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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2002-08-31, Collections de BAnQ.

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SOMMET de Johannesburg Un cahier spécial de 16 pages Hubert Reeves • Riccardo Petrella • Richard Desjardins • Pierre a n s e r e a ii www.ledevoir LE DEVOIR 2,25$ Oui à New York, Amsterdam et Toronto, non à Montréal a— ., 1;- igm, iiS fi'2 immÿi WMmi ¦ ¦''S» .I ?“iPK i \_____v JACQUES NADEAU LE DEVOIR La rue Sainte-Catherine a pris des airs new-yorkais hier midi quand Ahmed Trabelsi a installé sa cantine au square Phillips, afin d*y vendre ses hot-dogs aux passants.La guerre des hot-dogs Règlement municipal oblige, Ahmed Trabelsi s’expose à une amende de 300 $ pour avoir vendu des hot-dogs dans la rue JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Ahmed Trabelsi venait à peine d’installer sa cantine au carré Phillips que déjà les premiers clients se pointaient Les passants ne se sont pas fait prier pour acheter les hot-dogs du commerçant qui avait décidé, hier midi, de défier le règlement municipal interdisant la vente ambulante d’aliments dans la rue.Luis Diaz voulait être le premier à goûter aux hot-dogs de M.Trabelsi.Ce résidant de Dollard-des-Ormeaux s’est rendu au centre-ville, hier matin, «Ça fait 13 ans que je me bats pour ça», dit le vendeur dans le seul but de profiter de cette occasion rare à Montréal.«Chaque fois que je vais à New York, Amsterdam ou Toronto, la première chose que je fais, c’est d’acheter un hot-dog dans la rue, et je ne comprends pas pourquoi on ne le permet pas ici», explique-t-il.Attirés par le fumet des merguez qui grillaient sur le feu, les passants n'ont pas tardé à s’agglutiner autour de la cantine d’Ahmed Trabelsi, qui a commencé à servir ses hot-dogs à llhSO.Nul besoin d’être très ferré en sciences économiques pour com- «II faut étudier la question», répond la Ville prendre que les affaires étaient bonnes; le vendeur n’a eu droit à aucun répit pendant l’heure suivante, les clients défilant devant lui sans interruption.Une pratique interdite En vendant ses merguez dans la rue, Ahmed Trabelsi agissait en toute illégalité, car un règlement municipal datant de l’époque du maire Jean Drapeau interdit cette pratique.«Ça fait 13 ans que je me bats pour ça, lance-t-il.Il y a eu un gars qui a vendu des VOIR PAGE A 12: HOT-DOGS Trois généraux contre le plan irakien de Bush «Où est l’urgence ?», demandent Schwarzkopf, Clark et Zinni D’APRÈS AFP ET REUTERS La «fronde» cette fois-ci vient des militaires: plusieurs généraux américains à la retraite, dégagés du devoir de réserve, figurent désormais parmi les opposants à une intervention unilatérale américaine en Irak, face aux va-t-en-guerre civils.Ces derniers jours, trois généraux à quatre étoiles (le plus haut rang militaire aux Etats-Unis) ont estimé injustifiée une attaque rapide, et sans le concours des alliés, pour renverser le président Saddam Hussein, que l’administration de George W.Bush veut chasser du pouvoir.H s’agit du général Anthony Zinni, ancien patron du commandement militaire central, et de deux chefs de guerres récentes, le général Norman Schwarzkopf, qui dirigea l'opération «Tempête du désert» contre l’Irak en 1991, et le général Wesley Clark, excommandant en chef des forces de l'OTAN qui mena la guerre du Kosovo en 1999.Dans les médias, Wesley Clark se demande notamment «où est l’urgence» d’une guerre, qui «doit être l’option de dernier recours», et réclame au préalable «un consensus international».Ces voix s’ajoutent à celle de l’ex-général Brent Scowcroft.«N'attaquez pas l’Irak» maintenant, car cela «mettrait sérieusement en danger, voire détruirait, la campagne mondiale antiterroriste que nous avons entreprise» et déstabiliserait le Proche-Orient, a lancé récemment celui qui fut conseiller pour la sécurité nationale du président George Bush père.M.Scowcroft appartient à l’aile modérée du parti républicain, qui considéra notamment que la guerre VOIR PAGE A 12: BUSH HORS-JEU Mort de rire Une entente de la onzième heure est survenue hier entre les représentants des propriétaires et l’Association des joueurs du baseball majeur, permettant d’éviter un neuvième arrêt de travail en 30 ans.L’accord, d’une durée de quatre ans, prévoit notamment l’imposition d’une taxe de luxe aux équipes les plus riches, lire nos informations en page Ail.Il n’y a pas d’autre mot, surtout en de pareilles circonstances: youppi.Il va y avoir du baseball en septembre.Il va y avoir des séries éliminatoires et une Série mondiale en octobre.Il va même y avoir de la balle ininterrompue jusqu’en 2006.Le commissaire des ligues majeures Bud Selig, qui gagne énormément à ce que personne ne pense à lui, l’a dit «Nous pouvons maintenant tourner toute notre attention vers ce qui se passera sur le terrain.» Le fan, le chanceux, va donc pouvoir tourner toute son attention vers un affrontement final entre les Yankees et les Braves, ou les Yankees et les Diamondbacks.Et recommencer l’an prochain, avec ceux qui seront les plus riches.Et l’année d’après.Et en 2006 itou.Les escapades de tout-nus, comme celle qu’ont entreprise les Twins du Minnesota cette saison, vont VOIR PAGE A 12: BASEBALL INDEX Actualités.A 2 Annonces.B 4 Avis publics.A10 Bourse.B 6 Carrières.B 9 Cinéma.B 12 Économie.B 5 Éditorial.B 10 Idées.B 11 Monde.A 9 Mots croisés.B 8 Météo.B8 Perspectives.B 1 Sports.Ail J e a n Dion ?Des ministres troublés, des écologistes révoltés La SRC déroule le tapis rouge devant Dumont Pour plusieurs observateurs, le Sommet de Johannesburg déraille littéralement LOUIS-GILLES FRANCŒUR ENVOYÉ DU DEVOIR Johannesburg — Le ministre fédéral de l’Environnement, David Anderson, s’est dit troublé hier soir de constater le peu de progrès réalisé après une semaine de négociations intenses au Sommet de Johannesburg sur le développement durable.Dans une entrevue exclusive accordée au Devoir au début de la nuit entre deux rounds de négociation, le ministre Anderson a déclaré: «Terminer une semaine avec un bilan aussi maigre, ça me trouble beaucoup, mais on est en train de jaire des progrès.On a encore une semaine.Ça peut aller très vite si on arrive au point où on se décide à jaire ce qu’il faut.» Si le ministre est troublé, les groupes environnementaux, eux, sont révoltés au point que la coalition verte réunissant plusieurs des grands; groppes internationaux, la coalition Eco-Équité, s’est retirée hier des instances de consultation en demandant aux négociateurs américains et européens de jeter à la poubelle le texte sur la globalisation négocié depuis une semaine parce qu'ils sont en train d’y assurer la suprématie des règles économiques sur les impératifs sociaux et environnementaux, une «trahison», disent-ils, de VOIR PAGE A 12: SOMMET ¦ Autres informations en page A 8 KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Pour son émission de la rentrée lundi soir, Radio-Canada offrira une occasion en or à Mario Dumont de projeter l’image du renouveau politique, alors que le chef de l’Action démocratique du Québec présentera la nouvelle série Bunker/le cirque, une satire corrosive du monde politique où tout serait manipulations, magouilles et langue de bois.Mal à l’aise que l’effet de surprise soit éventé, l’attaché de presse de M.Dumont a toutefois reconnu hier que le contraste entre son chef et les vieilles façons de faire de la politique pouvait ainsi ressortir.«Certains pourraient être tentés de tirer cette conclusion», a affirmé au Devoir on riant Jean-Luc Benoît Mario Dumont Depuis le printemps dernier, l'ADQ connaît littéralement une explosion de popularité.Le parti a fait élire quatre députés lors des élections partielles tenues en avril et en juin, après avoir martelé que le Parti québécois et le Parti libéral du Québec sont de vieux partis usés.Le PQ et le PLQ, c'est bonnet blanc, blanc bonnet Or, la série montre de vieux loups de la politique tirant les ficelles de politiciens devenus des marionnettes.Peu importe VOIR PAGE A 12: DUMONT PERSPECTIVES Le désespoir précoce Que se passe-t-il donc dans la tête d’un enfant pour que la mort, sa mort, y revienne telle une rengaine ?¦ À lire en page B 1 ?LES ACTUALITES- Congrès américain PERSPECTIVES Un athée réclame le départ des aumôniers Au nom de la Constitution, il veut les empêcher de prier aux frais des contribuables AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Un athée californien, Michael Newdow, a porte plainte contre le Congrès des États-Unis pour obtenir que l’on mette fin aux fonctions des aumôniers parlementaires, au nom de la séparation de l’Eglise et de l’État, a-t-on appris hier auprès de l'intéressé.l,a plainte déposée cette semaine devant le tribunal fédéral de Washington affirme qu'il est inconstitutionnel pour des aumôniers payés sur fonds publics de prier publiquement dans les chambres du Congrès.L’action en justice se fonde sur la fameuse «clause d’établissement» énoncée au premier amendement de la Constitution américaine, selon laquelle «le Congrès ne fera aucune loi concernant l’établissement d'une religion ou qui en interdise le libre exercice [.]».«Nous avons cette clause qui dit que le Congrès ne peut légiférer pour établir une religion.Aucune loi veut dire aucune loi.Or, il me semble qu’une loi qui place des aumôniers au Congrès me semble être une loi concernant l’établissement d'une religion.Il est temps que cela change», a déclaré Michael Newdow, joint hier au téléphone par l’AFP Michael Newdow, un avocat et médecin hospitalier de 49 ans qui réside prés de Sacramento, en Californie, s’était déjà rendu célèbre au printemps dernier en obtenant d’un tribunal californien qu'il dé- clare inconstitutionnel le serment d’allégeance à la patrie parce qu’il contient une référence à Dieu.Ce jugement avait provoqué la stupeur dans le pays et déclenché une véritable levée de boucliers, notamment au sein de la droite religieuse.Le président George W.Bush avait même réagi, affirmant publiquement qu’il existait à ses yeux un «Dieu universel» et que les Américains avaient «reçu leurs droits de Dieu, comme le proclame notre Déclaration d’indépendance».L’administration américaine a fait appel de la décision sur le serment d’allégeance.Les aumôniers employés par la Chambre des représentants et le Sénat sont chargés de dire quoti- diennement la prière à l’ouverture des débats.Ils font office également de conseillers spirituels auprès des parlementaires.Leur salaire peut aller jusqu’à 148 500 $US par an.Le chef de file de la minorité républicaine au Sénat a dénoncé cette plainte comme une «nouvelle at-taqjie contre la liberté religieuse».A l’appui de sa plainte, Michael Newdow cite une décision d’il y a deux ans de la Cour suprême qui avait jugé inconstitutionnelles les prières publiques au lycée avant les matchs de football américain.Les juges avaient alors estimé que «la liberté religieuse protégée par la Constitution est violée lorsqu’un Etat parraine de manière positive une pratique religieuse de prière particulière».UNE EAU DE PUITS À VOTRE SANTÉ ! CAMPAGNE D'ÉCHANTILLONNAGE DE L’EAU DE PUITS INDIVIDUELS OU DE PETITS RÉSEAUX Au Québec, on a l’eau et votre santé à cœur.C’est la raison pour laquelle le ministère de l’Environnement relance du 12 juillet au 31 octobre 2002, le programme d’échantillonnage de l’eau de puits individuels et de petits réseaux dans tout le Québec.Si vous êtes propriétaire d’un puits individuel ou d’un réseau d’aqueduc desservant moins de 21 personnes, vous êtes invité à bénéficier de ce programme, qui vous permettra de faire vérifier la qualité de votre eau de consommation, grâce à la collaboration des laboratoires accrédités participants.Les tests prévus visent à déceler la présence des paramètres les plus susceptibles de présenter des risques à court terme pour la santé, soit la bactérie Escherichia coli (E.coli) et les nitrates-nitrites.ÇComment procéder?Procurez-vous dès maintenant auprès du ministère de l’Environnement votre trousse d’échantillonnage au coût de 30 $, analyse, frais de transport et taxes inclus, dans laquelle vous trouverez la procédure à suivre pour effectuer vos prélèvements d’eau.Vous transmettrez par la suite vos échantillons au laboratoire accrédité participant de votre choix.Faire analyser régulièrement votre eau, un choix judicieux pour votre santé ! c Pour commander votre trousse d’ici le 31 octobre 2002 par téléphone: Québec (appel local): (418) 521-3801 Ailleurs au Québec: 1 866 281-TEST (8378) du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30 3 par Internet: www.menv.gouv.qc.ca o L'EAU DU Q QUÉBEC SOURCE DE Fl ERIE Environnement Québec o o Opération Printemps 2001, quelques saisons plus tard.Une moue de mécontentement est apparue sur le visage des avocats de la défense, dans la tourmente de l’été, lorsque le juge Pierre Béliveau a décidé de reprendre le procès de leurs clients à zéro.Toutes les décisions prises par son prédécesseur, Jean-Guy Boilard, devenaient caduques.Toutes, y compris cette généreuse et commode hausse des tarifs de l’aide juridique.Dans les tractations qui ont suivi la sortie précipitée du juge Boilard, l’avocat principal au dossier, Jacques Bouchard, s’était montré favorable à l’idée de tout recommencer.Le même M1, Bouchard remercié de ses services mardi dernier par ses deux clients, Richard May-rand et Luc Bordeleau, deux présumés membres des Nomads jugés pour trafic de drogue, complot pour meurtre et gangstérisme en compagnie de 15 autres présumés membres ou associés des Hells Angels.Le juge Boilard avait accordé aux avocats détenant des mandats de l’aide juridique des émoluments de 150 $ l’heure, pour un maximum de duc heures par jour, six jours par semaine.Un salaire hebdomadaire de 9000 $ dans le plus productif des scénarios de travail.Le retour à la case départ retire à ces avocats leur enviable situation financière.Pire, ils sont contraints de s’agenouiller de nouveau devant la justice pour quémander de meilleurs honoraires que ceux consentis par l’aide juridique.Le juge Béliveau entendra leur requête la semaine prochaine, dans le premier d’une longue série de débats préalables à la sélection du jury.Se laissera-t-il attendrir par le portrait de précarité financière et de dur labeur que l’on s’apprête à brosser devant lui?Une fois la poussière retombée sur le dernier épisode de vaudeville qui se joue sur le boulevard Gouin, le congédiement de Ml Bouchard se révèle comme un règlement de comptes entre avocats dont MM.Bordeleau et Mayrand se sont faits les exécutants.Le cri de colère lancé en pleine cour par la conjointe de M1' Bouchard, Use Rochefort, résume à lui seul le nœud dramatique de ce mauvais feuilleton.«Vous êtes tous des hypocrites», a-t-elle lancé à ses collègues.Rumeurs Les rumeurs les plus folles ont circulé toute la semaine en marge de ce mégaprocès.Laissons-les à cet état de rumeurs puisqu’elles ne reçoivent, de part et d’autre, aucune confirmation.Les ingrédients d’un divorce ne sont jamais bien mystérieux de toute façon.Rivalité, mésentente, jalousie, tromperie, irréconciliables divergences de vue.Les origines de ces déchirements restent moins pré-occupantes que leurs conséquences.Ils retardent pour une énième fois la tenue d’un procès complet, en bonne et due forme.Depuis l’incroyable razzia policière de l’opération Printemps 2001, la justice a décidé du sort d’une cinquantaine d’individus, des petits poissons qui représentent un peu plus de la moitié de l’ensemble des accusés.La raison est fort simple.Ils ont tous reconnu leur culpabilité aux accusations de trafic de drogue et de gangstérisme (dans certains cas) portées contre eux.Tous les autres, c’est-à-dire tous ceux qui ont choisi un procès devant jury, attendent de connaître leur sort.Un seul accusé, Alain Dubois, a pu conserver sa liberté en attente du procès.Les 16 autres croupissent derrière les barreaux, mais ils s’apprêtent à demander une remise en liberté provisoire en raison des délais occasionnés par la tenue d'un deuxième procès.Un deuxième procès, en anglais, est retardé en raison de la décision de la défense de contester en Cour suprême une décision du juge Fraser Martin sur la traduction de la preuve.le juge a ordonné qu'une partie essentielle de la preuve soit traduite en anglais; la défense exige la traduction intégrale.Dans le troisième procès, le juge Réjean Paul tente depuis maintenant un an de démêler les requêtes préliminaires tendues par la défense.Il espère amorcer dès le 9 septembre la sélection du jury pour le véritable procès de la guerre des motards, dans lequel 13 individus sont accusés de 13 meurtres.Réussira-t-il à respecter son échéancier?Le juge Paul a souvent frappé du poing sur la table afin que le procès prenne son rythme de croisière, mais les avocats de la défense l’ont vite ramené à la case départ, ou presque.C’est leur droit, et même leur devoir.On ne le redira jamais assez.L’adoption de la Charte canadienne des droits et libertés a révolutionné le droit criminel en introduisant la possibilité, pour la défense, d’attaquer la preuve, au nom des libertés fondamentales de leurs clients.Le système, appuyé par une solide jurisprudence, a ses avantages.Il a permis de juguler l’arbitraire des pouvoirs policiers et judiciaires, par exemple en apportant des balises sur l’admissibilité et la divulgation de la preuve, en raffermissant le droit au silence, en écourtant les délais de procès./ Ecueils Mais la révolution n’est pas exempte de tares.Celles-ci apparaissent évidentes dans les procès aussi colossaux que ceux intentés contre 34 présumés membres ou associés des Hells Angels.Quand une dizaine d’avocats de la défense dans un procès, et une douzaine dans un autre, se mettent à présenter des requêtes (et les occasions de le faire sont nombreuses compte tenu du gigantisme inégalé de la preuve), les procédures ne demandent qu’à dérailler.Le risque est beaucoup plus grand que lors d’un procès devant juge seul, où un procureur de la Couronne et un avocat de la défense se disputent la partie.André Normandeau, criminologue et professeur à l'Université de Montréal, a appuyé au lendemain de l’opération Printemps l’initiative du ministère public de tenir des mégaprocès.Dans la foulée du désistement du juge Boilard, il a changé son fusil d’épaule.Les «traquenards juridiques» qui guettent ces procès sont trop nombreux.«f en suis venu à la conclusion que c’est me erreur parce que, avec toutes les règles ajoutées, la Charte des droits, etc., il y a tellement de possibilités que ça tourne mal.» Qu’on y pense.L’attention a surtout porté à ce jour sur les tarifs de l’aide juridique dans un cas, la traduction intégrale de la preuve dans l’autre, et sur une multitude de requêtes connexes, la plupart étant frappées d’une ordonnance de non-publication.Et c’est sang parler des chicanes d’avocats.A quand la preuve?C’est pour bientôt Selon M.Normandeau, le ministère public devrait procéder à l’avenir avec de plus petits procès dans les causes impliquant des membres présumés du crime organisé, sans pour autant abandonner l'idée de présenter une preuve de gangstérisme commune à chacun d’entre eux.Les tribunaux devraient alors reconnaître explicitement que les Hells Angels et consorts forment des gangs criminels.«On n’aurait pas à reprendre |cet aspect] à chaque fois.Ça deviendrait comme une jurisprudence.On verserait ces éléments sur le crime organisé dans les autres procès», explique-t-il.Mais avec la construction d’un palais de justice à haute sécurité, la création d’un Bureau de la lutte au crime organisé, l’octroi de nouvelles ressources aux corps policiers et l’inquiétude manifeste de la population à l’égard des bandes de motards, les mégaprocès sont là pour rester.Pendant que les débats reprennent sur le boulevard Gouin, la Couronne a d'ailleurs annoncé son intention, dans un autre dossier, de tenir un seul procès pour une cinquantaine de présumés membres des Bandidos.Plus que jamais, les mégaprocès des Hells s’imposent comme des laboratoires où la justice tente de compléter le travail de l’opération Printemps sur le même mode flamboyant que celui des policiers.En attrapant tout le monde d’un seul coup, avec une seule preuve.L’automne s’annonce coloré.Le mégaprocès a déjà connu de nombreux ratés.Les risques de nouveaux dérapages sont élevés.Brian My les La Couronne a l’intention de tenir un autre mégaprocès avec les Bandidos, cette fois.» i.» « S E 1> I E M B K E 2 0 0 2 LE DEVOIR.LES SAMEDI 31 A O Û T E T I) I M A N (’ Il E I (l' \ Faculté de l’éducation permanente LE DEVOIR La faculté d'évoluer.5i4 343 «6090 www.fep.umontreal.ca Université A de Montréal ACTUALITES - : LE RIRE F avec Bernard Derome Des idées plein la tête DIMANCHE13h H.3FH 112.5 FM Trois Ontariens auraient été infectés par le virus du Nil HELEN BRANSWELL PRESSE CANADIENNE Toronto — Les premiers cas d’infection au virus du Nil occidental chez l’être humain au Canada pourraient avoir été détectés.Trois personnes du sud de l’Ontario ont possiblement contracté la maladie, plus tôt cet été, a fait savoir hier le directeur de la Santé publique de l’Ontario, le Dr Colin D’Cunha.Des tests de confirmation sont actuellement en cours au laboratoire national de microbiologie de Winnipeg, et les résultats devraient en être connus dans deux semaines, a indiqué le Dr D’Cunha en conférence de presse à Brampton, en Ontario, région qui compte deux des trois cas probables.Ces deux personnes ont été décrites comme étant âgées de plus de 65 ans et vivant dans le secteur sud de Mississauga.Dans un état jugé sérieux, l’une d’elles demeure hospitalisée; l’autre, dont l’état de santé continue de s’améliorer, a été en mesure de rentrer à la maison.Le troisième individu, un homme des environs de Halton, à l’ouest de Toronto, est tombé malade après avoir été piqué à maintes reprises par des mous- tiques Iqrs d’un voyage dans le sud des États-Unis, où la présence du virus du Nil a été clairement établie, a indiqué M.D’Cunha.Rien qu’en Louisiane, par exemple, 171 cas d’infection ont été signalés au sein de la population et ont donné lieu à huit décès cette année.La première épidémie de virus du Nil occidental en Amérique du Nord a frappé New York en 1999, alors que sept personnes y ont perdu la vie.Le virus — qui se propage à la suite de contacts entre oiseaux et moustiques infectés — a depuis gagné du terrain à travers le continent Cette année, plus de 400 cas d’infection chez j’être humain ont été signalés aux États-Unis, où le bilan des décès s’élève à 22 morts.«Je ne crois pas qu’ü y ait lieu de s’inquiéter», a néanmoins affirmé M.D’Cunha, qui a lancé un appel au calme.«La vie consiste en une série de choix, et l’heure n’est ni à la paranoïa ni à l’hystérie», a-t-il ajouté.Le titulaire de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario a ainsi rappelé que le nombre des personnes succombant à la grippe, chaque année, était largement supérieur à celui des gens contractant le virus du Nil, et donc à celui des décès.EN B Le virus du Nil fait deux morts (AFP) — Le virus du Nil occidental a fait deux autres morts en Illinois (nord), ont annoncé hier les services de santé publique de cet État.Les victimes, deux femmes âgées de 82 et 89 ans, portent le nombre de décès des suites de la contamination par ce virus à sept en Illinois.Un total de 122 malades y ont été enregistrés.S’il était confirmé par les autorités sanitaires fédérales que ces décès, ainsi que celui d’une femme dans le Maryland annoncé également hier, sont bien attribuables au virus du Nil, cela porterait à 31 le nombre de morts ayant résulté de cette çontaminatipn cette année aux États-Unis.A ce jour, le virus a par ailleurs touché au moins 557 personnes.Internet lave plus blanc (Reuters) — Afin de faciliter la R E F vie des étudiants, environ 9000 laveuses et sécheuses des lavoirs autoipatiques d’universités de quatre États américains seront raccordées à Internet.Les étudiants pourront se rendre sur un site web pour voir si les machines sont disponibles, régler la quantité de lessive, ajouter de l’assouplissant, être informés par courriel de la fin du lavage et payer par carte bancaire depuis un ordinateur ou un téléphone mobile.Les gérants de lavoirs pourront, sur le même site, vérifier l’état de marche des machines, réaliser quelques opérations de maintenance et observer le taux d’utilisation des lavoirs, tout en diminuant le risque de vandalisme puisque les machines ne contiendront plus d’argent.Après un premier programme-pilote à l’Université de Boston au printemps dernier, l’expérience sera étendue à l’Ohio, à l’Indiana, au Michigan et au Kentucky à l’automne.Le projet, appelé «eSuds», est réalisé par International Business Machines et USA Technologies.Meuble Un nom sam prétention tyCUï/j.Une entreprise familiale à votre service depuis plus de 30 ans Mobilier de salon ï Cuir • Tissu jjgjpwvi ¦I* Aussi i \ iMjV iMASSII ; 'IK C i isim s • Mi uni i s \ui)in 8729, Hochelaga (s min.à l’est du tunnel l ouis-H.Ltfontaine) SI i-.ls t-l().W Sans frais : I-800- IS'' 1030 • Mercredi f'enne ÎRACHELl Le Collège Rachel est la seule institution d'enseignement privée de niveau secondaire au cœur de Montréal à accueillir un maximum de 300 élèves offrant ainsi une atmosphère familiale, chaleureuse et unique dans laquelle chaque jeune a sa place et est reconnu de tous et toutes.Le Collège conserve donc sa réelle dimension humaine.Il garantit un service d'encadrement exceptionnel et une politique de réussite scolaire efficace.Il est, de plus, un modèle d'intégration multiculturelle incomparable qui stimule la curiosité, l’ouverture et le partage.AU COLLÈGE RACHEL, ON REUSSIT! SCIENCES COMMUNICATION INFORMATIQUE THÉÂTRE BOURSES D’ÉTUDES DISPONIBLES I COLLÈGE RACHEL, 5030, rue Jeanne-Mance 1(3/ entre Laurier et St-Joseph (514) 287-1944 ARCHIVES LE DEVOIR Agriculture Le contrôle des antibiotiques fait défaut au Canada Certains agriculteurs font venir de l’étranger des produits pourtant interdits ici FABI EN DEGLISE LE DEVOIR Il y a le discours officiel.Et il y a la réalité.Les autorités sanitaires ne cessent de le répéter depuis des années: l’usage d’antibiotiques dans l’élevage au Québec n’est pas problématique puisqu’il est particulièrement bien encadré par «l’une des législations les plus sévères du Canada.» Mais les failles dans le système sont également nombreuses, comme s’apprête à le révéler le Comité consultatif d’experts sur Tutilisation d’antimicrobiens chez les animaux et les conséquences pour la résistance et la santé humaine, dont le rapport final présenté à Santé Canada va être rendu public la semaine prochaine.Des failles qui font désordre dans la lutte actuellement menée contre l’usage massif de médicaments dans l’agriculture afin d’enrayer son corollaire: l’inquiétante antibiorésistance.Après deux ans d’étude, un rapport et 38 recommandations, les 19 experts du Comité sont unanimes: l’encadrement de l’utilisation des antibiotiques dans le monde agroalimentaire est loin d’être aussi efficace qu’on veut bien le laisser croire.Pire, certains trous dans la loi actuelle étaient prévisibles, «mais je ne pensais pas qu’il y en avait tant que ça», a indiqué hier au Devoir une des membres du Comité, la docteure Marie Nadeau, responsable du programme de surveillance de la résistance des bactéries d’origine animale et humaine du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).L’un de ces «trous» a d’ailleurs de quoi inquiéter: sous le couvert d’une «utilisation personnelle» — permise par la loi —, plusieurs éleveurs en profiteraient pour importer des antimicrobiens non évalués et non enregistrés par Santé Canada afin d’en faire profiter, en douce, leur élevage, ou encore contourneraient facilement, au Québec du moins, l’obligation de passer par un vétérinaire pour s’approvisionner en médicaments.Le phénomène est, on s’en doute, impossible à quantifier.«Mais il existe, et il est important de prendre les mesures qui s’imposent pour enrayer la situation», poursuit Mme Nadeau.la motivation des éleveurs?Les coûts moindres, commente Michel Bigras Poulin, président de l’Association des médecins vétérinaires en santé publique.«La réglementation en matière de médicaments vétérinaires n’est pas la même d’une province à l’autre, dit-il.Au Québec, par exemple, une prescription est obligatoire.Mais ailleurs, ce n’est pas le cas.» De quoi tenter donc, un éleveurs de porcs, de volaille, de bœufs ou de veaux de la Beauce, de l’Abitibi ou de la Gaspésie à franchir la «frontière» du Nouveau-Brunswick ou de l’Ontario pour s’approvisionner en hormones ou en antibiotiques, tout en évitant le coût d’une consultation vétérinaire.Quand ils ne passent pas tout simplement par Internet pour mettre la main sur des molécules provenant du reste du globe à un prix beaucoup plus abordable.Pointée du doigt l’Asie qui, par la magie réticulaire mais aussi d’autres mécanismes plus obscurs, se révélerait être un «partenaire» incontournable de l’industrie agro-alimentaire canadienne.La Chine, Taiwan ou encore la Thaïlande sont en effet réputées pour leur production d’antimicrobiens génériques, «fabriqués selon des normes qui ne sont pas les nôtres», précise Christiane Gagnon, présidente de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, mais aussi à des prix défiant toute concurrence, frais de transport et de manutention y compris.Un exemple: 250 ml d’un antiparasitaire de la classe des ivermec-tions, utilisé dans l’élevage, est vendu au Canada près de 325 $, alors que dans l’Empire du milieu ou dans les pays voisins le coût de fabrication n’est que de.10 $.Outre les coûts inférieurs, l’accès à des produits censément efficaces mais pas reconnus ou carrément interdits au pays semble également en inciter plusieurs à opter pour l'importation.Surtout en provenance des États-Unis, où la so-matotropine bovine recombinante (STbr) — pour stimuler la production de lait chez les vaches — ou encore la carbadox — un antibiotique utilisé dans les élevages de porc mais banni depuis le 10 août dernier par Santé Canada — y sont toujours disponibles.«Mais cette pratique est loin d’être généralisée», tient à rassurer Mme Gagnon.Marginal ou non, le Comité d’experts exhorte toutefois Santé Canada à resserrer rapidement la réglementation actuelle afin de mettre fin à ces pratiques, comme il recommande aussi d’imposer la prescription obligatoire d’un océan à l’autre ou encore de mettre en place un réseau pan-canadien «de surveillance continue et permanente sur la résistance aux antimicrobiens provenant de la production d’animaux destinés à l’alimentation».Entre autres.Le ministère fédéral de la Santé a pris connaissance du document et devrait y répondre dans le courant de l’automne.ifïde selection HBBk t decompiels 1 I Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6IS4 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107.av.du Parc ., i, 277-7558 I K I) K V OIK.L E S S A M E DI 3 1 A O Ü T E T D I M A N C II E 1 S E I* T E M K K E 2 O O 2 A 4 E H •LES ACTUALITES- Logement Les autorités se préparent pour la prochaine crise De nouvelles idées sont avancées pour réduire le nombre de sans-logis en juillet 2003 JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR La crise du logement du 1" juillet n’est pas encore résorbée que déjà les villes, les offices municipaux d'habitation (OMH) et les groupes communautaires ont des idées pour gérer celle de l’an prochain.La Société d’habitation du Québec a tenu hier une rencontre-bilan du comité de suivi de la crise du 1" juillet.Une quarantaine de personnes ont participé à cette réunion, dont des représentants des grandes villes du Québec, des ( )MH, de la Commission des droits de la personne, de la Régie du logement et du FRAPRU (Front d’action jxipulaire en réaménagement urbain).Outre de dresser le bilan du travail accompli, plusieurs participants ont suggéré de s'y prendre plus tôt l’an prochain et de donner plus d’ampleur au plan d’urgence.Car il est clair pour tous que la pénurie sévira encore.Il a donc été question d’une campagne d’informa- tion auprès des locataires pour qu’ils fassent valoir leurs droits plutôt que de déménager, et d’une autre campagne contre la discrimination dans le logement qui serait menée par la Commission des droits de la personne, en lui donnant les moyens de vérifier la situation sur le terrain.Certains ont suggéré de créer un formulaire type d’avis d’augmentation de loyer, ce qui n’existe pas présentement au Québec.Et tous ont insisté sur la nécessité d’accélérer la construction des milliers de logements sociaux promis par le gouvernement Pour François Saillant, du FRAPRU, il s’agissait là d’idées d’autant plus intéressantes qu’elles ne provenaient pas du mouvement communautaire mais bel et bien de structures officielles.Il a toutefois déploré qu’au terme de la journée, aucune nouvelle rencontre du comité n’ait été fixée.«Il faut absolument maintenir ce comité de travail pour ne pas avoir à tout recommencer l’an prochain, insiste-t-il.Mais pour le gouvernement, c’est clair: le bi- lan est jnit, on ferme les livres.» Au bureau du ministre délégué à l’Habitation, Jacques Côté — qui a participé à la réunion en matinée —, on indique qu’il s’agissait d’une réunion de travail: aucune décision n’allait donc être prise.Il n’est pas exclu toutefois que le comité se revoie de façon régulière.Bilan En fait, le ministre a surtout retenu de la rencontre d’hier «que les gens étaient satisfaits du plan d'urgence», disait sa porte-parole, Christine Leclerc.«Ils ont trouvé qu’il était bien géré, bien préparé et que le programme de suppléments au loyer était pertinent.» Ce programme permet à un ménage de ne consacrer que 25 % de ses revenus à se loger, le gouvernement comblant la différence.Un millier de ménages ont ainsi réussi à se loger cet été.François Saillant, lui, poussait plus loin l’analyse.«Le comité a dressé un bilan relativement positif de la gestion de la crise du 1” au 5 juillet, et c’est un avis que l’on partage.Mais il reste encore 421 ménages à travers le Québec, dont 278 à Montréal, qui n’ont pas encore trouvé de logements même s’ils sont admissibles au supplément au loyer.» De plus, dit M., Saillant, les problèmes d’hébergement persistent.À Hull, par exemple, cinq ménages logent encore dans un motel.Cette aide, assumée par le plan d’urgence du gouvernement, prendra fin pour de bon le 15 septembre.Que deviendront-ils?s’interroge M.Saillant.Et pourquoi, vu le contexte, ne pas établir un programme d’aide permanent, comme l'ont demandé certains participants?«Le gouvernement répond à ça que c’est maintenant aux groupes communautaires défaire leur part.Mais nous n’avons pas de logements de dépannage et on n’est pas équipés pour donner une telle aide», souligne le militant, qui déplore que, depuis le pic de la crise, on joue au ping-pong avec les gens en les renvoyant d’un organisme à l’autre.¦ ¦ v.:: MM lii Chain culturelle prend 1 » : Pour célébrer sa nouvelle programmation, la Chaîne culturelle de Radio-Canada vous offre 3 CONCERTS EN PLEIN AIR avec Alain Tmdel et ses musiciens.UNE PRODUCTION MUSICALE DE LA RADIO DE RADIO-CANADA */0/i 30* Jardin botanique Complexe d’accueil -«3 */4fi30 Parc Lafontaine Théâtre de Verdure h * Vieux-Port Place des Vestiges K n LE VIEUX-PORT DE MONTRÉAL m Chaîne culturelle Radio-Canada FM .7 Ville de Montréal Événement annulé en cas de pluie Des libéraux souhaitent la tenue d’un congrès à l’automne 2003 PRESSE CANADIENNE Toronto — Certains députés et organisateurs libéraux fédéraux veulent que le congrès à la direction du parti ait lieu avant la date envisagée par le premier ministre Jean Chrétien, qui a annoncé son départ pour février 2004.Iæ président du parti, Stephen LeDrew, a déclaré jeudi au quotidien Toronto Star qu’il s’efforçait de trouver une solution qui satisferait à la fois les libéraux qui veulent un congrès à l’automne 2003 et ceux qui préfèrent attendre le moment annoncé par M.Chrétien.M.LeDrew est confiant que les membres trouveront un compromis et que la campagne à la direction pourra se conclure au congrès national du parti, en octobre ou novembre 2003, trois ou quatre mois avant la date prévue par M.Chrétien pour tirer sa révérence.Le comité de gestion de l’exécutif national du parti tiendra une rencontre à Ottawa le 7 septembre pour discuter de la date du congrès et d’autres questions liées à l’annonçe du départ de Jean Chrétien.A sa réunion prévue en octobre, l’exécutif, qui comprend 58 membres, tiendra compte des recommandations du comité pour déterminer la date du congrès.M.LeDrew dit espérer que les membres du parti parviendront à trouver un terrain d’entente au sujet de la date du congrès avant la rencontre du 7 septembre.L’ex-ministre des Finances Paul Martin, considéré comme le favori pour diriger le parti après Jean Chrétien, a indiqué qu’il était prêt à attendre jusqu’au début de 2004 pour un congrès à la direction.Mais un mouvement se dessine au sein du parti pour avancer la date du congrès.«Plusieurs présidents de circonscription ont fait savoir à l’exécutif national qu’une période de 18 mois était peut-être trop longue et qu’un congrès à l’automne 2003 faciliterait considérablement la tâche au parti et au gouvernement», a déclaré Joe Montana, député de London et partisan de la candidature de Martin.Le NPD crie son indignation PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le ministère fédéral des Finances propose des modifications au crédit d’impôt pour personne handicapée qui auront pour effet de limiter encore plus l’admissibilité, une initiative que les néo-démocrates trouvent cruelle et révoltante.Les amendements proposés permettraient de resserrer les règles de la Loi de l’impôt sur le revenu liées à la capacité des personnes handicapées de s’alimenter ou de se vêtir seules.Ainsi, une personne ne pourra être admissible au crédit d’impôt uniquement en raison de restrictions alimentaires qui l’obligent à consacrer plus de temps qu’à l’ordinaire au choix, à l’achat, à la préparation ou à la cuisson des aliments.11 est proposé que le terme «s'alimenter» soit utilisé pour désigner le fait de mettre des aliments dans sa bouche ou de les avaler.Une deuxième modification aura pour objet de définir le terme «s’habiller» comme le fait de se vêtir ou de se dévêtir.«C’est probablement la chose la plus cruelle que j’aie jamais vu un gouvernement faire», a commenté le député néo-démocrate Peter Staffer.Le crédit, qui réduit l’impôt fédéral sur le revenu des particuliers d’un maximum de 960 $ par année, fait l’objet de débats animés sur la colline parlementaire depuis quelques mois.m\ë de bourses torales Santé Canada sollicite des candidatures pour son nouveau programme de bourses postdoctorales.Ce programme donne aux chercheurs postdoctoiaux très motivés la possibilité de travailler avec d éminents chercheurs de Santé Canada, jusqu'à une période de deux ans, dans un milieu de recherche innovateur qui favorise l'excellence en science pour appuyer la prise de décisions éclairée.L’éventail des disciplines scientifiques offert dans ce programme comprend les sciences biologiques, physiques, de l'environnement et sociales et les domaines de la recherche et de l’analyse des politiques qui traitent de l'importance de traduire les résultats scientifiques en politiques de la santé avisées.Une liste de chercheurs de Santé Canada qui agiront à titre de superviseurs potentiels sera affichée dans notre site Web.Les candidats et les futurs superviseurs élaboreront coniolntement un projet de recherche qui devra être présenté avant le 11 octobre 2002 Ce programme est ouvert aux citoyens canadiens et aux citoyennes canadiennes et aux immigrantjejs admis(es) qui habitent au Canada ou à l'étranger.La candidature de non-Canadiens pourrait aussi être retenue dans des circonstances particulières.Les boursiers postdoctoraux recevront un paiement pouvant atteindre 40000$ par année.Programme de bourses postdoctorales a/s Bureau de l'expert scientifique en chef Santé Canada Édifice Sir Frederick Banting Pré Tunney, Localisateur postal 2202C Ottawa (Ontario) K1A0L2 Canada Courriel: PDF.PBP@hc-so.gcca 1^1 Santé ft ' I Canada Health Canada Canada L E I) E V 0 I R .L E S S A M EDI a I AO Û T ET DIMANCHE I S E I’ T E M B R E 2 Ü 0 2 LES ACTUALITES Dix-huit mois pour agir Les minorités francophones espèrent que Chrétien aura une pensée pour elles Hélène buzzetti DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA C* était à prévoir en annonçant la date de son départ et son désir de laisser un héritage d’ici là, Jean Chrétien a incité tous les groupes d’intérêt à faire valoir leurs priorités.Les communautés francophones hors Québec ne sont pas en reste et pressent le premier ministre de suivre les traces de son mentor Pierre Elliott Trudeau en lançant une vaste initiative en faveur du bilinguisme.Ainsi, beaucoup d’associations francophones du pays invitent M.Chrétien à donner suite au plan de son ministre Stéphane Dion qui doit être présenté au cabinet ces jours-ci.«J’espère que M.Chrétien fera comme M.Trudeau qui en a laissé un [héritage],/espère qu’il aura fait avancer l’élément bilingue au Canada», lance le président de l’Association canadienne-française de l’Alberta, Ernest Chauvet.«Là, il est moins en panique, continue-t-il.H remettra sa démission dans 18 mois.Alors, s’il y a des projets pour faire avancer le bilinguisme qui lui sont présentés, le premier ministre va peut-être dire: pourquoi ne donnerais-je pas une dernière poussée pour faire avancer le bilinguisme avant que je ne quitte?» Daniel Boucher, p.-d.g.de la Société franco-ma- Stéphane Dion nitobaine, opine lorsqu’on évoque un héritage «tru-deauesque».Quand il y a eu la lutte au déficit, rappel-\e-t-\\, «les grandes valeurs canadiennes ont été abandonnées et une de ces grandes valeurs, c’est la dualité linguistique.On aimerait voir m retour à un engagement solide envers la dualité linguistique».Stéphane Dion a été nommé responsable de la coordination du dossier des langues officielles au gouvernement fédéra] en mai 2001.Mais depuis, mis à part quelques déclarations qui ont fait jaser, le dossier n’a pas évolué.C’est que M.Dion aurait appris sa leçon, disent les groupes.«Si M.Dion avait maintenu sa position de septembre dernier et était allé de l’avant, ç’aurait été une très grande déception», soutient Jean-Guy Rioux, président de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick.La dizaine de présidents d’association interrogés font tous valoir que M.Dion semblait avoir, à ses débuts, sa petite idée au sujet du bilinguisme et espérait avancer rapidement.Une idée qui ne plaisait pas tout à fait aux principaux intéressés, et c’est à leur demande que le ministre s’est arrêté, pour d'abord les consulter.M.Dion a entrepris une tour- née pancanadienne qui, disent-ils aujourd’hui, lui a ouvert les yeux.«C’est pour cette raison que ç’a pris un peu plus de temps, lance M.Boucher.C’est un peu notre faute, mais nous considérions que c’était très important que M.Dion écoute nos communautés.» M.Dion s’attardait trop au poids des communautés linguistiques minoritaires et visait l’accroissement du nombre de personnes bilingues au pays, entre autres par les programmes d’immersion.«M.Dion est un académique, alors c’est normal qu’il voit dans l’éducation beaucoup de solutions.Mais il faut d’abord s’occuper des regroupements minoritaires», indique Jean-Marc Aubin, de l’Association canadienne-française de l’Ontario, qui fait valoir que les besoins des francophones de souche seront toujours différents de ceux dont le français devient la langue seconde.D’autres ajoutent que les programmes d’immersion ont été une calamité pour les enfants francophones hors Québec parce qu’ils n’étaient pas assez sollicités intellectuellement en classe et «s’éteignaient» rapidement Le ministre en a étonné d’autres en laissant entendre que toutes les provinces canadiennes devraient s’inspirer du Nouveau-Brunswick et se déclarer officiellement bilingues.«J’ai été le premier à me dire que le gouvernement fédéral n’était pas en position de faire la leçon à personne, lui qui, avec toutes ses lois, n’arrive pas à les faire appliquer», dit Claude Provencher, de la Colombie-Britannique.Martin Murphy, du Quebec Community Groups Network, fait de son côté valoir qu’il a fallu à la minorité anglophone du Québec travailler pour faire comprendre que tous les anglophones du Québec n’ont pas les services dont jouissent leurs amis montréalais.«La situation de bien des anglophones hors Montréal s’apparente à celle des francophones hors Québec.» M.Dion a donné un aperçu de son plan d’action en juin dernier devant tous les représentants de la minorité francophone réunis au Yukon.Il ne reste plus qu’à y mettre la dernière main et, surtout, à le faire approuver par le cabinet II a laissé entendre que les titulaires de postes bilingues dans la fonction publique devraient être bilingues pour se qualifier et non le devenir en cours de mandat D a aussi parlé de favoriser les programmes à la petite enfance dans la langue des minorités.«On se croise les doigts pour que le cabinet approuve ce plan parce que nous sommes enchantés par ce qu’il y a dedans», laisse tomber M.Provencher.Jean Chrétien CHAIRE DE RECHERCHE DU CANADA EN GESTION DES OPÉRATIONS DE PAIX ET DE SÉCURITÉ UNIVERSITÉ LAVAL La Faculté des sciences de l'administration (http://www.fsa.ulaval.ca/) et l'Institut québécois des hautes études internationales (IQHÉI) (http://www.ulaval.ca/iqhei/) de l’Université Laval, sollicitent des candidatures à une Chaire de recherche du Canada de niveau I (senior) dans le domaine de la gestion des opérations de paix et de sécurité.Le programme de Chaire de recherche du Canada a pour objectif de permettre aux universités canadiennes de promouvoir l'excellence en recherche et de jouer un rôle plus actif dans l'économie mondiale du savoir à titre de centres d'excellence en recherche de classe internationale.Les candidats potentiels sont invités à consulter le site Internet du programme (http://www.chairs.gc.ca) pour obtenir des informations complètes sur les critères de sélection.> Spécialités de recherche et d'enseignement Le ou la titulaire de la chaire devra être en mesure de développer un programme de recherche dans au moins une des spécialités suivantes : • Gestion des opérations de maintien de la paix et de sécurité • Gestion des interventions humanitaires et de secours • En situation d'opérations de maintien de la paix et de sécurité ou d'interventions humanitaires et de secours : - Gestion des ressources humaines dans un contexte multiethnique et multiculturel - Développement du leadership et du travail en équipe - Gestion de l'information et des communications - Gestion de projet, logistique et gestion des ressources matérielles - Économie de la défense, gestion des ressources financières et comptabilité de gestion Il ou elle devra participer à des activités de recherche et d'enseignement qui s'inscriront dans le cadre des activités de l'IQHÉI.> Exigences académiques Les candidats et les candidates devront détenir un doctorat dans une discipline pertinente (administration, relations internationales, science politique, économie ou une discipline connexe).Ils ou elles auront publié des travaux de recherche exceptionnels et novateurs ayant eu une incidence importante et leur ayant valu une reconnaissance internationale comme chef de file dans le domaine.Ils ou elles auront démontré un rendement supérieur pour ce qui est d'attirer et de superviser des étudiants aux cycles supérieures et des stagiaires postdoctoraux.> Langue d'enseignement Français (le professeur qui n’a pas le français comme langue maternelle doit acquérir une connaissance fonctionnelle du français dans un délai de trois ans).Outre le salaire prévu par la convention collective et les avantages sociaux afférents, le titulaire d'une Chaire de recherche du Canada peut bénéficier d’une prime salariale et d’un budget de recherche à être négociés au moment de l'entrée en fonction.> Échéancier Les candidatures seront traitées au fur et à mesure de leur réception, jusqu'au 15 octobre 2002.L'entrée en fonction pourra se faire à partir de la session d'hiver 2003.Faire parvenir une lettre de mise en candidature détaillée et un curriculum vit* à : Monsieur Bernard Garnier, doyen Faculté des sciences de l'administration Université Laval (Québec) Canada G1K 7P4 ?lin UNIVERSITE LAVAL AiijoiiixITiui^icKv.domain le iimuIo.Mission suicide contre les kamikazes ?Le 11 septembre, un commandant de l’armée américaine a songé à envoyer des chasseurs contre les avions détournés ROBERT BURNS ASSOCIATED PRESS Washington — Quelques instants après les attentats du 11 septembre 2001, un commandant de la défense aérienne américaine a songé à envoyer des pilotes à bord de chasseurs non armés pour percuter les autres avions qui risquaient d’être détournés.Aucune mission de ce genre n’a été ordonnée, et le commandant en question, le colonel Robert Marr, n’a pas non plus demandé à ses supérieurs du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord de l’autoriser à donner de tels ordres.«C’est une idée qui lui a traversé l’esprit», a déclaré la porte-parole du colonel Marr, la lieutenant-colonel Kacey Blaney.Trois appareils avaient déjà frappé le World Trade Center et le Pentagone, et un autre s’était écrasé en Pennsylvanie, lorsque le colonel Marr a pensé à cette solution, alors que lui-même et ses collaborateurs tentaient de décider de quelle façon ils allaient gérer cetfe crise sans précédent A ce moment, on ignorait combien d’avions seraient détournés.Le colonel Marr savait que seulement quatre chasseurs armés étaient disponibles dans le secteur dont il était responsable.Le colonel Marr et ses collaborateurs réqnis au centre de commandement de Rome, dans l’Etat de New York, ont réalisé qu’ils pourraient utiliser des chasseurs non armés à diverses fins, pour des mis- sions d’observation ou peut-être même comme béliers pour percuter les avions, a expliqué la lieutenant-colonel Blaney.Chasseurs détournés Ignorant combien d’attaques risquaient de suivre celles qui avaient été dirigées contre le World Trade Center et le Pentagone, le colonel Marr a fait dévier de leur trajectoire des chasseurs non armés de la Garde nationale aérienne du Michigan, qui étaient en mission d’entraînement dans le nord du Michigan au moment des attentats.Ils ont été libérés après l’écrasement du quatrième avion détourné eq Pennsylvanie.I>e fait que les Etats-Unis aient eu un nombre réduit de chasseurs armés en service le 11 septembre reflétait le fait qu’aprés la guerre froide, les attaques aériennes étaient considérées comme peu probables.De plus, l’armée américaine n’avait jamais eu à se défendre contre une attaque aérienne au pays.Pendant plusieurs mois après le 11 septembre, des patrouilles aériennes de combat ont survolé continuellement Washington et New York.De telles patrouilles sont maintenant périodiques, et des chasseurs restent en alerte un peu partout au pays.Dans sa déclaration d’hier, le colonel Marr précise qu’il était de sa responsabilité de prendre certaines mesures, si extrêmes fussent-elles.«Un aviateur auquel on demande défaire le sacrifice ultime pour défendre son pays n’est pas différent du soldat qui débarquait sur les plages de Normandie», a-t-il commenté.uqam-ca Deux fois bravo ! L'UQAM félicite ses professeurs lauréats des Prix d'excellence en enseignement et en recherche décernés par l'Université du Québec.Chacun de ces prix est doté d'une bourse de 25 000 $.Jean-François Chassay Professeur Département d'études littéraires Prix d'excellence en recherche Yves Mouffette Professeur Département des sciences biologiques Prix d'excellence en enseignement La contribution de Jean-François Chassay à la recherche littéraire et intellectuelle au Québec est majeure.Auteur, théoricien, critique littéraire,il se passionne notamment pour les littératures américaine et québécoise, l'interaction entre culture scientifique et culture littéraire et le roman urbain.Pédagogue exceptionnel, Yves Mauffette a contribué à implanter une méthode novatrice en sciences biologiques qui suscite l'intérêt de plusieurs universités ici et à l'étranger.Cette approche pédagogique, l'apprentissage par problèmes ( APP), place l'étudiant au centre de sa propre formation, dans de petits groupes étroitement supervisés par un professeur-tuteur.L'UQAM est fière de la contribution de ses professeurs au développement de la société.> Faites plus amples connaissances UQÀM • • Jühl Sii ¦r ¦¦ 1” a ¦y.-.'.y.-.v.y jV,y>-.v,.Vi || I I J | m" M U Pour remercier notre fidèle clientèle aUJi
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