accident est le dernier d’une série noire pour l’aviation russe.Samedi, 83 personnes sont mortes après qu’un Sukhoi s’est écrasé lors d’un meeting aérien à Lviv, en Ukraine.Il y a un mois, 71 personnes avaient trouvé la mort dans une collision entre un Tupolev Tu-154 transportant des enfants russes et un avion-cargo au dessus de la frontière germano-suisse.Entente dans un hôtel, grève dans un autre KARINE FORTIN LE DEVOIR Au terme de deux mois de négociations ardues, les employés syndiqués de l’hôtel Reine-Elizabeth de Montréal ont finalement obtenu ce qu’ils souhaitaient La CSN a en effet annoncé tuer matin qu’elle avait réussi à faire accepter aux dirigeants de l’établissement un règlement identique à celui adopté au Hilton Laval, jeudi dernier.L’entente de principe prévoit notamment une augmentation salariale de 10 % sur trois ans, une sixième semaine de vacances pour les employés comptant plus de 25 ans d’ancienneté et une amélioration du régime de retraite coEectif.Le Reine-Elizabeth est le cinquième hôtel de la région de Montréal à l’adopter, après le Hilton Laval, le Wyndham, le Hilton Bonaventure et le Centre Sheraton.L’entente faisait aussi l’objet de discussions intensives hier au Delta centre-ville.La situation est par aUleurs bien loin d'être réglée au Crowne Plaza Metrocentre, dont les employés se sont prononcés à 98 % en faveur de la grève générale illimitée hier après-midi.Les 117 syndiqués ré- agissaient ainsi au lock-out décrété samedi matin par leur employeur.Selon Jean Lortie, président de la Fédération du commerce de la CSN, ils pourraient bientôt être imités par quelque 2000 employés des 12 autres établissements où la situation n’est pas réglée.«Nous espérons avoir un mandat de grève partout d’ici vendredi», a-t-il déclaré.«Les négociations durent depuis deux mois.Là il faut que ça bouge.Les gens sont vraiment excédés » Jusqu’à maintenant, la moisson de la campagne de négociations 2002 a été particulièrement riche pour la CSN.Déjà, plus de la moitié des travailleurs de rhôtellerie sont assurés de connaître des améfiorations de leurs conditions de travail.Mais comme le souligne le syndicaliste, «il reste quelques gros joueurs» comptant ensemble près de 3500 chambres.Et le moment est particulièrement bien choisi pour les faire plier puisque, à quelques jours des festivités de la fierté gaie, toutes les chambres sont réservées.L’importance de l’enjeu pourrait bien faire le jeu des syndicats.«Depuis la journée de grève de vendredi, les patrons se bousculent pour nous rencontrer», affirme-t-il.EN BREF La marine dans TArctique Edmonton (PC) — La marine canadienne a dépêché une patrouille dans l’Arctique, une première en 13 ans, dans le but de renforcer la souveraineté nationa- le dans la région et de parfaire la formation de ses effectifs.L’exercice Narwhal Ranger, mené conjointement avec l’armée et l’aviation, se veut la première d’une série d’opérations ayant pour objectif d’assurer à nouveau la présence de la marine dans le Nord.1«U20)2W2 i < > r< > oui iïi < : Résultats TVA le réseau des tirages Tirage du 2002-07-27 010513 22 20 42 Complémentaire: (09) Tirage du 2002-07-27 09 14 IZ 32 43 44 Complémentaire: (05) BUSitZl Tira9e du ViVtUmr M» 2002-07-26 1Z 26 33 34 3Z 40 42 Complémentaire: (01) Ventes totales: 22 193 778 $ Prochain gros lot: 15 000 000 S Egtra NUMÉRO 672942 Tirage du 2002-07-26 LOT 100 000$ GAGNANTS LOTS 6/6 2 1 000 000,00 $ 5/6+ 7 70 003,40 $ 5/6 269 1 457,30 $ 4/6 14 284 52,60 $ 3/6 240 763 10,00 $ Ventes totales: 12 609 908 $ Prochain gros lot (appr ): 2 000 000 $ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 1 50 000,00$ 5/6 20 500,00$ 4/6 963 50,00$ 3/6 17 813 5,00$ Ventes totales: 540 944,00 $ GAGNANTS LOTS 7/7 1 12 500 000,00$ 6/7+ 2 208 202,20$ 6/7 104 3 503,40$ 5/7 8 345 155,90 $ 4/7 179 192 10,00$ 3/7+ 164 145 10,00$ 3/7 1 498 637 Participation gratuite n Mra Tirage du 2002-07-27 NUMÉRO 694097 LOT 100 000$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité Si vous avez un problème de jeu.1 866 SOS-JEUX L K i) K V 0 I H , LE LUNDI 29 JUILLET 2 0 0 2 LES ACTUALITÉS Réparer la rétine avec des cellules souches de la moelle osseuse AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Des cellules souches provenant de la moelle osseuse seraient capables de traiter des maladies des yeux comme l’atteinte de la rétine des diabétiques ou des détériorations de la vision liées à l’âge, selon une étude américaine sur des souris publiée dans le numéro de septembre de la revue Nature Medicine du groupe Nature.A l’origine de cet espoir, une lignée particulière de cellules dites EPC (pour endothelial precursor cells), capables de former des vaisseaux sanguins et issues de la moelle osseuse, notre usine à fabriquer les cellules du sang (globules rouges, blancs.).Martin Friedlander et ses collègues (département de biologie cellulaire, Scripps Research Institute, La Jolla, Californie) ont découvert que les cellules EPC issues de cette lignée, injectées dans l’œil de souris, allaient se fixer sur des cellules de la rétine, les astrocytes.Une fois qu’elles avaient ciblé ces cellules de la rétine, les EPC se mêlent aux structures des vaisseaux sanguins existant et se révèlent capables de réduire la détérioration vasculaire en formant de nouveaux vaisseaux sanguins.De plus, ajoutent les chercheurs, si les cellules EPC sont génétiquement modifiées avant d’être injectées dans l’œil de la souris, elles peuvent aussi stopper la prolifération indésirable de vaisseaux sanguins.Selon les chercheurs, si cette technique marche aussi bien chez les humains qu’elle le fait chez la souris, alors ces cellules souches seraient susceptibles de traiter la rétinopathie diabétique, une atteinte de la rétine fréquente au cours du diabète.Les résultats, qui doivent être mis en ligne aujourd’hui sur le site de la revue américaine, À l’origine de cet espoir, une lignée particulière de cellules dites EPC laissent entendre que les cellules EPC génétiquement modifiées pourraient être utilisées pour délivrer directement dans l’œil, «au niveau local, des substances pharmacologiques», et représenter ainsi un nouveau mode d’administration des médicaments, ajoutent les chercheurs.Le diabète, toutes formes confondues, touche plus de 150 millions de personnes dans le monde.L’obésité, qui tue quelque 300 000 Américains par an, prédispose à la forme la plus courante de diabète dite de type 2.Le diabète entraîne une dégénérescence des petits vaisseaux qui irriguent la rétine.La rétinopathie diabétique est la première cause de cécité parmi les Américains actifs.Pratiquement toutes les personnes qui ont un diabète depuis plus de 30 ans auront une altération de la vision.Une autre maladie, liée à l’âge, la dégénérescence maculaire est une cause courante de perte de la vision parmi les plus de 60 ans.La macula est la partie centrale de la rétine.Les caresses livrent leur secret AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Des chercheurs suédois et canadiens ont découvert les nerfs responsables de cette émotion agréable et forte que l’on ressent en touchant l’être aimé, selon le mensuel Nature Neuroscience du groupe des revues Nature.L’étude paraissant dans le numéro de septembre de la revue, suggère ainsi une fonction pour un type de nerfe dont le rôle était resté jusque-là mystérieux.Pour établir leur démonstration, Hâkan Olausson, du service de neurophysiologie clinique de l’hôpital universitaire Sahlgrenska, à Go-thenberg (Suède), et ses collègues ont rencontré quelques difficultés.Etudier les aspects émotionnels du toucher (caresses, contacts peau à peau entre amoureux) n'est en effet pas aisé parce qu’il s’agit d’un des sens qui active de nombreuses sortes de nerfe différents.Afin de déterminer quel type de nerfs est important pour provo- quer une réponse émotionnelle, le Dr Olausson et ses confrères suée dois et canadiens (Université McGill, Montréal, Québec) ont examiné une patiente qui a totalement perdu le sens du toucher sur la plus grande partie du corps.Elle a cependant conservé intact dans la peau un sous-groupe de nerfe spécialisés, appelé fibres tactiles C.Ainsi en dépit de son handicap, elle est capable de ressentir une sensation agréable et ténue déclenchée par la caresse légère d’un pinceau.En se servant de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), les chercheurs ont découvert que les zones du cerveau, impliquées dans le processus émotionnel, s’activaient en réponse aux caresses agréables.Comme ces fibres nerveuses constituent l’innervation prédominante qui subsiste sur le peau de cette femme, les chercheurs en ont conclu qu’elles sont les capteurs du toucher émotionnel.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: www.offres.ledevoir.com APPEL D'OFFRES SP-02-213 La Ville de Longueuil demande des soumissions pour la : FOURNITURE DE PIERRE CONCASSÉE, DE BÉTON BITUMINEUX ET D'ÉMULSION ASPHALTIQUE.Ne sont considérées que les soumissions préparées sur les formulaires fournis par la Ville de Longueuil.On peut obtenir lesdits formulaires de même que le document d'appel d'offres (plans, devis, etc.) à compter du lundi, le 29 juillet 2002, durant les heures de bureau, soit du lundi au vendredi (sauf les jours fériés), de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 15 à 16 h, en s'adressant au Service des approvisionnements, situé au 500 rue de la Rivière-aux-Pins, arrondissement de Boucherville, Québec, téléphone (450) 449 8306, moyennant un dépôt non remboursable de 30,00 $ (taxes incluses) pour chaque exemplaire complet; ce paiement doit être effectué par chèque visé, mandat émis à l'ordre de la Ville de Longueuil op en argent comptant.Toute soumission, pour être valide, devra être accompagnée d’une garantie de soumission sous forme d'un chèque visé ou d'une lettre de garantie bancaire irrévocable, payable à la Ville de Longueuil, ou d’un cautionnement de soumission d’un montant égal à dix pour cent (10%) de la valeur totale de la soumission, valide pour une durée de quatre-vingt dix (90) jours.Si un soumissionnaire fournit un cautionnement de soumission, il devra joindre, en plus, une lettre d’intention d'une compagnie d'assurances s'engageant à émettre un cautionnement d'exécution égal à dix pour cent (10%) du total de la soumission, valide pour un (1) an et renouvelable au gré de la caution si le contrat est adjugé pour plus d'un (1) an.Ces documents devront être des originaux certifiés.Chaque soumission doit être déposée au Service des approvisionnements de la Ville de Longueuil, situé au 500 rue de la Rivière-aux-Pins, Arrondissement de Boucherville, d'ici mardi, le 13 août 2002 à 10 h (horodaté par le Service des approvisionnements), dans l'enveloppe préadressée fournie à cette fin.Les soumissions sont ouvertes mardi, le 13 août 2002 à 10 h à la salle Pierre-Viger du Centre administratif Clovis-Langlois situé au 500 rue de la Rivière-aux-Pins de l’Arrondissement Boucherville.Le Conseil municipal de la Ville de Longueuil ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni la plus haute, ni aucune des soumissions reçues sans encourir aucune obligation, ni aucuns frais d’aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.La Ville peut, s'il est avantageux pour elle de le faire, passer outre à tout défaut de conformité de la soumission si ce défaut ne brise pas la règle de l'égalité entre les soumissionnaires, et elle n'est pas tenue de motiver l’acceptation ou le rejet de toute soumission.Pour toute information supplémentaire concernant cette soumission, veuillez communiquer avec Monsieur Pierre Bruneau au numéro de téléphone au (450) 641-7401.Donné à Longueuil, le 29 juillet 2002 Marie-Josée Salvail, ing., M.Ing.Chef du Service des approvisionnements lonerueuil CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-17-013194-025 "PROCÉDURE ALLÉGÉE" COUR SUPÉRIEURE BANQUE ROYALE DU CANADA Partie demanderesse -C- 9078-7052 QUÉBEC INC., agissant sous la dénomination sociale de "Service d'impressions Nord Amérique" -et- Diane BRANBANT Ida DULUDE Jocelyne FOURNIER Partie défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR: Diane BRANBANT est par les présentes requise de comparai-tre dans un délai de TRENTE (30) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise de ses procueurs.Une copie de la DÉCLARATION.AVIS DE COMPARAITRE A LA PARTIE DÉFENDERESSE, LISTE DE PIECES ET PIECES P-1 à P-5 ont été laissés au greffe de la Cour supérieure, du district judiciaire^le Montréal, à son intention, au 1, rue Notre-Dame est, salle 1.190, Montréal (Québec).De plus, PRENEZ AVIS qu’à défaut par vous de signifier ou de déposer votre comparution ou contestation dans ledit délai, le requérant procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut conforme aux conclusions qu'il sollicite.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.Montréal, le 25 juillet 2002 Marie France Lavoie Greffier adjoint CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL No 500-12-264494-026 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la lamille) PRESENT: LE GREFFIER-ADJOINT AZADEH BAKVAIBAZAZ Partie demanderesse c.SAEED KAMJ00 Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à SAEED KAMJ00 de comparaître au greffe de cette Cour situé au Palais de Justice de Montréal, au 10 St-Antoine Est, salle 1.100 à Montréal, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de SAEED KAMJ00.Lieu: Montréal Date: 2002JUIL.24 Marie-France Lavoie Greffier adjoint SAQ APPEL D’OFFRES Numéro de dossier : SP-1144 Projet : Installation d'un réseau de gicleurs (ESFR) au Centre de distribution de Québec Des soumissions pour installer un nouveau réseau de gicleurs de type ESFR au Centre de distribution de Québec seront reçues au plus tard à 14 h (heure locale), le 20 août 2002 par la Société des alcools du Québec (SAQ).Pour ce projet, une visite des lieux obligatoire pour les soumissionnaires (entrepreneurs généraux et entrepreneurs en protection incendie) est prévue le 8 août 2002 a 10 h au 2900, rue Einstein à Sainte-Foy.Le document complet d'appel d'offres est disponible du lundi au jeudi (inclusivement) de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h ainsi que le vendredi de 8 h 30 à 12 h 30, aux adresses suivantes : Siège social Centre de distribution de Montréal Centre de distribution de Québec 905, avenue De Lonmier Montréal (Québec) - H2K 3V9 2021, rue Des Futailles Montréal (Québec) - H1N 3M7 2900, rue Einstein Sainte-Foy (Québec) - G1X 4B3 Un versement non remboursable de cinquante dollars (50 $) est requis pour obtenir un document d'appel d'offres ainsi que pour chaque exemplaire additionnel.Ce montant est payable en argent comptant ou par chèque certifié fait à l'ordre de la Société des alcools du Québec.Le document complet d'appel d'offres est également disponible gratuitement pour consultation sur place.Le soumissionnaire devra fournir avec sa soumission, comme cautionnement de soumission, soit un chèque certifié fait à l'ordre de la Société des alcools du Québec, soit une police de garantie souscrite par une compagnie d'assurance ou une institution bancaire autorisée à se porter caution au Québec, le tout valide pour la période stipulée au document d appel d'offres.La valeur du cautionnement devra correspondre à dix pour cent (10 %) du montant total de la soumission.Seules sont autorisées à soumissionner, pour l'exécution des travaux, les entreprises titulaires de la licence requise en vertu de la Loi sur le bâtiment (L.R.Q., c.B-1.1) et ayant obtenu le document d'appel d offres directement de la SAQ.La SAQ ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-264208-020 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) (Divorce) PRÉSENT Le Greffier adjoint ELDADANI DEMANDERESE c.BENET DEJA DÉFENDEUR ASSIGNATION ORDRE est donné à BENET DEJA de comparaître au greffe de cette Cour située au 1 Notre-Dame Est, Montréal dit district, en salle 1.100, dans les vingt (20) jours de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la DÉCLARATION DE DIVORCE, affidavit, déclaration de l'avocat, avis à la partie défenderesse, certificat du greffier et une d'UNE REQUETE POUR MESURES PROVISOIRES, présentable le 20 août 2002 â 9h00, en salle 2.17 ont été remises au greffe du tribunal à l'intention de BENET DEJA, défendeur.LIEU: MONTRÉAL DATE: 2002-07-12 Paul LaRue GREFFIER ADJOINT AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décés de ANTOINETTE LACHANCE, en son vivant domiciliée au C.H.S.L.D.Emile Gamelin, à Montréal, Province de Québec, au 1440 Dufresne, survenu à Montréal le six juin deux mille un (2001), un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral.YVON LAGACÉ, le 22 juillet deux mille deux (2002) devant Me François Gareau, notaire, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me François Gareau, notaire, sise au 1681 rue Rachel Est, bureau 26, à Montréal, Province de Québec, H2J 2K7.Donné ce 221»"* jour de juillet deux mille deux (2002).YVON LAGACE, liquidateur Avis de redéveloopement du ter- rain contaminé portant le numéro de cadastre 1 449477.Les remblais de surface du terrain sont contaminés par les métaux.La contamination origine des travaux de remplissage réalisés il y a plus de 40 ans.L'évaluation du risque réalisée a permis de conclure qu'il était possible de re-développer le terrain de manière sécuritaire pour ses usagers à l'aide de certaines mesures de mitigation.Ces mesures de mitigation comprennent la mise en place de surfaces ga-zonnées et l'asphaltage ou la mise en place de gravier aux endroits désignés pour le matériel roulant dans le but d'éliminer le contact direct avec le remblai en place.Pour toutes informations supplémentaires concernant ce projet, contactez Madam Myriam Pa-quin au (514) 366-4855, poste 155, du 29 juillet au 2 août 2002 entre 9h00 et 16h00.Le projet de re-développement du terrain sera présente dans le cadre d'une conférence qui aura lieu chez Solutia Canada Inc., sise au 6800 rue St-Patrick à Ville St-Laurent, le jeudi 8 août 2002, entre 18h00 et 20h00.Penez avis que Francine Marie Claire Thériault, dont l'adresse du domicile est le 7086A, rue Bonpart, à Saint-Léonard, Québec, H1S 1Y3, présentera au Directeur de l'état civil, une demande pour changer son nom en celui de Branda Beaulieu.Ce changement affectera aussi Julie Thériault dont le nom sera changé en celui de Julie Beau-lieu.Montréal, le 25 juillet 2002.AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance rie votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES C entraide du Grand Momrôftf (514) 288-1261 www.centraide-mtLorg ¦me d* c«ntrw« qui ont anurnê ea ooOa de Ml FONDATION JEUNES ET SOCIÉTÉ af jo n et 1* M LES ENFANTS DU MONDE ONT BESOIN DE VOTRE AIDE A comme coopérant A comme bénévole A comme donateur (514) 387-2541, poste 240 Nous vous aiderons à les aider www.monde.ca Appels d'offres Ville de Montréal Service de l'environnement, voirie et réseaux Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 14h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention de la greffière, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R-106, Montréal H2Y 1C6, pour: Soumission: 8812 Planage de chaussée asphaltique, de revêtement bitumineux et de reconstruction de trottoirs, là où requis, sur différentes rues de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies - Pointe-aux-Trembles -Montréal-Est (P.R.R.2002 - Contrat IV).Date d'ouverture: 14 août 2002 Documents: Les documents relatifs à cet appel d’offres seront disponibles à compter du 29 juillet 2002 au Service de l'environnement, voirie et réseaux, 700, rue Saint-Antoine Est, bureau 1.138, contre un paiement de 110$, non remboursable Dépôt de garantie: 50 000$ Cautionnement Soumission: 8814 Pulvérisation de la chaussée et reconstruction de trottoirs, lé où requis, sur l’avenue de Montmartre de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies -Pointe-aux-Trembles - Montréal-Est (P.R.R.2002 -Contrat lll|.Date d'ouverture: 14 août 2002 Documents: Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 29 juillet 2002 au Service de l’environnement, voirie et réseaux, 700, rue Saint-Antoine Est, bureau 1.138, contre un paiement de 69$, non remboursable Dépôt de garantis: 25 000$ Cautionnement Soumission: 8815 Construction et reconstruction, là où requis, de trottoirs avec pavés dé béton et de bordures de granite et travaux d’aménagement urbain sur les rues King, Prince, Queen et Wellington (projet multimédia - phase 2 - groupe 16) -Arrondissement de Ville-Marie.Date d'ouverture: 14 août 2002 Documents: Les documents relatifs à cet appel d’offres seront disponibles à compter du 29 juillet 2002 au Service de l'environnement, voirie et réseaux, 700, rue Saint-Antoine Est, bureau 1.138, contre un paiement de 110$, non remboursable Dépôt de garantie: 95 000$ Cautionnement Soumittion: 8816 Conetruction d'un égout pluvial, d'un égout sanitaire et d'une conduite d'eau tacondaire dans la rue propoeée P091-090 (du Beauboit), de l'avenue Jean-Bourdon vers le nord et servitude vers le boulevard Qouln - arrondissement d'Ahuntalc-CartlervIlte.Dite d’ouverture: 14 août 2002 Documente: Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 29 juillet 2002 au Service de l'environnement, voirie et réseaux, 700, rue Saint-Antoine Est, bureau 1.138, contre un paiement de 69$, non remboursable Dépôt de garantie: 90 000$ Cautionnement Soumission: 8817 Reconstruction des trottoirs et des trottoirs boulevards, là où requis, sur la rue Allard, de la rue Irwin à la rue Montmagny (P.R.R.2002 -arrondissement du Sud-Ouest).Date d'ouverture: 14 août 2002 Documents: Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 29 juillet 2002 au Service de l’environnement, voirie et réseaux, 700, rue Saint-Antoine Est, bureau 1.138, contre un paiement de 69$, non remboursable Dépôt de garantie: 12 000$ Cautionnement Soumission: 8818 Réhabilitation de chaussées Ifondation en pierre ou avec base stabilisée), revêtement bitumineux et reconstruction de trottoirs, là où requis, sur la rue des Bouleaux (P.R.R.2002 - contrat no3 -arrondissement de Riviàre-des-Prairies - Pointeaux-Trembles - Montréal-Est) Date d’ouverture: 14 août 2002 Documents: Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 29 juillet 2002 au Service de l'environnement, voirie et réseaux, 700, rue Saint-Antoine Est, bureau 1.138, contre un paiement de 69$, non remboursable Dépôt de garantie: 40 000$ Cautionnement Renseignements: Antonio D'Addario, ing., chef de groupe de l’unité Conception Vente des cahiers des charges: Téléphone: 514-872-3282 Télécopieur: 514-872-2874 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l'ordre de: Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l'enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du conseil de l'hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n assume aucune obligation da quoique nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 29 juillet 2002 La greffière, M* Jacqueline Leduc HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12h00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16h00 le vendredi Tél.: 985-3344 985-3340 Sur Internet : www.offres.ledevoir.com Courriel : avisdev@ledevoir.com IMAGIMFZ TOUT iiyrus DONNI RMI M Pt H K NI mis yiroN 11 \ i 1 \ MAIN SI R 1 ILV WW WMARl* VlNCfcNTORi; i m 58i zm SLA : 3 lettres du mot paralysie La SLA vous enlève TOUT, sauf votre lucidité Aidez-nous à vaincre cette maladie mortelle qui tue 3 Québécois par semaine ! SOCIÉTÉ DE U SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE DU QUÉBEC (SLA-Quétml ¦(5Ï4)“725-2653 1-877-725-7725 (sam frais) LE DEVOIR, LE LUNDI 29 JUILLET 2002 A 5 LE DEVOIR LE MONDE Proche-Orient Une Palestinienne de 14 ans tuée dans des affrontements à Hébron Le premier ministre israélien Ariel Sharon a annoncé une série de mesures destinées à améliorer la vie quotidienne des Palestiniens dans les territoires NASSER SHIYOUKHI ASSOCIATED PRESS T érusalem — La détente amorcée entre Israéliens J et Palestiniens ne suit pas sur le terrain.En marge du cortège funèbre d’un soldat israélien, des affronta ments entre Palestiniens et colons juifs ont éclaté hier à Hébron, en Cisjordanie, provoquant la mort d’une Palestinienne de 14 ans, selon des témoins.Parallèlement, le ministre palestinien des Finances a rencontré le numéro deux du ministère israélien des Finances avec lequel il a fini d’établir les détails du reversement à l’Autorité palestinienne de 15 millions de dollars de recettes fiscales gelées depuis janvier 2001, prévu pour aujourd’hui, ont annoncé les deux parties.Cette somme n’est qu’une partie des 600 millions de dollars retenus par Israël depuis la deuxième Intifada.L’Etat hébreu a accepté de débloquer l’argent s’il n’était pas employé pour financer les attentats mais pour aider les Palestiniens qui vivent dans des conditions économiques difficiles.Le gouvernement israélien envisage également d’alléger le couvre-feu en Cisjordanie comme l’a confirmé SJiimon Pérès, ministre des Affaires étrangères de l’État hébreu, dans un entretien au journal allemand Der Spiegel.Le premier ministre israélien Ariel Sharon a pour sa part annoncé une série de mesures destinées à améliorer la vie quotidienne des Palestiniens dans les territoires.Ces mesures concernent l’augmentation des permis de travail en Israël de 7000 à 12 000, l’allégement du couvre-feu et des restrictions imposées sur les associations à but humanitaire dans les zones palestiniennes, ainsi que le démantèlement de certains barrages militaires.Sur le terrain, les tensions ont cependant persisté hier, s’illustrant à Hébron par des affrontements entre colons et Palestiniens.Les incidents ont éclaté lors de l'enterrement d’un soldat israélien dont la dépouille était portée du tombeau des Patriarches jusque dans les ruelles étroites de la vieille ville d’Hébron.Les Palestiniens bien que confinés chez eux sur ordre de l’armée ont commencé à lancer des pierres contre le cortège funéraire, selon un photographe présent sur les Deux.Les colons juifs, armés de barres de métal, de pierres et de fusils, ont aussitôt répliqué en cassant les vitres des habitations et des voitures de Palestiniens, ont rapporté des Palestiniens.Nizin Jamjoum, une adolescente palestinienne de 14 ans, se trouvait sur le balcon de sa maison lorsqu’elle a reçu une balle en pleine tête tirée par les colons, a rapporté son frère Marouan, 26 ans, qui a été blessé.Au total, au moins six Palestiniens ont été blessés, dont un enfant de huit ans qui a été poignardé par des colons, a témoigné son père en précisant que son fils se trouvait dans un état stable.Toujours en Cisjordanie, l’armée israélienne a ar- rêté cinq personnes à Ramallah, dont deux chefs locaux du Hamas, ont confirmé les deux camps.L’un des deux dirigeants avait échappé en mars dernier à un tir de missile israélien qui avait en revanche tué sa femme et trois enfants.Selon l’armée, ces deux chefs locaux du Hamas sont impliqués dans la préparation d’attentats suicide qui avaient tué au total 26 Israéliens aux mois de mars et mai.Dans le village de Burkin, au sud-ouest de Jénine, Mohammed Abu Tabikh, 22 ans, membre de l’aile militaire du Djihad islamique, ainsi que deux autres personnes ont également été arrêtés par Tsahal, selon des militants du groupe extrémiste.lors d’un sermon prononcé devant des chrétiens palestiniens à Jérusalem, le révérend américain Jesse Jackson, en visite dans la région, a appelé hier les Palestiniens à se concentrer sur une résistance non violente.«La nonviolence est une résistance, pas me capitulation.La non-violence a une autorité morale.La nonviolence s’attire le soutien de l’opinion publique», at-il déclaré.L’Afghanistan ratifiera le traité d’interdiction des mines DAVID FOX REUTERS Kaboul, Afghanistan — Une conférence internationale sur les ravages provoqués par les mines terrestres a débuté hier en Afghanistan, pays infesté d’engins explosifs qui a exprimé l’intention de signer dès que possible le traité international d’interdiction des mines.«Le gouvernement légitime d’Afghanistan [.], sous condition du feu vert de notre cabinet dans les jours à venir, est prêt à devenir signataire du traité», a dit le ministre des Affaires étrangères, Abdullah Abdullah, à la conférence de Kaboul.«Nous appelons également les pays qui ont des informations ou des documents sur i’utilisation des mines en Afghanistan à nous aider, ainsi que la communauté de déminage, dans cet effort humanitaire», a-t-il ajouté.Après 23 ans d’occupation et de conflits, l’Afghanistan est parsemé de mines antipersonnel et antichar en nombre considérable bien qu’indéterminé.Selon le Centre d’action sur les mines pour l’Afghanistan, 300 personnes sont tuées ou blessées par des mines chaque mois.D’après ses dernières statistiques, le Comité international de la Croix-Rouge s’est occupé à lui seul de plus de 50 000 victimes depuis 1988, dont presque 800 pour les six premiers mois de 2002.Près de 80 % des personnes soignées sont des civils et plus de 10 % des enfants de moins de 14 ans.Les risques sont d’autant plus grands qu’environ 1,2 million de réfugié rentrent en Afghanistan et que les agriculteurs sont de retour aux champs.« Arme de calcul » «Les mines antipersonnel sont le principal obstacle à la paix et au développement de notre pays et cette conférence va aider à pousser nos partenaires nationaux et internationaux à éradiquer ce fléau», a déclaré Fazel Karuim Fazel, dirigeant de la Campagne afghane pour l’interdiction des mines.Le ministre afghan des Affaires étrangères a annoncé à la presse que le gouvernement, en l'absence de parlement, ratifierait le traité dans les prochains jours.L’Afghanistan deviendra le 126e signataire de ce traité conclu en 1997.Des pays dont les armées comptent parmi les plus puissantes du monde — Etats-Unis, Russie, Inde, Pakistan, Chine et Israël notamment — n’adhèrent pas à ce traité.Bien que de nombreux États aient ratifié la convention internationale — certains ne l’ont encore que signée — les experts militaires soulignent que les définitions contenues dans ce traité sont si vagues qu’elles le rendent pratiquement sans effet.«Quand elles pensent à une mine, de nombreuses personnes se réfèrent à quelque chose qu’on met dans le sol et qui explose quand on marche dessus ou qu’on roule dessus.Mais qu’en est-il de celui qui utilise une grenade avec un fil de détente attaché à la goupille pour causer le même effet; est-ce c'est une mine ou une grenade?», s’interroge un expert militaire de l'Isaf, la Force internationale d’assistance à la sécurité déployée en Afghanistan.Les mines antipersonnel, antichar ou autres existent sous une forme ou une autre depuis la création des armes modernes basées sur l’utilisation de munitions.Leur but principal n'est pas de tuer, mais plutôt de mutiler dans le but d’empêcher la victime de participer au conflit ainsi que ceux qui doivent la soigner et s’en occuper.«C'est une arme délibérée, de calcul», commente l’expert de l’Isaf.«Nous estimons que si une personne est blessée par une mine, cela en retire en fait trois du combat.C’est une grande arme d’usure.» Deuxième tour des législatives maliennes Fin dans l’indifférence SERGE DANIEL AGENCE FRANCE-PRESSE Bamakom — Les opérations de vote, pour le deuxième tour des élections législatives maliennes, ont pris fin hier dans le calme, mais les bureaux de vote sont restés quasiment déserts toute la journée, faute de réponse massive des électeurs.Le vote s’est achevé à 18h, presque comme il avait commencé, même si en fin de journée, l’affluence s'est très timidement améliorée.Dans la matinée et en début d’après midi, les électeurs ne s’étaient guère bousculés devant les bureaux de vote.Seul petit incident signalé lors de ce deuxième tour: en commune V de Bamako, des électeurs s’étant présentés avec des cartes «disparues» à la veille du scrutin ont failli brièvement perturber les opérations, mais la police a très vite réussi à maîtriser la situation.Dans la capitale et à l’intérieur du pays, la grande caractéristique de ces élections reste la faible affluence: à Sikasso (380 kilomètres au sud de Bamako), des sources policières ont indiqué à l’AFP que l’affluence était «très, très faible».Cette faible affluence avait aussi marqué le premier tour de ces législatives, disputé le 14 juillet dernier, avec un taux de participation de 23 %.Pour le deuxième tour, le président Amadou Toumani Touré («ATT»), qui vient d’être porté à la tête du Mali en mai dernier, n’a pu s’empêcher d’appeler ses compatriotes à sortir pour aller voter, et a surtout marqué son inquiétude.«Je suis à la fois satisfait et inquiet.Satisfait parce que le vote se déroule dans le calme, mais inquiet parce que la plupart des Maliens ne sont pas motivés», a notamment déclaré le président malien après avoir déposé son bulletin dans l’urne.L’Inde crie famine EN BREF JAYANTA SHAW REUTERS LA MALADIE ET LA FAMINE menacent des centaines de milliers de personnes dans l’État de l’Assam, dans le nord-est de l’Inde, conséquence des inondations catastrophiques qui ont fait trois millions de sans-abri, a déclaré hier un porte-parole du gouvernement.Cinq personnes sont mortes en différents endroits du district de Dhubri, dans l’ouest de l’Assam, hier, portant à 24 le nombre de morts dans cet État depuis que les pluies de mousson ont commencé, début juillet.Des centaines de villages ont été submergés par la montée des eaux pendant la nuit de samedi à hier, dans l’est et l’ouest de l’Assam, y compris aux environs de la capitale de l’État, Guwahati.L’armée a été appelée pour participer aux secours dans le nord de Guwa-hati, où 8000 personnes se sont retrouvées sans abri après la rupture d’une digue.«Ce sont parmi les pires inondations qu’ait connues l’Assam», a déclaré à l’AFP le chef du gouvernement de l’État, Tanin Gogol Ixs eaux gonflées du fleuve Brahmaputra, qui traverse l’État, ont inondé 5500 villages depuis le 1" juillet.«Nous avons reçu des informations sur des cas de maladies avec de la fièvre et des troubles digestifs, et avons envoyé des équipes médicales pour éviter les épidémies», a indiqué le ministre de la Santé de l'Assam, Bhu-midhar Barman.Les autorités redoutent en effet des épidémies, de nombreux habitants n'ayant pas accès à l’eau potable ni aux médicaments, et des cas de dysenterie et de gastro-entérite ayant été signalés.La France veut dissoudre le mouvement AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Le ministre de l’Intérieur a lancé la procédure d’interdiction du groupe d’extrême droite Unité Radicale (UR), que fréquentait l’auteur du coup de feu contre le président Jacques Chirac le 14 juillet.La procédure d’interdiction devra être adoptée en Conseil des ministres avant de devenir effective, ce qui prendra sans doute plusieurs semaines, a-t-on souligné hier au ministère de l’Intérieur.Tout en déplorant la décision du gouvernement, Guillaume Luyt, porte-parole d’Unité radicale, a estimé qu’une telle interdiction donnerait au mouvement l'occasion de se transformer en véritable formation politique.«Nous avons demandé audience au président de la République [.] Le gouvernement nous répond par une menace d’interdiction.Je crois que c’est très symbolique du malaise du système démocratique français», a-t-il dit sur LCI.«Mais la dissolution, c’est un formidable coup de pouce.La porte de sortie, c’est l’obligation de se transformer en véritable mouvement politique», a ajouté Guillaume Luyt La procédure d’interdiction se fonde sur la loi du 10 janvier 1936, qui prévoit la dissolution de tout mouvement «présentant par sa forme et son organisation militaire le caractère dégroupé de combat ou de milice privée».D’autres mouvements d’extrême droite, comme Occident Ordre nouveau, le Fane et le Gud (Groupe union défense) ont connu un sort similaire dans le passé, mais ils se sont souvent reconstitués sous d’autres sigles.«Discours de haine» Le mouvement Unité radicale, qui possède un site Internet et une maison de disques, a été lancé en 1998, lors de la scission entre le Front National et le MNR de Bruno Mégret Il regroupe des militants extrémistes venus du Unité Radicale Gud, de Jeune Résistance, ainsi que des dissidents de l’Œuvre française notamment, mais se défend d’être une organisation «paramilitaire».Selon ses responsables, Maxime Brunerie, l'auteur d’une tentative d’attentat contre Jacques Chirac, n’était qu’un «compagnon de route» du mouvement.Unité radicale lui a néanmoins adressé un message de sympathie après son geste.Des personnalités, comme Patrick Gaubert, président de la liera, et des syndicats ou associations, notamment l’Unef, le Mrap et la Liera, ont réclamé la dissolution d’Unité radicale.Manuel Valls, député PS de l’Essonne, a prôné «une lutte impitoyable qui passe forcément par la dissolution de ce type d’organisations».Le Parti communiste a réclamé une enquête approfondie sur les liens entre le tireur des Champs-Élysées, le MNR de Bruno Mégret et les groupes activistes.Le ministre de la Justice, Dominique Perben, dénonçant les «discours de haine», a assuré que les pouvoirs publics ne toléreraient pas «un certain nombre de dérives».Patrick Devedjian, ministre délégué aux Libertés locales, avait estimé il y a une semaine que les informations recueillies sur l’attentat commis le 14 juillet dernier contre Jacques Chirac ne permettaient pas à ce stade d’interdire les mouvements auxquels appartenait son auteur.«À ce stade, il n’a pas été démontré que les groupuscules auxquels appartenait cet individu aient participé de près ou de loin à l’acte commis», avait-il dit.Maxime Brunerie, qui est âgé de 25 ans, a fait feu avec un fusil 22 Long Rifïe en direction de Jacques Chirac lors du défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Élysées.Le président en est sorti indemne.Ancien candidat du Mouvement national républicain (MNR) aux élections municipales à Paris, en 2001, ce militant a été maîtrisé par des spectateurs avant d’être interpellé par les forces de l’ordre.11 a été interné dans l'unité pour «malades difficiles» d’un hôpital psychiatrique de Villejuif (Val-de-Marne).Lancement du Parti de l’alliance nationale du Kenya Mombasa, Kenya (AFP) — La plupart des partis d’opposition ké-nyans ont lancé officiellement hier un nouveau parti sous les couleurs duquel ils vont affronter le parti au pouvoir, l’Union nationale africaine du Kenya (KANU), lors des prochaines élections prévues pour la fin de l’année, a annoncé un responsable.«Nous allons mettre en place une nouvelle façon de gouverner dans notre pays et éclairer l’avenir de notre peuple», a déclaré Mwai Kibaki, ancien vice-président et actuel dirigeant du Parti démocratique (DP), lors d’un meeting dans la ville portuaire de Mombasa.Le Parti de l’alliance nationale du Kenya (National Alliance Party of Kenya-NAK), est né officiellement à l’issue du meeting.Le nouveau parti regroupe les cinq principaux partis d’opposition: le Parti démocratique, le Forum pour la restauration de la démocratie (FORD-Kenya), FORD-Asili, le Parti national du Kenya et les partis Saba Saba-Asili.Une bombe fait des dégâts à Cali Bogota (Reuters) — Une voiture piégée a brisé des vitres hier dans le centre de Cali, deuxième ville de Colombie, mais cet attentat, le quatrième au cours de la dernière quinzaine, n’a fait aucune victime, a annoncé la police.La bombe a explosé à l’aube près d’un bâtiment municipal.L’attentat n’a pas été revendiqué mais la police soupçonne les Forces armées révolutionnaires de Colombie, (PARC).Ce mouvement de guerilla intensifie souvent ses opérations à l’approche de l’entrée en fonction d’un nouveau président Le président Andres Pastrana doit céder le pouvoir, le 7 août à Alvaro Uribe.Bagdad minimise la portée des propos de Annan Bagdad (AFP) — le ministre irakien des Affaires étrangères Naji Sabri a minimisé hier l'importance des déclarations du secretaire général de l’ONU Kofi Annan sur la chaîne américaine CNN liant la poursuite du dialogue avec l’Irak au retour dans ce pays des inspecteurs de l’ONU en désarmement.«Je ne peux pas répondre à des déclarations dont je ne connais pas le degré d'exactitude, mais je dis et répète que nous sommes amvenus, M.Annan et moi, lors de la première session de dialogue en mars, que nos référence dans ce dialogue seraient la charte de l’ONU et ses résolutions», a déclaré M.Sabri à la télévision satellitaire irakienne.«Ce qui a été répercuté parles médias, ce sont les désirs des États-Unis qu’ils cherchent à imposer par le biais du Conseil de sécurité», a ajouté M.Sabri.M.Annan a indiqué cette semaine sur CNN qu'il ne comptait pas reprendre le dialogue avec l’Irak si ce pays ne manifestait pas sa disposition à autoriser le retour des inspecteurs en désarmement au moment où Washington entend attaquer militairement l'Irak pour renverser le régime de Saddam Hussein.M.Annan a tenu cette année trois sessions de dialogue avec M.Sabri.Les deux hommes s’étaient retrouvés la première fois le 7 mars à New York. LE DEVOIR LUNDI JUILLET 2 0 0 2 A 6 L E 2 9 EDITORIAL Donner de l’attention aux bébés Les adultes estiment généralement que c’est à l’adolescence que les jeunes ont le plus recours à l’agression physique.Les Canadiens n’échappent pas à cette croyance.Cependant, selon un nombre restreint mais croissant d’experts, ils se trompent, puisque les manifestations de violence les plus fréquentes se situeraient entre l’âge de zéro et quatre ans.P Pau te des Rivières lus de 37 % des Canadiens estiment que c’est entre l’âge de 12 et 14 ans que les garçons ont le plus recours à l’agression physique, selon une enquête de Léger Marketing, dont les grandes lignes ont été rapportées samedi dans Le Devoir.Et près de 25 % situent la période critique à 15,16 ou 17 ans.Le Centre d’excellence pour le développement de l’enfant, commanditaire du sondage, n’est pas le -moins du monde surpris des résultats, qui viennent confirmer, à son avis, l’ampleur et la ténacité des préjugés auxquels ses chercheurs se heurtent quotidiennement.Son directeur, Richard Tremblay, un chef de file mondial dans le domaine de l’agressivité, est aujourd’hui convaincu que les bébés naissent avec une bonne dose d’agressivité et que ceux qui explosent une fois rendus à l’adolescence le font parce qu’ils n’ont pas eu la «chance» d’être remis à leur place entre zéro et quatre ans.0n Pourra argumenter longtemps sur l’intensité de l’agressivité du bébé comparativement à celle de l’enfant de 12 ou de 14 ans.Mais un fait -, 1 reste, à savoir que toutes les recherches dans ce domaine tendent à montrer que, plus l’intervention auprès des enfants est précoce, plus ses chances d’être efficace sont grandes.Au cours des 30 dernières années, plusieurs pays ont investi beaucoup d’argent pour traitei avec un succès inégal, la délinquance juvénile Au Québec, des sommes importantes son consacrées aux jeunes aux prises avec des pro blemes de comportement.Souvent, les difficultés sont telles qui les interventions doivent s’échelonner sur plusieurs aimées.Dani une majorité de cas, une intervention précoce aurait permis de re mettre 1 enfant dans le bon chemin, pour son plus grand bonheui et celui de la société.Les enseignantes de maternelle ne savent elles pas dès les premières semaines de classe dans quelle rangéi se trouvent les futurs fauteurs de trouble?Au Québec, le ministère de l’Éducation insiste désormais sur 1: nécessité de recenser le plus tôt possible les enfants présentan des difficultés importantes, de maniéré à intervenir dès la mater nelle.Voilà une excellente orientation mais dont la mise en plact doit être structurée de façon intelligente et accompagnée des fonds nécessaires, si l’on veut garantir son succès.Pour Richard Tremblay cependant, il faut reculer davantage Aller voir les mères à risque lorsqu’elles sont enceintes et les ap puyer lorsque l’enfant arrive au monde.Farfelu?Pas du tout.Des expériences américaines allant dans ce sens confirment le bien fondé de cette approche.Au Québec, M.Tremblay a participé à un projet gouvemementai lancé l’an dernier et visant à soutenir 3000 jeunes familles en grandes difficultés économiques et sociales, souvent des mères seules, sous scolarisées et présentant un taux alarmant de détresse psychologique, Le gouvernement envisage maintenant d’étendre ce programme à la province entière.L’intention est peut-être louable.Néanmoins, il faut pour l’instant résister à la tentation de la précipitation et attendre que le projet ait été sérieusement évalué.Trop souvent les interventions auprès des jeunes partent de nobles principes, mais ne font pas l’objet du suivi rigoureux qui permettrait de corriger le tir, le cas échéant Le sondage dont le Devoir a rapporté les grandes lignes samedi montre à quel point 1 idée que c’est à l’adolescence que les jeunes recourent le plus à l’agression physique est ancrée en nous.Sans doute est-ce parce que l’agressivité d’un adolescent est autrement plus menaçante que celle d’un bébé d’un an! C’est sans doute pour cela qu ils sont si nombreux — 41 % — à penser que tout investissement supplémentaire dans les programmes publics de prévention de la violence devrait être accordée en priorité aux jeunes qui ont entre 12 et 17 ans.Quelque 33 % opteraient pour les enfants ayant entre cinq et 11 ans.^ Mais les tout-petits ne recueillent aucun appui.Pourtant, c’est au berceau que se joue l’avenir de l’enfant nous disent les recherches en cours.Le Centre d’excellence pour le développement des jeunes enfants mène depuis 1994 une grande enquête auprès de 22 000 enfants, travail effectué conjointement avec le gouvernement Santé Canada et le ministère du Développement des Ressources humaines.Depuis peu, la Grande-Bretagne et la Norvège ont elles aussi lancé des enquêtes majeures afin d’examiner le comportement des bébés.Les résultats préliminaires et partiaux vont tous dans la même direction: n’attendons pas que les jeunes nous fassent peur pour intervenir! LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDREE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE PoSiTi'oN* CoiMSÎiTuTiOWNÊLLf.CAW LX fCU 1 S te it REPRISE 26-10-2001 LETTRES -?- Sur les traces de Jésus.Le pape Jean-Paul II a eu son île à Toronto, «Strawberry Island», une île bucolique perdue au milieu d’un lac, à moins d’une heure de Toronto par hélicoptère.Là est venu se reposer le successeur du «fondateur de l’Eglise catholique».L’hélicoptère a remplacé l’ânon du Dimanche des Rameaux alors que les pauvres d’aujourd’hui sont encore les pauvres de l’époque.Comment un tel déploiement publicitaire contribue-t-il à l’amélioration de la condition humaine?M.Guy Lapointe, professeur de théologie à l’Université de Montréal se demande à juste titre si ce rassemblement est encore pertinent et il croit que la faible affluence de jeunes à Toronto reflète moins la situation de la foi que la situation de l’institution chrétienne.Marie-Josée Dalbec et Paul Massicotte Montréal, juillet 2002 Un geste qui vaut mille images La scène m’émeut encore, presque vingt ans plus tard.Deux chaises.Dans une prison.Deux hommes penchés l’un vers l’autre, seuls au monde dans un tête-à-tête secret Jean-Paul II et Ali Agca.La victime et l’agresseur.Sublime geste de pardon et de réconciliation.Cette image m’est revenue à l’esprit cette semaine en voyant à la télévision les «confessionnaux» installés dans un parc de Toronto pour les jeunes pèlerins de la Journée mondiale de la jeunesse.Les deux chaises.Le tête-à-tête.Le geste de pardon.On a le sentiment d’être témoin d’un échange qui dépasse le quotidien, qui transcende le temps.On perçoit, on touche presque le Mystère.Les évangiles sont remplis de tels tête-à-tête où Jésus offre, dit, donne le pardon.Rencontre qui réconforte, apaise, donne du souffle, de la vie, de l’espoir, de l’amour.«Va en paix».«Ta foi t’a sauvé».«Je ne te condamne pas, ta faute est effacée.» Pour beaucoup des jeunes pèlerins sans doute, ce dialogue paisible et cette parole de pardon dans le parc seront une expérience nouvelle.Une rencontre toute simple, expérience personnalisée s’il en est, qui à la fois symbolise et réalise la rencontre de l’amour divin.On dit qu’une image vaut mille mots.J’aime ajouter qu’un geste vaut mille images.Et le geste sacramentel, quant à lui, ouvre à l’infini.La génération du multimédia sait parler ce langage mieux que celle de ses parents.La Journée mondiale de la jeunesse nous l’a fait voir.Bertrand OueUet Montréal, 25 juillet 2002 Urgences : compétence dévouement et humour En général, les services de santé au Québec sont malmenés.On n’y lit que des critiques, des reproches et des blâmes sévères.J’ai été hospitalisé d’urgence le 2 juillet au CHUM-Hôtel-Dieu de Montréal, pour des pro-blèpies cardiaques.A l’urgence, malgré le climat qui y règne, j’ai été frappé de la compétence, du dévouement et de l’humour des différents intervenants (spécialistes, médecins, infirmières et infirmiers, stagiaires, gardes, etc.)! Je m’y sentais moins seul et moins inquiet Aux soins intensifs pendant deux jours, j’ai rencontré dans toute l’équipe un professionnalisme, une sympathie, un dévouement remarquables.En vue de l’opération, j’ai reçu toutes les explications, les renseignements nécessaires.Je fus opéré le 8 juillet 2002, le soir de la même journée on me «détubait» et j’ai quitté les soins intensifs le 9.Grâce aux techniques modernes et grâce à la compétence des gens du CHUM-Hôtel-Dieu, j’ai quitté l’hôpital le 13 juillet 2002.Grand merci aux docteurs Phaneuf, Pilon, Lemire, Prieto, Basile et Duong et aussi à toutes et à tous, il y en a trop, je ne pourrais les nommer qui m’ont aidé à traverser une épreuve sans que cela ne paraisse.Bravo à l’équipe de cardiologie du CHUM-Hôtel-Dieu ! Luc Latour Montréal, le 23 juillet 2002 Civisme et feux d’artifice Quel plaisir que de voir la rue Notre-Dame, véritable artère de frénésie automobile, se transformer en vaste zone piétonnière.Un bonheur urbain gratuit qui s’offre à nous lors des feux d’artifice du Mondial SAQ.Mais cet esprit communautaire s’est récemment assombri à mes yeux.Les feux terminés, les couleurs éclatantes envolées, le terre-plein qui longe cette voie rapide se couvre de déchets multiples.Laissés sur place par de nombreux amateurs de pétarades, ils gagnent en nombre à mesure que la foule se disperse.Avec tristesse, je me suis penché pour ramasser quelques-unes des très nombreuses bouteilles de plastique qui ne se retrouvent pas à la récupération, sans compter tout ce qui virevolte au vent.Alors, à tous ceux qui bénéficient de cet espace situé — pour un instant seulement en dehors de l’agitation montréalaise, ayez le civisme de ne rien laisser derrière vous.Ne serait-ce que pour léguer aux jeunes amateurs de feux d’artifice ces petits moments d’innocente rêverie.respectueuse de l’environnement.tlexandre Shields tudiant en journalisme à l’UQAM Montréal, juillet 2002 LIBRE OPINION -^- Le système de santé survivra-t-il au vieillissement de la population ?RÉJEAN HÉBERT Diplômé en médecine, Réjean Hébert est professeur au département de médecine familiale de l’Université de Sherbrooke et directeur scientifique fondateur de l’Institut du vieillissement, des Instituts de recherche en santé du Canada.Il participe actuellement à des études d’évaluation sur l’efficacité des services et des programmes de santé, en particulier les réseaux intégrés de services de santé pour les personnes âgées.La lecture du dernier rapport de Statistique Canada sur le recensement nous a fait réfléchir sur les effets du vieillissement de la population, et à juste titre.La population canadienne est en train de subir des changements démographiques qui auront de graves conséquences sur les personnes, les collectivités et la nation enüere.Les personnes âgées de plus de 65 ans représentent actuellement 13 % de la population.Ce nombre passera à 21 % dans 25 ans.G' système de santé pourra-t-il répondre aux bçsoins de la population vieillissante sans ruiner les contribuables?Etudions cette question à l’aide de faits scientifiques solides.Si Ton avait prédit, en 1970, que le recours aux services hospitaliers au Canada allait augmenter en fonction seulement des projections d âge, on se serait largement trompé.En fait, le nombre de jours que les patients passent à l’hôpital a diminué de 66 %.Pourquoi?Parce que les gens ont adopté des habitudes de vie plus saines au fil des années, ce qui a entraîné un changement de la demande sur les services de santé.De plus, les progrès accomplis dans les traitements, les pratiques, les programmes et les politiques ont amélioré la santé et modifié la prestation des services de santé.Cela signifie-t-il que la situation est maîtrisée pour les personnes âgées, et que les plus jeunes ne devraient pas s’inquiéter au sujet de l’avenir du système de santé?Pas vraiment.Des soins différents Selon les indicateurs, les baby-boomers seront en meilleure santé que les personnes âgées d’aujourd’hui.Cependant, il est probable qu’ils exigeront des soins différents.Par rapport à la recherche sur les autres problèmes de santé, la recherche sur les problèmes liés au vieillissement, comme l’Alzheimer ou la perte d’autonomie, est à l’état embryonnaire.Les troubles cognitifs comme la maladie d’Alzheimer affectent présentement une personne âgée (plus de 65 ans) sur quatre.Si l’on considère que cette tranche d’âge augmentera de façon impressionnante d’ici à 2026, on peut s’attendre à ce que le nombre de ces cas atteigne des proportions épidémiques.Les données scientifiques ne nous permettent pas de prédire avec exactitude quels seront les besoins des personnes âgées en matière de soins de santé dans 1 avenir.De toute évidence, la recherche sur le vieillissement doit être en tête des priorités de recherche.C’est pour ces raisons qu’en 2000, le gouvernement fédéral a créé, sous l’égide des Instituts de recherche en santé du Canada, l’Institut du vieillissement qui a pour mission de faire progresser les connaissances sur le vieillissement afin d’améliorer la qualité de vie et la santé des Canadiens âgés.Pendant que la recherche sur le vieillissement se poursuit, des données scientifiques actuelles, lorsqu’elles sont mises en application, peuvent aider le système de santé à mieux répondre aux besoins de notre population vieillissante, ainsi que je l’ai récemment souligné devant la Commission Romanow.Voici quelques extraits de ce mémoire: ¦ de meilleures conditions sociales permettent aux personnes âgées de recourir moins souvent aux services de santé.Des mesures liées, entre autres, au revenu, au transport et au logement, permettent d améliorer la santé des personnes âgées.Certains services médicaux spécialisés, dont les services de gériatrie et de réadaptation, sont efficaces et même rentables.Par exemple, il a été démontré que pour chaque dollar investi dans les hôpitaux de jour, le système économise 2,16 dollars en soins de santé subséquents.H I.es soins à domicile et les services communautaires offerts aux personnes âgées fragiles sont toujours moins coûteux que les soins prodigués dans les établissements, même intermédiaires.Malgré tout, la portion du budget consacrée aux soins à domicile dans chaque province n’est que de 2 % à 6 %.¦ L’amélioration de la continuité des soins pour les personnes âgées, par la coorainauon de la prestation des services de santé et des services sociaux, et par la réduction du dédoublement et de la fragmentation des services, procure de nombreux avantages pour les patients dont une meilleure adhésion aux ordonnances, un ralentissement de la perte d autonomie et une réduction de 27 % des visites subséquentes aux salles d urgence.¦ Au Canada, la formation des travailleurs en gérontologie et en géria- l0n5quc le l*™?! non formé doit effectuer des tâches réservées aux spécialistes formés afin de foire des HiffîÆ wqUahîé d5Lservices s’eP ressent- et il devient aussi plus difficile d appliquer les découvertes scientifiques récentes.¦ Aucune donnée scientifique ne montre la pertinence de confier ni le financement, ni la gestion ou la prestation des soins et des ser-\aces de santé au secteur privé.Les études prouvent que même si le budget de la santé des Etats-Unis est plus élevé que cduTdTs pays dotés d un système de santé public, la qualité des soins n’y esfpas supérieure et l’espérance de vie et la mortalité infantile y son?meme plus élevées.Au Canada, un grand nombre des problèmes actuels du système de santé sont imputables au déclin continu des dé-penses de santé publiques par habitant depuis 1992.Il est temps de réinvestir d
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