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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2002-08-17, Collections de BAnQ.

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PHOTO: PATRICK SANFAÇON LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AOÛT 2 0 02 PO N LE DEVOIR l'éducation RENTREE SCOLAIRE "s-m 1 Robert Bisaillon Sous-ministre de l'Éducation, il coprésidait en 1995-96 les États généraux du domaine.Six ans plus tard, il a le mandat de mener à terme la réforme de l'enseignement au niveau secondaire.Page 3 Intranet Pour assurer un développement tangible, il faut se mettre à l'heure de la fibre optique.Et à la fine pointe de la technologie, on pourrait même sauver des écoles en région.En avant la machine et bienvenue dans l'univers des «villages branchés».Page 8 avant que la Demain l'école.Aujourd’hui, une société toujours en transformation.Pour l'instant, au Québec, il semblerait que la prudence soit à l'ordre du jour dans la mise en place des nouveaux programmes.Un répit qui donne place à l'enseiqnement.ertains mots ont plus d’importance que d’autres.Cela tient du contexte.Aussi du statut de celui qui les prononce.Lors du dernier remaniement ministériel opéré par Bernard Landry, il y eut un déplacement qui fut d’importance quand le statut de François Legault dans le cabinet fut confirmé, noqimé qu’il était à la Santé, mais devant toutefois abandonner l’Éducation, un secteur où il avait imposé un vent de réforme qui bousculait tous les programmes existants.De la maternelle à l’université, tout devait en quelques années n’être analysé que par le même maître-mot celui de la performance.On se souvient des contrats passés avec les institutions de haut savoir.Quant à l’école primaire et secondaire, elle devenait le lieu d’une réforme qui, année après année, initiait une nouvelle pédagogie et amenait de nouveaux contenus.Cela ne fut pas sans heurts.Ainsi, ce n’est qu’au dernier jour de la dernière année scolaire qu’il a été possible d’envisager que la présente année scolaire, celle qui dès la semaine prochaine débute, puisse être envisagée comme une nouvelle ère où l’enseignement aurait enfin la priorité sur la résolution des conflits.En juin dernier, une entente sur l’équité salariale aurait été conclue et les professeurs de l’Alliance, le syndicat montréalais des enseignants, aurait eu promesse d’une application souple de la réforme en cours.«Graduelle et modérée», tels furent donc les qualificatifs utilisées par Sylvain Simard, le nouveau ministre de l’Éducation, pour décrire la stratégie à laquelle il aurait recours dans la mise en place des mesures qui permettront l’implantation du nouveau régime scolaire québécois.Un répit en somme, qui laissait aussi croire que serait fini le temps des révolutions instantanées: qu’on se souvienne des jours qui avaient suivi l’annonce de l’émission par les écoles d’un nouveau «bulletin», avec ou sans gradation, avec des lettres au lieu des chiffres, présentant un classement qui n’en serait plus un, le tout étant finalement remis en question pour être nié plus tard par la pratique.Deux mots donc, et un nouveau climat s’installe.Ce qui ne veut pas dire que le monde de l’éducation est désormais sans problèmes.ne 4 | 1111 m- : Cjç.r; ¦# Défis La prochaine année verra se dérouler des négociations lourdes dont les conclusions déborderont le monde scolaire pour toucher les assises mêmes de la société québécoise.Qu’il s’agisse des cégeps ou des universités en régions, la dénatalité, tout comme l’exode des populations locales vers les grands centres, amène une baisse dramatique des clientèles scolaires.Et des questionnements alors s’imposent Sera-t-il possible de garder intégral le réseau en place?Sous quelle forme, avec quelle diversité de contenu les enseignements seront-ils prodigués?Faudra-t-il spécialiser les institutions, parfois pour une région donnée, et ce, au détriment d’une autre?Et cette question serait-elle solutionnée qu’il faudrait alors constater que le problème se pose aussi, de la même façon, pour les écoles primaires et les polyvalentes (et, dans ce dernier cas, certains vont jusqu’à, remettre en question l’existence et le concept même qui a permis leur établissement).À ces interrogations, il y a des éléments de réponse.Pour les régions éloignées, il y aurait l’Intranet, qui permet un enseignement à distance et dont on fera en cours d’année l’implantation de manière expérimentale.Pour ce qui touche le secteur de l’enseignement secondaire, la réforme passera par l’étape du banc d’essai avant d’être à «imposée» tout le réseau (et il reste à voir si un tel mot figurera alors toujours au vocabulaire ministériel).Une chose toutefois demeure.Les sociétés contemporaines demeurent en profonde mutation.Malgré les soubresauts qu’elles went Êt cela ne va pas sans un inévitable questionnement sur le rôle même que doivent jouer les établissements d’enseignement.Ainsi, l’université et par la suite, tout le réseau scolaire doivent-ils nécessairement être soumis ou mis au ser-vice de l’institution économique?La priorité en éducation doit-elle être établie en regard du marché réel ou potentiel de l’emploi, toute autre formation relevant alors du monde de l’art ou de la culture, voire du loisir?Les nouvelles technologies laissent-elles envisager un monde où l’arithmétique et l’écriture seront des activités spécialisées?Le monde de l’éducation, tel qu’on le connaît au Québec, est né d’une révolution locale.Il en est toutefois une autre qui est en cours, plus vaste, plus universelle.Avant que cette cloche ne sonne, qui appelle à une transformation radicale des façons de faire, le temps est toutefois encore donné pour une dernière préparation de la salle de cours.Normand Thériault Préscolaire Collégial Université Primaire Le temps de la maternelle Exode régional Nouveaux programmes * L'école de l'an trois Page 2 Page 5 Page 6 Page 7 Arts et culture L'artiste à l'école Page 9 1 ] L K I) K V OIK.L K S S A M E D I 17 E T l> I M A N C II F.18 A O Û T 2002 RENTREE SCOLAIRE Préscolaire Les premiers rudiments de l’apprentissage Joyeuse parenthèse entre la petite enfance et l’école, c’est à la maternelle que commence la formation des petits élèves de demain Bien que la maternelle ne soit pas obligatoire au Québec, environ 98 % de nos petits mousses y fourbissent leurs premières armes en matière d’apprentissage.Une initiation qui, depuis 1997, s’apparente de plus en plus à la «grande école» avec son horaire calqué sur celui des plus vieux.D’autant plus qu’avec la dernière réforme il y a deux ans, la maternelle s’est dotée d’un pouveau projet éducatif cherchant à préparer l’enfant à jouer son rôle d’élève actif et réfléchi.Portrait d’une joyeuse parenthèse entre la petite enfance et l’école, faite d’idées folles, de découvertes captivantes et de petites victoires.LOU I SE-MAU DE R 1 O U X S O U C Y - LE DEVOIR AT ai, ce que j'aime le plus à «IVI/ü maternelle, c’est-les amis, surtout mon ami Thierry», lance le petit Ismaël.«Moi, c’est l'ordinateur», riposte ce dernier avec un air entendu.«Non, le mieux, c’est le bricolage», souffle Charlotte, en retrait.«Non, non, le mieux, c’est les jeux!», tranche Thierry, sûr de lui.Et tous immédiatement d’acquiescer.Parce qu’à la maternelle, tout est prétexte à jouer, au grand bonheur des petits élèves.«On pratique en effet une sorte de détournement! Ainsi, chaque apprentissage prend nécessairement forme dans un jeu», confirme en riant Carole Fournier, enseignante à l’école La Nacelle de Saint-Pierre-les-Becquets, près de Bécancour.Bien sûr, s’amuser à la maternelle n’est pas une fin, mais un moyen, un outil qui, mine de rien, peut mener très loin.«La base de la maternelle, c’est la socialisation, résume Mme Fournier.Les enfants arrivent à la maternelle avec des niveaux très différents de socialisation et d’éveil.Chacun progresse à son rythme, mais tous sont prêts à affronter la première année l’automne suivant».Avec leur nouveau projet éducatif, les artisans de la réforme entendaient en effet permettre à l’enfant d'acquérir des compétences relatives à la connaissance de soi, à la vie en société et à la communication.Une façon d’inculquer les premiers rudiments de l’apprentissage aux gamins pour en faire de futurs élèves actifs, capables de construire leur propre réussite.«Mais, il ne faut pas tout confondre, prévient Annie Brière, professeur à l’Annexe Pie X de l’école Monseigneur Laval dans le quartier Chomedey, en banlieue de Montréal.Le préscolaire n’est pas une première année déguisée.On y apprend avant tout à socialiser, à se doter d’une petite routine et à découvrir de nouveaux outils.» Se mesurer à soi-même L’éveil et la socialisation sont toutefois des principes bien difficiles à mesurer pour les parents qui restent encore plus perplexes devant cet obscur concept qu’est l’acquisition de compétences.Concrètement pourtant, chaque petit geste posé en classe est porteur de sens.En apprenant à socialiser, à interagir avec les autres et avec leur milieu, nos enfants construisent en effet les fondations sur lesquelles s’appuieront leurs capacités d’apprendre et d’innover.A cela s’ajoutent quelques rudi- ments de mathématique, de préécriture et de prélecture.«On essaie de reconnaître les lettres, certains sons, des mots et quelques chiffres», précise Carole qui aime bien disséminer des petits mots partout dans sa classe afin d’aiguiser la curiosité des enfants et faire travailler leur mémoire en pleine ébullition.Et comme on parle désormais de compétences, l’évaluation se profile dans le même sens, préconisant la progression personnelle de l'enfant au détriment d’objectifs statiques à atteindre.«Les progrès des enfants sont notés en fonction de leurs habiletés, de leurs aptitudes et de leurs intérêts.On ne parle pas de notes, on parle de compétences, de capacités d’écoute ou d’éveil et de progression», appuie Carole.Une façon de procéder qui a peu changé la façon de faire à La Nacelle.«Pour nous, la réforme a eu peu d’inci- BANQUE ., La nationale présente en collaboration avec LKDKVOin CONCOURE «Jeunes critiques en arts visuels» Une production du Centre international d’art contemporain de Montréal dans le cadre de la 3e Biennale de Montréal du 26 septembre au 3 novembre 2002.Les étudiants et étudiantes des maisons d'enseignement secondaire et collégial de Montréal sont invités à rédiger un texte critique en français sur une œuvre présentée à la Biennale de Montréal 2002 et ainsi courir la chance de gagner plusieurs bons d'achat, des jeux et des billets de théâtre.Formations juridiques Automne 2002 Je plaide ma cause et je rédige mes procédures Initiation au droit des affaires J'achète ma première maison Je fais mon divorce et mes autres procédures Le droit et ma retraite 180 $ + taxes 180 $ + taxes 90 $ + taxes 90 $ + taxes 90 $ + taxes INSTITUT DU DROIT PRATIQUE M' Pierre Marquis, Directeur (514) 490-1852 Site Internet: idpdroitpratique.tripod.ca Une occasion concrète et unique de découvrir l’art contemporain ! www.ciac.ca Inscription : du 1®' septembre au 18 octobre 2002 - tel.: 514 288 0811 • Pour les écoles participantes, ce type d experience s'inscrit dans les choix fondamentaux retenus dans la réforme dès programmes d'études, notamment en ce qui a trait au rehapssement culturel des apprentissages.•• — Ministère de l'Éducation LONSni DI S ARTS l'I MONTRf Al COL L È G El RACHELl Le Collège Rachel es! la seule institution d’enseignement privée de niveau secondaire au cœur de Montréal à accueillir m maximum de 300 élèves offrant ainsi une atmosphère familiale, chaleureuse et unique dans laquelle chaque jeune a sa place et est reconnu de tous et toutes.Le Collège conserve donc sa réelle dimension humaine.Il garantit un service d’encadrement exceptionnel et une politique de réussite scolaire efficace.Il est, de plus, un modèle d'intégration multiculturelle incomparable qui stimule la curiosité, l’ouverture et le partage.AU COLLÈÇE RACHEL, ON REUSSIT! BOURSES D’ETUDES DISPONIBLES COLLÈGE RACHEL, 5030, rue Jeanne-Mance (^) entre Laurier et St-Joseph (514)287-1944 l“ !\l _-Jbri_\ Le Collège Mont-Salnt-Louls 1700, bouL Henri-Bourassa Est Montréal (Québec) H2C M3 Téléphone : (514) 382-1560 Télécopieur : (514) 382-5886 COLLÈGE PRIVÉ MIXTE D'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE OLLEG Profils de formation: ?Sciences ?Arts, lettres et communications Services d'accompagnement pédagogique : ?Titulariat ?Études supervisées ?Récupération Un nombre important d'activités dont : Journal étudiant Association générale des élèves Coopérative étudiante Théâtre Photographie Spectacle des finissants Planche à roulettes Musique L’astorale Football Basket-ball Athlétisme PORTES Samedi 5 de h f».' • i r > i A EXAMENS D'ADMISSION r Première secondaire : Le samedi 19 octobre de 9 h à 12 h om Le samedi 19 octobre de 13 h 30 à 16 h 3t Le samedi 26 octobre de 9 h à 1|2 h % I 'T?Pour tous les niveaux : Le vendredi 24 janvier 2003 de 9 h à 12 h Vous pouvez inscrire votre enfant aux examens d'adnh en téléphonant au secrétariat du niveau au (514) 382-15\ www.msl.qc.ca oie.un milieu dà Èe dences puisque le temps plein avait déjà ouvert la voie.D’autant plus que l’esprit de la réforme, c’est aussi l’essence de la maternelle avec ses projets, ses ateliers, son principe d’auto-évaluation et son autoconstructivisme».Cette façon de voir n’obtient pas tout à fait l’aval de l’enseignante de l’Annexe Pie X qui trouve parfois que certains aspects du nouveau programme sont «difficiles à traduire dans la réalité quotidienne».De beaux défis Mais au-delà de ces petits accrocs, tout serait donc d’une facilité déconcertante à la maternelle?Que non! Certains défis peuvent même être très laborieux pour les petits étudiants, comme celui d’avoir à apprivoiser un nouvel horaire par exemple.Une situation qui devient de plus en plus difficile avec les années, en raison d’une rentrée progressive qui tend à fondre comme neige au soleil.Une réalité que déplorent vivement les deux enseignantes.«Ces demi-journées permettent aux petits de couper tranquillement avec leur milieu familial et de se détacher de leur routine», plaide Carole, qui sait bien que les dix demi-journées dont elle disposera à l’automne auront peine à suffire aux plus timides.«Avec un quota de 18 à 20 élèves, il est en effet complexe de tout gérer.Une situation qui persiste tout au long de l'année», ajoute Annie qui doit, en plus, composer avec un milieu défavorisé et son lot habituel de petits allophones qui nécessitent beaucoup d’attention de la part de leur enseignante.Le dur apprentissage de la gestion des émotions est également une autre préoccupation à laquelle devront s’atteler garçonnets et fillettes.«Un des grands défis pour les enfants est d’apprendre à verbaliser leurs émotions et à les mettre en contexte.Ils maîtrisent en général rapidement les plus tranchées: colère, tristesse, joie, peur.Mais ça leur prend toute l’année pour parvenir à en saisir les nuances et même parfois davantage», explique Annie qui aime bien, à l’occasion, mettre à profit les artifices du théâtre ou du mime pour aider ses bambins à canaliser celles-ci par le biais du jeu.Mais c’est certainement dans l’obligation d’avoir à apprendre à vivre au sein d’un groupe que réside le plus grand pari de la maternelle moderne.«Les enfants ont déjà, à cinq ans, une conscience très aiguë de leur individualité, remarque Carole.Celle-ci peut parfois prendre beaucoup de place.Il faut alors leur apprendre à la mettre de côté pour le bien du groupe.» Une vie en groupe qui amène nécessairement son lot de comparaisons.«On tente d’inculquer le respect des différences aux élèves.On essaie de les verbaliser, de les expliquer et de les confronter, explique Annie, mais on réalise souvent qu’il faudrait aussi pouvoir le faire avec certains parents!» Mini révolution Pas encore tout à fait la «grande» école, mais déjà plus la garderie, la maternelle apparaît donc comme une mini révolution dans l’univers de l'enfant Une nuance que certains auraient avantage à éclaircir.«Beaucoup de parents considèrent la maternelle comme le prolongement de la garderie et c’est une erreur, prévient Annie Brière.Il s’agit bel et bien de l’école et les parents gagneraient à s’y investir davantage».D’autant plus que ceux qui suivent de près leurs chérubins savent à quel point les choses changent vite à la maternelle.Dès décembre, ceux-ci auront en effet monté un porte-folio qu’ils présenteront à leurs parents, expliquant le pourquoi de ceci, ou le comment de cela, comme des grands.«Chaque enfant arrive en septembre avec son petit bonheur, croit Carole Fournier.Il est, par conséquent, déjà en mesure d’aborder ses forces et ses faiblesses.À cinq ans à peine, tous les bouts de choux ont en eux ce qui leur permet de s’autostructurer et de poser les gestes qu’il faut pour se dépasser».L'objectif ultime étant, évidemment, d’inculquer aux jeunes le goût d’apprendre et de se dépasser.«Moi, ce que je vends, c'est tout simplement mon goût de l’éducation, explique Annie Brière.Si je fais ce métier, c'est qu’il y a des années, mon propre professeur de maternelle m a grandement marquée et je veux faire de même avec mes élèves».Un beau projet qui nécessairement engage ce qu’autrefois on appelait la vocation.Un impératif que concèdent les deux enseignantes, mais qui, selon elles, trouve aussi sa source ailleurs, dans l’enchantement.«On ne peut pas enseigner sans être engagé, tranche Annie, mais il faut aussi être, comme les Petits, capable de s'émerveiller». LE DEVOIR.LES S A M EDI 17 E T I) I M A N < HE I K A O l! ï 2 O O ¦> (i RENTREE SCOLAIRE Secondaire Dans un an, la réforme Le nouveau programme sera soumis à l’évaluation dans une quinzaine d’écoles, au cours de la présente année scolaire Au secondaire, tout un chacun a suivi l’an dernier un parcours plutôt accidenté.Pendant ce temps, le taux de décrochage se maintenait à un niveau alarmant dans certains milieux.Voici l’avenir tel que décrit par le sous-ministre de l’Éducation.RÉGINALD HARVEY lors devenu sous-ministre de l’Éducation.M.Bisaillon rappelle que, Les directions d’écoles doivent lors de ce chantier national, de appliquer les nouvelles règles nombreuses critiques avaient surgi du jeu imposées par l’arrivée des sur l’engorgement de la grille des conseils d’établissement et accom- matières au secondaire.Nombre plir des tâches administratives passablement alourdies.Les enseignants traversent une période de transition et d’adaptation dans un environnement de réforme en devenir.Les élèves vivent eux aussi, au rythme des changements entrepris et ils ont subi les effets négatifs du boycottage des motivantes activités parascolaires pendant les négociations sur l’équité salariale.En vertu d’une pareille dynamique et pour des raisons d’ajustement au rythme de la réforme au primaire, il n’est donc pas étonnant d’apprendre que les éléments les plus significatifs de celle-ci seront intégrés dans le réseau du secondaire en 2004 plutôt qu’én 2003.Entre temps, le ministère de l’Éducation a fait connaître les points forts de cette réforme au secondaire, dont le programme pour le premier cycle sera validé cette année dans une quinzaine d’écoles.Mise en valeur de l’enseignement des matières de base, approche pédagogique multidisciplinaire, travail en équipe, encadrement resserré des élèves, cours secondaire scindé en deux cycles, supplément de matières optionnelles pour les élèves du 2'’ cycle, valorisation du secteur professionnel et émission d’un relevé des compétences constituent la substance de la nouvelle approche éducationnelle en voie d’implantation.Ce train de mesures est en partie issu des états généraux sur l’éducation dont le rapport final était déposé en 1995-1996 et que coprésidait Robert Bisaillon, depuis d’intervenants avaient fait observer que certains apprentissages pouvaient être faits à la maison plutôt qu’à l’école.«Ça ne prend pas un cours secondaire pour apprendre le fonctionnement d’un four à microondes et il nous semble que, pour les questions de budget, il reviendrait aux parents d’examiner cette question avec leurs enfants», dit-il.Par conséquent, des décisions ont été prises dans le sens d’un retour aux apprentissages de base.Le français et l’histoire D a notamment été décidé d’augmenter considérablement le temps consacré à l’enseignement de l’histoire et du français et, dans ce but des matières ont été éliminées de la grille.Voilà un des fondements de la réforme.«On considère que le problème du français écrit persiste au secondaire.On a donc augmenté considérablement son temps d’enseignement.D'autre part, on passait à travers l’histoire du monde, du Canada et du Québec en deux ans.Il s’agissait davantage de gavage des jeunes à l’aide de dates et d’événements que d’une véritable approche historique.Maintenant, l’histoire est enseignée sur une période de cinq ans.Déplus, à cause de l’étroit rapprochement entre la science et la technologie, on a décidé de procéder à une séquence intégrée entre ces deux champs de connaissance», précise M.Bisaillon au sujet du curriculum.La division des cycles Cette première opération a résulté en des changements structu- rants qui, plus récemment, ont conduit le ministère à procéder à une division différente des cycles.Les élèves seront regroupés au sein du cycle du secondaire un et deux et de celui du secondaire, trois, quatre et cinq.«On constate, ce qui n’était peut-être pas vrai il y a dix ans, qu’il n’y a aucune commune mesure entre un élève qui entre au secondaire et m autre qui est en secondaire trois», ajoute M.Bisaillon.«L’année périlleuse chez les élèves, c’est le secondaire trois, parce que beaucoup de jeunes qui accusent des retards atteignent 16 ans à ce moment-là, ce qui coïncide avec la fin de la fréquentation scolaire obligatoire.Ils ont alors tendance à commencer à décrocher.«Présentement ils se retrouvent avec ceux qu'ils considèrent comme des bébés, mais, sur le plan du développement psychologique, ils sont plus proches du secondaire quatre et cinq.Ensuite, comme le premier cycle consiste en une formation de base, ce sont des jeunes qui ont précisément des difficultés en cette matière, et qui envisagent mal de passer encore trois ans à l’école à faire seulement du français et des maths sans pouvoir toucher à du concret.On leur ouvre de nouveaux horizons en les plaçant dans un cycle de trois ans où il y aura 26 unités à option au lieu de 14 auparavant Ils vont de la sorte être en mesure de prendre des cours d’exploration professionnelle.» Le taux de persévérance risque ainsi de s’améliorer et les jeunes pourront être initiés au secteur professionnel, là où les besoins en main d’œuvre se font particulièrement sentir au Québec.L’aménagement de la tâche D’aucuns soutiennent qu’il sera nécessaire de réaménager la tâche des enseignants pour assurer le succès de la réforme au secondaire, en raison de l’encadrement plus étroit des élèves que celle-ci préconise.Le tjtulariat et le tutorat refont surface.A ce sujet, le sous-ministre y v ARCHIVES LE DEVOIR En 1995-96, Robert Bisaillon, devequ depuis sous-ministre de l’Éducation, présidait les États généraux de l’éducation.parle d’abord de la possibilité pour les professeurs de travailler en équipe de cycle, ce qui est susceptible de faciliter un rapprochement des enseignements entre eux et avec les élèves.Il poursuit «Déjà, dans les changements survenus au niveau de la grille matière, il y a des décisions qui ont été prises pour favoriser un meilleur encadrement.Je donne m exemple: on est passé de six à huit unités en français pour les trois premières années du secondaire.De la sorte le professeur n’a que trois groupes d’élèves seulement, ce qui est une façon d'encadrer les élèves et de mieux les connaître.Ce sera la même chose en histoire et géographie, sauf qu’il y aura un groupe de moins parce qu’il y a plus d’unités dans ces matières.» Les expériences réalisées dans le cadre du programme «Agir autrement» démontrent de plus que ce sont maintenant les enseignants qui réclament le titula-riat au niveau du secondaire un.Ils ont découvert que les relations affectives tissées avec les jeunes améliorent les apprentissages.Quant à un réaménagement plus poussé de la tâche, le sous-ministre reconnaît ce qui suit «On ne peut http://www.fneeq.qc.ca Les 23 500 membres de la 'enseigne.Fédération nationale des enseignantes et pas aller au-delà des conventions collectives.» Ces conventions ouvrent pourtant une porte sur une certaine modification de la tâche à la suite de l’entente sur l’équité salariale, ce dont il ne disconvient pas: «Celles-ci obligent les professeurs à être plus longtemps à l'école, soit cinq heures de plus par semaine.Cela va favoriser le travail d’équipe entre enseignants.Ça va assurer une visibilité plus constante des profs auprès des élèves, ce qui est important.Ça n’a l’air de rien, mais ce sont tous là des symboles.Si l’école est un simple lieu de passage, pourquoi ne le serait-elle pas pour les élèves aussi?Si les gens sont présents plus longtemps, les élèves vont trouver là-dedans, même s’il n’y a pas de contacts directs avec les profs, que tout le monde possède quelque peu le même rythme.Ça joue sur ta perception.» Robert Bisaillon souligne par surcroît que le travail d’équipe et l’interdisciplinarité vont concourir également à un meilleur encadrement.Il cite à ce sujet l’Organisation de coopération et de dévelop-pement économiques (OCDE): «Tout le monde dit, et particulièrement l’OÇDE dans son dernier ouvrage, L’Ecole de l’avenir que parmi les compétences attendues des enfants dans le monde de demain, prime surtout la capacité de travailler en coopération, en équipe avec des gens d’origine et de formation différentes.Comment voulez-vous convaincre les élèves que c’est important de faire ces ap-prentissagesdà si les professeurs ne le font pas?Alors voilà.» Un relevé des compétences Sur le plan des évaluations, la plus importante mesure, qui doit encore être validée avant d’être intégrée au régime pédagogique, émane de l’émission et de la remise d’un relevé des compétences.«Aucun élève, autre que ceux qui détiennent un diplôme, ne devrait quitter le système sans posséder un relevé de ses compétences.Actuellement, plusieurs partent avec des échecs comme s’ils n’avaient jamais fréquenté l’école.Le ministère veut remettre à ces jeunes un tel relevé, une sorte de bilan des acquis, de telle sorte que leurs apprentissages soient engrangés et qu'ils soient davantage valorisés comme citoyens et, surtout, motivés s’ils décident de retourner sur les bancs de l’école», laisse savoir le sous-ministre.Il fournit cette explication supplémentaire: «L'idée, ce n 'est pas de baisser les exigences, qui sont même rehaussées pour obtenir un diplôme, mais de reconnaître les acquis de tout le monde au niveau où ils se situent.» % ^DEC% (J CECI avez-vous ^ PASSION du MONDE?La mission du CECI est de combattre la pauvreté et l'excKision : il renforce les capacités de développement des communautés défavorisées: il appuie des initiatives de paix, de droits humains et d'équité: il mobilise des ressources et favorise l'échange de savoir-faire.téléphone à Montréal Québec Information et formulaire d'inscription : INTRODUCTION GÉNÉRALE À LA COOPERATION INTERNATIONALE 7 soirées d'étude ' du 23 septembre au 11 novembre 2002 à Montréal, le lundi ou le mercredi soir à Québec, le mardi soir Coût: 175$ (514| 875-9911, poste 290 (418)523-6552 www.ceci.ca Faculté de l'éducation permanente lu ftiaillc tl'( \ ohicr Cet automne, étudiez l'anglais.CONVERSATION « English Conversation Niveaux débutant, intermédiaire et avancé.Plusieurs possibilités d’horaires : le matin, le soir ou le samedi.Aussi offert au Camiiis Viu.k de Lavai, f.t au Campus Longuhuil RÉDACTION « Writing Workshop Les mardis du 17 septembre au 17 décembre, de 19 h à 22 h 15 SANTÉ • English for Health Care Professionals Les mercredis du 18 septembre au 18 décembre, de 19 h à 22 h 15 des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) agissent pour assurer une éducation AFFAIRES • Business Writing : Letters and Memos Les jeudis du 19 septembre au 19 décembre, de 19 h à 22 h 15 • Business English : Oral Communication l«s samedis du 21 septembre au 7 décembre, de 9 h à 13 h de qualité à tous les ordres d'enseignement.l'rsl dt* classnm'iit Les 5, 7 et 10 septembre à 9 h Les 9, 10 et 11 septembre à 19 h Pavillon 3200, rue |ean-Bril!ant Renseignements Téléphonez pour savoir quels documents sont requis lors de l'inscription.5,4 343 ¦6090 ou 1 800 363-8876 www.fep.umontreal.ca/langues/ Université fHï de Montréal I- K 11 E V 0 I R .I.E S S A M EDI 17 E T I) 1 M A N C HE 18 A 0 C T 2 0 0 2 RENTREE SCOLAIRE Éducation et informatique Mise en réseau des écoles des régions excentriques Un projet pour éviter les fermetures et maintenir la qualité de l’enseignement rentrée scolaire 2002 s’effectuera sous un jour nouveau pour trois petites écoles rurales québécoises.Les élèves et les professeurs pourront maintenant travailler en réseau avec d’autres écoles, grâce à un système de large bande passante.Pendant l’année scolaire, une équipe de chercheurs étudiera le potentiel des technologies de l’information pour le développement des petites écoles rurales et épaulera les professeurs dans leurs projets.Parents, élèves, professeurs et chercheurs sont enthousiastes devant ce projet novateur qui ouvre plusieurs avenues à l’éducation dans les régions éloignées.GENEVIÈVE OTI S-DIONNE LE DEVOIR Avec la dénatalité qui touche l’ensemble de la province et l’exode des jeunes familles qui affecte plusieurs régions, les élèves se font de plus en plus rares dans bon nombre d’écoles rurales.Cette situation place de nombreuses commissions scolaires devant un choix difficile: maintenir les petites écoles rurales ouvertes malgré le manque de ressources ou fermer ces établissements scolaires et alors exiger des élèves des déplacements longs de plusieurs kilomètres pour qu’ils aient accès à une éducation de qualité.I^a problématique engendre de profonds déchirements dans les communautés concernées, qui ¦ font tout ce qui est en leur pouvoir pour maintenir leurs petites écoles en vie.Mais une solution pourrait bientôt se présenter à elles pour sauver leurs petites écoles: l’utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC) comme soutien à l’apprentissage des élèves.Pour examiner qette possibilité, le ministère de l’Éducation et le ministère des Régions, en collaboration avec le Centre francophone d’informatisation des organisations (CE-FRIO), a mis sur pied le projet de recherche-action L’école éloignée en réseau.Dès septembre, trois petites écoles situées dans différentes régions du Québec vont intégrer les TIC dans leur pédagogie et vont explorer toutes les possibilités offertes par celles-ci.Le CEFRIO, appuyé par deux chercheurs associés — Thérèse Laferrière, professeure à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval et Alain Breuleux, professeur au Départe- Invitation à la Mélomanie Une série de 8 cours d'initiation à la musique classique basée sur l’écoute commentée d’extraits sonores CLAUDIO RICIGNUOLO de l’Orchestre Métropolitain Claudio Ricignuolo est un passionné de musique et un formidable vulgarisateur.» - YVES BEAUCHEMIN Session d’automne : ¦ Série originale ¦ Cours à la carte Séances d’information gratuites (514) 385-5015 {arrrjr www.melomanie.com Orchestre Métropolitain du Grand Montréal Yannick Nétet-Ségum ment de psychopédagogie de l’université McGill — observera et participera au développement du projet tout au long de l’année scolaire dans le but de préparer des conclusions et des recommandations sur l’utilisation des TIC dans les écoles éloignées.«Pour nous, c’est extrêmement important de s’assurer que les connaissances qui vont être produites par les équipes de recherche aillent aux bonnes personnes ensuite, explique la directrice du CEFRIO à Montréal et directrice du développement de projet, Josée Beaudoin.Il faut que le projet ait l'effet qui est recherché: provoquer des discussions et les changements qui sont nécessaires autour de cette problématique.» Les TIC au service de l’éducation Les trois écoles qui participent au projet, l’École Saint-Ccegr-de Marie à Rivière-à-Pierre, l’Éçole Christ-Roi à Saint-Camille et l’Ecole Jacques-Rousseau de Radisson, sont «des écoles dont les ressources sont limitées à cause du nombre limité d’élèves, indique Thérèse I,a-ferrière.Le petit nombre d’élèves affecte toutes les normes qui s’appliquent au niveau du nombre d’enseignants, d’enseignants spécialisés ou encore de conseillers spéciaux», comme les orthopédagogues ou les psychologues.L’éloignement de ces établisse ments fait également en sorte qu’il est difficile de recruter et de garder le personnel enseignant.«Je ne peux pas donner tous les cours que je veux parce que je suis restreinte dans le personnel, déplore la directrice de l’école Jacques-Rousseau à Radisson, Hélène Dessureault.Je n ’ai pas de cours de musique parce qu’il n’y a pas de professeur de musique.On a les instruments et les installations, parce qu’il y a déjà eu un enseignant pour cette matière, mais tout cet équipement dort.» L’école de Radisson est la seule école secondaire qui participe au projet.Elle va travailler en réseau avec une école de Chibougamau et une école de Québec.En naviguant à haute vitesse dans Internet et en travaillant en réseau avec d'autres écoles grâce aux TIC, les professeurs vont avoir la possibilité d’accéder à des ressources qui se trouvent à l’extérieur de leurs établissements scolaires.De plus, avec la vidéo conférence, différentes options s’offrent à eux.«On peut très bien s’imaginer des ententes entre les enseignants de différentes écoles pour se diviser la tâche autrement en utilisant les réseaux.Ça devient une façon différente de gérer les classes», déclare Mme laferrière.Nécessaires enseignants Mme Laferrière précise cependant que le but «n’est pas de remplacer les enseignants et qu’il ne s’agit pas du modèle où l’élève va s’asseoir dans une classe pour suivre un cours complet par télé-enseignement».L’objectif est plutôt «d’arriver à mettre plus de flexibilité dans le système, tout en permettant aux élèves de réussir très bien et en accomplissant les objectifs de la réforme.» «La réforme est exigeante, souligne la chercheuse, elle demande plus de ressources et elles ne sont pas toujours en place.On part de là.[I.a question est] à quel point on peut se servir des réseaux, tout en permettant aux élèves de réussir, d’élargir, mais aussi d’approfondir leurs connaissances.» Concernant la réforme, qui favorise la pédagogie par projets, les TIC vont être à cet égard d’une grande utilité pour ces petites écoles.En effet, à cause du nombre peu élevé d’élèves, les classes réunissent des enfants de plusieurs niveaux.En travaillant en réseau, les élèves d’un même groupe d’âge vont pouvoir élaborer des projets ensemble d’une école à l’autre.«Mon élève qui est seul en bio cette année, nous allons essayer de l’intégrer à un projet que les élèves d'une autre école Le but du projet n’est pas de remplacer les enseignants, assurent ses promoteurs vont faire.Lui, il va avoir une tâche précise et s’il a besoin d’aide, il va être capable de communiquer avec les autres», se réjouit Mme Dessureault.En plus de l’aspect pédagogique, les psychologues et les orthopédagogues, qui visitent ces établissements quelques fois par année, vont pouvoir effectuer des suivis plus fréquents en utilisant les TIC.Si une urgence se présente, «l’élève pourra à ce mo-ment-là aller en interaction avec la personne spécialisée sur le réseau», précise Mme Laferrière.Un atout pour toute la communauté Selon le sous-ministre adjoint à l’éducation préscolaire et à l’enseignement primaire et secondaire, Robert Bisaillon, qui est impliqué dans le projet, «c’est clair que l’école est le pivot du village.Il n’y a pas un jeune couple qui va s’installer dans un village qui ne possède pas une école.Mais ce n’est pas tout de garder l’école ouverte.Si on garde les enfants dans des ghettos, ce n’est pas mieux; si la qualité est moindre, ce n’est pas mieux non plus.Il faut donc non seulement continuer à payer pour garder les écoles ouvertes, mais il faut aussi transformer les choses au fur et à mesure».D’après lui, «si on ne fait pas ces choses-là aujourd’hui, dans dix ans, il va être trop tard.On va fermer les écoles de villages et ça va être terminé.Les élèves vont faire des distances incroyables et dans certains cas, ils vont choisir de ne plus aller à l’école».En introduisant les technologies de l’information dans les petites écoles rurales, il serait possible, sous certaines conditions, d’assurer aux élèves une éducation de qualité et ainsi attirer les jeunes familles dans la région.«On veut garder les écoles près des élèves, mais à la condition qu’on transforme un peu la façon d’enseigner ou de travailler», et les TIC pourraient êtrp la solution.A Radisson, la directrice veut faire profiter toute la communauté de ce projet.«Au niveau de la vidéoconférence, quelqu'un qui veut suivre un cours ou qui veut avoir un perfectionnement dans n’importe quel domaine va avoir accès à son cours parce que la salle de vidéoconférence va être accessible à toute la communauté.Ce projet-là, c’est vraiment un plus pour tout le monde et la communauté appuie cette initiative.» Un pas vers l’avenir Pour Paul Inchauspé, qui travaille comme expert en éducation pour le CEF'RIO dans cette recherche-action, «ce projet correspond à un besoin.Les petites communautés ont le droit de vivre et pour qu’elles vivent, leurs petites écoles doivent demeurer le plus possible.Mais il ne s’agit pas uniquement de régler un problème, poursuit-il, mais de regarder en avant.Dans le mesure où le mouvement social du maintien des petites écoles va rester fort, un système d'éducation doit tout faire pour que ces petites écoles soient de qualité.» Et pour que les écoles rurales soient «des écoles de qualité malgré leur isolement» le meilleur moyen, ce sont «les technologies informatiques à usage facile.A partir du moment où vous avez un ordinateur, vous pouvez non seulement accéder à des connaissances, mais directement à des personnes»., Au ministère de l’Éducation, M.Bisaillon affirme «vouloirfaire des expériences avec des milieux différents pour voir le potentiel de généralisation.On veut savoir d’abord comment on va transformer l’enseignement et quelles sont les grosses conditions technologiques nécessaires.Et là, il va y avoir des décisions à prendre».Mais avec ce projet, «pendant une année, on va faire l’expérimentation en sachant que nous ne sommes pas en retard par rapport à ce qui se passe dans le monde».LES ATELIERS DE DANSE MODERNE DE MONTREAL inc L'EXCELLENCE EN DANSE DEPUIS PLUS DE ANS 1 11 mm r •— la nouvelle ZENITH collection en format de poche Notre littérature contemporaine à prix d etudiant • ;x*i '>>1* «***« ‘ rkssMtrc -f ««e i«.*i imagine-toi sur les scènesmu monde Louise Simard Mit ."'T HÎÜ i .‘•fc’Sï! La Route de Parramatta Je Louise Simard Un roman hisroriqije qui raconte l’exil de no> patriotes en Australie, au XVIII0 siècle.16,95 $ Les aventures de Benjamin Tardif tomes 1, Il et III Je FRANÇOIS BARCéLO l inc trilogie romanesque saluée par la critique : Nn/lc jkirt au Texas, Mil cnrs en Arizona et Vas tout à fait en Californie.10,95 $ ch.Frakçx^Bmfjo i lœstv*wuÜK, i QUCbGC nn R.Howard Webster Foundation m 4 «€?#f fHEj.W.McCONNELl fAMILYFOUNDATION —— —- mMMWMMMI LA FONDATION DE LA FAMILLE J.W McCONNEI.1 Collège Sainte-Marcelline 9155 boul.Gouin ouest, Montréal Tél,: (514) 334-9651 Télécopieur: (5 14) 334-0210 Demandes d’admission pour septembre 2003 Examens pour la I re secondaire: Samedi 19 octobre 2002 il 9h Examens pour la 5e année: Samedi 1er février 2003 il 9h Collège d’enseignement privé, reconnu d'intérêt public, dirige par les Soeurs de Samle Marcelline.Maternelle 5 ans mixte à plein temps, primaire mixte, secondaire général enrichi pour jeunes filles.Le collège offre aussi les services pour les enfants de 4 ans Venez nous voir! Portes ouvertes: 25 septembre 2002 Composez le (514) 334-9651 i - L K I) E V OIK, L E S S A M EDI 17 E T D I M A N ( HE IK A O V T 2 0 0 2 RENTREE SCOLAIRE Réseau universitaire Droit à l’anglaise et football à l’américaine Les nouveaux programmes des institutions francophones Le monde évolue, les universités québécoises aussi.Elles tâtent continuellement le pouls de la population pour connaître les nouveaux besoins, côtoient les différents milieux de travail pour cibler les exigences de formation et consultent les étudiants pour cerner leurs objectifs d’apprentissage.De cette auscultation naissent des nouveaux fe • Dou théâtre iatri lé défi de ! paradoxe Le rocher , mysti toïevskî me nation éâtre Montr e cosmique INSTITUT THOMAS MORE location pour adult Secret: Dialectiq la couru des internet ¦ Programmes d'âge d'or Inscrivez-Vous des Maintenant! Début des tours: le 23 septembre ^ 514.935.9585 3405, av.Atwaler info@thomasmore.qcxa / www.thomasmore.qc.ca tous les cours sont en anglais ACADEMIE MICHÈLE-PROVOST inc.Collège privé mixte - fondé en 1957 I nn I agréé aux fins de subventions (MEQ) Primaire & Secondaire COURS SPÉCIAUX POUR ENFANTS TALENTUEUX programmes, qui ont pour objectif de favoriser le développement du Québec.Petite visite à l’UQAM, à l’Université de Montréal et à l’Université de Sherbrooke.GENEVIÈVE OTIS-DIONNE LE DEVOIR Les universités québécoises ne craignent point d’innover.Ainsi, les étudiants qui commencent cette année leurs études dans les différents baccalauréats offerts par l’UQAM ont droit à des programmes revus et corrigés.En effet, depuis deux ans, l'université «a procédé à une révision complète de toute la programmation de baccalauréat, explique la registraire, Claudette Jodoin.Tous les programmes ont été revus en collaboration avec les comités de programme, où siègent des professeurs, des étudiants, des chargés de cours et, à l'occasion, des gens du milieu».Université du Québec à Montréal Les objectifs de cette révision étaient de «permettre une meilleure formation fondamentale par un équilibre entre la spécialisation dans la discipline et l’apport de disciplines connexes, d’augmenter le taux de diplomation et d’assurer une meilleure réponse au besoin d’une plus grande polyvalence [des diplômés] sur le marché».Les étudiants suivent donc davantage de cours dans une ou plusieurs disciplines autres que celle qu’ils ont choisie dans le but de se donner une formation plus élargie.La révision des programmes de deuxième cycle est également entamée et l’UQAM souhaite «développer un corpus commun de cours qui seront offerts à des gens qui étudient dans différents domaines».Dans ce corpus, on pourrait retrouver des cours de «gestion des ressources humaines», une «formation à l'éthique» et des cours de pédagogie.«On se rend compte que, quel que soit le travail que les gens font, ils ont de plus en plus d’enseignement à faire.Que ce soit du transfert de connaissances ou de la formation des équipes», souligne Mme Jodoin.En ce qui concerne les nouveaux programmes, l'UQAM propose à partir de septembre un baccalauréat en relation et droit international.«L’idée, c’était d'offrir une formation intégrée pour préparer à l’analyse, à la compréhension des phénomènes internationaux, que ce soit la mondialisation, la connaissance des régimes politiques ou juridiques des pays étrangers et une fomiation à la politique étrangère des Etats.» En sciences humaines, un profil en histoire appliquée est maintenant disponible, dont le but est «de former des gens qui pourront égale- ment répondre à des commandes qui viennent de l’extérieur, par exemple une compagnie qui veut que l’on écrive son histoire».Les étudiants de ce profil vont suivre certains cours de communication.On retrouve également un diplôme d’études supérieures (DESS) spécialisé en design d’événements (mise en espace d’événements culturels — expositions, spectacles), un certificat en soutien pédagogique dans les centres de la petite enfance, un DESS en bio-informatique et, pour le bonheur de tous, un profil en ergonomie dans la maîtrise en kinésiologie qui vise «à former des étudiants qui pourront améliorer les situations de travail des gens».Université de Montréal Au cours des dernières années, l’Université de Montréal a développé plusieurs baccalauréats bidisci-plinaires ou pluridisciplinaires.les étudiants peuvent maintenant combiner au premier cycle les communications et la politique, l'économie et l’informatique, la psychologie et la sociologie, les mathématiques et la physique; plusieurs autres mariages sont aussi possibles.En unissant deux disciplines, • les étudiants ajoutent une carte à leur jeu.De plus, «ça permet aux étudiants qui suivent ces programmes-là d'avoir ensuite accès aux études supérieures à l’une ou l’autre des disciplines», précise le directeur des communications de PORTES OUVERTES TOUS LES JEUDIS ENTRE 10 H ET 12 H Téléphonez au 934-0596 1517 av.des Pins - ouest - Montréal (Québec) H3G 1B3 {entre l’HApiul Royal Victoria el l'hôpital Général de Montréal, autobus 144 ou 165, métro Guy) Votre plus grand réseau d’écoles publiques prépare la rentrée.« Nous avons hâte de vous voir ! » www.csdm.qc.ca Commission scolaire de Montréal fSp A; ^ .s 1 ' • É mmmm Canada OéignM National national* D.t«nct) L’université militaire du Canada www.forces.gc.ca 1 800 856-8488 l’Université de Montréal, Bernard Motulsky.Les étudiants peuvent donc découvrir deux disciplines au bac pour ensuite choisir celle qui les intéresse le plus pour se spécialiser à la maîtrise.Outre cet aspect, l’Université de Montréal se préoccupe elle aussi de tout ce qui touche l’international.Il y a trois ans, elle lançait son bac en études internationales et, cette année, c’est la maîtrise qui voit le jour.Dans la même veine, mais cette fois pour les étudiants en droit, un DESS en Common Law est maintenant offert Ce diplôme «permet aux gens de s'inscrire au Barreau d’une aufre province canadienne ou d’un Etat américain».D’ailleurs, selon M.Motulsky, «le besoin est de plus en plus grand d'avoir des gens non seulement capables d’œuvrer à l’intérieur du Québec, mais aussi d’opérer dans le.cadre d’échanges avec le reste du Canada et l’Amérique du Nord».L’année dernière, l’Institut des statistiques de l’UNESCO (ISU) s’installait sur le campus de l’Université de Montréal.En septembre 2002, l’UdeM lance sa maîtrise et son doctorat en statistiques sociales.«C’est un secteur sur lequel on mise beaucoup.Avec l’Institut des statistiques de l’UNES-CO sur le campus, ça nous positionne à travers le monde», se réjouit M.Motulsky.Du côté de la santé, un nouveau profil dans la maîtrise en sciences infirmières a été ajouté, soit l’option «pratique avancée».«H y a des discussions présentement avec la corporation des médecins sur les gestes qui pourraient être pris en charge par les infirmières.L’évolution probable, c’est que leur champ de pratique puisse s’élargir, se spécialiser; donc nous, on commence à offrir cette formation-là.» Les étudiants de l’UdeM pourront également encourager leur nouvelle équipe de football dès septembre.Les Carabins, seule équipe universitaire francophone de football à Montréal, vont être entraînés par Jacques Dussault anciennement entraîneur-chef adjoint des Alouettes de Montréal.Et la saison commence bien.«Les parents suivent, ils aiment ça.On a déjà plus d’un millier de billets de saison vendus!», s’exclame la coordonnatrice au sport d’excellence, Manon Simard.Université de Sherbrooke L’Université de Sherbrooke souhaite elle aussi faire sa part en ce qui a trait à la formation de nos futurs infirmiers et infirmières québécois.Elle offrira en septembre un microprogramme de premier cycle de soins infirmiers en urgence.«C’est une demande du milieu hospitalier; avec tout ce qui se passe actuellement dans les hôpitaux, on veut préparer les infirmières et les intervenants par rapport à l’urgence», explique le vice-recteur à renseignement Denis Marceau.Toujours dans le domaine de la santé, l’Université de Sherbrooke propose depuis septembre 2001 un baccalauréat en pharmacologie «qui est unique au Québec».M.Marceau précise que «le bac en pharmacologie n’est pas un bac en pharmacie, c’est vraiment centré sur la pharmacologie comme science du développement et de la distribution des médicaments».Un autre programme exclusif à Sherbrooke, le doctorat en gérontologie, vient tout juste d’êtrq approuvé par le ministère de l’Education.«Im gérontologie, par définition, est une science nouvelle qui s’inspire vraiment de la multidisciplinarité, de la psychologie, de la sociologie, des sciences médicales, pour mieux comprendre et mieux aider les personnes en situation de vieillissement».Le doctorat débutera à la session d’hiver 2003 ou en septembre 2003.Pour le droit Sherbrooke a élaboré un baccalauréat avec un che-minement en biotechnologie.L’objectif est de «former des juristes qui vont être capables de plaider et de juger des causes qui impliquent des aspects comme l’ADN et tout ce qui exige la connaissance de la biotechnologie».Pour ceux qui sont attirés par une carrière sur la scène internationale, un nouveau diplôme de deuxième cycle en droit transnational, qui donne «la possibilité aux finissants d'aller pratiquer le droit à travers le monde», est maintenant effectif.Finalement, Sherbrooke est la première université québécoise à s’enquérir de la formation pédagogique des professeurs d’université.Ceux-ci pourront maintenant suivre un DESS en pédagogie universitaire «qui va se donner au campus de Longueuil et qui est susceptible de répondre aux besoins de la région de Montréal», déclare M.Motulsky.«Dans les universités, l'enseignement de qualité est très important et nous voulons faire^ en sorte que nos professeurs d’université soient compétents.C’est un métier qui s’apprend et qui exige des compétences», dit-il. K l) K V 0 I K , L K S S A M EDI I E T D I M A N < HE 18 A 0 II T 2 0 U 2 RENTREE SCOLAIRE Réforme scolaire au primaire L’école de l’an trois L’optimisme serait toujours de mise malgré les retards occasionnés par les boycotts des enseignants L’année scolaire 2001-2002 n’aura pas été de tout repos: grèves des enseignants, boycott des activités de formation liées à la réforme scolaire, entente sur l’équité salariale obtenue à l’arraché la dernière journée de classes.Malgré tout ce remue-ménage, les écoles primaires sont-elles prêtes à entamer cette troisième année d’implantation de la réforme?Retour sur une année scolaire mouvementée.MYLÈNE TREMBLAY Au ministère de l’Education, dans les commissions scolaires et les écoles primaires, on s’affaire à tout mettre en œuvre pour que cette nouvelle année démarre en douce.Il faut dire que la deuxième année d’implantation de la réforme au 2e cycle, soit en 3ret en 4' année, a laissé un goût amer aux enseignants et aux parents.En effet, qui n'a pas entendu parler des fameuses grèves des enseignants qui ont privé, à divers degrés, des milliers d’élèves du primaire de devoirs et d’activi tés parascolaires et éducatives?Sans compter le boycott des activités liées au développement de la réforme par les 7300 membres de l’Alliance des professeurs de Montréal.Résultat: seulement 30 % des enseignants de 5e et 6e du primaire ont reçu la formation adéquate pour s’engager à leur tour dans la réforme.Afin de compenser ce retard, le ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, a annoncé, en juin dernier, que la mise en œuvre du Programme de formation de l’école québécoise au 3' cycle se ferait de façon «graduelle et modulée».Ainsi, les deux premières étapes de l’année 2002-2003 pourront, au besoin, être consacrées à de la formation, à l’appropriation et à l’expérimentation.L’accent mis sur la formation «Dès la rentrée, précise Margaret Rioux-Dolan, directrice générale de la formation des jeunes au MEQ, toutes les activités de formation prévues par les commissions scolaires seront réactivées.L’application du nouveau programme au 3e cycle va se faire selon la réalité des milieux scolaires.» lœs enseignants qui se sentent prêts à appliquer la réforme dès la rentrée pourront le faire, tandis que les autres auront la possibilité de rattraper le temps perdu de septembre à janvier.«On donne les années 2002 et 2003 pour la mise en application, avec un accent majeur sur la formation», insiste Mme Rioux-Dolan.A la Commission scolaire de Montréal (CSDM), on prétend que le boycott n’a pas empêché la tenue de tous les perfectionnements offerts.Seuls les participants ont été moins nombreux.«Le maintien des formations a permis de démontrer aux écoles la volonté ferme de la commission scolaire de soutenir le rythme et d'offrir à son personnel les perfectionnements dont il a besoin», affirme Claude Daviau, coordonnateur pédagogique à la CSDM.Un avis que partage son homologue à la Commission scolaire de la Pointe-de-llle (CSP1), Danièle Mallette.Elle ajoute, au risque de s’attirer les foudres du syndicat, que plusieurs enseignants n’ont pas suivi le mot d’ordre à la lettre.«Le boycott a eu pour effet de créer de la confusion, un mal-être auprès des enseignants, dit-elle.De son côté, la CSPI a continué à donner des formations, avec un mois d’interruption.» «Les activités portant l’étiquette “réforme" ont été un peu moins fréquentées par les enseignants», admet la directrice générale de la formation des jeunes au MEQ, qui suppose toutefois que beaucoup de formations sur différentes approches pédagogiques avaient été suivies plus tôt, les enseignants étant appelés à se questionner continuellement sur leur pratique.Prêts, les enseignants ?D’un milieu à l'autre, la situation varie.Car en novembre 2001, l’Alliance des professeurs de Montréal avait décrété un boycott pour forcer la main du gouvernement québécois.Le litige portait sur le dossier de l’équité salariale.Le U syndicat souhaitait voir ses membres être ré- COI munérés pour une semaine de 40 heures et non de 35, réclamant également que le sommet de leur échelle salariale grimpe à 62 047 $ par année.Après un an de moyens de pression, le gouvernement a finalement reconnu les 40 heures de travail effectuées par les enseignants et leur a promis un redressement salarial moyen de 5,9 %, tout en exigeant une présence obligatoire additionnelle à l’école de 5 heures, à compter de 2003-2004.Cette question ayant été réglée le dernier jour des classes, soit le 13 juin, les directions d’écoles ont reçu l’indication de lever tous les boycotts sans plus d'explication.L’entente devrait être signée formellement à la rentrée.Les enseignants du troisième cycle doivent dorénavant mettre les bouchées doubles.Sont-ils prêts à relever le défi malgré le peu de perfectionnement reçu?«Il y a toujours à apprendre, répond sagement Linda Trépanier, directrice de l’école Chénier, de la CSPI.Tous les changements arrivent en même temps.Il faut embarquer, et vite.» Pour Simone Gress Azzam, directrice de l’école St-François-de-Laval de la CSDM, il faut contrer l’impression que la réforme doit se faire très rapidement.«L’ampleur du changement va se faire sur plusieurs années», dit-elle, en observant que c’est l’une des rares fois où les enseignants acceptent d’emblée d’intégrer la nouveauté.l’impression que la réforme doit se faire très rapidement Un mouvement bien enclenché En fait, la réforme ne date pas d'hier.Sur un plan strictement administratif, et selon le calendrier prévu, l’implantation des nouveaux programmes a débuté en 2000-2001 au 1" cycle du primaire et doit se poursuivre graduellement, cycle par cycle, du primaire au secondaire, jusqu’en 2006.Mais dans la pratique, beaucoup d’enseignants étaient déjà dans un mouvement de réforme à travers de nouvelles approches, indique Danièle Mallette.«Les enfants nous poussent au changement.Ils arrivent avec un bagage et des connaissances que ceux de la génération précédente n’avaient pas.Par la force des choses, les professeurs ont dû s’arrimer à cette nouvelle réalité et ajuster leur façon d’animer la classe.» Le mouvement est donc bien enclenché, tant au premier qu’au deuxième cycle.Les élèves du primaire travaillent depuis deux ans par projets et ateliers et apprennent au rythme des nouvelles approches pédagogiques: développement des compétences, activités de résolution de problèmes, travail d’équipes.Le tout dans le but de favoriser leur réussite, d’éviter le redoublement et de contrer le décrochage scolaire.Comme l’indique un document du ministère, les principes de la réforme, bien qu’ils ne soient pas entièrement nouveaux, constituent «la meilleure façon de préparer nos enfants à faire face aux défis qui les attendent».Peut-on d’ores et déjà en évaluer les résultats?Au ministère, comme dans les commissions scolaires et les écoles, on juge qu’il est encore trop tôt pour le faire.On préfère parler de changement de mentalité devant amener les enseignants à travailler ensemble afin d’évaluer les élèves et trouver des moyens de remédier à leurs difficultés.La réforme apparaît également comme un grand bol d’air frais qui vient humaniser l’enseignement et le rapprocher des préoccupations des jeunes.Les outils de la réforme L’appropriation de la réforme se fait de façon bien inégale, selon chaque établissement.Les instruments fournis par les commissions scolaires ou le ministère arrivent d’ailleurs au compte-goutte, année après année.Le bulletin est probablement l'outil qui a soulevé le plus de controverse.Pour le moment, aucun modèle de bulletin n'a été imposé aux écoles par le MEQ, chaque direction d’établissement ayant l’entière responsabilité d’adopter le bulletin qui lui convient.«La politique d'évaluation des apprentissages pour le primaire et le secondaire sera publiée en juin 2003, précise-t-on au ministère.Elle a déjà fait l'objet d'une vaste consultation auprès du réseau scolaire,» En juin 2001, le ministre de l'Education de l'époque, François Legault, avait annoncé que tous les élèves du primaire du Québec devraient passer, à la fin du primaire, des examens nationaux obligatoires portant sur les ma- tières de base, en réponse aux questions soulevées lors de la consultation sur le Projet de politique d'évaluation des apprentissages effectuée un peu plus tôt.Les échelles des niveaux de compétence, disponibles sur le site du MEQ et envoyées dans les écoles à la fin mai seulement, viennent s'ajouter à Ig liste.Ce nouvel outil vise à décrire la progression des élèves et à permettre de situer le niveau de développement des compétences.Son utilisation requiert toutefois un certain support professionnel qui sera apporté aux enseignants début novembre, ce qui n’a pas l’air d’embarrasser les commissions scolaires.«Au moment où la CSDM a dé cidé d'offrir à ses écoles le bulletin expérimental en lien avec la réforme, on savait très bien que la politique d’évaluation du ministère n ’était pas sortie, ni les échelles de compétences.Les professeurs s’approprient les différents contenus de la réforme au fur et à mesure», soutient Claude Daviau.Une adaptation qu’il considère tout à fait saine, les outils étant sujets à être mieux utilisés, compris et adaptés à l’usage.Quant au matériel pédagogique, le choix en revient aux établissements.Les maisons d’éditions profitent de l’occasion pour produire de nouveaux documents qu’elles soumettent à chaque rentrée aux professeurs dans l’espoir de retenir leur attention.«Même si l’esprit de la réforme n’exige pas l’utilisation de nouveau matériel, indique Linda Trépanier, celui-ci aide les enseignants à entrer dans le changement.» C’est à compter de cette année seulement que le gouvernement débloquera des fonds pour l'achat de nouveaux manuels scolaires.Comme quoi, le MEQ doit lui aussi ajuster ses cordes pour vivre à l’heure de la réforme.\\e bann/è^ 0Uvelle LIVRES • JEUX ET JOUETS • MATÉRIEL D'ART • PAPETERIE LIBRAIRIE AGRÉÉE JEUNESSE • Nouveautés pour toute la famille • Le plus vaste choix de livres jeunesse • Service de recherche et de réservation • Livres : romans, documentaires, B.D., etc • Manuels scolaires, cahiers d'exercices • Matériel d'artisanat et de bricolag • Fournitures scolaires et papeterie générale oo 5730, rue Sherbrooke Est, Montréal Téléphone : (514) 527-5425 • Télécopieur : (514) 527-6713 Courriel : commandes@lsc.qc.ca £.pour des services publics de qualité en éducation pour des services en quantité suffisante pour répondre adéquatement aux besoins des jeunes comme des adultes pour que les travailleurs et travailleuses qui les donnent bénéficient des conditions de travail qui leur permettent d'assurer cette qualité et cette quantité de services La CSN, présente dans l'éducation de la petite enfance à l'université & & X CSN ¦ NkKXffTON DSS moriSSNINNlKi L K l) K V () I R .LES SAMEDI 17 ET DI M ANCHE 18 AOÛT 2 0 0 2 (i 8 RENTREE SCOLAIRE Villages branchés Vers un Intranet à la grandeur du Québec L’installation de la fibre optique dans le réseau scolaire profitera à tous les citoyens des régions éloignées Les commissions scolaires et les municipalités loin des grands centres n’en peuvent plus de naviguer dans Internet à l’aide de leurs lignes téléphoniques.La vitesse de tortue, c’est dépassé, disent-ils.Pour assurer un développement tangible, il faut se mettre à l’heure de la fibre optique.Et à la fine pointe de la technologie, on pourrait même sauver des écoles en région.En avant la machine.ALEC CASTONGUAY C> est presque une révolution pour les régions.Ça va être incroyable une fois en place», (ance Roger Vézina, directeur des ressources didactiques et responsable du programme Villages branchés au ministère de l’Education du Québec (MEQ).Ce der-pier ne tarit pas d’éloges au sujet de l’éventuelle mise en place de ce programme d’infrastructure an- noncé par le gouvernement provincial en février dernier.Doté d’un budget de 75 millions de dollars, Villages branchés a été créé dans le but de relier les commissions scolaires et les municipalités éloignées des grands centres urbains au réseau de fibre optique.Internet haute vitesse d’une région à l’autre Même si l’aventure ne fait que débuter, les espérances sont COURS DH HAN CIC HS .ni Y MC A ('entre Ville Prochaine session : 3 septembre 2002 Tests: 14 21 28 août 2002 ^ Conversation et grammaire: anglais, français, espagnol, italien Cours d’anglais spécialisés: prononciation, anglais écrit 'l Cours de préparation à: English for International Communication) (Test of Ei _ (Test of English as a Foreign language) Renseignements 849-8393 poste 709 YMCA grandes.Une fois les écoles primaires et secondaires des régions branchées haut débit (les universités et la plupart des cégeps le sont déjà), les possibilités s’accélèrent au point de voir certaines illusions d’hier prendre racine dans la réalité.L’exemple le plus éloquent est certainement le projet d’une sauvegarde de plusieurs écoles menacées de fermeture, comme en Gaspésie ou sur la Côte-Nord.«Des établissements qui se trouvent dans des régions en forte décroissance démographique pourraient survivre, affirme Roger Vézina, la mine réjouie.Avec un réseau haute vitesse, on pourrait jumeler des classes d’écoles éloignées avec des écoles des grands centres.On pourrait également mettre à contribution, avec des vidéoconférences, du personnel spécialisé qui ne peut pas se déplacer si loin.A la limite, on pourrait faire suivre des cours à distance à certains élèves qui n’auront plus à se rendre en famille d’accueil pour de nombreuses semaines.» Mais ces possibilités futures sont d'abord motivées par un besoin immédiat, celui de donner une éducation de haut niveau.L’informatique est désormais solidement incrustée dans la façon d’apprendre des jeunes et, par manque de ressources supplémentaires, les établissements en région manquent de belles occasions, selon Roger Vézina.«Il y a quelques années, nous avons doté les écoles d’un parc informatique de qualité, exptique-t-il.Mais la connexion avec un modem au débit de 56 kbps ne suffit plus.Déjà, beaucoup de vidéos éducatifs sont disponibles en ligne et la numérisation continue.Il faut pouvoir aller chercher les outils qui sont à portée de la main, malgré la distance qui sépare les écoles.» Pour le bien de tous Ce projet, qui ferait du Québec l’un des endroits les plus branchés d’Amérique du Nord, vise large.Ainsi, pour diminuer les coûts qu’engendrerait la mise en place d’un réseau de fibre optique dédié uniquement au secteur de l’éducation, d’autres partenaires sont mis à profit.C’est le cas des municipalités.«Passer de la fibre optique coûte très cher, explique Roger Vézina.Mais une seule gai- 1, ARCHIVES LE DEVOIR «Avec un réseau haute vitesse, on pourrait jumeler des classes d’écoles éloignées avec des écoles des grands centres», souligne Roger Vézina, directeur des ressources didactiques et responsable du programme Villages branchés au ministère de l’Edu — - duration du Québec.ne de fibre peut être utile à beaucoup de monde.» Les municipalités sont donc invitées à en profiter pendant que ça passe, question de YMCA Session de 4 semaines le jour ou 7 semaines le soir 1441 rue Stanley, Métro Peel wNvw.ynicaniontreal.qc.ca/langues Rens.: 849 8393 poste 709 V Enfants w '• Adolescents Adultes - Au V du plateau Mont-Royal 521-3456 Classe d'essai gratuite Qe Louise Lapierre Docteur en lettres modernes de l'Université de la Sorbonne, Jean-François Poupart enseigne la littérature française an cégep Fdouard-.Montpetit depuis près de dix ans.J’ai mis des tonnes de romans au programme, mais jamais je n'ai eu autant de succès qu'avec Salut man roi mongol ! Ce roman québécois remporte un succès incomparable auprès des jeunes et leur donne envie rie lire.• Avis aux enseignantes et aux enseignants de niveaux secondaire et collégial Si vous voulez recevoir un exemplaire gratuit de ce merveilleux roman de Nicole Bélanger, communiquez avec nous : lntouchables@qc.aira.com ou (514) 529-8708.NICOLE BELANGER 5»Iui mon 101 mongol ! For nuit de poche 11,95 S 206 pages Gnirc/.vile acheter ce livre I Danièle Bombardier.Plaisir de Hrv l'ai adoré Salut mon mi numgol ' \r.timeni et inconditionnellement.Nathalie Petrowski.la Presse www.danse-iouiselapierre.qc.ca LES^NTOUCHABLES intiislesi iuoitchiihles.com M D I I O N M I parents toujours ! / Agissez dans l’intérêt de votre enfant.Avant d’amorcer une procédure judiciaire, faites appel à un médiateur familial.Certaines séances sont gratuites.La médiation familiale, une bonne façon de s’entendre.La liste des médiateurs est disponible à l’adresse suivante www.justice.gouv.qc.ca Justice Québec connecter les bibliothèques et les édifices municipaux «à la fine pointe de la technologie», comme le souligne un document de présentation du projet élaboré par le MEQ.Les coûts d’installation sont donc assumés à 66 % par le gouvernement et le reste revient aux demandeurs (municipalités, commissions scolaires ou les deux à la fois).C'est donc un moyen plus abordable de faire profiter les villes éloignées du service haute vitesse.Et de faire d’une pierre deux coups, comme on dit Par ailleurs, à moyen terme, non seulement les établissements scolaires et les villes en profiteront, mais le simple citoyen, confortablement assis chez lui, pourra aussi se brancher.«Nous avons une réponse positive de la part des entreprises de télécommunication pour donner un coup de main, soutient Roger Vézina.Nous allons relier à haut débit des endroits qui n'auraient pas été connectés avant de nombreuses années.Une fois la fibre optique passée pour notre projet, rien n’empêche les citoyens d'en profiter.Tout le monde y gagne.» Et pourquoi ne pas laisser les entreprises faire le travail?«En dehors des grandes villes, le coût pour chaque kilomètre de fibre optique est très onéreux, souligne Roger Vézina.Il faut donc l’aide du gouvernement, sinon rien ne se ferait.» Malgré la jeunesse du programme, des études sont déjà réalisées et des ententes, signées.C’est le cas pour la MRC des lotirent ides et sa commission scolaire.D’autres projets progressent vite et bien, notamment dans les régions de Saint-Hyacinthe et de la Gaspésie.«Nous pourrons commencer bientôt la mise en place concrète pour ces endroits», affirme Roger Vézina.Les commissions scolaires et les municipalités intéressées ont jusqu’au 30 novembre 2003 pour adhérer au programme.«Mais la presque totalité des commissions scolaires sont déjà en processus d’application, dit-il.Le besoin était vraiment présent et la réponse a été immédiate.» Un Intranet à la grandeur du Québec?Une fois le grand projet Villages branchés en place, dans quelques années, les avantages pour les écoles d’être reliées à haut débit continueront de croître.Car présentement, les universités et les cégeps sont connectés, par la fibre optique, au Réseau d’informations scientifiques du Québec (RISQ), un Intranet qui permet aux établissements de partager des informations et du savoir, mais en parallèle de l'Internet traditionnel.L’avantage est important, puisque les coûts pour les institutions sont bien moins élevés lorsqu’elles naviguent dans Iq-tranet plutôt que dans le Web.A ce moment-là, il n’y a pas de frais d’utilisation à payer aux grandes compagnies de télécommunication.«Eventuellement, si les écoles primaires et secondaires des régions sont branchées sur le RISQ, les économies peuvent devenir importantes», admet Roger Vézina.Des expériences seront tentées cette année avec la Commission scolaire de [.aval, déjà reliée haute vitesse.«Nous sommes très optimistes, dit Roger Vézina.Mais nous aurons une meilleure idée des possibilités d’un RISQ branché aux écoles primaires et secondaires vers la fin de l’année scolaire.» Comme quoi la fibre optique n’est pas l’affaire d’une poignée d’individus qui veulent écouter de la musique ou des films par l’intermédiaire de la Toile.«Les possibilités sont immenses», pense Roger Vézina.Et le réseau scolaire québécois, ainsi que les municipalités éloignées, pourront enfin en profiter.( i f L E I) E V (UR.L E S S A M K I) I 17 ET I) ! M A NONE IK A O Û T 2 0 0 2 ?RENTREE SCOLAIRE (i 9 Arts et culture à l’école Quand les artistes prennent le chemin des écoliers Jasmine Dubé est devenu une comédienne que l’on identifie au théâtre pensé pour le jeune public.Trop à son goût.Mais elle est loin d’être la seule à se préoccuper d’art et d’éducation.Voici quelques projets québécois conçus pour le programme Rencontres culture-éducation.CLAIRE HARVEY Place au théâtre, à la musique et à l’écriture dramatique.Encore cette année, les artistes partageront leur passion avec les élèves du Québec, leur donnant ainsi l’occasion de s’ouvrir à la culture d’ici et d’ailleurs.En effet, de nombreuses activités se dérouleront dans le cadre du programme Rencontres culture-éducation.Créé en 1999 par le ministère de la Culture et des Communications, ce programme a pour but de faciliter la collaboration entre le milieu culturel et le milieu scolaire.Il comporte trois volets: des sorties culturelles, des ateliers pratiques donnés par des artistes et des écrivains dans les écoles et le développement de projets d’éducation culturelle ou artistique en mettant à contribution les professionnels de la culture.Pour faciliter l'interaction entre les intervenants, le ministère de la Culture et des Communications, en collaboration avec le ministère de l’Education, a aussi réalisé le Répertoire de ressources culture-éducation.On y trouve des renseignements sur des centaines d’artistes, d'écrivains et d’organismes culturels qui offrent des activités aux jeunes du préscolaire, du primaire et du secondaire.Voici quelques-unes de ces ressources.Un contact intime avec le jeune public Parlons d’abord du Théâtre Bouches décousues (TBD) dont la renommée n’est plus à faire.Depuis sa fondation en 1986, la compagnie montréalaise nous a donné 10 spectacles, entre autres, Le Petit Monstre, qui a reçu en 1992 le prix de la meilleure production jeunes publics de l’Association québécoise des critiques de théâtre et La Bonne Femme, qui, en 1996, a reçu trois Masques de l’Académie québécoise du théâtre.Depuis, Le Bain, L’Arche de Noétnie, La Mère Merle et Le Pingouin ont séduit grands et petits.Il y a 16 ans, le TDB présentait ses productions dans les gymnases des écoles primaires.Aujourd'hui, ce sont les enfants qui se déplacent au théâtre.Pour garder un contact intime avec son jeune public, la compagnie montréalaise a développé quatre types d’ateliers.Les ateliers Arawt et après le spectacle permettent aux enfants de se familiariser avec le spectacle qu’ils iront voir et, après la représentation, de réagir sur ce qu’ils ont vu en s’initiant aux différents métiers du théâtre.Les ateliers du Mot de Passe, inscrits dans le Répertoire de ressources culture-éducation, initient les élèves au théâtre par l’intermédiaire du conte et de la marionnette.«Ces ateliers conviennent particulièrement bien aux élèves allophones, explique Jasmine Dubé, cofondatrice et directrice artistique du TDB.C’est une belle façon de se familiariser * avec la langue, le théâtre et la culture québécoise.» Enfin, les ateliers De la création à la représentation et Masques et Ombre aident les enfants à développer leur estime de soi en utilisant le jeu masqué et la marionnette.«Les enfants apprennent à théâtraliser un conte qu’ils ont choisi ou qu’ils ont écrit eux-mêmes, poursuit Jasmine Dubé.Nous sommes là pour les aider.Et les enseignants peuvent utiliser ce que nous faisons en ateliers pour les cours d’arts plastiques ou de français.» Au cours de 2001-2002, le TBD a offert 265 ateliers dans 26 écoles.Comment Jasmine Dubé perçoit-elle son rôle pédagogique?«)e suis une artiste avant tout», répond-elle, catégorique.La comédienne, rappelons-le, a été en quelque sor- tions dans les salles de spectacles, les écoles et les bibliothèques, c’est-à-dire devant environ 45 000 élèves par année.En 2002-2003 figure une toute nouvelle création, NWOLC (Ten-vers de clown), un spectacle mariant les pratiques théâtrales, la musique et les techniques de cirque.Trois autres spectacles sont aussi offerts en tournée: Bi-bliofolie (sur le plaisir de la lecture), Fabulations (une réflexion, sur la solitude, le magnétisme de la lune et l’amour possessif) et Staccato (qui associe musique, jonglerie et comédie).Ateliers de formation et spectacles étudiants Enfin, la Rencontre théâtre ados invite les jeunes à la 7' édition de son festival, qui se déroulera du 22 au 29 avril à la Maison des arts de I^val.Selon Lysane Gendron, directrice générale, ce festival a pour objectifs de promouvoir le théâtre de création professionnel et de développer la passion du théâtre chez les adolescents.«Nous voulons aussi tisser des liens étroits entre les étudiants et les professionnels du milieu culturel.» Lors de cet événement, on pré- sentera les toutes derniei es créations québécoises s’adressant aux adolescents, soit Le Cœur de la tempête (Théâtre de Quai tier).Bang Boy, Bang (Youtln .ilre), Im Langue du caméléon (Théâtre le Clou) etEtien (Théâtre Bluff)-Afin de permettre aux adolesi cents d’approfondir leur expérience théâtrale, il y aura egalement des ateliers sur les œuvres présentées.Outre les troupes do théâtre mentionnées precedenv ment, la Rencontre théâtre ado^ regroupe le Théâtre de la Cohue; le Théâtre Parminou et le Theatre la Catapulte.SOURCE THÉÂTRE BOUCHES DÉCOUSUES La Mère Merle, un des spectacles du Théâtre Bouches décousues qui ont séduit petits et grands.te victime du succès de sa première pièce, Bouche décousue, qui traitait de l'abus sexuel.Par la suite, on l'a étiquetée comme auteure à message et même travailleuse sociale.«Cela m’a suivi longtemps», dit-elle.La comédienne se méfie aujourd’hui des notions pédagogiques qu’on attribue aux arts.«Mon rôle, c’est d’essayer de transmettre ma passion des mots et des personnages aux enfants et ce, en leur parlant d’égal à égal.C’est le pont entre l’adulte et l’enfant qui m’intéresse.C’est la communication entre humains.» Patrimoine et culture millénaire Qu’est-ce qui a un pédalier, quatre claviers et.6219 tuyaux?L’orgue du Très-Saint-Nom-de-Jé-sus, de l’église du même nom, située dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.Du 27 septembre au 6 octobre, cet instrument sera l’objet des ateliers Jeune public offerts aux groupes scolaires du primaire et du secondaire, dans le cadre de la 4e édition du festival Orgue et couleurs.«On invite les jeunes à monter à la tribune de l’orgue, à écouter de courtes prestations musicales et à discuter avec l’organiste», explique Régis Rousseau, titulaire de l’orgue et directeur du festival.Un événement qui est réalisé en collaboration avec la Maison de la culture Maisonneuve.L’orgue, n’est-ce pas un instrument plutôt austère pour un jeune auditoire?«Pas du tout, rétorque Régis Rousseau.Bien sûr, les élèves sont impressionnés par l’église et l’orgue.C’est toute une découverte pour eux.Mais l’accueil est magnifique.D’ailleurs, c’est une excellente façon de leur inculquer en bas âge l’amour de la culture et de la musique classique.Nous ne voulons pas former de futurs organistes, mais plutôt le futur public des concerts de musique classique.Et pour cela, nous avons adapté nos ateliers au niveau scolaire des élèves.» Clowns, acrobates et jongleurs «Im tradition des trouvères, des saltimbanques et [.]des musiciens itinérants des siècles passés a pris racine à Québec sous la forme d’une délicieuse aubergine», se plaît-on à raconter au Théâtre de l’Aubergine, aussi connu sous le nom de l’Aubergine de la macédoine.Fondée en 1974 par son actuel directeur général et président, Paul Vachon, la compagnie a pour objectif de théâtraliser l’art clownesque par la création de spectacles professionnels où la musique et les techniques de cirque s’associent aux autres disciplines de l’art de la scène.Selon Isabelle Théberge, agente de tournée, la compagnie vise à stimuler l'imagination des enfants de 5 à 12 ans et à élargir leur horizon.«Nous voulons qu’ils apprennent en s’amusant.Nous voulons les émouvoir, les faire rire et les transporter dans d’autres mondes afin qu’ils puissent s’en inventer un eux-mêmes.» Depuis sa fondation, le Théâtre de l’Aubergine a créé une quarantaine de productions et collaboré à de nombreux événements spéciaux.Il présente ses produc- COLLEGE FRANÇAIS Le collège privé québécois d'influence française Préscolaire • Primaire • Secondaire • Collégial • Transport • Pensionnat Un gage de réussite pour vos enfants Au Collège Français, vos enfants reçoivent un enseignement privé de qualité dans un milieu de vie stimulant.PRÉSCOLAIRE Temps plein dès l'âge de 4 ans Classe bilingue (4 ans) Initiation à l'anglais et à l'informatique SECONDAIRE • Un pavillon réservé aux étudiants du sec.1 (Montréal) • Un choix de plusieurs profils : Régulier Enrichi Linguistique Scientifique Artistique Sportif - - - : Mte, PRIMAIRE Profils régulier et accéléré Anglais dès la 1 année (para-scolaire) Bain linguistique anglais en 6* COLLÉGIAL 4 programmes d'études : Sciences de la Nature, Sciences Humaines, Arts & Lettres Education aux adultes : AEC en informatique Pour informations : MONTRÉAL : Secondaire et collégial (514) 495-2581 RIVE-SUD : Secondaire (450) 679-0770 Primaire (450) 670-7391 SH» Internet : www.collegefrancaif.ca MAR,r CAfWADA 4635, Chemin Queen Mary, Montréal H3W 1W3 (514) 737-1177 www.mariedefrance.qc.ca college@mariedefrance.qc.ca CoCCège Marie de France Établissement privé mixte, membre du réseau International des établissements français à l’étranger, de la prématernelle à l’entrée à l’Universite.PROGRAMME FRANÇAIS AVEC COMPLÉMENTS QUÉBÉCOIS Une tradition d’ouverture et d’activité culturelle La créativité et la sensibilité de nos élèves s'épanouissent dans les divers ateliers d'expression musicale, chorégraphique, théâtrale (français, anglais, italien) et multimédia.L’enseignement de l’histoire des arts et les classes à projet artistique et culturel contribuent à une ouverture sur le monde et à la promotion de la langue française Une culture scientifique L’enseignement des sciences est d'abord conçu pour faire aimer la Science, en faisant comprendre aux élèves la démarche intellectuelle, l'évolution des idées et la construction progressive des connaissances scientifiques.Un apprentissage des langues Dès l'âge de 7 ans, l’enseignement est dispensé par groupes de niveaux dans un environnement international, multilingue et moderne qui permet à nos élèves d’intégrer les universités anglophones ou francophones avec un égal succès.Un accès privilégié aux meilleures universités 35% de nos bacheliers (équivalent du DEC) poursuivent leurs études à McGill, HEC ou Polytechnique et 30% à l’université de Montréal.Le baccalauréat français donne également l'accès à l’ensemble des universités canadiennes, américaines et européennes.¦ Cégep de Saint-Laurent Un milieu d’étude riche, du personnel qualifié, une vie étudiante unique, découvrez le Cégep de Saint-Laurent ! une iNStitutioN çui a une âme r./ PORTES OUVERTES le dimanche 27 octobre 2002, de 12 h à 17 au 625, avenue Sainte-Croix à Saint-Laurent Du Collège Pour Information sur nos programmes préunlversltalres ou technlquas : (514) 747-6521 ou www.cegep-st-laurent.qc.ca 1 4 Notre mission : !• le transport du savoir RISQ est le réseau québécois de la recherche ' * et de l’éducation : un réseau de pointe reliant tous les acteurs importants des milieux de l’éducation.Notre but: AMOS ROUYN-NORANOA assurer l'interconnexion des infrastructures locales et régionales au réseau fédérateur de l'éducation; favoriser la mise en commun des services numériques évolués.ST-FÉUCIEN CHICOUTIMI FORESTVIUE J RIMOUSKI LAURENTIDES t' g jf.RIVIÉRE-DU-tOUP LA MA18AIE HULL OTTAWA GRAND-MÈRE S H AWIN IG AN-SUD MONT-TREMBLANT JOLIETTE ST-JÉRÔME QUÉBEC STE-FOY TROIS-RIVIÈRES SAINTtGEORGES THETFORD MINES 50REL UMMONDVILLE MONT MÉGANTIC MONTRÉAL GRANBY SHERBROOKE ST-JEAN-SUR-RICHELIE VALLEYFIELD www.risq.qc.ca RÉSEAU D'INFORMATIONS SCIENTIFIQUES DU QUÉBEC 550, rue Sherbrooke Ouest, Tour Ouest bureau 250, Montréal (Québec) H3A 1B9 i i
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