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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2002-08-10, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SA M EDI I O E T I) I M A N O ME II A O l! T 2 O O CINÉMA Sur mes lèvres Page C 4 / âfj CHRONIQUE La fin de la librairie Hermès Page C 6 ?ARCHIVES LE DEVOIR iiiai ¦à *.>¦ ; .il .Il n’y a qu’à entendre répéter Lagacé sur le merveilleux orgue de l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac pour savoir qu’aucune résistance n’est ici possible.abbaye Bernard Lagacé est «tombé» dans Bach comme Obélix dans la potion magique et défend sa vision de ce compositeur avec autant d’ardeur que de passion PHOTO DK JEAN-SÉHASTIES BAI II ET UE BERNARD LABACK: ARCHIVES LE DEVOIR Le Centre d’arts Orford étend toujours plus ses tentacules dans la région qui l’accueille.C’est presque devenu coutume même, maintenant, de se retrouver, un soir, en la magnifique abbaye de Saint-Benoît-du-Lac pour aller entendre un concert organisé par le Festival Orford.Cette année, l’organiste Bernard Lagacé y a été invité pour rien de moins que le monumental Art de la fugue (Die Kunst der Fugue) de son compositeur de prédilection, le musicien des musiciens, Jean-Sébastien Bach.FRANÇOIS TOUSIGNANT S^| entretenir avec Ber-r nard lagacé est un privilège.On a devant soi un être humain aussi modeste (donc au service des chefs-d’œuvre qu’il aime défendre) que noblement et justement orgueilleux du devoir qu’il accomplit.11 est «tombé» dans Bach comme Obélix dans la potion magique et défend sa vision de ce compositeur avec autant d’ardeur que de passion.Entre deux répétitions, il accorde ce qui au départ devait être une courte entrevue.Comme l'homme est disert, le propos s’allonge, tout comme le temps semble alors se raccourcir.Bernard Lagacé, direct, commence par confier que «cela fait au moins trente ans [qu’il] joue cet Art de la fugue au moins une fois par année en concert».On penserait entendre un vieux routier pas du tout.«Chaque fois, comme l’an dernier à Venise, je me dis que celle-là est la dernière; l'œuvre draine toutes mes énergies, exige toute ma capacité de concentration et, surtout, m’émeut terriblement.» Emotion.Ce mot farouche, une fois lancé, provoque certaines réactions.L'Art de la fugue est souvent reconnu — et célébré — comme une œuvre cérébrale, un sommet de science contra-puntique, une démonstration de maîtrise.Ne voilà-t-il pas alors que lagacé s'enflamme.«Je suis tout à fait contre cette vision de l'œuvre.Il y a bel et bien là un sommet de tout cela, mais cela reste d'abord et avant tout une musique passionnée, voire violente, qui ne ménage aucun auditeur tant par ses aspects didactiques que par ses grands aboutissements émotifs- » 11 avoue même que parfois il a peur et tremble d’effroi en jouant certaines fugues «fortes et puissantes».11 s’explique ainsi: «C’est le testament de Hach, et Bach le savait, trop lucide pour ne pas savoir qu’il se dirigeait au tombeau.Malgré toute sa foi; cette crainte horrible de la mort l’habite dans toute la partition — ou ce qu 'il a pu en achever — au point où il s’affaire à tout signer!» Far là, lagacé montre l’importance du petit motif de quatre notes qui sert de troisième thème à la triple fugue, inachevée et malheureusement finale, même si on croit que le plan de l’œuvre totale allait plus loin.Ce motif, beaucoup le savent, forme le célébrissime nom de Bach en renvoyant en français aux notes si bémol, la, do, si bécarre.Lagacé montre à quel point, transposée partout dans les contre-sujets ou les motifs d’accompagnement, sa présence agit comme une sorte de paraphe du compositeur.S’il aime bien s’attarder au pouvoir éminemment attractif de L'Art de la fugue et à ses résonances affectives «voulues et bien réelles — Hach voulait toujours émouvoir, c’est la base même de sa science, la raison pour laquelle il l'a portée à un niveau inégalé» —, cette prédilection musicale n’empêche pas le fin collectionneur de tableaux de Borduas de s’émerveiller tout autant de toute la symbolique qui entoure ces compositions.Far exemple, «le thème de douze notes, pas dodécaphonique mais de douze notes comme exactement les apôtres, les mois, etc.», qui ne relève pas pour lui de l’anecdote mais plutôt d’une représentation musicale de la cosmogonie divine qui accompagne l’art de Bach.SUITE PAGE C 2: ABBAYE « « J rr A10A L K I) K V 0 I R , LES S A M EDI I 0 E T I) I M ANCHE il AOÛT 2 O O 2 Culture Cent fois Elvis tel que vous ne Pavez jamais entendu Le roi Elvis, photo tirée de Today, Tomorrow & Forever.Encore une ponction bienvenue du fonds d’archives du King, cette fois pour le 25' anniversaire du décès.Il faut bien une raison.SYLVAIN CORMIER Encore Elvis tel qu’on ne l’a jamais entendu.Cent fois encore.Cinq ans après le coffret Platinum - A Life In Music, qui offrait pour le 20' anniversaire de la mort d’El-vis Presley une rétrospective «parallèle» composée majoritairement de titres inédits, de prises alternatives, d’énièmes versions en spectacle et de quelques trouvailles inespérées, voici Elvis - Today, Tomorrow & Forever, semblable coffret de quatre disques, à temps pour le 25'.Celui-là bâti entièrement de pierres de taille jamais utilisées, qui viennent grossir de cent titres supplémentaires l’œuvre déjà monumentale du p’tit gars de Tupelo.Et il n’y a à peu près rien de superflu dans le lot, c’est un fan qui vous le dit.Qu’a-t-on bien pu trouver d’autre, se demande-t-on, après la providentielle manne des dernières années, gracieuseté de messieurs Roger Semon et Ernst Mikael Jorgensen, ces experts à qui RCA eut la riche idée de confier la caverne d’Ali Baba?Après l’extraordinaire série Essential Elvis Presley qui ouvrit les voûtes (et les vannes!) à la fin des années 80, après les quinze disques remplis à ras bord des Complete Masters (un boîtier par décennie), après l’édition définitive en trois compacts de la bande sonore du fdm Elvis: That's The Way It Is, après les refontes augmentées en «two-fer» (deux pour un) des diverses chansons des 31 films de fiction tournés entre 1956 à 1969, après A Hundred Years From Now et autres compilations exemplaires, la question se pose: le fonds d’archives est-il donc sans fond?Presque.Faut expliquer un truc.Elvis a toujours enregistré en direct, le plus souvent avec l’orchestre présent dans la pièce.Ils jouaient prise complète après prise complète, jusqu’à ce qu’Elvis soit pleinement content de la performance et passe au titre suivant.Le gaillard aux rouflaquettes se contrefichait des consoles multipistes comme de sa première Lincoln Continental Mark IV: la notion même du «punch in», cette technique chère aux années 70 pré-numériques où l’on «réparait» par insertion les erreurs, lui était parfaitement étrangère.De sorte qu’il subsiste sur les bandes magnétiques des tas et des tas de versions des chansons.Pas nécessairement moins bonnes, loin s’en faut.Mais pas au goût d’El-vis.De sorte que le catalogue Presley, qui compte pas loin de 1000 titres, s’en trouve multiplié, presque à l’infini.Ajoutons à ce vertigineux total les dizaines de spectacles enregistrés, les captations d’émissions de radio et de télé, ainsi que les quelques séances impromptues gravées artisanalement à Gra-celand (Elvis, pour se reposer, aimait chanter Jésus avec les disciples de sa Memphis Mafia).Gageons qu’il y aura un nouveau coffret de performances inédites au 30', un autre au 40' et encore un autre au 50'.Rien que du bon Et gageons itou que ce sera bon.Comme Today, Tomorrow & Forever est bon.Fameusement bon.Et la raison en est bête comme chou: ce type ne savait pas mal chanter.C’était plus fort que lui.Plus fort que le matériel, souvent de deuxième ou de troisième ordre (surtout pendant les années hollywoodiennes).Plus fort que sa pharmacie ambulante.Plus fort que la «désabusion», comme disait feu Nino Ferrer.Elvis chantait d’instinct et il avait l’instinct incroyablement sûr, homme-éponge ayant imbibé des siècles de gospel, de blues, de country, de ballades et de chansons populaires en tous genres.«/ was born about ten thousand years ago / There’s nothing in this world that I don’t know», chantait-il sur l’album Elvis Country en 1970.Ce n’était pas de la vantardise.Ici, à l’écoute du premier des quatre disques, quand j’assiste 46 ans plus tard au bref mais éreintant spectacle qu’Elvis a livré à Little Rock, en Arkansas, un «set» furieux qui alignait Heartbreak Hotel, Long Tall Sally, I Was The One, Money Honey, I Got A Woman, Blue Suede Shoes et Hound Dog, j’en ai la mâchoire ballante.Un tel abandon, une telle intensité ne pouvaient qu’apeurer: moi-même, j’en tremble un peu.Scotty Moore, le guitariste, était particulièrement déchaîné ce soir-là, plus punk dans le jeu que les Sex Pistols, les Dead Kenne-dys et les Clash réunis.Les prises alternatives des chansons enregistrées par Elvis juste avant son départ pour l’armée, Don-cha’ Think It’s Time, I Need Your Love Tonight et I Got Stung, sont pareillement envoyées: c’est comme si Elvis avait voulu remplir ses deux années de service en quelques minutes de rock’n’roll débridé.Semon et Jorgensen ont bien mérité des fans d’Elvis: leur choix est non seulement irréprochable, mais émaillé de trésors inouïs.Touchante version guitare-voix de Lonely Man, arrangement céleste de Can’t Help Falling In lj>ve, ronflante lecture de la méconnue Gonna Get Back Home Somehow (un rock sans bavure signé Doc Pomus et Mort Shuman), finesse de l’interprétation de Pocketful Of Rainbows, inspirante Hide Thou Me (telle qu’improvisée à Graceland), formidables rendus des Make Me Know It, Big Boss Man et autres Baby What You Want Me To Do (le standard de blues de Jimmy Reed, jamais aussi bien joué qu’à Las Vegas en 1969), on va de stupéfaction en émerveillement.Et ainsi de suite.J’en ai pour des semaines, des mois.En fait, j’en ai jusqu’au prochain coffret, dans cinq ans.Le grand public, entretemps, se rabattra avantageusement sur la compilation Thirty Number One Hits, équivalent elvissien de la compilation One des Beatles, minimum du minimum vital, à paraître dans un mois.Mais attention, il se peut que l’acheteur n’est reste pas là.Avec Elvis, le minimum, c’est souvent la totale.La totale à rallonge.TODAY, TOMORROW & FOREVER Elvis Presley Coffret de quatre disques RCA/BMG Heritage Disponible en importation ABBAYE «Il faut qu’à Vintage de Bach je me surpasse; on ne saurait se contenter de jouer ces fugues.Leur interprétation est exigeante, et de cette exigence-là, je ne me lasse jamais.» Bach Intégrale 6- autr SUITE DE LA PAGE C 1 Surgit alors une épineuse question.Bien des musicologues et analystes croient encore que, en raison de sa notation sur quatre portées et également du fait que Bach n’a pas (faute de temps?) inscrit d’instrumentation de quelque nature, cette «musique» était faite uniquement pour être lue.Lagacé enrage presque.«Je reste fondamentalement convaincu que tout cela est conçu pour un instrument à clavier, surtout l’orgue, qui peut se faire le seul porteur de ce message.Tout peut se jouer avec les deux mains, Bach le savait, insis- te-t-il, sauf certaines fugues miroirs où il faut deux instruments parfois et certains canons où je requiers l’aide d’un assistant pour faire le cantus firmus.Ce sont des visées hautes et Bach prévoyait certainement des exécutions de premier ordre.» Pour Bernard Lagacé, cet Art de la fugue est la clef de voûte de la vie de Bach.Sa conception, il l’a maintes fois exposée dans ses écrits et les notices de présentation de ses disques.Il reste persuadé que «l’œuvre possède surtout un caractère nettement subjectif et quasi autobiographique, un sens spirituel profond et un pouvoir d’émotion extraordinaire qu'on pourrait qualifier d’apocalyptique».D’où le fait qu’en interprète hors pair, il tente de faire partager cette imposante masse émotive avec une puissance épurée de tout sentimentalisme.Il n’y a qu’à l’entendre répéter sur le merveilleux orgue de l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac pour savoir qu’aucune résistance n’est ici possible.Comme Lagacé se plaît en ce lieu, il va encore plus loin dans la présentation de ces quatorze fugues et autres canons.«Cela me fatigue, mais j’adore cela.Il faut qu’à l’image de Bach je me surpasse; on ne saurait se contenter de jouer ces fugues.Leur interpréta- tion est exigeante, et de cette exigence-là, je ne me lasse jamais.» Le jouera-t-il encore, son Art de la fugue chéri?Il n’ose répondre à cette indiscrète question, laissant au destin un peu le soin de choisir pour lui.Ainsi, les chanceux qui seront présents samedi soir auront-ils la possibilité d’assister à un moment qui s’annonce parmi les plus forts de nos festivals d’été.BAROQUE À L’ABBAYE Dans le cadre du Festival Orford A l’abbaye Saint-Benoît-du-Dic Le samedi 10 août, 14h des œuvres d'orgue •$ œuvres pour clavier Complete Organ Works & Other Keyboard Works Bernard Lagacé AOÛT mm.ii Adriaan Dehoilandcr U'xic dt- François Godin Mite en lecture d'Alice Ronfard AVEC Louiiu Marleau locque» Lavallée F -=! DURAS : Ecrire dit-elle Choix des textes, montage et mise en lecture de Françoise Faucher 'can Marchand ,26aüût AVEC Française Faucher luan Marchand Le FIL de la VIE : Hommage à Marcel Dubé Mise en lecture dt Béa tria* Picard AVEC Suranné Clément lean L'Italien Guy Nadon Gérard Poirier H Thus /es s/iri fin/cv Mint à 20h00.mu I is in virm / ni'sinvAiiiiNs Pro rtqulicr : 20 $ Motaon de.Arts de Lovai * i4M» 007-2040 O Prix «iidUnt» et .Inès : UEpuwiwiiim.HPseaii admission • (SI4) 7SO-124S STrit «bonnement ?snb de réduiiton Québec Sî! -Jiu.rx T'iAVAL 4 Spa-a.N j i^UitL dflgiwd îXififUsn.iw/« - /tGmrtf mmniK ' * L'ETE 2002 AU Domaine ( yfomet) Tous les concerts rommencent à 20 h 30 St-Irénée, Charlevoi* LE FESTIVAL ï Kl T t R N A M O N A L DU ™ DOMAINE FORGET 22 JUIN AU 25 AOÛT 2002 cinéma CONCERT-BÉNÉFICE POUR LE FONDS DE BOURSE Samedi 1 O août Concert Hors-série Gianna corbisiero, soprano, Agathe Martel, __ _ soprano, Lambroula Maria Pappas, soprano, Michelle Sutton, mezzo-soprano, Marc Hervieux, ténor, Sébastien ouellet, baryton, Patrick Mallette, baryton, Claude Webster, piano.Extraits d'opéras et d'opérettes.Mercredi 14 août Peabody Trio Violaine Melançon, violon Natasha Brofsky, violoncelle Seth Knapp, piano Un trio remarquable, en résidence au Peabody Conservatory à Baltimore.Vendredi 16 août Soirée de musique de chambre Anthony Marwood, lan Swensen, violons, Steven Dann, Douglas McNabney, altos, Paul Watkins, Kenneth Slowik, violoncelles, Kyoko Hashimoto, piano Des interprètes des quatre coins du monde ili czi réunis par leur passion pour la musique de chambre.lARAMMi: Samedi 1 7 août Quatuor vocal vocajava Choeur du Domaine Forget Direction : Réjean Matois et Chantal Masson-Bourgue Mercredi 21 août 25$ p WÊW - 13h30d 18h30 : gratuit 20K30 fl 22h30: 25S Marathon de musique de chambre fflN Anthony Marwood, violon, lan Swensen, violon, Steven Dann, alto, Douglas McNabney, alto, .3 Paul Watkins, violoncelle, Kenneth Slowik, violoncelle, _____________ Kyoko Flashlmoto, piano - Le délire de la musique de chambre, un marathon devenu tradition.Æk MUSIQUE TOUS LES DIMANCHES DE 11HA14H 11 août Julie Racine Clmon, voix et Won Fortin, guitare Jazz américain et brésilien 18 août Kabouche ,Jü9ÊL Sylvain Rodrigue et Simon Drouin, harmonicas COÛTi 26 $ Adultes 12.50 $ Enfants | de 6 à 12 am Gratuit Enfants j 6 ans et moins 1a.ps rt \e> vue imlm Pour l’horaire complet, consultez BILLETERIE (418) 4S2-3535 ou 1-888-336*7438 ADMISSION I • Adultes 125 $ ou 32 $ (taxes incluses) • Aînés (60 ans et plus) i 23 $ • Etudiants 116 S (taxes incluses) • Enfants lusqu'à 12 ans «gratuit ABONNEMENT 10 billets de concert au choix dans la programmation régulière du festival pour seulement 210 $ taxes incluses, et bien plus encore.Foifaih Hf BtRGFMFNt CONCÉR1 disponibles Visiter noire site www.domdineforgpt.coin » t : LE I) E V 0 I K .L E S S A M EDI 10 E T I) I M A N C II E I 0 O A O I' T •> C -* Culture ?- THÉÂTRE Hervé Blutsch, pataphysicien Difficile, dans Vunivers de Bérubé et de Blutsch, de discerner le vrai du faux, le sérieux de la blague, la critique de la provocation wë k JACQUES GRKNIKR LE DEVOIR «Je travaille sur l’incongruité.Je veux qu’elle soit sincère, qu’elle soit réellement vécue.Je ne veux pas que le théâtre soit le lieu du réel, c’est plutôt un lieu de transgression où tout peut arriver», dira Blutsch.SOPHIE POULIOT Tous avaient d’abord cru à un canular.Lors de la dernière édition du Festival de théâtre des Amériques, à la suite des représentations d’Anatole Feld et du Canard bleu, on avait présenté au public une vidéo qui montrait leur soi-disant auteur, d’origine française, portant perruque et moustache de carnaval, y allant de grands gestes comme de sautes d’humeur aussi soudaines que gratuites.Une véritable caricature, quoi.De là à conclure que le jeune metteur en scène Michel Bérubé était en réalité l’auteur secret des textes, il n’y avait qu’un pas, rapidement franchi par tous ceux qui ont assisté auxdites pièces et même par plusieurs qui n’en avaient qu’entendu parler.Pourtant, l’auteur d'Ervart ou les derniers jours de Friedrich Nietzsche, Her- vé Blutsch, existe vraiment.Et il se dit pataphysicien.Ce jeune auteur français, adepte de la science des solutions imaginaires popularisée, entre autres, par Alfred Jarry et Boris Vian, a déjà signé une douzaine de pièces.Lors de l’entrevue, il arbore fièrement l’attirail de camouflage qu’on lui connaît: perruque et fausse moustache.Voilà qui en dit déjà long sur ce Blutsch.Le culte de l’auteur: il en rit.Une critique qui n’est sans doute pas sans fondement, si on se souvient de l’anecdote racontée dans Comment Pourquoi (Editions Trois-Pistoles, collection «Ecrire»), par Suzanne Jacob, lajrs d’un certain Salon du livre, celle-ci a un jour recueilli les propos d’une fan qui, ignorant la véritable identité de son interlocutrice, lui a confié à quel point elle aimait Suzanne Jacob.Elle enregistrait toutes les entrevues télévisées de l’écrivaine, etc.— le tout, pourtant, sans jamais avoir ouvert un seul de ses romans.Hervé Blutsch n’entend pas séduire le public avec sa personnalité ou son histoire, il préfère sans doute la rigolade au racolage promotionnel.Rien de conservateur ne semble poindre lorsqu’on lui demande de commenter Ervart ou les derniers jours de Friedrich Nietzsche, qui prendra l’affiche à l’Usine C du 13 au 24 août.«Je travaille sur l’incongruité.Je veux qu'elle soit sincère, qu’elle soit réellement vécue.Je ne veux pas que le théâtre soit le lieu du réel, c’est plutôt un lieu de transgression où tout peut arriver», dira Blutsch.Le thème principal de la pièce, selon l’auteur, serait la jalousie, celle qui rend fou, qui pousse à donner des interprétations farfelues aux faits, gestes et paroles qui meublent le quotidien.Et Nietzsche dans tout cela?Eh bien, lui aussi, représenté à la fin de sa vie, est fou.Logeant à l’étage supérieur de la maison d’Ervart (le jaloux), il posje des bombes dans les ordures.A ces deux personnages se joignent un agent secret zoophile (qui se fera passer pour un cocher, histoire de prendre la clé des champs avec sa belle, une affriolante jument espagnole), un «psychanalyste-citation-niste» aussi givré que ses patients et ainsi de suite.«Ervart, c’est une histoire à tiroirs, à la fois compliquée par le nombre d’intrigues et assez simple par leur lecture.R faut que le spectateur accepte ce qu’il voit, car à plusieurs moments il peut décrocher et se dire “Mais qu’est univers devient burger: tel 1 est le sous-titre éloquent de ce happening.Car il s’agit bien davantage d’un happening que d’une pièce de théâtre.Le public est, du début à la fin, debout au centre du décor, qui est en fait une installation à plusieurs tableaux.S’y déroulent de multiples saynètes abordant chacune un thème de façon plus ou moins abstraite.Au nombre des sujets retenus, citons entre autres les troubles alimentaires, le pouvoir, la superficialité, la publicité (subliminale et autre), la consommation et la surconsommation.Un programme chargé.Un peu trop, d’ailleurs.En effet, vu les trop nombreuses pistes empruntées, le spectacle manque à la fois d’unité et de profondeur.Certaines idées sont intéressantes, comme cette image du magnat de l’entreprise privée jouant avec sa peluche pour détruire poupées et soldats, puis disant qu’il fera de même avec la concurrence, montrant ainsi le caractère puéril du comportement destructeur souvent adopté par des concurrents qui se disputent une même part de marché.D’autres idées sont floues et n’arrivent pas à être comprises par le public, tandis que d’autres encore, et c’est la majorité, reprennent des propos déjà dits et redits.Il n’y a qu’à regarder quelques épisodes de la série américaine Les Simpson, par exemple, pour avoir compris.Pourquoi se faire redire que la culture musicale des Nord-Américains se résume aux jingles publicitaires, que nous sommes esclaves de la nourriture plutôt que d’employer celle-ci comme un outil de survie, que les grandes entreprises décident de ce que le peuple achètera, mangera et même, dans une certaine mesure, pensera?C’est dire le peu d’originalité du propos que tente de développer Les Chiens.Malgré tous les efforts et la bonne conscience déployés, le spectateur trouve le temps long et se demande à certains moments ce que lui appor- II y a beaucoup de bonne volonté dans ces dénonciations, mais il aurait fallu pousser plus loin la réflexion te sa présence à ce happening.Cela dit, l’installation qui tient lieu de décor est plutôt intéressante.Un écran circulaire diffuse des images de nourriture, des publicités, des images vidéos montrant ce qui se passe au même moment dans la pièce, des chiens, des parties du corps humain et ainsi de suite.Dans un coin de l’espace, une femme enrobée d’une pellicule de plastique, que l’on devine amincissante, est couchée sur une table d’opération et se tâte sans arrêt à la recherche de quelque chair molle à éliminer.Dans un autre coin, une table très haute est assaillie par des gens d’affaires qui aboient, hurlent et grognent lorsqu’ils ne portent pas tout simplement un masque canin.Juchée sur une plate-forme accrochée à un mur, une jeune femme aux cheveux bleu azur, entourée de sucettes de toutes les couleurs, clame qu’elle suce tous les aliments qui lui plaisent sans jamais WîftÉftftij liMAumt^d^éae été SOURCE COMPAGNIE LE PONT BRIDGE Il n’y a qu’à regarder quelques épisodes de la série américaine Les Simpson, par exemple, pour avoir compris le message Des Chiens.I» ' T V I * « * L&T les avaler, car «les grands plaisirs font grossir».la voir se tordre de douleur et saliver comme un loup affamé lorsque sont prononcés des noms de repas se révélera l'un des temps forts du spectacle.Les Chiens n’est pas dénué d’intérêt, mais ce n’est pas un spectacle achevé.Trop de pistes sont abordées sans qu’aucune aboutisse à une réflexion véritablement significative.Il y a certes beaucoup de bonne volonté dans ces dénonciations, mais il aurait fallu pousser plus loin la réflexion et, pourquoi pas, rêvons un peu, oser quelques esquisses de solutions.pEURHANDKt, Sis» f TLiuitUX1 * °.45 S k/ues utoiR &£, ”(51 «m UHC ft *«
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