Le devoir, 27 août 2002, Cahier A
ESPAGNE Les députés votent l’interdiction du parti Batasuna Page A 5 ?w w w .1 e (1 e v o i r .c o ni ?MURDOCH VILLE Le conseil des ministres décidera mercredi, annonce Landry Page A 3 LE DEVOIR CKAC est dans la mire de TVA La transaction pourrait inclure les six stations du réseau Radio Rock Détente GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Le Groupe TVA a confirmé hier mener d’intenses négociations en vue d’acquérir des stations radiophoniques d’Astral Media.La transaction pourrait impliquer le transfert de propriété de CKAC et, probablement, les six stations FM du réseau Radio Rock Détente.Mais TVA n’est pas le seul prétendant Cogeco, copropriétaire de TQS et exploitant des stations Rythme FM, serait dans la course.Ainsi que Corus.Chez Cogeco, on a refusé de commenter l’information ayant circulé hier.Au Groupe TVA la porte-parole, Marlène Ouellet confirme que des négociations intenses sont menées, mais que l’on ne pouvait préciser, hier, ni l’avancée ni l’étendue de ces pourparlers, «qui pourraient impliquer entre une et sept stations», a-t-elle ajouté.Dans un communiqué difltisé en soirée, TVA a tenu à préciser qu’une telle transaction, si elle se concrétisait se ferait de concert avec Radio Nord, avec TVA comme actionnaire de contrôle.Radio Nord exploite quatre stations radiophoniques (dont une du réseau Rock Détente) et cinq stations de télévision, affiliées aux différents réseaux, dans la région de Québec.Dans la mire de TVA se retrouverait CKAC, regroupée au sein de Radiomédia aux côtés de la station CHRC, de Québec.Mais l’objet de convoitise pourrait s’étendre pour englober également les sue stations FM du réseau Rock Détente.VOIR PAGE A 8: CKAC 25e anniversaire de la Charte de la langue française Faut-il un nom de personnalité à la Grande Bibliothèque ?La SSJB lance le débat en proposant «Camille-Laurin » Johannesburg: Chrétien subit la pression de ses députés Le premier ministre est prié d’annoncer la ratification du protocole de Kyoto et même de promettre un «budget vert» ÜK S PEDRO UGARTE AGENCE ERANCE-PRESSE Le secrétaire général du Sommet de la Terre de Johannesburg, Niti Ndisan, de ITnde, a souhaité la bienvenue a Thabo Mbeki (à droite), président du pays hôte de la rencontre internationale, l’Afrique du Sud, lors de l’ouverture officielle de la conférence, hier.Le président Mbeki a dit souhaiter que se réalisent enfin les promesses de la conférence de Rio de 1992 et n’a pas hésité à s’en prendre au mode de vie et de production occidental qui menace la planète.HÉLÈNE BUZZ E TT I DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien devra profiter de son passage au Sommet de la terre à Johannesburg pour annoncer que le Canada ratifiera le protocole de Kyoto sur les changements climatiques, croient plusieurs députés libéraux.Et pour être pris au sérieux, il devra aussi annoncer le dépôt d’un «budget vert», ajoute la libérale Hélène Scherrer.Mme Scherrer (Louis-Hébert) est une des 96 députés libéraux ayant signé une pétition la semaine dernière demandant à leur gouvernement de ratifier le protocole de Kyoto.Pour elle, il s’agit maintenant de réorienter toute la machine gouvernementale vers cet objectif de développement durable.«Est-ce qu 'on signe bêtement le protocole ou est-ce qu 'on est sérieux?», a-t-elle lancé en entrevue avec Le Devoir.VOIR PAGE A 8: CHRÉTIEN Mbeki: passer de la parole aux actes LOUIS-GILLES FRANCOEUR ENVOYÉ DU DEVOIR Johannesburg — Le Sommet de Johannesburg sur le développement durable s’est ouvert hier par un appel de son président, Thabo Mbeki, qui est aussi le président du pays hôte, l’Afrique du Sud, à passer de la parole aux actes en traduisant en échéanciers et en objectifs précis les promesses de la conférence de Rio de 1992 pour que la planète, de plus en plus menacée, ressemble à autre chose qu’à un «archipel de richesses entouré d’une merde pauvreté».Le président Mbeki n’a pas repris dans son discours devant les 1500 délégués et diplomates réunis au Sandton Convention Center, haut lieu de la finance et de la richesse de Johannesburg, le slogan incendiaire qu’il avait lancé la veille lors de la spectaculaire soirée de bienvenue, agrémentée d’un spectacle époustouflant de musiques et de danses de son pays.VOIR PAGE A 8: ACTES ¦ Lire autres textes en page A 4 LIVRES JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR La Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, appuyée par différents groupes dont les grandes centrales syndicales, suggère de donner le nom de Camille Laurin à la Grande Bibliothèque, qui doit ouvrir ses portes en 2004 à Montréal.Si l’idée d’une Bibliothèque nationale Camille-Laurin semble plaire à la ministre de la Culture et des Communications Diane Lemieux, elle soulève toutefois des réticences chez la directrice de la Bibliothèque nationale du Québec, Lise Bissonnette.«Normalement, on ne donne pas de nom de personne aux bibliothèques nationales», a-t-elle d’abord réagi hier.La proposition de la .SSJB, dont Mme Bissonnette apprenait l’existence à l’occasion d’une rencontre de presse qu’elle tenait elle-même, a été faite en marge d’une conférence de presse des ministres Diane Lemieux et Pauline Marois pour souligner le 25'' anniversaire de la Charte de la langue française.VOIR PAGE A 8: BIBLIOTHÈQUE INDEX Annonces B 5 Idées A7 -n| OQ Avis publics .B 4 Le monde A5 Ul B2 B i w Culture .B 8 Météo B 4 o Économie .B 1 Sports B 6 a sjy Éditorial ,A6 Télévision B 7 00 Le Mexique curieux du Québec Une délégation prépare la participation québécoise à la foire internationale du livre de Guadalajara CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Ils sont venus ici en quête d’ouvrages québécois à traduire et à faire connaître à nos voisins d’Amérique latine.Dans leurs cartons, il savent déjà qu’ils rapporteront notamment les titres L’Indien généreux, de Denis Vaugeois, ou la Genèse des nations et cultures du Nouveau-Monde, de Gérard Bouchard, à côté d’anthologies de poèmes, de récits d’essais québécois.En échange, ils nous feront connaître des œuvres devenues des classiques mexicains mais encore méconnues ici, comme celles de Garcia Ponce, Salvador Elizondo ou José Emilio Pacheco, qui pourraient être traduites en français, au Québec.Une délégation d’éditeurs mexicains était récemment à Montréal pour préparer la participation du Québec à la Foire internationale du livre de Guadalajara de novembre 2003.On sait que le Québec sera alors l’invité d’honneur de cette foire du livre, la plus importante de l’Amérique latine, qui célébrait son 15' anniversaire l’an dernier.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les éditeurs mexicains Adolfo Custanon Moran et Marcelo Uribe.Au programme de cet événement qui a pris énormément d’ampleur au cours des dernières années, on trouve non seulement une immense foire d’éditeurs à laquelle participent aussi des auteurs, mais un tout aussi imposant congrès de sciences sociales, où l’on discute éducation, société, politique, économie, mondialisation, technologie, et bien sûr, lecture.Des chercheurs en provenance autant d’Amérique du Nord, d’Ainérique du Sud que d'Europe, sont invités à participer à ce congrès.Aussi, Adolfo Custanon Moran, du Fondo de Cultura Economica, maison d’édition ayant des ramifications un peu partout en Amérique Latine, est-il à l’affût autant d’œuvres de fiction que d’essais, qui pourraient expliquer la réalité québécoise à ses compatriotes d’Amérique latine.«Pour moi, le Québec est un pays d’Amérique latine, à cause précisément de son héritage latin», dit M.Moran, dans un français impeccable.Le pays invité d'honneur de cette foire, qui a accueilli 345 000 visiteurs en 2001, présente également une brochette d’événements culturels, relevant des domaines de la musique, de la danse, du théâtre, des arts visuels.VOIR PAGE A 8: MEXIQUE ^A/ESBU^ DU 26 AOÛT AU 4 SEPTEMBRE., „ SUIVEZ LE DÉROULEMENT DU SOMMET DE LA TERRE DANS LE DEVOIR.- De Johannesburg, Louis-Gilles Francœur rend compte des délibérations - Sur le site ledevoir.com, un dossier complet Sommet de la terre - Samedi prochain, un cahier spécial inséré dans Le Devoir .H 778313000658 LE DEVOIR, L E MARDI 27 A O Û T 2 O O 2 A 2 LES ACTUALITES Popularité de l’ADQ L’expérience l’emportera sur la jeunesse, dit Charest NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Malgré le sondage qui le place derrière l’Action démocratique dans les intentions de vote des Québécois, le chef libéral Jean Charest mise sur l’expérience de ses troupes pour remonter la pente.•L’enjeu, c'est de savoir qui est le mieux placé pour gérer le changement, quel parti a les idées, a l’expérience.L’enjeu n’est pas le changement, mais qui est le mieux placé pour le gérer», a déclaré hier M.Charest, à l’ouverture d’une réunion de son aile parlementaire.Un sondage publié samedi donne 38 % des intentions de vote des Québécois à l’Action démocratique de Mario Dumont, contre 30 % aux Libéraux de M.Charest et 18 % au Parti québécois de Bernard Landry.Le chef libéral a dénoncé l’Action démocratique et ses positions politiques qui ne sont que «des photocopies des positions de droite».11 a cité notamment le taux d’imposition unique que Mario Dumont défend, de même que sur son programme de privatisation de larges secteurs de la santé ou du réseau de garderies publiques.«Ils n’ont pas un programme qui tient la route», a-t-il dit au sujet des adéquistes.Quant au gouvernement du Parti québécois, M.Charest l’a accusé de défendre «le statu quo».«Dans le cas du PQ, eux, c’est le statu quo, avec leur modèle québécois.Nous voulons être lucide et changer ce qui doit être changé», a-t-il dit, reprochant à Ber-nard,Landry d’être «trop porté sur l’interventionnisme de l’État».M.Charest a aussi soutenu que le gouvernement québécois et la compagnie Noranda devait conjointement assumer les indemnités qui devraient être versées aux habitants de Murdochville (Gaspésie) à la suite de la fermeture de leur ville, rendue nécessaire par l’abandon des travaux miniers.«La balle est dans le camp de Noranda et du gouvernement.Le gouvernement et la compagnie doivent répondre à la volonté de la population.La compagnie a des responsabilités», a dit M.Charest.L'opposition libérale a entrepris hier une réunion de trois jours de son aile parlementaire pour analyser la situation politique au Québec.Aux 51 députés du parti se sont joints une douzaine de candidats déjà choisis en vue de la prochaine élection générale.Selon M.Charest, six sujets seront abordés: la santé, l’éducation, le développement des régions, l'éconorqie, la déontologie gouvernementale et le rôle de l’État Les libéraux tiendront à Montréal les 28 et 29 septembre prochain une réunion spéciale de leur Conseil général pour peaufiner leur programme électoral.Gentilly 2 Québec songe à distribuer des pilules d’iode aux citoyens PRESSE CANADIENNE Québec — Le gouvernement québécois jongle avec l’idée de distribuer aux résidants autour de la centrale nucléaire Gentilly 2 des pilules d’iode à absorber en cas d’incident nucléaire, a rapporté le quotidien U Soleil, hier.Une délégation de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec s’est rendue en France et en Belgique, deux pays qui distribuent déjà les pilules d’iode.Cette mission avait pour but «de tirer des leçons applicables au Québec de l'expérience et du savoirjaire développés» en Ëurope, peut-on lire dans le rapport de mission.Iæs comprimés d’iode (de l’iodure de potassium) protègent contre les émissipns radioactives provoquant des cancers de la thyroïde.A la suite des attentats du 11 septembre, les ventes,de ce médicament avaient d’ailleurs augmenté aux Etats-Unis, les Américains craignant une attaque terroriste sur leurs centrales.Marc Nolin, qui a organisé la tournée québécoise en Europe pour la Régie régionale, soutient que les attentat^ «n’ont rien modifié au niveau de notre calendrier».A preuve, ajoute-t-il, le 11 septembre, la délégation était déjà partie.Cette révision, du côté du Québec du moins, s’inscrit plutôt dans la lignée du grand verglas de 1998 qui a ipis à rude épreuve les services de la sécurité civile.A Santé Canada, on admet toutefois que les attaques terroristes ont changé la donne.«On ne fait pas l’analyse du largage d'une bombe nucléaire», s’empresse toutefois d'ajouter Jean-Patrice Auclair, chef de la division de la préparation et l’intervention aux urgences nucléaires.La révision en cours vise d’abord les incidents, provoqués ou accidentels, aux centrales nucléaires canadiennes.Actuellement, autour de la centrale Gentilly 2, la seule centrale nucléaire du Québec, des pilules d’iode sont stockées dans des lieux publics, comme le CLSC de Gentilly et les hôtels de ville, dans un rayon de huit kilomètres.la mesure touche jusqu’à une partie de Sain-te-Marthe-du-Cap, sur la rive nord du fleuve.Le rapport de mission conclut que la visite «a permis de confirmer la faisabilité et le réalisme de positions que nous défendons depuis une dizaine d’années concernant la pertinence de la prédistribution de l’iode stable».On y mentionne aussi qu’à Fessenheim, au sud de Strasbourg, une opération de porte-à-porte pour distribuer les pilules «s'est avérée très efficace, avec un taux de distribution approchant les 100 %».M.Nolin note toutefois que la distribution des comprimés dans les résidences pose aussi des problèmes.«Les gens vont-ils se rappeler où ils ont mis la pilule?», se demande-t-il à voix haute, la question des gens qui déménagent se pose aussi.Déjà, une campagne d’information sur le sujet est prévue «au début de 2003».Hydro-Québec, l’exploitant de la centrale, sera invitée à jouer un rôle important dans la campagne, en payant les comprimés par exemple, la Régie aimerait toutefois qu’Hydro soit également plus présente dans ta communauté.Coupable de harcèlement et d’incitation à la violence Villeneuve devra se faire discret durant trois mois KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le président-fondateur du Mouvement de libération nationale du Québec (MLNQ), Raymond Villeneuve, devra rester «publiquement muet» au cours des trois prochains mois.Connu pour ses déclarations incendiaires, l’activiste a reçu hier matin sa sentence pour harcèlement et incitation à la violence à l’endroit du président d’Alliance Québec, Brent Tyler.M.Villeneuve a écopé d’une peine d’emprisonnement de trois mois purgée dans la collectivité assortie d’une interdiction de participer à la rédaction du bulletin de propagande La Tempête et d’y publier quoi que ce soit, ce qui s’applique également au site Internet du MLNQ.Le juge Claude Millette a également imposé comme condition du sursis que M.Villeneuve s’abstienne de toute déclaration aux médias.A sa sortie du tribunal, M.Villeneuve était souriant et a placé à plusieurs reposes devant sa bouche un foulard comme un bâillon.A ses côtés, son avocat Marc Poupart a commenté la décision du tribunal.«C’est très difficile de rester muet et, dans ce sens-là, c'est une sentence qui est très sévère, estime M' Poupart [.] Si j’oublie le droit de parole, j’estime que c’est une sentence juste et raisonnable.Une sentence, ce n’est jamais beau ou laid.C’est toujours la moins imparfaite des solutions.Celle-là n’est pas scandaleuse.Si le juge avait envoyé M.Villeneuve en prison pour trois mois, j'aurais trouvé ça épouvantable.» De son côté, Brent Tyler s’est dit insatisfait de la sentence qui n’aura «aucun effet dissuasif».Selon M.Tyler, Raymond Villeneuve méritait une incarcération.Le Centre de recherche action sur les relations raciales (CRARR) n’a pas caché sa déception par la sentence allant jusqu’à demander au procureur général d'aller en appel.Pour le CRARR, les actes reprochés à Raymond Villeneuve ont une dimension haineuse que la cour ne pouvait ignorer.Chose certaine, la décision de la cour du Québec ne semble pas avoir ralenti l’ardeur du MLNQ dans sa bataille politique pour l’indépendance du Québec et la langue française.Dans un communiqué de presse, le MLNQ a souligné qu'il entendait poursuivre ses activités de recrutement de mobilisation, de propagande ainsi que la publication de La Tempête avec comme porte-parole temporaire le vice-président du mouvement, Pierre-Luc Bégin.Ce dernier a d’ailleurs souligné «qu ’il est ironique que le prononcé de la sentence de M.Villeneuve survienne le jour du 25’ anniversaire de la Charte de la langue française^, puisque le MLNQ réclame le rétablissement de la loi 101 pour «parer aux menaces d’anglicisation dont le Québec est l'objet».«Le mouvement de M.Villeneuve, qui a été qualifié à maintes fois de subversif et d’extrémiste, est plutôt me réponse à un extrémisme qui vient d’ailleurs», a indiqué Me Poupart.En janvier 2000, Raymond Villeneuve a publié un texte dans La Tempête dans lequel il encourageait l’utilisation d’armes à feu pour combattre l’ennemi.Considérant les antécédents judiciaires de Raymond Villeneuve, un ancien felquiste, le juge Millette a qualifié les propos de «particulièrement graves».«Tous ceux qui s’associent à Brent Tyler dans le but d’abolir hypocritement la loi 101, doivent être considérés comme des ennemis, hostiles aux intérêts du peuple québécois et, par conséquent, traités comme tels», écrivait alors M.Villeneuve.A l’expiration de sa sentence, Raymond Villeneuve sera soumis à une probation de deux ans au cours de laquelle il ne devra pas encourager le recours à la violence et aux armes.Rapport du Conseil consultatif de la biotechnologie Des études plus approfondies sur les OGM sont nécessaires PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Jouons de prudence, mais avec modération, afin de ne pas nuire aux intérêts commerciaux du Canada, peut-on comprendre du rapport final que déposait hier le Conseil consultatif canadien de la biotechnologie (CCCB).L’organisme composé d’une vingtaine d’experts issus autant du monde des sciences que du commerce recommande d’une part d’évaluer les effets à long terme des OGM sur la santé et l’environnement, mais d’autre part n’exige pas l’étiquetage obligatoire des aliments qui en contiennent comme l’ont fait l’Union européenne, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.Voilà une contradiction parmi d'autres dont est truffé ce rapport, commentent Greenpeace et le Conseil des Canadiens.Comme pour souligner la prudence qu’il désire promouvoir, le CCCB rappelle en introduction à son rapport que «nous n 'avons trouvé aucune preuve que les aliments génétiquement modifiés approuvés en vertu du système de réglementation actuel fassent courir des risques plus grands pour la santé et l’environnement que les autres produits alimentaires offerts sur le marché».Conscient néanmoins des potentiels conflits d’intérêts entre les mandats de réglementation et de promotion assumés par le gouvernement fédéral, le CCCB insiste sur l’importance d’établir une «séparation réelle et complète entre les fonctions de réglementation et les autres rôles du gouvernement, [.] dont le développement économique et la promotion du commerce».Pour obtenir une véritable indépendance des fonctions de réglementation, le CCCB propose notamment la création d’un nouvel organisme qui serait responsable de toutes les activités reliées à la réglementation des aliments, activités qui sont actuellement partagées entre Santé Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments.Pêches et Océans Canada et Environnement Canada, explique Suzanne Hendricks, membre du CCCB et coprésidente du comité qui s’est penché sur cette question.Par ailleurs, le CCCB dit préconiser une «approche de précaution», notamment en incitant le gouvernement à investir dans des programmes à long terme de recherche sur les OGM.On ne recommande toutefois aucun moratoire sur les OGM alors qu’il est absolument essentiel d'examiner tous les risques de ces aliments avant d’eq autoriser leur commercialisation, font remarquer Éric Darier de Greenpeace et Nadège Adams du Conseil des Canadiens.«Les Canadiens ne sont pas des rats de laboratoire», s’indigne cette dernière.Autre grande déception, le CCCB favorise plutôt l’étiquetage volontaire des produits contenant des OGM, comme celle ayant cours pour les aliments biologiques et les produits casher.«L’étiquetage sera obligatoire dès qu’il y aura un risque reconnu pour la santé ou pour l’environnement», nuance Suzanne »¥'¦ fi*»*' W"'.a ir* i r 1 -Vi iËÉfj: ¦rit - SP- M .Jfc ÜË ¦ ‘ Hendricks.«De plus, l’étiquetage volontaire devra être évalué dans cinq ans afin de vérifier si cette approche répond aux objectifs visés.» Plusieurs facteurs ont joué dans le choix du CCCB.Les coûts qui sont associés à la mise en application d’un étiquetage obligatoire ont pesé dans la décision, affirme Suzanne Hendricks.«Un étiquetage obligatoire pourrait également aller à l’encontre de certaines des obligations du Canada au sein de traités commerciaux, comme celui de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC).Certains pays prévoient d’user de représailles contre les États ayant adopté un étiquetage obligatoire, qui serait considéré comme une barrière non tarifaire au commerce.» ARCHIVES LE DEVOIR La complexité de la mise en œuvre d’un étiquetage obligatoire a aussi rebuté le CCCB.En effet, la tâche ne serait pas simple, précise Suzanne Hendricks, puisqu’il faudra prévoir de suivre à la trace les produits de la ferme à l’épicerie.Il faudra instaurer une ségrégation étanche entre les OGM et les autres végétaux.Il faudra concevoir une méthode chimique qui permettra de reconnaître les produits qui contiennent des OGM.Pour remplacer l’étiquetage obligatoire, le CCCB conseille au gouvernement d’accroître l’accès à tous les renseignements sur la fabrication, la culture et l’approbation des OGM.Une démarche insuffisante aux yeux de plusieurs.Des experts se prononcent Ottawa devrait adoucir sa loi sur les faillites d’étudiants SUE BAILEY PRESSE CANADIENNE Ottawa — I es lois «sans-cœur» qui empêchent les étudiants de faire faillite pendant les dix ans suivant la fin de leurs études constituent une punition cruelle pour des gens qui ont bien besoin de répit, ont conclu cette semaine les experts d’un groupe de travail fédéral.«Ce n’est pas encore de l'emprisonnement pour dettes, mais ce n'en est pas loin», a affirmé l’avocat to-rontois Robert Klotz, membre du comité.Le stéréotype du débiteur insouciant qui tente de se défausser de ses problèmes sur les contribuables ne s’applique pas ici, a expliqué Saul Schwartz, économiste à l’université Carleton.«Ils ont vraiment de gros, gros problèmes», a-t-il déclaré.Klotz et Schwartz font partie d’un groupe de travail sur «l’insolvabilité» qui doit présenter son rapport demain au gouvernement fédéral.Ixmrs principales recommandations sont les suivantes.Premièrement, les étudiants devraient pouvoir faire faillite cinq ans après la fin de leurs études.Et puis, ceux qui sont sans le sou devraient pou- voir demander à un juge d’effacer leurs dettes d’étude, un an après qu’ils aient quitté l’école.Pour le moment, les étudiants ne peuvent faire appel à la clémence avant dix ans.Privés de recours juridiques, les débiteurs sont constamment harcelés par des agences de recouvrement.Leur fardeau s'accroît ou même rythme que leurs dettes, a affirmé M.Klotz.Les critiques du système actuel font remarquer que le coût des études au Canada est de plus en plus élevé.Il atteint 20 000 $ après quatre ans.Pourtant, environ 85 % des étudiants remboursent leurs prêts au complet.Ottawa a adopté des lois très sévères il y a quatre ans pour lutter contre l’augmentation des frais liés aux mauvaises créances d’étudiants.Mais on n’a pas pensé aux conséquences, a allégué M.Schwartz.«Nous n ’avons pas laissé de place à la justice ou à la clémence.» On entend souvent dire que l’éducation constitue une occasion en or, mais on ne dit pas aux étndiants que leur vie sera détruite si ça tourne mal, a poursuivi l'avocat.Le gouvernement fédéral pourrait décider de maintenir ses règles, même si elles sont qualifiées de «draconiennes et absurdes» par les experts.La mari aux malades McLellan n’a pas encore renoncé PRESSE CANADIENNE Edmonton — Le gouvernement du Canada ne renonce pas à son projet de fournir les malades en marijuana, a affirmé, hier, la ministre fédérale de la Santé Anne McLellan.Son ministère espère que les tests cliniques destinés à évaluer l’efficacité et les effets à moyen terme de la marijuana pourront débuter dès la fin de l’automne ou à la fin de l’hiver, a dit Mme McLellan, en démentant les rumeurs selon lesquelles elle s’opposait au projet controversé.«En fait, nous sommes bien loin de renoncer au projet.Ce que nous faisons, c’est lancer la deuxième phase», a-t-elle ajouté.L adoption d’amendements à la loi sur les stupé-fiants, 1 été dernier, a donné le coup d’envoi de la premiere étape.Des malades souffrant de certains problèmes tels que la sclérose en plaques, le VIH, le cancer ou la maladie de Crohn ont alors pu demander une exemption leur permettant d’avoir recours à la marijuana pour soulager leurs symptômes.Jusqu’à maintenant, environ 855 patients ont fait parvenir une telle demande au gouvernement Ia ministre soutient que le processus d’étude des dossiers se poursuit.i I.E DEVOIR.L E M A R I) I i A O l) T 2 0 0 2 A » -* LE DEVOIR «- ACTUALITES ¦2ft •_ ~ lAL-» *- *' » v » * — .- ¦•* - V-V " '%*- - 2£T'' ^rs>-: »r-r*^S - ^ >%m >'.W faWAV NORANDA Landry prend acte du choix des citoyens Le gouvernement décidera du sort de Murdochville mercredi La Bibliothèque centrale de Montréal et la Bibliothèque nationale du Québec La célébration de l’imion de deux grandes collections JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR En apposant leurs signatures au bas d’une entente hier, Helen Fotopulos, responsable de la Culture et du Patrimoine à la Ville de Montréal, et lise Bis-sonnette, p.-d.g.de la Bibliothèque nationale du Québec, ont officialisé le mariage entre la Bibliothèque centrale de la rue Sherbrooke et la Bibliothèque nationale.L’institution municipale tirera plusieurs avantages de cette union, notamment en ce qui a trait au budget d’acquisitions qui sera cinq fois plus important qu’actuellement Pour Lise Bissonnette, les préparatifs menant à la création de la Grande Bibliothèque sont parsemés de moments historiques.Hier, un autre de ces moments privilégiés a eu lieu, celui-là à l’hôtel de ville de Montréal pour la signature d’une entente mettant en commun les collections des deux institutions.Budget d’acquisition La Ville de Montréal prête de façon permanente la collection détenue par la Bibliothèque centrale à la Bibliothèque nationale, ce qui représente un apport de 450 000 livres.Et cette collection sera enrichie de 70 000 livres par année au lieu de 13 000 comme c’est le cas actuellement, promet Mme Bissonnette.De plus, grâce à un budget d’acquisition de 17 millions pour les deux prochaines années, la Grande Bibliothèque comptera 1,2 million de livres à l’ouverture de l’institution à la fin de l’année 2004.La fusion des collections permettra une meilleure diffusion des collections de la bibliothèque municipale difficilement accessibles au grand public jusque-là.«J’ai été étonnée par l’étendue des collections historiques de la Ville de Montréal.Elles comportent des trésors mais la Ville n’a jamais eu les locaux pour les faire connaître», indique Mme Bissonnette.Quant à l’échéancier des travaux, qui a dû être repoussé à la fin de 2004, il devrait être respecté, dit-elle, tout comme le budget de construction de l'édifice du quartier latin fixé à 90 millions.De son côté, Helen Fotopulos croit que le partenariat entre les deux institutions aura un effet d’entraînement sur la fréquentation des bibliothèques de quartier.Déjà, des hausses importantes d’achalandage ont été signalées dans plusieurs bibliothèques à la suite des fusions municipales.Au 30 mai dernier, on avait enregistré une augmentation de 86,8 % du nombres d’usagers provenant de l’extérieur de l’arrondissement dans Westmount CeUes du Mile-End (57,9 %), de Côte-saint-Luc (55,5 %) et de Côte-des-Neiges (30,9 %) ont aussi connu des hausses majeures.L’écart est toutefois considérable d’une bibliothèque à l’autre en ce qui a trait à la qualité des services et Mme Fotopulos sollicite la participation du gouvernement du Québec pour adopter un plan de rattrapage qui permettrait un certain équilibre entre les différents arrondissements.Pour y arriver, elle estime qu’il faudrait y investir quelque 200 millions.JEANNE CORRIVEAU ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Le conseil des ministres décidera dès mercredi du sort de Murdochville, a indiqué hier le premier ministre Bernard Landry au lendemain du référendum mené auprès de la population.Une majorité de citoyens ne croient plus à la relance de leur ville et ce message a été fort bien entendu par le gouvernement Le premier ministre s’est dit «profondément impressionné» par les résultats du référendum qu'il accueille toutefois avec respect.«Im.population n’a pas d’espoir dans cette relance.Le premier article du développement régional, c’est le désir de ces populations de se développer, leur entrepreneurship, leur goût du risque, leur énergie», a-t-il dit.Lors de sa prochaine réunion prévue demain, le conseil des ministres décidera de l’avenir de Murdochville, a indiqué le premier ministre.Rappelons que c’est dans une proportion de 64,6 % que les citoyens de Murdochville ont voté dimanche en faveur de la fermeture de la ville de 1000 habitants.La fermeture de la mine de Noranda en 1999 et celle de la fonderie Mines Gaspé au printemps dernier, en plus de faire disparaître 600 emplois, ont pro- voqué un exode massif de la population.Comme les efforts de relance n’ont pas mené à des projets concrets pour assurer l’avenir de la ville, une majorité de citoyens ont préféré mettre la clé sous la porte.Ils espèrent maintenant obtenir des indemnités du gouvernement.Les travailleurs de moins de 50 ans pourront compter sur une indemnité de deux semaines de salaire par année de services versée par Noranda alors que des négociations sont encore en cours pour les autres.De plus, quelques trois cents d’entre eux ont obtenu le rachat de leurs propriétés par la compagnie à 65 % de leur valeur en 1998.Mais pour Marc Minville, maire de Murdochville, ces sommes sont insuffisantes.11 faudrait verser une indemnité plus généreuse aux propriétaires, ne pas négliger les commerçants qui traversent des moments difficiles et assumer les frais de déménagement des locataires.Il avait d’ailleurs l’intention de discuter des procédures à entamer à ce sujet lors de la réunion du conseil de ville hier soir.«C’est à nous de faire me demande au gouvernement, dit-il.Par la suite on nous dira si c’est acceptable ou non.» Le premier ministre Bernard Landry a indiqué hier que le gouvernement apporterait une aide à la population touchée, mais il n’a pas voulu fournir davantage de précisions.Selon Rémy Trudel, ministre d’état à la Population, aux Régions et aux Affaires autochtones, il faudra prendre les moyens pour soutenir la population, et ce, rapidement «La situation est déjà suffisamment dramatique pour les gens de Murdochville.Il faut leur indiquer que le gouvernement va les accompagner dans la transition.Il faut soutenir les travailleurs et les aider dans leur réinsertion en emploi avec tous les moyens qu’on a.» Plusieurs projets visant la relance de la ville avaient été évoqués au cours des derniers mois, notamment dans le domaine de la fabrication de composantes éoliennes, en récréotourisme et en ferro-métallurgie, mais les citoyens n’y croyaient visiblement plus.«I^es projets d’entreprises là ou ailleurs doivent être déployés en Gaspésie.On doit mettre tous les efforts pour y arriver.[.] C’est un objectif de garder la main-d’œuvre gaspésienne en Gaspésie parce qu’on va aggraver notre situation si nous perdons en plus notre main-d’œuvre spécialisée», ajoute M.Trudel.Le ministre promet que les services jugés prioritaires seront maintenus à Murdochville jusqu’en décembre 2003, qu’il s’agisse de soins de santé ou d’éducation.Tous les services municipaux continueront aussi d’être assurés tout comme ceux de la police et du service de prévention des incendies.Rapport de l’ONU Le Canada peut faire mieux contre la discrimination EISA SC H LEI N PRESSE CANADIENNE Genève — Même s’il a maintes fois démontré son engagement durable envers les droits de la personne, le Canada pourrait faire plus pour éliminer la discrimination raciale en matière de justice et d’immigration, soutient un comité de l’ONU.Les 18 membres du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale se sont dits préoccupés par le traitement réservé aux peuples autochtones du Canada ainsi que par «les modes de discrimination qui affectent les personnes d’origines africaine ou asiatique».Ils font aussi mention de reportages discriminatoires envers les gens considérés comme «étrangers ou réfugiés».Leurs recommandations ont été rendues publiques hier, au terme d’une évaluation de trois semaines portant sur le Canada et huit autres pays.Ce comité observe et évalue l’application de la Convention internationale sur l’élimination de toutes formes de discrimination raciale — adoptée en 1969 — dans les 162 pays qui l’ont signée.Dans ses remarques finales, le groupe de travail a notamment vanté «l’engagement continu» du Canada envers les droits humains tout en prenant note «avec satisfaction» des mesures que le gouvernement a prises pour «protéger et promouvoir la diversité culturelle».Ils ont notamment remarqué la Déclaration de réconciliation dans laquelle le gouvernement exprime «le profond regret du Canada pour les injustices historiques commises envers les peuples autochtones».Kurt Herndl, l’expert autrichien responsable du dossier du Canada, a décrit la situation du pays comme «très satisfaisante».Il a néanmoins fait remarquer que les autochtones et d’autres minorités éprouvaient des problèmes importants.«Il y a un nombre disproportionné d’autochtones en détention.La même chose est vraie aussi pour les personnes d’origine africaine ou asiatique», a-t-il dit Le comité s’attend à ce que le Canada fesse des efforts pour remédier à cette situation avant la remise de son prochain rapport, dans deux ans.«Nous voulons plus de statistiques là-dessus», a déclaré M.Herndl.Par ailleurs, le comité presse aussi Ottawa de corriger les «effets discriminatoires potentiels» de sa politique d’immigration.Selon les experts, le montant des «frais d’atterrissage» pourrait désavantager les personnes provenant de pays pauvres.Les rapports selon lesquels «la majorité des immigrants expulsés du Canada sont d’origine africaine ou asiatique» sont aussi inquiétants.Finalement, le comité demande au Canada de s’assurer que sa loi anti-terroriste «n’aura pas de conséquences négatives pour les groupes ethniques et religieux, les immigrants, les demandeurs d’asile et les réfugiés».En qui concerne les autres pays évalués cette année, le comité a souligné l’interdiction des mutilations sexuelles au Sénégal, de même que l’adoption par la Hongrie de nouvelles lois visant à réprimer les crimes haineux.Le comité a toutefois émis des réserves quant au traitement réservé aux membres de la minorité Rom par la police hongroise.EN B Une bonne note à rUniversité McGill (PC) — Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, l’Université McGill, de Montréal, est honorée pour la qualité de son enseignement.McGill est la seule université canadienne, sur 12 institutions du genre au Canada et aux Etats-Unis, à se retrouver sur une liste d’excellence pour l’année 2003 établie par le magazine Newsweek.L’université a été choisie pour ses programmes académiques de haut niveau, sa vie incomparable sur le campus et sa localisation.R E F À vendre! (PC) — Le centre de ski le Massif de Petite Rivière Saint-François, dans Charlevoix, pourrait passer aux mains de l’entreprise privée.Alors que le gouvernement du Québec souhaiterait l’implication de l’entreprise privée pour réaliser une troisième phase de développement, un promoteur aurait soumis une offre d’achat.Il s'agirait de Daniel Gauthier, l’un des cofondateurs du Cirque du Soleil.Il aurait entrepris des démarches pour se porter acquéreur de la station.M.Gauthier connaît bien le centre puisqu’il avait été impliqué dans la réalisation de la phase deux, le projet de 25 millions.CLUB 14021 HOMME Coupe-vent importés d’Italie réversibles mm WK fpjÜr GRAND SOLDE D’ÉTÉ 150 ’seulement RÉGULIER 3501 1118, rue Ste-Catherine O.2e étage, Montréal Tél.: (514) 861-3636 11* f* Æ h Éf 5 * , > J' Cours d'autimne Enfants et adolescents .i, A LES SERVICES À LA COMMUNAUTÉ ACTIVITÉS CULTURELLES ET SPORTIVES ENFANTS ET ADOS • Natation • Parents Nageurs • Plongeon • Sauvetage • Jeux et Equilibre • 1-2-3 G0! L'anglais par le jeu • Jeunes intégrateurs multimédia (7 et 8 ans , 9 à 11 ans) • Photographe en herbe Activités pour adultes également offertes Horaire des cours : du 27 septembre au 1er décembre 2002 Coût : variant de 31$ à 125$ Information : (514) 254-7131 poste 4942 © PIE-IX © J0LIETTE I8I\ COLLÈGE wWdemais DE MAISONNEUVE UQÀM Untvarvité du Québec I Montréal ARTS VISUELS AUTOMNE 2002 Q, c Cours pour enfants, adolescents et adultes • Dessin-modelage (5 à 7 ans) • Arts plastiques (8 à 11 ans) • Cours d'arts plastiques pour adolescents (12 à 17 ans) • Cours d'arts plastiques niveau I • Sculptures et techniques mixtes • Dessin niveau Ml • Peinture niveau Ml pour adultes -12 cours de 2 heures • Coût : 110 $ par enfant et adolescent 12 cours de 2 h 30 «Coût: 150 Spar adulte* Les matériaux sont inclus.Début des cours : le 21 septembre 2002 Information : (514) 987-3453 Enfants • Adolescents • Adultes Au ** du plateau Mont-Royal 521-3456 Classe d’essai gratuite Louise Lapierre www.danse-louiselapierre.qc.ca Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Micheline Ruelland (514) 985-3322 ou à mruelland®ledevoir.com A 4 I.K I) K V 0 I R , L K M A R 1) I 2 7 A 0 0 T 2 0 0 2 LES ACTUALITES L’Occident entrouvre la porte de ses marchés aux pays pauvres LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le Sommet de Rio a enregistré dès son ouverture hier des progrès dans deux domaines où il avait été impossible d’obtenir des résultats tangibles lors de la conférence préparatoire de Bali en juin.L’Union européenne a d’une part levé ses objections quant à l’utilisation du Fonds global pour l’environnement aux fins de la Convention sur la lutte contre la désertification.Et les négociateurs européens et américains ont accouché dimanche soir d’un projet de texte sur l’ouverture de leurs marchés aux pays en voie de développement, un projet qui n’a cependant pas fait l'unanimité parmi les membres du G 77, soit le club des pays les plus démunis.Le projet d’entente sur la «Globalisation, le commerce et le financement» prévoit que ses signataires — ce qui inclut les pays en voie de dévelop pement qui voudraient en profiter — s’engagent à défendre le principe d’un «commerce et d’un système financier ouverts, équitables, basés sur des règles transparentes et non discriminatoires», ce que plusieurs ont perçu comme une protection contre les politiques environnementales.En échange, il encourage l'investissement étranger en pays en voie de développement et ouvre la porte à un rattrapage de l’aide internationale pour l’amener au niveau de 0,7 %, ce qui avait été convenu à Rio, mais jamais réalisé.En plus du Fonds global pour l’environne-mçnt, l’OMC gérerait un nouveau fonds d’aide pour alléger la dette des pays les plus démunis.Le document qui vante les mérites de la globalisation comme un des moyens par excellence pour améliorer les conditions de vie sur la planète, une vision opposée à celle de plusieurs pays en voie de développement, «encourage les pays qui ne l’ont pas encore fait à mettre en place, aussi tôt que possible, des règles faisant disparaître les taxes et les quotas sur les exportations des pays développés»'.Le projet encourage les partenariats privés-publics, la privatisation et préconise le renforcement des ententes commerciales et de coopération régionale.Selon le brouillon obtenu par Le Devoir et d’autres médias, les signataires s’engageraient à simplifier leur réglementations à tous égards, à favoriser l’innovation par la concurrence et «encourageraient l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) ainsi que le Comité sur le commerce et le développement à prendre toutes les mesures pour mettre en place un véritable développement durable», ce qui ferait ultimement de l’OMC l’arbitre en la matière plutôt que les instances environnementales ou un organisme conjoint, comme le propose l’ancien secrétaire du Sommet de Rio, Maurice Strong.Le texte poursuit dans cette veine d’inspiration qui vise, en somme, à mettre le développement durable à l'heure de l’OMC.Le projet de texte sur l’ouverture des marchés occidentaux aux pays en voie de développement a été bien accueilli par certains pays en voie de développement d’autant plus que l’ouverture réclamée des marchés semblait hors d’atteinte, il y a deux mois, et potentiellement un des obstacles majeurs au succès du Sommet de Johannesburg.Mais plusieurs pays, tout comme les ONG, y ont vu une manœuvre de l’OMC pour soustraire le développement durable aux instances environnementales internationales, avec lesquelles elle veut à tout prix éviter de partager la responsabilité des arbitrages entre économie et environnement En même temps et probablement en raison de ce rapprochement avec les Etats-Unis, l’Europe levait son objection des derniers mois à l’usage du Fonds global pour l'environnement aux fins de l’application de la Convention sur la lutte contre la désertification et de ses programmes.Ce fonds, créé à titre expérimental avant le Sommet de Rio, finançait uniquement jusqu’ici les projets et programmes relatifs au climat à la biodiversité, aux océans et à la forêt.Ce fonds a obtenu quatre milliards en 10 ans de la communauté internationale.Mais comme ses statuts avaient été arrêtés à Rio, alors que la convention antidésertification n’existait pas encore, cette dernière est demeurée le parent pauvre des grands projets de Rio malgré l’acuité des problèmes sur tous les continents et ses liens croissants avec les changements climatiques.Il y a quelques semaines, les pays industrialisés s’engageaient à investir 2,9 milliards dans ce fonds environnemental, soit pratiquement l’çbjectif de trois milliards ciblé par sa direction.lœs Etats-Unis sont les principaux donateurs avec une contribution de 500 millions.Contrairement à la première entente, la dotation de 2,9 milliards ne s’étale pas sur une décennie mais sur quatre ans! Le Fonds global pour l’environnement est géré conjointement par la Banque mondiale, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).Mc Afrika Afrique australe La famine menace 13 millions de personnes Une recette d’un goût douteux AGENCE FRANCE-PRESSE Oslo — Des organisations non gouvernementales norvégiennes ont dénoncé hier le lancement par la chaîne de restauration rapide Mc Donald’s d’un sandwich Mc Afrika, trouvant le choix du moment particulièrement «de mauvais goût» alors que 13 millions de personnes sont menacées par la famine en Afrique australe.«Je ne trouve pas que cela soit mal de lancer un tel produit car cela permet peut-être au contraire de concentrer l'attention des gens sur cette partie du monde, d’autant que ce hamburger est, paraît-il très bon», a déclaré à l'AFP Linn Aas-Hansen, porte-parole de l’organisation humanitaire Kirkens Noedhjelp.«Mais le timing manque de goût et n'a visiblement pas fait l’objet d'une véritable réflexion», a-t-elle ajouté.Au termes de négociations entre Kirkens Noedhjelp, la Croix-Rouge norvégienne et Mc Donald’s, la chaîne de restauration rapide fera amende honorable en autorisant les deux ONG à distribuer des brochures d’information dans ses restaurants.«Nous reconnaissons que le timing était mal choisi.Mais nous avons trouvé un accord avec ces organisations qui se sont dites très satisfaites», a commenté Margaret Bruslctto, portœparole de Mc Donald’s en Norvège.AGENCE FRANCE-PRESSE Rome — L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a exhorté hier «les pays donateurs à accorder d’urgence une aide alimentaire et un soutien financier à l’Afrique australe pour éviter une crise humanitaire de très grande ampleur».La FAO estime en effet à 13 millions le nombre de personnes menacées de famine en Afrique australe.Selon un rapport de l’organisation o onusienne, publié le jour même de l’ouverture du Sommet de la Terre à Johannesburg, les pays donateurs < liUl i ll/ra / , lA/llltM Ivlülllll 1MOUK sH/UVJ ( IVmrriKI/ , 141 WllA UIIIVIIUIUIIII .\III Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITE ET LE MARKETING.Jacqueline Avril, Jean de Billy.(îyslaine Côté, Marlène Côté, Annie Duguay, Martin Fournier, Christiane Legault, Amélie Maltais, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Micheline Ruelland, (publicitaires), Uurence Thériault (directrice adjointe), Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Michel,Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Fillon, Olivier Zuida.INFORMATlQlIE, Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE, linda Thériault (responsable service à la clientèle, distribution et tirage), Hélène Gervais, Marie-Ève Santerre.(coordonnatrice à la promotion et à la sollicitation), Monique L'Heureux, lise I-achapelle, Kachelle taclerc.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Kuroy, Olivier Iaehambre (contrôleur), Ghislaine leaflet!r.Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Chantal Rochon, Danielle Ross.IA FONDATION DII DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).v L E DEVOIR, LE MARDI 27 AOUT 2 O O 2 A 8 -* LE DEVOIR »-—- ACTUALITES BIBUOTHÈQUE CHRÉTIEN CMC SUITE DE LA PAGE 1 De nombreux hommages ont alors été rendus au père de la loi 101, Camille Laurin, décédé en mars 1999.Interrogée, Mme Lemieux, ministre de la Culture et des Communications, s’est montrée ouverte à l’idée, dont elle a eu connaissance il y a quelque temps.«Je vais la soumettre à la Commission de toponymie, a-t-elle indiqué.On verra comment le processus va s’engager, mais je crois que ça vaut vraiment la peine d’explorer cette proposition.» La Commission de toponymie doit notamment faire des vérifications historiques auprès de la famille.Un décret gouvernemental vient par la suite concrétiser la décision.Mme Lemieux a toutefois déjà discuté du sujet avec la famille lüurin: «Je crois qu’elle accueille favorablement cette idée.Mais tout ça reste à peaufiner, à vérifier.» Une décision sera néanmoins rendue «d’ici les prochaines semaines», a assuré la ministre.Lise Bissonnette a indiqué pour sa part que baptiser la bibliothèque ne fait pas actuellement partie de ses priorités.Lit puis, bien des propositions circulent.«Il y a des gens qui m’ont suggéré Gaston Morin; beaucoup suggèrent Anne Hébert.Il va falloir étudier tout ça.Il y a beaucoup de sites à nommer de toute façon: des salles, des sites, des jardins.Une autre suggestion qui est dans l’air, c’est de simplement garder “Grande Bibliothèque” comme nom du bâtiment parce que ça devient me espèce de repère dans la ville.» Le président de la SSJB Guy Bouthillier sait bien que plusieurs privilégient des noms d’écrivains pour cette Grande Bibliothèque.Mais il dit que le nom de Camille Laurin recueille d’importants appuis, même dans le monde littéraire.Gilles Archambault, Yves Beauchemin, Jacques Godbout, Victor Lévy-Beaulieu soutiennent notamment cette demande.Le lien entre l’homme politique et la culture véhiculée par une bibliothèque est évident pour M.Bouthillier «C’est évidemment m salut à Camille Laurin.Mais c’est aussi une manière de dire que, sans la loi 101, le reste deviendrait tellement fragile.La loi 101 garantit, autant que faire se peut, que ce que nous écrivons aujourd’hui en français sera lu en français dans 50 ans.» Anniversaire La ministre Diane Lemieux a par ailleurs annoncé que le Conseil des ministres vient d’instituer, par décret, le 26 août comme Jour anniversaire de la Charte de la langue française.Elle a aussi fait part des activités qui marqueront cette année: publications, séminaires, colloques, activités lors du Salon du livre de Montréal et de la Francofête en mars.Le coup d’envoi est donné par une campagne publicitaire signée Francis Leclerc, le fils cinéaste de Felix.On y voit des gens de tout âge et de toutes origines chanter tour à tour des strophes de la chanson La Ixingue de chez nous, quYves Duteil avait écrite en 1985 à la suite de sa rencontre avec Félix Leclerc à Hie d’Orléans.La publicité a été diffusée dès hier sur les grands réseaux de télévision.Du moins, les francophones.Les réseaux anglophones ne la verront pas, tout simplement parce qu’il s’agit de souligner «la fierté que les francophones se soient affirmés à travers l’adoption de cette loi», a indiqué Mme Lemieux.«Il n’y a pas de complot, pas de machination, a-t-elle poursuivi.C’est un regard historique que nous portons.» On sentait d’ailleurs beaucoup ce poids de l’histoire à la conférence de presse d’hier.«On a l’impression d’un siècle, ça ne fait que 25 ans», notait la ministre Lemieux dans son allocution sur l’adoption de la Charte.Si de jeunes têtes avaient été présentes, elles auraient sûrement souri et pensé que non, l’impression du siècle l’emportait.Car les invités, dont plusieurs grands défenseurs de la langue française — les Marc-André Bédard, Fernand Daoust, Jean Dorion, Guy Bouthillier, quelques députés, les présidentes des organismes liés à la Charte —, avaient quasi tous les cheveux blancs.I/' comédien et metteur en scène René-Richard Cyr, qui animait la rencontre, faisait figure de jeunot dans ce parterre qui fredonnait doucement les chansons de Félix entonnées à l’avant par son neveu, Gaétan Ijeclerc.Mais quand le comédien s’est avancé au micro pour lancer «Où étiez-vous il y a 25 ans?» et qu’il a répondu, «Moi, j’étais à l’aube de ma vingtième année», il était clair que même ce jeune n’en était plus un.Et que l'événement appelait plus à la mémoire des anciens qu’aux revendications des temps présents, dont il n'a d’ailleurs pas été question.Avec la collaboration de Jeanne Corriveau LE DEVOIR D's bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Ia» Devoir jKHit, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.I* Devoir est publié du lundi au samedi par 1* Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, ^ étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée il employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor lnc„ 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 «Ratifier, c’est un vœu pieux, mais comment ça s’opérationnalise, ça, ça signifie réallocation de ressources.Réinvestissement dans certains secteurs comme la haute technologie, l’emploi, les ressources naturelles.Ça signifie un budget vert pour démontrer qu’on est sérieux dans notre objectif à long terme.» Selon Mme Scherrer, il faudra que des sommes soient «mises de côté» à cette fin et reconnaître que ce réarrangement des priorités budgétaires entraînera «des sacrifices».«Il faut faire en sorte que le prochain exercice budgétaire vise la ratification.[.] Si on réinvestit un peu partout, tout azimut, à gauche et à droite, les Canadiens ne le verront pas d’un bon œil», lance-t-elle en faisant référence à un article paru dans un quotidien torontois ce week-end.Des sources gouvernementales y soutiennent qu’un budget était à prévoir d’ici Noël et que l’accent serait mis sur divers programmes sociaux (logements, garderies, etc.) et sur la salubrité de l’eau.L’impatience se sent dans les propos de plusieurs des députés libéraux québécois interrogés par Le Devoir.Eleni Bakopanos (Ahuntsic) pense que le Canada doit maintenant dire qu’il ratifiera et que les tiraillements internes, à savoir quelle province ou quel secteur industriel réduira ses émissions et à quelle hauteur, se régleront à l’interne, justement.M.Chrétien est attendu à Johannesburg le week-end prochain et prendra la parole devant les milliers de délégués venus de partout dans le monde.«Selon moi, quand on entre dans une conférence internationale, on doit arriver avec au moins la ratification d’un accord qu’on a négocié dans les deux sommets précédents.» Clifford Lincoln (Lac-Saint-Louis), l’ancien ministre québécois de l’Environnement et maintenant député fédéral, tient un discours similaire.«Je souhaite que lorsque Jean Chrétien aura son mot à dire à Johannesburg, il dise qu’il va ratifier Kyoto.Il faudra que ce signal-là arrive.[.] On ne peut plus tergiverser.» «Ce que les gens veulent, continue-t-il, c’est m leadership [d’Ottawa] qui dit: on a pris une décision et maintenant, asseyez-vous avec nous et faites votre part.On ne peut pas être enrayé dans SUITE DE LA PAGE 1 Thabo Mbeki avait alors invité les pays industrialisés, artisans et défenseurs de la mondialisation des marchés, à mettre fin à «l’apartheid global» qui permet aux pays riches de dominer économiquement les plus pauvres en accroissant constamment l’écart qui les sépare.«Le fait que nous nous retrouvions ici, dans le berceau de l’humanité, renforce notre obligation de répondre avec sérieux et avec un réel sentiment d’urgence au besoin de mettre en place le Plan d’action de Johannesburg dans l’intérêt de l’humanité et de la planète», a poursuivi Thabo Mbeki.Le président sud-africain n’a pas hésité à s’en prendre au mode de vie et de production occidental: «Nous convenons tous, a-t-il dit, du fait que les modes de production et de consommation insoutenables présentement en place engendrent une menace environnementale, à la fois dangereuse pour la vie en général et celle des humains en particulier.» Il a invité le Sommet à s’entendre sur le Plan d’action et la Déclaration finale, qui lui sont soumis, pour matérialiser les objectifs contenus dans l’Agenda 21 de Rio, un ambitieux plan de transformation de l’économie mondiale qui devait la réorienter en fonction de la protection de l’environnement et des besoins sociaux, fi s’en est pris aussi à la place qu’occupe le «fondamentalisme des marchés», qui allait devenir la bible des gouvernements occidentaux dans les années qui ont suivi Rio.Bien connu pour son franc-parler, Thabo Mbeki a reconnu que «malheureusement, nous n’avons pas fait beaucoup de progrès sur le chemin de la grande vision contenue dans l’Agenda 21 et dans les autres ententes internationales.Ça n’est pas éventer un secret, a-t-il ajouté, que de dire que la communauté internationale n’a pas démontré la volonté nécessaire pour appliquer les décisions qu’elle a prises en toute liberté» à Rio.Le Sommet de Johannesburg, a poursuivi le président sud-africain, ne doit pas revoir la vision de Rio, mais accoucher d’un Plan d’action «crédible et significatif > pour lui faire prendre tonne.Des progrès Klauss Toepfer, le directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a pour sa part soutenu que «beaucoup a été fiait» depuis Rio.De nouveaux instruments internationaux, a-t-il dit, ont été mis au point pour juguler les problèmes reliés au climat, à la biodiversité et à la désertification.L’opinion internationale est de plus en plus sensibilisée aux problèmes d’environnement, a-t-il poursuivi, et des progrès ont été réalisés en matière de développement durable un peu partout sur la planète.La science, a-t-il ajouté, nous a indiqué qu’il faut accélérer le tempo dans plusieurs domaines et qu’il faut désormais se donner des objectifs précis si on veut vraiment changer le cours des choses.«Nous avons décidé que ce Sommet serait le Sommet de la mise en application [des ententes antérieures], de l’imputabilité et du partenariat.Nous avons tous convenu que la mise en place de plans d’action constituerait notre objectif premier.U temps est venu de traduire nos engagements politiques en actions concrètes.Uur mise en application doit cibler la pauvreté pour développer une prospérité responsable dont profiterait chaque être humain.» Le premier responsable environnemental de l'ONU a insisté sur les liens inextricables qui lient pauvreté et détérioration de l’environnement.Il a rappelé que la pauvreté extrême empêche les plus dé- notre démarche de réduction des émissions de carbone parce que Ralph Klein ne veut pas ou qu’un autre ne veut pas.Sinon, on ne fera jamais rien!» M.Lincoln, comme les autres signataires de la lettre, ne veut pas que la ratification du protocole par le Canada soit conditionnelle à l’obtention de crédits pour ses exportations d’énergie propre, la marotte du ministre de l’Environnement, David Anderson.Ces crédits sont, selon lui, «ridicules»-, ils ne peuvent pas être comptabilisés sans que leurs pendants, les débits pour les exportations d’énergie «sale», le soient aussi.Et alors, au terme d’un long calcul complexe et inutile, les uns annuleraient les autres, fait-il valoir.Selon Jacques Saada (Brossard-La Prairie), le Canada a la «responsabilité morale» de ratifier le protocole.D’abord, parce qu’avec sa signature initiale, il s’était engagé à le faire, et ensuite, parce qu’il doit maintenant maintenir sa réputation de leader sur la scène mondiale lorsqu’il s’agit de prendre des décisions difficiles, comme pour les mines antipersonnel ou encore la Cour pénale internationale.«Plus on hésite à ratifier, plus on jette des doutes sur notre volonté.» Depuis le début de l’année, l’adhésion du Canada au protocole de Kyoto fait l’objet de multiples hypothèses.Tantôt, les déclarations de M.Anderson laissent croire que c’est dans la poche, tantôt celles de son collègue aux Ressources naturelles, Herb Dhali-wal, laissent croire que le cabinet est divisé.«Il y a effectivement eu des messages contradictoires et c’est pour cela qu’on s'adresse directement au premier ministre, explique Bernard Patry, député de Pierre-fonds-Dollard.Il est au-dessus de la mêlée de ses ministres.Si le premier ministre fait une annonce, ses ministres vont être obligés de suivre.» Guy St-Julien, qui représente le nord du Québec plus touché par le réchauffement de la planète, opine du chef.«Notre lettre, c’est pour dire axa ministres et au gouvernement qu’il faut s’aligner, avoir un message clair et précis.» Quant à liza Frulla, elle pense que le moment est bon pour Jean Chrétien de se lancer dans ce dossier, lui qui a annoncé sa retraite pour février 2004.«Il s’est donné 18 mois.Donc on peut prévoir un héritage.Et là, on sent une volonté de laisser un héritage au niveau environnemental et social.» munis de se doter de politiques de conservation et qu’ils en supportent paradoxalement un fardeau d’autant plus inique qu’ils ne sont pas responsables souvent des problèmes qu’ils vivent.Rappelant que l’Afrique du Sud ne siégeait pas à Rio en 1992 et que le grand rêve de libération de ce pays s’est pourtant matérialisé depuis au point qu’on discute désormais chez elle du développement durable, le directeur du PNUE a dit qu’il était tout aussi possible de changer les conditions de vie des 13 millions d’affamés qui vivent dans un rayon de quelques centaines de kilomètres de Johannesburg ou d’attaquer à la source les problèmes d’inondations ou de sécheresses qui dévastent depuis des mois l’Europe et l’Asie, une allusion à peine voilée aux changements climatiques, pratiquement occultés du Sommet.Les Etats-Unis, dont le président Bush boude le Sommet, n’ont pas émis de commentaire officiel en rapport avec l’ouverture du Sommet L’Europe, par contre, s’est engagée publiquement à travailler à la mise au point d’objectifs et d’échéanciers compatibles avec les cinq domaines d’intervention prioritaire du Plan d’action, soit d’assurer en dix ans de l’eau potable, des services d’épuration, des énergies propres, une agriculture plus durable et des services de santé de base à la moitié des 2,4 milliards d’humains qui en sont privés.Catherine Day, directrice générale à l’Environnement pour l’Union européenne, a déclaré que «l’élaboration d’objectifs quantifiables et d’échéanciers précis constitue le cœur de notre démarche parce que c’est le seul moyen de rendre la communauté internationale imputable dans la réalisation de ses promesses».La nouvelle coalition Eco-équitable, qui regroupe notamment Greenpeace, le WWF, Oxfam, les Amis de la Terre et l’association internationale des consommateurs, a réagi en appuyant à fond l’idée d’un Plan d’action précis «mais musclé».Les changements climatiques, ont fait valoir ses porte-parole, aggravent la situation économique de millions de personnes tout comme l’agriculture insoutenable», basée sur la production intensive à base d’engrais et de pesticides, menace la pérennité de cette activité fondamentale.La globalisation des marchés, ont-ils ajouté, a jusqu’à présent rendu les riches plus riches et les pauvres, plus pauvres.Elle a aussi, à leur avis, conduit à la faillite des millions de petits entrepreneurs et de petits fermiers en plus, souvent, de les priver de leurs terres dont ils sont chassés maintenant par les multinationales au lieu des fermiers blancs.Les gouvernements désormais à genoux devant les multinationales, selon la coalition, laissent désormais les grandes entreprises décider à leur place de ce qui est bon pour les collectivités.Explicitemept, les grands groupes écologistes s’en sont pris aux Etats-Unis «qu’on peut conduire à assumer leurs obligations de nation la plus riche et la plus polluante de la planète».De la même façon, ajoute la coalition internationale d’ONG, les pays riches doivent éliminer les «subventions absurdes et le dumping de leurs produits» pour que les pays en voie de développement aient enfin les moyens de se développer eux-mêmes.Ensemble, ont-ils conclu, les Etats-Unis et l’Europe «peuvent» aider les deux milliards les plus démunis et réduire la pression qu’exercent leur consommation et leur production sur l’environnement «Il est trop tôt, ont-ils conclu, pour enterrer le Sommet de Johannesburg» dont plusieurs craignent l’échec en raison de l’ampleur des défis sur la table des négociateurs.SUITE DE LA PAGE 1 Au début de 2001, le Groupe TVA avait manifesté son intérêt envers les stations de radio de Télémédia.Puis lors de l’assemblée annuelle des actionnaires, en janvier dernier, le président de TVA, Raynald Brière, avait parlé ô!«occasions qui pourraient se présenter dans les prochains mois.La radio est un secteur intéressant, c’est clair que ça pourrait nous intéresser», avait-il souligné.Ayant Québécor pour principal actionnaire, TVA est propriétaire de six des dix stations de télévision qui composent le Réseau TVA II détient aussi des participations dans des services de télévision spécialisée.Le groupe se classe également au premier rang des éditeurs de maga-zines de langue française au Québec avec dp titres tels que 7 jours, TV 7 jours, Le Lundi et Dernière Heure et une participation de 50 % dans TV Hebdo.Cette force de frappe, obtenue lors de l’acquisition de Trustai-, a été renforcée par 1’achat, en mai dernier, des magazines de Publicor, des mains de Québécor Media, incluant des titres tels qn’Échos vedettes, Clin d’œil, Décoration Chez-soi, les Idées de ma maison, Femme Plus et Filles d’aujourd'hui.Pour M.Brière, cette acquisition venait consolider ce mouvement de convergence «légitime et naturel» au sein du Groupe TVA «Les contenus de Publicor compléteront les contenus des émissions de service et de variété à l’antenne de TVA De plus, les publications ainsi acquises bénéficieront de la force de vente et des stratégies de commercialisation de TVA pour permettre d’accroître leur volume de ventes publicitaires», avait-il soutenu.Mais TVA n’est pas seul.Le vice-président aux communications d’Astral, Alain Bergeron, a fait savoir que des discussions avaient également lieu avec d’autres parties.«Nous regardons différentes options avec différentes parties pour nous permettre de conclure une transaction avec Télémédia et de gérer l’enjeu du Bureau de la concurrence», a-t-il déclaré, à la Presse canadienne.Le nom de Cogeco figurait donc, hier, parmi les intéressées par l’acquisition des stations d’Astral Media.En février dernier, Cogeco s’est portée acquéreur de la participation de 86 % de Québécor dans TQS, en coentreprise avec Bell Globemedia, détenue majoritairement par BCE et abritant le réseau CTV et le Globe and Mail.Cogeco exploite la station montréalaise 105,7 Rythme FM qu’elle voit devenir la tête de pont d’un réseau devant s’étendre à Québec, à Trois-Rivieres, à Sherbrooke et à Chicoutimi-Jonquière.Enfin, la plus grande chaîne radiophonique au Canada, Corus Entertainment, serait dans les rangs.Créée en 1999 par Shaw Communications, l’entreprise regroupe 43 stations au Canada dont huit au Québec.Six d’entre elles sont des stations locales acquises de Diffusion Power, filiale de Power Corp, et les deux autres, CKOI-FM et Info690, ont été obtenues, en août 2000, des mains de Métromédia Quant à Astral, le groupe se retrouve propriétaire, au Québec, de trois réseaux radiophoniques distincts: Radio Energie (huit stations dont CKMF), Radio Rock Détente (six stations avec Cité-FM comme station phare) et Radiomédia (CKAC et CHRC).Ces deux derniers réseaux ont été acquis auprès de Télémédia lors d’une transaction de 255 millions.Au total, Astral s’est portée acquéreur de 19 stations de radio de Télémédia réparties eptre le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse, en plus de la participation de 50 % dans Radiomédia qu’elle ne détenait pas.Cette transaction avait reçu l’aval du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en avril dernier, mais s’est heurtée, et se heurte depuis, au refus du Bureau de la concurrence.L’organisme fédéral a soutenu que la transaction — essentiellement l’acquisition des stations québécoises — risquait d’empêcher ou de diminuer sensiblement la concurrence dans les marchés publicitaires touchés.Tant Astral que Télémédia avaient répliqué en déposant séparément une requête auprès de la Cour fédérale du Canada, contestant la compétence du Bureau et l’application de la Loi sur la concurrence dans cette affaire.le litige est demeuré, depuis, tout entier.MEXIQUE SUITE DE LA PAGE 1 «C’est la première fois que l’on prépare aussi longtemps d’avance la visite d’un invité d’honneur, précise M.Moran.Notamment en publiant des traductions des ouvrages en espagnol et des traductions d’ouvrages mexicains en français.» II faut dire que la littérature québécoise demeure très mal connue au Mexique.«On a même du mal à faire connaître la littérature mexicaine, alors imaginez!», explique M.Moran.En fait, l’écrivain montréalais le plus connu au Mexique est aussi un chanteur et il se nomme Leonard Cohen.«Michel Tremblay est un peu connu, ajoute-t-il, mais c’est par des gens qui ont visité le Québec ou qui y ont étudié», ajoute M.Moran.Subventionné à 50 % par l’État, la maison d’édition Fondo de Cultura Keonomica, compte aussi tout un réseau de librairies.Aux côtés de M.Moran, Marce-lo Uribe, des éditions Era, maison d’édition mexicaine beaucoup plus modeste mais qui propose des auteurs imposants comme Sergio Pitol, ou Elena Ponia-towska, était aussi en visite à Montréal.«Nous ne sommes affiliés à aucune grande multinationale», dit Uribe, ajoutant qu’il représente ainsi une sorte d’exception.In Foire internationale du livre de Guadalajara réunissait l’an dernier 1135 maisons d’édition de partout dans le monde, avec une importante délégation en provenance du Brésil.Én novembre de cette année, le pays qui y sera l’invité d’honneur est Cuba.Pour l’occasion, on y invitera autant des auteurs vivant toujours dans file que des auteurs en exil.Cette année, un colloque sur les études culturelles portera sur la troisième racine américaine, la négritude, composante majeure de la population cubaine.Et durant toute la Foire, qui se déroule du 30 novembre au 8 décembre, on abordera des thèmes tels que la territorialité, la pauvreté, l’exclusion, les droits de l'homme, au cours de tables rondes auxquelles participeront des experts d’Amérique latine, du Canada, des États-Unis et d’Europe.ACTES «Ça n’est pas éventer un secret que de dire que la communauté internationale n’a pas démontré la volonté nécessaire pour appliquer les décisions qu’elle a prises en toute liberté» à Rio ru« Sherbrooke av.du Préildent-Kennedy 1 f I J boul.d* Mjjjjjjjj ^ ?ru* Salm*-Cath*rtnc ! T'iestavtrowt vitewbev-g - cuisine française qui fait bonne impression ^ CE SOIR: Soirée Brise Tropicale ^ DÈS 22H LES SOIRÉES DU FESTIVAL DES FILMS DU MONDE.359, av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) • © Place des Arts *Tél.: 285-8686 .gutenberg@qc.aira.com V
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