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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2006-08-29, Collections de BAnQ.

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ACTUALITÉS Sentiers de véhicules hors route: Québec décrète.et consulte Page A 3 1 e d e v o i r.c o ni ?w w w MEXIQUE Le Tribunal électoral confirme la courte victoire de Felipe Calderon Page A 5 LE DEVOIR Kofi Annan dans le Beyrouth démoli H’i « » ¦ • & ERIC GAILLARD KEIH ERS A BEYROUTH, première étape d'une tournée au Proche-Orient, Kofi Annan s’est rendu dans les quartiers sud de la capitale libanaise.détruits par les bombardements israéliens.Le secrétaire général de l’ONU a demandé la levée du blocus qu Israël a imposé au Liban après le début des hostilités le 12 juillet et qu’il maintient malgré l'entrée en vigueur d’une trêve le 14 août.Il a également réclamé la libération des deux soldats israéliens toujours détenus par le Hezbollah.Lire nos informations en page A 5.EMBARCATIONS NAUTIQUES Ottawa annule la règle du tout ou rien Pourront dorénavant être interdits de façon sélective les motomarines et les wake boats sur les lacs LOUIS-GILLES FRANC ŒUK Le gouvernement fédéral n’a plus besoin de recourir à une nouvelle loi pour interdire sélectivement et légalement certains types d'embarcations nuisibles à l’environnement sur les plans d'eau du pays, comme les motomarines et les nouveaux wake boats, si une majorité de riverains le désirent.C’est ce qu’a confirmé le ministre canadien des Transports, l-awrence Cannon, le 15 juin dernier, à la marraine d’un projet de loi lancé il y a plus de quatre ans par la sénatrice manitobaine Mira Spivak pour conférer ce pouvoir Inwrence Cannon au gouvernement fédéral.Le Devoir a obtenu copie de cette lettre du bureau de la sénatrice indéixmdante du Manitoba, qui a présenté depuis 2001 cinq projets de loi en ce sens.b- ministère fédéral des Transports soutenait depuis toujours qu’il ne pouvait interdire un type d'embarcations |>ar ticulier sur un cours d’eau navigable.C'était à son avis la régie du tout ou rien: il devait interdire toutes les embarcations motorisées ou les laisser toutes s'ébattre à leur guise.Sur plusieurs plans d’eau où les riverains doivent utiliser des embarcations pour se VOIR PAG F A «: NAUTIQUE Au moins cinq morts dans un accident impliquant un autobus qui effectuait la liaison New York-Montréal ¦ Nos informations en page A 8 « Sensibilisation politique » pour cégépiens Les professeurs de cégep élaborent un plan pour faire «réfléchir» leurs étudiants en vue des prochaines élections au Québec La famille bloquiste en deuil Le député Benoît Sauvageau se tue dans un accident de la route HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — H était de bonne compagnie, prenait le devant de la scène en toute modestie, travaillait fort et marquait des points pour son parti.Arrivé vert à la Chambre des communes, Benoît Sauvageau en sera reparti bien jeune.Le député bloquiste s’est tué hier matin dans un accident de la route, dans sa circonscription de Repentigny.D avait 42 ans.L'accident est survenu vers 10h40 hier matin, rue Notre-Dame.La voiture du parlementaire a embouti une remorqueuse à autobus garée en bordure de la chaussée.Les policiers ont été appelés sur les Beux où üs ont reconnu leur député, grièvement blessé.M.Sauvageau a été conduit a l'hôpital où son décès a été constate La police ignore encore les causes exactes de l'accident: malaise?fausse manœuvre?distraction causée par un téléphone cellulaire?La thèse d'un suicide est ecartée.tout comme la possibilité que l'alcool soit en cause.Ses collègues du Bloc québécois, mais aussi tout le microcosme parlementaire — y compris l'auteure de ces lignes — étaient sous le choc hier.Encore la semaine derniere.Benoit Sauvageau participait à la VOIR PAGE A 8 SAUVAGEAU INDEX Aimonw*____B 4 Idées____A 7 Avifl pubbrs .B 5 Météo____B 5 Culture —B 8 Monde____A 5 Décés-B 4 Mot» cmwés B 6 Économie 31 Sudokn________BS Éditnn«l .AS Tétévinnn B7 Benoît Sauvageau MAK1E-ANDKÉE CHOUINARD Les cégépiens seront soumis cet automne à un plan de «sensibilisation politique» élaboré par les syndicats d'enseignants et approuvé par les associations d'étudiants.L'opération politique, qui écorchera au passage les réalisations libérales, est tout droit Bée a la prochaine campagne électorale provinciale.«Notre objectif est de faire en sorte que les étudiants puissent réfléchira certains enjeux fondamentaux», ex püque Jean Trudel, vice-président de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).«On ne veut pas faire de la propagande politique et recommander de voter pour un parti ou un autre, mais on souhaite éveiller les consciences.» En plus de la FNEEQ, la Fédération des enseignants de cégep (FEC-CSQ) et la Fédération autonome du collégial (FAC) ont donné leur aval a ce projet, qui passera concrètement par la réalisation d'une brochure abritant neuf textes politiques «décapants» sur des sujets comme la dette, la loi 142 (qui a imposé en décembre dernier les conditions de travail de piilliers de travailleurs du secteur public), la taiUe de ITtat, les droits de scolarité ou l'équité intergénérationnelle.«Le document sera imprimé a grande échelle et sera distribué de telle sorte qu’on pourra difficilement s'y soustraire ou le mettre au recyclage», expüque M Trudel.qui explique que l’usage que les enseignants pourront ou ne pourront pas en faire devant la salle de classe n'est ps encore clairement défini.I es trois fédérations doivent de nouveau s*- rencontrer cette semaine pour approuver le contenu de la brochure et discuter de ses iixxialités de lancement.les syndicats affirment marcher sur un mince fil depuis l’avènement de la loi 142, qui les invite à ne pas troubler le «cours normal des choses» lors de manifestations syndicales.L'idée de la brochure a paru aux trois groupes d’enseignants comme une voie idéale pour combiner action syndicale et sensibilisation sans troubler l’ordre pubBc.VOIR PAGE A 8: CÉGÉPIENS Islam en salle Des musées s’ouvrent au Moyen-Orient, et le Moyen-Orient ouvre des musées.Mais les institutions canadiennes et québécoises traînent un peu derrière la tendance mondiale à s’intéresser à Fart chaud de ce point brûlant du globe.STÉPHANE BAILLARGEON 1 Orient, proche ou moyen, ^ concentre les grandes peurs de l’Occident le terrorisme est «arabe», le fanatisme «musulman* et l'integrisme islamique.Dans l'imaginaire d'ici, cet étranger, proche ou lointain, renverse le monde pour finalement et immanquablement représenter la tradition par rapport a la modernité.rintolérance opposée a la liberté.la théocratie contre la démocratie.L'effondrement des tours géantes et jumeDes de New York, il y a tout juste cinq ans, n’a évidemment pas fait fructifier le déjà trop maigre capital de sympathie.Pourtant des efforts pour porr cct les poncifs se multiplient comme en témoignent les musées, ces concentrés pur jus des rapports de nos sociétés a l'autre, au pouvoir comme au passe.Et les plus imposants donnent le la.Le Victoria & Albert Museum de Londres vient d'inaugurer la Jameel Galle- ry of Islamic Art une nouvelle aile consacrée exclusivement aux arts des civilisations de l'Islam.Le sort, ironique et méchant comme souvent a voulu que les visites débutent il y a un mois, alors que Tsahal foudroyait le Hezbollah et le Liban.La nouvelle caverne d'Ali Baba rassemble le meilleur des fonds du vieil Albert Hall, une sélection de 400 objets tirés d’une collection d’art islamique rassemblant plus de 10 000 numéros L'exposition permanente couvre une longue période historique (du VIII siecle a ia Premiere Guerre mondiale) et un immense territoire (de l'Espagne a l'Ouzbékistan).Le Louvre n’est pas en reste avec le très ambitieux projet de redéploiement des arts de llslam qui doit aboutir en 2009.la cour Visconti située au cœur de l'aile sud (dite Denon) a été retenue pour insérer les arts de llslam de maniéré cohérente dans le parcours des colossales VOIR PAGE A 8 ISLAM Des expositions sur l’art islamique comme antidote aux grandes peurs de l’Occident jtANCOirc./umatAUnueKr.m Gouache de Tabriz, en Iran, datant du XVI ‘ aiècle.> 4 4 LE DEVOIR.LE MARDI 29 AOÛT 2006 ?LES ACTUALITÉS ?Menacé d’expulsion L’imam Saïd Jaziri porte sa cause en appel BRIGITTE SAINT-PIERRE Ly imam montréalais menacé par un homme bran-r dissant un couteau et a l’origine de la manifestation pour dénoncer les caricatures de Mahomet l’hiver dernier a demandé récemment à la Cour fédérale la permission d’en appeler d’une décision de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR).Ayant notamment omis de révéler aux autorités canadiennes qu’il avait un dossier criminel en France et qu’il avait été expulsé en Tunisie, Said Jaziri a perdu son statut de réfugié en juin, et le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration lui a signifié sa volonté de l’expulser du pays.M.Jaziri a demandé à la Cour fédérale le 15 août l’autorisation de présenter une demande de contrôle judiciaire de la mesure d’expulsion émise par le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration le 31 juillet.Selon son avocate, M' Johanne Doyon, le ministère a notamment «excédé sa juridiction en agissant contrairement à la loi [,] a rendu une mesure d'expulsion entachée d’erreurs de droit [et] a rendu une mesure d'expulsion fondée sur des conclusions de faits erronés, tirés de façon abusive et/ou arbitraire et/ou sans tenir compte des éléments dont il dispose».De la même manière, M.Jaziri a demandé en juillet à la Cour fédérale l’autorisation de présenter une demande de contrôle judiciaire de la décision de la CISR annulant son statut de réfugié, obtenu en 1998.M' Doyon et lui souhaitent faire annuler cette décision, datée du 22 juin dernier.D’après le mémoire de son avocate amendé le 16 août, «la CISR a erré en droit en omettant de motiver en quoi il ne restait pas suffisamment de preuve justifiant l'asile» el «en ignorant les éléments restant indépendamment des fausses indications».Selon M' Doyon, son client «n'a pas bénéficié d’une audience impartiale de sa cause».Elle soutient en outre que «lu CISR a violé l’équité procédurale» et que le commissaire «a rendu sa décision avant l'écoulement du delai octroyé pour dépôt de pièces supplémentaires et sans les considérer».Plus assez d’éléments justifiant un statut de réfugié Dans sa décision du 22 juin, le commissaire Michel Jobin de la CISR écrit que M.Jaziri a présenté des informations erronées et «qu’il reste insuffisamment d’éléments de preuve pour justifier la décision initiale du tribunal» d’accorder le statut de réfugié à l’imam.Il mentionne que M.Jaziri a avoué avoir menti à la CISR en 1998.L’imam av;iit par exemple affirmé qu’il n’avait pas de dossier criminel.Or il en possède un en France.Dans un courriel, Interpol Paris révèle à son homologue canadien que M.Jaziri a été condamné en 1994 pour violences volontaires et dégradation de biens.«En effet, celui-ci était imam de la salle de prière El Houda située rue de la Gendarmerie à Nice, il avait été impliqué dans une bagarre survenue suite à la dérision de la Sonaeotra.dont dépendait le local, de fermer le lieu de culte», mentionne le courriel.M.Jaziri a été renvoyé en Tunisie au printemps 2004.Il s’agit d’un autre élément qu’il avait tu en 1998.Dans sa décision, M Jobin s’interroge sur le fait que l’imam n'ait pas purgé sa peine de prison de trois ans lorsqu’il est rentré dans son pays d’origine en 2004.M.Jaziri avait mentionné avoir été condamne in absentia en 1991 à trois ans de prison en Tunisie pour appartenance à une association non autorisée et pour avoir distribue des dépliants.Dans son mémoi re, son avocate mentionne que la CISR avait conclu en 1998 que son client «avait des craintes fondées de persécution».L’imam montréalais avait aussi omis de dire qu'il avait été condamné en juin 1995 en Fnuice innir complicité de coups et blessures volontaires et qu’il avait été incarcéré à Marseille jusqu’en décembre 1995.Le Devoir jACoers s un u i k in voin " 1 Saïd Jaziri EN BREF Feux synchronisés h's leux île circulation de la plupart des ;irtères mont realaises seront synchronises cet automne pour per mettre aux automobilistes de poursuivre Unir chemin sans encombre à une vitesse de 40 km h.Environ la moitié dr's 1630 intersections de Montreal ont ete dotées récemment de nouveaux feuv qui offrent notanv nient un décompte numérique pour les piétons.Ces teux seront synchronises graduellement entre septembre et novembre, en fonction du debit de la circula don.On pourra donc adapter k' rythme des changements de ton au moment de la journée, soit Hieure de pointe du matin, celk- do l'après-midi ou la nuit, «t/tuimi il y a beaucoup de (vrulation.les autimutbilistis ptmmmt circuler à -k>bn h sans devoir s'arrêter à tous les coins de.rue ou prendre d'autres rues locales, tians des urnes resi-lientieUes.pour niter Us.trux 1.) Cest aussi bou (smr tenvmmnement.tria va miuire la amgesfùm», explique k' responsable dr's infrastructures au comité executif de la Ville de Montréal Sammy KorciDo.Au cours des trois dernières années, la V'dk' a investi une somme de 20 millions pour changer la moitié de ses teux de circulation.dont la moitié a ete payée par Quebec et Ottawa.C'est cette modernisation qui rendra possibk' cet .ne tomne la synchronisation des (eux.- U Devoir 1 Bi emm * MARC SEROTA REUTERS Les autoroutes de la Floride se sont remplies rapidement à la suite de l’appel des dirigeants de l’État de Floride qui ont demandé aux touristes de quitters les Keys en prévision de l’arrivée A'Ernesto, lai tempête tropicale a aussi forcé Ta NASA à reporter le départ de la navette Atlantis.Ernesto retarde de nouveau le lancement à’Atlantis SETH BORENSTEIN Cap Canaveral, Floride — L’agence spatiale américaine, la NASA, a annulé hier le lancement prévu pour aujourd’hui de la navette Atlantis et risque même d’être obligée de la retirer de son pas de tir, en raison de l’approche de la tempête tropicale Ernesto.l e Centre national des ouragans des Etats-Unis a indiqué hier qu’Ernesto pourrait passer directement au-dessus du Centre spatial Kennedy tard demain ou tôt jeudi, et estime à 50 % les risques de voir des vents violents balayer la région.Ia's règles de la NASA stipulent que la navette ne doit pas se trouver à l’extérieur si la force des vents est supérieure à 70 km/h.le lancement, tout d’abord prévu pour dimanche, avait été retardé une première fois de 24 heures après que la foudre eut frappé le pas de tir.L’astronaute canadien Steve MacLean est au nombre des six membres d’équipage qui feront par- tie de cette mission.Il doit notamment effectuer une sortie dans l’espace et utiliser le bras robotique canadien pour installer de gigantesques panneaux solaires sur la Station spatiale internationale.Si la NASA décide de ramener Atlantis à son hangar, l’opération ne débutera pas avant aujourd'hui.Les préparatifs à cet effet ont déjà commencé, mais une décision finale ne sera pas prise avant ce matin.Il faut deux jours pour rentrer Atlantis, mais le retrait de la navette de son pas de tir retarde tout lance ment d’au moins neuf jours.La NASA désire lancer Atlantis d’ici au 7 septembre, de manière à éviter tout conflit avec la visite prévue à la Station spatiale d’une capsule russe Soyouz à la mi-septembre.Di NASA tient aussi à lancer la navette d’ici au 13 septembre pour profiter d’un décollage de jour qui lui penuettra de photographier la réserve de carburant extérieur du vaisseau pendant l’envolée.La mousse isolante qui entoure ce réservoir s’est déjà Le projet du Taz est mis en veilleuse CLAIRANDRÉE CAUCHY Le projet du Taz, le parc intérieur de planche à roulettes qu'on envisage de construire sur le site du Complexe environnemental Saint-Michel, a été mis sur la glace hier par la Ville de Montréal.la proposition de règlement d’emprunt de 5,2 millions pour la construction du complexe sportif et culturel a été retirée de l’ordre du jour du conseil muni-dpal, devant les critiques de l’opposition et d’un promoteur prive concurrent du Taz, Orkus, qui opère un centre similaire à Mont-Royal.Is projet est sur la table depuis de nombreuses années.Il est important de s 'assurer qu 'il est bien ficelé.Cela .tait déjà cinq ans que le Taz a voulu se relocaliser.Il y a eu au cours de cette période beaucoup de discussions.beaucoup d'analyses, de scénarios évoqués.On arrive aujourd'hui et on constate que c'est encore necessaire défaire des analyses», a déchue la responsable du dossier au Comité exécutif, Francine Sénécal.après avoir remisé le projet in extremis hier soir.Le Taz avait dû fermer ses portes en 2(XH pour céder la place à l’édifice de la tîrande bibliothèque sur la rue Rerri.Le projet prévoit des investissements publics de près de 10 millions, dont la moitié serait assumée par Québec et Ottawa et l'autre moitié, par la Ville de Montréal.La mairesse de l’arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc Extension, Anie Samson, s'était opposée récemment à la relocalisation du Taz dans son arrondissement, alléguant que le projet est trop coûteux et peu accessible en transport en commun.L'Opposition officielle a d’ailleurs demande hier de retirer le dossier de l’ordre du jour du conseil «[L'administration] n'a pas fait la preuve que c'était la meilleure solution pmbk^Rritannique et au Manitoba, sekui l'étude de U niversité de l'Alberta •Nous pouvons affirmer que vous allct attendre entre un an et trois ans de plus en Ontario que nms le frhez en Alberta», a indique k' néphrologue Marcello Tonelli.principal auteur de l’étude dont les conclusions sont publiées aujourd'hui dans les pages du Journal de /.Association medicale canadienne.M Tonelli a toutefois precise que sa province peinait comme toutes les autres au pays à combler l’écart existant entre la demande croissante de reins de remplacement et les taux stagnants ou légèrement déclinants de dons de cet organe.•Bien que vous soyez en meilleure position si vous vtms trimiez en Alberta, les temps d'attente demeurent très Lmgs si tous êtes ici — de tnhs à cinq ans», a-t-il affirme hier depuis Edmonton.«Iss difthmces [parmi les provinces 1 ne raamtent qu 'une partie de ITiistoirr.Les patients de chaque region doivent attendre trop longtemps [.] Alors, nous drions augmenter les dons partout • Ia bonne nouvelle de l'étude — une analyse de phis de 7W0 Canadiens dialyses entre janvier 1996 et décembre 2000 — est que les patients des collectivites rurales ou ekngnees reçoivent des greffes de rein au même rythme que ceux des zones urbaines, a indique Toneffi./Vrss*' canadienne détachée à plusieurs reprises, provoquant notamment la catastrophe de Columbia en 2003.Il ne reste plus qu’une quinzaine de vols de navettes d’ici à 2010, date à laquelle l’agence américaine désire avoir terminé la construction de la Station spatiale.Tout vol annulé ou retardé risque donc d’avoir un effet domino.«L’assemblage de la Station doit se faire logiquement.a indiqué un autre astronaute canadien, Chris Hadfield.Il faut que chaque pièce soit installée dans le bon ordre, autrement ça ne fonctionnera pas.» Ces délais pourraient aussi mettre en péril l’objectif à long terme de la NASA de renvoyer un homme sur la Lune.«Leur situation n'est pas enviable, affirme le professeur W.Henry Limbright, de l’université Syracuse.Si un vol est retardé et que leur échéancier se resserre, cela augmente lesrisques [.] C’est le dilemme qui se pose à eux» Associated Press et Presse canadienne Écrasement au Kentucky Le tracé de certaines pistes de l’aéroport venait d’être modifié JEFFREY MCMURRAY Lexington — Des modifications apportées récemment au balisage de certaines pistes de l’aéroport Blue Grass, au Kentucky, pourraient expliquer la tragédie de dimanche qui a fait 49 morts, dont deux Canadiens, a indiqué hier le directeur de l’aéroport.Le tracé de la voie de circulation au sol destinée aux appareils commerciaux utilisant la piste principale de l'aéroport avait notamment été modifié.Le nouveau et l’ancien tracés traversent tous deux la piste de décollage qu’a empruntée l’appareil tôt dimanche matin, a déclare à l’agence Associated Press le directeur de l’aéroport Blue Grass, Michael Gobb.Des travaux de réfection de la chaussée avaient été achevés le dimanche precedent, mais on ne sait pas si les deux pilotes aux commandes du vol 5191 avaient utilise l’aéroport depuis.«Le trace est légèrement différent, a expliqué Charlie Monette.le president de l’école de pilotage Aero-Tech.qui a ses installations à l'aéroport Blue Grass.Est-ce que ça peut avoir causé une certaine confusion?C'est certainement possible.» Les victimes incluent deux Canadiens.Le site Internet harnessracing.com affirme qu’il s'agit de l'éleveur de chevaux Lyle .Anderson, âgé de 55 ans, proprietaire de la River Ridge Farm d'Ottawa, et de sa conjointe Christina Anderson.M.Anderson est proprietaire de plusieurs chevaux, et deux de ses bétes avaient participe à des courses en fin de semaine à l’hippodrome Red Mile, du Kentucky' I.e ministère canadien des Affaires étrangères confirme pour sa part que deux Canadiens sont au nombre des victimes, sans toutefois donner leur identité.Le Bureau national tamericain) de sécurité dans les transports (NTSB) fait enquête et precise examiner notamment le balisage de la piste de decollage et de la voie de circulation au sol.La compagnie canadienne Bombardier .Aéronautique.qui a fabrique l’appareil CRJ-100 implique dans l'accidenL participe aussi à l’enquête.L’enregistrement des conversations entre le falote et la tour de contrôle témoigné de preparations au décollage «normales* et ne fait mention que de la piste principale de décollage, la piste 22, selon une porte-parole du NTSB.Pourtant, l'appareil s'est retrouve sur la piste 26, une piste cahoteuse desünee aux petits appareils et beaucoup trop courte pour le biréacteur.L’appareil a ensuite fauche la cime des arbres, avant de s’ecraser dans un champ et d’exploser.Le seul survivant est le copilote, qui est toutefois gravement blesse.Associated Press et Presse canadienne ê 1 LE DEVOIR.LE MARDI 29 AOÛT 2 0 0 6 A 8 ACTUALITES ISLAM CEGEPIENS «Les textes de la brochure permettront de proposer un discours alternatif de gauche pour contrer les idées néolibérales» Liaison New York-Montréal poursuit M.Hudon-Gagnon.«Sous voyons plutôt cela comme une manière de sensibiliser les jeunes aux choses politiques, surtout à la veille d'une campagne électorale, et quand on sait que les jeunes ne votent pas tellement.- Les syndicats interroges se défendent de vouloir pratiquer la propagande avec leur outil, et réfutent toute association avec un guide comme le Parlons de souveraineté à l'école, présenté avec fracas l’an dernier par le Conseil de la souveraineté.«Il n 'est pas question de propagande syndicale face à une clientèle captive, mais bien de textes critiques sur les politiques néolibérales», réitère M.Beauchemin, de la FEC-CSQ.Pour le président de la Fédération des cégeps, Gaëtan Boucher, ce projet est à prendre avec circonspection, particulière ment s’il doit impliquer les étudiants et la salle de classe.«Ce serait malheureux et tout à fait inacceptable qu ’on se serve de la salle de cours comme d’une tribune syndicale».a-t-il indiqué la semaine dernière, précisant toutefois que tout débat d’ordre politique, éthique ou philosophique était le bienvenu à l'intérieur des murs d'un collège.Le Devoir Un accident d’autobus près de Plattsburgh fait au moins cinq morts Wesport, New York — Au moins cinq personnes ont péri hier soir dans un accident impliquant un autobus faisant la liaison New York-Montréal.Un véhicule de la compagnie Greyhound,voyageant de New York à Montréal, a percuté une glissière de sécurité avant de se tourner sur le toit au bas d'un talus, ont confirmé les autorités policières.Selon les policiers, au moins cinq personnes auraient péri mais aucun décès n’avait encore, tard hier soir, été confirmé par un médecin.Sept autres passagers auraient été blessés, a indiqué le ptv licier Ryan Bentley, du détachement de Westport Un journal local, le Plattsburgh Press Republican, a rapporté que plusieurs personnes avaient été tuées au cours de cet accident.Le véhicule, qui transportait 52 passagers, se dirigeait vers le nord sur l'autoroute 87 vers I8h45 lorsqu'il a raté un virage peu avant la sortie 31, près d’Kli-zabethtown.Au moins 20 personnes reposaient sur des civières ou des draps tout en recevant les pre-miers soins du personnel médical.D'autres étaient toujours emprisonnées dans le véhicule vers 20h30.U's blesses ont été transportés vers des hôpitaux d’Elizabeth-town, de Plattsburgh et de Glens Falls.Le centre médical CVPH de Plattsburgh était en état d’alerte et avait demande l’aide de la indice municipale.L’autoroute a été fermée dans les deux directions entre les sorties 30 et 31.l'arrière et le toit de l’autobus étaient complètement démolis.I ln des pneus arrière était tourné vers l’intérieur.-1 ssociatetl /Vess SUITE DE LA PAGE 1 collections.Au total, 4000 mètres carrés seront aménagés par l'architecte milanais Mario Bellini autour des points forts des collections du Louvre et du Musée des arts décoratifs.Ce nouveau chantier découle d’une, volonté pédagogique clairement exprimée par l'Etat.Le président Chirac lui-mème a demandé à l’institution parisienne qu’elle présente «une autre vision» de l’Islam dans la ville qui abrite déjà l’Institut du monde arabe.Les efforts se multiplient aussi ailleurs dans le monde.Baltimore a inauguré Lan dernier l'American Museum of Islamic Art.De janvier à avril, profitant des travaux de rénovation, le Victoria & Albert a fait circuler l’exposition Palace and Mosque à Washington, Fort Worth (au Texas), Tokyo et Sheffield (en Angleterre).Le Museum of Modem art (MOMA) de New York a passé l’hiver avec Without Boundary: Seventeen Ways of Looking.Comme le tire ne l’indique pas, le travail de groupe présentait des signatures contemporaines provenant presque toutes du giron mahométan.D’où la question à plusieurs milliards de dinars: en demande-t-on trop à l'art, cet absolu de substitution?La culture a beau toujours avoir été plus ou moins manipulée à des fins politiques, des cours de la Renaissance italienne aux sociétés totalitaires, n’est-ce pas troublant de voir les musées déployer avec autant de franchise leurs accointances idéologiques, aussi bien intentionnées soient-elles?Le tout nouveau tout beau Musée du quai Branly à Paris, qui a coûté plus de 350 millions, semble s’inscrire dans la même volonté d’adoucir l’histoire, de revoir le passé et de mieux comprendre l’autre à travers ce qu’il a de meilleur, la faveur muséale concernant cette fois les «peuples premiers» longtemps dits sauvages pour être mieux colonisés et exploités sans vergogne.Le Canada à la traîne Quoi qu’il en soit, le Canada demeure à la traîne dans cette tendance.Sauf erreur, aucun des grands musées du pays ne prépare d’exposition notable autour d’un thème islamique pour les trois prochaines années.Les deux musées consacrés aux civilisations (celui de Gatineau et celui de Québec) n’ont présenté qu’une seule exposition sur un thème arabo-musulman depuis cinq ans, Petra, présentement à l’affiche en Outaouais.Et encore, il s’agit d'une exposition sur l’antique cité perdue de Jordanie.11 faut dire que le Musée canadien des civilisations avait été échaudé avec la tentative de report de l’exposition Ces pays qui m’habitent, sur des artistes canadiens d’origine moyen-orientale, quelques semaines après les attentats du 11 septembre 2001.Le résultat final s’était révélé assez médiocre, mais très peu controversé.Les grands musées des beaux-arts du pays consacrent des espaces à des œuvres islamiques de leurs collections permanentes.Le Musée des beaux-arts reverra l'aménagement de sa salle spécialisée cet automne, et il planche toujours sur son projet d'agrandissement d’une aile des arts religieux dans l’église Erskine & American, qui pourrait se concrétiser avant la fin de la décennie.«Mais notre collection d’art religieux est surtout chrétienne», avertit Danielle Champagne, la directrice des communications de l'institution.Le Royal Ontario Museum possède au contraire une collection orientalisante assez impressionnante.Elle est malheureusement fermée pour rénovation et ne devrait rouvrir que l’an prochain.Là encore, il n’y a aucune exposition temporaire sur un thème islamique prévue dans les cartons.Même le petit Musée des religions de Nicolet ne prévoit rien en ce sens d’ici trois ans.Le dernier travail ad hoc de l’établissement, Au nom d’Allah, Islam et musulmanes du Québec remonte à une décennie, aussi bien dire toute une époque.Aucun porte-parole des musées québécois ou canadiens interviewés hier n'a tenté de justifier cet aveuglement volontaire.«Nous ne voulons pas éviter de controverse, dit un muséologue montréalais interviewé hier.Il nous manque peut-être tout simplement des collectionneurs d’importance et des fonds pour stimuler notre intérêt.» Il est vrai qu’ailleurs les immenses fortunes engendrées par le pétrole aident à repositionner l'Islam dans les grandes institutions.La donation d’une quinzaine de millions de la famille du milliardaire saoudien Abdul I-atif Jameel a financé la rénovation de l’aile qui porte maintenant son nom au Victoria and Albert Museum.Au Louvre, fait rarissime pour un musée habitué aux largesses étatiques, 25 des quelque 90 millions nécessaires pour le projet islamique proviennent d’un autre mécène saoudien, le prince Al-Walid ben Talal al-Saud.Les fortunes moyen-orientales s'intéressent aussi à l'art et aux musées pour leurs propres bénéfices.Le Qatar dirige la charge avec des investissements de quelque 20 milliards pour attirer des touristes.Après tout, l'âge du pétrole s'achève.La famille du cheik Saud a embauché les plus grands architectes du monde pour construire plusieurs musées a Doha.I.M.Pei, l'architecte de la pyramide du Louvre et de la Place Ville-Marie a conçu l'ecrin musée de l'art islamique.L’Espagnol Calatrava se charge du musée de la photographie.Un autre consacré à l’art moderne abritera les fabuleuses collections du cheik Saud Al-Thani, longtemps considéré comme le plus important acheteur du monde.En huit ans, il aurait dépensé plus d'un milliard pour monter une collection fabuleuse allant de photos de nus de Man Ray à des sculptures cochonnes de Jeff Koons.Il est maintenant accusé d'avoir utilise des fonds publics pour assouvir sa passion qui aura au moins servi a raboter un cliche de plus.Quand même, un cheik et ses Jeff Koons.kitschs et contemporains à souhait.qui dit mieux pour critiquer les préjugés?Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 «Les textes de la brochure permettront de proposer un discours alternatif de gauche pour contrer les idées néolibérales», explique Mario Beauchemin, président de la Fédération des enseignants de cégep (FEC-CSQ).«Nous présenterons des textes succincts destinés à susciter la réflexion.» La campagne électorale quasi enclenchée n’est pas étrangère à ce projet, qui mettra l'accent sur les réalisations libérales des dernières années, principalement le décret très mal reçu des syndiqués.«C’est clair que la campagne électorale est un moment idéal», ajoute M.Beauchemin.Ne se percevant pas comme une clientèle captive, les étudiants cautionnent cette initiative.«Nqus avons accepté cette idée», explique Etienne Hudon-Gagnon, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), aussi membre de la Coalition-cégeps.Selon les enseignants, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) souscrirait aussi à ce projet.«Il n’est pas question d’un mot d’ordre pour que les profs en parlent dans les cours, ce n’est pas comme cela qu’on nous a présenté les choses», SUITE DE LA PAGE 1 rendre à leurs chalets, il devenait ainsi impossible d'interdire les embarcations à moteur, petites ou grandes, à combustion ou même électrique! Les nouveaux wake boats sont en train de ravir aux motomarines le championnat du bruit et de l’érosion des rives sur les lacs canadiens.Il s’agit d’embarcations utilisées pour créer des vagues énormes sur lesquelles s’amusent un ou des planchistes, rattachés par une corde au bateau.Ces vagues sont tellement énormes que des planchistes arrivent maintenant à y surfer sans être rattaché au wake boat, lequel engendre ces vagues à l'origine dime érosion sans ptœ cèdent des rives parce qu’une partie de sa cale est remplie d'eau, ce qui augmente son tirant d’eau.Il faut évidemment plusieurs centaines de chevaux-vapeurs pour taire avancer des embarcations aussi résistantes au mouvement Selon la lettre du ministre Cannon, Transports Canada a passé en revue toute sa réglementation pour finalement découvrir que son Règlement sur les restrictions à la conduite des bâtiments (RRCB) lui permettait d’interdire sélectivement n’importe quel type d’embarcations sur des cours d'eau si les citoyens, au niveau local, en conviennent démocratiquement par voie de majorité et que le règlement de contrôle adopté par leur municipalité est acheminé à Ottawa par leur gouvernement provincial.Dans sa lettre à la sénatrice Spivak, le ministre Cannon précise qu’Ottawa peut interdire sélectivement des embarcations en introduisant des «notes» dans son réglement pour en compléter la portée.Il devient ainsi possible d’interdire un type d’embarcations ou d’établir les heures d’usage ou les portions de plans d’eau qui leur sont ou non accessibles.Ou une combinaison de ces facteurs.Mais la sénatrice Spivak n'entend pas pour autant SUITE DE LA PAGE 1 retraite de son caucus à Orford avec l’attitude décontractée qui sied a un habitué.Car habitué aux rentrées parlementaires, Benoit Sauvageau commençait à l’être.Il avait fait son entrée à la Chambre des communes en octobre 1993 sur les banquettes de l'opposition officielle, surfant comme il l'admettait lui-même sur la vague bloquiste qui déferlait alors sur le Québec.Il commençait sa carrière comme enseignant au secondaire en histoire quand il a été invité a tenter sa chance politique.Qui lui a souri.Il n’avait alors que 29 ans, ce qui faisait de lui un des plus jeunes (mais pas le plus jeune) députés à fouler le sol de la mythique chambre verte.Il a défendu son siège aux quatre élections qui ont suivi.Avec près de 13 ans d’expérience parlementaire derrière lui.Benoit Sauvageau faisait figure de vétéran dans son caucus et dans l’enceinte parlementaire, les deux récents scrutins ayant apporté leur lot de nouveaux visages.Ceux qui connaissaient M.Sauvageau se rappelleront son esprit de famille.Ce pere de quatre enfants, quatre filles âgees de 5 a 14 ans, ne manquait pas une occasion de partager le plaisir qu’il éprouvait a voir évoluer sa tribu.Encore la semaine derniere, il racontait des étincelles dans les yeux, le séjour passé cet été dans une colonie de vacances familiale avec ses filles et sa conjointe, Jacynthe Amireault «S'il y a une photo dans le dictionnaire a côté des mots 'bon gars’, ce serait celle de Benoit», lance l'ex-député Richard Marceau, un coDegue et ami.M.Sauvageau était du genre discret D ne cherchait pas les feux de la rampe a tout prix: ce sont eux qui fi- NAUTIQUE retirer son projet de loi, déposé d'abord au Sénat puis reproduit aux Communes d’abord par le député libéral et ancien ministre de l’Environnement du Québec, Clifford Lincoln, et ensuite, par le député conservateur de la Colombie-Britannique James Moore.«Mme Spivak a toujours souhaité qu’on puisse procéder par règlement dans ce dossier, explique au Devoir sa conseillère politique, Barbara Robson.Mais la chose semblait impossible jusqu’à l’arrivée du ministre actuel.Elle est très contente de ce changement d’attttude de la part du gouvernement, mais elle attendra avant de retirer son projet de loi que des cas bien concrets aient été inscrits dans le règlement fédéral, ce qui créera un précédent et mettra le processus juridique a l’épreuve.» Mais le changement de cap au niveau fédéral ne s'est pas ébruité.Selon Barbara Robson, deux groupes ont amorcé cet été une procédure pour faire interdire motoma rines et wake boats sur leurs lacs respectifs, soit ceux du Picard lake en Ontario et du lac Bowker, en Estrie, à la limite du parc du Mont-Orford.lœs citoyens du Picard lake n’ont pas réussi dit-elle, à faire approuver le règlement adopté par leur municipalité, car le gouvernement ontarien, qui n’avait pas été saisi du changement de cap à Ottawa, a refuse de le transmettre à Ottawa parce que l'interdiction sélective, et qui plus est par voie réglementaire actuelle, lui apparaissait juridiquement impossible.Ottawa n’a pas averti les provinces de sa volonté de procéder par voie réglementaire, m;iis il entend le faire [Kir souci de simplification des processus administratifs en évitant le recours à une nouvelle loi, précise le ministre Cannon dans sa lettre.Au Québec, les citoyens du lac Bowker ont demandé à leur municipalité de procéder a la consul tation publique exigée par le gouvernement fédéral pour établir si une majorité de riverains souhaitait SAUVAGEAU nissaient par le trouver.Car ses rôles de critique aux Comptes publics, Conseil du trésor et longues offi defies lui avaient permis de s'illustrer sur la colline.Il a scruté les activités du Conseil de l'unité canadienne, cherchant désespérément a élucider son rôle pendant la campagne référendaire québécoise de 1995.Son travail acharné — débusquant des rapports de vérification accablants et des hausses de financement injustifiées — a contribué a la dédsion du gouvernement conservateur de couper les vivres a l’organisme.Il avait aussi traqué le mystérieux groupe ( )ption Canada.Hus récemment ses efforts pour la défense du français dans l'appareil fédéral avaient porté leurs fruits: une plainte déposée auprès de la Commissaire aux langues officielles avait débouché sur un rapport dévastateur sur le non-respect du français dans l'ar mée canadienne.Avant le fatal accident hier matin.M.Sauvageau planifiait sa rentrée avec enthousiasme, raconte son adjoint Daniel Dicaire.Il songeait a déposer un projet de loi pour lutter contre les paradis fiscaux, une idée qui lui était venue en lisant le dossier du Devoir de samedi dernier.«J’étais son employé, et c’est le meilleur homme que fai connu dans ma vie, témoigne M.Dicaire.Il était sans malice.Tout le monde qui connaissait Bencnt aimait Benoit » Les témoignages ont en effet afflué hk-r, autant de ses collègues bloquistes que des autres partis politiques.«C’est terrible», a commenté un Gilles Duceppe brise.»f imagine sa famille dans des cirrrmstanres semblables.Cetaii quelqu un de bien.» Son ancien chef Iju-cien Bouchard a souligne que Benoit Sauvageau «faisait le combat politique correctement, avec noblesse, avec idéal Beaucoup de respect pour Us autres, y compris ses effectivement interdire motomarines et wake boats.Selon le porte-parole de l'Association des riverains du lac Bowker.Pierre Dépôt, la municipalité de Canton d'Orford craindrait d’aller de l'avant même si elle sait pertinemment qu'une nette majorité appuie le projet.Il y aurait sept ou huit wake boats sur le lac Bowker et trois ou quatre' motomarine dont les ébats dérangent tout le inonde en plus d'abîmer les rives.Ia- maire de Canton d’< hlord, IVrre Rodier — un des plus farouches adversaires de la privatisation |xu Québec du mont Orford — reconnaît que le projet d’interdire les motomarines sur quatre [x-tits lacs dans lesquels si' décharge le lac Bowker a donné lieu à îles affrontement physiques l'été dernier.Mais il affirme que le conseil municipal n’entend pas se soumettre à l’intimidation pour établir sa propre stratégie dans cette affaire.le maire Rodier affirme vouloir à si manière «préserver la paix sociale» tout en tenant compte des vœux de la majorité et il pense y arriver en procédant i‘n fonction de ses priorités.Avec son arrêt dans l'affaire Kallerty Alanuxla, à la fin des années 80, la Cour suprême a statué que tous les gouvernements au [Kiys, quel que soit leur niveau, devaient impérativement assumer les responsabilités environnementales inhérentes à leur compétence sous peine de voir leurs décisions annulées, la Cour a arrêté pendant des années la construction du barrage en cause parce que les gouvernements n'avaient [sis assumé cette obligation implicite à leurs mandats.C’est aujourd'hui ce qui fonde l’avis juridique du ministère (les Transports, qui ajoute la protection de l'environnement et en particulier le contrôle de l'érosion aux traditionnels motifs de sécurité qui justifiaient jusqu’ici d'interdire les embarcations motorisées sur certains cours d'eau.Ia1 Devoir adversaires».Bill Graham (ITU), Jack layton (NH)) et André Boisclair (l’Q) ont tous salué le compagnon d'armes une dernière fois, tout comme k- premier ministre Stephen Harper qui a rappelé que M.Sauvageau était «fier de ses mânes fruncofihimes».L’été 2(X)f) aura été difficile jxiur la déjnitation blo-quiste.Ce décès s'ajoute a une liste passablement longue de problèmes de santé éprouvés j>ar les élus du Bloc.Francine lalonde (la Pointe-de-Tfle) s’est cassé une vertèbre cet été, et les examens ont découvert une tumeur maligne.Un autre collègue s'est fait diagnostiquer un cancer.Le leader en Chambre, Michel Gauthier, a souffert d'une hernie discale et se releve a peine d’une hospitalisation de six semaines, •Il est l’organisateur en chef, mais il a averti M.Duceppe que si une élection devait être déclenchée au cours des deux prochains mois, il ne serait pas en mesure d ’assurer ses fonctions et même d'être candidat», explique le porte-parole du caucus, Frédéric i-epage.Le Bloc québécois se retrouve donc avec 50 députés le premier ministre Stephen Harper dispose de six mois pour désigner une date d’élection complémentaire, qui peut survenir n'importe quand.M Sauvageau est k- 31 fr déjxité a mourir en fonction depuis la Confédération de 1807.Avant kii, le député indépendant Chuck Cadman est mort en fonction, a l’été 2005.C'est hii qui, en allant au Parlement voter avec les troupes de Paul Martin malgré sa maladie avancée, avait évité I» chute du gouvernement minoritaire liliera] le fik>quiste André Caron (jonquiere) était le dernier député fédéral du Québec à mourir en fonction, en 1997.Ia> Devoir «S'ily avait une photo dans le dictionnaire à côté des mots “bon gars", ce serait celle de Benoît», lance l'ex-député Richard Marceau, un collègue et ami LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050.rue De Bieury.9" étage.Montreal (Québec).H3A3M9 S3 Place-des-Arts fis sont ouverts du hindi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone Par télécopieur Par courrier La publicité Au telephone Par télécopieur Extérieur de Montreal tsans fra») 514-9853333 514-985-33fi0 redaction 3 ledevrar com 514-985-3399 514-985-3390 1 *00 3830305 J> /JwwwprMt, ferai U pub!* à» lundi a Lapmcr IV1 «n Ca » ‘km k r m yftfi rwe Dr Rbnrv ?6 B U [Jnmtr U ! m Les avis publics et appels d’offres Au telephone 514985-3344 Par télécopieur 514-985
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