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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2002-08-31, Collections de BAnQ.

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L E I) E V 0 I R BIOGRAPHIES Woolf, Joyce et Austen Page D 3 L E S S A M E I) I 3 A O 11 T E T I) I VI A N (1 H t 1 , K S E I* T E M B R E 2 0 0 2 LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE L’or du roi Page D 5 ?LE DEVOIR «- .»/ m ï JACQUES GRENIER LE DEVOIR Entrevue avec Philippe Djian Un styliste libre JOHANNE JARRY Paris — Nous avions l’air de conspirateurs, tous deux vêtus de noir, presque collés l’un à l’autre dans une encoignure de terrasse, face aux jardins du Luxembourg.Le froid de ce jour-là, mais aussi la surdité (l’oreille droite) de Philippe Djian, nous obligeait à cette intimité pour parler de son polar Ça, c'est un baiser, qui a paru cet été chez Gallimard.A quoi fait penser le nom de Philippe Djian?Parions que la réponse sera 37,2 le matin.Publié en 1985, traduit en 16 langues, vendu à plus de 500 000 exemplaires, ce roman doit aussi son phénoménal succès à l’adaptation cinématographique de Jean-Jacques Beinex.Grâce au film, des milliers de lecteurs dévorent les livres de Djian, qui sera, pendant les années 80, hissé au rang d’auteur-culte.En 1993, il change d’éditeur, entre dans la prestigieuse collection blanche de Gallimard.«Maintenant, on me nomme président de ceci, de cela», dit-il avec un drôle de sourire.Comment se sent-il dans la peau d’un président de jury d’un prix littéraire?«Ça me fait rigoler.» Ne se sent-il pas un brin récupéré?Djian hésite, allume une cigarette.«Je ne sais pas.Dernièrement, quelques grands auteurs sont venus me dire qu’ils aiment John Fante, eux aussi.» Aurait-il contribué à rendre ses collègues français plus souples au chapitre de la langue?«Depuis la sortie de Vers chez les blancs, il y a deux ans, les jeunes écrivains comme Virginie Despentes disent qu’ils me doivent d'avoir ouvert le chemin.Im littérature française change, s’assouplit.Je me sens moins seul.» Pourtant, pendant les années 90, plusieurs ont cru que Djian perdait la main.Rumeur démentie avec la parution de Vers chez les blancs, un roman pornographique qui refuse de prendre la femme pour un objet La critique applaudit au retour du rebelle dans l’arène des lettres françaises.Djian renoue avec ses fans avec cette histoire qui est d'abord celle d’un écrivain has been relégué aux rôles de nègre pour un jeune auteur prometteur et d’amant inventif pour la femme de Celui-ci.Bien que différent, son dernier roman rappelle le précédent.«Je vais tout vous expliquer», répond Philippe Djian, visiblement disposé à tirer cette histoire au clair.«C’est le passage à la cinquantaine.Avec la publication de la trilogie [Assassins, Criminels, Sainte-Bob], les gens ont commencé à trouver que ce que je faisais était compliqué.Pourtant, fêtais content du résultat.VOIR PAGE D 2: DJIAN è .V > » Pt WÊÊÊBÊÊÊÊÊÊ ' 1 ' *r t .m1 8§1 Ét Ilifi Edward Hopper, Lighthouse HUI, huile sur toile, collection Dallas Museum of Fine Arts mm.: Hé MS nathan Franze C’est l’Amérique moderne.Fugace comme la valeur d’un titre en Bourse, comme l’effet d’un médicament, Prozac ou Viagra, dans le corps humain.Une Amérique construite sur les vestiges d’un puritanisme dépassé, mais dont les tentatives de réinventer le monde ont mené à un cul-de-sac.Une Amérique dont les enfants, affranchis par les années 60 et 70 et partis vivre à New York ou à Philadelphie, se réfugient encore, parfois, chez leurs parents ultracon-servateurs du Midwest.CAROLINE MONT P EXIT LE DEVOIR Faut-il pleurer?Faut-il en rire?C’est la question qu’on se pose en refermant Les Corrections, ce pavé touffu et délideux de 700 pages, signé de l’écrivain américain Jonathan Franzen, qui paraît cet automne chez Boréal (en librairie le 4 septembre), traduit en français par Rémy lambrechts.Dès sa parution aux Etats-Unis l’année dernière, cette vaste fresque d’un Balzac moderne a fait parler d’elle.D'abord parce que son auteur, écrivain jusqu’alors obscur âgé d’un peu plus de 40 ans, a refusé de se produire au célèbre talk-show de la non moins célèbre Oprah Winfrey, avant que celle-ci n’abandonne le club littéraire qui faisait pourtant exploser les ventes des livres des écrivains invités.Pour justifier sa décision, Franzen expliqua qu’il n’était pas sûr que son roman, à mi-chemin entre la grande fresque familiale et la réflexion sociale, soit à sa place dans le créneau des romans plus «sentimentaux» prisés par la reine Oprah.On le traita de tous les noms, de «petit con» et de «snob narcissique».H tint bon.Avec comme résultat que Les Corrections s’est déjà vendu à un piillion d’exemplaires aux Etats-Unis seulement et qu’il est présentement traduit en plusieurs langues.la vérité est en fait que Jonathan Franzen a relevé un pari lancé par lui-même, cinq ans plus tôt, dans les pages du magazine new-yorkais Harper's.Le pari d’écrire un roman social qui colle autant au drame des personnages qu’à l'univers social dans lequel ils évoluent.Dans ce texte de Harper’s intitulé «Perchance To Dream - In The Age Of Images, A Reasoif To Write Novels» (Rêver, peut-être - A l’ère des images, une raison d'écrire des romans), Franzen décrétait que le roman social engagé était mort, tué par la télévision.Pour le tirer de cette impasse, il se proposait de traiter d’émotions intimes tout en reflétant le vaste monde et d'allier, dans un même livre, la culture et l’information.la barre était haute, et Franzen a la joie de constater aujourd’hui qu’il a été à la hauteur de ses ambitions.Dans son roman, solitude, confusion sexuelle, ultra- C’est un livre qui donne des petits coups de griffes qui mettent un peu mal à l’aise conservatisme se détachent sur fond de matérialisme larvé, de délits d’initiés, de fraude virtuelle et d’abus de médicaments.En parcourant cette fresque américaine, on est aussi bien pris par l’intrigue, qui réunit les personnages, qu'indigné par la société dans laquelle ils évoluent L’Amérique incarnée dans ses personnages, c’est l’Amérique moderne, une Amérique minée par les fluctuations boursières et la fraude, dont les citoyens surconsomment toutes sortes de médicaments parce qu’ils n'acceptent aucune imperfection, qu’elle soit de nature psychologique, financière ou physique.C’est aussi cette Amérique qui croit encore au bien-fondé de la peine de mort une Amérique que l’on voit, que l’on côtoie tous les jours, une Amérique qui fait un peu peur et que Franzen a superbement résumée en quelque 7(10 pages dont toutes valent la peine d’être lues.Chip, le personnage des Corrections qui ressemble sans doute le plus à Franzen, est un professeur de littérature à tendance marxiste, le seul homme de son département à avoir enseigné les études féministes.11 est cependant viré de l’université pour avoir couché avec une étudiante qui le harcelait.Déprimé et sans le sou, fignolant sans relâche un scénario invendable, il s’embarque pour la Lituanie où il s’attarde à escroquer de riches victimes via un site Internet de pacotille.Denise, sa sœur, est chef cuisinier, mais sa bisexualité, difficile à avouer à des parents réactionnaires, lui vaut à elle aussi de perdre son emploi, d’autant plus que son amant et son amante sont respectivement son patron et l’épouse de son patron.Gary, enfin, leur frère aîné, est banquier, poussé au seuil d’une dépression qu’il nie catégoriquement, marié à une riche héritière intraitable qui refuse de l’accompagner à Noël chez une belle-mère qu’elle déteste.Cette bande dépareillée est née d’un couple de Saint-Jude (lire Saint Louis, Missouri), dont la mère, femme au foyer, obsédée par la fête de Noël et par la réussite financière, a de plus en plus de mal à vivre avec son mari, Alfred, affligé d’une maladie de Parkinson doublée de symptômes d’alzheimer.Vous vous y reconnaissez?«C’est un livre assez féroce, parce qu’il n ’est pas du tout caricatural, reconnaît Rémy Lambrechts, le traducteur de l’œuvre en français, qui paraîtra simultanément en France, aux Editions de l’Olivier.C’est un livre qui donne des petits coups de griffes qui mettent un peu mal à l’aise.N’importe qui de plus de trente ans peut se retrouver dans les travers ou les impasses de l’un ou l’autre de ces personnages.» Les «corrections» du titre, ce sont d’abord celles que les enfants d’une famille essaient, en vain, d’apporter à la trajectoire du clan.Mais ce sont aussi les corrections qui indiquent la chute des valeurs en Bourse, ou encore les corrections disciplinaires que l'on impose à ceux qui s' avant dernier texte de ce pe-' tit livre trapu est d’André Green et s’intitule Pourquoi le mal?Le dernier texte, très court, de Claude Lanzmann, y répond presque: il n’y a pas de pourquoi au mal; il est obscène de chercher à comprendre et à expliquer le mal de la Shoah.Mais Green avait prévu: «dire que le mal est sans pourquoi ne dispense pas de poser la question».Ni de s’interroger sur les formes, les sources, les aléas du mal.la réflexion est profonde.Dix-huit penseurs venus de tous horizons s’y penchent, réunis par un argument fort intéressant élaboré par des psychanalystes, sous la direction de J.-B.Pontalis.Partant de la «banalité du mal», selon l’expression dllanna Arendt, et du mal comme trait indestructible de l’homme, tel que le reconnaît un Freud pessimiste, plusieurs figures obligées se présentent Du cancer comme malignité du vivant, à la figure du rat et de son chasseur1 (De M’Uzan), on en vient au méchant, au crime et à rappeler les tentatives, à travers l’histoire, de lier les malformations du corps à celles de l’esprit.Avec le risque des mesures, des normes et de la barbarie qui s’érigent souvent au nom de la civilisation.Impossible d’éviter le diable, Satan, «le Dieu devenu démon», l’Inquisition et ses bûchers, le péché: bon nombre d’auteurs théologiens.s’y attaquent.De quel mal parle l’Eglise?Certains écrits des saints sont repris.La réflexion, ici aussi, bute sur le pessimisme: «Le démoniaque est le puits sans fond d’un mal dont nous savons désormais qu’il ne s’intégre pas à la raison, qu’il ne se convertira pas en bien».L’examen de la malignité conduit à celui de la perversion.La psychanalyse, à la fois sollicitée et souvent rendue impuissante, tente d’établir un rapport nouveau avec ces questions.Monique David-Ménard, à partir de la clinique de la passion, de l’amour et de la jouissance, donne un texte riche qui insiste sur la dimension du désir solipsiste face à l’autre, mis à mal dans la perversion.Jean Clair aborde la vision de l’épouvante dans les représentations du mal.Edmundo Gomez Mango, quant à lui, avec «Im mauvaise langue», voyage de Baudelaire à Jonathan Swift, pour retracer le malin dans les mots, les idiomes, les formes du langage.Le mal se reconnaît comme un excitant intellectuel, ESSENTIEL CELEBRATION D’UN MARIAGE IMPROBABLE ET ILLIMITÉ Eugène Savitzkaya Editions de Minuit Paris, 2002,92 pages A peine un roman, cette courte variation en prose met plutôt à l’épreuve la langue, si particulière, d’Eugène Savitzkaya.Il ne s’agit pas non plus d’un mariage, comme l’indique le titre, mais bien d’une lente montée de la voue et du corps.Ainsi, Célébration d’un mariage improbable et illimité commence par une suite de questions étourdissantes face à la présence au monde: «Sommes-nous ensemble?Partirons-nous ensemble?Qui sommes-nous ensemble?» I>e reste n’est jamais vraiment une histoire, puisque cette narration très libre s’entête à nommer les témoins, les actes, de même que le bourdonnement des tribus qui participent à ces noces.Un chœur de convives en suit un autre, la parole de la femme et de l’homme se fait entendre, l’énumération se poursuit telle la clé d’un mystère enfoui.Le témoins viennent ensuite répondre aux interrogations de cette fête au sens multiple: «Pendant le sifflement des questions, un homme parmi les amvives: je voudrais me baigner dans ton sang, a-t-il osé proférer, et il le voulait et elle l’a cru, saignant chaque mois un abondant sang roux comme il pleut, comme il neige, comme il fait nuit.» Accumulant les ruptures ainsi que les répétitions, cette Célébration d’un mariage improbable et illimité met en scène un bien étrange bestiaire qui passe du comique au vertige de l’existence.David Cantin FRANÇOIS CHARRON Obéissance par le chaos OBÉISSANCE PAfi le chaos Voici le recueil d’une étrange aventure spirituelle.LES HERBES ROUGES / POESIE affectif, créatif même; nourri de haine, il mène à des agirs destructeurs et autodestructeurs.Vu comme une manifestation de la déliaison des pulsions, il oblige la psychanalyse à regarder les maladies de l’âme, non seulement à la lumière de la sexualité (ce à quoi l’hystérie l’a habituée), mais également sous le sombre éclat de la mort.La psychanalyse serait-elle, comme le suggère Green, «dépassée par les effets du mal dans nos sociétés actuelles»?Mais qui ne l’est pas?L’obscénité de la Shoah nous le rappelle.Les événements plus récents aussi.La très vieille question du mal ne saurait pourtant cesser de se poser.Malgré le peu de réponse qu’elle rencontre.Ce recueil de textes fut, à l’origine, le numéro 38 de la Nouvelle Revue de Psychanalyse.D’abord paru en automne 1988, il reste d’une brûlante actualité.L’enfant entre rêve et pensée Une nouvelle revue de psychanalyse voit le jour en France.Nouvelle, mais succédant à une forme précédente parue chez Autrement Après les 11 numéros du Fait de l'analyse, l’équipe, avec ajouts et retranchements, réunie autour de Michel Gribinski, repart au Mercure de France, avec penser/rêver.Le premier numéro, L’enfant dans l’homme, est varié, ouvert, disséminé comme le pollen qui constitue une de ses sections.Jean Imbeault raconte, dans un très beau texte, le rêve, le rêveur et le souvenir du rêve.J.-B.Pontalis, installé dans sa libre chronique, aborde avec Frankenstein, Dr Je-kyll, Dr Moreau et Freud, «la fabrique clandestine de l’inhumain».Texte étonnant sur les créateurs et leurs créatures: figures de la monstruosité.Dans le corps du thème, sous toutes les facettes, tous les tracés et les contours de l’infans, une réflexion des plus passionnantes de Danielle Marguati-tat.Elle aborde la question de l’envie du pénis chez la petite fille.De quoi secouer de vieilles idées.Et de laisser aux filles l’accès à cette envie qui évite le déni de la castration et devient source de créativité.Désir féminin et non refus de la féminité: de quoi reprendre l’alphabet des notions freudiennes.Idées nouvelles et reprise inlassable des interrogations: livre et revue posent des questions essentielles, inépuisables.Qui traversent le temps.Aident à penser et, parfois, à mieux vivre.LE MAL Sous la direction de J.-B.Pontalis Gallimard, «Folio essais» Paris, 2002,442 pages PENSER/RÊVER, LE FAIT DE L’ANALYSE Numéro 1 Mercure de France Paris, 2002,268 pages '4.Le camp de concentration d’Auschwitz.F1SHMAN-CORBIS RETTMAN En direct d’Auschwitz SOPHIE POULIOT Indéniablement, l’Holocauste n’a pas fini de faire couler de l’encre.Une pléthore de films, surtout européens, explorent chaque année ce sujet, de même que des livres, des séries télévisées et des pièces de théâtre.Or, même si la qualité artistique varie d’une production à l’autre, le public est toujours aussi bouleversé par ce qu’on lui montre.Dans le cas du récit du journaliste allemand Thilo Thielke, c’est exactement ce qui se produit Le lecteur se voit raconter une nouvelle fois les sévices imposés aux juifs et aux partisans de la résistance dans les camps de concentration et arrive à peine à croire à tant d’inhumanité, de cruauté.Le propos A’Un amour à Auschwitz est donc très émouvant d’autant qu’il repose sur une histoire vraie; cependant la qualité littéraire de l’œuvre laisse à désirer.D’entrée de jeu, il convient de mentionner qu’Un amour à Auschwitz est écrit bien davantage comme un reportage qu’à la manière d’un roman.L’auteur, qui s’est entretenu avec les deux protagonistes de cet amour interdit ainsi qu’avec plusieurs autres survivants, les cite au fil du récit.Celui-ci est bien documenté, le journaliste ayant mené une enquête approfondie avant de se mettre à la rédaction de son ouvrage, et il est même illustré de quelques photos, mais sa forme s’avère plutôt frustre.Aucun effort de style, aucune image, aucune invitation à la réflexion, que des phrases, plus ou moins bien ficelées, rendant compte de faits.Et la traduction n’a sans doute pas aidé le texte à gagner en beauté.Compte tenu de cette lacune formelle, tout l’intérêt du livre repose sur l’histoire qu’il raconte.Cette histoire est celle du jeune étudiant polonais, Jerzy Bielecki, arrêté par les SS alors qu’il tentait de joindre l’armée polonaise de la résistance, établie au-delà de la frontière hongroise.Il fut du premier convoi des prisonniers envoyés à Auschwitz.Il y vécut d’abord une succession ininterrompue d’humiliations, de sé- vices et de tortures.Puis, les années passèrent et entre les expérimentations du docteur Entress, qui lui inocula le typhus, et une sous-ali-mentation chronique, Bielecki arrive à survivre, se voyant confier des tâches moins exténuantes que les autres (du travail de bureau, par exemple), réservées aux prisonniers politiques et souvent attribuées aux plus anciens d’entre eux.C’est au cours de sa dernière affectation, alors qu’il dirige l’équipe de l’entrepôt à grains, qu’il rencontre Cyla Cybulska, une des rares juives à qui leur beauté et leur santé valurent d’échapper à l’extermination immédiate.Avec neuf autres prisonnières à l’étoile jaune, celle-ci recoud les sacs employés pour le transport des grains cultivés dans le camp.Si la grâce de Cyla l’a jusque-là exemptée de la mort, Jerzy, qui s’en est épris au premier regard, sait bien que lès jours de cette femme sont comptés.C’est pourquoi, en 1944 — pour sa part, il est désormais à peu près convaincu de survivre à Auschwitz —, il concocte un plan d’évasion.Hélas, les deux évadés, s’ils arrivent à s’enfuir et à survivre à leur fuite, seront peu après séparés.Ils se retrouveront 39 ans plus tard.D est marié et père de trois enfants, elle est veuve et propriétaire d’une bijouterie à Brooklyn.Deux destins, où la réalité dépasse la fiction, se sont croisés et recroisés quatre décennies plus tard; l’histoire vaut certes d’être racontée.On la lira pour son indéniable intérêt, pour en apprendre davantage sur les camps de concentration et sur les horreurs qu’on a fait subir à des êtres humains, sur les forfaits perpétrés au même moment par l’armée russe, censée sauver la Pologne du joug nazi, mais il ne faut pas s’attendre pour autant à un grand morceau de littérature.UN AMOUR À AUSCHWITZ Thilo Thielke traduit par Nicole Barry Libre Expression Montréal, 2002,232 pages REVUE possible ÆÊL AUTOMNE 2 possible M VO.UMK I» M«*f*>* WMNI m VOLUME 26.NUMÉRO 4 0 0 2 Il n’est guère de sujet qui suscite ces années-ci de controverses plus enflammées que la mondialisation.Pour éviter que le débat se sclérose dans des anathèmes réciproques paralysants.l’État québécois entend confier à un « observatoire » la cueillette de données sur le phénomène.Mieux informés, nous ne serons pas dispensés pour autant de prendre position, mais astreints à une rigueur exigeante dans l’argumentation.En vue de contribuer à ce débat, inquiets de ce qu’il advient des cultures au moment où elles sont livrées à la logique impitoyable de la marchandise, nous avons voulu dans ce numéro dépasser le simple réquisitoire pour soumettre à des analyses et évaluations approfondies les menaces, les résistances déjà à l’œuvre et tes stratégies à privilégier pour concilier l’ouverture au monde et la promotion de la diversité.LANCEMENT EN MUSIQUE le jeudi 12 septembre.17h30 à 19h30 au théâtre Les Deux Mondes.7285.rue Chabot (métro Fabre) Renseignements : (514) 529-1316 Abonnement ESSAIS ET ANALYSES Ça n'a rien à voir avec la mondialisation - Entrevue avec Daniel Meilleur PIERRE MACDUFF Le mur du son RÉJEAN BEAUCAGE Pour une action alternative à la mondialisation culturelle FRANCINE COUTURE La culture québécoise résistera-t-elle à la globalisation?GABRIEL GAGNON Industrie de la culture ou culture de l’industrie : un questionnement inconfortable CLAIRE SAB0URIN Afrique noire, cultures et mondialisation économique LAMINE DIEHDI0U Les défis linguistiques de la globalisation ARNAUD SALES Entre la terreur de la censure et l’obsession du dollar ELENA STEF0I La diversité culturelle en question ÉRIC GEORGE Cultures et gouvernance : le droit à la différence JEAN TARDIF Avec quels yeux ?DOMINIQUE GAUCHER FICTION Parfois, on ne sait plus JACQUES FOURNIER (Coupure JACQUES GAUTHIER DOCUMENT Le 11 septembre des intellectuels québécois JACQUES PELLETIER Nom Adresse _________________________________________________ Vit!» ___________________________________________________ Provint»____________________________;____________________ Occupation ______________________________________________________________________________ Ci-joint chèque ou mandel-potte de 25 $ pour un abonnomont à quatre numéros i compter du numéro Code postal Téléphone Ce numéro ¦ 61 Ce numéro par II poste : 101 Abonnemsnl individuil : 251 Abonnomont individuil pour 2 ins : AS t Abonnomont do ooutim : At t Abonnomont institulionnol : 401 Revue Possibles 5070.rut dt Lanaudière Montréal.Québec H2J 3R1 (Ævi< librairie ?bistro BISTRO DES DIZAINES D’ÉVÉNEMENTS DES MILLIERS DE LIVRES 5219, Côte-des-Neiges Métro Côte-des-Neiges Tél.: 514*739'3ù39 Fax : 514.739.3630 service® librairipolivieii.com t i S K l> T E M B K K 2 0 0 2 D 8 K I) E V (UR.L E S S A M E I) I 3 1 AOÛT E T I) I M ANCHE I "B Livres ^ LITTÉRATURE La mort avec JEUNESSE un sounre CAROLE TREMBLAY Au Québec, mis à part pour quelques bibliothécaires éclairés, elle est pratiquement inconnue.Pourtant, en Grande-Bretagne, où elle est née et vit, elle M partie des dix auteurs les plus appréciés du public, tous genres confondus, selon une enquête menée en 2000 à l’occasion de la Journée mondiale du livre.Et cette adhésion populaire n’est pas qu’un effet de mode, puisque Jacqueline Wilson a écrit plus 70 romans, traduits en 18 langues, avec lesquels elle collectionne prix et mentions.«Un auteur à ce point formidable, c’est grisant!», a dit d’elle Philip Pullman, le créateur de la fascinante trilogie À la croisée des mondes.C’est Gallimard jeunesse qui nous l’a fait connaître en français.Une demi-douzaine de ses œuvres sont déjà inscrites à leur catalogue.Jacqueline Wilson a le chic pour écrire des histoires émouvantes, sur des réalités actuelles, avec juste la dose d’humour nécessaire pour éponger la petite larme qui ne manque jamais de pointer au fil des pages.(Bien que ma fille et moi admettions avoir exceptionnellement utilisé un ou deux mouchoirs en lisant Maman, ma sœur et moi, qui raconte l’histoire de deux fillettes nées de pères différents, élevées par une mère célibataire à la santé mentale précaire.) Jamais mélos, jamais simplistes, ses intrigues riches abordent des sujets graves d’une manière qu’on pourrait presque qualifier de réconfortante.A la semaine prochaine parle des grandeur^ et misères de la garde partagée, A nous deux, du fait d’être jumelles.Les deux derniers titres traduits en français, Ma chère momie et Mon amie pour la vie, traitent de la mort.Ça n’a pas l’air gai, comme ça, mais on ne s’y ennuie pas, loin de là.Dans Ma chère momie, une fillette, orpheline de mère, voit mourir la vieille chatte qui a£>par- îilustlV (IAT tenait à sa maman.Cet événement survient au moment où,,en classe, la maîtresse parle des Egyptiens, de leur fascination pour les félins et de leur étonnante façon de préserver leurs morts en les momifiant.Il n’en faut pas plus pour convaincre Sofia de tenter secrètement l’opération sur la défunte chatte.Un drap grossièrement déchiqueté, des sels de bain, et voilà Mabel momifiée maison, à l’insu des grands-parents, bien entendu.Mais de cachette en mensonge, et de gaffe en erreur, le chat sort finalement du sac, c’est le moins qu’on puisse dire.Mon amie pour la vie s’adresse à un public plus âgé et aborde la mort plus directement.Jade et Vicky, deux adolescentes, sont les meilleures amies du monde.Elles sont inséparables depuis que Vicky a eu l’étrange idée de vider son arrosoir de plastique sur la tête de Jade dans le petit bassin de la garderie.Quand elle voit son amie se faire happer par une voiture sous ses yeux, Jade est non seulement profondément bouleversée, mais totalement déstabilisée.Amputée de sa nécessaire moitié, la jeune fille ne sait plus vers qui ni vers quoi se tourner pour surmonter l’épreuve.C’est pourquoi elle voit avec soulagement sa meilleure amie revenir sous la forme d’un fantôme.Au début, Jade est soulagée: Væky est là, de nouveau, avec elle.Mais cette présence devient bientôt un peu trop envahissante.De l’au-delà où elle se trouve, Vicky commande, exige et menace selon ses caprices, sans égard pour la réalité concrète de Jade.On comprend, au fil de la lecture, que la relation des deux jeunes filles était de cette eau.La forte personnalité de Vicky écrasait la timide Jade, lui imposant ses goûts ,et désirs, comme des diktats.A travers le deuil de son amie, Jade fait aussi la conquête de sa propre identité, de ses vrais envies, de ses vrais besoins.Deux nouveaux titres de Jacqueline Wilson paraîtront cet automne, Poisson d’avril, en Folio Junior, et Lulu bouche cousue, en Folio cadet MA CHÈRE MOMIE Jacqueline Wilson Illustrations de Nick Sharratt Gallimard jeunesse, coll.«Folio cadet» Paris, 2002,111 pages.A partir de Sans.MON AMIE POUR LA VIE Jacqueline Wilson Gallimard jeunesse Paris, 2002,177 pages BÉDÉ Violences et dédales Andreas exige des lecteurs DENIS LORD TJeroic fantasy», cyber-"Xlpunk, politique-fiction, l'ambitieuse et plus récente série signée Andreas joue dans les pla-tebandes de genres dits populaires, mais la complexité narrative coutumière de l’auteur n’en exige pas moins du lecteur une attention soutenue, méticuleuse.Ark, c’est le nom qu’ont donné les scientifiques du centre de recherche White Dust à un humanoïde vieux de plusieurs milliers d’années, découvert au fond de l’océan.La créature est toujours vivante et ce qui lui tient lieu de cerveau contient un univers parallèle.Les scientifiques décident de l’explorer en y projetant cinq embryons vieillis artificiellement et dotés de personnalités fictives.Pourquoi envoyer des êtres imaginaires dans un monde parallèle, j’avoue que je n’en vois pas l’utilité, alors que le prix du beurre ne cesse d’augmenter et que Jung a désexualisé la libido.Mais les auteurs de bandes dessinées ont parfois des idées étranges et, après tout, c’est pour ça qu’on les paye, aussi chichement que ce soit.Toujours est-il qu’alors que White Dust est l’enjeu de luttes entre la CIA, le Pentagone et un groupe paramillitaire dirigé par les ultra-cathos du Lord’s Light, les cinq embryons, ignorant tout des manipulations dont ils sont l’objet, se retrouvent dans le monde d’Ark.La planète est hautement hostile, habitée par différentes peuplades fort éloignées l’une de l’autre morphologiquement, politiquement et religieusement.Travis Black, un professeur aveugle, est perçu comme un envoyé des dieux par les Démites, un peuple qui, en raison de son immortalité, a décidé d’éliminer ses femmes.Pendant ce temps, Pascoe Montana, doté d’une personnalité psychopa- V S?tique, après avoir éliminé le Maître des Esprits, tente de renverser pour son propre profit le tyran Racken, dont le pouvoir de guérison et de destruction est créé par l’ingestion d’un insecte appelé «orcic».Vous me suivez jusqu’ici?Moi non plus! Violences et dédales Le récit d’Andréas {Capricorne, Cromwell Stone) s’avère singulièrement violent.Déjà, dans leur biographie fictive, qu’An-dreas présente en «flash-backs», les personnages expédiés sur Ark le sont à des moments dramatiques: divorce, suicide, meurtre.Dès leur arrivée sur Ark, ils sont kidnappés, défigurés, se battent, assassinent.Dans le monde réel comme dans le parallèle, la brutalité et la duperie prédominent, et l’écosystème d’Ark n’échappe pas à cette perpétuelle pulsion de destruction.La mise en page d’Andréas est, pour ainsi dire, à l’avant-plan du récit.Celui qui disait qu’on peut être un bon dessinateur mais un mauvais auteur de bande dessinée a, semble-t-il, décidé de faire de la mise en page la quintessence de son art, à un point où Thierry Groensteen a pu parler A'«hys-térisation du médium».Initialement, Andreas s’inspire d’un certain type de mise en page en vigueur dans la bande dessinée américaine, basée sur les inserts (ou «incrustations»), soit des cases qui s’insèrent dans d’autres, pour ensuite expérimenter différentes formes de narration, tâter des procédés les plus divers.Des vignettes verticales viennent empiéter sur d’autres horizontales, des dessins pleine page sont littéralement enfouis sous d’autres images, on trouve même dans Réveil une page en noir et blanc, qui, sans doute, prendra ultérieurement tout son sens.Ces effets de mise en scène — l’art du conteur — proposent une manière audacieuse de rendre compte des temps du récit, ralentissant simultanément le temps de lecture d’un médium qui possède la réputation de se consommer vite fait.En sont-ils pour autant toujours appropriés, venant à point pour renforcer l’expression?La chose se discute.Néanmoins, ces procédés narratifs s’associent étroitement à l’histoire elle-même dans un hypnotique et dépaysant mariage d’action et d’étrangeté.Par ailleurs, il faut bien préciser qu'Ark ne tombe pas pour autant dans l'hermétisme.Andreas est allé beaucoup plus loin dans l’énigmatique avec Cyrrus, ce qui, parmi d’autres commentaires, a fait l’objet d’une tentative de décryptage dans Andreas, une monographie, signé Philippe Sohet et Yves Lacroix, publié chez Mosquito, en 1997.denislord@endirect.qc.ca ARK 6.RÉVEIL Andreas Delcourt Bruxelles, 2002,47 pages OUVRAGES PRATIQUES Vivre au jardin JACQUES ALLARD/ÉDITIONS MULTIMONDES Le criocère du lis, illustration tirée de Botanique et horticulture dam les jardins du Québec.1I1P1 RENÉE ROWAN On parle souvent de livres pratiques, mais tous ne le sont pas au même degré.Cet atlas des plantes d’intérieur l’est vraiment et fournit à l’amateur mille et un conseils pour mieux prendre soin d’elles tout en répondant à plusieurs de ses questions.En première partie, on y traite des plantes abîmées, des besoins en eau et en lumière, des semis et des multiplications, des traitements et des boutures, le tout abondamment illustré.Puis on discute de façon plus particulière de chaque plante de A à 3, photos en couleurs à l’appui.A l’aide de schémas simples, on amène le lecteur à mieux comprendre les secrets des horticulteurs et des spécialistes.Cet album, sous couverture cartonnée, est une édition partielle du Grand livre des plantes d’intérieur publié par les éditions Atlas.ATLAS PRATIQUE DES PLANTES D’INTÉRIEUR Collectif Éditions Atlas Paris, 2001,240 pages Les jardins d’eau acquièrent de plus en plus de popularité chez nous.Il n’existait toutefois pas pour le Québec et nos conditions climatiques un livre de références bien adapté à nos besoins.Ce vide est maintenant comblé avec la parution du manuel lœ Jardin d'eau, une vision écologique, dans lequel Danielle Bilodeau, forte d’une expérience de 15 ans en horticulture et en écologie aquatique, nous livre son savoir et ses conseils concernant la conception et l’entretien d’un tel jardin, «véritable morceau de paysage» et source de plaisir continu.L’auteure y aborde tous les aspects pratique^ depuis les différents styles de jardins d’eau jusqu’aux mythes et i i solutions en passant par l’aménagement, la filtration de l’eau, l’entretien, les plantes aquatiques, les poissons ornementaux et la faune du jardin d’eau.Dommage, les illustrations et les dessins sont en noir et blanc, sans doute pour des raisons financières.Il n'en demeure pas moins un guide pratique et bien fait.LE JARDIN D’EAU, UNE VISION ÉCOLOGIQUE Danielle Bilodeau Illustrations dePaule Pintal , et Robert Lapalme Iéditions de Mortagne Montréal, 2001,214 pages Poétesse et dramaturge, essayiste et naturaliste, longtemps professeur de littérature à l’université Columbia, Diane Ackerman nous dévoile ici son jardin des délices, saison par saison.«Je conçois mo'n jardin comme j’aimerais concevoir ma vie, avec des ilôts de surprises, de couleurs, de parfums», écrit cette amoureuse de la nature.Curieuse, sensuelle, elle raconte avec un évident plaisir — souvent avec volupté et émerveillement — ses découvertes, ses observa- / tions.Tout la fascine, l’émeut, l’amuse: redécouvrir son jardin au printemps; respirer des pivoines jusqu’à ce que le nez renonce devant la pure et simple profusion des parfums; se voir immobilisée dans son auto sur l’accotement de la route parce que sept oisillons traversent la chaussée en se trémoussant le derrière; l’abondance de ses roses, dont elle parle avec une passion non déguisée; un cardinal ou un érable à sucre qui dé- ) 1)1 wr .U Kl RMAN U J.lllc ploie son dais pour l’hiver.Rien n’échappe à son œil, à son odorat, vous dis-je! Un beau livre empreint de sensibilité, de petits bonheurs, de joie de vivre.MON JARDIN DES DÉLICES Diane Ackerman Traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj Éditions Jean-Claude Lattès Paris, 2002,452 pages Anne Schneider récidive.Après Plantes sauvages médicinales, qui a remporté le prix Alphonse-Desjar-dins, elle poursuit sur sa lancée ’ avec des Arbres et arbustes thérapeutiques.Non seulement souhaite-t-elle nous transmettre son immense respect pour la nature, mais elle nous parle de la grande abondance d’espèces végétales, ligneuses ou non, qui émerveillent les naturalistes et herboristes — dont elle fait partie.Dans ce guide sur papier glacé, illustré en couleurs, elle explore toutes les facettes des liens entre les arbres et les humains, de l'imaginaire universel à l'état de santé de la forêt mondiale.Elle insiste sur les valeurs nutritives et thérapeutiques méconnues des arbres les plus fa- miliers et leurs étonnantes propriétés médicinales, et indique comment les utiliser pour protéger notre santé.Un guide intéressant, écrit avec conviction.ARBRES ET ARBUSTES THÉRAPEUTIQUES Army Schneider Les Éditions de l’Homme Montréal, 2002,384 pages Sous le titre Jardiner sans s’intoxiquer, cet autre ouvrage, sur un thème d’actualité, propose une utilisation raisonnée des herbicides et des pesticides et non leur élimination complète.Dès les premières lignes du livre, l’auteur affirme haut et fort sa position: il se déclare mal à l’aise «avec les personnes qui récriminent contre la pollution mais qui n’hésitent pas à acheter de grosses cylindrées polluantes.Les gens qui parlent des deux côtés de la bouche me donnent des allergies.» Et vlan! Gaétan Deschênes préfère regarder du côté de la prévention et de la tolérance.Prévention en faisant un bon choix de végétaux, tolérance face aux insectes et mauvaises herbes.et du gros bon sens.En plus de donner de bons conseils, de traiter des produits bio-pesticides, encore bien peu nombreux sur le marché canadien, l’auteur insiste sur les aspects information, formation et éducation.JARDINER SANS S’INTOXIQUER .Gaétan Deschênes Éditions du Trécarré Outremont, 2002,144 pages Un pas-à-pas facile à suivre qui vous guidera dans l’art du semis.le matériel à choisir, la façon d’arroser et de nourrir les jeunes plants, d’aider à leur développement par l’éclaircissage, le repiquage, l’endurcissement avant la mise en place au jardin ou sur le balcon.Les nombreux dessins en noir et blanc de Marie-Claude Eyraud ajoutent à la compréhension du texte.L’auteure traite également de la récolte et de la conservation des graines, de ce qu’il faut faire pour en favoriser la germination.Elle apporte de judicieux conseils concernant la reproduction par semis de 140 annuelles, bisannuelles, vivaces et légumes.À ajouter à votre bibliothèque.SEMER, REPIQUER, PLANTER Valérie Garnaud-d’Ersu La Maison rustique, Flammarion Paris, 2002,157 pages V DICTIONNAIRE Dialogue de psys RENÉE ROWAN Pourquoi certaines personnes se sentent-elles seules au monde?Comment réagir à la violence de nos émotions?Pourquoi dort-on si peu ou gi mal?Pour aider un déprimé, doit-on le «secouer»?Comment trouver un psy?Qu’est-ce que l’anxiété?Que valent les médecines douces?Comment accueillir pour la première fois à votre table votre fils homosexuel et son compagnon?Faut-il taire ou lever le voile sur les non-dits et les secrets dans une histoire familiale?Pour nous aider à trouver réponse à nos questions quotidiennes, à faire le point et à trouver des solutions personnelles, le docteur Sylvie Angel a eu recours à une équipe de plus de 60 spécialistes, tous reconnus dans leur domaine.Ce qui a donné lieu à un «ouvrage-compagnon centré sur le fond des choses, un livre-confident accessible, pratique et plaisant à consulter, auquel on puisse se fier en toute circonstance», note dans la préface Jean-Louis Servan-Schreiber, directeur de Psychologies Magazine.Mieux vivre, mode d’emploi se présente donc comme un livre de référence utile à garder sous la main, un ouvrage qui fait la lumière sur les réalités psychologiques de la vie de tous les jours.In présentation de ce nouveau type de dictionnaire est particulièrement soignée: le texte du spécialiste, encadrés, en bref, questions-réponses, livres à lire, le tout agrémenté d’illustrations souvent amusantes.A la fin de l’ouvrage, on frouve une table des auteurs ainsi qu’un index.MIEUX VIVRE, MODE D’EMPLOI Sous la direction de Sylvie Angel Inrousse / Psychologies Magazine Paris, 2002,487 pages
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