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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-08-12, Collections de BAnQ.

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MONTRÉAL À LA CARTE Le Westmount de Julius Grey Page A 4 AL-QAÏDA L’Iran a livré 16 combattants à l’Arabie Saoudite Page A 5 ?www.ledevoi r .c o m ?LE DEVOIR Voi.XCIlI N" 180 ?LE LUNDI 12 AOÛT 2002 87c+taxes= 1$ HORS-JEU En direct du mirodrome Mais qui donc voulez-vous que ce soit, bondance?La reine d’Angleterre?Remarquez, on ne pourrait blâmer personne d’être un peu mélangé.En quelques années, le tennis féminin est-européen s’est si bien imposé que chaque tournoi donne désormais lieu à une liste de noms susceptible de flanquer le tournis, ou du moins de faire prendre conscience des avantages d’un exercice de diction préalable avec des roches dans la bouche, comme Diogène s’il avait cherché une femme.Ainsi des Internationaux du Canada qui ont démarré ce weekend sous le soleil exactement, où l’on retrouve par ordre alphabétique Daja Bedanova, Elena Bovina, Elena Dementieva, Jelena Do-kic, Daniela Hantuchova, Janette Husarova, Alina Jidkova, Elena Jean Dion Likhovtseva,AnastasiaMyskina, ?Henrieta Nagyova, Tatiana Panova, Tina Pisnik, Tatiana Pout-chek, Irina Selyutina, Anna Smashnova, Katarina Srebotnik, Martina Sucha, Iroda Tulyaganova et Vera Zvonareva.Et, bien sûr, l’autre, là.Ben quoi, vous ne pensiez tout de même pas qu’on allait passer toute une semaine de gros tennis sans se jaser à la volée d’Anna Kournikova?C’est nul, le racolage, mais c’est fichtrement amusant, et je vous traiterai sans une once d’hésitation de fieffés menteurs si vous prétendez le contraire.Oh, vous ne seriez pas les seuls.Le pieux mensonge a le vent dans le toupet au tennis.Prenez le guide annuel du circuit féminin, la WTA: on y assure qu’Amélie Mauresmo pèse 141 livres, Jennifer Capriati 134 et Serena Williams 130.Qu’est-ce qu’ils font, ils mesurent juste le poids des épaules?Et puis, il faut se dépêcher d’en parler, de la belle Anna, parce que le temps risque de manquer.Nous savons tous qu’elle n’a pas remporté un seul tournoi en 38 000 tentatives en carrière — en fait, c'est 100 et quelques, mais à Serena peut dire qu’elle fait 130 livres, je considère que Texagérâtion est un droit inhérent —, mais en plus, dans les 20 derniers tournois auxquels elle a participé, elle n’a franchi le premier tour que cinq fois.Demain, il pourrait donc être trop tard.Et puis encore, ce n’est pas moi qui ai commencé, ce sont eux.Si j’étais juché sur la passerelle située derrière les plus hauts gradins du court central du stade du Maurier, c’était pour profiter du bon vent d’ouest, il va sans dire, venu mettre un peu de baume sur ma calcination en cours accéléré, mais aussi pour avoir une vue plongeante sur le court numéro 7, où A K.s’entraînait — s’entraînait—devant une salle comble.VOIR PAGE A 8: MIRODROME ¦ Martina Hingis se sent prête, page B 4 PATRICK SANFAÇON LE DEVOIR Anna Kournikova en pleine séance d’échauffement hier sur le court numéro 7 du stade Jarry.\ 7* / Sécurité aérienne Ottawa freine l’essor de PO AGI L’organisation se plaint du peu d’empressement du fédéral à l’aider à régler son manque d’espace de bureaux ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR L?Organisation de l’aviation civile internationale ’ (OACD craint de voir ses programmes liés à la sécurité aérienne compromis par la lenteur d’Ottawa à l’aider à régler son manque d’espace de bureaux.La plus importante institution internationale basée à Montréal s’explique d’autant plus mal les tergiversa- _ .lions de son hôte canadien que les locaux supplémentaires qui font défaut sont d’ores et déjà mis gratuitement à sa disposition par le gouvernement du Québec.Dans une lettre adressée au sous-ministre des Af-faires étrangères, Gaëtan Lavertu, datée du 31 juillet et dont Le Devoir a obtenu copie, le secrétaire général de l’institution, Renato Claudio Costa Perdra, cache mal son exaspération de voir Ottawa lui demander de nouveaux délais, et ce, plus de quatre ans après avoir été saisi du problème.«Je souhaite vous rappeler qu’en raison de notre pénurie aiguë d'espace, j’ai été forcé de retarder le recrutement du personnel nécessaire à la sécurité aérienne, et ce, en dépit des résolutions de la dernière Assemblée [triennale de l’OA-CI] et de la déclaration de la Conférence ministérielle sur la sécurité aérienne à la suite des attaques terroristes du 11 septembre.[.] Il sera difficile, poursuit-il plus loin, de justifier pourquoi tous ces programmes ont VOIR PAGE A 8: OACI PERSPECTIVES Chronique de vacances (à moitié) ratées Je maudis mon étourderie.Un ami avait découpé à mon intention la pub funeste publiée dans un journal concurrent, La Presse puisqu’il faut la nommer: on y annonçait des vols pour Rome, pas chers et directs en plus, par les bons soins de Canada Air Charter.Point besoin de mariner cinq heures pour une correspondance à Londres ou à Amsterdam, me suis-je dit Mon beau désir de vacances italiennes à Rome et à Naples allait se concrétiser avec un minimum d’efforts.Youpi! J’ai composé le numéro de l’agence Multi-Voyages sans réfléchir plus loin que le bout de mon nez, une main déjà coincée dans l’engrenage.Tout le bras allait y passer.Car il eût fallu vérifier la bonne santé du grossiste, passer par une agence de voyages indépendante et de bon conseil.Il eût fallu lire les mises en garde déjà publiées dans quelques journaux, me méfier.Misère! Multi-Voyages, vous connaissez?Il s’agit de la défunte agence à la tête du voyagiste Canada Air Charter et Hâïti Air Charter.Tous ces coquins défrayaient la chronique en mai, en juin, en juillet On se rappelle que des légions d’Haïtiens floués avaient alors campé VOIR PAGE A 8: VACANCES Odile Trent blay ?^T INDEX Actualités.A2 Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Convergence.B 7 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial .A 6 Fonds.B 2 Idées.A 7 Monde.A 5 Mots croisés.B 5 Météo.B4 Religions.B 6 Sports.B 4 Télévision.B 6 Charest rejoue le thème 4e la réduction du rôle de l’État D E LE MOT L’ACADÉMIE Ame Il faut «réinventer le Québec», dit le chef du PLQ LE DEVOIR ET PRESSE CANADIENNE Trois-Rivières — À bas l’État et sa bureaucratie! Place à la liberté et à l’initiative individuelle! Sentant que le vent souffle vers la droite, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Jean Charest, ne mâche plus ses mots et remet au parfum du jour ses revendications de décembre 1999 alors qu’il tentait de redonner le pouvoir au PLQ à l’occasion des élections générales.M.Charest a repris ce même thème en guise de clôture du congrès annuel de la Cpmmission jeunesse du PLQ.«L’État nous a jadis fait bondir en avant.Il est en train de nous ralentir.Il faut revoir et réécrire sa mission, a-t-il déclaré.L’État tentaculaire et obèse, qui se substitue à l’entreprise, aux banques et à l’initiative individuelle, c’est terminé!» «[Le gouvernement qui] se perd dans une montagne de paperasse, de programmes, et est incapable d’offrir des services de qualité, c’est du passé, qui appartient à l'autre siècle.» Le chef libéral veut «réinventer le Québec».«C’est la responsabilité du Parti libéral du Québec de redéfinir le Québec du nouveau siècle», a-t-il lancé fièrement Jean Charest a également promis de revoir le mandat de la Société générale de financement (SGF) — un organisme public qui aide au financement des entreprises— qu’a accuse d’avoir englouti à perte 28 millions dans le dossier Méfaforia Avec les libéraux au pouvoir, les Québécois auront «un gouvernement qui est là quand on a besoin de ARCHIVES LE DEVOIR Jean Charest lui, et qui se mêle de ses affaires le reste du temps».Un gouvernement libéral tiendra compte des problèmes qu’ont traversés les Québécois lors de la mise en retraite anticipée de milliers de personnes compétentes oeuvrant dans le réseau de la santé en 1998, a-t-fi insisté.Mais il tablera aussi sur la nouvelle donne qu’engendrera le départ à la retraite de 45 % des actuels employés du secteur public au cours des dix prochaines années et de 72 % des cadres du réseau de la santé qui auront fait de même d’ici à 2009.Ce ui est sans compter que le quart es Québécois auront plus de 65 ans en 2027 et que la zone de libre-échange devrait rassembler tous les pays d’Amérique d’ici à 10 ans.Pour effectuer les changements qui seront nécessaires, le PLQ demeure le meilleur véhicule, a plaidé M.Charest Certains reprochent au PLQ d’être un «vieux parti».Mais Jean Charest estime que son histoire est garante de l’avenir.Le Parti libéral n’a-t-il pas donné le droit de vote aux femmes?N’a-t-il pas créé la Charte des droits de la personne et l’assurance-maladie?N’a-t-il pas été celui qui a nationalisé l’électricité?«Cela ne fait pas de nous un vieux parti, mais un parti riche d'expérience, fort et fier de son passé.Le Parti libéral était là longtemps avant l’Action démocratique ou le Parti québécois, et il sera là longtemps après eux», a soutenu le chef de l’opposition.M.Charest a également voulu se démarquer de ses concurrents.«Mario Dumont, c'est la facilité.Il veut l’élargissement du fossé entre les bien nantis et les autres, avec une médecine pour les riches et une médecine pour les autres, des écoles pour les riches et des écoles pour les autres.» Quant au premier ministre et chef du Parti québécois Bernard Landry, «sa vision d’avenir est la même depuis 30 ans.Sa position consiste à s’accrocher à une fixation qu’il n’ose même plus nommer.Il est un produit “passé dû”».La prochaine année politique sera une «année charnière» et le Parti libéral en profitera pour présenter aux Québécois une équipe «quigérera le changement».Les députés libéraux se réuniront à Québec du 26 au 28 août prochain pour travailler à cette «redéfinition» du Québec.Celle-ci sera par la suite soumise aux membres d’un conseil général spécial du parti, qui se réunira à Montréal du 27 au 29 septembre prochain.Lire aussi en page A 3 ¦ Les jeunes libéraux veulent renforcer les règles d’éthique Madeleine Gagnon Je suis de ces humains que l’origine des mots passionne.S’il fallait énoncer brièvement ce qu’est l’acte d’écrire, je dirais que c’est penser le monde, et le rêver, dans la sédimenta-tion des mots — et dans leur concrétion.Ame, comme tous les vocables, possède une genèse et un passé fascinants pour tout amateur d’écriture.Pour traduire littéralement ce qu’on pourrait nommer l’invention de la matière ou son esprit créateur, les latins créèrent un terme, Anima, lui-même dérivé de l’indo-européen ou sanskrit Aniti : «souffle, air».Ani-ti était donc à l’origine verbe et neutre.Le souffle créateur de matière était action.Et asexué.Plus tard, au fil des dérivés et détours du latin d’église, le verbe se faisant chair devint mâle.Mais plus avant encore, dans la culture gréco-latine de l’âme, lorsque la philosophie voulut introduire une initiale suprématie conceptuelle du masculin sur le ?féminin, Anima fut doublé d’un principe hiérarchiquement supérieur: Animus.Quant à l’âme, ceux-là qui jouaient avec les mots de la pensée, au cours des quelques siècles en aval et en amont de notre ère, avaient opéré un glissement de l’unicité neutre, mais complexe, à la dualité hiérarchisée fondatrice de domination sexuée.Avant les pères de l’église, il y eut dans notre culture gréco-latine, une volonté de masculiniser le verbe créateur de vie fie souffle de l’univers) accompagnée d’un désir non moins affirmé de subordination du féminin.S’il y avait eu des mères de l’église, l’histoire eût été différente, la représentation linguistique de la divinité et de l'âme eussent été outre-genres — comme on dit outre-frontières ou apatride.Mais le fait qu’elles ne s’y trouvaient pas.les mères, pour définir et conceptualiser et rêver toute représentation, participait du même syndrome hiérarchique et ex-clusiviste.Vraiment, par rapport à Pâme, l'histoire ne nous a pas gâtées, nous, les femmes.À l’âme et à ses dérivés.A ses sédimentations conceptuelles et à ses concrétions dogmatiques.VOIR PAGE A 8: ÂME LE DEVOIR, LE LUNDI 12 AOÛT 2002 A 2 •LES ACTUALITES- ENVIRONNEMENT Bateaux à moteur et motos, dans la mire des Etats-Unis Un des trois scénarios envisagés par Loto-Québec Frigon songe à relocaliser le casino de Montréal à Mont-Tremblant PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Le gouvernement américain propose de réduire substantiellement les émissions polluantes générées par les motocyclettes et les bateaux à moteur.Deux loisirs extrêmement pollueurs.L’agence de protectiqn de l’environnement (EPA) des Etats-Unis a en effet annoncé que la nouvelle mesure viserait à réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) par les motocyclettes et de 80 % celles engendrées par les embarcations équipées de moteur à essence.L’impact sur la qualité de l’air des nouvelles normes qu’on imposera à ces véhicules récréatifs équivaudra à retirer de la circulation 9,4 millions d’automobiles par année, a précisé Christie Whitman, administrateur de l’EPA.Cette mesure est plus que bienvenue compte tenu que les motocyclettes et les bateaux crachent à eux seuls 12 % des émissions totales d’hydrocarbures et 3 % des rejets de monoxyde de carbone de sources mobiles, y compris les automobiles, les camionç et les véhicules tout-terrain, aux Etats-Unis.Selon l’EPA, une motocyclette souffle 20 fois plus de gaz polluants par mille parcouru qu’une nouvelle voiture.Quant aux embarcations récréatives, telles que les yachts, les chaloupes de pêche et certains bateaux de plaisance, elles sont pour la plupart équipées de moteurs deux-temps qui déversent entre 20 et 30 % de leur mélange d’essence et d’huile directement dans l’eau sans que ces hydrocar- bures n’aient été consumés dans la chambre de combustion.A titre d’exemple, les moteurs hors-bord deux-temps laissent échapper chaque année 500 000 gallons de carbyrant dans les eaux navigables de l’État du Vermont Sous les pressions exercées par l’EPA, les constructeurs ont mis au point des moteurs quatre-temps et des deux-temps à injection directe qui réduisent considérablement les déversements d’essence et d’huile dans les voies maritimes ainsi que les émissions d’hydrocarbures et de gaz toxiques dans l'atmosphère.De plus, ils seraient significativement moins bruyants.Par sa nouvelle mesure, le gouvernement américain exigerait qu’en 2008 tous les nouveaux moteurs hors-bord vendus respectent ces nouvelles normes de pollution réduite.Et qu’il en soit de même en 2006 pour les deux roues motorisés.L’EPA avoue que ces mesures tardives ne donneront toutefois des résultats tangibles qu’à partir de 2025 puisqu’aucun programme visant à retirer de la circulation les vieux équipements n’a été prévu.Les moteurs deux-temps risquent en effet d’empoisonner encore longtemps nos plans d’eau compte tenu de leur durée de vie dépassant les 30 ans et de leur faible valeur de revente.De plus, les nouvelles technologies sont offertes à des coûts prohibitife qui retarderont d’autant leur remplacement Au Canada, le gouvernement fédéral n’a encore annoncé aucune mesure concernant les émissions polluantes générées par les motocyclettes et les bateaux à moteur.SANTÉ Le taux de survie après un infarctus est plus faible qu’on ne croyait LORRAYNE ANTHONY PRESSE CANADIENNE Toronto — Une étude récente montre que le taux de survie des patients qui ont subi un infarctus est beaucoup moins important que ce que semblaient indiquer les résultats d’essais cliniques effectués antérieurement.Cette étude, menée par Ylnsti-tute for Clinical Evaluative Sciences, à Toronto, a permis d’examiner les dossiers de 38 000 patients ontariens hospitalisés pour des problèmes cardiaques entre 1994 et 1997.Les conclusions ont été publiées dans l’édition du mois d’août de la publication Archives of Internai Medicine.Les résultats de l’étude montrent que 33 % des patients cardiaques sont morts dans l’année suivant leur hospitalisation.La proportion grimpe à 40 % pour les patients âgés de 75 ans et plus, mais tombe à 14 % pour ceux qui avaient moins de 50 ans.Pourtant, des études précédentes fixaient la proportion de décès survenus durant l’année suivant une hospitalisation pour maladie cardiaque entre 8 et 13 %, seulement «Le pronostic est bien pire que ce qu’on trouve dans les études cliniques», a conclu le Dr Philip Jong, directeur de la recherche menée à Toronto.«Il s’agit d’une sonnette d’alarme, qui nous rappelle l’importance d’accorder autant de soins aux patients cardiaques plus âgés qu’aux plus jeunes», a fait valoir de son côté le Dr Peter Liu, cardiologue à l’Hôpital général de Toronto et codirecteur de la recherche.Environ 150 000 Canadiens meurent chaque année à la suite d’une maladie cardiaque.Gambard Vente et service technique 630 A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE (514) 866-3876 PRESSE CANADIENNE Les jeux sont loin d’être faits, mais le casino de Montréal, situé à deux pas du centre-ville, pourrait bien déménager à Mont-Tremblant à près de deux heures de route.C’est du moins un des scénarios qui sont présentement dans les cartons de Loto-Québec, selon l’édition d’hier du quotidien The Gazette.En entrevue récemment avec l’équipe éditoriale du quotidien montréalais, le président de Loto-Québec, Gaétan Frigon, a soutenu que si le Québec voulait avoir un casino fréquenté par un plus grand nombre de touristes, Mont-Tremblant devenait l’endroit tout désigné.M.Frigon a fait valoir que Mont-Tremblant était en pleine ébullition, avec un projet d’expansion à hauteur d’un milliard de dollars et l’objectif avoué d’accueillir sept millions de touristes d’ici à 2012.Actuellement, environ 45 % des personnes qui fréquentent le centre de villégiature sont des touristes, a-t-il ajouté.«En théorie, c'est un choix sensé.Ce serait probablement un bel endroit pour construire un casino», selon lui.Le casino de Montréal accueille 20 000 joueurs par jour, parfois jusqu’à 30 000.Au total, l’an dernier, on a enregistré 6,8 millions d’entrées, mais environ seulement 10 % du nombre sont le fait de personnes provenant de l’extérieur du Québec.Trois scénarios M.Frigon a demandé à ses adjoints de réévaluer les besoins et d’examiner le cas du casino de Montréal à la lumière de trois scé-narios possibles: le statu quo, l’agrandissement du casino à son emplacement actuel ou la relocalisation du casino.Le statu quo n’est pas la marque de commerce de Loto-Québec, ni de M.Frigon, d’autant plus que ce dernier a affirmé qu’il souhaitait voir un hôtel jouxter le casino pour attirer les joueurs prêts à faire de fortes mises, «et qui ne craignent pas de perdre 100 000 $ datfs une soirée».A l’heure actuelle, les gros parieurs boudent le casino de Montréal.Quant au deuxième scénario, il ne passerait pas comme une lettre à la poste, compte tenu qu’un casino agrandi entraînerait notamment la construction d’un grand nombre d’espaces de stationnement et grugerait ainsi un peu plus d’espaces verts à l’île Notre-Dame, ce que d’aucuns s’empresseraient de dénoncer.En cas de relocalisation, d’autres sites que Mont-Tremblant sont envisagés, dont le Technoparc, plus éloigné du centre-ville.Mais même si l’option Mont-Tremblant est dans l’air, M.Frigon dit privilégier le site actuel pour le casino, là où Loto-Québec a déjà investi de nombreux millions en installations, réaménagements et agrandissements depuis son ouverture, en 1993.M.Frigon analysera le dossier au cours des prochains mois et compte faire une recommandation à la ministre des Finances, Pauline Marois, d’ici au mois de novembre.Au moins 55 morts en Russie Des pluies diluviennes frappent l’Europe et l’Asie ASSOCIATED PRESS Paris — Caprice météorologique ponctuel ou signe d’un dérèglement atmosphérique à l’échelle planétaire?Depuis trois jours, des pluies diluviennes s’abattent un peu partout sur l’Europe et l’Asie, provoquant d’importantes inondations de l’Autriche à la Chine, en passant par l’Italie, l’Allemagne ou encore la Russie.En Europe, au moins 65 personnes sont décédées, pour la plupart noyées lors des inondations qui ont ravagé l’ensemble du Vieux Continent.C’est en Russie que le bilan est le plus lourd: les torrents qui ont balayé les villages et les stations balnéaires des côtes de la mer Noire dans le sud de la Russie ont fait 55 morts, a déclaré hier le ministère des Situations d’urgence.Les intempéries ont surtout frappé la région de Novorossiisk, à un millier de kilomètres au sud de Moscou, imposant l’évacuation de milliers de personnes, dont 1500 enfants en colonie de vacances.Hier, des arbres déracinés, des gravats et des carcasses de voitures jonchaient les plages de la région, tandis qu’à la faveur d’une accalmie, les opérations de fouille et de déblaiement des équipes de secours continuaient Le reste du continent européen n’a pas été épargné.Depuis plusieurs jours, l’Italie est touchée par des intempéries inattendues en période estivale, qui ont fait un mort, un pêcheur tué vendredi par la foudre près de Venise.Samedi, la capitale Rome a été frappée d’un violent orage de grêle, tandis que les villes du nord du pays, dont Venise, essuyaient des pluies diluviennes.L’Europe centrale et orientale a été aussi durement frappée par les pluies torrentielles.En Allemagne, les averses ont fat monter hier le niveau des rivières au sud du pays, augmentant les risques de nouvelles inondations dans une région déjà dévastée par les intempéries.Comme en Italie, on déplore pour l’heure un seul décès.L’Autriche a connu ces derniers jours ses pires inondations depuis un siècle.En Asie En Asie, la Chine, la Corée du sud et l’Inde ont également es- -s: REUTERS Dans la province de Hunan, dans le centre-sud de la Chine, des glissements de terrain et inondations ont fait au moins 55 morts.suyé des pluies diluviennes, provoquant la mort d’une centaine de personnes.Dans la province de Hunan, dans le centre-sud de la Chine, des glissements de terrain et inondations ont fait au moins 55 morts, dont huit mineurs tués hier dans une coulée de boue.Les villes de Chenzhou, Hengyang, Yongzhou et Zhuzhou qui comptent à elles quatre 3,5 millions d’habitants, sont toutes touchées.En Corée du Sud, des coulées de boue, provoquées par les pluies, ont tué cinq personnes près de Busan, port du sud-est de la Corée du Sud et dans le comté de Yangsan.Depuis le début des intempéries la semaine dernière, au moins 14 per- sonnes ont été tuées et sept sont portées disparues, selon les autorités sud-coréennes.Enfin, en Inde, les pluies torrentielles provoquées par la mousson ont submergé hier matin plusieurs villages du nord du pays et entraîné de nombreuses coulées de boue, tuant au moins 43 personnes, selon les autorités.Le virus du Nil frappe aussi la Saskatchewan Sondage Léger Marketing Les syndicats sont plutôt bien perçus PRESSE CANADIENNE Plus de la moitié des Canadiens considèrent que les syndicats contribuent de façon positive au développement de la société.Selon un sondage réalisé par la firme Léger Marketing dont les résultats ont été transmis à la Presse canadienne, pas moins de 53 % des Canadiens ont exprimé cette opinion favorable à l’endroit du syndicalisme.Cette perception positive des syndicats est présente chez 68 % des sondés des provinces de l’Atlantique comparativement à 59 % chez ceux du Québec et 51 % chez ceux de la Colombie-Britannique.La contribution positive des syndicats au développement de la société est le fait de 71 % de syndiqués comparativement à 46 % de non-syndiqués.Le sondage nous apprend également que 48 % des Canadiens évaluent que les syndicats représentent davantage les intérêts de leurs membres que ceux des travailleurs en général.Interrogée sur le droit de grève, une majorité de Canadiens (58 %) sont d’accord pour que les fonctionnaires aient le droit de grève.Par contre, ils sont 66 % à soutenir que les médecins ne devraient pas avoir ce droit De même, le droit de grève chez les policiers recueille une majorité d’opposants, avec 65 %.L’opinion des Canadiens est toutefois plus partagée en ce qui concerne le droit de grève chez les enseignants (50 % pour et 46 % contre) et chez les infirmières (46 % pour et 51 % contre).Le sondage a été réalisé entre le 4 et le 8 juillet 2002 au moyen d’entrevues téléphoniques menées auprès de 1503 hommes et femmes âgés de 18 ans etplua BOB WEBER PRESSE CANADIENNE Edmonton — La surveillance de la propagation du virus du Nil nécessite du matériel scientifique parmi le plus sophistiqué, mais également de simples articles d’utilisation courante tels que des sacs de plastique et des gants de caoutchouc.«Nous recevons des appels de la part du public, affirme Taz Stuart, analyste de recherche à la ville de Regina, en Saskatchewan.Lorsqu'ils aperçoivent une vache morte ou une pie ou un geai, nous partons recouvrir la carcasse.» Les secteurs orientaux de la Saskatchewan sont désormais aux prises avec le virus du Nil, qui s’est propagé à travers la moitié de l’Amérique du Nord depuis qu’il a pour la première fois été identifié à New York, durant l’été de 1999.Depuis que des oiseaux victimes du virus du Nil ont été découverts à Russell, au Manitoba, à proximité de la frontière entre cette province et la Saskatchewan, le gouvernement saskat-chewannais a accru ses efforts afin de déceler la présence de la maladie.Des équipes quadrillent la moitié est de la province à la recherche de vaches et de pies mortes depuis peu, espérant découvrir des traces du virus qui a jusqu’à déjà la vie à sept personnes dans le Sud des États-Unis, cet été, et dont la présence est de plus en plus commune en Ontario et au Manitoba.«Elles gisent là sans raison, sous un arbre ou dans un coin», affirme M.Stuart en parlant des carcasses repérées ici et là.Placés dans un sac soigneusement fermé, puis congelés, les oiseaux sont envoyés en laboratoire afin d’y faire l’objet d’examens.* » 4 LE DEVOIR.LE LUNDI 12 AOÛT 2 0 0 2 A 3 LE DEVOIR ACTUALITES liaison rapide entre Boston et Washington UAcela Express, une source d’embarras pour Bombardier ALLAN SWIFT PRESSE CANADIENNE Lf Acela Express, train rapide i assurant la liaison entre Boston et Washington pour le compte du transporteur américain Am-trak, est en train de devenir une source d’embarras pour ses constructeurs, les sociétés montréalaise Bombardier et parisienne Alstom, en raison de ses nombreuses pannes.Bombardier et Alstom perdent toutes deüx argent et crédibilité, alors qu’elles s’accusent mutuellement d’être la cause des problèmes mécaniques qui se succèdent depuis des mois, ayant culminé en juillet, alors qu’un nombre sans précédent de délais et d’annulations a été enregistré.Excédé par la situation, le président d’Amtrak, David Gunn, qui fut directeur général de la Commission de transport de Toronto durant les années 90, a déclaré la semaine dernière qu’il ne passerait plus aucune commande de trains de type Acela.Cela serait un coup dur pour Bombardier, qui n’a pas dévoilé l’importance des sommes investies afin de développer et introduire sur le marché nord-américain un premier train à grand vitesse, adapté du TGV mis au point par Alstom.Par voie de communiqué, Bombardier a répliqué à la salve tirée par M.Gunn en affirmant «Acela est maintenant la norme en ce qui a trait à la technologie et au service de trains à haute vitesse en Amérique du Nord.» Amtrak a jusqu’à présent pris livraison de 18 des 20 trains Acela commandés à Bombardier et Alstom, introduits il y a deux ans dans le couloir liant Boston, New York et Washington.D’une valeur de 972 millions $ CAN, le contrat entre le transporteur et les deux constructeurs a été paraphé en 1996.L’Acela, pouvant atteindre une vitesse de 240 kilomètres à l’heure, a contribué à la relance du transport ferroviaire dans le nord-est des Etats-Unis.Amtrak a accaparé une part de 60 % du marché combiné des transports aérien et ferroviaire entre Washington et New York, en hausse par rapport à celle de 38 à 40 % observée il y a trois ans, a indiqué Jim RePass, président de la National Corridors Initiative, un groupe de pression actif au sein des milieux du transport ferroviaire.Néanmoins, les retards et litiges en cours pourraient provoquer une diminution de l’engouement des voyageurs pour le train.US Airways se place sous la protection de la loi sur les faillites ASSOCIATED PRESS Alexandria, Virginie — Durement touchée par le déclin des passagers du transport aérien après les attentats du 11 septembre, US Airways, la septième compagnie aérienne américaine, a annoncé s’être placée hier sous la protection de la législation sur les faillites.La compagnie, qui avait mentionné la faillite comme une possibilité après avoir essuyé 2,1 milliards de dollars de perte en 2001, a précisé que tous ces vols devaient être maintenus.US Airways, basée à Arlington en Virginie, dit avoir obtenu 500 millions de dollars de financement pour maintenir son activité le temps de sa restructuration.«En dernier lieu, cet effort concerne nos clients, employés et les communautés que nous ser- vons, alors que nous cherchons à remettre en ordre les finances de la compagnie et renouer avec les bénéfices», a déclaré le président directeur général de US Airways David Siegel.«US Airways continuera d’opérer tandis que nous achevons notre restructuration financière et nos clients peuvent être assurés que nous continuerons nos services aux plus de 200 communautés de notre réseau.» US Airways, qui emploie 35 000 personnes, a tenté de réduire ses coûts de 950 millions de dollars avec des économies sur les salaires dans le cadre d’un plan de restructuration destiné à éviter la faillite.La semaine dernière, elle est parvenue à un accord avec les syndicats de pilotes et de stewards sur une réduction des salaires afin de préserver les opérations de la compagnie.Bloc québécois Bilinguisme dans les provinces Stéphane Dion promet de tourner sa langue sept fois dans sa bouche.PRESSE CANADIENNE Toronto — Le ministre Stéphane Dion promet de tourner sa langue sept fois dans sa bouche, à l’avenir, avant de promouvoir le «bilinguisme officiel» pour toutes les provinces du pays.Dans une entrevue parue hier dans le journal Toronto Sun, le ministre fédéral des Affaires intergouvemementales a affirmé qu’il n’avait jamais eu l’intention de demander aux provinces de devenir officiellement bilingues.Pourtant, lundi dernier, à Fredericton, M.Dion avait mis au défi l’Ontario de faire d’Ottawa, capitale du pays, une ville officiellement bilingue.Une telle initiative serait bénéfique pour tout le monde au Canada, selon lui.Il avait ajouté: «Imaginez quelque chose comme le bilinguisme officiel dans toutes les provinces.» Son enthousiasme n’avait EN BREF Touristes canadiens, prenez garde (PC) — La planète s’est révélée un endroit plus dangereux qu’au-paravant pour les Canadiens en déplacement à l’étranger, en 2001, et l’année en cours ne semble guère mieux à cet égard, tendent à montrer des statistiques fédé- rales.Le nombre des agressions, vols et troubles publics—notamment des explosions, coups d’Etat et révoltes — signalés par les Canadiens en voyage dans des pays étrangers a augmenté de façon considérable, l’an dernier, selon des données compilées par le ministère fédéral des Affaires étrangères.Entre 2000 et 2001, le nombre des Canadiens ayant réclamé de l’aide à la suite d’un vol ou d’une perte a grimpé de 26 %.La controverse suscitée par Ghislain Lebel s’amplifie pas tardé à semer l’émoi à travers le pays.De toutes les provinces canadiennes, seul le Nouveau-Brunswick est officiellement bilingue.C’est d’ailleurs à l’occasion d’une cérémonie suivant l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi sur les langues officielles de la province, lundi de la semaine dernière, que le ministre Dion avait tenu ses commentaires controversés.Le ministre fait donc maintenant son mea-culpa.«Je pense que je devrai apprendre à mieux exprimer ma pensée», a-t-il confié au Sun.Le problème de sa déclaration tient, selon lui, à l’emploi du mot «officiel», perçu en général comme étant l’appucation du bilinguisme en toutes circonstances, «même quand ce n’est pas raisonnable parce qu’il n’y a pas de francophones dans telle ou telle région», a-t-il dit PAULINE GRAVEL LE DEVOIR La controverse qu’a allumée le député bloquiste Ghislain Lebel par ses attaques contre le gouvernement Landry, qu’il accuse de négocier une «dangereuse» entente avec quatre communautés innues, s’envenime et divise maintenant les troupes bloquistes.N’acceptant pas d’avoir été relevé de ses fonctions de critique en matière de travaux publics et de sendees gouvernementaux, le député de Chambly s’en est pris ce week-end à son chef, Gilles Du-ceppe, auquel il reproche d’avoir contribué au recul du parti au cours des dernières élections fédérales.Le député contestataire remet carrément en question le leadership de son chef.Gilles Duceppe n’a pas répliqué à ces flèches décochées en sa direction, préférant régler le différend en famille.Le député bloquiste Yvan Loubier s’est pour sa part fait le porte-parole de la position de son parti et a dénoncé vertement les propos de M.Lebel.D a réitéré le plein appui du BQ à l’entente que négocie actuellement le gouvernement du Québec.«Le droit international nous presse de négocier des ententes qui ont de l’allure, a déclaré M.Loubier à La Presse.L’intégrité territoriale du Québec est maintenue, mais nous donnons la capacité aux nations autochtones de se développer par elles-mêmes.» Pour sa part, Ghislain Lebel est resté sourd pendant quelques jours aux multiples convocations que lui ont lancées les instances Hit’ Pif Vj / RENÉ MATHIEU LE DEVOIR Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et le premier ministre du Québec, Bernard Landry, ont tous deux été la cible des attaques du député bloquiste Ghislain Lebel au cours des derniers jours.du parti afin de débattre de son avenir.Mais, en fin de journée hier, le whip en chef du Bloc, Pierre Brien, a finalement pu renouer le contact avec le principal intéressé et discuter des modalités d’une rencontre avec M.Duceppe au cours de la semaine.Des appuis Les sorties fracassantes de M.Lebel continuent par ailleurs à diviser le parti puisque deux autres députés ont manifesté dans la presse leur soutien au député de Chambly en affirmant qu’ils partageaient les inquiétudes et les critiques soulevées par Ghislain Lebel à l’égard de l’entente négociée avec les Innus.Dans une entrevue accordée au Journal de Montréal, la députée de Saint-Bruno—Saint-Hubert, Pierrette Venne, se demande, à l’instar de M.Lebel, si les communauté blanches ne seront pas lésées par cet accord.«R faut absolument un débat sur cette question, a-t-elle lancé tout en dénonçant les sanctions imposées par son parti à M.Lebel.Même son de cloche de la part, du député de Sherbrooke, Serge Cardin, qui a confié à La Presse, que plusieurs députés veulent dé-, battre de l’entente.«Notre responsabilité est de nous questionner sur la pertinence des craintes de M.Lebel et nous n’avons pas à le cruci-, fier sur la place publique pour la te-, nue de tels propos.» Ces propos controversés^ étaient en fait ceux d’une lettre dans laquelle M.Lebel accuse, avec virulence le gouvernement, Landry d’avoir trahi les souverainistes pour avoir négocié aux côtés d’Ottawa une entente de principe qui reconnaît des droits an-, cestraux à quatre communautés innues de la Côte-Nord et du Lac-Saint-Jean.Cette entente prévoit notamment la création d’un gouvernement, d’un régime fiscal innu et l’octroi de la propriété exclusive et partagée de territoires totalisant 300 000 kilomètres carrés.Selon M.Lebel, cette entente risque de provoquer de nouvelles revendications chez d’autres groupes autochtones et pourrait de ce fait réduire considérablement le territoire sous la compétence complète des Québécois.Le négociateur en chef des Innus, Rémy Kurtness, se dit surpris de toute cette controverse compte tenu que les Blancs ne perdent rien dans ces ententes, qui ne portent que sur la cohabitation et sur la gestion du territoire.Selon lui, les éléments de l’entente sont tout à fait conformes au jugement de la Cour suprême du Canada.Avec la Presse canadienne Congrès de Trois-Rivières Les jeunes libéraux en faveur d’un renforcement des règles d’éthique NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Trois-Rivières — Inquiets de l’image négative des politiciens, les jeunes libéraux proposent une série de mesures pour renforcer la déontologie dans le seçteur public.A l’occasion de son 20r congrès annuel qui s’est tenu en fin de semaine en Mauricie, la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec a adopté une dizaine de mesures qu’elle voudrait voir mises en place, advenant une victoire de Jean Charest à l’occasion des prochaines élections générales.Elles ont été parrainées par le président de la Commission jeunesse libérale, Steeve LeBlanc.L’une d’elles consiste a renforcer les règles éthiques qui régissent actuellement les ministres du gouvernement et les hauts fonctionnaires, afin de «mieux refléter les valeurs d’intégrité, de transparence».Ironiquement, c’est un gouvernement libéral, celui de Robert Bourassa, qui avait, en 1986, assoupli certaines des règles très sévères de transparence que le premier ministre René Lévesque avait imposées aux membres de son gouvernement 10 ans auparavant M.Bourassa avait accepté que les ministres n’aient plus à rendre publique la liste des actions en bourse qu’ils détenaient, et se contentent d’en confier la gestion à un administrateur sans droit de regard.Les jeunes libéraux recommandent aussi qu’on crée un poste de commissaire à l’éthique, élu par au moins deux tiers des membres de l’Assemblée nationale.Il aurait mandat d’enquêter sur les «pratiques douteuses», et tous les fonctionnaires pour- raient lui signaler ces pratiques «de manière confidentielle».D’autres aspects de la résolution des jeunes libéraux: l’obligation pour tout candidat à une élection de dévoiler ses intérêts en présentant sa candidature, et l’approbation par un vote des deux tiers des membres de l’Assemblée nationale de la nomination des dirigeants de sociétés d’Etat et d’organismes publics, sauf pour des mandats de moins de deux ans.On propose aussi de permettre des questions au gouvernement provenant du grand public, et on veut limiter le nombre de ministres du gouvernement à 25.Enfin, les jeunes libéraux souhaitent que les élections soient déclenchées à date fixe.Par ailleurs, alors que Jean Ch^-rest parle de réduire le rôle de l’Etat, les membres de la Commission jeunesse ont exigé la création d’une Société de l’eau qui nationalisera cette richesse naturelle, la gérera et la protégera.On a aussi voté un statut spécial pour la Gaspésie, avec la création d’une zone franche pour y faciliter le commerce.e iw>{20)Mn 1 010 01 h m < Résultats Tirage du 2002-08-10 13 Complémentaire: (25) '^jp> Tirage du 2002-08-10 Q3Q6QZJ3114Ê Complémentaire: (09) fSBSSSiZM, Tirage du 2002-08-09 02 0415 19 24 35 45 Complémentaire: (14) Ventes totales: Prochain gros lot: 35 747 468 $ 20 000 000$ GAGNANTS LOTS 6/6 2 2 500 000,00 $ 5/6+ 4 142 172,30 $ 5/6 252 1 805,30 $ 4/6 14 221 61,30 $ 3/6 262 322 10,00 $ Ventes totales: 14 254 402 $ Prochain gros lot (appr): 2 000 000 $ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 2 25 000,00$ 5/6 29 500,00$ 4/6 1 552 50,00$ 3/6 26 335 5,00$ Ventes totales: 565 837.50 $ GAGNANTS LOTS 7/7 0 17 500 000,00$ 6/7+ 9 72 741,40$ 6/7 209 2 740,80$ 5/7 14 239 143,60$ 4/7 297 096 10,00$ 3/7+ 271 318 10,00$ 3/7 2 465 345 Pwttclpatton gratuite EQtra NUMÉRO 586167 Tirage du 2002-08-09 LOT 100 000$ Egtra Tirage du 2002-08-10 NUMÉRO LOT 865273 100 000$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Journée internationale jeunesse de la À roccasion de la Journée internationale de la jeunesse, je souhaite saluer tous V les jeunes du Québec et leur dire merci pour -ieur engagement et leur contribution au progrès de notre société.J'invite d’ailleurs tous les acteurs du développement du Québec à se mobiliser et à faire en sorte que les jeunes d'aujourd'hui et de demain prennent toute la place qui leur revient dans la société afin que nous envisagions notre avenir collectif avec confiance et enthousiasme.(V,-l lK.l Richard Legendre Ministre responsable de la Jeunesse Secrétariat i la Jeunesse Si vous avez un problème de jeu.Québec h » 1 866 SOS JEUX LE DEVOIR, LE LUNDI 12 AOÛT 2002 A 4 LES ACTUALITÉS Le Westmount de Julius Grey Plus bilingue et cosmopolite qu’autrefois MONTRÉAL À U CâÀôi Jadis villes ou quartiers, ce sont aujourd’hui les arrondissements d’une cité plus vaste mais qui a toujours pour nom Montréal.Ces entités conservent bien sûr leur histoire et leurs charmes propres.Des journalistes du Devoir sont allés revisiter cette île devenue ville unique, au hasard de promenades en compagnie de personnalités qui l’habitent.Aujourd’hui, Julius Grey et l’arrondissement de Westmount.VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Flanqué de son chien Vivaldi, Julius Grey a visiblement troqué son habit d’avocat pour celui de fier citoyen de Westmount Le pied léger (et deux sacs de plastique dans ses poches, chien oblige), il se promène à travers les somptueux parcs de ce qu’il appelle encore «sa ville».Et il ne tarit pas d’éloges pour décrire Westmount, là où lui et sa femme ont choisi de s’installer en 1983.Presque 20 ans ont passé.Trois enfants sont nés.Et il apprécie toujours autant le coin.Il s’est donc prêté au jeu du guide d’un jour avec enthousiasme et bonne humeur.•Je suis né en Pologne et suis arrivé ici à l’âge de neuf ans.Quand nous sommes arrivés, mes parents n’avaient rien», raconte-t-il.Il a grandi dans un logement du quartier Snowdon près de l’avenue Victoria.Tout petit, ses parents l’emmenaient dans Westmount pour se dégourdir les jambes.C’était l’époque où peu de nouveaux arrivants et de francophones avaient leurs quartiers dans Westmount.•Depuis toujours, c’est la beauté physique de d’endroit qui me frappe.Mais aussi, au fil des ans, la population de Westmount est devenue plus variée et très bilingue.Je n'aurais pas aimé vivre dans un endroit où il n’y a qu’un seul groupe parlant une seule langue.» Outre les parcs et les plus de 11 000 arbres de l’arrondissement, Westmount regorge de petits restaurants (pas toujours abordables), de boutiques de mode, de magasins d’œuvres d’art et d’antiquités et de boulangeries artisanales.De l’avenue Victoria à l’avenue Claremont, la rue Sherbrooke est en effet une preuve tangible de cette vie communautaire, vie qui déborde d’ailleurs plus à l’ouest jusque dans l’arrondissement Notre-Dame-de-Grâce.Presque chaque matin, M.Grey sort de sa maison de l’avenue Grosvenor et descend la colline pour aller prendre son café dans une pâtisserie du coin.Ce rituel terminé, il marche ensuite jusqu’à ses bureaux de la rue Peel.«Ma femme et moi sommes des citadins.Nous aimons foncièrement la ville.Westmount est idéal de ce côté puisque nous avons un côté campagne tout en ayant l’avantage de n’être qu’à quelques kilomètres du centre d’une grande ville.» tm w.-
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