Le devoir, 9 septembre 2006, Cahier H
LE DEVOIR.LES SAMEDI O ET DIMANCHE 10 SEPTEMBRE 2 0 0 0 LE DEVOIR 4 ( i Centres d’artistes «Dans les centres, les artistes sont aussi gestionnaires» PageS Présence de Part sur le territoire québécois Page 6 Valérie» Hlain, Ikmaim’s publics, Granby, lïOOti NINA minois SOURCE QUAI DES ARTS Le Quai des arts de Carleton ’V -irar ) «| «Wk' n ?f %! I «I Création en direct n,*»*., Gwenaël Stamm, I,es maisons jaunes/Paysages échoué», Saint-Jean-Port-Joli, 2006.L’art un univers complexe?Sans doute.Un monde inabor- tés.Et dire que.sur le territoire, ils sont plus de 60 lieux où l’art et dable?Peut-être pas.Des artistes sont d’ailleurs devenus ^ artistes se donnent rendez-vous sur une base régulière.des producteurs, diffuseurs, communicateurs, sans pour autant renier leur raison d’être première: la création d'œuvres.Bienvenue dans le monde de l’art actuel.NORMAND THÉRIAULT Catherine Bolduc et Noémi McComber de Montréal rencontreront Erika Arzt et Daniela Klein, de Berlin, Cat Ba-rich.de Londres, Claire Harvey.d’Amsterdam et Eleri Kamxna.d’Athenes.Quand ça?I)ès le 17 novembre prochain, et ce jusqu’au début janvier.Où?À la Centrale de la rue Saint-Laurent à Montreal Pourquoi?Elles sont toutes réunies sous une même bannière: Take my Breath Away! Pendant ce temps, Serge Murphy envahira Oboro.sis sur la rue Berri de la même ville, quand, au même moment le public sera invité au festival Vldeaste recherche, une 16' édition que La Bande vidéo présente sur la rue Saint-Vallier a Québec, que L’Ecart ac-cuefflera a Rouyn-Noranda une installation de l’artiste trifluvienne .Annie Pelletier ou que la galerie Verticale de Laval laissera Ziad Naccache raconter Comment Cézanne a ruiné ma vie.Programmation lourde, dites-vous?Pourtant ce n’est La qu’un faible échantillonnage des expositions et des projets que les centres d’artistes québécois inscrivent a leurs calendriers d’activi- Objectifs communs D y a un tiers de siècle maintenant qu’une quinzaine d’artistes se réunissaient un soir avec le projet de se donner, a eux et à d’autres, un lieu d’exposition.A la suite de cette rencontre allait naître Véhicule.qui s'ajoutait alors dans le milieu culturel de Montréal a Graff, cet atelier de gravure qu'un Pierre Ayot avait ouvert dès 1966, en tant que lieu d'échangé, d’exposition et de production.Et l’idée fit son chemin, essaima sur le territoire, soutenue financièrement par cet organisme fédéral qu’est le Conseil des arts, avant qu'un jour Québec consente a participer à l'aventure.Le résultat est tel qu aujourd’hui, dans les régions du Québec, a l’exclusion de quelques bibliothèques ou autres lieux municipaux, le centre d’artistes est l'endroit ou ü est possible d’assister en direct a l'aventure de l’art actuel.Les centres d’artistes sont donc des lieux d’exposition.Entre autres.Car si la gravure est toujours un art id possible, c'est qu’il y a quelque part un atelier Silex et autres Zocalo.tout comme l’aven ture de l’image se poursuit au Vidéographe ou a cette Bande vidéo déjà citée.Défis collectifs Des artistes ont donc décidé de prendre leur avenir en main.La formule au départ est simple: ils seront les acteurs, les intervenants.les gestionnaires ou les membres des conseils d'administra- (MMpMMMK Genèse Lieux Futur Page 2 Actions Page 7 Diffusion Production Édition Pages 4 et 5 Page 3 tion de ces espaces voués principalement a la création et a la diffusion.Toutefois, dans nos sociétés ou les bonnes intentions sont souvent sacrifiées au nom du principe de réalité, il ne suffit pas de fonctionner et il faut aussi savoir se faire entendre.Des représentants de 17 beux d'art l'avaient d'ailleurs compris dés 1986, ce qui explique qu'aujourd’hui une association bien étabbe, le RCAAQ — le Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec — mette l'emphase sur ses 20 années d'existence, tout en far sant la preuve que le groupe original a pris beaucoup d'ampleur.Qui lira d'ailleurs leur Répertoire découvrira leur implantation dans toutes les regions, ou presque, tout comme il constatera, en jetant un o-il sur les calendriers des manifestations, comment c’eut par milbers que les artistes sont présents sur les scenes locales.Et qui les écoutera réalisera qu’ils sont de toutes les bittes: s’ils furent actifs dans la Coalition du monde des arts, ils se retrouvent aujourd’hui acteurs majeurs dans le MAL, ce Mouvement pour les art» et les lettres dont le credo, fondé, est qu’une des composantes ma jeures d’une société est sa culture, celle d’hier et aussi celle de demain, ceDe que les artistes déjà mettent en forme.Pour sûr, jamais le centre d’artistes ne deviendra un lieu de grand rassemblement, a l'égal de ceux que des millions de dollar» permettent au temps des grandes foires culturelles, mais sans bü quelle serait la vie de l'art au quotidien, que ce soit a Carleton ou Gatineau, ou sur la rue Saint-Vallier a Québec, ou la rue Jean-Talon a Montréal?Le iJevoir Vitalité Page 7 LE DEVOIR.LES SAMEDI 9 ET DI M A N (HE 10 E P T E M B R E 2 0 0 6 ART ACTUEL Vancouver 1986 La genèse d’un réseau «Nous nous sommes donc dit que si nous voulions un répertoire, il fallait le faire nous-mêmes et créer notre propre association » Vancouver, juin 1986.Sur la terrasse d’une école d’art, des représentants de 17 centres d'artistes discutent de la création d’une association québécoise de galeries d’art contemporain.Cette discussion a donné lieu à la mise sur pied du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ).En voici les faits saillants.CLAIRE HARVEY Paradoxalement, le RCAAQ a été fondé à l'autre bout du pays lors d’une réunion du Regroupement d’artistes de centres alternatifs du Canada (ANN-PAC/RACA).Les 17 centres d’artistes du Québec, alors membres ;de cette association nationale, ont décidé de se donner un regroupement à leur image.Il s’agissait de Artexte, Articule, Dazibao, Oboro, Optica, Powerhouse, Tangente (à Montréal), La Chambre blanche, Le Lieu, Obscure, L’Œil de poisson et l,e centre Vu (à Québec), AXENE07 (à Mull), Espace virtuel et galerie Séquence (à Chicoutimi), Langage Plus (à Alma) et la Galerie d’art de Mata-ne (à Matane).Organismes sans but lucratif, les centres d’artistes du Québec regroupent des professionnels dont le mode de fonctionnement repose sur l’autogestion, Gîu-vrant en complémentarité avec les centres d’exposition, les musées et les galeries privées, les centres d’artistes favorisent la recherche et diffusent des œuvres du domaine des arts visuels et des arts médiatiques.Des différends Représentant le Québec pendant plusieurs années au sein du RACA, le président de langage Plus, Alayn Ouellet, explique que la centralisation des activités à Toronto, où était situé le siège de l’organisme, avait créé des tensions.«Toronto dictait à peu près tout et, bien sûr, ça nous agaçait.C’est le siège social qui décidait du fonctionnement des centres d’artistes et des règlements.En outre, les centres d’artistes de Toronto recevaient les plus grosses subventions, ce qui mécontentait même les gens de l'Ontario.Les régions n’étaient pas suffisamment représentées.» Celui-ci a également constaté une incompréhension due à la culture.«Souvent, il y avait des points de discorde.Le reste du Canada était très politisé sur des sujets qui nous touchaient moins.Nos luttes n’étaient pas les mêmes.» Présidente du RCAAQ de 1986 à 1990, Dominique Guillaumant rappelle que les centres d’artistes québécois avaient du mal à faire valoir leurs intérêts et leurs besoins au sein de l’association nationale.«Le RACA regroupait quelque 70 centres d’artistes.Le pays est vaste; il était impossible de plaire à tout le monde.Ainsi, pour avoir plus de visibilité, nous voulions un répertoire de centres d’artistes.Or, le RACA disait qu’il ne pouvait pas le faire, notamment parce que le document deviendrait rapidement désuet.Far ailleurs, les réunions se déroulaient en anglais.Il y avait donc des frustrations tant au plan des services qu'au plan de la prestation de ces derniers.» Au Québec, poursuit Mme Guillaumant, les centres d’artistes collaboraient de plus en plus étroitement.«Nous organisions des événements artistiques et établissions des programmations SOPHIE LEPAGE Jean-Yves Vigneau et Gaëtan Gosselin au lancement du portail du RCAAQ en décembre 1995.spéciales.Nous étions très proches les uns des autres.Nous nous sommes donc dit que si nous voulions un répertoire, il fallait le faire nous-mêmes et créer notre propre association.C’était la meilleure façon de favoriser les échanges entre les centres d’ar- tistes et de répondre adéquatement à nos besoins.» Première présidence A partir de là, les 17 membres fondateurs ont rédigé les statuts et les règlements du RCAAQ et les ont adoptés.En raison de l’envergure des centres d’artistes du Québec, ils ont obtenu une subvention de 5000 $ du ministère des Affaires culturelle du Québec.Puis, les membres fondateurs ont nommé Bastien Gilbert — à l’époque président de Langage Plus — directeur, et élu Mme Guillaumant — à l’époque directrice d’Optica — présidente.(Celle-ci est actuellement conseillère principale en matière de politiques aux ministères des des Services sociaux et communautaires et Services à l’enfance et la jeunesse de l’Ontario.) M.Ouellet explique que les membres fondateurs ont également veillé à ce que le Regroupement soit représentatif des régions.«Lorsqu’on a créé le réseau, on a accordé de l’importance à Montréal, mais pas au détriment des autres.On a essayé d’avoir un juste équilibre.Ainsi, le conseil d’administration était formé de trois représentants des centres d’artistes de Montréal, de trois représentants des centres d’artistes de Québec et de trois représentants des centres d’artistes des régions.» Aujourd’hui, le RC-CAQ représente la majorité des centres d’artistes du Québec, soit 58 centres établis dans la majorité des régions administratives du Québec.Son mode de fonctionnement fait l'envie ici comme à l’étranger.Améliorer les conditions de vie des artistes Depuis sa fondation, le RCAAQ a mené divers combats.Durant les années 1980, l’organisme a notamment lutté pour Le RCCAQ représente la majorité des centres d’artistes du Québec, soit 58 centres établis dans la majorité des régions administratives du Québec obtenir l’administration des droits d’auteur au Québec.Le gouvernement du Québec a finalement penché en faveur du Regroupement des artistes en art visuel (RAAV).La lutte n’a toutefois pas été vaine.«Celle-ci a créé une solidarité entre nous, dit M.Ouellet.Elle a permis de raffermir le réseau québécois.» Le RCAAQ a également joué un rôle majeur afin d’améliorer les conditions.de vie des artistes.À cette fin, il a notamment produit plusieurs mémoires et diverses études démontrant le professionnalisme des centres d’artistes dans la diffusion de l’art contemporain.Il a également tenu des colloques afin de faire avancer la réflexion sur les pratiques artistiques au Québec.Dans le même but, les membres se sont dotés d’un code d’éthique en vertu duquel ils s’engagent à exposer ou encourager les productions des artistes vivants.La publication de la 6' édition du Répertoire des centres d’artistes autogérés du Québec offre, quant à elle, la possibilité de consulter la programmation des centres, en plus d’aider les artistes à s’insérer dans le réseau québécois.Enfin, le RCAAQ dispose d'un portail sur Internet qui permet de se tenir au courant où que l’on soit dans le monde.Ayant le vent en poupe, l’organisme a d’excellentes raisons de célébrer son 20e anniversaire et d'envisager l’avenir avec optimisme.Collaboratrice du Devoir CHAMPS D'INTÉRÊT infiltrer habiter spéculer RÉSIDENCES .ART PUBLIC .FORUMS .PUBLICATIONS .VIDÉOS impérial Centre d’essai en art actuel Depuis 22 ans.Des pratiques qui se déploient dans l’environnement géographique et social, urbain et rural.cyber-reportages www.3e-lmperlBl.org 164 rue Cowie, suite 330, Granby.Québec J2G 3V3 et («m *e*«re» Québec K” Membre du RCAAQ Conseil des Arts Canada Council du Canada for the Arts [Séquence] centre de recherche, d’expérimentation et de production en art actuel automne 2006 KIT » Australie Robert SAUCIER • Montréal Dan BRAULT • Québec Marie-Anne DUBÉ • Saguenay Marc DULUDE • Montréal Guillaume LANGLOIS • Saguenay Jean-François PILLION • Saguenay Stéfanie TREMBLAY • Saguenay Silvio de GRACIA • Argentine Paula DARRIBA • Brésil Gabriela ALONZO • Argentine Clemente RADIN • Uruguay Guy BLACKBURN • Saguenay Carol DALLAIRE • Saguenay Rodrigue BÉGIN • Saguenay Élène TREMBLAY • Montréal Atelier culptures Performances Projets expérimentaux Expositions Résidence — ¦ V Rivières (819) 379-0121 Atetter.5*lex@cgocable.ca |Sequence | 132, rue Racine Est C P.442.Saguenay (Chicoutimi).Qc.G7H 5C2.418 543.2744, artOsequence qc.ca Québec! www.sequence.qc.ca Com*tl des Arts Canada Counot Saquenay rcaaq se ,i«»fviniL' Liciur fM c i-c tu rot g * BfanottrtMfNt ots CENtnt D ABTtftTÏS AUTOaÉRtS OU OUEBCC CALENDRIER DE LA SAISON DE FORMATION 2006-2007 PARTOUT AU QUÉBEC + COACHING DE GESTION + COURAGE MES AMIS ! A CHACUN SON RÔLE ?COURAGE MES AMIS ! : COMMENT GÉRER SES EMPIOTÉS QUÉBEC + CARTE HEURISTIQUE OU COMMENT AMPLIFIER SON INTEIUGENCE VICTORIAVILLE + ÉDITION OE LIVRES SUR L'ART CONTEMPORAIN MONTRÉAL + AUTOBRANDING DANS UN CONTEXTE D’AUTOGESTION + ATELIER DE MICRO INFORMATIQUE EN COLLABORATION AVEC L'INSTITUT DES TECHNOLOGIES (IT!) DU COLLÈGE MAISONNEUVE + MONTAGE D’EXPOSITION AUDIOVISUELLE 2 ¦ MISE EN PRATIQUE POUR EN SAVOIR + CONSULTEZ NOTRE SITE WE8.RCAAQ.ORG thwart ^ Hrp au?octobre 2006 du?septembre a L • é v é n e.v - d * V.» •' dV.«* * ’*p .•v;n.«“r/i siï‘-•«‘•Sir K.tr, '«"’"Æc, TO»'"' OSjP,î,T Md'"-’"* ,„fo S1 XC/CéC r*rtio>œ ,xpo**°n* « * réserva"'*, 5J4 S26.2(^j \ i enposibo1 troue ConceicM-rovei- Catherine Bond • Raymond Uvoe O-çiiane Ûesjar** • Oeros Parley foaneExcoffier.Peter Krausz Laurent Lamarche • Claude Portai VS.„ ^ cachée de GraH en vsrtant d'rstampa Québec SS Vf ***** J* Québec S« Ü DPM XK ïtffFT.Montréal K Plateau * LE DEVOIR.LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 SEPTEMBRE 2 0 0 6 il ART ACTUEL s RCAAQ Un vingtième anniversaire «Dans les centres, les artistes sont aussi gestionnaires » Il s'en passe des choses en 20 ans.Le Regroupement des centres d'artistes autogérés du Québec (RCAAQ) a débuté modestement, avec 17 membres.Il en compte maintenant 60.D’année en année, le Regroupement s’est solidifié, a été engagé dans différentes luttes et a réorienté ses actions en fonction des nouvelles réalités de la société québécoise.MARTINE LETARTE Un centre d’artistes autogéré est un organisme à but non lucratif formé et dirigé par un collectif d’artistes pour favoriser la recherche, la diffusion et la production d’œuvres du domaine des arts visuels et des arts médiatiques.Lorsque 17 centres d’artistes autogérés ont décidé de former le RCAAQ en 1986, c'était d’abord pour se doter d’une voix auprès des instances gouvernementale^ provinciales et municipales.«A ce moment-là, les centres d'artistes autogérés nétaient aucunement représentés auprès du gouvernement du Québec et des autorités municipales.C’était important de le faire si nous voulions avoir davantage de soutien financier», explique l’un des membres fondateurs du RCAAQ et directeur général de l'organisme pendant 16 de ses 20 années d’existence, Bastien Gilbert.Un réseau solide pour les artistes Le RCAAQ ne se contente toutefois pas de prendre la défense des intérêts des centres d’artistes auprès des instances gouvernementales.Plusieurs services sont offerts aux membres, tels des ateliers de formation.«Dans les centres, les artistes sont aussi gestionnaires, alors ils doivent acquérir des connaissances dans le domaine de l’administration.Nous leur permettons d’apprendre à faire des demandes de bourses, à réaliser un portfolio, à gérer un conseil d'administration, à lire et à produire des états financiers, à envoyer des œuvres à l’étranger, etc.», indique M.Bastien.Le RCAAQ produit également le Répertoire des centres d’artistes autogérés du Québec.«C’est un outil indispensable pour les artistes qui souhaitent faire circuler leurs œuvres puisqu’on plus de contenir une liste et une description de tous les centres d'artistes québécois, le Répertoire contient maintenant toutes les adresses privées, publiques ou gouvernementales qui diffusent de l’art au Canada.Il y en a près de 1000», précise le directeur général.Le RCAAQ a également su prendre le virage technologique et en tirer profit.L’organisme est présent sur Internet depuis 1996 et en 2002, le site du RCAAQ est devenu un véritable portail d’information.Il comprend entre autres une version électronique de la description des centres d’artistes autogérés du Québec.«C’est très important puisque les centres d’artistes sont éparpillés dans presque toutes les régions de la province.Internet devient donc pour tous les membres un point de repère et de communication», soutient le membre du conseil d’administration du RCAAQ et coordonnateur du centre d’artistes Zocalo, Gilles Prince.Regard vers l’avenir Le RCAAQ est en constante évolution et ses administrateurs travaillent toujours à tenter de répondre davantage aux besoins des membres.Prochainement, le site Internet devrait être revu.«Déjà, le portail reçoit 20 000 visiteurs par mois et nous voulons maintenant le retravailler pour qu’il soit encore davantage axé sur les services offerts aux membres.Nous croyons qu’il sera ainsi possible de doubler la fréquentation du site», soutient M.Prince.Enfin, M.Bastien concentre son attention sur une priorité pour les mois à venir, celle des résidences.En effet, plusieurs centres d'artistes invitent au Québec des artistes de l’étranger pour venir travailler sur un projet pendant quelques mois.«Il faut les payer, ces artistes! En ce moment, les centres s'organisent comme ils peuvent, mais il n ’existe pas encore de véritable programme pour les résidences au Conseil des arts et des lettres du Québec [CALQ], Le printemps dernier, l'organisme a organisé un important forum pour discuter de la situation des arts visuels au Québec et il a été question de cette problématique.Nous attendons maintenant les conclusions de ce forum et nous espérons qu ’il y aura des améliorations», conclut M.Bastien.Collaboratrice du Devoir Les luttes d’hier à aujourd’hui Plusieurs luttes ont été menées par le RCAAQ en 20 ans d’existence.Dès la fin des années 1980, le Regroupement a dû agir devant la menace du gouvernement de Robert Bourassa de couper dans le budget du ministère des Affaires culturelles.«Le monde des arts a formé une coalition dont la présidente du RCAAQ de l’époque, Dominique Guillaumant, était l’un des piliers.La coalition faisait pression auprès du gouvernement pour non seulement empêcher la coupure, mais également pour faire augmenter le budget de la culture à 1% du budget de l'État.Le gouvernement Bourassa a finalement accordé 1 % à un nouveau ministère regroupant la culture et les communications», se souvient le directeur général du RCAAQ, Bastien Gilbert Dans les années 1990, le RCAAQ suivait de près la modification de la Loi sur les droits d’auteur.«Entre autres, nous travaillions à ce que les photographes ne fassent plus exception à la loi.Généralement, toutes les œuvres d’un artiste sont couvertes par le lieux d’art STKVEN FEKljVm: Le directeur général du RCAAQ, Bastien Gilbert (au centre), lors d'un congrès du regroupement à Jonquière en 1995.SOURCE RC AACJ Guy Blackburn et Danyèle Alain représentaient le RCAAQ à la première sortie du Mouvement pour les arts et les lettres (M.A.L.) en 1999.droit d'auteur 50 ans après sa mort.Pour les photographes, c'était la photographie qui était couverte pendant 50 ans.Donc, des photographes vivants voyaient leurs œuvres devenir libres de droits.C’est changé maintenant et aujourd’hui, le dossier des droits d’auteur est entre les mains du Regroupement des artistes en arts vi- suels du Québec IRAAV}», précise M.Gilbert.Aujourd’hui, le RCAAQ se bat toujours pour que les gouverne ments soutiennent davantage les artistes.Le regroupement est par tenaire du Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) depuis sa fondation en 1999, et ensemble, ils font pression sur le gouvernement du Québec pour augmenter les sommes allouées au Conseil des arts et des lettres du Québec.Le budget est passé de 45 à 72 millions de 1999 à aujourd'hui Depuis l’an dernier, le RCAAQ milite aussi avec la Coalition canadienne des arts pour que le Conseil des arts du Canada reçoive davantage de fonds.«Nous avons eu un certain succès, lœ budget a été augmenté de 30 millions sur deux ans, mais ce n 'est pas suffisant.Bientôt, nous allons lancer une campagne avec la Coalition et le M.A.L qui comprendra d'autres grandes revendications», conclut M.Gilbert sans toutefois vouloir en dire davantage.M L.Ils sont plus de 60, Us essaiment dans tout le Quebec.Par region et par ville, voici les centres qui constituent le Regroupement des centres d’artistes autogérées du Québec, le RCAAQ.Bas-Saint-Laurent ¦ Caravansérail 274.rue Michaud.Runouski e 418 722-0846 ¦ Espace F 520.avenue Saintlerôme, Matane tr 418 562-8661 ¦ Galerie d’art de Matane 520.avenue Saint-Jérôme, bureau 3, Matane *418 5666687 ¦ Paralœil, l'entre d'accès en arts médiatiques 274.rue Michaud .Rimouski *418 7250211 Saguenay-laïc-Saint de an ¦ Espace Virtuel 534, rue Jacques-Cartier Est, Chk'oudmi-Saguenav * 418698-3873 ¦ Langage Plus 414, rue Collard Ouest, bureau 102, Alma * 418 668-6635 ¦ Lobe (le) 114, rue Bosse, Chicoutimi * 418 6903182 ¦ Sag amie, L'centre national de recherche et diffusion en arts contemporains numériques 50, Saint-Joseph, Alma *418 662-7280 ¦ Séquence 132, rue Racine Est, Chicoutimi Saguenay * 118.543-2744 Québec ¦ Avatar, association de création et diffusion sonores et électroniques 541.rue Saint-Vallier Est, bureau 562 *418 522-8918 ¦ Bande vidéo (La) 541, rue Saint-Vallier Est *418522-5561 ¦ Chambre Blanche (la) 185, rue Christophe-Colomb Est *418 529-2715 ¦ Engramme 501, rue Saint-Vallier Est *418 5294)972 ¦ lieu (le) 345, rue du l’ont *418 529-9680 ¦ Œil de poisson (U) 541, rue Saint-Vallier Est *418648-2975 ¦ IVoductions Recto-Verso (les) 650, côte d’Abraham *418524-7553 ¦ Vidéo Femmes 291, rue Saint-Vallier Est, bureau 104 *418 529-9188 ¦ VU 523, rue Saint-Vallier Est » 418 640-2585 Mauricie ¦ Atelier Presse Papier 73, rue Saint-Antoine, Trois- Rivières *819373-1980 ¦ Atelier Silex 1095, rue Père Frédéric, Trois Rivières *819 3794)121 Estrie ¦ RACE Regroupement des ar listes des Cantons de l’Est Galerie Horace 74, rue Albert, Sherbrooke * 819 821-2326 Montréal ¦ Agence Topo 5455, rue de Gaspé, local 1001 * 514 2793676 ¦ Artexte 460, rue Sainte-Catherine Ouest, espace 508 * 514 8744)049 ¦ Articule 262.rue Foinnount Ouest * 514 842-2144 ¦ Atelier Circulaire 5445.rue de Gaspé, espace 503 « 314 272-8874 ¦ Ateliers Graff, centre de conception graphique 963, rue Rachel Est * 514 526-9851 ¦ A ISA 4430, nie Drolet * 514 844-9830 ¦ Centrale (L0 4296, boni.Saint-Luirent * 514 8714)268 ¦ Centre d'art et de diffusion Cfark 5455, rue de Gaspé, espace 114 * 514 288-4972 ¦ Centre des arts actuels Skol 3?2, rue Sainte-Catherine Ouest, espace 314 * 514 3980322 ¦ Centre d’exposition Circa 372, nie Sainte-Catherine Ouest, espaee 444 * 514 393-8248 ¦ Dare-Dare.Centre de diffusion d’art multidisciplinaire de Montréal 157, rue Saint-Antoine Ouest * 514 878-1088 ¦ Dazibao, centre de photographies actuelles 4001, rue Bern, espace 202 * 514 845-0063 ¦ Diagonale, centre des arts et des libres du Québec 5455, nie de Gaspé, espace 203 * 514 524-6645 ¦ Galerie B312 372, rue Sainte-Catherine Ouest, espace 403 * 514 874-9423 ¦ i)boro 4001, rue Bern, espace 301 *514 844-3250 ¦ Occurrence, espace d’art et d’essai contemporains 460, rue Sainte Catherine Ouest, espace 307 * 514 397-0236 ¦ Optica, centre d’art contemporain 372.nie Sainte-Catherine Ouest, suite 508 *514 874-1666 ¦ Perte de signal 372, rue Sainte Catherine Ouest, espace 327 * 514 27:34813 ¦ Studio XX 338, Terrasse Saint-1 >enis * 514 8457934 ¦ Vidéographe Distribution-Production 460, rue Sainte-Catherine Ouest, espace 504 * 514 866-4720 ¦ Vox, centre de l’image contemporaine 1211, boulevard Saint ! mirent * 514 3900382 OutnouutH ¦ AXENÉ07 80, rue Hanson, Gatineau *819 771-2122 ¦ 1 )a)mon 78, rue Hanson, Gatineau *8197708525 Abitibi-Témiacamingue ¦ Écart, lieu d’art actuel (L) 167, avenue Murdoch, Kouyn-Noranda * 819 797-8738 Uatipésie-îles-de-la- Madeleine ¦ AdMare, Regroupement des artistes professionnels en arts visuels des lles-de-la-Madeleine 195 chemin Boudreau, Capmix Meules * 418986.3005 ¦ Centre d’artistes Vaste et Vague 774, Boulevard Perron Est, Carleton *418 364-3123 VOIX PAGE H 5 LIEUX ¦¦¦¦¦¦¦¦ WKKKÊÊÊÊÊ mmmmm N RTS VISUELS i La Ville de Québec félicite le Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec pour ses vingt ans de contribution au développement culturel.Ville de Québec Félicitations au RCAAQ a l’occasion de son 20' anniversaire et longue vie a ce réseau essentiel de diffusion et de production en art contemporain ! www.raav.org 450, nie Ste-Catherlne Ouest Bureau 913 Montréal (Quebec), H3B 1A7 Tél.: (514) 146-7101 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 SEPTEMBRE ART ACTUEL Édition et diffusion Au-delà des expositions «On noue des amitiés qui se transforment ensuite en réseaux» Les centres d’artistes autogérés du Québec ne sont pas uniquement des lieux d’exposition ou de rassemblement pour artistes.Certains sont aussi éditeurs et plusieurs servent de points de rencontre à l’échelle internationale.C’est le cas, entre autres, du centre de photographies actuelles Dazibao, à Montréal et du centre d’art actuel Le Lieu, à Québec.PIERRE VALLÉE Au départ, Dazibao ne s’était pas donné le mandat de devenir aussi éditeur de livres d’art.«Ça s’est rajouté en cours de route, explique France Choi-nière, directrice de l’édition chez Dazibao, mais cela faisait un certain temps que l’on y songeait.- Il faut dire que Dazibao avait une tradition du texte puisque la galerie publiait systématiquement un catalogue pour chacune de ses expositions.Une pratique aujourd’hui abandonnée, sauf à l’occasion, et qui a été remplacée en 1995 par une véritable politique d’édition.«Nous considérons maintenant chez Dazibao l’édition comme une activité de diffusion au même titre que les expositions.Nos publications sont des livres qui ont une vie propre.» Outre les catalogues, l’édition chez Dazibao compte quatre volets: les essais, les études, la collection «Des photographes» et la collection «Les portables».En tout, depuis 1995, Dazibao a publié une trentaine de titres, sans compter les opuscules et les catalogues d’exposition.«On arrive à publier environ deux à trois livres par année.Ce sont des livres qui prennent du temps à faire.Ce n’est pas rare que cela demande deux ans de travail.» Fait à noter: les frais de publication sont présentement puisés entièrement à même le budget de fonc-tionnement de l’organisme.En effet, les organismes subventionneurs, jugeant que Dazibao a publié suffisamment de titres, exigent maintenant que le centre d’artistes aille jouer dans la cour des grands.«Mais nous ne sommes pas concurrentiels dans le marché des grands éditeurs et notre travail ne correspond pas à ce qui est leur norme II faudrait un volet spécifique pour les éditeurs de livres d’art spécialisés.» Une édition à images multiples Les essais et les études sont des ouvrages plus conventionnels, du moins dans la forme.«Les essais portent sur une problématique qui est dans l’air et qui est pertinente à la pratique de l’art.Le but visé est de susciter la réflexion.On invite donc quatre à sept auteurs à se pencher sur le sujet.» Les études, qui sont de l’aveu même de France Choinière des «volumes sérieux», permettent à un auteur de fouiller un sujet ou de faire une étude approfondie d’une oeuvre.A titre d’exemple, la prochaine étude à paraître, Le Flâneur et l’Allégorie, signée Olivier Asselin, porte sur la photographie de Charles Gagnon.La colléction «Des photographes», plus innovatrice, se démarque par la démarche proposée.Il s’agit de jumeler, le temps d’un livre, un écrivain et un artiste.Le choix du jumelage revient à Dazibao.«C’est un véritable “blind date"puisque les deux artistes ne se connaissent pas au départ.» 11 n’est pas question non plus qu'un artiste illustre l’autre.«Le texte ne commente pas l'image et l’image n 'interprète pas le texte.Les deux évoluent côte à côte et forment une même œuvre.» Pareille démarche exige un important travail d'édition.«C’est en quelque sorte un mariage à trois puisqu'il faut aiguiller les artistes et assurer la cohérence entre le texte et l’image.» La collection «Des portables» est toute nouvelle et elle ne compte pour le moment qu’un titre.C’est aussi le bébé de France Choinière.Les livres de cette collection, appelée à prendre davantage d’importance, sont sans texte et présentent l’œuvre d’un artiste.: IVAN BINET Richard Martel, coordonnateur du centre Le Lieu, à Québec «Nous utilisons l’espace du livre comme un espace d’exposition.Le livre est pensé de façon à donner l’impression au lecteur qu’il fait le tour d’une exposition.» Ce concept permet de présenter le travail d’un artiste sans avoir à monter une exposition.De plus, les livres voyagent.«Ce sont des expositions portables [sic].Nous croyons que l’édition est notre meilleure carte de visite à l’étranger.La collection “Des portables” a été pensée en fonction de cela.» Un lieu de rassemblement international Depuis 1984, le centre d’art actuel Le lieu organise, tous les deux ans, la Rencontre internationale d’art performance de Québec.Un coup d’œil à la programmation de la prochaine édition, qui se tiendra à la fin de septembre, permet d’apprécier le rayonnement international de l’événement.La qua- rantaine d’artistes invités proviennent des quatre coins de la planete.Cela correspond aussi à la vision de l'art du coordonnateur du centre Le Lieu, Richard Martel, un artiste de la performance qui, en 30 ans de carrière, a présenté ses œuvres dans plus de 40 pays différents.«L’art de la performance voyage bien, explique-t-il, puisque c’est l’artiste qui voyage et qui fait partie, en quelque sorte, de l’œuvre.» Selon Richard Martel, une présence artistique à l’échelle internationale ne peut se résumer à la seule présentation d’une œuvre dans un musée ou une galerie d’art D faut s’inscrire davantage dans le milieu et tisser des liens, ce que permet la performance et des événements comme la Rencontre internationale.«On y présente évidemment notre travail.Mais on mange et on boit ensemble aussi.Au fil des rencontres, on noue des amitiés qui se transforment ensuite en réseaux.Ce sont ces réseaux qui nous permettent de participer à des événements à l’étranger, d’inviter des artistes chez nous, et qui nous donnent l’occasion de connaître les artistes émergents, peu importe où ils se trouvent.» Il donne l’exemple de Chumpon Apisuk, un «per-formeur» thaïlandais rivant à Bangkok.«Les artistes de la performance sont souvent aussi des organisateurs, c’est le cas de mon ami Chumpon.Grâce aux événements qu’il organise, il a réussi à se créer un véritable réseau d’artistes en Thaïlande.C’est un réseau auquel aujourd’hui j’ai accès, tout comme lui a accès au mien.» Ce réseautage permet aujourd’hui à Richard Martel et au centre Le Lieu d’entretenir une présence internationale, souvent dans des contrées peu ou pas accessibles facilement.«Grâce à cette façon de fonctionner, j’ai pu tisser des liens avec des artistes polonais.cubains et sud-américains, même en Uruguay où les conditions pour les artistes sont plus que difficiles.» Collaborateur du Devoir Montréal et Québec Modes d’emploi «Chacun y va avec ses forces pour faire avancer le centre» Espaces de diffusion et/ou de production, ouverts à plusieurs disciplines ou spécialisés en une seule avec des membres à profusion ou en quantité limitée: s’ils sont tous formés et dirigés par des artistes, les centres d’artistes autogérés ont chacun leur propre manière de fonctionner.Le principe de ces centres ne date pas d’hier au Québec et est dévenu, au fil des ans, une force spécifique à la province.Regard sur quelques centres incontournables.MARTINE LETARTE Basé à Québec dans la coopérative de centres d’artistes autogérés Méduse, VU est un grand centre consacré à la photographie qui existe depuis 25 ans.Il inclut à la fois un laboratoire et un espace d'exposition.Il compte plus de 150 membres.«Un artiste qui souhaite devenir membre n’a qu’à payer une cotisation annuelle.Il peut être amateur.professionnel ou en formation, l’important, c'est qu’il utilise le laboratoire pour des projets non commerciaux», explique le directeur de VU, André Gilbert D'laboratoire VU comprend de l’équipement pour la photographie noir et blanc, couleur et numérique.Les membres y ont accès en réservant un espace de travail ou un équipement à des tarifs subventionnés.Les utilisateurs peuvent également avoir un coup de main des techniciens sur place.«Le laboratoire fonctionne très bien puisque c’est le seul du genre au Québec.Nous attirons aussi plusieurs personnes vivant à l’extérieur: de nos 150 membres, seulement 90 habitent à Québec», poursuit M.Gilbert.VU comprend aussi deux espaces de diffusion qui reçoivent environ (i()00 visiteurs par an.Les expositions présentées sont choisies parmi les dossiers d’artistes reçus.«Chaque année, nous recevons environ 120 dossiers et nous en choisissons 12.Nous essayons toujours de présenter autant des artistes de la relève, en mi-carrière que seniors.Il nous arrive aussi de réfléchir à une problématique, de choisir un thème pour une exposition et d’inviter ensuite l’artiste que nous considérons comme le plus pertinent dans la tendance choisie.De plus, nous exposons les œuvres des artistes que nous recevons en résidence», indique M.Gilbert.VU organise aussi à l’occasion de grands événements spéciaux hors les murs.En ce moment, l’exposition Habiter est présentée sur la rue Saint-Joseph, à Québec.Le projet réunit les œuvres d’une dizaine d’artistes du Québec et d’ailleurs réalisées en collaboration avec des habitants du quartier Saint-Roch.L’exposition est présentée jusqu'au l" octobre, http://meduse.org/vuphoto/ default.html Optica Fondé en 1972, Optica est l’un des plus vieux centres d’artistes autogérés au Québec et au Canada.Situé en plein centre-ville de Montréal, il diffuse des pratiques contemporaines d’artistes de la scène locale, nationale et internationale.«Au début, le centre était consacré à la photographie, mais dès 1975, il s’intéressait déjà à plusieurs disciplines», indique la directrice artistique d’Optica, Marie-Josée Lafortune.Tout le monde peut devenir membre d’Optica moyennant une cotisation.Les membres reçoivent de l'information sur les activités du centre, les invitations aux vernissages et aux événements spéciaux ainsi qu’un rabais sur les prix des publications du centre.Pour ce qui est de devenir membre du conseil d'administration, Optica fonctionne sur invitation selon le réseau de la personne, son expérience et la manière dont elle remet en question la pratique en art contemporain.Optica présente chaque aimée un programme varié d'expositions, de conférences et de rencontres La Canopée Diffusion-Distribution 109 chemin du Sphinx, Saint-Armand, Québec, Canada, J0J 1T0 f d 6 »» .qjï» M' mina mmoh 20,75 contre 1,31, 2006, de Sophie Dodelin.Détail d’une intervention réalisée à Granby daim le contexte du programme de résidence Champs d’intérêt: infiltrer, habiter, spéculer, du 3‘ impérial, centre d’essai en art actuel.LIEUX SUITE DE LA PAGE H 3 Chaudière-Appalaches ¦ Est-Nord-Est 335, avenue de Gaspé Ouest Saint-Jean-Port-Joli «4185986363 ¦ Collectif Regart 48 côte du Passage, Lévis «4188374099 Laval ¦ Galerie Verticale Art Contemporain 2084, boulevard des Laurentides, espace 200 «450975-1188 Laurentides ¦ Atelier de File 1289, rue Dufresne.Val David «819322-6359 ¦ Boréal Art/Nature C.P 1109, L’Annonciation «819278-3273 ¦ Praxis Art Actuel 34, rue de Blainville Ouest Sainte-Thérèse « 450 434-7648 Montérégie ¦ 3' impérial 164, rue Cowie, 3' étage, Granby «450 372-7261 ¦ Action Art Actuel 190, rue Laurier, Saint-Jean-sur-Richelieu « 450357-2178 ¦ Zocalo, atelier d’art de Longueuil (Le) 80, rue Saint-Jean.Longueuil «450 679-5341 Centre-du-Québec ¦ Groupement des artistes des arts visuels de VTcto-riaviDe - GRAVE 17, rue des Forges, Victoriaville « 819 758-9510 _ CENTRAS D’ARTISTES UTOGÉRES DU QUEBEC ET DU CANADA DIRECTORY OF ARTIST-RUN CENTRES IN QUEBEC AND CANADA «b J y r 'VvL ¦ LA NOUVELLE ÉDITION EST MAINTENANT EN LIBRAIRIE JN OUVRAGE ENTIÈREMENT BILINGUE 118 CENTRES D’ARTISTES PRÈS DE 800 ADRESSES D’INSTITUTIONS, SERVICES ET RESSOURCES EN ARTS VISUELS ' UN GUIDE ESSENTIEL POUR LA COMMUNAUTÉ 368 PAGES 15 S rcaaq REGROUPEMENT DES CENTRES D'ARTISTES AUTOGÉRÉS DU QUÉBEC 3995.rue 9errs Montréal (Québec H2L 4U2 5^4-8*2-3964 TtoftaaK/xg wwM.rcaaq.org ) n ooMtxxaton avec Wt haMarts *1 tnarnar Sart-ftoc* i Ma* axttnaurt 4* t> a* Sant-JOMph HABI 25 août au l" octobre 2006 tvtNf MCWT O ART PutMJC OuMm» RWNWBCM ~ OUÊWC Lt BCMC remerev tou cm itf s«rtiap» i a> aéocrtcivt.* « des «ttm X jté&ec et b ZontM tes «rts X Canada LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 SEPTEMBRE 2006 II f> ACTUEL JEANE FABB Le centre Boréal Art/Nature à Labelle, dans les Hautes-Laurenddes, a pour point d’ancrage une forêt de 100 acres.•O»» r a*»" l'X |.’xiYy»V Des centres au service des régions « On ne fait pas de l’art régional mais bien de l’art en région » Xes centres d’artistes autogérés situés en région ont notamment la particularité de couvrir de larges territoires qui s’étendent parfois sur des centaines de kilomètres.Ce qui, .étonnamment, n’est pas nécessairement vu comme une entrave, au contraire.Quand l’art actuel s’exprime sous le para- pluie régional.THIERRY H A R O U N ‘ "NT ous, on couvre tout l’Abiti-x bi-Témiscamingue, tout le Nord-Ouest québécois», souligne Matthieu Dumont, çoordonna-¦ teur artistique de L’Ecart.lieu d’art actuel, situé à Rouyn-tyoran-da.Aussi bien dire que L’Ecart, qui compte en son sein quelque 80 membres, principalement en arts visuels, couvre un territoire grand comme un pays de quelque 65 000 kilomètres carrés.«On utilise l'idée de ce territoire comme une force et non pas comme une entrave ou une limite.» D’où est né par exemple l’événement «Trafic inter/national d’art actuel qn Abitibi-Témiscamingue», qui s’est tenu l’année dernière dans différentes villes de cette région, ; dont Va-d’Or, Rouyn-Noranda, Ville-Marie, Di Motte et Malartic.L’Ecart, qui est aussi l’organisme derrière la Biennale d’arts «performatifs» de Rouyn-Noran-.4a, qui en sera en octobre prochain à sa troisième édition, se veut plus qu’un lieu de diffusion.Il , ‘se reconnaît différentes fonctions comme celles d’être un lieu de ré» sidence d’artistes (d’une durée de ‘isept à dix jours), de production (ateliers d’artistes, salle d'exposi-Ùon et autres équipements technologiques), de recherche, de création et d’échanges.La,programmation régulière de L’Ecart présente environ sept expositions sur une bast* annuelle.Et ce n’est pas parce qu’on est •situé en région», dit Matthieu Dumont, que nos artistes ny peuvent pas aller à l’étranger.A l'instar d’autres centres d’artistes autogé-.^és en région, le décloisonnement est de mise: «L'année dernière, nous avons envoyé deux de nos membres en résidence à Nord-Pas-de-Calais, en France» dans le cadre d’un séjour de production de deux mois.«Notre mandat consiste aussi à faire rayonner nos artistes sur la scène internationale.» Gaspésie En Gaspésie aussi «on tente de s'ouvrir sur le monde en faisant des projets d’échange avec la Pologne, notamment», note de son côté Guylaine Langlois, directrice gé- nérale du centre d’artistes Vaste et Vague, désormais intégré au nouveau complexe culturel Le Quai des arts à Carleton-sur-Mer.Vaste et Vague est l’unique centre d’artistes autogérés de la péninsule gaspésienne, qui couvre par le fait même quelque 550 kilomètres de littoral.L’immensité de ce territoire est perçue par Mme Langlois comme un atout «parce que cela nous offre la possibilité de découvrir une large palette de créations et de projets.Par contre, il n’est pas toujours évident de développer des projets [en art actuel] en Gaspésie faute de trouver des structures d’accueil, par manque de financement ou encore de ressources humaines.En région, on n’a pas de relève», ajoute-elle, en raison du phénomène de l’exode des jeunes.Vaste et Vague, qui a vu le jour en 1990, jouit de divers espaces, dont un atelier de production, une salle de création et un studio de travail, et offre également un programme de résidence d'artistes suivie, selon le cas, d’une exposition en galerie d’une durée allant de trois à quatre semâmes.«Vous savez, la culture en Gaspésie, c’est la voie de l’avenir: l’industrie du bois, n'en parlons plus et pour la pêche, c’est la même chose», soutient Mme Langlois, dont l’organisme apporte son soutien à divers événements culturels de la région et compte mettre sur pied à l’hiver 2008 un symposium international de création in situ intitulé «Etre nordique», qui se veut une manifestation sur le thème de l’adaptabilité de l’homme à son milieu.Hautes-Laurentides «Chose certaine, on ne fait pas de l’art régional mais bien de l’art en région», signale de son côté Daniel Poulin, directeur général du centre Boréal Art/Nature, situé dans la région des Hautes-Laurentides, soit à plus de 1000 km à l’ouest du Quai des arts.«Nous avons inventé une ressource qui intéresse les gens de notre collectivité parce qu’elle est en quelque sorte identitaire.» Identitaire?Et comment.Cet organisme a pour point d’ancrage la forêt boréale par le biais de son Centre Art/Terre, qui est constitué d’une forêt de 100 acres, chevauchant les municipalités de Labelle et La Minerve, qui lui a été léguée par une corporation locale à la suite d’une longue implication dans le milieu.À quoi s’ajouteront sous peu 200 acres dont la gestion lui sera confiée par les autorités locales.Boréal Art/Nature est engagé depuis 1988 dans une démarche fondée sur l’actualisation des rapports entre l’art et la nature par le biais de programmes de résidence et d’immersion créatrice en milieu naturel.Cet engagement se concrétise dans des productions interdisciplinaires, et ce, dans une optique d’exploration des langages artistiques et un esprit de sauvegarde des environnements naturels.L’application de cette approche permet aux artistes de mesurer leur pratique à des territoires naturels, voire sauvages, choisis pour leur intérêt écologique, socioculturel et artistique.Hors des sentiers battus.Boréal Art/Nature crée des contextes propices à un mode singulier de création éphémère qui remet en question la notion d’intégration de l'œuvre à l'environnement.«Notre préoccupation première en est une que l'on peut qualifier de préoccupation expérimentale de présence de l'art dans l’environnement.On est dans une approche ’’soft”; on n’est pas des “déplaceurs” de montagnes, on est des marcheurs de forêt», précise M.Poulin.Les activités de son centre s'articulent autour d’une dizaine d’artistes et d’une cinquantaine de membres.En clair, Boréal Art/Nature adjoint à la notion de développement durable le facteur culturel.Outaouais Encore plus à l’ouest, à Gatineau, Diane Génier, directrice générale du centre AXENÉ07, diffuseur des arts actuels dans la multiplicité des pratiques relevant du domaine des arts visuels, estime que le seul fait «que nous ayons ici dans l’Outaouais des équipements permanents, c’est déjà ça de gagné».Les équipements d’AXENEO?— ce centre compte 70 membres, dont une cinquantaine d’artistes — sont intégrés au complexe culturel La Filature, un ensemble immobilier construit en 1902 qui abritait jusqu’en 1975 la Hanson Hosiery Mills, une entreprise spécialisée dans le traitement de la laune.La Filature est un lieu de création et de diffusion en arts visuels et en arts médiatiques, qui abrite aussi le centre de production Daï-mon.On y retrouve notamment des espaces de production en photographie, vidéo et nouveaux médias, trois salles d'exposition, un atelier-résidence, une salle de documentation ainsi que six ateliers d'artistes.La Filature est un complexe géré par les artistes, qui en sont aussi les propriétaires.Sans La Filature, point de salut?«Si nous n’existions pas, je suppose que l’exode des jeunes [artistes] vers Montréal se ferait dès les études universitaires.On dépend aussi de l'offre des programmes artistiques qui sont dispensés dans le réseau universitaire de la région.U est nécessaire de s'assurer d’une relève et que celle-ci ait envie de rester et de créer dans notre région», conclut Mme Génier.Collaborateur du Devoir SOURCE QUAI DES ARTS lœ centre d’artistes Vaste et Vague est désormais intégré au nouveau complexe culturel Le Quai des arts à Carleton-sur-Mer.iIvmH-v T-'Ajuç il 09! OU 8 SEPTEMBRE AU 8 OCTOBRE septembre Myriam Mechita octobre Firme Doyon-Rivest novembre Virginie Chrétien WÊi LANÜÀŒ 414 me Collard Ouest, espace Î0, L Mma (Québec) G8B 1 Ni Madelon Hooykaas amsterdam Chantal duPont montréat Ipana Georgescu montréai Sy vie Tourangeau jonette Sÿlvette Babin montréai Julje Andree T.montréai Stephanie Chabot montréai automnezooe Erika Arzt berim Cat Barich londres .Catherine Bolduc montréai www.lacentrale.org laire Harvey amsterdam leni Kamma athènes aqiela Klein nerim Noemi McComber montréai Du jeudi 28 sept.au dimanche 8 oct.2006 www.vivamontreal.org Une collaboration rie ^ articule La Centrale Galerie Powerhouse Centre d’art et de diffusion Clark Centre des arts actuels Skd DARE-DARE Centre de diffuston d’art multidtxctplirvwre de Montréal Praxis art actuel l’Ecart lieu d'art actuel vu} Rencontre internationale d’art performance de Québec.Le Lieu (QuWvh-} Zocalo, centre d'artistes spécialisé en art imprimé, est fier de souligner le 20e anniversaire du RCAAQ plus grand réseau québécois de création et de diffusion en art contemporain géré par et pour les artistes.^)CALO 90 rwe Soîm-^eon longueuü QC MH 2W9 CENTRE D’INFORMATION ARTEXTE Documentation en art contemporain Soutien à la recherche sur place et en ligne Diffusion et publication DEPUIS 1981 A iii à Montrviil prnhetvetia ck UT 450.679.5341 www.artexte.ca 7556^813 LE DEVOIR.LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 SEPTEMBRE 2 0 0 B il ART ACTUEL Après 2006 Un regroupement en évolution Au rythme de la mondialisation, d’Internet et du réseautage L’àge n’affaiblit pas les visées du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec.Loin de là.Les défis sont toujours nombreux pour l’organisme et ses quelque 60 centres dispersés à travers la province qui, avec le temps, sont devenus un modèle pour plusieurs.l’Ai l lITHïKLAND Exposition You scratch my hack and I'll scratch your's in the colonial room, de Garry Neill Kennedy, présentée à la galerie Articule en 2004.MARIE LAMBERT CH AN Un vent de renouveau souffle sur le Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ).L’héritage idéologique du Refus global, les contestations des années 1970 et la mainmise des institutions muséales sur l'art sont relégués au placard depuis belle lurette.La nouvelle génération d’artistes en arts visuels et médiatiques vit au rythme de la mondialisation, d’Internet, de la démocratisation technologique et du réseautage.Toujours en phase avec ses membres, le RCAAQ fête ses 20 ans, l’âge du possible et des rêves les plus fous.Nouvelle donne «Les personnes de la vieille garde disparaissent.Cela modifie notre approche», observe le directeur et fondateur de l’organisme, Bastien Gilbert.Les artistes, qui éprouvaient jadis la nécessité de s’unir pour dénicher un espace de travail, préfèrent aujourd'hui se rencontrer pour échanger le fruit de leur réflexion sur l’art et élargir leur cercle social et professionnel.«Des centres de production existent toujours, surtout pour les nouveaux médias, mais plusieurs membres possèdent un ordinateur et réalisent ainsi leur propre production», note la coordonnatrice du développement professionnel, Annie Gauthier.Cette évolution amène l’organisme à s’interroger sur ses orientations futures, tout en tablant sur des certitudes qui en ont fait une référence dans le milieu, soit la force du nombre et la célébration de l’expérimentation et de la diversité.Interpeller un public non initié fait notamment partie de la liste des priorités, et ce, même si les centres ont pour première mission d’être des laboratoires artistiques.«Il y a une difficulté de perception par rapport à l’expression ‘centre d’artistes autogéré", constate Annie Gauthier.Cela relève un peu du jargon.L’acronyme RCAAQ est aussi un peu “drabe".Nous pourrions changer de nom.afin que les gens comprennent que ce sont des lieux de création, d’expérimentation et de présentation de l’art actuel, gérés et administrés par une majorité d’artistes bénévoles.» Elle ajoute que cette difficulté est liée à la discipline même, l’art contemporain étant moins séduisant aux yeux de la population que le cinéma, la littérature ou le théâtre.Un changement d’image s’impose.Bain public La coordonnatrice artistique du centre d’artistes Articule, Catherine Bodner, abonde en ce sens.«Les gens croient qu ’ils n ’ont pas suffisamment de connaissances pour comprendre cette forme d’art et s’en désintéressent, croit-elle.Il faut créer des événements moins intimidants, rendre la réflexion de l’artiste plus compréhensible, aller à la rencontre du public.» Une volonté qui se tra- duira notamment dans l’initiative Viva! Art Action, qui aura lieu fin septembre au Bain Saint-Michel à Montréal, dans le cadre de la première édition des Festivals internationaux du sexe.Mis sur pied par cinq centres de la métropole — Clark, Articule, Dare-Dare, La Centrale et Skol —, l’événement accueillera une douzaine d’artistes d’ici et d’ailleurs.Hors des murs de leur galerie, ces centres auront ainsi l’occasion de susciter l'attention des curieux et, qui sait, de conquérir de nouveaux adeptes.Les stratégies de publicité demeurent cependant propres à chaque centre.Souvent, les artistes membres s’ingénient à porter les chapeaux de gestionnaire et de relationniste, alors que les subventions provenant des trois ordres de gouvernement ne sont pas suffisantes pour donner à l’exposition la vitrine méritée.Le bagage historique, l’expertise et la visibilité physique du centre sont des données non négligeables de l’équation.«Le développement du public n’est pas le même pour le rentre qui a pignon sur rue que pour celui qui est situé dans un édifice, à tel étage, au bout du couloir, dans l’espace à gauche», affirme Annie Gauthier.Catherine Bodner en fait présentement l’expérience: Articule a récemment troqué son ancien local du 4001, rue Berri, pour un espace donnant sur l’avenue Fairmount, dans le Mile-Find.Attirés par le mur extérieur au vert néon incontournable, des badauds s’arrêtent déjà pour jeter un coup d'œil à l’intérieur de la galerie, qui pendait hier la crémaillère.Les efforts d'ouverture du RCAAQ se manifestent egalement du côte de l'édition.Si le Répertoire des centres d'artistes autogérés du Quebec est désormais considéré comme une bible dans le milieu, les publications individuelles des différentes galeries demeurent trop souvent sur les tablettes.«Les tirages sont si petits et le contenu est tellement spécialisé qu’il est ardu d’intéresser un distributeur, dit Annie Gauthier.Nous souhaitons améliorer la circulation des publications — une belle carte de visite pour mm artiste — en invitant les centres à se joindre à un réseau de distribu tion commun.» Objectif concertation le RCAAQ souhaite améliorer la cohésion du réseau, en effectuant un rapprochement entre les centres des régions et ceux de Montréal et de Québec.Ce désir d’inclusion se reflète dans le rajeunissement éventuel du portail Internet de l’organisme, qui se lira en français, en anglais et peut-être même en espagnol.Dans la foulée des conclusions du Forum sur les arts visuels ayant eu lieu en mai dernier, le regroupement misera cette année sur les partenariats.«Il n'y a pas suffisamment de liens entre les musées, les galeries privées et nous, déplore Amie Gauthier.Je peux comprendre qu'on fasse cavalier seul quand chacun a à protéger son créneau.Mais nous n’en sommes plus là.» Au fil des années, le RCAAQ a collaboré avec nombre d’orga nismes d’autres disciplines et est reconnu pour son implication au sein du Mouvement pour les arts et lettres.Bastien Gilbert imagine désormais une concertation avec les différents acteurs du secteur des arts visuels, afin de leur assurer une plus grande presence d;ms les médias électroniques et d’accroître leur poids politique auprès des gouvernements.«L'artiste serait le premier bénéficiaire de ces partenariats, souligne Annie Gauthier, cela lui permettrait ti ta fins d’ixpénmrnter, de vendre ses oeuvres et d’être vu dans les musées.» Ouvertures internationales Réunir davantage les artistes du Québec et du reste du Canada dans le cadre d'expositions coin munes est aussi dans l’air.Los collaborations du RCAAQ débor dent, en effet, du cadre provin cial.L'organisme est membre fondateur de la toute nouvelle Conférence des associations régionales de centres d'artistes du Canada et représente ses membres dans les différentes rè unions de Res Artis, une associa tion internationale de résidences d’artistes.Des exposants étrangers sont régulièrement invités et quelques artistes du réseau voyagent, rapportant dans leurs bagages des impressions qui in fluencent la programmation de leur centre.De la Havane à Helsinki en |>as sant par Dakar, l’expertise du RCAAQ est reconnue à travers le monde et Bastien Gilbert entend consolider cette réputation.Origi naire de Suisse
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