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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-09-04, Collections de BAnQ.

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IRAK Tony Blair va publier des preuves contre Saddam Hussein Page A 5 Les rates de la reprise font chanceler Wall Street Page B 1 ^ ° L - 1 1 I I \ 1 I ;) {( ?L K -M K K (' R E F> I I SE P T E M B R K 2 O O 2 LE DEVOIR 8 7 C ?TAXES I $ TVA se portera acquéreur deCKAC Astral, de son côté, accroît son emprise sur la radio de lest du pays ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Si le CRTC le veut, le Groupe TVA se portera prochainement acquéreur des six stations de radio de Radiomédia, dont CKAC à Montréal et CHRC à Québec.En plus de marquer l'entrée de Quebecor-TVA dans un autre média, la transaction de 12,75 millions de dollars permettra à un autre joueur, Astral Media, de satisfaire à peu de frais aux exigences du Bureau de la concurrence, qui l’empêchait depuis des mois de devenir le seul propriétaire d’une douzaine d’autres stations qui lui permettront maintenant d’accroître considérablement son emprise sur l’industrie radiophonique de l'est du pays.Présentée par les dirigeants des entreprises impliquées comme une entente «raisonnable» et une chance unique de relancer la radio AM au Québec, la transaction n’a pas manqué de soulever les critiques des opposants à la concentration des médias, hier.«On a, avec cette transaction-là, dépassé le niveau déjà inacceptable de concentration de la presse au Québec», a déclaré Anne-Marie Dussault, présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), qui réclame la tenue d’un débat public.«Le contrôle par certains des marchés de la presse écrite, de la télé et de la radio menace grandement l'intérêt public.» La direction d’Astral ne cachait pas hier son soulagement d’avoir finalement pu trouver un terrain d’entente avec le Bureau de la concurrence après 16 mois de débats et de contestations juridiques.Contrairement au .Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), le Bureau de la concurrence s’était opposé, pour des raisons de protection de la concurrence dans les marchés publicitaires, à une première transaction qui aurait mené Astral à acheter VOIR PAGE A 8: TVA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre albertain Ralph Klein menace de confier aux tribunaux le litige constitutionnel d’une ratification unilatérale du protocole de Kyoto sur les changements climatiques.Le Canada redore son blason avec les droits des femmes LOUIS-GILLES FRANCŒUR ce qui n’a toutefois pas réussi à empêcher les écolo- ENVOYÉ DU DEVOIR gistes des principaux groupes internationaux de stig- matiser le rôle du cartel du pétrole et de la Maison- Johannesburg — Pendant que Russes et Chinois Blanche, Canada en tête, qui a fait biffer du plan de mettaient un peu de baume sur un sommet dépité mise en œuvre même les objectifs modestes que pro-par l’élimination de tout objectif chiffré en vue d’aug- posaient les Européens depuis une semaine en ma-menter la part des énergies renouvelables, le Canada tière d’énergies renouvelables, faisait oublier son rôle dans cette affaire avec une Le Canada et l’Europe, cette fois sur la même lon- proposition de dernière minute sur les droits des gueur d’onde, ont d’abord voulu placer dans le préam-femmes, proposition qui devait déclencher un débat bule de l’article 47 sur la santé une affirmation claire et d'intenses négociations au Sommet mondial sur le sur le droit des femmes à obtenir des services de santé développement durable.C'est finalement le dossier de la santé, qui n’avait VOIR PAGE A 8: CANADA pas suscité le moindre soubresaut jusqu’à présent, —- qui allait donner lieu à l’affrontement de la journée, ¦ La Russie aussi ratifiera Kyoto, page A 2 Klein se braque contre Kyoto L’Alberta menace de s’adresser aux tribunaux HÉLÈNE HUZZETT1 DE NOTRE HURLAI! D'OTTAWA Le premier ministre albertain Ralph Klein s’adressera aux tribunaux jxiur soustraire sa province à l’application de l’accord de Kyoto si jamais Ottawa s’entête à le rati- LE fier sans consulter les pro- ^ vinces.Et cette position est loin d’être farfelue, selon plu- «¦ sieurs experts en droit consti- ^ mvuT1# i t M a tutionnel consultés.* g «Si le protocole de Kyoto est ^ ratifié, l'Alberta examinera \*,h„ l0,r^ toutes ses options, qu elles soient ju- ^ ridiques, constitutionnelles ou politiques», a déclaré Ralph Klein en conférence de presse hier.«La séparation (de la province] n’est pas sur la table, mais une contestation constitutionnelle l’est certainement.» VOIR PAGE A 8: KLEIN Montréal ne gagne rien à se mesurer à Toronto Le salut économique viendra du sud, de New York et Boston, conclut une étude FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR D> un point de vue économique, Montréal a la fâcheuse manie de se définir d’abord et avant tout en réaction à sa rivale ontarienne, Toronto.Conséquence: la région métropolitaine s’embourbe et la chose est appelée à s’aggraver.Même que, si elle maintient le cap, elle risque la marginalisation sur un continent en pleine mutation économique.Seule une plus forte intégration avec les métropoles américaines comme New York et Boston peut la sauver.C’est ce qui ressort d’un document de travail réalisé par la firme Daniel Arbour et associés pour le compte de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et dont Le Devoir a obtenu copie.Ce rapport préliminaire circule actuellement dans les hôtels de ville de la région pour fins de consultation en vue des assises de la CMM, qui auront lieu le 10 octobre prochain.«Le principal risque de la région métropolitaine de Montréal sur le continent nord-américain [.] est celui de la marginalisation», peut-on lire dans ce document «Montréal aurait tout intérêt à tabler sur une intégration plus forte et plus structurelle de son économie avec celles de New York et des métropoles de la côte Est afin de suppléer à l'affaiblissement des relations est-ouest», écrit-on.Ce constat n’est pas anodin puisqu'il s’agit en fait d’une des principales conclusions de ce document dont le contenu servira de base à la CMM en vue de l’élaboration du premier schéma métropolitain d’aménagement ainsi que du plan des grands enjeux du développement économique de la région.VOIR PAGE A 8: MONTRÉAL INDEX Actualités.A2 Annonces.B 5 Bourse.B 2 Avis publics.A4 Carrières.B 3 Culture.B 8 Économie.B 1 V/l Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés .A4 Télévision.B 7 Météo.B 5 Le Livre noir des États-Unis UAmérique empire Lintégrisme de ben Laden est le reflet de celui de Bush, soutient le journaliste Peter Scowen Paraît cette semaine Le Livre noir des États-Unis sous la plume du journaliste canadien Peter Scowen.Un réquisitoire virulent contre la militarisation à outrance de la politique étrangère américaine depuis les attentats du 11 septembre.Cœurs patriotiques s’abstenir.GUY TAILLEFER LE DEVOIR Une chose avant tout «dégoûte» Peter Scowen: que les Américains, la conscience engluée dans le «confort douillet des banalités enrobées de chauvinisme», ne fassent pas le pont nécessaire entre les attentats du 11 et le comportement des Etats-Unis dans le monde.Plus rien ne sera jamais pareil, tapissait-on généralement au lendemain du IL «Plus pareil que jamais, réplique en entrevue le Montréalais d’origine.En plus agressif.En plus militarisé.En plus dangereux.» Voyez le ton?À coups dosés de Susan Sontag et Noam Chomsky, et en écorchant au passage les opinions ultra-américaines de son ex-employeur The National Post qu’il vient de quitter pour le Toronto Star, Peter Scowen enfonce le clou, sur 300 pages bien documentées, d’une Maison-Blanche qui n’a tiré du 11 aucune leçon de démocratie et d’une opinion publique trop complaisante, ou trop obèse, pour réagir.L'essai qu’il a écrit en seulement trois mois le printemps dernier — et que «je ne voulais pas écrire au départ» — tient la route dans la mesure où il ne fait pas de détour.Sa cible ne cesse jamais d’être à la portée de son matraquage.Ils seront inévitablement nombreux à ranger son analyse au rayon de r«antiaméri-canisme primaire» — un concept Peter Scowen qu’on aime à invoquer «pour éviter d’avoir à réfléchir».Et disons qu’ils iront un peu vite.«Je m’en fous», affirme Scowen, qui a également travaillé aux heb-dos alternatifs Mirror et Hour.«Et de toute façori, je ne prétends même pas que les États-Unis auraient tort de frapper Bagdad.Mais je trouve qu ’un peu de scepticisme, un peu de débat, ne ferait de tort à personne.» Si Scowen y voit si clair, c’est aussi pour des raisons biep personnelles.lœ Uvre noir des États-Unis (éditions Les Intouchables) est le fruit bien envoyé d’une recherche journalistique qu’il n’aurait pas pu boucler, souligne-t-il, «sans une connexion Internet haute vitesse couplée à la rapidité de Google», mais il est peut-être avant tout le bébé d’une relation intime, celle d’un frère qui a failli perdre sa sœur aînée Amy dans les attentats contre le WTC.Elle travaillait au 54' étage de la tour sud le matin du 11 septembre quand le premier avion a percuté la tour nord.A vu de la fenêtre de son bureau des milliers de feuilles de papier virevolter.Etait au 30’ étage quand le second avion a frappé sa tour.A échappé d’extrême justesse à la mort «C’est encore très difficile pour elle.Elle a perdu plusieurs collègues.» Pour autant dit Scowen qui a aus- si la nationalité américaine, «Bush me met en colère autant que ben Im-den».Tous les deux des intégristes.De la révolution iranienne de 1979 à la guerre du Golfe aux événements du 11, tout y passe en jugement dernier, des habitudes alimentaires des Américains à leur propension à vouloir tout régler et tout comprendre par la force, la prison et le conservatisme religieux.Il fait le procès d’une «culture vide» que sa vacuité n’empêche pas de «tout dévorer» à l’échelle de la planète dans une logique bornée de domination commerciale, sans égard «pour le droit des qutres de se développer librement».A la clé, Scowen n’hésite pas à conclure à la «mort lente» d’une démocratie à laquelle de moins en moins d'Américains adhèrent électoralement.De moins en moins une démocratie, soutient-il, et de plus en plus un empire.L’ex-président Bill Clinton avait commencé à «confesser les péchés commis par les États-Unis dans le monde», affirme-t-il en entrevue, mais l’«élection» de George W.Bush a tout gâché.Pas que Clinton mérite pour autant le bon Dieu sans confession.Car les origines du 11-9, soumet l’auteur, se trouvent peut-être dans les missiles américains lancés le 20 août 1998 contre l’usine d’El Shifa, au Soudan, en représailles aux attentats commis deux semaines plus tôt contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie.Ou pour détourner, ainsi que l’a cyniquement filmé Wag The Dog, l'attention nationale d’un scandale sexuel nommé Monica Lewinsky.Les cyniques n’avaient pas été confondus: on comprit rapidement que l’armée américaine avait frappé une mauvaise cible.El Shifa ne produisait pas des gaz neurotoxiques mais plutôt des comprimés d’aspirine et des médicaments contre la malaria dans un pays où sept millions de personnes sont atteintes de cette maladie.VOIR PAGE A 8: AMÉRIQUE Michel Venne, chroniqueur Les lecteurs du Devoir seront heureux de retrouver dès ce matin le journaliste Michel Venne, qui tiendra chronique dans nos pages deux fois la semaine, le lundi et le mercredi.Pendant plusieurs années, Michel Venne a été correspondant parlementaire du Devoir à Québec, puis éditorialiste, avant de devenir le directeur de l’information en 2001, poste qu’il a occupé jusqu’en juillet dernier.Aujourd’hui éditeur chez Fides, auteur Miche! de quelques ouvrages dont Sou- Venne verainistes, que faire?qui parai- ?tra sous peu chez VLB éditeur, notre collègue traitera de politiques publiques.Voilà un rendez-vous à ne pas manquer.¦ À lire en page A 7 Une grande fresque de l’histoire médicale histoire DE L'ÉTHIQUE MÉDICALE ET INFIRMIÈRE Cuy Durand, Andrée Duplantie, Yvan Laroche, Danielle Laudy Histoire de l’éthique MÉDICALE ET INFIRMIÈRE 400 PACES • 39,95 S ( LE DEV 01K, LE MERCREDI 4 SEPTEMBRE 200 2 A 2 •LES ACTUALITES- La Russie aussi ratifiera le protocole de Kyoto Les Etats-Unis se trouvent ainsi isolés de la communauté internationale LO LIS-GILLES FRANCŒUR ENVOYÉ DU DEVOIR Johannesburg — la Chine et la Russie ont annoncé hier au Sommet de Johannesburg sur le développement durable qu’ils vont adhérer au protocole de Kyoto, ce qui achève d’isoler d’une manière sans précédent (fans un dossier à forte incidence économique les Etats-Unis et leur dernier allié industriel, l'Australie.Si l’adhésion de la Chine, le deuxième producteur mondial de gaa à effet de serre, n’a pas d’effet juridique, la ratification éventuelle par la Russie, annoncée juste après la décision du premier ministre Jean Chrétien de présenter une motion en ce sens au Parlement avant la fin de l’année, pourrait enclencher la mise en œuvre juridique du protocole, dix ans et quelques mois après l’adoption de la Convention de Rio sur les changements climatiques.Pour entrer en vigueur, le protocole de Kyoto doit être signé par un certain nombre de pays de son Annexe 1, i.e.les pays industrialisés, en tant que premiers responsables de l’amplification de l’effet de serre, dont les émissions globales totalisent au moins 55 % du total du groupe.La Russie est du nombre des pays de l’Annexe 1, mais pas la Chine, qui fait partie du bloc des pays en voie de développement dont les réductions obligatoires ne devraient dé- marrer qu’autour de 2010.Ce principe, dit de la «responsabilité différenciée», a été adopté pour permettre aux pays en voie de développement de bénéficier d’un répit en matière de production énergétique malpropre afin de rattraper le niveau économique des pays riches.D’après les spécialistes, la ratification par le Canada et la Russie permettrait de franchir le seuil des 55 % d’émissions au-delà desquels le protocole deviendra un traité liant juridiquement ses parties.Mais il reste des incertitudes, tant au Canada qu’en Russie.Hier, le mi- nistre de l’Environnement, David Anderson, ne cessait de dire, en entrevue, «si le Canada ratifie.» plutôt que ‘lorsque le Canada.».Cela a suffi a relancer les conjectures.Certains évoquaient la possibilité d’un vote libre aux Communes, ce qui priverait cependant le Parti libéral du crédit politique de ce geste historique.Du côté de la Russie, tout n’est pas acquis.Pour le premier ministre Mikhail Kasyanov, les étapes de la ratification dans son pays sont complexes, mais il estime pouvoir l’obtenir cette année.Quant au premier ministre chinois, Zhu Rongji, il a souhaité que •d’autres pays industrialisés» adhèrent aussitôt que possible au protocole, une allusion non voilée aux Etats-Unis, qui s’autorisent à aller en sens contraire de la communauté internationale malgré leur responsabilité de premier poDueur de la planète.^ LE Dê|^ AGRICULTURE Des bouches à nourrir et un sol à protéger FABIEN DEGUISE LE DEVOIR Prendre soin de son garde-manger.Depuis une dizaine d’années, le monde agricole tout comme l'industrie agroalimentaire tendent à changer leur fusil d’épaule |xmr entrer davantage en relation symbiotique avec les écosystèmes el la nature.Face à l’inéluctable accroissement de la population mondiale — 90 millions de nouvelles bouches à nourrir par an — et les limites imposées par les surfaces exploitables de la planète bleue, le virage est plus que nécessaire.En théorie.Car sur le terrain, les mesures prises pour inscrire la culture des sols et l’élevage dans une logique de développement durable restent encore timides et surtout contraintes aux sacro-saintes lois du marché.Difficile d’en être autrement Dans un milieu désormais hautement industrialisé, foncièrement compétitif et tourné vers la rentabilité, la productivité et le rendement les mentalités évoluent lentement.Mais elles évoluent assure Marcel Michaud, conseiller en agroenvironnement pair l’Ordre des agronomes du Québec: «Aujourd'hui, les pratiques agricoles se veulent de plus en plus respectueuses de l’environnement.Im préservation des ressources fait partie des préoccupations du moment chez les agriculteurs qui, de la remise en question, passent désormais aux actes pour protéger les cours d'eau, réduire les productions de déchets, l’utilisation d’intrants chimiques et garantir la sécurité alimentaire.» Du rêve, de la belle utopie, comme le voyait pendant des années Francesco di Castri, président du Comité de suivi de l’Unesco du Sommet de Rio, le développement durable deviendrait donc une réalité dans le monde agricole.Avec, en trame de fond, des mesures concrètes prises pour assurer une saine gestion de nos ressources alimentaires et ainsi mieux nourrir les humains d’aujourd’hui.sans compromettre la survie de ceux de demain.Au programme: l’amélioration des méthodes d’alimentation du bétail afin de réduire la production de fumier à la source, la mise en place de techniques culturales moins dommageables pour les sols, de groupes-conseils en agroenvironnement versés dans le soutien des agriculteurs, la diminution, voire même l’abandon, des pesticides au profit de solutions mécaniques ou plus naturelles, l’aménagement des cours d’eau pour les protéger des contaminants d’origine agricole.Et la liste est loin d’être exhaustive.Loin de combattre aussi à la racine les maux (maladies chroniques dans les cheptels, pollutions, production dénaturée.) dont souffrent nos campagnes, s’insurgent régulièrement les aficionados du «retour au naturel».«Mais c’est ainsi, poursuit M.Michaud.Les forces économiques en présence sont désormais beaucoup trop fortes.Trop concentrées aussi.Tout ce que nous pouvons faire c’est de s'attaquer aux effets pervers de l'industrialisation et de la mondialisatùm de l'agriculture.Comme on le fiait d’ailleurs avec les gaz à effet de serre.•> Les propos sont lucides.Et ils expliquent en partie la croissance fulgurante, depuis plusieurs années, de l’agriculture dans sa version biologique qui «amène les producteurs à changer radicalement leurs méthodes de production à la base pour un tr\eilleur respect de la nature», estime Frédéric Paré, d’Equiterre.Le modèle est, certes, encore loin d’être généralisé à l’ensemble de nos campagnes.Mais il semble insuffler chez les producteurs comme les consommateurs dp nouvelles valeurs garantes d’un avenir meilleur.A commencer par la mise au rancart de la «qualité cosmétique des aliments».«Si tout le monde se mettait à négliger cette dimension des produits agricoles qu’on achète, l'agriculture ne s'en porterait que mieux, estime M.Michaud.On utiliserait alors moins de produits chimiques, limitant du même coup leurs effets pervers sur l'environnement.» Qu’on se le tienne pour dit! La Terre appartient à tout le monde ____ HOWARD B U RD ITT REUTERS DES MANIFESTANTS français ont déroulé une bannière devant un immense globe terrestre, à Johannesburg, avec un message simple: la planète a été vendue aux intérêts de la grande entreprise.URBANISME Vivre en ville sans bousiller la planète C’est avec surprise, enthousiasme mais également scepticisme que les Canadiens ont appris dimanche que le fédéral ratifiera fort probablement le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.Année après année, c’est à la hausse plutôt qu’à la baisse que les taux de pollution sont revus au pays, ce qui obligera Ottawa à redoubler d’efforts au cours de la prochaine décennie.Les transports, l’aménagement urbain et l’agriculture sont autant de chantiers sur lesquels pourront travailler les autorités.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Les villes ne couvrent que 2 % de la surface de la planète alors qu’elles comptent pour environ 78 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, 76 % de la consommation de bois industriel et 60 % de toute l’eau utilisée pour les besoins humains.Il faut donc agir, clament de plus en plus de gens soucieux de léguer à leurs enfants un monde viable.La récente décision du premier ministre Jean Chrétien, qui s'engagent dimanche à soumettre au vote du Parlement la ratification du protocole de Kyoto, souffle un vent d’espoir.Surtout que les villes sont appelées à être de plus en plus populeuses.avec les effets écologiques désastreux qu’on connaît On estime que, d’ici quatre ou cinq ans, la moitié des habitants de la planète, soit plus de trois milliards de personnes, vivront en mi- lieu urbain.C’est 20 fois plus qu’il y a un siècle! «L’expansion rapide des villes augmente du même coup leurs impacts environnementaux, rappelle l’organisme Vivre en ville.On ne parle plus simplement d’impacts écologiques locaux et isolés, comme le smog ou la pollution d’un cours d'eau, mais aussi d’impacts globaux, comme le réchauffement planétaire et l’épuisement des ressources naturelles et énergétiques non renouvelables.» Le problème n’étant pas nouveau, les urbanistes, les écologistes, les architectes et autres spécialistes de la chose planchent sur une recherche de solution depuis.que la voiture fait des ravages, en fait La conclusion: le développement des villes en fonction de l’automobile, un concept qui remonte aux années 60, a éloigné le bipède du milieu dans lequel il vit Le tout-à l’auto a permis à l'étalement urbain de prendre tout son sens, reléguant le piéton au rang de nuisance.«Notre modèle d’urbanisation nord-américain (étalé, basé en grande partie sur l’utilisation de l’automobile, sur des banlieues dortoirs à faible densité résidentielle et sur la ségrégation des fonctions accroissant les déplacements motorisés) contribue de manière significative à élever nos niveaux d’émissions de gaz à effet de serre, de consommation d’énergie, de ressources naturelles et d’espace», prévient à cet égard l’organisme québécois Vivre en ville.Il est donc temps de renverser la vapeur, entend-on de plus en plus fréquemment, afin de redonner à tous une meilleure qualité de vie, de diminuer la consommation de ressources non renouvelables et, par conséquent, les émissions de gaz à effet de serre.Pour ce faire, un concept centenaire a été dépoussiéré: le transit oriented development.Il s’agit ici de rapprocher les gens des axes de transport collectif, comme les lignes de métro, les voies réservées d’au- tobus, les tramway.En densifiant ces pôles et en augmentant leur mixité, on assure à tous un accès rapide et facile aux services de proximité comme aux différents points névralgiques de la ville.On accroît également de cette façon la convivialité des quartiers, assurant du coup une place prépondérante au piéton.Mais il y a plus, le développement urbain ayant une incidence sur bien des aspects de notre vie, les stratégies à mettre en avant doivent intégrer, selon Vivre en ville, des aspects favorisant la viabilité sociale, économique et environnementale des collectivités.La préservation et l’utilisation cohérente de nos espaces, la sécurité et la qualité de vie des résidants, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la qualité de l’air et de l’eau ne sont que quelques illustrations de ces nouveaux enjeux du développement urbain à considérer.«La façon d’aménager nos agglomérations a une incidence directe sur beaucoup d’éléments clés reliés aux GES [gaz à effet de serre]; nos besoins en déplacements, notre dépendance envers l’automobile individuelle, la rentabilité et le succès des transports collectifs, l’efficacité énergétique de nos bâtiments et nos villes, etc.C’est pourquoi l’aménagement du territoire, au Québec comme ailleurs, représente la clé pour résoudre de façon durable les problèmes environnementaux», croit Vivre en ville, comme la plupart des spécialistes qui se sont penchés sur la question d’ailleurs.En Europe, la question est moins d'actualité puisque des villes comme Paris, Amsterdam ou Londres ont été construites en hauteur plus qu’en largeur, manque d’espace oblige.En Amérique du Nord, toutefois, beaucoup de travail reste à faire afin de resserrer le développement urbain et de mettre fin à l’effet trou de beigne.TRANSPORTS Rouler à en perdre la boule FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR S* il y a un domaine où tout est à faire en matière de développement durable, c’est bien les trans-ports.Réinventer nos façons de nous déplacer et de transporter les marchandises afin d’endommager le moins possible l’environnement, voilà une recette simple sur papier.que l'on a encore de la difficulté à réaliser sur le terrain.Avec le tout-à-l’auto, cette vision du développement des transports qui caractérise la mobilité urbaine de puis une quarantaine d’années, les villes ont troqué la pollution industrielle pour la pollution individuelle avec le résultat qu'on connaît: depuis 10 ans, le Canada n’a pas réduit mais augmenté ses émissions de gaz à effet de serre, de près de 20 % au-dessus du niveau de 1990 alors qu’il s’était engagé à les diminuer de 6 %.«Le problème, c’est vraiment la croissance du parc automobile depuis le milieu des années 60, explique Al Cormier, président-directeur général du Centre pour un transport durable.Les émissions de gaz à effet de serre proviennent de trois sources importantes qui sont chacune responsables d'un tiers des rejets: l'industrie, la génération d’électricité et les transports.Alors qu’avant les transports étaient loin d’être une telle source de pol- lution, aujourd’hui, ils prennent de plus en plus de place.» Et ce, paradoxalement, malgré la mise au point de nouvelles technologies qui permettent un développement plus durable des transports.Le problème?Bien que les voitures émettent aujourd’hui moins de polluants qu'hier, les bénéfices sont encore inexistants puisqu'ils sont annulés par la croissance démographique et, par conséquent, la croissance du parc automobile.On s’attend à ce qu’au cours des 40 prochaines années, 800 millions de personnes de plus conduiront une automobile.Le problème est le même du côté du transport des marchandises.Déjà, en 1990, on évaluait à 60 % son augmentation d’ici 2020.Et puisqu’il est principalement question de camionnage et de transport aérien, c’est la consommation de pétrole, donc de carburant non renouvelable, qui en prend pour son rhume.Notons tout de même que le transport de marchandises ne représente que 30 % de l'énergie consommée.Le déplacement des personnes est responsable du 70 % restant Le Canada fait piètre figure en matière de transport durable, ce qui lui donne une grande lattitude pour s’améliorer.Selon le Centre pour un transport durable (CTD), «d'un point de vue environnemental, le transport au Canada est de moins en moins durable.La consommation d’énergie par le secteur des transports croit à un rythme supérieur à celui des autres secteurs.Certains polluants locaux et régionaux associés aux activités de transport montrent des concentrations inacceptables».Pourtant, le transport durable existe.Il ne manque que la volonté des élus, des entreprises et des particuliers.Avec la promesse faite dimanche par le premier ministre Jean Chrétien de soumettre au vote du Parlement la ratification du protocole de Kyoto, les choses pourraient donc changer pour le mieux, changer pour un transport durable.Transports alternatifs Définissons d’abord le transport durable: «c’est un aspect de la durabilité mondiale dont l’objet est de permettre de répondre aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs», selon le CTD.Dans cette optique, le but du jeu est donc maintenant de privilégier les modes de transport alternatifs, c’est-à-dire qui n’épuisent pas les ressources non renouvelables.Pour la mobilité des personnes, on peut penser aux transports en commun, au vélo, à la marche, aux voitures hybrides alliant électricité et pétrole.Du côté du transport des marchandises, le train et le bateau doivent reprendre la place qu’ils ont jadis occupée dans l’économie.Mais comment prendre un tel virage?«Ça prend tout d’abord des politiques de développement urbain qui donnent plus de densité, selon M.Cormier, du CTD.À Portland, par exemple, ils se sont fait une couronne autour de la ville et la densification doit se faire à l'intérieur de ce périmètre.C’est plus rentable pour les transports en commun, notamment.» Ça permet egalement aux gens de laisser la voiture à la maison lorsqu’ils vont chercher du pain et du lait! Cela réglerait déjà bien des problèmes.Mais puisqu'il ne faut pas s’arrêter chemin faisant, les gouvernements doivent faire plus.Ils doivent par exemple encourager une plus grande intégration modale, promouvoir une plus grande utilisation de modes à grande efficacité énergétique, améliorer la planification des transports, intégrer les stratégies de planification urbaines et régionales en matière de transports afin de réduire l’impact des transports sur l'environnement Les ingrédient sont donc là, sur la table.Ne manque que la volonté de tous.une réelle volonté, en fait.N’oublions pas qu'un groupe de travail des Nations unies a conclu que l’atteinte de la durabilité exigerait une réduction de la consommation des carburants fossiles d'au moins 50 %.4 « LE DEVOIR, LE MERCREDI 4 S E P T E M R R E 2 O O A «> ?LE DEVOIR ?ACTUALITES MONTRÉAL Le consulat israélien restera ouvert Shimon Peres a tenu compte du caractère particulier du Québec ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Israël est revenu sur sa décision de fermer son consulat général à Montréal dans la foulée de fermetures qui menaçaient huit ambassades et plusieurs de ses consulats à travers le monde.Le ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre d’Israël, Shimon Peres, s’est rendu aux arguments que lui ont présentés la communauté juive du Québec ainsi que la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, et le maire de Montréal, Gérald Tremblay.Premier consulat israélien à ouvrir en Amérique du Nord dès 1949, soit un an après la création de l'État hébreu, le consulat général d’Israël de Montréal est sauvé de façon permanente.«O qui a prévalu, ce n 'est pas le nombre, mais le carac- tère spécifique du Québec-, a indiqué Joseph Gabay, le president du Congrès jub canadien, section Quebec.Même le président du Congrès juif canadien, Keith Landy.a envoyé une lettre à Shimon Peres, signalant que le Québec ne pouvait être desservi adéquatement par l’ambassade du Canada ou le consulat general de Toronto, a fait valoir M.Gabay.Les organismes communautaires de la communauté juive ont d’ailleurs fait des représentations allant dans le même sens, a-t-il souligné.-Ilyaeu quand même une bonne pressüm exercée par le milieu-, a dit Annie Myara, responsable des relations avec la presse au Consulat général d’Israël de Montréal.Basée principalement à Montréal, la communauté juive du Québec compte plus de 100 000 personnes, dont 20 000 séfarades d’expression française.•La dimension francophone en Amérique du Nord devait être prise en compte-, tout comme le fait que •Montreal est une grande ville internationale qui accueille une centaine d'organismes internationaux-, a fait valoir hier Louise Beaudoin.Dans une lettre quelle a adressée le 24 juillet dernier à M.Port's, la ministre soulignait -le rôle capital du seul poste diphr-matique israélien desserrant la principale communau té francophone de ce continent-.Mme Beaudoin a tait la connaissance de M.Port's il y a quinze ans, alors quelle représentait le Parti québécois à l’Internationale socialiste et M.Peres, le Parti travailliste d'is raël.11 y a deux ans, le premier ministre Bernard 1-andry.lors d’une mission en Israël, a rencontré M.Peres.Kn 1997, le Québec et Israël ont signe une entente de coopération en matière de culture, d’éducation et de science et technologie.Dans It's milieux universi- taires, les échanges entre Israël et le Québec sont d'ailleurs nombreux.A la fin de juillet, Israël avait annoncé un plan d'austérité qui comprenait la fermeture de huit ambassades et de plusieurs consulats afin de réaliser des economies de 40 millions de shekels, ou 13 millions de dollars.Les ambassades de Panama, de Nouvelle-Zélande, du Zimbabwe et du Bélarus étaient visees.Dans ce dernier cas.Israël a conservé son ambassade, tout comme les consulats de Marseille et de Montréal.L’État hébreu est aux prises avec un énorme déficit budgétaire, le produit intérieur brut a régressé de 0,5 % Lan dernier, la monnaie nationale a perdu 20 % de sa valeur par rapport au billet vert américain et les dépenses pour la défense ont grimpé en flèche.Chômage et inllation ont atteint des niveaux records.Les héros de madame Tussaud r LE MUSEE de cire de Mme Tussaud à New York a dévoilé hier la reproduction en trois dimensions d’une photo prise par Thomas Franklin lors des événements du 11 septembre.Immortalisés pour l'occasion, les lieutenants George Johnson et Dan McWilliams ainsi que le pompier Billy Eisengrein comptent parmi les figurants de l'exposition Hope: Humanity and Heroism, qui s’ouvre aujourd’hui à New York.«te CHIP EAST KEUTERS L’après-11 septembre / - Les Etats-Unis souhaitent une hausse du budget militaire.canadien BRUCE CHEADLE PRESSE CANADIENNE Ottawa — La réaction du Canada aux attentats terroristes du 11 septembre dernier a été «extraordinaire et généreuse» à tous les égards.sauf un, affirme l’ambassadeur des États-Unis, Paul Cellucci.Pour la première fois, M.Cellucci a explicitement déclaré, hier, que le maigre budget militaire du Canada a constitué un sujet de préoccupation aux plus hauts niveaux de l’administration Bush à Washington.«Nous disions depuis déjà un certain temps — longtemps avant le 11 septembre — que [.] la baisse du pourcentage du PIB alloué au budget de la défense posait problème-, a affirmé M.Cellucci en entrevue avec la Presse canadienne, à l’approche du premier anniversaire des attentats terroristes aux États-Unis.M.Cellucci a aussi indiqué qu'à sa nomination comme ambassadeur, au printemps 2001, Chrétien et Bush discuteront de sécurité (AFP) — Le président américain George W.Bush rencontrera lundi le premier ministre Jean Chrétien à Detroit pour discuter de la coopération frontalière entre les deux pays, a confirmé hier la Maison-Blanche.•Les deux dirigeants passeront en revue les progrès ac- les seules instructions,qu’il a reçues du secrétaire d’État Colin Powell étaient de travailler à convaincre les dirigeants canadiens de hausser le budget de la défense de leur pays.Le gouvernement libéral a déposé en décembre dernier un budget de sécurité qui relevait les dépenses reliées à la défense d’un modeste 1,2 milliard en cinq ans.Certains, dont un comité parlementaire multipartite et le Vérificateur général, ont soutenu que les forces armées ont besoin d’au moins un milliard par année de plus, sur un budget de 11,2 milliards.«Nous croyons que c’est important pour le Canada [.] pour l’Amérique du Nord [.] pour le monde», a dit M.Cellucci, en parlant d’une armée canadienne plus importante et mieux équipée.«Aussiallons-nous continuera inciter respectueusement les leaders ici au Canada [.] à mettre davantage d’argent dans la défense.- Par ailleurs, M.Cellucci n'avait que des éloges pour les Cana- E N B complis en matière de coopération frontalière accrue entre les Etats-Unis et le Canada à la suite des attentats du 11 septembre-, a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer en précisant qu’ils aborderaient aussi •d’autres questions de caractère bilatéral et international».En décembre dernier, des responsables des deux pays avaient décidé la mise en œuvre d’un plan d’action en 30 points pour renforcer leur sécurité frontalière sans entraver diens qui ont ouvert leurs foyers aux passagers américains des vols déroutés le 11 septembre, et pour ceux qui ont offert une aide humanitaire par la suite.Il a aussi évoqué le niveau «extraordinaire» de coopération atteint entre les services de police et de renseignement canadiens et leurs homologues américains.Et il a souligné que le travail sur l’Initiative frontière efficace — qui permet d’accélérer le passage à la frontière des grands voyageurs à faible risque — ainsi que l’amélioration du tri des immigrants en Amérique du Nord se sont avérés un franc succès.Il a écarté les doléances canadiennes au sujet de litiges commerciaux tels que ceux du bois d’œuvre, de l’agriculture et des industries à caractère culturel, soutenant que c’était là un phénomène normal dans des sec-teurs en concurrence.Le vice-premier ministre John Manley affirme pour sa part qu’il ne voit rien à redire sur la façon dont son gouvernement a réagi R E F les très importants flux commerciaux entre les deux pays, ni le tourisme.Une autre victime du virus du Nil (PC) — Un homme de New York est mort après avoir contracté le virus du Nil, devenant ainsi la première victime connue de cette maladie dans cette ville cette année, a fait savoir le département aux événements — notamment en adoptant des lois antiterroristes controversées — ni sur les sommes consacrées à la cause.•Je ne crois pas que nous soyons allés trop loin», a soutenu M.Man-ley en entrevue hier.Dans son dernier budget fédéral de décembre, Ottawa a réservé huit milliards, pour cinq ans, au renforcement de la sécurité canadienne.Le gouvernement fédéral a aussi adopté de nouvelles lois autorisant entre autres l’arrestation préventive, la détention sans que des accusations aient été portées et la saisie d’avoirs financiers.Ces mesures, ainsi que d’autres, ont amené des critiques, dont celle du commissaire fédéral à la protection de la vie privée, George Radwanski, qui a lancé une mise en garde coqtre le danger de glisser vers un État policier.M.Manley a fait valoir que ces nouvelles dispositions sont nécesr saires, parce que la menace du terrorisme plane toujours.de santé de la métropole.Si la cause du décès est confirmée par le centre américain de contrôle des maladies et de prévention (U.S.Center for Disease Control and Prevention, ou CDC), il s’agirait de la 32r mqrt associée au virus du Nil aux États-Unis cette année.L'homme du comté de Queens, âgé de 73 ans, a été hospitalisé vendredi et est décédé deux jours plus tard.Il y a eu trois autres cas de maladie à New York cette année.Comité de la Défense du Sénat La défense côtière devrait se faire conjointement avec les Etats-Unis PRESSE CANADIENNE Ottawa — Un rapport unanime d’un comité du Sénat recommande fermement aujourd’hui que le gouvernement canadien améliore rapidement les capacités de défense côtière du pays.Le rapport souligne que le Canada et les Etats-Unis collaborent pour la défense de l’espace aérien de l'Amérique du Nord m.iis n'ont pas de système comme NORAD pour défendre les côtes.Ije Canada a des milliers de kilomètres de côtes et des centaines de ports à surveiller.Selon le sénateur Michael Meighen, si la surveillance côtière n’est pas à la hauteur, les organisations terroristes vont essayer de profiter de la situation pour introduire des effectifs et même des armes nucléaires.I>e rapport demande un mécanisme de collaboration et de planification pour la défense maritime du continent et préconise que les troupes terrestres des deux pays recommencent également à s’entraîner conjointement.le comité sénatorial de la Défense estime que, si le Canada ne prend pas toutes les mesures nécessaires, les Etats-Unis assureront seuls et peut-être unilatéralement la défense de l’Amérique du Nord.Ijes côtes canadiennes seraient pour les terroristes un rêve devenu réalité, avec leurs nombreux petits ports pouvant servir à des entrées clandestines, souligne le comité du Sénat La surveillance côtière et les programmes de vérification sont en fait menés à la pièce, pour faire face à des menaces plus classiques comme la contrebande et le trafic d’immigrants, souligne le rapport du comité formé de neuf sénateurs.Ils demandent donc à Ottawa d’utiliser à temps plein les ressources actuelles, de mieux se coordonner avec d’autres gouvernements et d’exiger que les navires entrant en eaux canadiennes soient équipés d’un dispositif de repérage.«Nous ne voulons pas passer pour le point faible du continent nord-américain, affirme le sénateur Colin Kenny, président du comité.Il y a une multitude de ees petits ports laissés sans surveillance.«Il n'y a pas âme qui inve, personne ne réagimit si un bateau arrivait avec des choses que nous n'aimerions pas voir débarquer-, dit-il, en faisant référence aux armes nucléaires, chimiques et bactériologiques.Chaque jour, entre 850 et 9(X) navires de plus do 3(X) tonnes se pointent en vue des côtes est du Canada.Or les gouvernements disposent de beaucoup de ressources pour It's recherches et It's secours, lesquelles ressources pourraient être coordonnées au besoin, a noté M.Kenny en conférence de presse, mais bien peu sont mises en œuvre régulièrement Le comité, qui a entendu des douzaines de personnes et orga nismes, a fait, entre autres recommandations, cellesci: ¦ instaurer un système prévenant les autorités que tel ou tel navire entre ou sort des eaux canadiennes, avec un transpondeur sur chaque navire et une surveillance 24 heures assurée depuis la base d’Esquimalt, en Colombie-Britannique; ¦ coordonner les ressources comme celles des militaires, de la Garde côtière et des services de renseignement.«Une bombe nucléaire peut être à peine plus grosse qu’une chaise, ça pourrait arriver dans un bateau assez petit qui viendrait jusqu’à la côte et ça pourrait repartir aussitôt par la route», redoute le sénateur.Selon lui, la mise en œuvre d’un meilleur système de surveillance ne serait pas coûteuse car les ressources existent déjà.Il suffirait de les déployer pour qu’elles fonctionnent en tout temps.Aux États-Unis, les problèmes de cet ordre ne sont pas aussi aigus car les agents de la Garde côtière, contrairement à ceux du Canada, sont armés et ont des prérogatives pour appliquer les lois.Où a-t-on mis la tête?Offrez-vous une Rentrée fracassante! Un dîner-conférence en compagnie de M.Omar Aktouf, Ph D.à l'occasion du lancement de son livre : La stratégie de l'autruche Post mondialisation, management et rationalité économique.Le 10 septembre 2002, de UhOO à 14h00 Hôtel Reine Élizabeth - 900, bout.René-Lévesque Ouest, Montréal Conférence de 2 heures • L'analyse des causes de la dérive financière actuelle * Les pistes d'action les plus intelligentes pour un gestionnaire Renseignements et inscription 514.875.4430 OU 1.888.332.3113 Une présentation de : prouente s En collaboration avec : BOCGAZ .OAtlOH Ol tantnpnnaurshlp i LE DEVOIR.LE MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2 0 0 2 LES ACTUALITES Pauline Marois discute finances avec son homologue français MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — minisire d’Etat à l’Economie et aux Finances, Pauline Marois, a rencontré hier a Paris son homologue français, Francis Mer.Cette prise de contact, qualifiée de «très intéressante» par la vice-première ministre, a été dominée par la question de l'équilibre des finances publiques.la réduction du déficit est, avec la baisse des impôts, une des grandes priorités du nouveau gouvernement français, qui nourrit l’ambition d’équilibrer ses dépenses et ses recettes dés 2004, un objectif déjà compromis par une croissance moins forte que prévu.Mme Marois a donc profité de l’occasion pour vanter la «réussite» du gouvernement landry en cette matière, la grand argentier français aurait souligné la performance québécoise.«Il a été impressionné par le fait qu’on ait atteint l'équilibre, a-t-elle raconté.Mais je lui ai bien dit que cela restait fragile, que ça demeurait une préoccupation de tous les jours.» «Il faut maintenir le cap sur la rigueur», a-t-elle ajouté.Les deux ministres ont d’ailleurs évoqué la possibilité d’intensifier les échanges en matière de gestion des finances publiques à la faveur de la visite que le chef du gouvernement, Jean-Pierre Raffarin, effectuera au Québec au cours des prochains mois dans le cadre des «visites alternées» de premiers ministres.Au cours de son passage au ministère de l’Économie et des Finances, Mme Marois s’est aussi entretenue avec le ministre délégué au Budget, Alain lam-bert.La vice-première ministre est le deuxième membre du gouvernement à se rendre à Paris depuis les élections présidentielles du printemps.Mammographie Une nouvelle étude nourrit la polémique Le cancer du sein tuerait autant en dépit d’un meilleur dépistage PRESSE CANADIENNE Toronto — L’établissement d’un diagnostic précoce d’un cancer du sein semble avoir peu d’effet sur la réduction du nombre de décès reliés à cette maladie chez les femmes dans la quarantaine, indique une nou-veDe étude conduite par des médecins torontois.C’est ce qu’établit l’Étude canadienne de dépistage du cancer du sein menée auprès de 50 000 femmes de 40 à 49 ans recrutées dans l’ensemble du pays entre 1980 et 1985.«Les données de cette étude sont tout à fait frappantes et tout à fait claires», a déclaré Cornelia Baines, professeur de médecine à l'université de Toronto et membre de l'équipe de recherche.«Les mammographies sont en mesure de détecter plus de cancers et des plus petits cancers, mais elles ne réduisent pas le nombre de décès dus au cancer du sein», a-t-elle précisé.Les résultats de cette étude ne devraient pas dissuader les femmes de subir de tels tests, a déclaré le chirurgien Irving Koven, de l’hôpital Mount Sinai, à Toronto, et spécialiste du traitement du cancer du sein.«Je crois que les femmes doivent disposer de toutes les informations disponibles, connaître le pour et le contre de la mammographie pour être en mesure de prendre une décision éclairée.» I.e docteur Koven a aussi fait valoir que la mammographie s’est développée au cours des dernières décennies, depuis que l’étude a été entreprise.Il appert que la moitié des femmes incluses dans l’étude ont passé quatre ou cinq mammographies par année, alors que les femmes constituant l’autre moitié ont eu un simple examen de routine des seins fait par leur médecin de famille.Le recours a la mammographie s’est révélé avantageux pour détecter un cancer du sein mais n’a pas nécessairement permis de sauver des vies, établit l’étude publiée dans Annals of Internal Medicine.Au terme d’un suivi sur 13 années, 592 femmes se trouvant dans le groupe ayant eu accès a la mammographie ont obtenu un diagnostic de cancer du sein, comparativement à 552 dans l’autre groupe.Et en 1996,105 femmes du groupe ayant profité de la mammographie étaient mortes d’un cancer du sein, comparativement à 108 femmes dans l’autre groupe.Les participantes à l’étude — la seule menée à ce jour pour évaluer spécifiquement l’efficacité de la détection par mammographie faite chez les femmes de ce groupe d’âge — avaient été distribuées au hasard dans un groupe ou dans l’autre.Une stratégie gagnante pour les femmes dans la quarantaine est d’être attentive à leurs seins au moment où elles s’habillent ou prennent une douche, afin de détecter tout changement suspect et, le cas échéant d’en parler à leur médecin, a dit Mme Baines.Le cancer du sein est le cancer le plus souvent diagnostiqué chez la femme.Il arrive en deuxième place comme étant celui qui cause le plus souvent la mort Plus de 5400 Canadiennes mourront du cancer du seip cette année, selon la Société canadienne du cancer.A la direction de l’Association canadienne des radiologistes, on ne s’est pas montré surpris, hier, des conclusions de l’étude en question.Le vice-président Normand Laberge, a fait remarquer qu’il s’agissait d’une étude parmi de nombreuses autres et qu’une majorité d’études internationales étaient favorables à la mammographie.Vous avez dit Vimy ou Vichy?Le ministre de la Défense en a fait sourire plus d'un en confondant les deux PRESSE CANADIENNE Toronto — Le ministre de la Défense, John McCallum, s’est attiré les railleries d’historiens canadiens pour avoir confondu Vimy, site d'une victoire canadienne en France pendant la Première Guerre mondiale, et Vichy, capitale du gouvernement du maréchal Pétain sous le régime des occupants nazis.Dans une lettre adressée au National Post samedi, le ministre, qui commentait un article antérieur sur son manque de connaissance du désastreux débarquement de Dieppe, en 1942, disait avoir été «mal interprété».Mais il poursuivait en affirmant «Dieppe, comme Vichy plus de deux décennies plus tôt, témoigne de notre fierté comme nation dans la défense de la liberté et de la justice.» M.McCallum a expliqué lundi avoir voulu dire «Vimy» plutôt que «Vichy».«De toute évidence, c’est une faute de frappe, a-t-il fait valoir en entretien téléphonique./e voulais dire Vimy.» La bataille de la crête de Vimy, en 1917, a été la première au cours de laquelle des troupes canadiennes ont combattu comme corps d'armée distinct.Après avoir livré bataille pendant trois jours, les soldats canadiens ont enlevé la crête jusque-là détenue par les Allemands.Vichy était la capitale du régime de droite instaure par les Allemands après la chute de la France en 1940.Jack Granatstein, un historien canadien réputé, a fait remarquer que M.McCallum ne manque pas d’historiens spécialisés dans la chose militaire au sein de son ministère et qu’il aurait dû les consulter avant de rédiger sa lettre.Tout en reconnaissant que la méprise trahit «un certain manque d’attention aux détails et une affligeante ignorance en matière d’histoire canadienne», il EN BREF Les filles qui se croient obèses sont davantage portées vers la cigarette (PC) — Les adolescentes qui considèrent avoir un problème de poids sont plus susceptibles de commencer à fumer que celles qui sont bien dans leur peau, démontre une étude récente.Les résultats de cette étude tombent à un moment où l’obésité est en hausse et que le cancer du poumon demeure celui qui fait le plus de victimes chez les Canadiennes.les chercheurs de l’Institut des sciences cliniques d’évaluation, du Groupe de recherche sur le tabac de l’Ontario et du Centre pour l’accoutumance et la santé mentale ont trouvé que les adolescentes qui s’estiment grosses ont 50 % plus de chances de se mettre à fumer que celles qui estiment avoir un poids santé ou qui se trouvent trop minces.De même, les adolescentes qui ont pris diverses mesures pour contrôler leur poids—exercices, repas sautés, pilules, recours au vomissement — sont davantage susceptibles de fumer que celles qui n’ont rien tenté du genre, selon cette étude publiée dans Le Journal canadien de santé publique.L’étude en question, rendue publique hier, est basée sur les réponses fournies par 2000 filles et garçons ontariens ayant participé à un sondage portant sur l’usage de drogues illicites, de produits du tabac et de produits alcooliques.Hors des murs, Satan! (AF’P) — Le département des prisons du Kentucky a interdit à un détenu de se livrer au culte de Satan, une pratique considérée comme dangereuse pour la sécurité de la prison de Green River, près de lexing- ton.«Nous avons demandé la suspension de ce culte car nous avons des informations montrant qu’il peut causer une menace à la sécurité de l’établissement», a expliqué hier la porte-parole du département des prisons de cet État, Lisa Carnahan.L’affaire a éclaté lorsque la presse locale s’en est emparée la semaine dernière en posant des questions embarrassantes, notamment sur l’apparente bénédiction qu’accordaient les autorités à la pratique du culte satanique.La porte-parole a souligné que le détenu, dont l’identité et le délit n’ont pas été précisés, «recrutait activement des membres, les convertissait et priait avec eux sur la pelouse, à l’intérieur de l’enceinte de la prison».Le mur du son (AFP) — Un parachutiste français de 58 ans s’apprête ce mois-ci à franchir le mur du son en chute libre, un exploit qu’il veut réaliser en sautant d'un ballon à une altitude de 40 000 mètres au-dessus des grandes plaines du centre du Canada.Michel Fournier, ancien commandant de l'armée, a affirmé lors d’un point de presse télévisé hier que son «grand saut» pourrait avoir lieu dès demain, si les conditions météorogiques sont favorables, et pas plus tard que la fin septembre.«Au total, le saut va prendre six heures» dont trois pour l’ascension du ballon, a expliqué le Bordelais, qui sera vêtu d’une combinaison inspirée de celle des astronautes pour établir ce record.Arrivé au plafond d’altitude, il se lancera vers le sol et passera 6 minutes 25 en chute libre avant d’ouvrir son parachute à 3000 pieds (1000 mètres environ).Èn cas de problème, un autre parachute de sécurité devrait s’ouvrir à 1000 pieds d’altitude (330 mètres).«Ça fait partie du rêve de l’homme d’aller plus loin,» a-t-il souligné.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: www.ledevoir.com/offres.html www.ledevoir.com/avis.html AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.MOTS CROISES 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 • Oui a plusieurs éta- mines.- Caesium.2 - Linceul - Augmenta.3 - Qui n’a pas de domi- cile.4 - Écorce de chêne.- Plume de couverture 5- Boyau d'un animal de boucherie -Inquiétude très vive.6- Ingénieur français, précurseur de l'aviation 1841-1925 -Existence.- Écorce de chêne 7- Matière contenue dans l'oreille - Berceau (Can ) 8 - Charge d'un magistrat municipal.- De le 9- Stéradian.- Qui occupe un rang indéterminé.- Face du 10- &« d'une voix qui mue.- Divinité de l'Amour.11 - Publie.- Post-scrip- tum 12 ¦ Période.- Pousser d'un seul coup deux billes très rapprochées.VERTICALEMENT 1 - Répétition mécanique de phrases.2 - Oiseau échassier.- Râpeux.3 - Marchande de laine - Mélodie.4 - Force associée au yang.- Prévoyante 5 - Barbe de l'épi.- Gra- cile.6- Arbre africain.-Punaise des étangs.7- Anémone.- Plutonium.8 - Revient.- Séparation d'éléments d’un mot.9- Pénétra.- Être ouvert 10- Dissimulation.Armée.11 - Chlore.- Danse hongroise 12- Membre de sectes religieuses des debuts de l'islam -Usages - Metal pré-beux.Solution d'hier
de

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