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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-09-06, Collections de BAnQ.

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AFGHANISTAN HOCKEY { Karzaï échappe à un attentat Page A 6 Théodore accepte une offre en or du Canadien Page B 4 ?\v w w .led e v o i r .c o m ?LE DEVOIR V o L .X f 1 I I X ° 2 O I ?L K V K X I) R E I) I ti S E P T E M B R E 2 O » 2 8Î ë * r a xls - I $ Sondage Léger Marketing - Le Devoir - TVA - The Globe and Mail Dumont, chef rêvé - Charest, chef largué M Le chef adéquiste, plus populaire que Bouchard à son meilleur H Même les libéraux préfèrent Dumont à Charest JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Il ne peut y avoir plus grande opposition: Mario Dumont, comme chef de l’Action démocratique du Québec, satisfait 80 % des Québécois.Jean Charest, à la tête du Parti libéral du Québec, en déçoit 60 %.Même les libéraux sont plus satisfaits de Mario Dumont comme chef de son parti (à 69 %) qu’ils ne le sont de M.Charest à la tête du leur (57 % d’appuis) ! Ces données, tirées de la deuxième tranche du sondage Léger Marketing-/^ Devoir-TVA-The Globe and Mail, démontrent que, si la popularité de Mario Dumont ne se dément pas, celle de Jean Charest ne cesse de perdre des plumes.Le sondage a été mené entre le 27 août et le 1" septembre auprès de 1010 répondants, pour une marge d’erreur maximale de 3,1 %, 19 fois sur 20.«Une satisfaction de 80 % à l’égard de Mario Dumont, et de 84 % des francophones, c'est plus élevé que Lucien Bouchard à son meilleur!», fait remarquer le président de li'ger Marketing, Jean-Marc IL'ger.Cette dynamique politique, absolument inusitée au Québec, transcende les partis, poursuit le sondeur.Normalement, les partisans d'un parti se montrent largement insatisfaits des performances de l’adversaire.Mario Dumont, lui, réussit bien aux yeux de 69 % des libéraux et de 80 % des péquistes.Chez les adé-quistes, c'est le délire: 95 % sont contents de leur chef.VOIR PAGE A 10: SONDAGE ¦ Autres informations en page A 3 QUI FERAIT LE MEILLEUR PREMIER MINISTRE ?Ensemble de la population Francophones Non- francophones M.Dumont 43% 48% 19% J.Charest 20% 14% 44% B.Landry 20% 23% 11 % Aucun 9% S% 14% Nsp / Refus 8% 7% 12% Division chez les souverainistes La promesse de tenir un référendum d'ici 2005 ne fait pas Vunanimité KATHLEEN LÉVESQUE ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR engagement que s’apprête à prendre le pre-: mier ministre Bernard Landry de tenir un référendum sur la souveraineté au cours d’un prochain mandat divise Içs forces souverainistes.A la clôture hier du caucus des députés bloquistes réunis depuis deux jours à Saint-Jean-sur-Riche-lieu pour préparer la rentrée parlementaire, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, n’a pas caché son désaccord sur la stratégie que s’apprête à adopter le Parti québécois lors du conseil national de la fin de semaine.«On prend une décision en politique quand on pense que cela va mieux servir nos intérêts.Moi, je ne fixerais pas de date dans le temps, a affirmé M.Duceppe.[.] La meilleure stratégie, c’est de ne pas mettre les cartes sur la table au départ.» On ne voit aucune raison d'établir un calendrier référendaire, préférant que le mouvement souverainiste investisse son énergie dans l’actualisation du projet souverainiste.De son côté, l’ex-premier ministre Jacques Parizeau, à mille lieues de la position bloquiste, s’est réjoui que M.Landry projette de relancer la machine référendaire lors d’un prochain mandat Il y voit même une raison pour offrir de donner un coup de main did là afin de relever le Parti québécois.«Je regarde ça évoluer avec beaucoup d’intérêt», a dit «Moi, je ne fixerais pas de date dans le temps», dit Gilles Duceppe « Il faut battre le rappel » des troupes souverainistes, dit Jacques Parizeau VOIR PAGE A 10: DIVISION ÉTATS-UNIS-IRAK «Personne ne souhaite la guerre, mais.» Pendant que George W.Bush poursuit sa campagne en faveur d’une offensive militaire contre l’Irak, l’équipage du porte-avion George-Washington, qui navigue dans les eaux du Golfe, se prépare à toute éventualité.Le ton belliqueux de Washington déplaît profondément à l'ex-président américain Jimmy Carter, qui s’est élevé hier contre les prises de position émanant d’un petit noyau de conservateurs qui, sous prétexte d’une guerre au terrorisme, «cherchent à réaliser des ambitions refoulées».Il préconise plutôt une intervention urgente de l’ONU pour imposer une inspection sans entraves des sites militaires suspects en territoire irakien.A cet effet, un groupe d'experts composé d’anciens généraux américains et d’universitaires prône d’ailleurs la création d’une force militaire multinationale dont la tâche serait d’épauler les inspecteurs de l’ONU responsables du désarmement en Irak, plutôt qu’une intervention américaine contre Bagdad.¦ À lire en page A 7 INDEX Annonces.A4 Monde.A 7 Avis publics.B 6 Mots croisés.A 4 Bourse.B4 Météo.A4 Cinéma.B 10 Cestlavie.B1 Culture.B 9 Plaisirs.B 2 Éditorial.A 8 Sports.B 8 Idées.A9 Télévision.B 9 ;¦ -, JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre de la Justice a déclaré hier qu’il ne se laisserait pas influencer par les États-Unis.r .*» * éShmmHk» Cauchon veut décriminaliser la marijuana d’ici 2003 La législation actuelle est «déconnectée de la réalité» HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Ottawa pourrait bien modifier sa loi sur la marijuana d’ici six mois.C’est du moins ce qu’a indiqué le ministre de la Justice, Martin Cauchon, qui estime que la législation canadienne actuelle est «déconnectée de la réalité».«J'aimerais être capable d’aller de l’avant avec quelque chose au début de l'année prochaine, a déclaré le ministre hier.De garder les choses telles quelles n ’a aucun sens, selon moi, en 2002.» M.Cauchon réagissait au volumineux rapport du comité du Sénat sur les drogues illicites déposé la veille.IjC ministre dit vouloir attendre un autre rapport, celui du comité de la Chambre des communes attendu à la Martin Cauchon VOIR PAGE A 10: CAUCHON L’éditorial de J.-R.Sansfaçdn, page A 8 Bunker/le cirque: la SRC tente de racheter sa bourde VÉRO CONCOMFAGNNI Rémy Girard dans Bunker/le cirque.Landry et Charest refusent toutefois de participer à l'émission spéciale de la rentrée KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Accusée de partisanerie pour avoir déroulé le tapis rouge devant le chef de l’ADQ, Mario Dumont, afin de présenter la satire Bunker/le cirque lors de l’émission spéciale de la rentrée, Radio-Canada a tenté hier de racheter sa bourde politique en invitant le premier ministre et le chef de l’opposition officielle à se joindre à «la fête».Ni Bernard Landry ni Jean Charest ne participeront à l’émission, dont l’enregistrement est prévu ce soir.Au bureau du premier ministre — au «bunker» —, on se montrait tranchant devant la soudaine préoccupation d’éthique de RadioCanada dans ce dossier.«Ils ont fiit leur choix, qu’ils vivent avec», a laissé tomber l’attaché de presse de M.Landry, Hubert Bolduc.La volte-face de la société d’Etat survient après que Le Devoir eut révélé samedi dernier que Mario Dumont bénéficiait d’une tribune exceptionnelle permettant aux téléspectateurs — et électeurs — de faire la comparaison entre les vieux partis raillés dans Bunker et l’ADQ qui cherche à incarner le changement Le directeur des communications, Marc Sévigny, affirmait alors qu’il s’agissait d’un geste d’audace justifié par le VOIR PAGE A 10: SRC « Ils ont fait leur choix, qu’ils vivent avec», dit l’attaché de presse du premier ministre ÉCONOMIE Michel Nadeau quitte la Caisse de dépôt ¦ À lire en page B 5 Un texte d opinion percutant ANO.É LUS Le nationalisme sur l André Lussier Le nationalisme québécois sur le divan 204 PACES • 19.95$ 4 LE DEVOIR.LE VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2 0 0 2 A 2 ~ -LES ACTUALITÉS- Aide juridique Les avocats des Hells pourront toucher 45 000 $ par semaine BRIAN MYLES LE DEVOIR Une dizaine d’avocats défendant des présumés membres ou associés des Hells Angels ont subi une diminution de salaire de moitié, hier, sur décision du juge Pierre Béliveau, qui a ramené les tarifs de l’aide juridique à 75 $ l’heure, avec un maximum de 4500 $ par semaine, pour la durée du mégaprocès.Les avocats ne s’en tirent pas trop mal.Selon les estimations du juge Béliveau, chacun d’eux devrait empocher de 125 000 à 150 000 $, à même les fonds publics, si le procès s’étire jusqu’en juin prochain, le juge Béliveau rejoint en ce sens les conclusions de son homologue Réjean Paul, qui a accordé aux avocats de l’aide juridique impliqués dans son procès un taux horaire similaire pour les journées d'audiences, en plus d’honoraires de 500 $ pour chaque jour consacré à la préparation de la cause.Après le juge Paul, c’est donc au tour de M.Béliveau de se dissocier de la fracassante décision prise par leur collègue Jean-Guy Boilard lors du premier procès.M.Boilard avait triplé les tarifs usuels de l’aide juridique pour consentir aux avocats un salaire horaire de 150 $, pour un maximum hebdomadaire de 9000 $.Toujours selon les estimations du juge Béliveau, cette mesure exceptionnelle a permis à neuf avocats d’empocher «plus de 225 000 $ chacun pour un peu plus que six mois de travail».Le juge Béliveau reconnaît d’emblée la complexité de la cause présentée devant lui.Lors du premier procès, qui a pris fin de façon abrupte en raison du désistement du juge Boilard, la Couronne a fait entendre 113 témoins en plus de présenter 1114 pièces à conviction.la loi sur l’aide juridique prévoit des honoraires de 500 $ par journée d’audiences, et seulement 500 $ pour toute la préparation de la cause.De toute évidence, le régime n'est pas adapté à la réalité des mégaprocès, dans lesquels cette préparation s’étire sur plusieurs semaines, ce pourquoi le juge n’hésite pas à le bonifier.Les avocats espéraient que M.Béliveau se montre aussi généreux que M.Boilard, mais ils ont accueilli sa décision sans faire de vagues, la tâche ne sera pas aussi colossale qu’ils le disent, selon le juge.Une grande partie de la preuve est commune à tous les accusés.Les avocats peuvent en outre travailler en équipe pour ainsi diminuer la pression et les risques d'erreur.En date du 30 juin, une quinzaine d’avocats détenant des mandats de l’aide juridique ont reçu 1,64 million en honoraires dans les deux procès.J EîL Tirage du 2002-09-04 02 08 Jfl 14 31 39 Complémentaire: (30) GAGNANTS LOTS 6/6 .i 10 000 000,00$ 5/6+ 8 92 088,90$ 5/6 423 1 393,30$ 4/6 19 370 58,30$ 3/6 343 317 10,00$ Ventes totales 18 543 505 $ Prochain gros lot (approx ).2 000 000 $ | Tirage du 2002-09-04 03 08 15 lâ 3Z 43 Complémentaire: (41 ) GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ i 50 000,00$ 5/6 45 500,00$ 4/6 1 673 50,00$ 3/6 28 712 5,00$ Ventes totales 753 458.50 $ m+ Tirage du r 2002-09-04 GAGNANTS LOTS 09 2Z 3Z $3 83 602,41 $ 03 06 48 105 238,10$ £8 03 15 41 132 189,39$ •Seules les sélections participant au Lotto &'49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion Egtra Tirage du 2002-09-04 NUMÉROS LOTS 876039 100 000$ 76039 1 000$ 6039 250$ 039 50$ 39 10$ 9 2$ Les modalités d encaissement des billets oagivints paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q.cette dernière a priorité MîïrTûrrô7B| 1 866 SOS JEUX Grève illégale de l’Alliance des professeurs de Montréal Le recours collectif des parents est autorisé Déjà condamnée par un tribunal et réprimandée par le Conseil des services essentiels, VAPM s'expose à une poursuite de 30 millions MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Une tuile vient de tomber sur la tête de l’Alliance des professeurs de Montréal: conséquence directe de la grève illégale de trois jours qu’il a tenue l’an dernier, le syndicat est menacé d’un recours collectif de 30 millions de dollars, que la Cour supérieure du Québec vient tout juste d’autoriser.Dans la foulée des négociations des enseignants autour du dossier de l’équité salariale, l’Alliance des professeurs de Montréal, syndicat de plus de 7000 membres lié à la Commission scolaire de Montréal, avait tenu en novembre 2001 une grève illégale de trois jours, privant du coup quelque 100 000 élèves de quelques journées de classe habituelles.Voilà que la Cour supérieure vient tout juste d’autoriser un recours collectif de 30 millions de dollars pour les parents de ces 100 000 enfants qui ont dû subir la grève l’an dernier.Le juge John H.Gomery ouvre ainsi la voie à une «action en dommages et intérêts contre l’Alliance des professeurs de Montréal invoquant sa responsabilité civile pour avoir incité, encouragé et soutenu ses membres à s’engager dans une grève illégale», tel que le stipule le jugement, rendu le 3 septembre dernier, et dont Le Devoir a obtenu copie.Ces dommages compensatoires ont été évalués à 150 $ par les avocats de Vincent-Alfred Gagné, père d’une petite fille de neuf ans inscrite dans une école de la CSDM.Une réclamation en dommages exemplaires, chiffrée à 150 $, s’ajoute à cette première action.Ces 300 $, multipliés par les 100 000 enfants touchés par la grève, donnent donc lieu à un recours collectif de 30 millions.«Le jugement permet en fait l’exercice d’un recours collectif, explique Bruce Johnston, l’un des deux avocats de M.Gagné.Il fallait démontrer d’abord que c’est une question qui se prête au recours collectif, elle juge Gomery a statué que c’était un dossier qui s’y prêtait très bien.» Un juge de la Cour supérieure sera nommé ultérieurement pour disposer de l’action qu’intenteront les avocats de M.Gagné pour activer le recours collectif.La cause pourrait être entendue à l’intérieur de la prochaine année, jugent les avocats.A l’Alliance des professeurs de Montréal, on préférait hier ne pas réagir à ce jugement encore chaud.«Toute cette procédure comporte beaucoup d’inconnues pour nous, et nous préférons nous entretenir avec nos avocats avant de réagir», a expliqué Yves Parenteau, porte-parole de l’Alliance.Le son de cloche était similaire à la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), dont relève l’APM.Deux sanctions ont déjà été imposées au syndicat montréalais, souvent jugé dissident dans ses manières de faire, autour de cette grève illégale de novembre.Une première réprimande du Conseil des services essentiels avait obligé le syndicat à préparer un plan de récupération, sorte de réparation des dommages causés aux parents et enfants touchés par l’école buissonnière forcée.La Cour supérieure a de plus condamné les administrateurs de l’APM à verser 5000 $ chacun pour outrage au tribunal.Par ce jugement le juge Gome- ry attribue aussi à M.Gagné le statut de représentant des parents concernés pour le recours cofiec-tif.Le cœur de la prochaine action judiciaire portera sur la nature des dommages subis par les membres du groupe et, le cas échéant leur valeur en argent •Certaines personnes ont dû manquer le travail, ont dû engager des gardiennes, ont été plus stressées que d'autres; c’est sûr que cela a pu varier d'un cas à l’autre, explique Bruce Johnston, du cabinet Trudel & Johnston, qui représente M.Gagné.Mais nous avons évalué les dommages compensatoires à 150 $ pour notre client en plus de 150 $ de dommages exemplaires».un montant qui vise à démontrer la réprobation du tribunal envers un geste qui est intentionnellement commis et qui porte atteinte à un droit protégé par la Charte.Parti chercher la paix! #• ;%¦ >•- f PARTI DE MONTRÉAL le 18 août 2000 avec un triporteur et de modestes bagages, Jean Béliveau a entrepris défaire le tour du monde à pied dans une très longue marche en faveur de la paix au nom des enfants.Visiblement serein, il poursuivait sa route hier au milieu du désert chilien d’Atacama, à 1300 km au nord de Santiago.Son périple le mènera dans 80 pays et devrait se terminer dans une douzaine d’années.L’après-11 septembre Montréal investira 100 millions pour mieux s’armer en cas d’urgence JEANNE CORR1VEAU LE DEVOIR Depuis le 11 septembre 2001, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a reçu 2000 appels relatils à des menaces terroristes.Aucun d’eux n’était fondé.Malgré l’apparente quiétude dont bénéficient les Montréalais, les services d’urgence sont «en état d’alerte» et prêts à intervenir, a affirmé hier le maire Gérald Tremblay.L’administration municipale entend d’ailleurs consacrer 100 millions de dollars au cours des cinq prochaines années afin d’améliorer les mesures d’intervention d’urgence sur son territoire.L’ampleur des attentats de New York ont constitué un argument de poids pour inciter les autorités à prendre des mesures plus adéquates pour lutter contre le terrorisme, ont indiqué hier les chefs des différents services d’urgence lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville.A titre d’exemple, le Service de sécurité incendie de Montréal s’est doté de nouveaux équipements pour permettre une décontamination massive en cas d’attaques à l’aide d’armes chimiques ou biologiques.Dans un avenir rapproché, le service prévoit disposer de deux équipes capables de soigner 400 personnes à la suite d’une telle attaque.De son côté, le SPVM a mis sur pied un programme de formation pour 2000 de ses policiers, a acheté pour 500 000 $ de nouveaux équipements (combinaisons et masques) et procède actuellement à la modernisation de son système de télécommunication, une entreprise pour laquelle la Ville de Montréal a déjà consenti 6 millions de dollars et qui devrait nécessiter un investissement supplémentaire de plus de 35 millions.Selon Michel Sarrazin, directeur du SPVM, l’ensemble des mesures adoptées, les protocoles d’intervention, la coordination des services de sécurité des administrateurs de gratte-ciels et l'amélioration des échanges de renseignements entre les différents corps policiers, dont la SQ et la GRC, placent Montréal dans une position enviable parmi les villes nord-américaines.«On est facilement à la hauteur des autres villes, sinon en avance», affirme-t-il.Même si aucune alerte concernant des actes terroristes ne s’est avérée fondée depuis un an à Montréal, les autorités n’osent prendre à la légère la possibilité d’une menace sérieuse.«Personne ne nous pardonnerait de ne pas avoir su se préparer à cette éventualité», admet Michel Sarrazin.Réaliste, le maire n'a d’ailleurs aucune peine à imaginer les manchettes de journaux si aucune mesure n’était adoptée.Production porcine Le débat est ouvert Le BAPE lance ses audiences publiques Les musulmans du Canada en ont gros sur le cœur PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Un débat public sur la production porcine au Québec a été lancé hier matin.Les Québécois pourront donc faire part au Bureau des audiences publiques de l’environnement (BAPE) de leurs préoccupations et proposer des stratégies qui permettraient à cette pratique agricole de contribuer au dé-velopperpent durable du Québec, a annoncé le ministre d’Etat aux Affaires municipales et à la Métropole.à l’Environnement et à l’Eau, André Boisclair.Le ministre a avoué que les diverses mesures que son ministère a lancées en juin — le moratoire sur toute nouvelle entreprise porcine d’ici la fin de 2003 ainsi que le nouveau règlement sur les exploitations agricoles qui prône une nouvelle approche en matière de gestion du phosphore présent dans le lisier de porc — ne peuvent solutionner qu'une partie des problèmes environnementaux reliés à la production porcine.«Nous sommes conscients de la nécessité d’identifier et de mettre en œuvre d’autres actions visant à assainir et à protéger l'environnement en milieu agricole», a-t-il avancé comme motif pour lancer la consultation publique.M.Boisclair a donc confié au BAPE le mandat d'établir un cadre de développement durable qui tiendra compte à la fois des dimensions environnementales.économiques et sociales.«Il faut produire tout en assurant la pérennité des sols et des cours d'eau, a-t-il précisé.Mais en même temps, le gouvernement est déterminé à tout faire pour préserver la vitalité de l'industrie porcine qui contribue grandement à l'essor des petites villes et villages dans toutes les régions du Québec.Le monde rural, comme tout le Québec, ne peut se permettre de voir l’agriculture péricliter» Le ministre a par ailleurs expliqué qu’il avait imposé un moratoire sur la production porcine afin que le débat se déroule dans un climat de relative sérénité.•En raison des débats houleux qui ai
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