Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2006-08-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
POLITIQUE Avortement : les conservateurs se dissocient d'un collègue Page A 3 LE DEVOIR LE MONDE Interrogations sur l’avenir de l’Autorité palestinienne Page A 5 w w w .1 e d e v o i r.c o ni ?De l’eau Des femmes africaines prennent en main la lutte contre la déforestation et la désertification REUTERS Déforestation, désertification, explosion des villes et des bidonvilles, pollution de l’eau et de l’air, autant de fléaux qui menacent l’Afrique.Mais les femmes veillent au grain.Elles sont les premières sur le front des luttes visant à assainir l’environnement.Notre collaboratrice Monique Durand a sillonné l’Afrique, à leur rencontre.Elle nous livre ici le troisième article d’une série de cinq.MONIQUE DURAND Elle est là, Liliane Muchungi, avec sa casquette à longue visière blanche et son T-shirt aux couleurs du Green Belt Movement, la quarantaine déterminée, tout entière à son discours.Debout au milieu d’un pré, sous un arbre immense, une cinquantaine de villageois sont venus l’écouter, surtout des hommes, assis sur l’herbe, et une poignée d’officiels, maires, adjoints, notables de la région, assis sur des chaises droites.Derrière l’oratrice coule un ruisseau aux eaux métalliques, autrefois une large rivière, la Ragati.Autre- fois?11 y a tout juste cinq ans.Mais la sécheresse a accompli son œuvre implacable, comme dans l’ensemble du Kenya et presque partout sur le continent africain.En janvier dernier, pour la première fois, les habitants du village de Madera se sont levés un matin pour découvrir que leur cours d’eau, leur unique et précieux cours d’eau était pratiquement tari.C’est samedi après-midi.Un paysage grandiose sous un soleil de plomb, à une centaine de kilomètres au nord de Nairobi, au Kenya.Un paysage de collines douces tachetées de palmiers dattiers, de bananiers, de bocages d’eucalyptus.L’auditoire, un peu méfiant médusé devant cette conférencière emportée, est rassemblé sous le fameux arbre à palabres si cher aux Africains, où ils vont parler, discuter, faire le point, ou prendre des décisions, conseillés par les plus anciens.liliane, voix de stentor, s'adresse au groujx' dans sa langue, le swahili.EDe fait rire, sourire, fait de grands gestes dans l'air, s’enflamme.Son entrain ne faiblit pas.Elle est ici pour convaincre.Convaincre de quoi?De planter des espèces d'arbres bien précises sur les berges de la Ragati pour que ses eaux ne se tarissent plus jamais.Et d’en planter aussi sur les bords des routes, devant les écoles et les édifices publics, par tout où c’est possible.Semences, pots et tuteurs seront fournis gratuitement aux villageois.Petits arbres deviendront grands, et formeront une palissade contre la déforestation et l’avancée de la sécheresse.Me revient à l’esprit ce que m'a dit la militante rwandaise Immaculée Ingabire, a propos de l’assèchement presque total de la riviere Akanyaru de son enfance, la rivière qui sépare le Rwanda du Burundi.•Les habitants font pousser le manioc, le sorgho et les VOIR PAGE A 8; AFRIQUE Vaste offensive deTsahal Israël a décidé de pénétrer jusqu ’à 30 kilomètres à l’intérieur du territoire libanais ALEXAN DHK SHIELDS n mois h moDuiser # ! Les chars d'assaut et les soldats israéliens, appuyés par des salves nourries d’artillerie, ont mené une incursion très violente la nuit dernière dans le Sud-Liban, prélude à une vaste offensive terrestre qui pourrait durer plus d’un mois et mobiliser 30 (XK) soldats, selon une décision de l’Etat hébreu.Et cette opération de Tsahal a plombé encore davantage les chances que le Conseil de sécurité de l’ONU vote rapidement une résolution destinée à mettre fin à la guerre dans un pays de plus en plus défiguré |)ar les bombes tombées depuis près d'un mois.les Etats-Unis et la France, qui mènent le bal aux Nations unies, divergeaient toujours hier sur les moyens de prendre en compte le point de vue libanais dans leur projet de résolution, alors que le président français Jacques Chirac a averti que, en cas de blocage, Paris (xnirrait faire cavalier seul et déposer son propre texte.I,es deux délégations affirmaient cependant qu'elles continuaient de travailler ensemble afin d’arriver à un document susceptible d'emporter l'adhésion indispensable des acteurs sur le terrain, après le rejet de leur premier texte par le gouvernement libanais et les jxiys arabes.Après des jours de tractations infructueuses, l’heure était néanmoins au pessimisme.la Maison Blanche a avoué ne pas avoir idée quand le Conseil de sécurité de l'ONU voterait sur la fameuse résolution.Le porte-parole américain Tony Snow a cependant affirmé que le processus diplomatique n’était Pari» et Washington divergent toujours sur les moyens à prendre pour mettre fin au conflit VOIR PAGE A 8 TSAHAL Le marché bio est en perte de vitesse «Tout le monde reste perplexe devant cette tendance» FABIEN DEGUISE Mystère et boule de gomme biologique.Depuis le début de l’annee 2006, l'intérêt des consommateurs pour les aliments certifiés biologiques semble un peu s’essouffler au Québec, constatent plusieurs acteurs de cette industrie.Le phénomène est même jugé •troublant» puisque, ailleurs au Canada et en .Amérique du Nord, l’engouement pour ces produits issus d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement ne se dement toujours pas.selon eux, •Après avoir connu de très fortes poussées au cours des dernières années, le marché du bio est en train de se tasser», a commenté plus tôt cette semaine Robert Beauchemin.président de la Table filière biologique, un espace de concertation lié au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).L'homme est aussi propriétaire de La Milanaise, un important VOIR PAGE A 8 BIO INDEX Av» pubbra B4 BS B8 B 4 B 1 A6 A7 Météo_______BS Monde.BS Moto croiaéti B4 Politique A3 Sport» _____B 6 Sudoku______B 4 Téiévwèoo B 7 Les années soixante, sans nostalgie Le groupe rock’n’roll québécois Les Breastfeeders lance son deuxième opus Faire du rock-and-roll aux tendances sixties, en français et au Québec, c’est déjà une sacrée prise de position.Mine de rien, Les Breastfeeders le font sans concession depuis déjà sept ans.Quelques jours avant la sortie de leur second opus, Les Matins de grands soirs, Le Devoir a discuté musique avec le chanteur et le bassiste du groupe.Rencontre entre une bible musicale, un «trippeux» de son et un scribouillard jamais trop curieux.PHILIPPE PAPINEAU Les Breastfeeders?Vous ne les avez peut-être jamais entendus, mais leur nom vous titille probablement l'oreille, ne serait-ce que par sa connotation, disons, alimentaire.Cela est fort possible, puisqu'en sept ans d’existence les six membres des «mamelles nourricières» ont pas mal roulé leur bosse et multiplié les projets parallèles et les collaborations.Par exemple, ils ont inscrit au début de l'année leur nom sur l'album Salut Joe!, un hommage à Joe Dassin, et leur guitariste Sunny Duval revient à peine d'une tournée européenne avec les Cowboys Fringants.Et comme s'il n’y avait pas assez de talent dans le groupe, c’est Fred Fortin, pionnier de la scène locale, qui officie aux tambours sur leur deuxieme et phis récent opus.Les Matins de grands soin.Croyez mot ça fait mal D avait fallu près de trois ans aux six membres des Breast- ieeders pour accoucher de leur premier disque.Dçnener »r l'herbe, un des meilleurs albums parus en 2(XM.si on se fie aux palmares des médias alternatifs.lœur deuxieme album ne leur a demandé que trois mois.Et avant même son lancement le 15 août son premier extrait Tout va pour le mieux dans le pue des mondes se hisse déjà dans plusieurs des top 10 des CIBL CKM et CHYZ du Québec.-Leos «a asayrr de U/intr en tma semaines,rigokjoe.ltbxuxte peu loquace mais visiblement passionne par son métier VOIR PAGE A 8 BREASTFEEDERS JOHN MtNOONO Dan» le» année» 60, «même le» commerçant», même la bunneti prenait de* nuque».C'f-»t pour ça qu'il y a eu de» groupe» garage, san» argent, sans rien, qui ont fait de* hits planétaire»», disent le» Breastfeeder». LE DEVOIR.LE JEUDI 10 AOÛT 2 0 0 6 A 2 LES ACTEALITES Guerre au Liban Un leader juif veut faire interdire les manifestations pro-Hezbollah au Canada MICHAEL HAMMOND Ottawa — Le vice-président de B’nai Brith Canada demande à Ottawa d’interdire les manifestations pro-Hezbollah dans les rues du pays, et le président du Canada Christian College invite les chrétiens à soutenir Israël, berceau de leur religion.Pendant ce temps, un leader musulman affirme que les groupes juifs devraient modérer leur rhétorique et mettre l’accent AFGHANISTAN Un autre soldat canadien perd la vie Kandahar — Un autre soldat canadien a perdu la vie hier en Afghanistan, à la suite de la décharge accidentelle d’une arme à feu.Six autres soldats ont aussi été blessés dans un accident de la circulation.Les autorités militaires ont indiqué que le caporak hef Jeffrey Scott Walsh, qui était arrivé en Afghanis-tan il y a moins d’une semaine, a été touché mortellement, apparemment par la décharge accidentelle d’une arme à feu.L’incident est survenu à environ 20 km à l’ouest de Kandahiir, alors que le militaire prenait (xirt à des opérations régulières menées dans les environs du centre du district de Zharey.Une enquête militaire a été instituée pour déterminer les circonstances exactes de cet accident, mais l’hypothèse d’un acte ennemi a déjà été écartée.Un porte-parole de l’armée a aussi refusé de confirmer que l’arme en question appartient à un autre soldat canadien.U* caporal Walsh appartenait au 2' bataillon du Princess Patricia’s Canadian light Infantry, qui est basé à Shilo, au Manitoba.Le premier ministre Stephen Harper a diffusé un communiqué hier dans lequel il se dit «profondément peiné» par la mort du militaire.Les soldats canadiens verrouillent normalement leurs armes lorsqu'ils sont en patrouille.U>s autorités ne comprennent donc pas comment la décharge accidentelle a pu se produire.Bilan des pertes de vie le caporal Walsh est le 25' soldat canadien à perdre la vie en Afghanistan depuis le début de la mission en 2002.Cinq île ses confrères ont été tués au cours dos sept derniers jours, un dans un accident la tin de semaine dernière et quatre jeudi dernier lors d’accrochages avec des insurgés talibans.Lors d’un autre incident survenu hier, six soldats ont été blesses lorsque leur véhicule blindé a |xt cuté un camion, à une trentaine de kilomètres au sud de Kandahar.Deux des six soldats ont subi des blessures sérieuses, mais on ne craint pas pour leur vie.Les quatre autres ont déjà reçu leur congé de l’hôpital.Quelque 22tXt soldats canadiens sont déployés en Afghanistan./ 'n \ss( ’canadienne K N H K K F Juillet chaud et orageux Montréal a connu un mois de juillet particulièrement chaud, le troisième le plus chaud depuis t>5 ans selon des données compilées et dévoilées hier par le Centre de ressources en impacts et adaptation au climat et à scs changements tCRIACC).C.lobak'-ment.au Quebec, bien qu’il n'y ait pis eu une quantité •'«sctnionUnai-rr» de journées où le mercure a dépassé LU' "C, on a noté des températures moyennes de 1 à 2 dr ct> orages qui ont marque les observateurs du CR1ACC : les orages ont ete plus fréquents qu'à l'habitude, et certains d'entre eux «turent très euèents en plus d'engen dm de mmfma ilemmu^es et in-nmvements» - le Dertrir sur la recherche d’un cessez-le-feu au Liban.Selon Frank Dimant, de B’nai Brith, les rues du Canada ne devraient pas être envahies par des extrémistes soutenant un groupe terroriste reconnu.Son organisme a demandé à la police et au gouvernement de réprimer les manifestations pro-Hezbollah.«B’nai Brith Canada fera tout son possible pour s'assurer que les Canadiens ne soient pas intimidés par ces sympathisants terroristes.» Le leader musulman Mohamed Elmasry soutient pour sa part que «nous vivons dans une démocratie libérale où des voix opposées dans un conflit outre-mer sont acceptables tant qu’elles sont pacifiques [.] Il n’est pas nécessaire d'appeler les autorités à réprimer les manifestations».«Il y a eu trop de morts, de destruction et de misère», a-t-il souligné, disant espérer qu’un nombre croissant de membres de la communauté juive appellent à la paix devant l’augmentation du bilan des victimes.Selon M.Elmasry, «les organisations juives devraient être pro-paix».La coalition des chrétiens unis pour Israël et des groupes juifs appellent à une journée nationale de prière, le 20 août, en appui à Israël et en faveur de la paix au Proche-Orient Charles McVety, le président du Canada Christian College, estime pour sa part qu’il est temps pour les dirigeants chrétiens de A ".i Ê lîisg ÉSaiï Qnais * ¦ «8 '¦Sefcj j ¦ C ' »! J.,.; :'S m JACQUES GRENIER LE DEVOIR Au moins un sursis pour le néon géant Farine Five Roses, au centre-ville de Montréal.ADM fait volte-face et rallume le néon Farine Five Roses FREDERIQUE DOYON 1e néon géant Farine Five Roses illumine de nou-j veau le ciel du centre-ville de Montréal depuis hier.Mais pour combien de temps?Ui compagnie Archer Daniels Midland (ADM).propriétaire île l’enseigne, et Smuckers, qui vient d’acquérir les droits sur la marque de farine Five Roses, ont décidé, d'un commun accord, de rallumer le néon «pour les quelques prochains mois», a-t-on indiqué par l'entremise d’un bref communique mardi soir.Pendant ce temps, les deux entreprises continueront de se concerter afin d’étudier «toutes les options possibles» et de décider du sort de l'enseigne lumineuse.Cette décision, précise le communiqué, «tiendra compte de l’état de deterioration actuel et des problèmes de sécurité qui peuvent en découler».Chez ADM, les personnes qui pouvaient commenter le dossier avaient déjà quitte leur bureau en milieu d’après-midi.h' Devoir révélait lundi que l’enseigne lumineuse Farine Five Roses, qui surplombe l’autoroute Bona-venturr à côté du silo numéro 5, allait s’éteindre pour de bon à la suite de la vente des droits à Smuckers, aussi propriétaire des farines Robin Hood.ADM envisageait même de démanteler le néon au lettrage de cinq mètres de haut, qui clignote depuis 1946.la Ville n’entend pas déployer d’efforts pour pro server l'enseigne là où elle est, sur la toiture de l'ancien moulin Ogilvie, notamment parce que ce genre d'enseigne n’est plus réglementaire et parce qu’il ne met pas en valeur la vue sur le mont Royal et le centre-ville, un des mots d’ordre du plan d’urbanisme.ADM bénéficie toutefois de droits acquis et pourrait décider de le garder, la Ville se dit aussi ouverte à conserver le néon ailleurs si les propriétaires n’en veulent plus, avis aux intéressés.Dans un lieu historique national La meunerie, d'abord établie au nord de l’écluse Saint-Gabriel, près du canal de Lachine, en 1837, puis sur son site actuel de la rue Mill à partir de 1886, a largement,contribué à la richesse industrielle de Montréal.A la fin du XIX siècle, les farines Ogilvie, devenues Five Roses depuis, sortaient de la plus imposante minoterie de tout l’Empire britannique.l es installations se trouvent d’ailleurs «à l’intérieur des limites du lieu historique national du Canada, explique Francine Emond, de Parcs Canada.C’est une ressource culturelle de niveau I.parce que directement reliee au lieu historique national du Canal-de-Lachine».L’instance fédérale a pour mission d’informer, de conseiller et de sensibiliser ses partenaires prives, dont les propriétés font partie du site historique national, pour autant que ceux-ci fassent appel à son expertise.«Le patrimoine est protege si les gens y croient, y adhèrent et s'engagent, que ce soit l’entreprise, les différents corps publics ou les citoyens.» L’avenir dira si ADM et Smuckers y croient.Le LM’voir Violences accroissent ou menaces le risque de P .mis — Subir des violences ou des menaces de clients, de patients.d’ek'ves ou de collègues de travail accroît notablement le risque de depression et de troubles lies au stress, selon une étude danoise publiée aujourd’hui dans le Journal of Epidemiology ami Community Health, une revue medicale britannique.L'exposition professionnelle à des formes de violence augmente de 45 % le risque de depression pour les teinmes et de 48 À potir k-s nommes et accroît la fréquence (+ 32 % pour les femmes, + 55 % pour k's homines') des tnxibk's Ik's au stress, par rapport aux (emmes et hommes dont k' travail ne comporte pas de risques de viok'iXT.Les menaces entendues dans le cadre professionnel entraînent, selon l’étude, une augmentation de 48 % du risque de depression pour les femmes et de 59 % du risque de troubles lies au stress chez knirs collègues masculins.lins la violence et les menaces sont fréquentes, plus k' risque est accru: k's hommes confrontes à un environnement professionnel comportant beaucoup de menaces et de violences voient augmenter de «plus de 50 % le risque de tnmbles lies au stress», soulignent les auteurs de l'etude.Ils ont compare les conditions de travail de plus de 14 W0 pa-tk'nts de 18 à 65 ans.traites entre 1995 et 11*98 pour depression ou renoncer à leur position de «fausse neutralité» et de soutenir Israël.«Chacun de nous doit trouver un moyen d’appuyer Israël dans ces moments difficiles.» Alan Baker, l’ambassadeur d’Israël au Canada, a avancé qu’il est injuste de dire qulsraël prend délibérément pour cible des civils.Son gouvernement, a-t-il assuré, applique toutes les mesures possibles pour éviter des pertes de vies innocentes, mais le Hezbollah s’abrite derrière de simples civils.«Tout civil qui n’est pas impliqué dans le terrorisme et qui est blessé, qu’il soit israélien, libanais ou palestinien, est pour nous une tragédie, voire un échec», a dit M.Baker.Et il a critiqué les membres des partis d’opposition qui ont participé à des manifestations contre la guerre, à laquelle prenaient part des sympathisants visibles du Hezbollah.Presse canadienne Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce Le maire Applebaum refuse une minute de silence pour la famille El-Akhras ALEXANDRE SHIELDS La crise israélo-libanaise s’est transportée au conseil d’arrondissement de Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce lundi soir, lorsque le maire Michael Applebaum a refusé d’observer une minute de silence à la mémoire de la famille du pharmacien Ali El-Akhras et des sept autres membres de sa famille tués par les bombes israéliennes au Liban, à la mi-juillet Pour M.Applebaum, il s’agit tout simplement d’une question de respect des règles de procédure du conseil, mais aussi du mandat des élus.«Je connaissais bien M.El-Akhras, il était mon pharmacien depuis plusieurs années et je suis très déçu de ce qui est arrivé, a-t-il tenu à rappeler hier.Mais cela ne fait pas partie du mandat des conseillers élus.» 11 s’est toutefois dit ouvert à l’idée d’une minute de silence qui serait tenue «à la mémoire de toutes les victimes de cette guerre».Mais pour être recevable, une telle motion devrait être soumise par un des élus ou encore être déposée trois jours avant le prochain conseil par un citoyen de l’arrondissement.Elle devrait ensuite être approuvée par les élus pour figurer à l’ordre du jour.Lundi dernier, elle a surgi au moment de la période des questions.Décision «absurde» «Cette décision est absurde et incompréhensible».a rétorqué Hassan El-Akhras, le cousin de feu Ali El-Akhras, qui habitait dans l’arrondissement depuis plusieurs années.«C’était un pharmacien qui a bien servi la communauté et que tout le monde aimait.Alors pourquoi le maire a-t-il refusé [de demander une minute de silence], alors que les citoyens ne lui demandaient pas quelque chose qui le plaçait dans une situation délicate?», a-t-il demandé.la requête venait effectivement d’une habitante de l’arrondissement.Quand le maire a formulé son refus, une quinzaine de personnes auraient quitté immédiatement la salle.Quant à la famille El-Akhras, elle a appris la nouvelle en lisant les journaux hier.M.Applebaum a aussi refusé qu’un autre citoyen, Wissam Moussa, puisse lire une lettre «hommage» écrite par l’enseignante de la jeune Saja El-Akhras, elle aussi dé cédée lors de la frappe israélienne sur la ville d’Artaroun.Selon lui, la lettre n’était qu’une diatribe anti-israélienne qui ne servait qu’à «amener les problèmes du Moyen-Orient à Montréal».Pour M.Moussa, cette décision est plutôt «une prise de position pro-israélien-ne» qui a notamment été motivée par le fait que le maire de l’arrondissement est juif.Il n’écarte pas la possibilité de réitérer sa demande, mais en s’adressant directement à la mairie de Montréal.Pas une question politique Le maire de Côte-des-Neiges/N otre-Dame-de-Grâce s’est toutefois défendu d’en faire une question politique.Il avait tout de même décidé de déplacer la réunion du conseil à la dernière minute, à la demande de la Fédération CJA.Cette organisation juive gère l’édifice où se déroulent habituellement les réunions, au 5151, chemin de la Côte-Sainte-Catherine.Celle-ci craignait qu’une manifestation prévue par un regroupement pro-libanais au moment de la rencontre ne représente une menace à la sécurité.Le conseil a donc déménagé ses pénates au Manoir NDG, l’avenue Notre-Dame-de-Gràce.Les quatre prochaines réunions se tiendront au même endroit.Selon M.Applebaum, cette décision a été prise «pour que tous se sentent à l’aise de venir assister aux réunions».Le Devoir Liban : l’évacuation des Canadiens reprendra la semaine prochaine au travail dépression troubles lies au stress, avec la situation de 58 000 salaries sans problèmes de santé mentale, en tenant compte de 1 age et du sexe.Tous k's participants ont ete imites à dire sils avaient subi des violences à leur travail durant les 12 mois precedents.Près de 7 % des femmes et 5 % des hommes interroges ont fait état de menaces.IVur k's violences, les taux étaient respectivvment de 33 % et ck' 1 %.C'est dans les secteurs de la suite, de l'éducation et du travail social que les menaces et les vk> k'nces ont ete le phis souvent rapportées.venant surtout de clients, de patients ou d’elèves.Agence France-Presse Ottawa — Le ministère canadien des .Affaires étrangères enverra deux navires au Liban au début de la semaine prochaine cueillir les ressortissants qui désirent quitter ce pays ravage par la guerre.Les deux navires peuvent transporter jusqu’à 2400 personnes, mais le ministère dit ne pas savoir combien de Canadiens saisiront cette occasion de fuir.Le ministère ajoute que les ressortissants qui ont indique à l’ambassade canadienne à Beyrouth ou au Centre des operations d’urgence à Ottawa qu’ils veulent être évacués seront informes des details de fopération.Les personnes evacuees ne pourront prendre avec elles qu’une seule valise et devront laisser derrière leurs animaux de compagnie.Ottawa indique que la poursuite des combats au Liban nuit à la disponibilité de biens et services essentiels.ce qui l’amène a reprendre l’operation d’évacuation.«Nous avons continue à suneiller la situation et now refnnuLms ata besoins des Canadiens au Liban», affirme une porte-parole du ministère des .Affaires étrangères.Ambra Dickie.Elias Rejjani.du Conseil canario-libanais de coordination, estime que la prolongation des combats pourrait inciter de plus en phis de gens a partir Les Canado-libanais.indique^-il.apprécient l’aide reçue du gouvernement pour évacuer ceux coinces dans la zone de guerre.«Nom avons exprime notre reconnaissance au gouvernement dès le premier fmr».dit-il.ÀTÿr Entre le 19 juillet et le 3 août, des navires affrétés par le gouvernement canadien ont évacué quelque 14 000 ressortissants de la capitale.Beyrouth, et de la ville portuaire de Tyr, dans le sud du Liban, vers Chypre et la Turquie.d’où les rescapés ont ensuite pu rentrer au Canada.l'évacuation de Tyr était particulièrement dangereuse puisque la ville était alors au centre des affrontements entre l'armee israélienne et le groupe terroriste Hezbollah.Des représentants du ministère des Affaires étrangères, des soldats canadiens et même des agents du Service canadien du renseignement de sécurité avaient participe a l'évacuation.Le ministère avait indique, à la fin de cette operation, être prêt a en entreprendre une nouvelle si le besoin s'en faisait ressentir.Certains Canadiens étaient alors encore coincés dans le sud du Liban.où la violence rendait tout déplacement risqué.Quelque 40 000 Canadiens étaient enregistres auprès de l'ambassade à Beyrouth.Le gouvernement federal n'a pas encore revele le coût des operations d'évacuation jusqu'à present M.Bejjani affirme toutefois que la facture finale sera de plusieurs millions de dollars.«Sous sommes reconnaissants aux Canadiens qui défraieront la note», dit-i Presse canadienne am LE DEVOIR.LE J E l' D 1 10 VOIT 2 0 0 (i A A POUTIQIIE Avortement : les conservateurs se dissocient d’un collègue.en catimini Le projet de loi privé de Leon Benoit aurait rouvert le débat sur l'avortement SHAUN HI SI KI I'll Ks Lt’ premier ministre Stephen Harper et les conservateurs ne veulent pas toucher de près ou de loin à la question de l’avortement de peur d'effrayer l’électorat.HÉLÈNE BLZZETTI Ottawa — Le gouvernement fédéral conservateur craint tellement de rouvrir le débat sur l’avortement quil a décidé de rejeter une initiative d’un de ses propres députés, laquelle aurait pu être interprétée comme accordant des droits aux foetus.Mais le sujet est teDement explosif que le gouvernement n'a même pas tenté de tirer profit de son geste.L’initiative en question est un projet de loi privé déposé en mai dernier par le député conservateur Leon Benoit Ce projet dit du double meurtre, consiste à inculper pour deux meurtres une personne qui tue une femme enceinte.Si seul le foetus est atteint les accusations portées le sont en fonction des préjudices que l’accusé avait l’intention d’infliger à la mère eUe-mème.Le projet de loi décrète que l’accusé ne pourra pas se défendre en disant quU ignorait la grossesse ou que le fœtus n'est pas encore un être humain.«Nous, au Bloc québécois, on ne voulait pas rouvrir le débat sur l’avortement par un biais indirect et je pense que c ’est ce quejaisait le projet de loi», explique le député Réal Ménard, critique en matière de justice.Le Comité parlementaire de la procédure et des affaires de la Chambre a décidé en juin que ce projet ne serait pas mis aux voix, en faisant du coup un projet de loi symbolique.Le ministre de la Justice lui-même, Vie Toews, pourtant collègue de Leon Benoit est pour quelque chose dans cette décision.Dans une lettre adressée au comité le jour des délibérations, et dont Le Devoir a obtenu copie, le ministre fait comprendre que le projet de loi, si adopté, serait invalidé par les tribunaux.«J’ai révisé la législation [.) et je peux vous aviser qu’à mon avis et à titre de procureur général du Canada, elle est inconstitutionnelle.» Le ministre joint à sa courte lettre un sommaire de la jurisprudence jugée pertinente.Tous les jugements cités font réference à l’idée qu'il doit y avoir une «intention coupable» derrière le geste reproché à un prévenu: accuser cehik'i d’avoir tué un fœtus alors quil ignorait que la femme était enceinte ne serait pas équitable.Mais nulle part dans sa lettre aux deputes le ministre ne fait mention de l'avortement Pourtant, dans un avis du ministère de la Justice destiné à M.Toews, les fonctionnaires écrivent noir sur blanc que le projet de loi de Leon Benoit rouvrirait le débat sur l’avortement.Les fonctionnaires suggèrent au ministre de répondre, s’il est interroge sur la question, que «tout changement à la définition “d’être humain " dans le Code criminel pourrait avoir pour effet de criminaliser l’avortement».M.Toews a choisi de ne pas retenir cette «réponse proposée».Réal Ménard ne se formalise pas de ce fossé entre les mises en garde du ministère et les arguments soumis aux députés par le ministre.Pour lui, l’important, «c 'était que le débat n’ait pas lieu».Dans les coulisses du gouvernement, on explique que les conservateurs ne voulaient pas toucher de près ou de loin à cette question de peur d'effrayer l’électorat le débat est juge extrêmement émotif et il ne servait à rien de s'aventurer sur la pente glissante que représente le projet de loi de M.Benoit Cette crainte expliquerait le refus du gouvernement de communiquer la lettre de M.Toews aux médias même si celle-ci prouve sa volonté catégorique de ne pas rouvrir ce déchirant débat Sujet délicat Il a été impossible de parler à Leon Benoit hier.Le député albertain avait déposé ce projet de loi parce que deux femmes enceintes d’Edmonton avaient été assassinées en 2005.M.Benoit avait déclaré lors de la séance du comité que «ce projet de loi n a rien à voir avec l’avortement».Son collègue conservateur Torn Lukiwski avait même formulé des doutes sur l'évaluation de son ministre quant à la constitutionnalité du projet de loi.En vain.La délicate question de l’avortement suit les conservateurs, comme les aDiancistes et les réformistes avant eux.Lors de la dernière campagne électorale, le chef li- beral Paul Martin avait pendant plusieurs jours laissé entendre qu’un gouvernement conservateur mettrait un tenue au «droit de choisir» des femmes même si Su» phen Harper avait promis de n'en rien faire.La campagne affiandste de Stockwell Day avait dérapé en 2(X)0 lorsqu’il avait été dévoilé que le parti accepterait de tenir un référendum sur nlinporte quel sujet si à peine 3 % de l’électorat ledeimiulait en sigiuuit un registre.Le Ik't'oir Le ministre de la Justice lui-même, Vie Toews, est intervenu t Election partielle dans Pointe aux-Trembles Étiquetage obligatoire des ()(iM Les Verts reprochent à Boisclair un manque de cohérence en environnement NORMAN DEL1SLE Québec — Le Parti vert du Québec reproche au chef pé-quiste André Boisclair de manquer de cohérence dans le dossier de l'environnement C’est une accusation que le principal intéressé rejette avec force.Cinq jours avant l'élection com-plémentaire dans Pointe-aux-Trembles, le Parti vert a publié hier un document qualifié de «dossier noir» qui s’intéresse à l’époque où André Boisclair était ministre de l’Environnement (2001-2003).Les Verts reprochent au chef péquiste d'avoir nui à la défense de l’environnement, notamment en défendant le projet de centrale thermique du Suroît, en refusant de mettre en œuvre le programme d’inspection obligatoire des automobiles, en appuyant le projet de l’autoroute 25 à Montréal, ou en n'utilisant pas un véhicule hybride pour ses déplacements ministériels.Ce dossier a été rendu public par le chef des Verts, Scott McKay, et par Xavier Daxhelet, candidat du parti dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles, où se tiendra une élection complémentaire lundi prochain.14 août.Réponse de Boisclair Le chef péquiste a cependant rejeté les accusations des Verts.En entrevue à la Presse Canadienne, M.Boisclair a qualifié le document des Verts de «tissu de mensonges».Il affirme n'avoir jamais appuyé le projet du Suroît.Il n’a pas appliqué le programme d’inspection des véhicules, à ses yeux trop dispendieux et inefficace, a-t-il expliqué.Il s'est également défendu de ne pas avoir utilisé un véhicule hybride lorsqu’il était ministre.Ce type de véhicule, qui en était à ses débuts, n'était pas adapté pour les déplacements ministériels.D'ailleurs, un de ses collègues ministres de l’époque a dû limiter à ses déplace ments locaux l’utilisation du véhicule hybride qu’il avait acquis.M.Boisclair est candidat du Parti québécois au scrutin du 14 août dans Pointe-aux-Trembles, mais les deux autres formations politiques actuellement représentées à l’Assemblée nationale (Parti lib éral et Action démocratique) ne lui opposent pas de candidats.lœ chef péquiste affronte sept adversaires, dont le vert Xavier Daxhelet, Mme Dominique Rit-chot de Québec solidaire, Benjamin Kasapoglu du Bloc Pot et quatre candidats indépendants.l,a circonscription de Pointe-aux-Trembles se situe à l’extrême est de rile de Montréal.Bresse canadienne Pas d’élections cet automne, affirme Charest JOCELYNE RICHER Kuujjuaraapik.Nunavik — Les Québécois n’iront pas aux urnes cet automne.Le premier ministre Jean Charest ne semble pas pressé de demander un second mandat à la population.préférant régler un certain nombre de dossiers au cours des prochains mois avant de déclencher un scrutin.«On ne prévoit pas d étections à l'automne», a-t-il déclaré hier, lors d'une entrevue à la Presse canadienne, dans le cadre de sa tournée du Grand-Nord québécois, qui se poursuit jusqu'à demain.Les Québécois ne sont pas encore prêts, selon lui, à choisir un nouveau gouvernement «On n est pas rendus dans notre mandat au point où on pense que le fruit est mûr pour déclencher des elections», a-t-U ajoute.Il estime que son gouvernement «a un certain nombre de choses à faire encore» Au cours des prochains mois, le premier ministre sera présent comme jamais en régions pour preparer le terrain, rencontrer les maires, les militants, les communautés.et faire des annonces.D’ailleurs, on entendra beaucoup parier des régions prochainement.Le gouvernement doit annoncer une politique de develoçpe-ment regional, puis une autre sur l’amenagement du territoire.Presse Canadienne Un Canadien sur Atlantis f • n m h #»¦ r LE PILOTE de la prochaine mission Atlantis, l'Américain Christopher Ferguson et un autre membre de la mission, le Canadien Steve MacLean, se préparent activement a Cap Canaveral, en Floride, en vue du départ de la navette, prévu pour le 27 août prochain Greenpeace accuse les libéraux de manquer à leur parole BRIGITTE SAINT-PIERRE Profitant des élections partielles du 14 août, Greenpeace poursuit sa croisade pour l’étiquetage obligatoire des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM).I-ors d’un point de presse hier à Lon-gueuil, Greenpeace a reproché au gouvernement Charest de ne iras avoir respecté ses engagements en ce sens.L’organisme environnemental a inauguré hier un grand panneau à proximité du bureau électoral de la candidate libérale dans Taillon, Véronique Mercier, sur lequel le premier ministre Jean Charest est représenté avec un nez à la Pinocchio pour signifier qu’il n’a pas respecté sa promesse d’instaurer un étiquetage obligatoire des OGM.«tl faudrait le fat ! re rapidement-, a déclaré hier le responsable de la campagne OGM a Green peace, Eric Darter.M.Darter a aussi souligné que Mme Mercier était la seule candi I date a ne pas avoir donné suite a | la demande de Greenpeace de si I gner une déclaration concernant l’étiquetage obligatoire des OGM au Québec.Seuls 12 députés sur 125 ont signé cette déclaration, a fait valoir te responsable des communications de Mme Mercier, Philippe Arcliambault.«Aux lettres dintenturn, cm oppose l'aetwn», a déclaré André Ménard, l'attaché de presse du ministre de l’Agriculture, ries Pêcheries et de l'Alimentation, Yvon Val-lieres.Le gouvernement Charest a créé un site Internet sur les OGM et commandé une étude sur les répercussions économiques de l’étiquetage obligatoire des OGM au Québec ainsi que deux recherches concernant des méthodes de détection de la présence d'OGM dans des aliments, a mentionné M.Ménard.»/>' droit de la population d obtenir cette information-là (concernant la présence d'OGM |, on y emit fermement, mais il faut le faire de façon responsable», a-t-il dit.Contrairement aux candidats du Parti vert, de l’AI K) et de Québec solidaire, les candidats péquistes dans Pointeaux Trembles (André Boisclair) et dans Taillon (Marie Malavoy) n'ont pas signé la déclaration de Greenpeace sur l’étiquetage obligatoire des ()( «M au Québec.Ils ont toutefois fait parvenir à l’organisme une lettre mentionnant que le programme de leur parti prévoyait la mise en pla ce d’un «système de gestion agroalimentaire qui assure la traçabilité des aliments, de leur heu tie produrtum a leur heu de vente au détail, en {trécisant s’il s'agit d'aliments génétu/uement modifiés» Mme Malavoy a précisé en entrevue téléphonique avec Le Devoir qu’elle ne signait pas de pétitions en campagne électorale Elle estime en outre que certains passages de la déclaration sont flous •// est question d’ap puyer un protêt de loi ou de regie ment (en faveur de l’étiquetage obligatoire des aliments contenant des OGM|.(Or,) on ne sait pas de quoi il s'agit les projets de loi, on les regarde à la loupe», a-t-elle dit.le Devoir Greenpeace profite des élections partielles pour poursuivre sa croisade Jacques BEAUCHESNE eaptgm- nsst oatmn «mawiM* (SU) 842-3491 MV FIRST ENGLISH DICTIONARY un ouuraoe a une aman originalité. A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 10 AOÛT 2006 LES ACTUALITES Murray Bookchin (1921-2006) Le vieux lion de l’écologie sociale s’éteint ANTOINE ROBITAILLE Le fondateur du courant de «l’écologie sociale», le philosophe Murray Bookchin, est mort à l’âge de 85 ans, chez lui à Burlington au Vermont, le 30 juillet.«En Amérique du nord, c’était un des deux monuments, avec le linguiste Noam Chomsky, de la pensée libertaire», estime Normand Baillargeon, professeur à 1TJQAM.Bien que peu connu du grand public au Québec, son influence ici, aux dires de plusieurs, est palpable, notamment en politique municipale à Montréal, au sein de la défunte Coalition démocratique et chez des militants du RCM.Selon le sociologue de l’environnement Jean-Guy Vaillancourt, de l’Université de Montréal, les œuvres de Bookchin ont aussi influencé des écologistes québécois connus, dont Steven Guilbault, de Greenpeace.D’ailleurs, Bookchin a publié plusieurs de ses livres à Montréal, chez Black Rose Books, maison d'édition anarchiste anglophone fondée par le militant Dimitri Rous-sopoulos, ami de Bookchin et président de la Société de développement communautaire de Montréal (SodecM).Aussi, un des premiers titres à avoir été ipscrit au catalogue des éditions Ecosociété, fondées par l’écologiste Serge Mon-geau, est une des rares traductions françaises d’un des livres les plus accessibles de Bookchin, Remaking Society.[Une société à refaire, vers une écologie de la liberté, 1993.).«Le nom même de notre maison d’édition est un clin d’œil à la pensée de Bookchin et plusieurs des livres que nous publions s’inspirent de sa pensée», a confié hier Mon-geau.Ce dernier a popularisé le courant de la «simplicité volontaire», un mouvement qui n’est pas sans lien avec la pensée de Bookchin, fait-il remarquer.Ouvrier et autodidacte Né en 1921, Bookchin a été élevé dans le Bronx dans une famille ouvrière communiste d’origine russe'.Son père Nathan avait participé aux luttes révolutionnaire contre le Tsar.Murray Bookchin a travaillé comme ouvrier dims des fonderies au New Jersey et chez General Motors.Intellectuel autodidacte, il avait raconté au Devoir, en 1995, que c’est pendant ces années qu’il avait fait son «éducation».En route vers le travail et sur le chemin du retour, il lismt et relisait les grands auteurs anarchistes et socialistes: «au fond c’est Taction syndicale qui m'a motivé tout ce temps à me cultiver», avait-il précisé.Devenu leader ouvrier, il a participé notamment à la grande grève de 1946 à la GM.D s’est surtout tait connaître comme celui qui a tenté de marier une pensée anarchiste, anti-autoritaire, et une perspective écologiste.Selon lui, la «crise environnementale» actuelle vient du fait que les sociétés contemporaines sont fondées sur des hiérarchies.«La notion de dominatùm de la nature par Ihomme découle de la elimination de l’homme par lhemme», écrit-il dans The Ecology of Freedom (Cheshire, Murray 1982), considéré comme Bookchin son maître livre.Ainsi, pour sortir de crise environnementale, les sociétés doivent devenir «radicalement démocratiques», en se redéfinissant sur un mode de démocratie directe inspirée de l’Athènes du siècle d’or et des Town Meetings de la NouveDe-Angleterre.Résolument utopiste, Bookchin ne s’intéresse pas moins aux cités telles qu’elles existent et a défini les principes du «municipalis-me libertaire», dont Marcel Sévi-gny, ancien du RCM et militant montréalais connu.Ruptures la parcours inteUectuel de Bookchin est marqué par plusieurs ruptures, dont une première avec le communisme dans les années 30.Il formule une critique du marxisme qu’il trouvait centré maladivement sur les processus économiques.Bookchin se tourne alors vers l’anarchisme.Au début des années 50, il commence à s’intéresser au sort de l’environnement et aux débuts des années 60 publie Our Synthetic Environment, texte dans lequel il s'inquiète de la présence de pesticide dans la nourriture.Dans les années 80, il développe une critique acide des écologistes radicaux et mystiques de la deep ecology (écologisme radical) et des organismes tentés par l'éco-terroris-me, comme Earth First, leg qualifiant d’«antihumanistes».A la fin des années 90, il rompt avec l’anarchisme, se disant dégoûté par ce qu’il est devenu: un mode de vie «nihiliste» qui a renoncé à changer politiquement le monde.11 se disait «communaliste», une pensée qu’il a présenté comme une version radicalement démocratique de la pensée' libertaire.Une cérémonie funèbre aura lieu le 13 août à Burlington.Le üeiHiir Décès du physicien James Van Allen Iowa City — Le physicien et astronome américain James A.Van Allen, qui découvrit les ceintures de radiations entourant la Terre et portant aujourd’hui son nom, est mort hier à l’âge de 91 ans, a annonce l’Université de l’Etat de l’Iowa, où il enseigna de nombreuses années.Pionnier de l’exploration spatiale, Van Allen fut un des concepteurs du premier satellite scientifique américain, Explorer l.Sa mission, en 1958, permit de recueillir une grande quantité de données et le scientifique a montre que la fer- re est entourée d’une zone où des particules de haute énergie, prove nant du vent solaire, sont piégées l>ar le champ magnétique terrestre.Ces ceintures de radiations protè-gi'nt ki Terre du bombardement incessant de particules envoyées p;ir le Soleil.I e physicien mit également au ixiini les premiers instruments de mesure utilisés pour la découverte d’une autre planète, embarqués à bord de la sonde Mariner 2 qui s'approcha de Venus en 1962.Associated Press Inde : la mousson affecte 7 millions de personnes Ahmedabad, Inde — Près de 7 millions de personnes étaient affectées hier par les fortes pluies de mousson qui s'abattent depuis huit jours en Inde et ont eiv trainé depuis la mort de près de 200 personnes, selon les autorités régionak's.Ces pluies torrentielles ont déjà entraîne la mort d'au moins 197 personnes, portant le bilan ties tues à 574 depuis le début de la mousson en mai, selon un do compte de TAFP Dans l'Etat du Gujarat (ouest), près de 3,5 millions de personnes vivant à Surat, connue pour son industrie de polissage de diamants, étaient touchées par les inondations du fait du débordement des eaux d’un barrage dans le fleuve qui traverse la ville, selon les autorités régionales.«Du fait du déversement de l'eau du barrage Ukai dans le fleure Tapti.SO % de Surat est sous les eaux et la situation semble devoir s'aggraver en raison d une flirte marée» en mer d’Arabie, a dit à la presse le préfet de police de la ville Sudhir Sinha.Agence France-Presse .TV \ S Un pompier combat les incendies qui ravagent la forêt en Galice, dans le nord de l’Espagne.MIGUEL VIDAL REUTERS Les incendies se déchaînent en Espagne, au Portugal et en Grèce M A R I E - N O Ë L L E VALLES Madrid — Une vague d’incendies de forêt déferlait hier sur le nord de l’Espagne, le sud du Portugal et en Grèce, imputée à un nouvel été de sécheresse exceptionnelle mais aussi à l’action d’incendiaires aux motivations variées.Quelque 110 feux, dont 67 non maîtrisés, étaient recensés en Galice (nord-ouest de l’Espagne), en proie depuis vendredi à des incendies volontaires qui ont fait trois morts.Un dispositif aérien et terrestre d'une ampleur «sans précédent», selon le ministère de l’Environnement, a été mobilisé dans cette région, victime chaque été d'incendies de forêt massifs.Plus de 1200 militaires ont été déployés, notamment pour coordonner les évacuations et dissuader l’action des incendiaires.Une trentaine d’avions et plu- sieurs milliers d’agents anti-incendie représentant le tiers des ressources contre le feu du gouvernement espagnol sont à l’œuvre, mais «la situation a empiré malgré l'augmentation des moyens» selon la ministre espagnole de l’Environnement, Cristina Narbona, qui a parlé de «terrorisme forestier».D’où un appel à l'aide internationale, auquel ont répondu dans un premier temps l’Italie, avec deux hydravions attendus hier sur place, ainsi que le Portugal.Ce pays, auquel l’Espagne avait fourni deux Canadair pendant la saison d’incendies monstres de 2005, a annoncé qu’il fournirait à l’Espagne une soixantaine de pompiers et 19 véhicules anti-incendies.«Nous avons un devoir de solidarité à l’égard de l’Espagne, qui nous a souvent aidés», a déclaré le ministre portugais de l’Intérieur, Antonio Costale, tout en expliquant ne pouvoir répondre à la ciemande espagnole d'assistance aérienne.«Nous vivons des moments difficiles et nous ne disposons pas de beaucoup de moyens aériens», a-t-il dit Car le Portugal est en proie lui aussi à des incendies depuis la semaine dernière, et quelque 600 pompiers combattaient hier huit foyers importants.Le feu qui mobilisait le plus de moyens s’est déclenché lundi dans le massif d’Ossa, près de la ville d'Estremoz (sud du pays).Circonscrit mardi, il a repris dans la nuit et on considérait qu'il était maîtrisé hier, après avoir ravagé quelque 4000 hectares de forêts d'eucalyptus.Sept autres foyers ont été recensés dans le nord et le centre du Portugal.Autre pays méditerranéen affecté, la Grèce mobilisait hier 300 pompiers, 80 véhicules, six avions et trois hélicoptères contre un violent incendie qui a déjà ravagé quelque 300 hectares dans la région de Corinthe, dans le Péloponnèse à l'ouest d'Athènes, où trois villages ont été évacués.Incendies intentionnels Les incendies sont favorisés par la sécheresse exceptionnelle, qui va rendre plus dangereux le travail des pilotes de Canadair.contraints de descendre à basse altitude au-dessus des barrages asséchés pour puiser de l’eau, a averti le ministère espagnol de l’Environnement.Mais le climat est loin d’être seul en cause.La police portugaise, qui a arrête depuis janvier une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir déclenché des incendies, estime que le feu du massif d’Ossa pourrait avoir une origine crimineUe.En Galice, la ministre de l’Environnement parle d'une «vague d'incendies intentionnels».Une unité de la garde civile spécialisée dans la lutte contre le crime organisé a d’ailleurs été mobilisée.Cinq incendiaires présumés ont été arrêtés depuis lundi.Agence France-Presse Sida : Stephen Lewis demande à Harper des gestes décisifs SHERYL UBELACHER Toronto — Une coalition dont fait partie Stephen lewis, envoyé spécial de l’ONU pour le VIH/sida en Afrique, invite le premier ministre canadien, Stephen Harper, à démontrer à la communauté internationale que le Canada est prêt à contribuer à la lutte mondiale contre le sida.La coalition, qui comprend également le Groupe pour l’accès mondial aux traitements et la campagne «Abolissons la pauvreté», a soumis hier à Toronto un plan en quatre points visant à stopper la propagation du VIH/sida dans le monde et à améliorer la qualité de vie des personnes l'ayant contracté.Le plan a été envoyé la semaine dernière au bureau de M.Harper en prévision de la tenue du Congrès international sur le sida, qui aura lieu à Toronto à compter de dimanche, a f.üt savoir M.lewis en conference de presse.«U est temps que le Canada tienne parole».a dit M.lewis, selon lequel ce sera «le mot d'ordre» à la conference.Ix plan en quatre volets, appuyé par plus de 80 organisations au pays, appelle Ottawa: ¦ à fixer un échéancier pour porter l'aide canadienne au développement à 0,7 % du produit national brut (PNB); ¦ à investir dans les systèmes de santé des pays en voie de développement; ¦ à annuler la dette de ces pays pour leur pemtottre de dégager (it's tonds afin de combattre le VIH sida; ¦ à donner suite à son engagement de rendre plus accessibles les médicaments permettant de contrôler la maladie.Responsabilité morale Selon Stephen Lewis, des cinq millions de personnes qui contracteront le VIH cette année.95 % vivent dans des pays à revenu faible ou moyen.Il soutient donc que le gouvernement canadien a la responsabilité morale d’agir.Le Canada est le seul pays panni ceux qui appuient l’objectif de 0,7 % du PNB pour l’aide au développement à ne pas s’être fixé d’échéance pour y arriver, même si c’est le Canada qui, initialement, a fait la promotion de cet objectif sur la scène internationale.Non seulement cela est-il «délinquant», mais c’est aussi ce que certains qualifient d'«hypocrite», a ajouté M.Lewis.Le Canada n’a pas non plus tenu sa promesse d’effacer la dette des pays pauvres ravagés par le VlH/sida en Afrique, ce qui empêche leur gouvernement de s’attaquer à la pandémie.Il a pressé le gouvernement Harper de réorienter ses programmes pour aider deux ou trois pays africains particulièrement affectés par le MH à rebâtir leurs infrastructures en santé, plutôt que de diluer l'appui canadien entre les 25 pays qui] aide présentement Presse canadienne Bill Gates promet une aide de 500 millions de dollars HE L E N BR AN S WEL L Toronto — La lutte contre trois maladies qui affligent l'Afrique subsaharienne et les pays en voie de développement — le sida, le paludisme et la tuberculose — a rtyn un coup de pouce d'envergure, liier, avec l’annonce par La Fondation Bill et Melinda Gates d'un don d'un demi-milliard de dollars américains, La Fondation apportera 500 millions SUS sur cinq ans au Fonds mondial de lutte contre le skia, la tuberculose et k?paludisme.«le Fonds mondial est l'une des plus importantes ini-tiatires en matière de santé de la planète, a explique BiB Gates par voie de communiqué.Le Fonds a déjà.fait ses preuves, et «oms detvns faire tout en notre pouixrir pour appuyer stm u souligner que son héros politique est le premier ministre britannique Pony Blair, qu’il venait de ren contrer à Lmdres, et non George Bush avec qui il avait eu des rappxirts dilfieiles avec lorsqu’il était le chef de l’oppKisition.On aurait même pu espérer qu’un ou deux de ces observateurs note que les troupies britanniques et les troupes canadiennes combattent en Atgha nistan sous l'égide de l'OTAN, de même que nous avons déjà participé à la guerre destinée évincer les talibans en 2001.Peu importait aussi aux journalistes voyageant avec M.Harper que, à l’autre bout du débat en cours au G-8, la Russie et la France étaient loin d’être neutres.Comme le candidat à la chefferie li bérale Michael Ignatieff l'a précisé dans The Globe and Mail la semaine dernière, l’acceptation du cessez-le-feu immédiat proposé par les présidents Poutine et Chirac auraient donné une victoire cin glante au Hezbollah, le groupie qui a initié le conflit le 12 juillet et que, selon des sondeurs, seulement 1 % des Canadiens soutiennent D'ailleurs, la déclaration de M.Ignatieff, candidat soutenu par le dépiuté Denis Coderre, selon laquelle le bombardement israélien à Cana la tra gédie civile la plus marquante de cette guerre ne «l’empêchait pas de dormir», a été très pieu rap> portée dans les médias et ne lui a attiré pratique ment aucune critique.L’inverse est arrivé au pire mier ministre, après qu'il a affirmé, dans les pire-mières heures du conflit, que la réponse israélienne était «mesurée».Bien que les sondeurs nous disent aussi que 16 % de Canadiens veulent que notre pays soutienne Israël, une majorité accablante de nos concitoyens souhaitent que nous restions neutres.Mais la neutralité dans ce conflit n'aurait été possible que si le premier ministre avait mordu sa langue jusqu’à un cessez-le-feu éventuel.De toute façon, ce n'est p>as ce que les critiques de M Harper exigent.Le manifeste publié parles organisateurs de la manifestation de Montréal le week-end dernier a fait abstraction des tirs de roquettes sur les villes israéliennes.Par contre, depuis le premier jour du conflit, les critiques «le M.Haiper demandent qu’il adopte une pMisition effectivement piro Hezbollah soit qu’il critique Tsa-hal et réclame un cessez le feu immédiat.Mlus conforme a noire pxilitique étrangère que d’apipiuyer le droit a l'autodéfense de cet Etat quand il est attaqué par un groupe cherchant sa destruction?Et qu'est-ce qui serait davantage dans la tradition c anadienne, une fois que ce conflit aura pris fin, que d'aider à re construire le Liban tout en s'assurant que son pxupile n'ait plus jamais a payer k- prix des rnilk es armées agissant sur son territoire?nnjH’ctoragletbf’iinelmail.ca L'ÉQt lPE !>r OKVOIK LA RÉDACTION JoMTB»lis#r« à raXn«m«Oon gtnmk « «etr-v-bu»"» OrOd !>•£*( ft %iti dt itenétt Clftirsadrt?C*uch?(GtfatrêL.Jeun Dkmï.LovtaêOSn FrmcoMir (nr Michel Carneau femrtcatanitt Dtaoe Precourt (retfitusM* éei fief et ftfmc fiè,*afrepé*s g Finformadon ruRtrrrü* Michei Belair (tkéot* ft caku* Cmkurt) Juie I iernamtraift a l’information économique Gérard Berube aétott à Ftnfur«nation mtrmabemaie JeaivFVrre Lef*." psfit!*r tmUraatumal ft fiaff *éxu>nc* »?"errrtficmdamls fiaftsmswUnm tanér# V UommU’ ia d'e um#ntaf»'m Giiien Pare tdtfftlfan .Marem freturn# (d# bel RoctMlort —> Martin# M#heizr*ténm Ma' Ba"het»e M ' i * I Heureu* P a* he .Lederc I.AfrMI NISTKATION ’çiteaai rramehe Kckm t LE DEVOIR, LE JEUDI 10 AOÛT 2 0 0 6 A 8 CTDALITES BIO AFRIQUE SUITE DE LA PAGE X et réputé fabricant de farine bio en tout genre.«Depuis février dernier, la croissance a freiné assez violemment, dit-il.Tout le monde reste perplexe devant cette tendance puisque, à l’échelle nationale, la progression de ces produits [sur le marché de l’alimentation] est encore très forte.» Le changement de vitesse serait important.La consommation de produits biologiques, qui a connu une croissance de 15 à 20 % en moyenne ces dernières années, a vu sa progression passer du jour au lendemain à 5 ou 7 %, selon une évaluation sommaire réalisée par M.Beauchemin.L’absence d’indicateurs économiques fiables dans ce secteur émergent et pas toujours bien organisé, reconnaît-il toutefois, ne permet pas de quantifier cette tendance avec une précision chirurgicale.«Même s’il y a un ralentissement, confirme Daniel Dubé, responsable du secteur biologique chez le distributeur alimentaire Sobeys, le bio progresse encore beaucoup plus que les catégories de produits traditionnels.mais à une vitesse effectivement plus faible qu'auparavant.» Le phénomène n’épargne d’ailleurs pas la célèbre chaîne de distribution de produits bio Kachelle-Béry, que Sobeys a achetée récemment et où les ventes, là aussi, «sont moins bonnes que par le passé», ajou-te-t-il sans vouloir toutefois entrer dans le détail pour des raisons commerciales.Les dessous d’une tendance «Nous essayons de comprendre ce qui se passe, dit Robert Beauchemin.Il y a peut-être un lien avec le ralentissement de l’activité économique au Québec.IÀ où l’économie se porte bien, comme en Ontario, en Colombie-Britannique, en Alberta ou même au Vermont, la croissance des aliments biologiques est plus importante.C’est un constat, mais est-ce la cause?» Au cours des dernières années, les surfaces offrant des produits bio se sont développées dans les épiceries généralistes ou spécialisées.Le hic, c’est que le consommateur, lui, n’a pas développé son pouvoir d’achat au même rythme.«Avec la hausse des coûts liés au logement ou la hausse de l’essence, le consommateur devient forcément plus sélectif dans ses achats», délaissant ainsi le bio vendu généralement plus cher que son équivalent conventionnel, dit le président de la Table filière biologique.L’analyse n’est pas partagée par Daniel Dubé, qui considère plutôt ce ralentissement dans le secteur de l’alimentation biologique comme un phénomène «temporaire».«Dans le cas des fruits et légumes, par exemple, les conditions climatiques actuelles ont eu un impact sur les cultures, ici mais aussi en Californie [d’où paradoxalement part chaque jour en camion une grande quantité du bio frais consommé au Québec], résume-t-il.Les consommateurs en veulent, mais on a de la difficulté à leur en offrir.» M.Dubé reconnaît toutefois que, dans les catégories de produits dits traditionnels, comme le lait, le yogourt et le pain, un ralentissement de la demande se fait sentir.Il tente une explication: «Nous avons gagné beaucoup de consommateurs par le passé, dit-il, et plus le temps passe, moins il y a de nouveaux consommateurs à aller chercher», les producteurs et transformateurs bio ayant fait le tour du bassin, selon ce scénario.Tout va très bien.France Gravel, de l’organisme de certification Ecocert Canada, en doute, elle qui depuis le début de l’année voit le nombre d’entreprises en quête de certification bio au Québec augmenter.«Entre 2005 et 2006, nous avons reçu 10 % plus de demandes», dit-elle, tout en précisant que ce phénomène est sans doute induit par plusieurs transformateurs du Québec qui rêvent de prendre les parts de marché occupées pour le moment par des entreprises étrangères.Côté bio, le Québec n'est pas autosuffisant et doit importer près de 70 % de sa consommation.la hausse des certifications se confirme également depuis janvier chez son compétiteur, Québec-Vrai, où les aspirants à la certification se font plus nombreux.L'organisme constate aussi que le chiffre d’affaires des entreprises certifiées biologiques est à la hausse depuis 2002.«C’est parce que les clients sont là pour contribuer à cette croissance», résume Julie Bergeron, di rectrice de l’organisme.Cet optimisme est d’ailleurs partage par le Conseil canadien de la distribution alimentaire (CCDA).«Chez plusieurs de nos membres, comme Metro ou Erovigo, nous ne constatons pas de ralentissement de la demande», assure Manon Genest, porte-parole de ce groupe de pression qui défend les intérêts économiques et assure la qualité de l'image des principaux distributeurs alimentaires au pays.«Plusieurs categories bio sont même en forte croissance, comme les boissons énergisantes, les barres de céréales, les produits diététiques, les boissons au soya et les pizzas», ajoute-t-elle.N'empêche, loin de penser que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, Robert Beau-chemin affirme plutôt que des discussions devraient bientôt se tenir au sein de la Table filière biologique sur cette tendance du marche à laquelle il est difficile de sensibiliser tous les acteurs de l'industrie, selon lui.«Il n’y a pas de mouvement de panique, résume Daniel Dubé, de chez Sobeys, car tout indique pour le moment que le bio va encore être là dans l'avenir » Le plan de développement a d'ailleurs de quoi faire rêver: actuellement, environ 3 % de la population se tourne | vers ce type de produits de manière régulière ou sporadique.«Àh Quebec, cette proportion pourrait atteindre 10 %*, dit-il.Et ce.à vitesse rapide comme hier ou lente comme aujourd'hui.Le Devoir le Devoir www.ledevoir.com les bureaux du Devoir sont sinies au 2050.rue De Bleury, ;>¦ etage.Montreal (Québec).H3A 3M9 E9 llace-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 T U /Vwv prut.à I vw*»*!, mectrr U hsie vhfcfrv'MW «*¦* aNvuw» a la U JViwr r-*» mbta' .lu htmh mi tw \ e IVmr Inc .k«tt W- t I UUfr'tvr IV-wr l'aftAltmr*
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.