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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-09-05, Collections de BAnQ.

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DARFOUR LIBAN Le Hezbollah et Israël acceptent une médiation de l’ONU Page B 1 ?w w w .1 e d e v o i r.e o m ?Le Soudan refuse que rilnion africaine transfère sa mission à TONU Page B 1 LE DEVOIR V o l .X C V I I X " 2 O O ?LE MARDI 5 SEP T E M R R E 2 O O 6 -r— S 8 c ?iv \ K s .I $ JACQUES GRENIKR LE DEVOIR Le FFM a rendu hommage hier soir, au cinéma L’Impérial, aux vainqueurs ex œquo de cette 30' édition, dont on ne sait si elle aura une suite, le directeur du festival, Serge Losique, est ici photographié aux côtés de la jeune comédienne Hana Sugiura, vedette d’Vne longue marche.FFM: adieu ou au revoir?La 30e édition a couronné hier les films Une longue marche et Le Plus Grand Amour du monde ODILE TREMBLAY Clôturé hier avec La Vie secrète des gens heureux.du Québécois Stéphane Lapointe, le 30' Festival des films du monde lançait-il son chant du cygne?Les institutions Téléfilm et la SODEC accepteront-elles de le fmançer de nouveau après deux ans de panne sèche?A suivre au cours des prochaines semaines.Chose certaine, son président Serge Losique bloquait hier les dates du 23 août au 3 septembre pour une éventuelle édition 2007.Et vogue le navire.Le SO1 FFM, ultime ou non, a livré comme toujours son palmarès.The Show must go on.Le Grand Prix des Amériques s’est scindé pour coiffer deux ex œquo.Le jury, présidé par l'actrice américaine Kathy Bates, a consacré Une longue marche du VOIR PAGE A 8: FFM W?FESTIVAL DES FILMS DU MONDE Le Canada paie cher l’opération Méduse Cinq soldats canadiens sont tués en deux jours en Afghanistan ALEXANDRE SHIELDS Le début de l'opération militaire Méduse a été particulièrement éprouvant pour les forces années canadiennes engagées en Afghanistan, lancée samedi dans le sud du pays pour déloger les talibans, cette offensive a causé la mort de cinq soldats canadiens en à peine 24 heures.Après les quatre militaires décédés dimanche, un autre a été tué hier par le tir d’un avion américain, une frapive accidentelle qui a également blessé au moins une trentaine de ses frères d'armes.Cet incident meurtrier est survenu très tôt hier matin, lorsque deux avions de chasse américains A-10 Thunderbolt ont été appelés à appuyer des soldats canadiens tentant de prendre une place forte talibane le long du fleuve Arghan dab, dans le district de l’enjwaii, à l'ouest de Kandahar.Des responsables militaires ont indiqué que la plupart des soldats blessés l’avaient etc de façon relativement mineure, mais que cinq d'entre «ix avaient subi des blessures plus sérieuses.-fl semble en ce moment que cinq soldats seront évacués (gin de recevoir des traitement, et que les autres blessé seront sous peu de retour en sennre».a affirmé le brigadier-général David Fraser, commandant des forces de l’( VLAN dans le sud de F Afghanistan l lue enquête a été entreprise aiin de faire la lumière sur cette affaire, a indiqué IM.Fraser.Ce tir ami est le deuxième subi i>ar l'armée canadienne de la |xirt d'avions américains en Afghanistan.Kn avril 2002, un F 16 américain avait bombardé accidentellement un groupe de soldats près de l’aéroport de Kandahar, taisant quatre morts et huit blessé-s au sein de l'année canadienne.1a> chef du NPI), Jack lüyton, a de nouveau demandé hier le retrait des troupes canadienneti d’Afghanistan ¦ Autre texte en page B 8 Une longue marche, du Japonais Eiji Okuda, a non seulement reçu le Grand Prix des Amériques mais aussi les prix de la critique internationale et du jury œcuménique.VOIR PAGE A 8; CANADA Le naturaliste Steve Irwin succombe à la piqûre d’une raie ¦ À lire en page A 5 INDE X Annonces .B 2 Avis publics.A4 Culture.B 8 Décès.B 2 Économie.B 5 Editorial -A6 Idées_______A 7 Météo________A4 Monde________B 1 Mots croisés A4 Sudoku_______B 2 Télévision.B 7 | L'ENTREVUE L’art au secours de l’Afrique La paix et le développement passent par la culture, affirme Cheick Oumar Sissoko, cinéaste et ministre de la Culture du Mali LISA MARIE GERVAIS Bamako — A corps perdu pour la culture.C’est ainsi que l’homme décrit son dévouement pour ce qu’il croit être sa mission depuis qu’il est à la tête du ministère malien de la Culture.«Les gouvernements ne considèrent pas la culture comme un secteur prioritaire.Mon rôle, c'est de leur faire comprendre le contraire-, explique Cheick Oumar Sissoko, du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (SADf).L'auteur d’une dizaine de films, dont Guimba («Le tyran») pour lequel il obtient en 1995 le prix spécial du jury au plus grand festival d’auteurs indépendants à Locamo, en Suisse, mais aussi de La Genèse et du plus récent Battu (2000), tous deux récompensés au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPA- CO), a dû laisser sa caméra de côté.De Bamako a Tombouctou a Tessa-lit en longeant le fleuve Niger tout en passant par le culturellement riche et touristique pays Dogon, l’homme qui a traversé le cap de la soixantaine court désormais les inaugurations de musées, de festivals du désert, celui des baiafonistes de la ville de Ségou.Avec une part dérisoire de 1 % du budget national, il rêve de faire des miracles.Entre autres celui d’une Cité des arts avec salles de spectacles spacieuses, cybercafés, salles de répétitions et studios d’enregistrement, sur l’emplacement actuel du somptueux Palais de la culture situé sur les rives du Niger.Artiste du septième art, cç diplômé en histoire et cinéma de l’École des hautes études en sciences sociales et de l'Ecole Louis-Lumiere en France VOIR PAGE A 8: SISSOKO IfAH mum KSIA/FK AOENCt FMttCK m'.SSE Cheick Oumar Sissoko photographié lors de la reconstitution d'une scène de son film La tenêse, à l’occasion du 6' Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, au Burkina Faso.HOMIER-ROY Aujourd hui a 8 h 35 Entrevue avec Kent Nagano.i§f’95,l PREMIERE CHAINE «r«rw fsdio cansds cs/bisfimsillsur FM 778313000658 LE DEVOIR, LE MARDI 5 SEPTEMBRE 2006 LES ACTUALITES Le Canada sera toujours à la merci des Etats-Unis en matière de sécurité Et c’est une bonne chose selon Jacques Duchesneau, responsable de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien SYLVAIN LAROCQUE Ottawa — L,e Canada est à la merci des États-Unis en matière de sécurité dans les aéroports, mais cela n’est pas nécessairement une mauvaise chose, affirme le président et chef de la direction de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), Jacques Duchesneau.«Oui [le Canada doit suivre les Américains], mais je ne vois pas ça comme un aspect négatif», affirme-t-il en entrevue à la Presse canadienne pour marquer le cinquième anniversaire des attentats de septembre 2001 aux États-Unis.L’emprise du puissant voisin du sud s’est fait sentir le 10 août dernier, alors qu’Ottawa a instantanément imité Washington en interdisant les liquides et gels à bord des avions, à la suite de la mise au jour d’un présumé complot terroriste au Royaume-Uni.M.Duchesneau rappelle qu’en r.aison de sa proximité avec les États-Unis, le Canada est une cible de choix pour les terroristes.«Im meilleure plateforme pour [attaquer les États-Unis |, ça serait à partir du Canada, où le vol est beaucoup plus court [qu’à partir d’ailleurs dans le monde]», rappelle l’ancien chef de la police de Montréal.«Notre marge de manœuvre est mince», fait-il remarquer, en soulignant l’impact dévastateur qu'aurait un accident sur la réputation du Canada.«En quatre ans [d’existence de l’agence], il ne s'est rien passé, mais je touche du bois et à deux mains!» Jacques Duchesneau sent donc la pression.11 compare d’ailleurs l’ACSTA à une centrale nucléaire: le moindre détail compte.«Un petit incident qui survient à Halifax peut avoir un impact sur ce qu'il va se faire à Vancouver», note-t-il.«J’aurais beaucoup de difficultés à accepter qu’il arrive quelque chose à cause d'une négligence de ma part (ni parce que je n’aurais pas anticipé les choses en lisant le journal», explique-t-il «Les chances qu’Oussama ben Laden vienne dans un aéroport canadien sont nulles, mais il y a d’autres menaces.» Dans le but de réduire les risques, M.Duchesneau est même prêt à mettre de côté la «rectitude politique».Dans une entrevue accordée récemment au quotidien Le Devoir, il plaidait pour un changement de la réglementation qui stipule que les fouilles plus approfondies doivent être faites de façon aléatoire, peu importe l’allure des passagers.«On doit faire une certaine ségrégation, qu’on le veuille ou pas, avait-il dit Ça viendrait faciliter les choses parce qu’on ne prendrait peut-être pas 20 secondes pour tout le monde et on prendrait peut-être plus de 20 secondes pour d’autre monde.» Toujours en sous-traitance L’ACSTA a été créée en 2002 dans la foulée des attentats de septembre 2001.Jusque-là, la responsabilité de la sûreté revenait aux compagnies aériennes, qui retenaient pour ce faire les services d’agences privées.Aujourd’hui, c’est l’agence fédérale, au moyen des droits payés par les voyageurs, qui assume les coûts de la sûreté aérienne, allégeant d’autant les charges financières des L SHAUN BEST REUTERS La surveillance dans les aéroports canadiens s’est accrue considérablement depuis les attentats de septembre 2001.transporteurs.Pour des raisons économiques, l’ACSTA continue de recourir à la sous-traitance pour ses agents de contrôle, mais elle s’occupe elle-même de leur formation.«Ce qu’on a maintenant, c’est une vision d’ensemble, soutient Jacques Duchesneau.C'est important.Quand on regarde comment les attentats terroristes sont faits aujourd’hui, c’est très rare qu’on va faire une attaque à la fois: on fait de multiples attaques.Si on n’avait pas cette cohérence d’un bout à l'autre du pays, le système ne réagirait pas aussi vite qu’il devrait le faire en cas d’attaque.» Autre changement depuis septembre 2001: la formation des agents évolue beaucoup plus rapidement «Ce qu’on enseigne aujourd’hui, on ne l’enseignait pas il y a quatre ans, et j’imagine qu’on n’enseignera pas la même chose l’an prochain», révèle M.Duchesneau.En collaboration avec l’Université de Zurich, en Suisse, l’ACSTA a d’ailleurs créé un jeu vidéo (X-Ray Tutor) qui permet aux agents de s’entraîner à détecter les colis suspects.«On a déjà une bonne proportion de nos agents qui sont au niveau 12 et on travaille à créer des niveaux 13, 14 et 15, parce qu’ils sont ca- pables de battre la machine», se réjouit le président Les relations se sont également resserrées avec les corps de police et les agences de sûreté aérienne des autres pays.«Il n’y a plus personne qui va avoir cette mentalité de clocher qu’on avait avant», constate Jacques Duchesneau.Au cours du mois de septembre, M.Duchesneau et les autres membres de la direction de l'ACS-TA feront une tournée des 89 aéroports du pays afin de rappeler aux agents de contrôle l’importance de demeurer vigilants.Après tout ces derniers prennent près de 100 millions de «décisions» par année: ils fouillent 39 millions de voyageurs et inspectent 60 millions de bagages.Les agents font parfois face à des situations imprévisibles, comme des déficients mentaux qui ne détiennent pas de billets et qui tentent de franchir les points de contrôle sans s’arrêter.L’objectif, précise l’ancien candidat à la mairie de Montréal, c’est d’être rigoureux tout en respectant les passagers.«On s’aperçoit que si on traite nos passagers convenablement, ils vont devenir des alliés, dit-il.J’ai 39 millions de paires d’yeux et d’oreilles, chaque année.Je ne peux pas me les aliéner.» Reste, à certains endroits, le problème du manque de bilinguisme du personnel.«On a un aéroport qui a été problématique et là, on est obligés de serrer la vis», reconnaît Jacques Duchesneau, en refusant de dire lequel.Il promet d'y veiller dans les prochains contrats qui seront signés avec les sous-traitants.Presse canadienne États-Unis : les poursuites pour terrorisme retombent à leurs niveaux d’avant le 11-Septembre M I C H A K L S N 1 F F E N Washington — U's poursuites judiciaires dans les affaires de terrorisme aux États-Unis sont retombées aux niveaux qu’elles atteignaient avant les attentats du 11 septembre 2(X)1, selon une étude basée sur des données du ministère américain de la Justice.Cette baisse surprenante intervient après une forte hausse de ce type de poursuites dans l’année qui a suivi les attentats, précise cette enquête rendue publique dimanche par la Transactional Records Access Clearinghouse (TRAC), un groupe de chercheurs travaillant, à l'Université de Syracuse (buis l’État de New York.D'octobre 200!ï à tin nuù 2006, La justice américaine a refusé de donner suite à plus de neuf affaires de terrorisme sur dix que lui envoyaient le FBI, les services des douanes et d’immigration et d’autres agences fédérales.Près de quatre cas rejetés sur dix ont été abandonnés parce que le procureurs chargés des dossiers ont estimé qu’ils n’étaient pas suffisamment étayés.Depuis les attentats du 11-Sep-tembre, seules 14 personnes ont été condamnées à 20 ans de prison ou plus dans le cadre d’affaires de terrorisme.Sur les 1329 accusés reconnus coupables, seuls 625 ont écopé de peines de prison.Plus de la moitié n’ont pas purgé de peines de prison, ou lias plus que le temps qu’ils avaient déjà passé en détention préventive.Cette étude intervient dans une période difficile pour l'administration Bush: elle perd du terrain dans les sondages peu de temps avant les élections à mi-mandat Les démocrates espèrent reprendre le contrôle d’au moins une des deux chambres du Congrès, et le président George W.Bush a exhorté les républicains à faire campagne en partie sur son bilan en matière de guerre contre le terrorisme.Critiques «H y a beaucoup de défauts dans ce rapport», a assuré Bryan Sierra, porteparole du ministère de la Justice.«R est irresponsable de tenter de mesurer le succès dans la guerre contre le terrorisme sans fournir des details nécessaires concernant la stratégie et les tactiques du gouvernement».Par exemple, les peines de prison ne sont pas la marque du succès dans la lutte contre le terrorisme, a noté M.Sierra «La priorité [.] c’est de détecter, perturber et dissuader les activités terroristes», a-t-ü ajouté.Les procureurs essayant d’inculper les terroristes potentiels avant qu’ils n’agissent ils les accusent souvent de fraudes, de faux témoignages ou de violations aux lois sur l’immigration qui sont punis de peines moins sévères que celles dont ils pourraient écoper après un attentat selon M.Serra Cela «nous permet d'engager le combat avec les ennemis plus tôt que si nous attendions qu 'Us agissent les premiers».TRAC a répertorié les affaires que les procureurs qualifient de terrorisme ou d’antiterrorisme, quel que soit le type d’inculpation.Il n’a trouvé que 14 poursuites dans l’exercice fiscal 2000, 57 en 2001 — exercice qui s’est clos trois semaines après les attentats du 11-Septembre.Le chiffre a en- suite bondi à 355 en 2002.Il est retombé à 46 en 2005.Et dans les huit premiers mois de l'exercice 2006, jusqu’à fin mai, il n’y a eu que 19 poursuites.Le petit nombre de longues peines ne devrait pas constituer une surprise parce que «le terrorisme est en fait très rare, beaucoup plus de gens sont tués dans la rue», victimes de «la criminalité ordinaire», assure James Dempsey, directeur politique du Centre pour la démocratie et la technologie.«Nous ne pouvons pas reprocher au FBI de.poursuivre des pistes, mais nous pouvons lui reprocher, ainsi que le ministère de la Justice, d'arrêter des gens et de faire beaucoup de tapage médiatique autour de ça quand les choses ne débouchent sur rien».Associated Press Sondage Léger Marketing Les Canadiens jugent la lutte contre le terrorisme inefficace ALEXANDRE SHIELDS Alors que le cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 approche à grands pas, un sondage pancanadien mené par Léger Marketing vient montrer que les citoyens se sentent plutôt à l’abri de telles actions, tandis que plusieurs jugent que la lutte contre le terrorisme a jusqu’ici été inefficace.La moitié des répondants soutiennent plutôt que le gouvernement canadien devrait consacrer davantage d’efforts pour être «plus à l’écoute des préoccupations exprimées par les membres des organisations terroristes dans le Proche-Orient», indique l’enquête obtenue par Le Devoir.Chose certaine, une minorité des citoyens (42 %) jugent que la guerre contre le terrorisme menée sur plusieurs fronts à l’échelle internationale depuis le 11 septembre 2001 a jusqu’ici été «efficace pour prévenir d’éventuelles attaques terroristes».C’est au Québec (37 %) et en Colombie-Britannique (32 %) que ce constat d’échec est le plus présent.Les opinions sont par ailleurs très partagées par rapport à la collaboration du Canada avec les États-Unis dans sa lutte contre le terrorisme.Près de la moitié des citoyens (48 %) croient que le Canada devrait collaborer «plus étroitement» avec les Américains et 46 % sont contre cette idée.Fait à noter, plus les revenus des répondants et leur niveau d’éducation sont élevés, plus ils y sont opposés.Sentiment de sécurité Et malgré le complot terroriste déjoué à Toronto au cours de l’été, l’impression de vivre en sécurité est relativement répandue au pays.Un peu plus du tiers (37 %) des Canadiens jugent probable que leur pays soit la cible d'attaques terroristes importantes dans un proche avenir.En Ontario, ils sont toutefois plus de 40 % à les redouter.Les deux tiers des répondants estiment en contrepartie que de telles attaques meurtrières se produiront aux États-Unis «dans un avenir rapproché».Le sondage a été mené dans toutes les provinces canadiennes, auprès de 1508 répondants âgés de 18 ans et plus entre le 22 et le 27 août.La marge d’erreur est d’environ 2,5 %, 19 fois sur 20.Le Devoir ï * LE DEVOIR.LE MARDI 5 SEPTEMBRE 2 0 0 6 A A I ^ I Chantal Hébert Bons coups, bad coups En commençant par la fin, aucune formation politique fédérale ne sort grandie de l'été 2006.La saison estivale aura plutôt donné lieu à un rétrécissement des perspectives à court terme pour les quatre partis qui sont représentés à la Chambre des communes.Aucun n’est suffisamment présentable pour prendre le risque d’une campagne électorale d’ici à la fin de l'année.Le gouvernement Harper est plus éloigne de son objectif d'une majorité qu’au début des grandes va- j cances.En douze semaines, la mince zone de confort que Stephen Harper avait aménagée entre son Parti conservateur et la masse critique des électeurs centristes a été réduite à une peau de chagrin.Le fait que le premier ministre soit le seul responsable de la fin de sa lune de miel témoigne des dangers inhérents à gérer un gouvernement comme s’il ne comptait qu’un seul homme.Il en dit également long sur l’état généralement médiocre des partis d’opposition.Le Parti libéral du Canada continue à n'avoir d'opposition officielle que le nom, une situation qui s’arrangera probablement, mais pas nécessairement une fois que la formation aura un nouveau chef en décembre.En cette rentrée, Michael Igna-tieff est toujours le leader présumé de la course libérale, mais c’est peut-être une meilleure nouvelle pour le principal intéressé que pour son parti.A l'instar de Stephen Harper, M.Ignatieff a passé l’été à semer des doutes sur sa maturité politique.Rentrée difficile également pour la gauche canadienne qui se retrouve plus divisée que jamais au terme d’un été plus mouvementé que de coutume.La défection officielle du Syndicat des travailleurs canadiens de l’automobile du camp néo-démocrate, l’arrivée d’une leader mieux branchée sur les médias à la tête du Parti vert et l’hypothèse que Bob Rae prenne la tète du PL sont autant de nouveaux cheveux blancs sur la tête déjà grisonnante du NPD fédéral.Quant au Bloc québécois, il n’a pas les moyens de sa bonne performance actuelle dans les intentions de vote.En deuil d’un de ses députés, le Bloc doit également composer avec l’absence de certaines de ses têtes d’affiche pour cause de maladie, les dettes de sa dernière campagne et l’obligation de se mobiliser derrière le PQ en vue d’élections prqchaines au Québec.A cet égard, en passant, Mario Dumont est le grand perdant québécois de la saison estivale.Si la tendance se maintient, la prochaine campagne électorale au Québec se déroulera sur le thème d'un naufrage pour l’Action démocratique, ce qui permettra au moins à son chef de dire qu’il a sombré avec son navire.?Plus pluvieux qu’à l’ordinaire, l’été politique a tout de même apporté son lot de bons coups intéressants.Ainsi, en politique canadienne, peu d’exercices présentaient un niveau de difficulté aussi élevé que celui du dossier du bois d’œuvre.La conciliation des exigences américaines avec les intérêts de plusieurs provinces d'appartenances politiques différentes et d'une industrie dont les membres sont rarement au même diapason tenait de la mission impossible ou presque.En substance, le règlement sur le bois d’œuvre négocié par le gouvernement Harper est certainement loin d’être parfait.Mais il fait largement consensus, ce qui est en soi un tour de force politique.La manière forte employée par le premier ministre pour sortir son épingle du jeu d’une partie fédérale-provinciale complexe lui a finalement réussi.On peut imaginer qu’il y reviendra pour imposer sa version d’un règlement du déséquilibre fiscal à ses partenaires provinciaux.On peut également imaginer que Stephen Harper arrivera à ses fins.Ce qui ne veut pas nécessairement dire que le résultat final lui vaudra l'accolade électorale qu’il espère.Au bout du compte, la réingénierie de l’image de Jean Charest aura été plus facile à réaliser que celle du Québec.Le PLQ ne gagnerait pas d’élections demain matin, mais, en termes qualitatifs, la situation du gouvernement dans l’opinion publique s’est améliorée.Une éventuelle victoire libérale est moins impensable qu’il y a six mois.Selon CROP, c’est le PLQ plutôt que le PQ qui a ravi la première place à l’Action démocratique dans la région de Québec, ce qui est également de bon augure pour Jean Charest Cela dit il ne serait pas le premier a réussir à promouvoir la popularité préélectorale d'un gouvernement à la force du poignet pour la voir s'effondrer en campagne électorale.Bernard Landry en sait quelque chose.Sur le plan des politiques publiques, la décision de Jack Layton de militer pour le rappel des troupes canadiennes en Afghanistan est éminemment discutable.Mais sur le plan purement politique, elle s'inscrit dans la meilleure tradition d’empêcheur de tourner en rond du NPD fédéral.Dans l’état actuel des choses, le NPD a absolument besoin qu’on parle de lui, même en mal, s’il ne veut pas sombrer dans la marginalité aux prochaines élections.En attendant, la position néo-démocrate a le mérite de forcer le PLC et le Bloc — qui ont voté en tout ou en partie contre le prolongement de la mission au-delà de février prochain il y a quelques mois — à préciser leur pensée.Enfin, l’arrivée d'Elizabeth May a la tête du Parti vert promet de belles discussions a l'occasion de l'organisation des débats des chefs de la prochaine campagne fédérale.Les autres partis fédéraux — qui professent comme un seul homme un immense intérêt pour la participation des femmes a la politique — vont-ils laisser passer l’occasion de faire pression sur les réseaux de télévision pour qu'ils fassent une place en studio a leur nouvelle adversaire féminine?cheberti the star, ca Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.ACTUALITES Le nombre de mariages gais au Canada demeure plutôt limité Lan dernier, 452 mariages entre deux hommes ou entre deux femmes ont été célébrés au Québec BRIGITTE SAINT PIERRE La légalisation du mariage gai d’un océan à l’autre au mois de juillet de l'an dernier et en 2003 ou 2004 dans certaines provinces n’a pas entraîné de foisonnement d'unions entre personnes de même sexe.L’an dernier, 452 mariages entre deux hommes ou entre deux fenunes ont été célébrés au Quebec.Cela représente quelque 2 % de l’ensemble des mariages.Cette proportion était d'environ 1 % en Saskatchewan (50 mariages) et au Manitoba (83 mariages) en 2005.Dans ces trois provinces, le mariage gai est légal depuis 2004.En Colombie-Britannique et en Ontario, les conjoints de même sexe peuvent unir leurs destinées depuis 2003.Si on exclut les unions entre des personnes qui n’étaient pas Canadiennes, les mariages entre conjoints de même sexe correspondaient l’an dernier à quelque 2 % des mariages en Colombie-Britannique et à environ 3 % des mariages à Toronto (le gouvernement ontarien ne produisant pas de statistiques pour l’ensemble de la province).Or, contrairement aux hétérosexuels, les gais et les lesbiennes ne pouvaient se marier dans aucune province canadienne avant 2003.Il est difficile d’obtenir des statistiques fiables sur la proportion des gais et des lesbiennes d:ms la société.Si, dans le cadre d’enquêtes de Statistique Canada de 2003 et de 2005, seulement 1 à 2 % des Canadiens ont déclaré être homosexuels, lç president de la Fondation Emergence et de Gai Ecoute, Laurent McCutcheon, affinne que cette proportion serait plutôt d’environ 10 %, selon des observations et un consensus qui date d’une quarantaine d’années.«Le chiffre de 2% correspond plutôt au nombre d’homosexuels qui l’assument pleinement», a-t-il déclaré lors d'un entretien téléphonique.JIM VOl'Nti KH ITKS Le mariage entre personnes du même sexe a été légalisé d’un bout à l'autre du pays en juillet de l'an dernier par le Parlement canadien.Le droit à l'égalité Même si les g.üs ne se bousculent pas au portillon pour se marier, ils tiennent mordicus à ce droit, mentionnent des leaders de cette communauté.«Un droit est un droit peu importe le nombre dépens qui s’en prevalent», a déclaré au Devoir Gilles Mar-childon, directeur général d’Egale Canada, un organisme qui tait la promotion de l’égalité et de la justice pour les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transidentifiées, et leur famille.Selon une recherche effectuée en juin dernier ixu l’organisme Canadiens et Canadiennes pour le droit égal au mariage — qui a M.Marchildon pour coordonnateur politique —, plus de 10 000 couples de gais ou de lesbiennes se sont tout de même mariés au Canada depuis 2003.«Je pense qu 'il est trop tôt pour conclure quoi que ce soit.C'est itans une génération que l’on va pouvoir me- surer l’impact de la légalisation du mariage gai», a de-clare M.Marchildon.Selon lui, plusieurs gais et lesbiennes qui ont grandi dans un contexte où le maria ge entre personnes de même sexe notait pas |x»s sible ont imaginé leur relation autrement.M.McCutcheon abonde dans ce sens.11 croit qu’on pourrait à l’avenir assister notamment à une augmentation du nombre de mariages entre îles les biennes qui souhaitent fonder une tamillc «On n a fias demande l’obligation de se marier, on a demande le droit d’avoir accès aux memes institutions que les personnes hétérosexuelles», «le droit à l égalité et le droit de choisir», a-t-il ajoute.le président du Conseil québécois des gais et lesbiennes, Steve Foster, est du même avis et il rappelle que les chartes des droits et libertés interdisent la discrimination.L’organisme qu’il dirige veut s'assurer que le droit au mariage pour les couples de même sexe ne soit pas remis en question.le premier ministre du Canada, Stephen 1 larper, a annonce son intention de tenir un vote libre à la Chambre des communes sur l'opportunité de rouvrir lé débat sur le mariage gai Or M.Foster tait valoir que Stephen Harper repus sente l’ensemble de la population, y compris les gais, les lesbiennes, les bisexuels et les transgenres.Selon lui, si des gens perdent un droit, tout le monde |xnu rail en perdre.D'autres droits, comme celui à lavor tement, pourraient être en péril, d’apres lui.M.McCutcheon ne croit pis qu'une majorité de députés voteront en faveur de la réouverture du débat sur le mariage gu.«< ht doit suivre (ti de près, mais ca ne semble pas très dangereux pour l'instant», a t il affirmé.M.Marchildon a par ailleurs tait valoir que, selon des sondages, les deux tiers des Canadiens sont ojx posés à la réouverture de ce débat, y compris des gens qui ont voté pour le Parti conservateur.Le Devoir Selon un artisan de la première heure Les Fêtes du 400p anniversaire devraient s’inspirer des « bons coups » de Québec 84 ISABELLE PORTER Québec — Québec 84 fut bien davantage que le fiasco dont on se souvient aujourd’hui et dont les Fêtes du 400' veulent se distinguer, plaide André Langlois, l'un des deux instigateurs de l’événement.Au contraire, soutient-il, la Société du 400' pourrait s’en inspirer.«f en ai assez d’entendre les gens parler du fiasco de Québec 84.Québec 84, c’était mieux organisé que les Fêtes de 2008 à plus d’un niveau», lance André Langlois.« Quatre ans avant l’événement, des pans importants de la programmation étaient définis alors que, dans le cas de 2008, à un an et demi des Fêtes, la proposition n’est pas claire du tout.» M.Langlois; qui a lui-mème présenté un projet à l’organisation des fêtes de 2008, en a contre les allusions négatives faites à Québec 84 chaque fois que la Société du 400' éprouve des difficultés.Le Devoir de samedi dernier rapportait notamment les propos de la mairesse de Québec, Andrée Boucher, qui déclarait que si on ne «s’occupait pas» des Fêtes de 2008, «ça pourrait faire comme Québec 84».Artisan de la première heure de Québec 1984, M.Langlois et son associé Gaston Truchon avaient soumis, en 1978, le projet d’un événement de Grands Voiliers au maire Jean Pelletier, mais M.langlois s’est dissocié de l'organisation par la suite en raison de divergences de vues.Ir directeur général de Québec 1984 était Georges Dragon et son président, Richard Drouin.Aujourd’hui, M.Langlois reconnaît que tout n’a pas bien fonctionné lors du 450’ anniversaire de la venue de Jacques Cartier.Mais, soutient il, contrairement aux Fêtes de 2008, Québec 84 s’appuyait dès le depart, sur un événement rassembleur: les Grands Voiliers.«Pour le moment, on est incapables d’associer le 400 à quelque chose.C’est ça le problème qu’ils ont.Soixante-quinze épluchettes de blé d'Inde sur la même rue, ça ne fait pas un souper gastronomique! Et les noms connus, c'est bien beau, mais ce sont les créateurs qui fon( la différence.» A l’exception du projet multimédia de Robert Lepage, ù Moulin à images, la Société du 400’ n’a pas encore dévoilé sa programmation principale.L’organisation devrait notamment confirmer, cet automne, la participation de la chanteuse Céline Dion, et on attend toujours celle du pape Benoit XVI, dans le cadre du Congrès eucharistique mondial.I>es origines du dérapage En 1984, souligne M.langlois, l’organisation avait su créer de l’intérêt dans les médias pour l’événement grâ- ce à de «bonnes communications évène mentielles», surtout à l’international.11 cite en exemple, la participation de l’émission de télévision française Tha-lassa et le tournage d’un film sur les amateurs de voiles financé par IBM dès 1979.Si les choses ont mal tourné, soutient-il, c’est à cause du passeport.«C’est là que tout a dérapé.On a impose un passeport payant pour l'accès au Vieux-Port pour tout l'été, mais il n'y avait pas assez d'activités pour occuper les gens.Une fois les bateaux partis, il n’y avait pas assez de choses pour les attirer.Ça n’avait pas de bon sens, il n’y a pas un festival qui peut durer 60 jours!» En dépit du succès de l’événement Les Grands Voiliers qui se déroulait entre la Saint-Jean et la Fête du Canada, Québec 1984 avait beaucoup déçu.Au lieu des 6 millions de visiteurs at tendus, seulement 2 millions de per sonnes ont été au rendez-vous, ce qui avait contribué à creuser un déficit de plus de 6 millions de dollars sur un budget de 14 millions de dollars.André langlois cite aussi certaines bourdes qui ont fait beaucoup de tort à l’événement.«En 1982, la démesure a pris.Pour vous donner une idée, il y a des fonctionnaires qui disaient qu’il fallait installer des panneaux sur les ponts pour éviter que les conducteurs soient distraits par le passage des Grands Voiliers!» Mais c’est probablement la saga des stationnements à Drummondville dont on se souvient le plus.«Des gens de ior-ganisation avaient declare dans les me (lias qu’il y aurait tellement de monde que les gens stationneraient leur auto jusqu'à Drummondville et que là, il y aurait des navettes pour les amener à Québec.Alors, les gens ne sont pas venus parce qu ’iis avaient peur qu il y ait trop de monde!» Dei* parallèles M.langlois voit enfin des parallèles à faire entre les tensions entre Québec et Ottawa avant Québec 1984 et les tensions entre la Ville et les deux ordres de gouvernement qui se sont manifestées dans les préparatifs du 4(Kr.•On parle des mois autour de 19HO; on était au plus haut point de la guerre fédéral provincial, ce qui rompli quad les choses.C'est là que ça ressemble a Québec 20(18.• Même si les souverainistes ne sont I>as au pouvoir à Québec, les tensions entre le provincial et le fédéra] vint de nouveau apparues récemment lors-ietfowkni*e Ci 21M0 Blanc-Sabkxt Ci 17MO Météo Conseil 1-900 565 4455 Pour le dernier bulletin météo en ligne, consultez le cite Web météo à I URL www.meteo.ec.gc.ca U météo canadtonné sur lé Web LE DEVOIR.LE MARDI 5 SEPTEMBRE -> O O B CTÜALITES Réfugiées sud- africaines : Pretoria s’informe auprès d’Ottawa Toronto — L'Afrique du Sud | veut obtenir d'Ottawa des in-fonnations sur les 137 femmes de ce pays qui ont participé le mois dernier à la Conférence internationale sur le sida, à Toronto, et qui auraient depuis demandé le statut de réfugiées au Canada.Environ 150 étrangers de divers pays seraient demeurés au Canada après la conférence, qui a attiré plus de 26 000 délégués.Mis au courant de l'affaire par la presse, le haut commissaire de ] l’Afrique du Sud à Ottawa a de- j mandé officiellement au gouver- i nement canadien plus d’informations, a confirmé une source diplomatique sud-africaine.Selon des reportages, un militant séropositif érythréen, Ama-nuel Tesfamichael, aurait aussi demandé le statut de réfugié au Canada.D’autres revendicateurs proviendraient du Zimbabwe et du Salvador.Pendant la conférence de Toronto, l’Afrique du Sud avait été l’objet de dures critiques sur ses politiques en matière de sida.Presse canadienne L’incinérateur de Québec pollue beaucoup trop L’incinérateur de Québec arri-' ve au troisième rang des sources majeures d’émissions de dioxines et de furannes en Amé- ! rique du Nord, toutes catégories confondues, selon le dernier inventaire de la Commission de coopération environnementale de j l’ALENA publié fin juilleL A Montréal, l’incinérateur Des j Carrières avait été fermé en rai- i son de ses rejets sur la ville des deux toxiques, qui viennent en tête de la liste des substances cancérigènes et mutagènes.Dans | l’édition 2002 du même bilan continental, l’incinérateur de Québec arrivait en première position pour ses émissions de polluants organiques persistants, dont la Convention de Stockholm demande l’arrêt total.C’est pourquoi le Front corn- | mun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQ-CED) a demandé hier à la Ville de ; Québec de réduire la combustion de ses déchets en haussant son taux de récupération et de recyclage.qui plafonne autour de 33 % alors que la politique provinciale exige d’atteindre pour 2008 un taux de récupération de 60 %.Le Devoir IH 'i ANllRKI-S lAI'll KH ! I Ks Le goût du danger du chasseur de crocodiles australien Steve Irwin, que l'on voit ici en train de manipuler un python, lui aura finalement coûté la vie, à l’âge de 44 ans.Irwin tournait pour l’une de ses émissions, non loin de la grande barrière de corail en Australie, quand il a été piqué au cœur par le dard venimeux d’une raie pastenague.Le chasseur de crocodiles Steve Irwin tué par une raie MARC LAVINE Sydney — Le chasseur de crocodiles le plus célèbre de la planète, l’Australien Steve Irwin, également animateur d’émissions télévisées, a succombé hier à 44 ans à une piqûre de raie pastenague.Son goût du danger avait fait de lui une star dans son pays et partout dans le monde.Irwin aimait, dans ses émissions animalières, s'approcher, jouer, voire manipuler franchement des crocodiles et autres reptiles d'apparence peu rassurante.Propriétaire du zoo de Queensland, dans le nord-est de l'Australie, l'aventurier casse-cou avait joué son propre rôle dans le film Trçiqueur de Croces (Crocodile Hunter) de John Stainton (États-Unis, 2002).11 avait déclenché un véritable scandale en 2004 lorsqu’il avait, devant les caméras de télévision, donné d’une main un poulet à manger à un crocodile de quatre mètres de long tout en portant son nouveau-né Bob de l’autre.Il avait justifié ce geste par le besoin d’eduquer les gens sur les dangers de la nature.Son audace lui aura finalement coûté la vie, même si sa mort a ironiquement été causée par l’une des bêtes les moins dangereuses qu’il ait connues: Irwin tournait pour l’une de ses émissions, non loin de la grande barrière de corail quand il a été piqué au cœur par le dard venimeux d’une raie pastenague, ont déclaré des responsables de la police locale.Lancée en 1992, grâce à l’aide d’un vieil ami devenu producteur et rencontré par hasard, son émission Crocodile Hunter, où il apparaissait en short et chemise couleur kaki, avait fait le tour du monde anglo-saxon.Aux États-Unis, Irwin est vite devenu une immense star et il est toujours l'objet d’un nombre infini d'imitations.Cette popularité lui avait notamment valu de faire une brève apparition dans Dr Dolittle 2, avec l’acteur Eddie Murphy dans le rôle principal.Biographie Né à Melbourne, dans le sud-est de l'Australie, Steve Irwin avait été élevé à l'autre bout du pays, dans le Queensland, où ses parents possédaient un petit parc à reptiles.Enfant, son passe-temps favori consistait à pêcher des poissons et à attraper des rongeurs pour nourrir ses animaux domestiques, un python de 3,6 mètres de long et quelques crocodiles.Dès le plus jeune âge, Irwin avait été entraîné par son père à attraper durant la nuit les crocodiles a mains nues, une «méthode» qui l’a ensuite rendu célèbre à la télévision.Mais avant de faire de son audace une marque de fabrique internationale, Irwin offrait ses services de piégeur de crocodiles aux habitants des zones résidentielles où les grands reptiles trouvent régulièrement abri.L’annonce de la mort du «Crocodile Hunter», sorte d’icône nationale, était omniprésente hier sur les radios et télévisions du pays.le premier ministre australien John Howard a rendu hommage à un homme qu'il connaissait bien.‘•L’Australie a perdu un fils merveilleux et riche en couleurs, a-t-il déclaré.Il a apporté des joies immenses à des millUms de perscmnes, particulièrement aux enfants, et c’est une perte terrible», a ajouté M.Howard, le visage sombre.Agence France-Ivresse Étude européenne Interdire le tabagisme au travail a des effets bénéfiques certains Munich — L'interdiction de turner sur le lieu de travail pourrait réduire de 8 % l’incidence des cancers du poumon et jusqu’à 30 % l’apparition d’asthme ou de bronchite chronique, selon une etude réalisée dans 14 pays européens présentée hier au 16 congrès européen de pneumologie.Un total de 7,5 millions de personnes sont exposees au tabagis me passif sur leur lieu de travail dans 14 pays de l’Union européenne, et 24,6 millions aux Etats-Unis, selon cette étude presentee à Muni ch par Maritta Jaakkola, réalisée par des universités de Birmingham (Royaiune-Uni) etOidu (Finlande).L’Espagne et les Pays-Bas sont les pays qui ont k's plus fortes proportions d’adultes exposes à la fu-mee des autres (respectivement 32 % à 54 % et 29 % à 38 %), tandis que les plus faibles proportions se trouvent dans les pays nordiques aj-.uit adopté les premiers des logis lations antitabac comme la Finlande (seulement 8%).Selon les cidculs de la eheivheu se Maritta Jaakkola, une législation antitabac sur les lieux de travail jxt-mettrait d'éviter 4 % à 9 % des cancers du poumon et des maladies coronariennes dans des pays comme l'Espagne ou les Pays-Bas, et de 8 % à 32 % ries bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO), des cas d’asthme et des pneumonies sévères.En Belgique, en Allemagne, en France et au Royaume-Uni, qui ont des expositions légèrement plus faibles, ce sont de 4 % à 18 % des maladies concernées qui pourraient être évitées. Claude bermq&r Guy Tasflrérr adrint am dtrrctenr de itmk/rmation Serge Truffant (édttonaiat d Ottaw).Antoine RobtlaiHe et Robert Dutrisac 'correspondants parlementaires a Qaékee).Kathiem Le*e*qt»e Marilyae Hamelt» (secrétaire a la rédaction) Marie-Pier Frapp*er.Aiexandr* Shfe-V LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Jean de B3K Jeatn-Franço?* Bo*se.Marlene Cdlr.Dm* Cameron.Yau Hamel Christiane Legaoit Amefte Malta» jarque* A Nadeau.Clare Paquet Martine R» mte), Sylvie Laporte.Martsne Berube jecretatre LA PRODUCTION Chrêtias Goulet (directemr de prodmetton Michel Bernaîehe*.Johanne Brunet Damette Camara.Rkhard Dr* Cormier* Donai PROMOTION.DISTRIBUTION ET TIRAGE .Alexandre Gavdreau Uoaedonnattnr g la promotion et d la solluitation> Caroline Simard responsable fewer è la clientele pa François Bisson 'OMtrvienn.Nicole Carmel 'responsable des services comptabies Ceine Furuy.Ghnlamr Ladeur Claudette Befweau 'adfmnte administratif* .Claudine Chevrier.Monacjur Proteau l>an*H André» Choumard Odmeatu/ni ,, rr/mmu Internet' î%ab*-!> Pare o Gtfimott! et Serge Paquin 'reported f*mtl C aurhon Cmédu inmmmfraire).Erre De*r A noforn o*er Bodrau 'édtUmaUrt* responsable de la page Idées) Bon» MyW i/metsr* 'santé/ Louit» Maodr ttseï* Soucy t (sarnamétmife).cm peAftsqmr HHete Borner* Manor Cornefter et Aie* ( .m*>mgvay (correspondants parlementaires *mu la dora mentation Gtftr* Pare (directeur, Manon Deroror Karhri Korhrforl ((Xtawat Midieim* foefiand Nadia Sebai Mrtma&de Simard (pnbiviUsiret) \jawrne* Therunuh Umctnce ad *.Ymsmc* Mer* Nathalie Zerrautw ObvW 7m As INFORMA TIQUE Yamrk Martel (responsable, rtm Manor Blanchette Mort.qae I.Heureu*.*»09 et non d’im million de dollars par année pendant ladite période.?Une erreur s’est glissee dans le texte intitule «L'imam Said Jaztri porte sa cause en appel» publie mardi dernier.C’est en 1994 que M.Jaziri a été renvoyé en Tunisie et non en 20M.AHMAD MASOOD REUTERS -t Vji Tandis que les militaires poursuivaient leur opération Méduse dans le sud de l’Afghanistan, un soldat britannique et quatre civils ont été tués hier dans un attentat suicide survenu sur un axe routier reliant Kaboul à Jalalabad, dans l’est du pays.Le kamikaze aurait précipité sa voiture contre un convoi de l’OTAN.Parmi les victimes civiles figure notamment un Afghan travaillant pour les forces étrangères.Trois soldats britanniques ont aussi été blessés dans cet attentat suicide, le troisième contre les forces de la coalition à Kaboul depuis le début de l’année 2006, a dit un porte-parole de l’alliance.CANADA SUITE DE LA PAGE 1 Les cinq morts survenues depuis dimanche représentent en outre les pertes les plus lourdes subies par les forces canadiennes en une période de 24 heures depuis que le Canada a commencé à déployer des troupes en Afghanistan, au début de 2002.Depuis, 32 soldats et un diplomate ont été tués, pour la plupart depuis que les Canadiens se sont installés en force dans le sud du pays, tôt cette année.En 2006, ils sont en effet une vingtaine à être tombés au combat.L’identité du soldat tué hier n’a pas été rendue publique, mais on sait que trois des militaires décédés la veille étaient originaires de la base de Petawawa.Selon les autorités militaires, les combats seraient particulièrement violents depuis le début de la nouvelle offensive.Les insurgés ont offert une farouche résistance aux troupes canadiennes, répliquant avec des armes légères et des lance-grenades, depuis le lancement, samedi, de l’opération Méduse.«Franchement, j'ai été surpris de la résistance qu'ils ont démontrée, a déclaré le major Geoff Abthorpe, commandant de la Compagnie Bravo.J’avais bien l'impression qu ’on allait leur donner un solide coup de poing.» Mais, malgré les pertes, des représentants de l’OTAN ont qualifié l’opération de succès.L’alliance estime les pertes du côté taliban à plus de 200 morts, et au moins 80 rebelles ont été capturés.Quelque 180 autres insurgés auraient fai le champ de bataille, selon des sources d’infonnations locales.Fît «en dépit de ces pertes, l’opération Méduse va se poursuivre», a soutenu le brigadier général Fraser.«La Force internationale d'assistance à la sécurité est déterminée à éliminer la menace des talibans dans le secteur», a ajouté le militaire.Réplique politique Les militaires ont beau afficher une confiance cer-taine, appuyés en cela par le gouvernement conservateur de Stephen Harper, ces décès ont donné des munitions au chef du Nouveau Parti démocratique.Jack Layton.Celui-ci a réitéré hier son opposition à la présence de militaires canadiens en Afghanistan, demandant le retrait immédiat des troupes.Selon M.Layton, cette opération n’est tout simplement «pas bien équilibrée».«Les ressources sont presque toutes dirigées vers les opérations militaires.On a dépensé quatre milliards de dollars jusqu'à présent, a-t-il soutenu sur les ondes de RDI.Il faut au contraire [se tourner vers] un processus plus compréhensif pour atteindre la paix en Afghanistan et [mettre l’accent sur] la reconstruction et l'aide humanitaire.» Jack Layton juge que même si la Chambre des Communes a voté en faveur d’une prolongation de la mission canadienne jusqu’en 2009, il est temps de revoir cette position, qui se résumerait à «suivre les politiques [du président américain] George W.Bush».Cette opinion n’est pas partagée par tous.Pour le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, «ces affrontements violents contre les talibans nous rappellent encore une fois encore les périls et les conditions difficiles auxquels sont exposés les militaires et les représentants diplomatiques qui œuvrent en Afghanistan avec l’objectif de rétablir la paix, la justice sociale et la démocratie, a-t-il fait valoir hier.A cet effet, j'émets le vœu que leurs sacrifices n’aient pas été vains».Au bureau Bloc, on a confinné que le parti jugerait «irresponsable» de retirer les troupes canadiennes.Chez les libéraux, les candidats à la direction du parti sont pour leur part divisés sur la question.On sait cependant que Michael Ignatieff retirerait les troupes canadiennes dès février 2009 s’il dirigeait le gouvernement à ce moment Un échec inavouable?Tandis que les pertes militaires des forces de la coalition se font plus importantes en Afghanistan, certains évoquent de plus en plus la possibilité que cette opération, menée depuis près de cinq ans dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, soit un échec dans sa forme actuelle.«C’est un échec lamentable, et tous les signes convergent vers ce constat», lancp d’emblée Samir Saul, professeur à l’Uniyersité de Montréal et spécialiste du monde arabe.A son avis, le Canada aurait donc tout intérêt à retirer «immédiatement» ses troupes du pays au lieu de chercher à «démontrer la loyauté ca- nadienne envers les politiques américaines».A ceux qui craignent un retour des talibans au pouvoir à Kaboul, il réplique que «les Afghans doivent décider par eux-mêmes entre l'anarchie actuelle ou le pouvoir autoritaire des talibans».M.Saul ajoute qu’«0« est en train de fabriquer des terroristes à grande échelle en agissant comme une armée d’occupation.C’est la meilleure façon d’en fabriquer.Regardez ce qu’il se passe en Irak».Marc André Boivin, coordonateur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix, juge quant à lui que le principal problème est le peu d’efforts qui ont été faits dans le sud du pays, à part des frappes militaires.«On voit des contrastes énormes dans le pays.Dans le Nord, des écoles et d’autres infrastructures ont été construites.Mais dans le Sud, il rfy a eu que des opérations militaires.» Selon lui, la population du Sud se tourne donc davantage vers les talibans, qui disposeraient d’ailleurs «de réserves d’hommes inépuisables».Pour M.Boivin, l’approche, strictement militariste, privilégiée jusqu’ici par les Etats-Unis, est donc un «échec».Mais les dirigeants militaires auraient compris qu’il est important d’aborder les problèmes sociaux et politiques, selon ce qu’il a pu observer lors de son récent séjour en Afghanistan.Pour lui, pas question de retrait des troupes, puisqu’il faut «une volonté politique durable» pour relever «les défis énormes» qui attendent encore les militaires.Pour l'instant, affirme-t-il, l’un des grands problèmes est que le gouvernement du président Amid Karzai est considéré comme «totalement discrédité par une partie importante de la population».Difficile, dans ces conditions, d’instaurer une paix durable.Rachad Antonius, professeur à ITJniversite du Québec à Montréal, estime pour sa part que «les vraies motivations derrière la présence occidentale en Afghanistan sont toutes liées à la restructuration du “Grand Moyen-orient", en lien avec le contrôle des ressources pétrolières de la région.C’est ce qui corrompt la mission du Canada et que la population ne voudra jamais accepter.On se dirige donc vers plus de violences et d’affrontements».Le Devoir Avec l’Agence France-Presse et Associated Press SISSOKO SUITE DE LA PAGE 1 est aussi sensible à la dure réalité des cinéastes et réalisateurs du pays.Il y a pire, mais le Mali, qui produit en moyenne un long métrage tous les deux ans, part de loin.«J’ai le projet de créer une salle de cinéma et un studio-école, de mettre en place des systèmes de production numérique, dit Cheiek Oumar Sissoko.Il est nécessaire de se mettre à l’heure des nouvelles technologies et de .tonner nos gens pour qu ils puissent les utiliser, rêve-t-il tout haut.Nous devons produire pour occuper le temps d'antenne de nos télévisions.Et surtout nous approprier notre culture.» Devant six années de silence cinématographique, il s’excuse presque de ne pas prêcher lui-même par l’exemple.«Je suis un homme de passion.Je ne peux pas me consacrer à deux choses en même temps avec la même intensité.H faut au moins six mois pour faire un film, l’écrire, le tourner.Je n’ai pas le temps.’», lance-t-il en levant la tète, révélant ainsi son imposante stature qui s'allonge bien au-delà de 1,90 m.Un large sourire illumine aussitôt son visage.Au fond, il est plutôt content d’être aussi occupé.«Le Mali explose culturellement», se réjouit-il.Bouillon malien Longtemps sclérosé par une pauvreté grimpante et une économie fragile dans le regime totalitaire et hautement corrompu de Moussa Traoré, le Mali n’avait pourtant jamais cesse de bouillonner culturellement à l’intérieur de ses frontières, la marmite débordant même chez les pays voisins.La musique, en particulier, teintée des sons riches et envoûtants des djembés et des balafons, avait toujours plutôt bien réussi à rayonner, pour la plus grande fierté des Maliens.Très tôt le guitariste autodidacte Ali Farka Touré, décédé en mars dernier, avait été reconnu comme l’un des plus grands bluesmen du monde.Mais depuis quelques années, avec les succès fulgurants à l'étranger des Salif Keita, Habib Koite et Ti-ken Jah Fakoly, la scène musicale a littéralement explosé.Le couple fort attachant de chanteurs aveugles .Amadou et Mariam, qui a séduit le public sur toutes les scènes du monde francophone où il s’est posé, a également contribué à cette éclosion.Produit par Manu Chao, leur disque Un dimanche à Bamako, lauréat aux Victoires de la musique 2005 dans la categorie «Meilleur album world-reggae-ragga» et en nomination aux Grammy Awards pour l’-AIbum de l’année», s'est vendu à près d’un million d’exemplaires.Rien qu’en 2000, l’industrie de la musique malienne a généré une part du PIB de plus de 150 millions de dollars canadiens en production et en ventes.Une effervescence qui doit être soutenue, croit Cheiek Oumar Sissoko.«Il nous.taut développer une économie de la culture, arriver à former des professionnels qui prendront en charge des entreprises culturelles et travailleront à élargir le marché», dit-il en précisant qu'il travaille à la mise sur pied dime agence nationale de promotion des biens culturels.Pour lui.le salut de l'Afrique passe par la prise en charge de sa propre destinée.«On ne se construira pas en passant par la voie de la France ou du Canada, mais avec une voie propre à nous, avec nos traditions et notre façon de percevoir le monde.Et ce monde, nous le voyons à travers la culture.» Berceau de Thumanité Au-delà des échanges commerciaux de biens et services, la culture revêt une importance cruciale pour maintenir la paix et la stabilité entre les nations, répète Cheiek Oumar Sissoko.Mais aussi à l’intérieur même du Mali, cette véritable mosaïque culturelle où se côtoient une vingtaine d’ethnies et où une trentaine de langues sont parlées.D'où le développement de nombreux festivals de toutes sortes, qui ont l’effet de «mariages de territoire».«R faut trouver une façon de privilégier le dialogue au conflit latent.Les humains ne se comprennent pas parce qu’ils ne communiquent pas.croit M.Sissoko.Permettre ces rencontres, où chacun exprime ce qu’il est à travers le chant et la danse, par exemple, est d’une réelle utilité sociale.Parce que plusieurs y réalisent que, bien qu’ils soient différents, üs ont les mêmes liens de sang et d’humanité.» Plus qu’une simple carte de visite qui laisse un bon souvenir, la culture est carrément l'ambassadrice du Mali en Occident note Cheiek Oumar sur un ton sans équivoque.«Parce qu’elle donne une autre image de l’Afrique.Le Nord, lui, ne fait que conforter la vision de l'Afrique des catastrophes, des famines, du sida, des conflits, de la mendicité.Mais l’Afrique, c'est le berceau de l’humanité.Elle a largement contribué à l’art et à la culture dans l’histoire du monde.Les gouvernements africains devraient prendre leurs responsabilités pour développer et promouvoir le contenu artistique de leur pays.» En attendant que les prochaines élections ne décident de son sort en 2007.Cheiek Oumar Sissoko travaille à l’adaptation d’im roman «au cas où (il devait] subitement redevenir cinéaste».Convaincu de ne pas être seul sur le champ de bataille, l'eventualite de l'interruption de son mandat ne l'inquiète guère.«R y a encore beaucoup de gens de talent qui ont la passion de la culture et qui sont sur le terrain comme moi.Je riai pas peur que la continuité se rompe», a-t-il conclu.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage.Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaetion01edevoir.com La rédaction Au téléphoné Par télécopieur Par courrier La publicité Au telephone 514-985-3399 Par télécopieur 514-9853390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 3634*305 Les avis publics et appels d’offres Les abonnements Au telephone Par télécopieur Par courrier 514-9853344 514-985-3340 ansdev01edevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement •Au telephone 514-9853322 Par télécopieur 514-9853340 Au telephone 514-9853355 du hindi au vendredi de 7h30 a 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnementsSledevoir com Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800463-7559 L’agenda culturel Au telephone Par télécopieur 514-9853346 514-9853390 1* IMtnr peut, à foccMon.ntrttrr la bste d’adresses de ses abonnes a la dapositiott T U /Vtw est publie du lundi au samedi par l e Devoir Inc.dont le sH'gc «*viai est su l 'agetve Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les mtbrmatKvns p xgamsanons reconnues dont la cause, ne au JvfsX rue IV Bleury.t* otage, * jbfiées dans l* Drtxvr if Dm** est bficaboo — » avertir notre service a la efimaeie.de Inyanevies Québécor Inc, 612.rue Sam-J; Farepstrernent tt’ (MSA.Depot iegat Bibliothèque à laDocair du Quebec.
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