Le devoir, 13 août 2002, Cahier A
ASIE IRAK Uimmense «nuage brun» suscite de vives inquiétudes Page A 2 ?www.ledevo r .c o m ?Les inspections de l’ONU sont terminées, affirme Bagdad Page A 5 LE DEVOIR Ententes signées avec des communautés innues Les errements du député Lebel La lettre et Vesprit de la politique de René Lévesque ont été respectés, rappelle un ancien sous-ministre aux Affaires autochtones MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Contrairement à ce que prétend le bloquiste Ghis-lain Lebel, Bernard Landry n’a pas trahi les souverainistes en concluant une entente de principe reconnaissant les droits ancestraux de quatre communautés innues.Il a plutôt respecté la lettre et l’esprit de la politique autochtone, envisagée dès 1978 par René Lévesque, soutient Eric Gourdeau, sous-mi-nistre aux Affaires autochtones de l’ancien premier ministre péquiste.«M Lebel erre complètement.L’attitude du gouvernement du Québec est entièrement inspirée de la politique de M.Lévesque.Cette politique, qui a fait l’objet d’une résolution à l’Assemblée nationale en 1985, reconnaît explicitement les nations autochtones et leurs droits ancestraux», a-t-il confié au Devoir hier.M.Gourdeau fut secrétaire général du secrétariat des activités gouvernementales en milieu amérindien et inuit (aujourd’hui secrétariat aux affaires autochtones) de 1978 à 1985.Attaché à cette politique qu’il a contribué à élaborer, il s’est dit «blessé et attristé» par la déclaration d’un député mal renseigné.Selon M.Gourdeau, le négociateur de l’entente et ancien sous-ministre de René Lévesque, Inouïs Bernard, «s’est inspiré à la lettre de la politique de M.Lévesque.C’est pratiquement du mot à mot».Les accusations faites vendredi dernier par M.Lebel ont aussi piqué le premier ministre Landry.Si le député de Chambly avait été un de ses ministres, a-t-il déclaré hier lors de son passage à Contrecœur, «sa carrière comme ministre dans mon gouvernement aurait pris fin au moment où il terminait sa phrase».C’est une lettre envoyée à La Presse la semaine der-.nière qui a déclenché cette tempête.M.Lebel y dénonce une entente de principe conclue avec quatre communautés innues de la Côte-Nord et du Lac-Saint-Jean et qui prévoit leur accorder l’autonomie gouver-nementale, le pouvoir de créer un régime fiscal innu et la propriété exclusive ou partagée de territoires totalisant environ 300 000 kilomètres carrés.Selon M.Lebel, cette entente risque de faire boule de neige auprès des autres nations autochtones et de feire en sorte que les Québécois se retrouvent avec le contrôle d’un territoire pas plus grand qu’un «timbre-poste».Comme souverainiste, il disait se sentir trahi Le chef bloquiste Gilles Duceppe l’a aussitôt relevé de ses fonctions de critique en matière de travaux publics.M.Lebel a répliqué ce week-end en mettant en doute le leadership de son chef.Deux députés, Pierrette Venne et Serge Cardin, ont pris sa défense en disant que l’entente devait faire l’objet de débat VOIR PAGE A 8: ERREMENTS Louis Bernard, «s’est inspiré à la lettre de la politique de M.Lévesque.C’est pratiquement du mot à mot» Fed: des marchés boursiers dans l’attente Les marchés boursiers ont fait une pause hier, à la veille de la réunion de la Réserve fédérale.Après avoir alimenté la remontée des cours boursiers la semaine dernière, le prévision d’une baisse du taux directeur de la Réserve fédérale (Fed), aujourd’hui, compte cependant moins d’adhérents.Le statu quo devrait prévaloir, quoique la banque centrale américaine puisse sortir de sa neutralité en faisant état d'une mollesse perceptible de la reprise économique au sud de la frontière.¦ Nos informations en page B 1 INDEX Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Mots croisés.B 5 Météo.B 5 Sports.B 6 Télévision.B 7 Sharon menace de déclencher des élections anticipées NIR ELIAS REUTERS Ariel Sharon était tout sourire hier au cours d’une rencontre de travail des comités de la défense et des affaires étrangères à la Knessett.Le premier ministre israélien, dont la popularité est en forte baisse, a causé une surprise en annonçant que des élections anticipées seraient nécessaires si le budget d’austérité n’est pas approuvé par les travaillistes et les ultra-orthodoxes du parti Shass.\ A Gaza, les factions palestiniennes approuvent la deuxième Intifida D’APRÈS REUTERS, AEP, ET AP Ariel Sharon a surpris tout le monde hier en annonçant qu’il déclencherait des élections anticipées en janvier 2003 si ses alliés travaillistes et ultra-orthodoxes du Shass ne votent pas au Parlement son projet de budget d’austérité 2003, marqué par la récession et la seconde Intifada approuvée quelques heures plus tôt par les factions palestiniennes réunies à Gaza.Le projet de budget d’austérité a été adopté de justesse fin juillet par le gouvernement, mais les ministres travaillistes et du Shass ont voté contre.Sans le soutien de ces deux formations au Parlement, Sharon ne pourra pas faire voter le budget lors de la session d’automne qui débute à la mi-octobre.Les élections législatives doivent normalement avoir lieu le 28 octobre 2003.L’économie israélienne connaît, depuis l’an dernier, sa pire récession en plus d'un demi-siècle sous l’effet conjugué de la forte augmentation des dépenses militaires provoquées par la poursuite de l’Intifada et de la crise de la haute technologie.«À la question de savoir s’il est bon d’organiser des élections maintenant, je vous réponds clairement non.Mais peut-on laisser l’économie se détériorer davantage _ et la situation devenir plus grave?Certainement pas», a déclaré le premier ministre israélien.Selon Ofir Pines, un parlementaire travailliste, Sharon est «surtout en train de se menacer lorsqu’il évoque des élections anticipées, compte tenu de la baisse de neuf points de sa popularité, révélée la semaine dernière par un sondage.«Peut-être souhaite-t-il des élections anticipées avant que les gens ne réalisent la gravité de la situation», a déclaré Pines sur une chaîne de télévision israélienne.Sur le terrain politique, les factions palestiniennes ont entamé hier leur conférence dans la bande de Gaza pour mettre en place «une direction nationale unifiée».Le texte initial appelait à un arrêt des attaques contre des civils israéliens.Mais, au fur et à mesure des discussions, ce langage s’est durci et le texte final approuve désormais la deuxième Intifada Le Fatah de Yasser Arafat dirigent ces discussions en coulisses.Il a proposé un texte appelant à mettre VOIR PAGE A 8: SHARON HORS-JEU Silence, on veut voir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mary Pierce a disputé (et perdu) un long match sous une intense chaleur, hier après-midi, au stade du Maurier.«P Un de ces quatre, avant qu’il ne soit trop tard, il faudra que la communauté scientifique mondiale se penche sur une question fondamentale: la faculté de concentration des joueurs de tennis mise en rapport avec celles d'autres genres de sportifs pris au hasard.Pourquoi, par exemple, un joueur de basket peut se retrouver à tenter un lancer franc avec en fond de toile 2000 mongols qui agitent autant d’artefacts bigarrés et hurlent comme des perdus, alors qu’un tenancier de raquette ne pourra concevoir de mettre la balle en jeu tant que tout le monde n’est pas assis tranquille, les mains sur les genoux, dans un silence rappelant celui qui accueillait les sermons d’Urbain II prêchant la première croisade.Le résultat de l’enquête serait délicieusement inutile.Et vous savez comme l’inutile est fascinant Remarquez, ce décorum n’est pas nécessairement une mauvaise chose, tant s’en faut II nous change de la criardise (criardeté?) de tant de sports postmodernes, comme ce volley de plage auquel on jouait il y a quelques semaines dans ce même stade du Maurier et où la musique de poil tonitrue pendant les matchs.Et puis, ça nous rappelle le bon vieux temps.Comme quand sir Walter Wingfield fit breveter le jeu de tennis, en 1874, lointain descendant du jeu de paume qui coûta la vie au roi Louis X parce qu’il avait joué un gros match sans s’abreuver, l’imprudent Wingfield, un major à la retraite, avait imaginé un terrain en forme de sablier, plus large aux extrémités qu'au centre, muni d’un concept de gazon tondu bien ras à l’anglaise qu’il avait piqué au croquet.A l’époque, ils jouaient avec des balles faites de cornes d’aurochs pilées et utilisaient des raquettes avec pas de manche, mais on avait bien vu que le tennis, comme son cousin le golf, serait un sport bourgeois dont on n’écœurerait pas impuné- ment les participants avec des invectives populaires, alors que le baseball, le football et le basket étaient déjà pratiqués par des voyous, tous coups permis.Mais on s’égare doucement, et avant que vous ne criiez à l’impertinence auprès de mes supérieurs, je vous signale que Mary Pierce, l’une des enfants chéries de Montréal, s’est hélas! inclinée hier après-midi dès le premier tour des Internationaux de tennis du Canada.Pierce, classée 49r au monde, VOIR PAGE A 8: SILENCE Jean Dion « ?La seconde Révolution tranquille PQ et ADQ se réjouissent des propos de Charest Landry: «Ce n'est pas moi qui vais le blâmer de redire les mêmes erreurs» JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Les propos du chef libéral Jean Charest, en fin de semaine, ne semblent pas ébranler ses adversaires.Le premier ministre Bernard landry s’est dit heureux que M.Charest se soit choisi une nouvelle cible: l’Action démocratique de Mario Dumont.Du côté de l’ADQ, on sourit largement de voir les libéraux adopter un langage adéquiste.«Je n’ai aucune mélancolie à le voir s’occuper de quelqu’un d’autre que moi», a ainsi commenté hier M.Landry, en conférence de presse à Contrecœur, dans sa circonscription de Verchères, sur la Rive-Sud dans la région de Montréal.Le premier ministre s'est aussi montré sceptique quant à l’objectif de M.Charest de proposer une seconde Révolution tranquille, qui viserait à réduire le rôle de l’Etat, plutôt qu'à l’accroître comme en 1960.«Il l'a dit à la dernière campagne électorale, ça, déjà.Pour le résultat que ça a donné, ce n’est pas moi qui vais le blâmer de redire les mêmes erreurs.» Devant Jean Charest qui dépeint le Parti libéral du Québec comme le seul parti proposant de véritables changements, le premier ministre a décrit le ffarti québécois comme un parti «souverainiste et progressiste» qui a déjà réalisé les plus grands changements qu’a connus le Québec, comme la Charte de la langue française, le zonage agricole, les places en garderie à 5 $ et la loi VOIR PAGE A 8: CHAREST LE DEVOIR, LE MARDI 13 AOÛT 2002 A 2 LES ACTUALITES Pollution au-dessus de l’Asie Un «nuage brun» qui inquiète Une étude de l’ONU lance un cri d'alarme HIMANGSHU WATTS REUTERS New Dehli — Le président de la Commission de l’ONU sur les changements climatiques (IPCC) a annoncé hier que l’épais nuage de pollution survolant actuellement l’Asie du Sud était source d’inquiétude, même s’il faudra au moins cinq ans pour déterminer son impact réel.Une étude menée par les Nations unies révèle que ce nuage de trois kilomètres de long, composé de cendres, d’acides, de gaz aérosols et autres particules met en danger des millions de personnes en raison des sécheresses et des violentes inondations qu’il est susceptible de provoquer.«Il aura un impact, mais son ampleur reste à déterminer.Elle pourrait être mineure, négligeable, ou il pourrait s’agir de quelque chose de très grave», a expliqué à Reuters Radjendra Pachauri, qui préside l’IPCC.«Nous n’avons pas encore effectué toutes les modélisations climatiques dont nous avons besoin.C’est un sujet d’inquiétude, cela ne fait aucun doute, mais nous devons faire des recherches.» Il a précisé que des recherches poussées devaient être menées pour savoir à quel point ce phénomène climatique, baptisé le «nuage brun asiatique», pouvait affecter le niveau des précipitations, des ressources en eau potable, l’agriculture et la santé publique.«On doit étudier cela de très près.Cela pourrait prendre quatre à cinq ans», a déclaré Pachauri.Ensoleillement La veille, le directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement.Klaus Toepfer, avait déclaré lors d’une conférence de presse que ce phénomène pourrait avoir des conséquences au niveau mondial étant donné que le nuage peut traverser en une semaine la moitié de la surface de la Terre.Selon Toepfer, ce nuage résulte des feux de forêt, de l’incinération de déchets agricoles, de la consommation accrue de combustibles fossiles dans les véhicules, les sites industriels et les 'È **'.'•«» REUTERS Ce nuage de trois kilomètres de long est composé de cendres, d’acides, de gaz aérosols et autres particules.usines d’électricité, ainsi que des émissions produites par des millions de cuisinières défectueuses.Le professeur Victor Ramana-than, l’un des quelque 200 chercheurs qui ont participé à l’étude consacrée par les Nations unies au «nuage brun», a expliqué que ce dernier entraînait une réduction pouvant aller jusqu’à 15 % de la quantité d’énergie solaire touchant la surface de la Terre.«Nous nous attendions à une baisse de l’ensoleillement de la terre et des mers, mais pas d’une telle ampleur», a-t-il dit En absorbant une partie de la chaleur émise par le soleil, le nuage refroidit considérablement la partie inférieure de l’almosphère, et cette combinaison de facteurs dérègle la mousson hivernale, entraînant une raréfaction des précipitations dans le nord-ouest de l’Asie et une aug- mentation concomitante des chutes de pluie dans l’Est asiatique.Selon Toepfer, la publication du rapport préliminaire des Nations urnes sur le «nuage brun» vient à point pour rappeler aux dirigeants du monde entier, à l’approche du Sommet de la Terre de Johannes-bourg, qu’ils doivent traduire en actes les promesses faites par le passé en matière de protection de l’environnement LA RECETTE Trois personnes sont mortes Les inondations gagnent rAutriche La pire catastrophe du genre depuis un siècle AGENCE FRANCE-PRESSE Vienne — Trois personnes sont mortes et des centaines de maisons ont été submergées hier en Autriche où des pluies diluviennes provoquent les pires inondations depuis un siècle.Ponts coupés, routes et voies ferrées sous eau, l’Autriche est frappée sur l’ensemble de son territoire par une catastrophe dont les dégâts matériels se chiffreront en milliards d’euros.De nombreux relais téléphoniques ont été inondés et les communications sont perturbées, a annoncé Telekom Austria Le Danube, sous l’effet de ses affluents en crue, a commencé à déborder de ses rives en certains endroits et la Circulation fluviale a été interdite sur tout son parcours en Autriche.L’autoroute de l’ouest, qui relie Vienne à l’Allemagne, a été coupée dans la soirée entre Unz et la capitale provoquant un embouteillage monstre.La situation devrait empirer alors que les météorologues prévoient des pluies continuelles jusqu’à demain.Dans le sud de la province de Salzbourg, un pompier est mort emporté par un torrent A Hallein, au sud de Salzbourg, un homme a été retrouvé noyé dans une cave par la crue de la rivière Salzach, qui atteint en certains endroits le premier étage des bâtiments.Dans la province de Haute-Autriche, à l’ouest de Vienne, un homme est mort étouffé dans un glissement de terrain.Dans la province méridionale de Styrie, un vacancier allemand de 59 ans a été blessé à la tête par un glissement de terrain et lutte contre la mort, ont annoncé les pompiers.Ponts fermés Tous les ponts de Salzbourg, au centre du pays, ont été fermés à la circulation devant la crue de la rivière Salzach, la plus forte depuis 80 ans.Plusieurs quartiers de la ville de Mozart ont été inondés, un central téléphonique a été en- dommagé et un bateau-mouche a coulé.«Les inondations qui se concentraient sur la Basse-Autriche et la Haute-Autriche [dans le nord-est du pays] se sont étendues à l’ensemble du territoire autrichien», a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’Automobile club OeAMTC, Gerhard Koch.Quelque 16 000 pompiers sont en action dans l’ensemble du pays, ainsi que des milliers de soldats et de volontaires, pour porter assistance aux sinistrés.La ville de Steyr, en Haute-Autriche, est coupée de l’extérieur par la plus crue la forte depuis cent ans.Le centre historique et des milliers habitants sont isolés, beaucoup ont pu être évacués.Toujours en Haute-Autriche, la police a annoncé qu’un gang de hongrois avait pillé des maisons évacuées.Des écoles, des auberges et des hôtels ont été réquisitionnés pour loger des milliers de personnes évacuées, en Basse-Autriche et Haute-Autriche, où les inondations se poursuivent depuis six jours.Par endroit, le Danube, qui traverse le nord du pays, devrait monter de dix mètres hier, indiquent des experts.Selon M.Koch, «de nombreux ponts et routes détruits ou endommagés par les eaux ne pourront pas être réparés avant la fin de l’année».Le chancelier Wolfgang Schüs-sel a remercié les sauveteurs et promis un effort financier pour indemniser les victimes et rétablir l’infrastructure.«Nous déplorons les victimes et devons tout faire pour aider», a-t-il dit Le bilan se chiffrera en milliards d’euros pour l’ensemble du pays.Le gouverneur de Basse-Autriche Erwin Proell a évoqué des dégâts atteignant un à deux milliards d’euros (1,5 à 3 milliards de dollars canadiens) pour sa seule région, alors que les autorités de Haute-Autriche parlent de plus d’un milliard d’euros.VERSER 8$ DE DIESEL* METTRE EN MARCHE FAIRE MONTRÉAL - QUÉBEC RÉPÉTER AU BESOIN Golf TDI • Jetta TDI À partir de pour 24 mois.Jusqu'au 31 août 2002.Êtes-vous fait pour Volkswagen?* Le moteur turbodiesel à injection directe de Volkswagen a un goût marqué pour les grandes performances.Tellement marqué qu'il vous permet de rouler jusqu'à 1 250 km* avec un seul plein.Passez voir votre concessionnaire Volkswagen.•Bo«é sur la consommation d'uns voiturs monuslls 5 vitsssas: 4,4 L/l 00 km sur routa al 3,6 L/100 km an villa salon la Guida de consommation de cartwront de Transports Canada.Tou* 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disant conscient de l’impatience de l’institution internationale de se voir donner les moyens de mettre notamment en place les programmes de sécurité aérienne adoptés au lendemain des attaques terroristes du 11 septembre, Ottawa avertit que de nouveaux délais peuvent toujours survenir.Estimant, pour sa part, offrir déjà à l’organisme des Nations unies la solution à tous ses problèmes, le gouvernement du Québec n’a pas man- qué d’accuser Ottawa de traîner les pieds dans le dossier.On se faisait laconique, hier, au ministère des Affaires étrangères.Ce genre de négociations entre gouvernements et organismes internationaux prennent du temps, a-t-on rappelé.Les fonctionnaires fédéraux se sont engagés à faire tout ce qui était en leur pouvoir pour en arriver à recommander une solution aux différents ministres concernés avant la fin du mois de septembre, et l’on tiendra parole, et t-on poursuivi.Mais cette étape pourrait bien, toutefois, ne pas être la dernière avant la signature d’une entente entre Ottawa et l’OACI.«Tout le monde attend que le fédéral se grouille», a déclaré Martin Roy, directeur de cabinet adjoint de la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin.«On ne comprend pas vraiment la position du fédéral dans tout cela.Ce n’est pas la première fois que Ton semble vouloir nuire aux bonnes relations entre le Québec et les organisations internationales.» «Notre priorité [à Québec] a toujours été de répondre aussi bien et aussi rapidement que possible aux besoins des organisations internationales établies ici, a-t-il poursuit, et je pense qu’il est assez clair pour tout le monde que les questions de sécurité aérienne ont pris beaucoup d’importance ces derniers mois.En tout cas, nous, on fait ce que Ton a à faire.» A Ottawa, on assure être parfaitement disposé à faire une place à d’autre niveau gouvernemental dans le dossier.On réitère cependant que la question concerne au premier chef «l’organisation internationale et le pays hôte».Citant des documents officiels de l’OACI dont il a obtenu copie, Le Devoir révélait hier que l’organisme international se plaint depuis au moins quatre ans de son manque d’espace auprès d’Ottawa Les demandes de délais répétés du gouvernement fédéral particulièrement depuis le printemps 2000 ont même amené le secrétaire général de l’organisme, Renato Claudio Costa Pereira, à exprimer sa crainte de voir les mesures adoptées à la suite du 11 septembre compromises à cause d’un manque d’effectif lié au manque d’espace de bureaux.La situation lui apparaissait d’autant plus absurde que ce problème pourrait être réglé simplement en prenant possession du 25e étage de la Tour Bell, adjacente au siège social de l’organisme, rue University à Montréal, qui a été aménagé spécialement par le gouvernement du Québec et est offert gratuitement à l’OACI depuis le mois de juin.Quant aux raisons justifiant que l’organisme manque d’espace de bureaux seulement sue ans après qu’il eut aménagé dans un bâti- ment tout neuf, on explique qu’elles tiennent à son domaine d’activité.«Vous savez, les choses vont très vite dans le domaine de l’aviation», fait remarquer son porte-parole, Denis Chagnon.L’évaluation des besoins qui a été faite avant la construction du nouveau siège social inauguré en 1996 ne pouvait pas prévoir que l’on créerait un nouveau programme de surveillance de la sécurité aérienne en 1997, ni que le programme d’aide aux pays moins riches serait aussi populaire, ni l’effondrement des tours du World Trade Center.«Les discussions sont plus longues que prévu, reconnaît du bout des lèvres Denis Chagnon essayant tant bien que mal de ne pas avoir trop l’air de se plaindre.On a hâte, effectivement, que la décision soit prise, parce que ces gens-là [des responsables des programmes] ont du travail à faire.» JUSTICE Les nouvelles règles sur les blâmes sont bien accueillies KARINE FORTIN LE DEVOIR Le Conseil canadien de la magistrature a pris «une sage décision» en modifiant ses règles pour éviter d’embarrasser les magistrats en plein procès comme cela a été le cas il y a deux semaines avec le juge Jean-Guy Boilard.soutient le bâtonnier du Québec, M'Pierre G.Leduc.Le magistrat connu pour son franc-parler avait appris de la bouche d’une journaliste qu’il était réprimandé par un comité du Conseil.Jugeant que son «autorité morale» était entachée, il s’était par la suite estimé incapable de mener à bien le mégaprocès des 17 motards entamé en janvier dernier.Son successeur désigné, le juge Pierre Béliveau a préféré jeter l’éponge — forçant la tenue d’un nouveau procès — plutôt que de poursuivre la présentation de la preuve.L’avortement des procédures —- qui ont coûté près de 2,5 millions en pure perte — a dominé le débat lors de la réunion annuelle du Conseil qui se tenait dimanche à London (Ontario).Dans une entrevue publiée hier par le Globe and Mail, le juge en chef du Manitoba Richard Scott, qui préside le comité de déontologie judiciaire du Conseil, a reconnu que plusieurs juges avaient été choqués de voir leur confrère Boilard placé devant un fait accompli.Selon M.Scott, la grogne a atteint son apogée lors d’une rencontre au cours de laquelle le juge Boilard a longuement été interrogé par un groupe de juges en chef de la Cour supérieure.En réponse aux préoccupations de ses membres, l’organisme qui rassemble les juges canadiens a aussitôt annoncé des modifications à sa façon de traiter les plaintes.Dorénavant, la divulgation d’un blâme pourra être repoussée à plus tard pour éviter de nuire à l’administration de la justice.Le juge en chef de la cour concernée sera informé à l’avance si un ou une de ses juges est sur le point d’être blâmé.«Si ce blâme peut avoir une influence sur la conduite de la justice, le juge en chef pourra alors intervenir en demandant que la divulgation du blâme soit reportée à plus tard», a expliqué M.Scott Jusqu’à maintenant, les décisions du comité étaient transmises aux parties dès que possible, sans égard aux conséquences.Les juges en chef n’étaient prévenus qu’exceptionnellement, dans les cas les plus médiatisés.Etonnamment cela n’a pas été fait pour le juge Boilard.Une procédure controversée La procédure de plainte du conseil a toujours été une question controversée aux yeux des juges.Toutefois, selon Me Leduc, la nouvelle façon de faire adoptée par l’organisme devrait bien servir la justice et le public.«Le juge en chef connaît bien ses juges et ses dossiers», souligne-t-il.«Dans le cas du Québec, Mme Lyse Lemieux y aurait sans doute pensé à deux fais avant de mettre en danger un procès comme celui des Hells.» A son avis, le fait de retarder la divulgation d’un blâme ne minera pas la confiance du public envers le système judiciaire.«Dans les cas où il y aura une urgence — si un juge souffre de maladie mentale, par exemple — le juge en chef rendra sans doute le blâme public sur-le-champ, en plus de relever le juge de ses fonctions», croit-il.«En ce sens, rien n’a changé.» En outre, le bâtonnier affirme que la nouvelle procédure ne fournira «pas vraiment» d’arguments aux avocats désireux d’en appeler d’une décision rendue par un juge ayant été l’objet d’un blâme «retardé».«Je fais confiance à la défense pour trouver des motijs d’appel.Dans ce domaine, les avocats sont très imaginatifs», reconnaît-il volontiers.«Mais si le juge n’a rien à se reprocher dans la cause qui les occupe, si le blâme n’a rien à voir avec la décision qu’il a rendue, ils seront déboutés par les cours supérieures.» Avec la Presse Canadienne Manley rejette la hausse de taxe sur l’essence suggérée par Collenette PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le ministre fédéral des Finances, John Manley, a rejeté hier la suggestion faite par son collègue des Transports de hausser les taxes sur l’essence pour améliorer les infrastructures de transport dans les grandes villes du Canada.«Je ne suis pas favorable à l’idée que le gouvernement fédéral perçoive des taxes pour les villes, a dit M.Man-ley A l’heure actuelle nous n’envisageons pas de hausse ou de changement au sujet des taxes sur l’essence.» Le ministre Manley a contredit l’affirmation faite la veille par le ministre fédéral des Transports, David Collenette, durant une conférence sur les villes et la mondialisation tenue à Orillia, en Ontario.Le ministre Collenette aurait déclaré dimanche qu’une nouvelle taxe sur l’essence pourrait être utilisée pour améliorer les infrastructures routières et le transport en commun dans les centres urbains.Cependant, John Manley a rappelé que le fédéral a fait des efforts pour réduire les taxes et qu’il ne songe pas à renverser cette tendance.Hier, David Collenette a dit avoir été mal compris et a ajouté qu’il avançait plutôt qu’Ottawa devrait accorder aux municipalités une partie des revenus générés par les taxes actuelles sur l’essence.À ce titre, le ministre des Transports demande plutôt à son gouvernement de réfléchir sur de nouvelles façons de dépenser les revenus existants.«Essayons de trouver d’autres façons d’assurer un financement durable aux municipalités», a commenté le ministre Collenette hier.Malgré ce rectificatif de M.Collenette, la simple idée que quelqu’un pourrait songer à hausser les taxes sur l’essence, déjà détestées, a suscité de vives critiques.Plusieurs rappellent qu’Ottawa collecte déjà des milliards de dollars en taxes sur l’essence mais n’utilise qu’une faible proportion de cet argent pour financer le transport.Pourtant, le ministre Manley a également rejeté l’idée de dédier une partie des revenus de taxes à un projet ou un programme particulier.De son côté, le critique de l’Alliance canadienne en matière de transports, James Moore, a rappelé hier qu’environ 40 % du prix de l’essence est constitué par les taxes et que la majeure partie de la part fédérale est envoyée directement dans le compte des revenus généraux d’Ottawa.M.Moore a également affirmé que selon le dernier budget fédéral, le fédéral a collecté 4,3 milliards en taxes sur l’essence, mais il a investi seulement 113 millions dans les routes canadiennes, soit une proportion de 2,4 %.Le député libéral Dan Mc-Teague, ancien président du comité libéral sur les prix de l’essence, soutient que son gouvernement pourrait investir avec les revenus actuels de taxes.En 1995, le budget fédéral avait annoncé une nouvelle taxe sur l’essence de 1,5 cent le litre spécialement dédiée à la lutte contre le défiât Ce dernier a été éliminé en 1999 et pourtant, cette même taxe existe toujours, a rappelé M.McTeague.Pourtant, son comité avait suggéré au gouvernement, en 1998, d’éliminer la taxe ou de dépenser autrement les revenus générés par cette dernière lorsque le défiât aurait été éliminé.Rien n’a été fait de ce côté.David Collenette croit que le problème provient de la Constitution canadienne, qui limite le pouvoir de taxation des villes et empêche le fédéral de transférer directement les taxes aux municipalités.C’est qu’en vertu de la Constitution, les villes sont de juridiction provindale.Au moment de l’élaboration de la Constitution, la majorité des Canadiens vivaient sur la ferme ou dans de petites villes.Maintenant, 80 % de la population vit dans les villes mais ces dernières reçoivent seulement 7 % du total des taxes payées au Canada.«Nous devons faire en sorte que les villes aient plus d’argent», a ajouté le ministre Collenette.«Les provinces ont la possibilité d’amasser de l’argent, mais elles n’ont pas la responsabilité de donner les services: c’est le rôle des municipalités.» Triste anniversaire - ' ALEXANDER DEMIANCHUK REUTERS UNE FILLETTE visiblement triste participait à la cérémonie qui marquait, hier, dans un cimetière de Saint-Pétersbourg, l’anniversaire du naufrage du sous-marin russe Koursk, le 12 août 2000.Tout l’équipage du bâtiment, soit 118 personnes, a péri dans cet accident survenu en pleine mer de Barents.À Moscou, ce triste anniversaire a par ailleurs été marqué par l’inauguration d’une statue de cinq mètres de haut représentant un marin tenant sa casquette à la main en signe de respect pour les victimes, symbolisées par un sous-marin naufragé à ses pieds.Recherche médicale Le Canada ijiieux équipé que les Etats-Unis pour suivre l’évolution de certaines maladies PRESSE CANADIENNE Vancouver — Selon une spécialiste new-yorkaise, le Canada est mieux équipé que les Etats-Unis pour suivre l’évolution de maladies comme la fièvre du Nil ou la maladie de Creutzfeldt-Jacob (MCJ).Laurie Garrett soulignait, hier, que le ministère fédéral de la Santé disposait d’un avantage considérable, car il a les moyens de constater les tendances de certaines maladies dans la population.«Aux Etats- Unis, nous avons un système de soins de santé totalement fragmenté.En fait, nous sommes nombreux à penser que nous n’avons pas de système du tout», disait-elle depuis New York.«C’est le chaos total, notre gouvernement et nos responsables de la santé n'ont absolument aucune idée des vraies tendances des maladies à un moment donné», affirme Mme Garrett Elle a remporté un prix Pulitzer pour son ouvrage «The Coming Plague: Newly Emerging Diseases in a World Out of Balance» (1995).LaViUe indemnisera les sinistrés JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR La Ville de Montréal entend indemniser les sinistrés victimes du bris d’une conduite d’aqueduc aux petites heures du matin hier sur le boulevard Pie-K, angle Jean-Rivard.La fuite aussi spectaculaire qu’inexpliquée a provoqué un torrent d’eau qui n’a pas épargné les logements environnants, obligeant les autorités à évacuer des centaines de résidants.Selon les estimations de la Ville, 250 logements ont été inondés et près de 1300 logements sont toujours privés d’éledriâté dans le secteur de Rivière-des-Prairies.Comme il s’agissait d’une conduite prin-âpale, l’alimentation en eau potable de 22 000 résidants a été coupée alors que quelque 30 000 autres citoyens ont subi une baisse de pression.La Ville invite d’ailleurs ces derniers à faire bouillir l’eau pendant cinq minutes avant de la consommer.Une distribution de contenants d’eau potable a été mise sur pied pour les autres.Chassés de leur logement de-, venues insalubres, plus de 200', personnes qnt pu trouver refuge au Centre Etienne-Desmarteau de la rue Bellechasse.Le maire Gérald Tremblay ignore toutefois quand les infortunés pourront réintégrer leur logis.La Ville, qui dispose d’assu- Kces pour parer à ces incidents, end indemniser les sinistrés pour les dommages causés à leurs logements et pour la perte de leurs biens.«H est évident que la Ville va faire tout ce qui est nécessaire pour aider ces personnes et si d’autres intervenants étaient responsables du bris de cette conduite, ce sera la responsabilité de la Ville de s’assurer que ces intervenants soient identifiés et reconnus responsables», a expliqué Gérald Tremblay hier.La cause du bris reste toujours un mystère.Enfouie à deux mètres du sol dans une tranchée de roc, la conduite a près d’un mètre et demi de diamètre.On estime peu probable qu’une intervention humaine ait provoqué la rupture de la canalisation d’autant plus qu'on ne signalait aucun chantier de construction dans ce secteur.La conduite a été installée en 1974 et sa durée de vie est d’une centaine d’années, a indiqué hier André Aubin, du Service des travaux publics à la Ville de Montréal.«Théoriquement, elle est en-deçà de sa vie utile.Cest difficile pour le moment de faire un pronostic sur la cause du bris On est encore en train de dégager le site pour y avoir accès de façon sécuritaire.» Depuis près d’un an, la Ville procédait à des inspections sur cette conduite d’eau, mais compte tenu de sa longueur, on n’avait pas encore pu tester le segment où la faite est survenue.CLUB 14021 HOMME Coupe-vent importés d’Italie réversibles GRAND SOLDE D’ÉTÉ 150 $ seulement! RÉGULIER 350! 1116, rue Ste-Catherlne O.2e étage, Montréal Tél.: (514)661-3636 A 4 L U I) E V 0 1 R .LE MARDI 13 AOÛT 2 O 0 2 LES ACTUALITES Collecte sélective à Montréal Le ministre serait prêt à donner du temps à la Ville Le renouvellement des contrats serait reporté JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Le ministre des Affaires municipales, André Bois-clair, accueille favorablement la demande de la Ville de Montréal de prolonger les contrats de collecte sélective actuellement en vigueur.Ce délai donnerait le temps à la Ville de trouver une solution pour faire face aux hausses de coûts importantes aux- Juelles sont confrontés plusieurs arrondissements ont les contrats arrivent à échéance à la fin du mois.Une vingtaine d’arrondissements de la Ville de Montréal doivent renouveler leurs contrats de collecte sélective sous peu.Parmi eux figurent les neufs arrondissements de l’ancienne Ville de Montréal où des augmentations allant jusqu’à 100 % ont été constatées lors de l’ouverture des soumissions.Surprise par cette explosion des coûts, la Ville de Montréal s’est adressée au ministre Boisclair en lui demandant d’accorder à l’administration municipale une exemption afin de prolonger les contrats actuels de quatre à sept mois.Le ministre se donne quelques jours pour examiner la question.«Il accueille favorablement cette requête», indique toutefois Jean-Louis Laplante, attaché de presse du ministre.Cette éventualité permettrait aux arrondissements, responsables de l’octroi des contrats depuis les fusions municipales, de retourner en appel d’offres et peut-être d’obtenir de meilleurs prix.Alan DeSousa, responsable du dossier au comité exécutif, estime que les nouveaux coûts soumis par les entrepreneurs dépassent les 10 millions pour l’année 2003.•’Dans l’intérêt des contribuables, il faudra s’assurer que l’argent sera bien dépensé et qu ’on va bien atteindre les objectifs environnementaux, mais pas à n’importe quel coût», a-t-il déclaré hier lors d’un point de presse.Questions sans réponses Bien des questions restent encore sans réponses.L’analyse des soumissions qu’avait commandée la Ville à ses fonctionnaires est terminée, mais le bris d’un aqueduc sur le boulevard Pie-IX hier a perturbé l’agenda des politiciens à l’hôtel de ville.On devrait en connaître les détails au cours des prochains jours.Plus tôt dans la journée, le chef de l’opposition, Pierre Bourque, avait justement suggéré la prolongation des contrats actuels, le temps de relancer un processus d’appels d’offres et donner l’occasion à d’autres entreprises de se lancer dans l’arène et stimuler la compétition.Plusieurs compagnies se sont montrées intéressées, dit-il, mais elles doivent acheter les camions et les équipements nécessaires avant d’être en mesure d’offrir ce service.L’opposition a aussi proposé que la Ville s’approprie le recyclage des canettes qui sont actuellement consignées par Recyc-Québec, car l’aluminium représente l’un des matériaux les plus rentables sur le marché de la récupération.M.DeSousa estime qu’il est trop tôt pour envisager cette option.«Nous procédons étape par étape», se contente-t-il de dire.La possibilité de prolonger les contrats ne sourit pas nécessairement aux entrepreneurs qui détiennent les contrats actuels.«U y a un dialogue qui doit être engagé», indique Pierre Lemoine, président de Rebuts solides canadiens, qui s’étonne de ne pas avoir été consulté par l’administration municipale jusqu’à maintenant Même si de nouveaux appels d’offres sont lancés, les éléments qui justifient l’augmentation des coûts de la sélecte collective ne disparaîtront pas, dit-il.Les entrepreneurs feront face aux mêmes hausses du prix du gazole et devront tout de même composer avec les normes plus strictes de la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST), pour ne citer que ces éléments.Les nouvelles entreprises qui entendent percer ce marché s’en rendront compte bien assez vite, ajoute-t-il.Ahuntsic-Cartierville Selon le ministre Cauchon Ottawa pourrait décriminaliser l’usage du cannabis Ottawa (PC) — Le ministre de la Justice, Martin Cauchon, se penchera cet automne sur la pertinence de décriminaliser l’usage personnel du cannabis, a-t-il annoncé hier.Il se demande si les accusations mineures de possession de marijuana engorgent inutilement le système judiciaire, a-t-il révélé lors d’un discours prononcé devant l’Association du barreau canadien (ABC), réunie en congrès à London, Ontario.«Comme société, nous devons nous interroger sur notre motivation lorsque nous consacrons autant de nos précieuses ressources judiciaires à des accusations pour usage de cannabis.Est-ce que ces accusations améliorent la sécurité de nos communautés?», a demandé le ministre Cauchon.Le ministre de la Justice a souligné qu’Ottawa n'avait pas l'intention de légaliser la marijuana.«Je crois qu’approuver l’usage de la marijuana pourrait nuire à la société et mener à des problèmes plus graves», a-t-il précisé.«Mais il est temps d'avoir une discussion ouverte sur la modernisation du système de justice à cet égard » Reflet de la société Il est bien connu que les policiers, dans certains cas, ferment les yeux devant les fumeurs de «pot».11 est donc logique que le gouvernement songe à changer la loi.«L’une des tâches du ministre de la Justice, c’est de jongler avec l'évolution de la société», a expliqué M.Cauchon, en entrevue téléphonique avec la Presse canadienne.«On doit tenter d'être le reflet de ce que les gens pensent.» Deux comités parlementaires, l’un composé de sénateurs et l’autre regroupant des députés, se penchent sur la question depuis plusieurs mois et déposeront des rapports au cours de l’automne.Martin Cauchon a l’intention de s’inspirer de leurs recommandations pour modifier le code criminel, si nécessaire.Le ministre de la Justice a aussi analysé l’approche australienne, où les fumeurs de pot surpris par la police reçoivent une contravention, comme s’ils avaient brûlé un feu rouge.Les cas de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas intéressent également M.Cauchon.\ \ \ 1 ¦¦ ¦ ¦ : : % ! iii Sfî» PATRICK SANFAÇON LE DEVOIR «C’est ça le charme d’Ahuntsic, explique Johanne Fortier.L’omniprésence de son côté nature, dans les parcs, mais même dans les rues.Les érables argentés ici sont tellement gigantesques qu’ils se rejoignent à la cime.C’est magnifique.» Au coin des contrastes Johanne Fortier a retrouvé dans son quartier un coin de campagne en ville MONTRÉAL LK | \ ùLKi'\uA Jadis villes ou quartiers, ce sont aujourd’hui les arrondissements d’une cité plus vaste mais qui a toujours pour nom Montréal.Ces entités conservent bien sûr leur histoire et leurs charmes propres.Des journalistes du Devoir sont allés revisiter cette île devenue ville unique, au hasard de promenades en compagnie de personnalités qui l’habitent.Aujourd’hui, Johanne Fortier et l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Chaque lundi matin, aux petites heures, lorsqu’elle franchit le pont Papineau et retrouve les odeurs de la ville après une fin de semaine dans sa campagne des Ixiurentides, il l’attend, fidèle au poste, perché sur le bord de l’eau à la recherche d’un léger fretin en guise de déjeuner.Bizarrerie, brin de nature échappé dans la métropole, ce héron posé aux abords de la Rivière-des-Prairies lance sans doute un clin d'œil à Johanne Fortier, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), lui donnant l’impression de retrouver un peu de sa campagne.en ville.«Ahmtsic, c’est le quartier des contrastes, et c’est ce que j'aime», explique Johanne Fortier, Montréalaise de toujours, qui a cherché son âme à quelques endroits de la ville — et même en dehors — pour la retrouver dans une minuscule rue de Ahuntsic-Cartierville, en bordure de l’eau, près du boulevard Gouin.Même si elle se dit inconditionnelle de la ville, et de Montréal en particulier, elle a vendu sa maison d’Ahuntsic il y a quatre ans, pour acheter une petite oasis près du mont Tremblant.Il lui fallait tout de même un pied-à-terre en ville.«Et je voulais rester dans Ahuntsic», ajoute celle qui se promène entre Montréal et Québec pendant la semaine à la faveur des exigences de son travail.«Ahuntsic, c’est un peu la campagne en ville», vante-t-elle, s’extasiant çà et là devant un arbre centenaire, un bosquet de fleurs, une étendue de verdure déposée là comme pour permettre une bonne bouffée d’oxygène aux citadins.«Regarde-moi ça les arbres! C’est majestueux!» Nature omniprésente Décision difficile que celle de vendre son lopin de terre pour en acquérir un autre près de Tremblant: mais la belle grande maison de Johanne, du chum et des deux enfants, au quasi bord de l’eau, rue Olympia coin boulevard Gouin, s’est métamorphosée en un charmant logement situé quelques rues à côté; les arbres, poumon de la ville mais aussi de Mme la présidente, sont toujours là.«Ici, on dirait qu’il y a en permanence un plafond de feuilles sur nos têtes.» Elle dirige la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec, et représente quelque 75 000 ensei-gnants du primaire et du secondaire.Dans son autre vie, elle est professeur d’éducation physique.La femme active, souliers de course ou sandales soignées aux pieds, marche d’ailleurs d'un bon pas alors qu’on sillonne les rues du quartier.Ahuntsic-Cartierville a ce je-ne-sais-quoi de rafraîchissant alors que nous déambulons d’un parc à l’autre.Il en existerait d’ailleurs 47 de ces parcs dans l’arrondissement lui-même.«C’est ça le charme d’Ahuntsic, explique Johanne Fortier.L’omniprésence de son côté nature, dans les parcs, mais même dans les rues.Les érables argentés ici sont tellement gigantesques qu’ils se rejoignent à la cime.C’est magnifique.» Le nouveau pied-à-terre citadin de madame est situé dans une toute petite rue qui borde presque la Rivière-des-Prairies.Deux seules adresses y sont inscrites! L’ancien garage reconverti en appartement est charmant, mais c’est l’accès à la cour arrière qui confirme l’attrait de la nature en ville.Splendide espace partagé par les locataires du coin, sorte de sous-bois étonnamment tombé par là, on a peine à croire que c’est Montréal qui abrite tant de verdure.Ahuntsic-Cartierville ne porte d’ailleurs pas le trait d’union pour rien.Coin de contrastes, disait Mme Fortier?Contrastes jusque dans les visages qu’elle abrite.Richesse extrême d’un côté, où les maisons cossues laissent deviner une aisance financière.Pauvreté extrême de l’autre, avec une insuffisance financière liée au manque d’emploi, qui se traduit d’ailleurs par le manque de logement social.Ces disparités sont toutefois présentes des deux côtés du trait d’union.La multiethnicité est de plus en plus présente dans les quartiers — 4196 des habitants du quartier sont immigrants —, et puisque les nouveaux arrivants sont souveni.plus vulnérables au phénomène d’appauvrissement, elle a accru la détresse financière de certains occupants de l’arrondissement.' Situé aux abords de la Rivière-des-Prairies, Ahuntsic-Cartierville prête son flanc à trois ponts que foulent chaque jour des milliers de travailleurs banlieusards abonnés à Montréal pour l’emploi uniquement Ces ponts, et les quatre autoroutes qui transpercent le quartier, enlèvent un peu de leur charme aux beautés du coin.«On apprend à composer avec», explique Johanne Fortier, qui emprunte d’ailleurs ces axes routiers elle-même chaque fois qu’elle s’évade à la campagne.Belle incongruité champêtre Visite guidée s’il vous plaît! Un parc-nature pour commencer, celui de l’Ilede-la-Visitation, belle incongruité champêtre échappée aux abords de la métropole.Le site historique du Sault-au-Récollet, avec les ruines du moulin, la maison du Pressoir et la maison du Meunier, se mêle aux beautés de la rivière.Le petit café-terrasse qu’on y a aménagé a accueilli Johanne Fortier plus d’une fois.Avec sa cadence de prof d’éducation physique, elle nous entraîne dans les sentiers, où elle roule son vélo à l’occasion, et pratique le jogging.«Le héron est-il à son poste?», demande-t-elle, Sors que des pêcheurs taquinent on ne sait trop quel poisson aux abords du cours d’eau.Pas de héron.On,s’éloigne de la rivière pour approcher la magnifique Eglise de la Visitation, que l’on dit la seule église de style traditionnel què bécois sur l’île de Montréal.En 1625, le Récollet Nicolas Viel ainsi qu’un jeune Français que les Hurons surnomment Auhaitsic (Ahuntsic), connaissent une fin tragique dans les rapides de la Rivière-des-Prairies dans des circonstances mystérieuses.Depuis lors, on connaît cet endroit sous le nom de Sault-au-Récollet On quitte la sérénité du lieu de culte pour l’activité frénétique de la rue Fleury, un des axes commerciaux importants du quartier.Pour l’ambiance et l’achat du pain et du fromage de la fin de semaine, c’est la rue Fleury que foule l’enseignante.«Fleury, c’est sympathique, sans prétention, et il y a des commerces ici qu’on fréquente depuis une quinzaine d’années.» Coup de cœur A partir de Papineau, et direction est la petite rue Fleury nous présente d’abord la librairie Renaud-Bray, que madame fréquente régulièrement Passé la rue Hamel, voici à droite Encadrement Jacques, tout juste avant Christophe-Colomb.«Au fil des ans, tous les cadres de la maison, d’abord des reprographies, puis des toiles, y sont passés.» En face, c'est La Petite Boulangerie, un autre arrêt obligé.«Ils ont des petits pains très originaux et depuis peu, une sélection de fromages québécois.» Avant Chambord, voici L’Estaminet, petit café-bistrot où madame a ses habitudes.Et puis encore Le mot de la fin, qui l’approvisionne en cartes de souhait pour toutes les occasions.Voilà maintenant Le Petit Flore, un autre café qui a vu Johanne Fortier à sa table.Et puis juste avant Georges-Baril, arrêt à la cordonnerie Biagio, un des coups de cœur de madame, une entreprise qui a pignon sur rue depuis une trentaine d’années.C’est Biagio Braia, cordonnier d’origine italienne, qui «peut tout recoudre et réparer, qu’importe la texture et l’épaisseur», qui donne son nom à l’entreprise familiale.«Ici, même une vieille paire de souliers qu’on mettrait à la poubelle est retapée comme par magie, et les gens sont tellement sympathiques.C’est une vraie cordonnerie, comme on n ’en trouve plus beaucoup», explique Johanne Fortier.Et pour fuir les aléas de la vie syndicale ou les pressions journalistiques, qui ont été son lot quotidien tout au long de ce bras de fer de la dernière année avec le gouvernement dans le dossier de l’équité salariale, voilà encore d’autres îlots de verdure dont regorge Ahuntsic.Le parc Nicolas-Viel, dont les courts de tennis ont aussi été éprouvés par le professeur d’éducation physique, et puis le parc Stanley, directement sur les rives du cours d’eau, un lieu très — même trop — populaire pour le pique-nique dominical.«Ahuntsic, c’est la nature à la ville, et j’en ai besoin.Et lorsque nous avons acheté notre maison près de Tremblant, on faisait la promotion du coin en utilisant le slogan: “La nature près de l’action’’», explique l’enseignante en riant «H faut croire que j’ai vraiment besoin de ces deux contrastes!» Ahuntsic-Cartierville en quelques lignes ¦ Limites: l’arrondissement est bordé au nord par la Rivière-des-Prairies.S’étalant sur une superficie de 24 km2, il est divisé en deux quartiers délimités par la voie ferrée du Canadien Pacifique: Ahuntsic à l’est et Cartierville à l’ouest ¦ Population: le revenu moyen des familles est de 50 000 $, et 34 % des ménages de l’arrondissement sont sous le seuil du faible revenu.Si la population de Ahuntsic est à majorité francophone et vieillissante, celle de Cartierville est plus jeune et multiculturelle.¦ Histoire: le quartier a accueilli sa première colonie en 1625, mais c’est surtout au cours des années 1800 qu’il connaît un important essor démographique.Le système de transport public, implanté à la fin du XDC, accélère le phénomène d’urbanisation et fait du quartier un chic lieu de villégiature aux abords de la rivière.Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la construction du chemin de fer du CN invite des industries de guerre à s’implanter sur cette portion de Montréal, secteurs aujourd’hui occupés par des entreprises manufacturières et de distribution du secteur du vêtement.Au cours des années 60, l’exode vers la banlieue change le visage de la population.L’arrivée massive d'immi-îfrantS’ au cours des années 80, enrichit le secteur coté diversité culturelle, mais creuse davantage les contrastes entre riches et pauvres.¦ Economie: elle repose principalement sur le sec-teur manufacturier, suivi des services publics et para-publics.Ic Marché central, la rue Chabanel et la Place de la mode sont au cœur de l’activité commercia-le, de même que la revitalisation de la rue Fleury et du boulevard Saint-Laurent ¦ Loisirs et communauté: la présence de trois ponts et de deux autoroutes dans le quartier lui confèrent une position stratégique mais sont aussi sources de nuisances: bruit pollution, circulation.Le territoire compte 47 parcs, dont trois parcs-nature bordant la Rivièro^les-Prairies. LE DEVOIR, LE MARDI 13 AO 0 T 2 0 0 2 A 5 LE DEVOIR LE MONDE Bagdad avertit PONU Fini, les inspections «Dire, comme le font les États-Unis, que l’Irak possède des armes prohibées est une affabulation » Les inspecteurs en désarmement de PONU ont terminé leur travail en Irak il y a quatre ans, avant de partir du pays et n’ont pas besoin de revenir, a affirmé hier le ministre irakien de l’Information.«Le travail des équipes d’inspection en Irak a été achevé», a déclaré Mohammed Saïd al-Sahaf sur la chaîne de télévision al-Jazira.AFP, PC Irak a affirmé hier que les r inspecteurs de l’ONU en désarmement avaient achevé leur travail, semblant exclure leur retour dans le pays, et tourné en dérision les opposants au régime qui ont examiné à Washington l’après-Saddam Hussein.«Dire, comme le font les États-Unis, que l’Irak possède des armes prohibées est une affabulation.Les équipes d’inspecteurs ont achevé leur travail», a déclaré le ministre de l’Information Mohammad Said al-Sahhaf, à la chaîne satellitaire qata-riote al-Jazira «Le travail de l’ONU en vertu du chapitre Cdela résolution 687 sur les prétendues armes prohibées a été accompli», a-t-il ajouté.Votée le 3 avril 1991, au lendemain de la guerre du Golfe, cette résolution fixe les modalités du désarmement de l’Irak et engage ce pays à détruire ses armes de destruction massive sous supervision internationale.«Des moyens existent pour vérifier [que l’Irak a désarmé] et ils [les Etats-Unis et l’ONU] les connaissent», a affirmé M.Sahhaf.Ses déclarations semblent traduire un durcissement de la position de Bagdad sur son désarmement, après deux ouvertures rejetées par Washington.Le 2 août, l’Irak avait invité le chef des inspecteurs en désarmement de l’ONU Hans Blix pour des entretiens sans précédent à Bagdad en vue d’une éventuelle reprise des inspections.Trois jours plus tard, il a appelé le Congrès américain à envoyer une mission d’enquête pour faire la lumière sur les armes de destruction massive qu’il est accusé de détenir.Ces deux Initiatives ont été rejetées par les Etats-Unis, dont le pré sident George W.Bush a annoncé à plusieurs reprises son intention de renverser le régime de M.Hussein «par tous les moyens», même s’il autorisait le retour des inspecteurs en désarmement qui ont quitté le pays en 1998.M.Sahhaf a en outre qualifié de «chauves-souris» et de «mauvais produit américain» les opposants irakiens.«Ces chauves-souris sont un pro- duit américain.Ils ne sont qu’un mauvais produit américain», a dit M.Sahhaf, dans la première réaction de Bagdad aux entretiens qu’ont eus le week-end dernier à Washington les représentants de six mouvements opposés au régime irakien.Les responsables de l’opposition se sont notamment entretenus avec le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Dqnald Rumsfeld et le secrétaire d’Etat Colin Powell.La presse irakienne, qui a passé sous silence ces réunions, a estimé hier que l’absence de soutien international à une guerre contre l’Irak plaçait l’administration Bush dans une «impasse».Réaction de Graham Selon le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, «l’Irak joue à faire monter les enchères» en refusant l’entrée de son territoire aux inspecteurs en armement «S’ils refusent la présence d’inspecteurs, je crois qu’il appartiendra au Conseil de sécurité [de l’ONU] de déterminer ce qu’il convient de faire», a affirmé M.Graham, hier en confé rence de presse.L’attitude du régime de Bagdad tend à «accréditer la thèse voulant qu’il ait quelque chose à cacher», ajoute M.Grahajn qui dit partager l’assertion des Etats-Unis voulant que l’Irak constitue une menace à la sécurité internationale.EN BREF Dernière chance pour le Burundi Dares-salaam (Reuters) — Des discussions censées mettre un terme à une guerre civile qui a tué plus de 200 000 personnes en neuf ans au Burundi ont débuté hier à Dar Es-Salaam, la capitale économique de la Tanzanie.La guerre oppose, depuis l’assassinat du président hutu Melchior Ndadaye par des extrémistes tutsis en 1993, les rebelles issus de l’ethnie, hutue, majoritaire, à l’armée dominée par les Tutsis.A l’ouverture des discussions, qui doivent durer jusqu’au 30 août, les médiateurs ont prévenu qu’il pourrait bien s’agir d’une des dernières chances de conclure un cessezïe-feu.«Chaque arme doit être réduite au silence, chaque machette rangée dans son étui», a déclaré le président tan-zanien Benjamin Mkapa en lançant cette nouvelle séance de négociations.Plusieurs cessez-le-feu ont déjà échoué par le passé.Trois membres présumés d’al-Qaïda interpellés Base aérienne de Bagram (Reuters) — Les forces spéciales américaines déployées en Afghanistan ont arrêté et placé en garde à vue trois membres présumés du réseau al-Qaïda ce week-end à Khost, dans l’est du pays, a-t-on appris hier de sources militaires.Les trois hommes ont été arrêtés en possession de charges explosives et de détonateurs.Les autorités américaines se refusent à préciser le nombre de personnes interpellées et interrogées depuis le début de leur campagne contre al-Qaïda en Afghanistan à la fin 2001.Un porteparole militaire a cependant déclaré que la majorité d’entre elles étaient relâchées par la suite.Un responsable de la région de Khost a estimé pour sa part qu’au moins 12 Afghans avaient été interpellés ces derniers temps pour leurs liens supposés avec al-Qaïda.Quelque 12 000 soldats américains ou alliés continuent de traquer les membres d’al-Qaïda ou de l’ancien régime taliban à travers le pays.Pas de report du procès de Moussaoui Alexandria, Etats-Unis, (AFP) — Le ministère américain de Injustice a estimé hier que la demande de report de l’ouverture du procès, prévue fin septembre, du Français Zacarias Moussaoui, formulée séparément par le prévenu et par ses avocats, était injustifiée.«L’intérêt des victimes et de la nation pour un procès juste et rapide est indiscutable», a estimé par écrit le représentant du gouvernement, le procureur Paul McNulty.Moussaoui, 34 ans, est le seul inculpé en liaison avec les attentats du 11 septembre.L’équipe d’avocats, récusée par Moussaoui, a demandé un report d’au moins deux mois de l’ouverture de son procès, tandis que le prévenu a réclamé un délai indéterminé, afin de mieux préparer sa défense.Les Peace Corps iront ailleurs Washington (AFP) — Les États-Unis ont indiqué hier qu’il allaient envoyer dans d’autres pays leurs Peace Corps (Volontaires pour la Pane) présents en Russie, qui rencontrent de nombreux problèmes de visas de la part de Moscou.Le département d’Etat américain a confirmé que 30 des 64 volontaires américains actuellement en Russie n’avaient pas vu leur visa renouvelé pour une seconde année, durée habituelle de lepr séjour.Ces trente personnes reviendront aux États-Unis, a ipdiqué le porte-parole adjoint du département d’Etat Philip Reeker, les 34 autres restant pour finir leur séjour.h 1 fi.mm •W, CESAR CARRION REUTERS Alvaro uribe, présidant hier la réunion du conseil des ministres colombien.Uribe décrète l’état d’urgence Bogota (Reuters) — Le nouveau président colombien, Alvaro Uribe, a décrété hier l’état d’urgence en raison de la recrudescence des violences dans la guerre civile, qualifiées par le gouvernement de «régime de terreur».Le président, dont l’investiture, mercredi, a été suivie d’une vague de violences qui ont tué au moins un centaine de personnes à travers la Colombie, a également décidé de créer un impôt extraordinaire visant à collecter 778,5 millions de dollars destinés au budget militaire.«Le gouvernement a décidé cette nuit de déclarer l’état d’urgence», a dit à la presse le ministre de l’Intérieur et de la Justice, Fernando Londono, lors d’une conférence de presse à Bogota.Il n’a pas précisé ce que comporterait cette mesure.Mais il est affirmé dans le décret que l’état d’urgence n’impliquerait aucune suspension des garanties constitutionnelles.Les organisations de défense des droits de l’homme craignent toutefois que les libertés publiques ne fassent les frais de la décision gouvernementale.Le décret expire après 90 jours, mais peut être renouvelé pour une période aussi longue.Les mesures de crise, qui entrent en vigueur immédiatement, ont été annoncées aux premières heures d’hier à l’issue d’une réunion du gouvernement qui aura duré toute la journée de dimanche.La ministre de la Défense, Marta Lucia Ramirez, a fait savoir que l’impôt extraordinaire servirait à la création de deux nouveaux bataillons d’élite mobiles, composés de 3000 soldats en tout, et de 10 000 nouveaux postes de policiers.Son collègu.e des Finances, Roberto Junguito, a précisé que l’État prélèverait une taxe de 1,2 % sur les propriétés foncières des franges aisées de la population et des grandes entreprises.Uribe, ancien gouverneur de droite âgé de 50 ans, a remporté dès le premier tour l’élection ! résidentielle du 26 mai.Partisan de la manière forte l’encontre des rebelles marxistes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (PARC), il avait promis de rétablir l’ordre en donnant notamment à l’armée les moyens d’agir.Expulsion de 2900 fermiers blancs de leurs exploitations Mfi| L M J J Robert Mugabe, hier: «Nous ne transigerons pas.» PAUL DADENHEAD REUTERS Mugabe reste ferme «La terre nous appartient» REUTERS Harare — Le président du Zimbabwe Robert Mugabe a confirmé hier que 2900 fermiers blancs du pays avaient jusqu’à jeudi dernier minuit pour quitter leurs exploitations dans le cadre de la réforme agraire du gouvernement «Nous avons fixé août comme date limite pour la redistribution des terres et ce délai est toujours valable», a déclaré Robert Mugabe lors d’une allocution télévisée pendant l’enterrement d’un ancien ministre des Finances.Le gouvernement zimbabwéen avait ordonné à 2900 fermiers blancs sur les quelque 4500 que compte encore le Zimbabwe de livrer leurs terres à la majorité noire sans aucun dédommagement avant le jeudi 8 août à minuit.«Nous, le peuple du Zimbabwe respectueux de nos principes, nous, les vrais propriétaires de cette terre, ne transigerons pas.Nous ne nous détournerons pas de cette question es- sentielle, la terre.La terre nous appartient», a déclaré Robert Mugabe devant 15 000 partisans.Environ 40 % des fermiers visés ont quitté leurs terres, estime-t-on auprès des agriculteurs blancs, mais beaucoup d’autres espèrent un sursis de la part des tribunaux du pays ou du chef de l’État lui-même, apparemment en vain.Pour Robert Mugabe, la date-butoir fixée par son gouvernement doit permettre aux futurs propriétaires de préparer les prochaines récoltes prévues pour octobre.Les fermiers blancs défiant l’ultimatum risquent jusqu’à deux ans de prison.Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti d’opposition, a affirmé dans un communiqué que la politique agraire de Mugabe a déjà coûté leur emploi à 70 000 employés agricoles noirs et a touché au total 250 000 personnes.«La politique expéditive de redistribution des terres de Mugabe ne se distingue pas seulement par son illégalité et sa violence maid aussi par son aveuglement gros» sier et son opportunisme politique», déclare le MDC.«Cela aurait pu être pire que ça», a pour sa part déclaré à Reuters Colin Cloete, président du Syndicat des fermiers (CFU).’ Pour Robert Mugabe, la date-butoir fixée par son gouvernement doit permettre aux futurs propriétaires de préparer les prochaines, récoltes prévues pour octobre.Les1 fermiers blancs défiant l'ultimatum risquent jusqu’à deux ans de prison.Robert Mugabe a une nouvelle fois condamné la Grande-Bretagne pour son opposition au gouvernement zimbabwéen et à sa réforme agraire.«Aucun or, aucun argent n’est assez précieux pour acheter notre souveraineté.Nous ne sommes pas à vendre et le Zimbabwe n’est pas à vendre.Le Zimbabwe appartient aux Zimbabwéens.Nous n’appartenons pas au plus offrant en Europe ou ailleurs», a affirmé • Robert Mugabe.Les deux Corées se parlent, sans plus REUTERS Séoul — Les deux Corées ont entamé hier à Séoul une série d’entretiens au niveau ministériel destinés à relancer le dialogue inter-coréen, au point mort depuis plusieurs mois, sous l’œil des principaux acteurs diplomatiques de la région.Les États-Unis, notamment suivent de très près ces discussions pour tester la volonté réelle de Pyongyang d’aller de l’avant sur la voie de la réconciliation, dans la perspective d’une prochaine rencontre américano-nord-coréenne, vraisemblablement en septembre.Ces discussions entre les deux pays, théoriquement toujours en guerre en l’absence de traité mettant officiellement fin à la guerre de 1950-53, interviennent peu après l’introduction par Pyongyang de timides réformes économiques et à quelque?mois d’une élection présidentielle en Corée du Sud.A en croire des médias sud-coréens, Séoul devrait faire pression pour accélérer le dialogue en demandant des pourparlers plus détaillés dans les domaines économique et militaire d’ici la fin du mois.Séoul souhaiterait ainsi évoquer une reprise des relations ferroviaires et routières suspendues depuis la guerre de Corée et préparer une nouvelle séance de réunion des familles séparées de part et d’autre de la frontière.Disparition de deux fillettes en Grande-Bretagne Surenchères médiatiques La disparition de Holly Wells et de Jessica Chapman, deux fillettes britanniques, bouleverse toute la grande-Bretagne, mobilise 300 policiers, fait la «une» de la presse et suscite un grand émoi au sein d’une population encore traumatisée par le meurtre pédophile en juillet 2000 de Sarah Payne, alors âgée de huit ans.MARC ROCHE LE MONDE Londres — «Un million de livres sterling».La légende s’étale en gros caractères noirs au-dessus des photos de deux fillettes de 10 ans.Jessica Chapman et Holly Wells, dont la disparition depuis plus d’une semaine ronge l’Angleterre.C’est la récompense offerte par le tabloïd Daily Express pour toute information permettant de retrouver celles qui pourraient avoir été les victimes d’un enlèvement pédophile.Appartenant à un éditeur de porno, ce quotidien dame ainsi le pion à ses concurrents, le Sun et le News of the World, qui n’ont offert que 150 000 livres.Cette surenchère financière est condamnée par la police du Cambridgeshire: «En faisant appel à l'âpreté au gain, on ne peut que multiplier les témoignages sans fondement.» Trop c’est trop.Les deux amies, originaires du village de Soham, près de Cambridge, ont quitté le domicile de l’une d’entre elles le 4 août en fin d’après-midi.Elles ont auparavant communiqué sur Internet avec un inconnu pendant vingt-quatre minutes.Le jour de leur disparition, les petites filles, pas sauvages pour un sou, ont enfilé le maillot rouge de l’équipe de Manchester United portant le numéro 7, celui de leur idole, David Beckham.La star a immédiatement lancé un appel, le 7 août, alors que la police privilégiait l’hypothèse d'une fugue, pour que Jessica et Holly «rentrent à la maison».Quelques jours plus tard, la police a annoncé brutalement qu’il s’agissait d’un enlèvement criminel.Depuis, le simple fait divers s'est transformé en procès des excès d'une certaine presse.Pédophilie, enlèvements d’enfants, Internet et Le simple fait divers s’est transformé en procès des excès d’une certaine presse téléphone portable, tous les ingrédients sont là pour remplir les1 caisses de journaux populaires en crise — le Daily Express et les deux titres du groupe Murdoch, victimes' d’une sanglante guerre des prix.Les télés ne sont pas en reste, en cette période de vaches maigres estivales où l’actualité se limite à la météo pourrie et à l'indécision de Blair sur l’Irak.La photo des deux gamines a la primeur de tous les journaux de la BBC.Devenu le porteparole des parents des victimes,' le père de Jessica est devenu une star, comme le fût celui de Mélissa Russo dans l’affaire Dutroux en Belgique.L’Angleterre connaîtrait-elle un drame similaire?Depuis le 12 août, des centaines de personnes ayant eu à rendre compte par le passé d’affaires de pédophilie sont interrogées par la police.Le disque dur de l’ordinateur de Jessica est épluché par des spécialistes.Depuis la reconstitution médiatisée de Htiné-' raire du duo, plusieurs centaines de! dénonciations sont arrivées.Mais, pour l’heure, aucune piste sérieuse ne se profile à l’horizon.Le seul motif de satisfaction de la police à ce jour est que, malgré le déchaînement des journaux, ü n’y a pas eu, pour l'instant, de chasse aux sorcières de pédophiles présumés, comme ce fut le cas en juillet 2000 lors du meurtre de la petite Sarah Payne. LE DEVOIR.LE MARDI 13 AOÛT 2002 ÉDITORIAL Vivre à l’extrême centre Jean Charest a fait sa rentrée politique ce week-end à l’occasion du congrès de la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec.Le ton du discours a révélé un politicien combatif qui semble avoir surmonté le choc des partielles du 17 juin.Par contre, il a toujours bien peu à dire.Be congrès des jeunes libéraux était attendu.La pause de l’été constituait pour les chefs des trois grands partis politiques davantage un moment de réflexion qu’une période de repos.On constate que Jean Charest a assimilé la leçon la plus évidente du désastre que furent les partielles pour son parti, à savoir que son adversaire principal est désormais l’Action démocratique.D’où l’accent mis sur la capacité du PLQ à être porteur de grands changements qui s’incarneront cette fois dans îa réduction du rôle de l'Etat Parti de pouvoir et de gouvernement le PLQ va généralement là où le vent le porte.A l’élection de 1998, on l’a vu tenter une brève ihcursion à droite par la remise en question du «modèle québécois» pour vite revenir au centre-gauche.Après avoir mesuré la direction du vent c’est maintenant plus à droite que M.Charest entend me-rjer campagne.Jusqu’où ira-t-il?Tout dépendra de l’évolution de la cote de popularité de l’Action démocratique d’ici l’élection générale.J La place naturelle du PLQ est au centre de l’échiquier politique.Ce qui est, en principe, la position la plus favorable.Pourra-t-il se contenter de repousser vers les extrêmes ses deux adversaires pour pouvoir occuper ainsi le plus d’espace possible?En fait, l’inverse pourrait bien se produire, péquistes et adéquistes repoussant alors les libéraux vers ce qu’on pourra qualifier de l’extrême centre.Rien n’est assuré.Pour l’instant, la stratégie de M.Charest consiste à conforter sa position en noircissant ses adversaires et leurs politiques.Il présente l’Action démocratique comme la «photocopie» du Reform Party tandis que la gauche nationaliste péquiste serait tout simplement «passée dû».Par diverses allusions, il tente de créer l’impression que le Parti libéral saura incarner le changement en offrant une synthèse modérée des idées les plus attrayantes de ses adversaires.Le danger que court M.Charest en tenant un tel discours est réel.Le PLQ pourrait apparaître comme n’ayant pas de projet politique propre et ses adversaires lui renverront alors l’image de la «photocopie» qu’il employait devant les jeunes libéraux.Les électeurs seraient alors tentés d’opter pour l’original.L’espace réservé au PLQ serait alors insuffisant pour pouvoir être élu.Le thème de la réduction de l’État illustre bien ce danger.Jean Charest dénonce «l’État tentaculaire et obèse qui se substitue à l’entreprise, aux banques et à l’initiative individuelle».C’est clairement l’un des thèmes favoris de Mario Dumont qu’il tente de se réapproprier après l’avoir mis de côté en 1998.Comment s’y prendra-t-il?La réponse est floue.Il faut «réinventer le Québec», dit-il en précisant que l’État doit être là quand on a besoin de lui et se mêler de ses affaires le reste du temps.Que vaut la formule?Il faudrait le demander aux jeunes libéraux qui, tout juste avant que leur chef ne tienne ces propos, ne proposaient rien de moins que la «nationalisation» de l’eau et la création d’une nouvelle société d’État.Ne reprochons pas à M.Charest de ne pas avoir de politique claire et précise à offrir à ce moment-ci sur cette question.Imaginons qu’elle est en préparation.Lui et son parti devront, s’ils veulent être crédibles, aller au delà des lieux communs sur la bureaucratie et la paperasserie, et les échecs qu’on attribue à l’une ou l’autre de nos sociétés d’État Dans la bouche de plusieurs, cela se ramène le plus souvent au seul exemple de l’investissement perdu de la SGF dans le projet Métaforia.La prochaine campagne électorale est dans les faits déjà commencée.Nul doute que le thème du rôle de l’État constituera le principal sujet de débats.Avant de se lancer dans toutes sortes de directions, la première étape, ne devrait-elle pas consister à faire le bilan des interventions de l’État?Au plan économique, il faudrait évaluer l’impact des politiques de soutien aux entreprises que le PQ a multipliées.Elles n’ont pas été toutes profitables, mais le bilan actuel de l’emploi laisse croire que, dans l’ensemble, elles furent positives.C’çst une chose que de vouloir corriger ou réorienter la mission de l’Etat C’en est une tout autre que de vouloir «réinventer le Québec».Le chef libéral doit savoir que de tels mots sont lourds de sens et qu’on ne peut les employer sans les appuyer par des politiques bien définies, condition essentielle pour acquérir cette crédibilité qui lui manque douloureusement La prochaine élection se jouera sur les idées, mais aussi sur la capacité des chefs de parti à les incarner et à les porter.A ce chapitre, M.Charest a un déficit à combler par rapport à ses deux adversaires.bdescoteaiix@ledevoir.ca ; Bernard \ Descôteaux ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur arüstique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE Les leçons d’un jury Ainsi, la sagesse judiciaire de notre temps s’exerce et se contemple dans une suprématie indifférente aux basses contingences qui atteignent tout un chacun et qui, généralement, instillent un peu de bon sens que le sens commun —trop commun — appelle jugement Il faut se réjouir que des citoyens ayant assumé une contrainte importante pour servir la justice et leur société interpellent le fonctionnement «déporté» des gens de justice, qui ne se rendent plus compte qu’ils sont au service de la société dans l’une des fonctions les plus dignes qui soient L’exigence de responsabilité sociale qui devrait porter sur eux a chuté en cascade et pose la question de l’effet isolant du milieu éthéré dans lequel les gens de justice évoluent.Paradoxalement, il est sans doute «humain» que le recouvrement de la toge engendre la tentation de la lévitation.Le Conseil de la magistrature canadien a manqué de jugement Son opinion probablement fondée, une fois émise, a suivi sa marche inexorable sans se soucier du moment Et surtout pas de l’actualité.Son opinion est hors de notre temps.Le juge Boislard a sum sa colère offensée; en lévitation, le coup d’épingle change la direction de l’élévation.La lettre de réprimande lui a fait perdre tout son poids de juriste au service de la justice.Le juge Boislard s’est envolé.Il s’est créé une causalité en se mettant hors cause.Le juge Béliveau a tranché selon ce qui lui a semblé le moindre mal.Antérieurement, il avait proposé son rythme du procès, une semaine de congé toutes les quatre semaines.Curieux réflexe, auquel les jurés ont opposé une cinglante leçon.Eux qui sont les maîtres des faits — donc ce sont eux qui auraient eu à trancher à partir de tous les témoignages — proposaient d’augmenter les heures et s’étonnaient de ces vacances que s’octroyait le maître du droit — alors qu’il peut disposer de tout son temps pour réfléchir et trancher les points de droit Il y a mille angles par lesquels cette histoire peut être analysée.Le cercle fermé de la justi- LETTRES -?- ce s’expliquera en se pardonnant Ils ont pour arsenal d’innombrables rationalisations appuyées sur une pléthore de droits.And money is no object.Toutefois, des citoyens aux premières loges, qui payaient de leur personne et de leur temps, ont témoigné d’un sens du devoir et de la responsabilité que tous les officiers de justice de ce pays doivent aujourd’hui leur envier.Louisiane Gauthier Outremont, 7 août 2002 Les vraies tours J’ai expliqué à mon petit-fils que les tours qu’il a vu tomber le 11 septembre n’étaient pas les vraies.Les vraies viennent de tomber et nous n’avons pas d’images à montrer.Dans le monde de la propagande, il faut des images.C’est avec ces images que l’on peut justifier d’entreprendre les guerres les plus frauduleuses.Relisez Julien et Chomsky.Il est bon de relire La Propagande politique de l’ancien directeur de la Revue Esprit, Jean-Marie Domenach.Son livre date de 1959 et il est d’une grande actualité.Enron, WorldCom, Qwest, Tyco, Lucent, Xerox, pas d’images à exploiter.Les vraies tours sont tombées.Et nous n’avons pas besoin d’ennemis à l’extérieur.Et le pur général Bush sera épargné.Il n’aura pas, lui, à déclarer ses transactions louches.Sa campagne électorale a été financée par Enron, à ne pas oublier.Le 11 septembre lui a permis de reprendre l’Afghanistan aux Soviétiques car nous allons enfin pouvoir faire passer nos oléoducs en toute sécurité.Il fallait, vrai ou fictif, un Ben Laden coupable.Et si «on» enlevait l’Irak, nous et les Russes, en échange, ils pourraient se servir à bon compte dans le pétrole irakien qu’ils sont obligés de négocier.Faisons croire au monde que Saddam veut utiliser des armes chimiques.Nous, nous utilisons et nous avons utilisé des armes radioactivées, car Dieu, notre Dieu et le droit, notre droit, nous permettent de le faire.Il est important de savoir si Martin, qui remplacera Chrétien, marche dans cette façon de faire de nos voisins.Les journalistes doivent poser des questions serrées.Nos ennemis sont-ils à l’extérieur ou à l’intérieur?C’est à cette question que nos petits-fils devront répondre.Laquelle des deux réponses sera la plus payante pour eux?Gilles Derome Laval, 5 août 2002 Coup d’État à Ottawa?Avec tout ce qui se passe actuellement à propos du leadership au sein du Parti libéral à Ottawa, un parti qui, faut-il le rappeler, forme le gouvernement légitimement en place, il y a lieu de se demander si Paul Martin n'est pas actuellement à organiser ce qui serait pourtant à juste fifre qualifié, dans d'autres pays, de «coup d’État» pour renverser un premier ministre démocratiquement élu pour un troisième mandat par la population canadienne, et cela, il y a moins de deux ans! Si Jean Chrétien n’était honnêtement plus en état de gouverner à cause de son état d’esprit, s’il avait des problèmes qui le rendaient inapte à prendre les décisions qui s’imposent pour le mieux-être de la population ou autres situations du même genre, on pourrait comprendre.Mais la campagne menée par Paul Martin et d’autres députés libéraux pour chasser le premier ministre, sous le leadership duquel ils avaient pourtant accepté de se faire élire il y a quelques mois, ne s’explique que par le désir de son «loyal» ministre des Finances de remplacer le patron avant qu’il ne soit lui-même perçu comme trop vieux lors de la prochaine course au leadership, qui aurait normalement eu lieu daps deux ou trois ans.Pas fort, comme raison d'État! L’ensemble des députés libéraux fédéraux et des membres de cette formation politique devraient s’insurger contre la façon de faire de cet ambitieux afin d’empêcher la réalisation de ce dangereux précédent II en va de l’existence même de la démocratie canadienne.Paul Côté Trois-Rivières, 8 août 2002 LIBRE OPINION -?- Existe-t-il des solutions pour contrer l’apparition du jeu compulsif?PIERRE DESJARDINS Professeur de philosophie Collège Montmorency Dernier de deux textes La question que tout le monde se pose est de savoir si une telle maladie mentale se soigne et quel est le coût du traitement Or, ici, il y a lieu d’être très prudent selon les experts, le jeu est l’une des dépendance les plus difficiles à traiter.En 1998, par exemple, bien que 1807 joueurs compulsifs conscients de leur problème aient expressément demandé au Casino de Montréal de leur interdire l’accès aux lieux en signant volontairement une demande d’autoexclusion, à 7415 reprises des agents de sécurité les ont repérés en train de jouer à la table.Lorsque la dure réalité de la vie rattrape l’exjoueur et qu’il se retrouve sans travail et avec des créanciers à ses trousses, l’après-jeu devient très difficile à contrôler, disent tous les experts, beaucoup plus que l’après-alcool.Même lorsque le traitement offert est en cure fermée et dure 28 jours complets, les statistiques montrent que seulement deux personnes sur treize vont cesser complètement de jouer.De plus, on a noté que, chez les adeptes du vidéopoker, le taux de rechute est énorme, soit de l’ordre de 90 %! Or, c’est surtout là que se retrouvent les joueurs compulsifs (95 % en sont des adeptes inconditionnels).Des études sérieuses datant du début des années 90 ont d’ailleurs montré que tout, dans les machines de vidéopoker, est conçu pour créer de la dépendance, notamment en réussissant à donner faussement l’impression à l’utilisateur qu'il a un certain contrôle sur le hasard.En fait, ces ex-joueurs nécessitent un suivi constant après leur traitement, et cela, jusqu’à la fin de leur vie.Même les plus déterminés d’entre eux peuvent succomber de nouveau.Par exemple, Claude, un ex-joueur actuellement travailleur à la Maison du Père, dira; «Je me déteste énormément quand je me regarde dans le miroir.Et puis, je me dis que.si j’y retournais, peut-être que je gagnerais.» On voit là toute la détresse qu'exprime l’ex-joueur pour qui le démon se situe à chaque coin de rue, c’est-à-dire dans chaque brasserie ou dans chaque restaurant où l’on retrouve une de ces fameuses machines.Surtout lorsque, en plus de l’alcool qui y est disponible, on a pris bien soin de faire installer juste à côté un guichet automatique.Et quel est le coût de ces traitements?Au Centre Dollard-Cormier, qui traite chaque année des centaines de joueurs, on établit le coût d’un seul traitement à environ 3000 $ par patient A la Maison Claude-Bilodeau, on l’évalue à 2800 $.Toutefois, selon une étude plus poussée de l’Université du Manitoba, chaque joueur compulsif coûterait au Trésor public plus de 56 000 $ en frais divers.Selon une autre étude du Secrétariat à l’action communautaire du gouvernement québécois, les coûts socioéconomiques reliés au jeu pathologique seraient de l’ordre de 4,8 milliards de dollars par année.On arrive à cette somme astronomique en addi- tionnant simplement le coût des services de santé et des services sociaux reliés au jeu pathologique (que l’on songe aux problèmes familiaux entraînés par le jeu), le coût de la sécurité publique (à cause des vols et des fraudes reliés au jeu), le coût des frais d’administration de justice (notamment à cause des faillites subies par les joueurs), le coût des impôts impayés et celui de l’aide sociale versée pour cause de perte d’emploi.Selon Raynald Beaupré, également ex-joueur et auteur d’un livre sur le jeu compulsif (Rien ne va plus, Québec-Amérique, 2002, 254p.), il existe pourtant un commencement de solution relativement facile à tous ces maux: il s’agirait simplement de bannir les appareils de vidéopoker des 4000 établissements qui les exploitent et de les relocaliser dans des centres de jeu, comme c’est déjà le cas en Ontario.Pour comparaison, dira M.Beaupré, il y a plus de 20 000 appareils de loterie vidéo en Ontario; cependant, ceux-ci se retrouvent concentrés dans 24 endroits, c’est-à-dire dans les six casinos et les 18 hippodromes de cette province.Ce qui donne alors un ratio d’un établissement par 556 000 habitants.Au Québec, par contre, avec tous ces établissements (4000) disséminés à travers la province, le ratio est d’un par 1800 habitants, ce qui, selon lui, rend ces machines beaucoup trop accessibles pour un joueur qui a de la difficulté à se contrôler.C’est là également la position de la Solidarité chrétienne avec les pauvres (SOCAP), un organisme regroupant cinq Eglises chrétiennes qui a formellement demandé au gouvernement québécois de reti- rer les appareils de loterie vidéo de tous les endroits publics, sauf des casinos.Il faut voir également que cette mesure aurait l’avantage de régler en même temps les nombreux problèmes du contrôle du jeu: Loto-Québec ne peut évidemment vérifier efficacement ce qui se passe dans ces 4000 établissements, à savoir si les règlements quant à l’utilisation de ces machines sont bel et bien appliqués par les propriétaires et s’ils sont bien observés par les joueurs, ce qui, d’après de nombreux témoignages, est loin d’être sûr (voir à ce sujet: La Presse, 9 novembre 2001, p.A3).Cela va également dans le sens d’une demande déjà faite au gouvernement par la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) pour qui il est plus que temps de resserrer l’accès à ces machines, surtout aux jeunes qui n’ont pas 18 ans., Notons qu’à l’Ile-du-Prince-Édouard, on les a fait disparaître des magasins du coin.En Nouvelle-Ecosse, le gouvernement les a retirées des dépanneurs.Au Nouveau-Brunswick, on ^’apprête à faire de même.Notons enfin que des Etats américains comme le Vermont ou la Caroline du Sud ont déjà choisi de les interdire carrément Qu’attend alors le gouvernement québécois pour agir?Evidemment, une telle mesure n’enrayerait pas complètement le jeu compulsif mais elle permettrait au moins de revenir à un taux de joueurs compulsifs plus décent, c’est-à-dire autour de celui qui prévalait avant l’installation par Loto-Québec de ces machines en 1993, soit de 1,4 %, ce qui nous permettrait au moins de rejoindre la moyenne nord-américaine. IDEES Un avenir sombre L’AMC ne saurait rester silencieuse et inactive devant une intrusion dangereuse dans la pratique médicale par l’imposition de contraintes géographiques et une éventuelle révision du statut professionnel médical Loi 114 ARCHIVES LE DEVOIR Éviter la dérive du système de santé ne passe pas par la confrontation croit l’AMC.HENRY HADDAD Président de l’Association médicale canadienne, MD, FRCPC epuis quel-ques années, l’Association médicale cana-d i e n n e (AMC) a entrepris une vaste réflexion sur les moyens d’améliorer e système de santé du Canada.Cette réflexion s’avérait nécessaire en raison de la tendance des gouvernements à voir dans les soins de santé une dépense plutôt qu’un investissement Ainsi, l’Association médicale canadienne a conclu que les gouvernements traduisaient en termes exclusivement financiers les objectifs de santé et que cela compromettait ou aurait pu compromettre la qualité des soins qu’attendent les Canadiens et à laquelle ils attachent une grande valeur.Cette tendance réductionniste des gouvernements inquiétait les professionnels de la santé.L’organisation des réseaux canadien et québécois de santé est complexe et lourde à cause de ses nombreux paliers de décision.Les médecins doivent non seulement composer avec des milliers de règlements administrés par une armée de fonctionnaires aux paliers fédéral, provincial et régional, mais aussi subir les aléas des changements politiques qui surviennent pendant et entre les élections générales.Les médecins du Canada sont voués à trouver une solution viable à long terme.L’Association médicale canadienne unit ses efforts à ceux des associations provinciales pour défendre ce principe inaliénable d’un accès égal aux soins de santé partout au pays.Nous restons très vigilants sur les dépenses publiques de nos gouvernements et sur ses actions en matière de politiques publiques.Nous réclamons une transparence absolue des gouvernements national et provinciaux dans la gestion des ressources matérielles et financières du secteur de la santé.De fait, dans la plupart des régions du Canada, les divisions collaborent avec leur gouvernement respectif.Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas, comme on l’a vu récemment en Colombie-Britannique et maintenant au Québec.Un dangereux précédent Il ne fait aucun doute que la décision récente du gouvernement du Québec d’imposer par voie législative une contrainte appliquée à l’échelon local, voire par région géographique, à la pratique médicale constitue un dangereux précédent qu’il nous faut dénoncer pour les raisons évidentes.Malgré les nombreuses tentatives des Fédérations québécoises de parvenir à une entente négociée, le gouvernement du Québec a préféré recourir à une législation contraignante pour régler un état de situation conjoncturel.S cette tendance devait s’étendre dans tout le Canada, c’est toute la profession médicale qui s’en trouverait touchée et la qualité même des soins de santé qui s’en trouverait compromise.En arriverait-on à remettre en question le code d’éthique gouvernant la relation patient-médecin?L’AMC reconnaît volontiers que le système canadien de santé doit faire l’objet d’une réforme en profondeur.L’Association médicale canadienne, à l’instar des premiers ministres à leur récente conférence à Halifax, a répété à maintes reprises combien il est important que le gouvernement apporte un soutien plus substantiel au financement des soins de santé dans les provinces canadiennes.La solution de ce déséquilibre financier doit passer par une révision complète des mécanismes de péréquation entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux.Le gouvernement du Canada ne peut prospérer sans qu’il y ait une juste répartition de la richesse nationale.En même temps, les Canadiens ne peuvent ignorer le fait que les gouvernements des provinces doivent apporter leur juste contribution à l’amélioration des soins de santé.Selon l’AMC, les réformes ne sauraient prendre exemple sur le gouvernement du Québec, qui a préféré imposer des solutions provisoires en adoptant une mesure législative inappropriée et déme- surée, génératrice de conflits éventuels et d’aggravation de l’actuelle pénurie de ressources humaines, matérielles et financières.Caprices politiques Lors de nos interventions publiques, nous avons placé et continuerons de placer au premier rang de nos priorités le droit de toute personne, où qu’elle soit au Canada, à avoir accès aux soins de santé et à recevoir des services de la plus grande qualité.Le gouvernement du Québec entend, à court terme, revoir le statut du médecin pour, le transformer en employé de l’État.Cette position est insoutenable et fera l’objet, si cette tendance devait se remarquer tant au Québec qu’ailleurs, d'une vive contestation partout au pays.Le gouvernement du Québec a amorcé un dangereux virage qui ne servira pas les intérêts des personnes qui font appel au système de santé.Il n’existe et ne doit exister aucune force contraignante dans la prestation des soins de santé de grande qualité.La pratique médicale ne peut être assujettie aux caprices politiques à court terme.Il convient de cesser toute ingérence politique indue dans la pratique médicale.Il revient aux gouverne-, ments élus d’être à l’écoute de leurs électeurs et de rechercher, par voie de consensus, des solutions qui réuniront au lieu de diviser, qui rassembleront au lieu de séparer, qui harmoniseront au lieu de heurter.Les médecins du Québec et la communauté des soins de santé doivent être consultés avant que ne soit imposée, par les pouvoirs publics, une modification substantielle et perverse du statut de la profession médicale.Éviter la dérive du système de santé ne passe pas par la confrontation, par une législation improvisée et par des compressions budgétaires aveugles.Une telle attitude pourrait aboutir à la disparition d’une éthique médicale proche du patient au profit d’une idéologie préoccupée par la seule question de rentabilité.Une autonomie professionnelle nécessaire Il convient de rappeler cette Déclaration de l’Association médicale mondiale adoptée à Madrid, en octobre 1987, qui garde tout son sens aujourd’hui: «L’Association médicale mondiale et ses associations médicales nationales réaffirment l’importance de l’autonomie professionnelle en tant que composante essentielle de soins médicaux de haute qualité et partant, en tant que prestation due au patient et devant être préservée.L’Association médicale mondiale et ses associations médicales nationales s’engagent donc à préserver l’autonomie professionnelle dans le domaine des soins apportés aux patients, ce qui constitue un principe d’éthique essentiel.» Lors de sa prochaine assemblée annuelle, en août 2002, l’AMC réunira donc en session spéciale les présidents des divi- sions provinciales et territoriales et des sociétés affiliées pour élaborer, face à la menace qui plane sur l’ensemble de la profession médicale du Québec, une stratégie d’intervention et de défense de ses membres.L’AMC ne saurait rester silencieuse et inactive devant ce qu’il est convenu d’appeler une intrusion dangereuse dans la pratique médicale par l’imposition de contraintes géographiques et une éventuelle révision du statut professionnel médical.LAssodation médicale canadienne fera connaître en temps et lieu ses doléances et son point de vue tant au gouvernement du Québec qu’à tout autre gouvernement qui serait inspiré par de telles tendances profondément rétrogrades de favoriser une législation contraignante au fieu du dialogue.D’autre part, l’Association médicale canadienne analysera, avec ses partenaires québécois, les mesures à prendre pour assurer pleinement la défense de ses membres et la protection de leur statut.Collecte sélective Des variations de tarifs qui s’expliquent La collecte sélective coûte beaucoup plus cher à la société quand on tient compte de Vensemble des coûts environnementaux ARCHIVES LE DEVOIR La collecte sélective est une pratique qui permet de protéger les ressources.•.V>v PIERRE LEMOINE Président de Rebuts solides canadiens u cours des dernières semaines, les médias ont fait état d’une augmentation prévisible du coût de la collecte sélective à compter du 1" septembre.C’est alors qu’entreront en vigueur les nouveaux contrats de collecte sélective devant être octroyés sous peu par les arrondissements formant l’ancienne Ville de Montréal.Faisant suite à des appels d’offres publics, ces contrats seront accordés à des entreprises comme la nôtre, chargées de ramasser les matières recyclables dans chaque rue et devant chaque maison de la ville et de les transporter au centre de tri.Les nouveaux contrats couvriront une période de plus de quatre ans, soit du 1" septembre 2002 au 31 décembre 2006.En se basant sur les tarifs établis en 1998, au début de l’actuel contrat qui se terminera à la fin du mois, certains ont jugé que les nouveaux tarifs présentés par les soumissionnaires sont excessifs et injustifiés.Les faits montrent toutefois très clairement que les majorations sont tout à fait raisonnables et explicables.En effet, ces augmentations résultent en grande partie des changements opérationnels demandés aux transporteurs dans les nouveaux devis de soumission des arrondissements et par les nouvelles directives de la Commission de la santé et sécurité au travail (CSST) du Québec.Ces changements auront certes pour effet d’améliorer l’efficacité du service et la sécurité des opérations, mais à un coût supérieur.Le prix de la collecte sélective restera néanmoins fort acceptable, surtout en considérant les avantages de cette politique pour l’environnement et la société.Notons tout d’abord que toute comparaison avec les tarifs établis en 1998 est trompeuse.Ces derniers ont en effet été révisés à quelques reprises au cours des dernières années pour tenir compte de l’évolution de l’indice des prix à la consommation et, sur- tout, pour tenir compte du travail additionnel, non prévu dans le contrat, demandé aux entreprises.Prenons l’exemple concret d’un arrondissement du sud de Montréal.En 1998, le tarif de collecte sélective établi pour ce quartier était de 13,60 $ par porte et par année.Tel que le prévoyait le contrat conclu avec la Ville de Montréal, ce tarif a été graduellement augmenté en fonction de l’évolution de l’indice des prix à la consommation, ce qui l’amène à 14,45 $.En 1999, la Ville de Montréal a adopté une nouvelle réglementation, afin de rendre le recyclage obligatoire pour les résidants.L’opération a été couronnée de succès, car le volume de matières recyclables collectées a alors fait un bond de 40 % en moyenne, amenant ainsi la Ville à augmenter le tarif à 20,15 $ la porte.Toujours en cours de contrat, la Ville de Montréal a élargi la collecte sélective aux immeubles de plus de neuf logements, ce qui explique une nouvelle majoration de tarif, celui-ci passant à 21,10 $.C’est donc sur la base de 21,10 $ par porte et par année, et non pas 13,60 $, que le nouveau tarif couvrant la période 2002-2006 doit être comparé.Comment justifier que le tarif passe de 21,10 $ à 27,46 $ dans la soumission présentée par notre entreprise à cet arrondissement pour les quatre prochains années et quatre mois?Une première cause, qui explique à elle seule une augmentation d’environ 25 %, tient notamment au fût que, suivant les nouvelles directives de la Commission de la santé et de la sécurité au travail du Québec, les entrepreneurs devront dorénavant faire la collecte des bacs d’un seul côté de rue à la fois, et ce, même dans les artères à sens unique où la largeur de la voie ne permet pas aux véhicules de doubler les camions de collecte sélective.Cette mesure vise à réduire le risque d’accidents pour les employés.Le fait de passer deux fois dans une même rue entraîne une majoration des heures travaillées, des frais d’entretien des camions et des coûts de carburant.En outre, il nous faudra augmenter de 30 % notre parc de camions.Le devis de 2002 impose en outre au transporteur l’obligation d’effectuer un meilleur tri des matières recyclables.Ainsi, le nouveau devis réduit de 20 % à seulement 5 % le pourcentage autorisé de mélange entre les fibres (papier et carton) et les contenants.Le nouveau devis prévoit que des évaluations des chargements seront effectués par la municipalité et qu’en cas de non-conformité, l’entrepreneur devra disposer du chargement à ses frais.De plus, si l’inspection révèle la présence de plus de 2 % de matières non recyclables, le chargement sera jugé non conforme.Ces nouvelles contraintes, certainement souhaitables du point de vue de l’efficacité de la collecte sélective, se traduisent par contre par des coûts supplémentaires.Le reste de l’augmentation, soit environ 5 %, s’explique par les majorations du coût des biens et services auxquelles fait face notre industrie.Par exemple, le carburant est passé de 39 cents le litre en 1998 à 64 cents en 2002, ce qui représente une hausse de 64 %.Les primes d’assurance ont augmenté de 42 % entre 1999 et 2001.Les frais de main-d’œuvre ont crû de 51 % depuis trois ans.11 ne faut pas oublier que les tarife soumis cette année couvriront une période de plus de quatre ans.C’est donc dire que l’augmentation de 5 % des coûts des, biens et services est à peine supérieure à 1 % par année.Que faut-il retenir de cette arithmétique?Tout d’abord, que la collecte sélective est une pratique qui permet de protéger les ressources et de diminuer l’enfouissement des déchets, lequel coûte beaucoup plus cher à la société quand on tient compte de l’ensemble des coûts environnementaux (pollution des sols et de la nappe phréatique, gaz à effet de serre, etc.).fl faut aussi retenir que les tarife variant entre 26 $ et 30 $ par porte par année soumis par notre entreprise aux arrondissements de la Ville de Montréal pour la période 2002-2006 représentent un coût d’environ 50 cents par semaine par ménage.C’est peu pour protéger l’environnement et c’est moins que le prix d’une boisson gazeuse.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’Information générale et métropolitaine : Gérald Dallalre (adjoint an dincttur de l'information).François Cardinal (actualité municipale), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (sports).Faute des Rivières (éditorialiste).Jeun Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoit Munger (responsable du site Internet), Josée Boileau.Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé), Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques); Martin Duclos et Christine Dumaaet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; b l’Information culturelle : Michel Bélair (responsable), Jean-Rerre Ir-gault, Stéphane Haillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche fars visuels); A l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny, Eric Desrosiers, Valérie Dufour, Pauline Gravel, Claude Turcotte; à l’information internationale : Claude lévesque, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); h l’Information politique : Hélène Buzzetti.Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Louisr-Maude Rksix Soucy (comma).La documentation : Gilles Paré (directeur); Manon Derome, Serge Uplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslalne Cité, Marlène Côté, Annie Duguay, Martin Fournier, Christiane Legault, Amélie Maltais, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Micheline Ruelland, (publicitaires), Laurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production).Claudine Bédard, Michel Bernatchet, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Olivier Zulda.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DlSTRIBIfTION ET TIRAGE, Unda Thériault (responsable service à la clientèle, distribution et tirage), Hélène Gervals.Marie-Éve Santerre, (coonlonnatrice d la promotion et à la sollicitation).Monique L’Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Olivier lachambre (contrâleur), Ghislaine lafleur.Claudette Béliveau (adjointe administrative).Claudine Chevrier, Chantal Rochon, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). LE DEVOIR, LE MARDI 13 AOÛT 2002 A 8 -* LE DEVOIR «-—- ACTUALITES ERREMENTS SHARON SUITE DE LA PAGE 1 Hier, M.Lebel disait sur les ondes de RDI s’interroger sur son avenir et maintenait sa position.«La souveraineté sans territoire, ça ne représente rien et c’est la tristesse qui m'accapare, puisque je milite dans les partis souverainistes depuis 30 ans.J’ai l'impression d’avoir été floué, de m’être fait mentir, d’avoir été abusé, en termes de militantisme, par des gens plus ou moins sincères.Là, on est en train de le découvrir aujourd’hui, on est en train de partitionner le Québec, d’enclaver des villages dans un territoire gigantesque autochtone.» Entre-temps, le whip Pierre Brien tentait de réunir MM.Duceppe et Lebel.Il devait parler à ce dernier hier soir et on espérait pouvoir fixer un rendez-vous.Le premier ministre Landry, de son côté, a dit laisser à Gilles Duceppe le soin de discipliner ses troupes.Il a par contre déploré le «culte du ressentiment» et la «suspicion» manifestés dans ce dossier.«Ces excès de langage sont parfaitement injustifiés; on en a encore pour des mois et des mois, voire des années de négociations, avant de signer quoi que ce soit.Et tout sera fait de concert avec les élites locales, avec les populations locales, en toute transparence et en toute information», a-t-il affirmé.fi a souligné que l’on fait référence, dans cette entente, à moins d’un pour cent du territoire québécois et qu’il s’agit de cogestion, non pas de droit exclusif des Innus sur un territoire donné.«Les faussetés manifestes n’ont pas leur place», a-t-il lancé.Dans l’entourage de M.Duceppe, on s’expliquait mal la soudaine sortie de M.Lebel puisque Louis Bernard a rencontré le caucus bloquiste ce printemps pour lui expliquer la teneur de l’entente.D a expliqué que c’était la première étape d’un processus de négociations qui pourrait durer encore deux ans.Eric Gourdeau rappelle que le premier ministre René Lévesque avait, lui-même et dès 1978, amorcé des discussions avec les Innus.Il ne voulait pas attendre d’être pressé par un projet de développement comme cela avait été le cas avec les Cris et Inuits de la Baie James.«Il ne voulait pas attendre parce qu’il trouvait que les droits ancestraux étaient sacrés, qu’il ne suffisait pas de les reconnaître, qu’il fallait aussi les mettre en application», raconte-t-il Il a tenu à rectifier les faits afin d’éviter que le doute ne s’installe dans l’esprit des autochtones à l’égard de la détermination de Québec dans ce dossier.M.Gourdeau n’est plus fonctionnaire mais il croit toujours sincèrement au respect des droits ancestraux autochtones.De plus, il pense que leur respect sera une question incontournable pour un Québec souverain qui veut obtenir la reconnaissance internationale.Avec la Presse canadienne Rectificatifs Des erreurs se sont glissées dans le texte «Une discrète à la Cour suprême» portant sur la nomination d’une nouvelle juge québécoise au plus haut tribunal du pays, paru dans notre édition du 9 août 2002.Contrairement à ce qui avait été écrit, la présence de trois juges québécois à la Cour suprême n’est pas garantie par la Constitution, mais bien par une «convention constitutionnelle».De plus, même si elle est née à Montréal, la juge Louise Arbour ne représente pas le Québec.C’est plutôt Charles Gon-thier qui représente la province, avec Louis LeBel et Marie Deschamps.En outre, ces trois magistrats ne sont pas seuls à se prononcer dans les cas de droit civil québécois.Tous les membres de la Cour suprême sont en effet habilités à le faire.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O” étage, Montréal (Québec), H3A3M9 63 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30àl6h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir peut, à l'occafiion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent Intéresser ses lecteurs.SI vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.U Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence IVesse Canadienne est autorisée A employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Uval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.DépOt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 un terme aux attentats contre des civils en Israël, se-on des participants aux débats.Cette tournure modérée a finalement cédé la place à des termes visant à approuver la deuxième Intifada: «Nous soulignons la légitimité de notre résistance contre l’agression, l’occupation et les colonies israéliennes», précise la déclaration.En 22 mois de violences, plus de 1800 Palestiniens et de 600 Israéliens ont trouvé la mort Toutes les factions, parmi lesquelles le Hamas et e Djihad islamique, sont tombées d’accord sur le principe du texte, même si le Hamas consultait encore sa direction avant d’officialiser son accord.Si tous les mouvements en acceptent les termes, les Palestiniens mettront en place une direction nationale unifiée de vingt membres, quelle que soit leur faction d’origine.Cette structure devra consulter Yasser Arafat et l’Autorité palestinienne pour l’organisation des élections qui auront probablement lieu en janvier prochain.L’administration actuelle devrait rester en poste mais les pouvoirs dévolus à la nouvelle direction sont loin d’être précis.«Nous appelons à la mise en place rapide d’une direction nationale unifiée au sein de laquelle tout le monde participera» indique la proposition, qui prévoit également «un processus de réformes dans toutes les institutions palestiniennes».L’Autorité palestinienne condamne régulièrement les attaques contre des civils israéliens, mais les groupes militants radicaux ignorent ces appels et multiplient les attentats.Les dirigeants palestiniens affirment qu’ils auront une plus grande influence sur le Hamas et d’autres mouvements en les faisant rentrer au bercail.Malgré la violence quotidienne, Israéliens et Palestiniens ont organisé des discussions au cours des derniers jours, tandis qu’une délégation palestinienne se rendait à Washington la semaine dernière pour des entretiens avec de hauts responsables américains.«Je ne peux pas dire que nous avons atteint un point capital dans nos discussions avec les Américains, mais je pense que c’est le point de départ sérieux d’un dialogue», a expliqué hier le négociateur palestinien Saeb Erekat Par ailleurs, un tribunal militaire israélien a ordonné en appel hier soir l’expulsion de trois Palestiniens de Cisjordanie vers la bande de Gaza pour soutien à des proches, auteurs d’attentats.Le tribunal militaire de Beit El (Cisjordanie) a pris cette décision à l’encontre de Kifah Adjouri, 28 ans, et d’Intissar Adjouri, 34 ans, du camp de réfugiés d’Askar, et d’Abdel Nasser Assidi, 34 ans, du village de Tel, selon la télévision israélienne.Tous trois sont les frères et sœur de Palestiniens recherchés par les services de sécurité israéliens pour avoir participé à l’embuscade contre un bus civil desservant la colonie juive d’Emmanuel le 16 juillet, qui avait fait neuf morts.L’expulsion de proches d’activistes palestiniens est l’une des mesures prises par Israël début août pour tenter de réduire le nombre d’attentats.Enfin, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, les forces israéliennes ont arrêté 13 Palestiniens, dont l’un est soupçonné d’avoir planifié un attentat suicide avec une mineure de 16 ans, a-t-on appris auprès de l’armée et de la police.Les 13 personnes font l’objet d’une enquête, a précisé l’armée.CHAREST SUITE DE LA PAGE 1 Bientôt un petit frère ?ÆSm.¦MMf' mj.^ É*!t GUANG NIU REUTERS UNE FILLETTE de Pékin effleure une sculpture faisant la promotion de la politique de l’enfant unique toujours en vigueur en Chine.Si ses parents le désirent, elle aura peut-être la chance d’avoir un petit frère ou une petite sœur bientôt puisque, dès la semaine prochaine, la loi accordera aux citoyens de l'empire du Milieu plus de liberté pour avoir un second enfant.SUITE DE LA PAGE 1 mais ayant été ennuyée par des blessures ces derniers mois et présente au tableau principal grâce à un laissez-passer, a perdu contre la Slovaque Henrieta Nagyova (45' au classement WTA) en trois manches de 7-6 (9-7), 6-7 (4-7) et 7-5.Et pour une fois, contrairement à ce qu’on ne cesse de vous répéter aux nouvelles du sport, le score final illustre l’allure de la rencontre.Aux nouvelles, on vous le dit toujours quand le score n’illustre pas l’allure de la rencontre, mais jamais quand il l’illustre.C’est une des particularités de l’information sportive.C’est comme ça, et vous devriez cesser de poser des questions embêtantes.Bref, ce fut long.Et chaud.En fait, il faisait tellement chaud qu’il n’aurait pas été étonnant qu’une avance fondît, voire qu’une solide avance se liquéfiât.Aussi, si ce match fut ponctué d’erreurs et de bris et de toutes ces choses, n’en tenons point rigueur aux protagonistes, puisque le seul fait de tenir et de donner son 110 coup après coup après coup pendant deux heures SILENCE et cinquante minutes dans cette fournaise relève du considérable exploit Oui donc, Mary Pierce est l’une des favorites à Montréal, peut-être parce que, en dépit d’une notice de renseignements personnels indiquant qu’elle réside aux Etats-Unis et représente la France, elle est née ici par un beau 15 janvier 1975.D’ailleurs, elle l’a dit hier après sa douloureuse défaite, le tournoi de Montréal est spécial pour elle.Elle y a régulièrement bien fait, et elle aime Montréal.Du reste, si je peux vous faire une confidence à la condition que cela reste entre nous, toutes les joueuses de tennis adorent Montréal.Ah Montréal ah Montréal, ses restaurants, ses boutiques, son côté européen, sa French-Canadian joie de vivre, sa bonhomie, sa devise en papier hygiénique qui ne vaut pas de la chnoute, Montréal, l’aviez-vous déjà remarqué, c’est le nec plus ultra de la quintessence du boutte de toute.Si seulement, maintenant, on pouvait prendre ces tenniswomen et les faire tenir une petite rencontre informelle d’information en compagnie des joueurs de baseball majeur qui préfèrent aller à Milwaukee ou à Cincinnati, imaginez combien notre avenir sportif de métropole serait radieux.Ah, c’est parce qu’elles ne mettent le pied ici qu’une semaine par année qu’elles aiment Montréal tant que ça?Ah bon.Scusez.?En attendant que les vrais gros noms ne se mettent de la partie dans ce tournoi, ce qui devrait se produire à compter d’aujourd’hui si le ciel ne nous choit point sur la tête, je tiens à vous souligner que dans l’abondante liste des commanditaires/barre oblique/fournisseurs officiels/barre oblique/noms de produits de consommation que l’on voit partout dans les alentours du parc Jarry, on retrouve notamment l’eau de source Evian et la crème Nivea (pour hommes).Evian et Nivea.Des anagrammes, bondance.Ça doit être la chaleur.Je pense que je vais aller faire un tour dans la piscine du parc Jarry, juste là, derrière l’ancien champ droit, là où Willie Stargell déposait ses circuits, dans le temps où on nageait dans pas d’eau.jdiontjfledevoir.com anti-briseurs de grève.«Nous l’incarnons parfaitement le changement», a-t-il souligné.M.Landry présente donc le règlement de la question nationale du Québec comme l’autre grand changement à réaliser.Si le Québec avait été souverain, dit-il, le déséquilibre fiscal, «on n’en parlerait pas», non plus que la Loi fédérale sur les jeunes contrevenants, ni le rêve de rendre toutes les provinces du Canada bilingues.«Tant que le grand changement n’est pas arrivé, on a fait notre preuve qu'on était capable de bien diriger» Réaction de panique «Depuis les partielles, les libéraux ont pesé sur le bouton de panique et ils se cherchent un discours.Mais copier pour diviser, c’est de la vieille politique! Les citoyens et les citoyennes du Québec sont capables de juger tout ça», disait de son côté le député de Vimont, François Gaudreau.Celui-ci est l’un des trois adéquistes élus lors des quatre élections partielles de juin.Les libéraux, eux, non seulement n’avaient fait élire personne, mais trois de leurs candidats se sont retrouvés au troisième rang.Depuis, l’ADQ continue d’avoir le vent dans les voiles, selon les sondages, ce qui ne manque pas d’influencer les libéraux, s’amusent les adéquistes.D’où l’importance de «replacer le message de M.Charest en perspective», indiquait hier M.Gaudreau, qui tenait une conférence de presse à ce sujet au nom de son parti.En ouverture du 20' congrès des Jeunes libéraux, qui se tenait en fin de semaine à Trois-Rivières, Jean Charest a dénoncé vivement les idées adéquistes, qu’il a comparées à celles du Reform Party.Le lendemain, le chef libéral s’engageait néanmoins à «réinventer l’État du Québec» afin de mettre fin à un gouvernement «qui contrôle et taxe tout».Une idée que M.Charest avait déjà lancée en 1998, reconnaît François Gaudreau.Mais une idée «déjà dans notre discours à ce moment-là», rappelle celui qui, cette année-là, était déjà candidat adéquiste, dans Vimont, aux élections générales.«La réduction de l’État, s’assurer de recentrer le citoyen au cœur de nos préoccupations, c’est la pierre angulaire de notre programme politique et de notre existence», souligne-t-il.La différence, poursuit le député adéquiste, c’est qu’en 1998, Jean Charest n’avait pas maintenu son discours en raison des réactions qu’il suscitât.«Est-ce qu’on peut se fier à un chef comme ça face à M.Mario Dumont qui tient le même langage depuis 1994 et qui n’en a pas dérogé?Et pourtant, Dieu sait que des sondages, à deux, trois ou quatre pourcent de la population qui nous appuyait, on a connu ça, nous!» Les accusations d’extrémisme ou de simplisme ne font pas tiquer M.Gaudreau, qui a fait valoir l’importance de la dette du Québec, qui s’élève à plus de 172 milliards, tel que révélé la semaine dernière.C’est assez pour faire réfléchir et tout remettre sur la table, dit le député.Il s’interroge par ailleurs sur la cohérence de la démarche libérale.«M.Charest parlait dimanche de réduction de l'État alors que les jeunes libéraux sont prêts à créer de nouvelles sociétés d’État comme celle sur la nationalisation de l’eau! Et il se dit prêt à collaborer avec le privé en santé et en éducation alors que, pendant les partielles, il nous accusait de vouloir remplacer la carte d’assurance-maladie par une carte de crédit.C’est drôle quand même: un message au mois de juin, un nouveau en août! Ça frise le ridicule.» Avec la collaboration de la Presse canadienne ri* Sherbrooke «y.du Prétktent'Kennedy boul Mtieonneuvi Saints-Ci therln* ?*Tw«2.*te»\t>-e
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