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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-09-23, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 2 » SEPTEMBRE 2 0 0 6 AFFAIRE ARAR Qui va dompter la GRC Page B 3 PHILOSOPHIE Comenius contre la réforme Page B 6 ?PERSPECTIVES P Ce couple s’en est donné à cœur joie hier, lors de la journée sans voitures.Si j’avais pasd’char.Montréal imitera-t-il d’autres grandes villes du monde ?C LAI RAN DRÉE CAUCHY Doit-on considérer l'automobile comme une nuisance et tenter d’en contraindre l’usage?La question commence à se poser de plus en plus, en cette période de réchauffe ment climatique et d’accroissement du smog, alors que la sensibilité verte gagne du terrain.Montréal devra-t-il s'inspirer de villes comme Londres, Milan, Florence.Seattle, Portland et tutti quanti?A Londres, le maire travailliste, Ken Livingstone, a pris les grands moyens pour réduire la circulation automobile au centre-ville.Depuis 2003, les automobilistes doivent payer un droit de passage, aujourd’hui de 12 euros (17 $), pour accéder au centre-ville.Le pari audacieux semble avoir porté fruit le nombre d'automobilistes au centre-ville a chuté de près de 20 %.On doublera d'ailleurs le périmètre de la zone de péage en février prochain.Plusieurs cités européennes, telles Milan et Florence, ont aussi institué un périmètre payant au centre-ville et d'autres villes, comme Amsterdam, pourraient entrer dans la danse bientôt.Des villes américaines ont aussi pris le pari de réduire l’usage de l'automobile et surtout d’accroître celui du transport collectif.Par exemple, Seattle offre depuis quelques années l'accès gratuit au réseau de transport en commun du centre-ville, à même l’argent perçu dans la poche des automobilistes.Signe que l'automobile est de plus en plus considérée comme une nuisance, l’Etat de la Californie a intenté cette semaine une poursuite contre les six grands producteurs d’automobiles pour les dommages subis en raison des changements climatiques et de la pollution.Dans la poursuite, qui n’est pas sans rappeler celle menée contre les cigarettiers, on y qualifiait carrément l'automobile de •nuisance publique».Un bilan inquiétant Cette logique de l’automobile «nuisible» commence à faire son chemin — beaucoup plus lentement — au Québec, Mais le réveil risque d’être brutal et les tendances pourraient être difficiles à renverser.De 1998 à 2003, le parc automobile de la grande region de Montréal a fait un bond d’environ 20 %.Chaque année, quelque 40 000 véhicules s'ajoutent sur les routes de la région métropolitaine, soit une hausse de 2 %.Rappelons que chaque véhicule produit environ 5,5 tonnes de gaz a effet de serre par année, sans compter les polluants atmosphériques qui contribuent entre autres au smog.La part des gaz à effet de serre attribuable aux transports est de 38 % au Québec et de 47 % à MontréaL Pour la Direction de la santé publique du Québec, il n’y a aucun doute posable: «Dons les milieux urbains, la voiture est devenue un risque majeur de santé publique», fait valoir le docteur Louis Drouin, qui a coordonné k production du dernier rapport annuel portant sur le sujet On y apprend que l’automobile cause chaque année 2000 traumatismes, dont 35 à 70 décès.Le docteur Drouin souligne que le nombre de blesses de k route a connu une hausse de plus de 20 % entre* 1998 et 2003, soit une proportion similaire à l'augmentation du nombre d’automobiles.«Ces?a/mme en tœcicoiagie, la dose fait le pcriscm», observe-t-iL C’est sans compter l’obésité, qui se manifeste davantage dans les banlieues, où 95 % des me nages possèdent au moins une automobile, contre seulement 45 % dans un arrondissement comme le Plateau Mont-Royal.Asthme, mala dies respiratoires, pollution sonore, épisode de chaleur due au réchauffement global de la planète: les maux causés («r k pollution de l'automobile sont nombreux.•Estrs des élections législatives d’avril, il a subi une défaite pour la seconde fois consécutive.Il aurait dû démissionner de son poste de leader du parti Fidesz.Maintenant, il voit une occasion de prendre sa revanche sur la coalition au pouvoir.Depuis déjà longtemps, Viktor Orban ne se comporte plus comme le leader d’une droite libérale et moderne.Son libéralisme des années 90 a fait place à un conservatisme chrétien aux accents populistes et nationalistes.Il tente depuis des années de persuader les Hongrois que le pre mier ministre, Ferenc Gyurcsany, est illégitime parce qu’il est un ancien communiste et qu’il a fait fortune dans les années 90.forcément de façon douteuse, selon la droite.Orban a trouvé maintenant un nouveau cheval de bataille pour sa politique d'opposition systématique: pendant la campagne, le premier ministre a caché les mesures d’austérité et les projets de réforme, donc le gouvernement n'a pas reçu de mandat des électeurs pour mener cette politique.Et donc il doit démissionner.Tous les autres leaders dénoncent frs actes de violence.Lui aussi, mais en même temps il affirme comprendre les causes de la protestation de la rue.11 ne renonce pas au prestige dont il dispose toujours au sein de fa droite extrême.Êtes-vous inquiet d une prolonga-hon lie la crise ?Je ne vois pas sur quoi ces manifestations pourraient déboucher, même si elles perdurent et se concentrait sur un changement de gouvernement.La coalition au pouvoir dispose d’une majorité claire au Parlement.Mais, en même temps, il est évident quelle est, au moins dans l’immédiat, politiquement affaiblie par ce qui se passe.Il y aura des élections municipales le l" octobre et, si la majorité a de mauvais résultats, cela affaiblira encore sa légitimité.Libération En attendant la guerre totale Au Darfour, plus personne ne se soucie de protéger les villageois et les déplacés regroupés dans des camps de fortune Déjà 300 000 morts et 2,5 millions de déplacés.Tandis que le pouvoir islamiste de Khartoum s’oppose à l’envoi de Casques bleus, le chaos s’installe partout dans la grande province soudanaise CATHERINE SIMON Âssis dans une pauvre hutte de branchages devant un bouquet de fleurs en plastique et un appareil radiocassette posés sur une table basse, Adil, le jeune roi des Massalits, l’avoue sans ambages: il a passé un sale quart d’heure.Turban blanc, lunettes fumées, le «monarque» s’exprime doucement, dans un anglais approximatif.«Us ont même essayé de voler mon téléphone satellite!», s’indigne-t-il.Ici comme ailleurs en Afrique, l’autorité des rois coutumiers n’est plus ce qu’elle était.La trentaine altière, Adil n’est d’ailleurs sur le trône que par accident: le vrai monarque, son cousin, a quitté Gereida ü y a belle lurette.Il travaille à Khartoum, la capitale du pays, comme agent de police.Ce jour-là, à l’aube du Tr septembre, une attaque est donc lancée contre Gereida, petite ville du Far West soudanais, à l’extrême sud de la province du Darfour.Les assaillants sont une douzaine tout au plus.Qui sont-ils?Des Massalits, c’est-à-dire des membres de la tribu africaine dominante de la région, celle-là même que le jeune Adil est censé gouverner.Seulement voilà, comme il le dit lui-même, le petit roi par intérim n’a «pas de pouvoir» puisqu’il n’a «pas d’argent».Ce matin-là, les tirs, nourris, ont réveillé la ville en sursaut et fait «entre deux et quatre morts, selon les sources», nous précisera plus tard le gouvernorat de Nyala.Trois blessés sont à l’hôpital, dont l’un est dans un état grave.A l’échelle du Darfour, c’est une vétille.D’ailleurs, le roi n’était pas visé.Mais l’incident est de mauvais augure.Pour la première fois à Gereida, des Massalits s’en sont pris à des Zaghawas, une autre tribu africaine parmi les plus influentes du Darfour.Tous les belligérants de cet incident faisaient partie de l’Armée de libération du Soudan (ALS) ou, plus précisément, de sa faction majoritaire, dirigée par Minni Arku Minnawi, un Za-ghawa.Alors?Des Noirs se battent donc maintenant contre d’autres Noirs au Darfour?Au Soudan, rien n’est simple.Depuis le début du conflit, en avril 2003, lorsque les combattants de l’ALS, en révolte contre le pouvoir central et sa politique discriminatoire à l’encontre de la lointaine province, commettent leur première attaque d’importance — contre l’aéroport d’ELFasher, capitale du Darfour nord — les Nations unies ont décompté 300 000 morts et près de 2,5 millions de déplacés.Jusque-là, la tragédie paraissait essentiellement mettre aux prises les «Arabes» et les «Africains» du Darfour, le régime arabo-islamiste de Khartoum, où siège le pouvoir central, utilisant les milices djandjaouids — littéralement, les «cavaliers démoniaques» — pour terroriser les villages et chasser les cultivateurs de leurs terres.Et puis, les choses se sont compliquées.Le chaos «Au début, explique un fonctionnaire des Nations unies en poste à Nyala, le conflit opposait l’armée gouvernementale et les rebelles de l'ALS.Mais, depuis l’accord de paix d’Abuja signe le 5 mai entre le gouvernement et la faction majoritaire de l’ALS commandée par Minni Minnawi, on assiste à une fragmentation de la rébellion.Au nord, dans la région d’El-Fasher, la guerre fait rage entre les partisans zaghawas de Minnawi et les combattants fours d'Abdel Wahid al-Nur qui dirige la faction minoritaire de l’ALS, non signataire de l'accord d’Abuja.Or les Fours eux-mêmes sont divisés entre les fidèles d'Abdel Wahid et ceux de son ancien bras droit, Abdel Charfi.» En clair, alors que se profile la fin de la saison des pluies, le chaos s'installe.Province soudanaise presque aussi vaste que la France et peuplée de sept millions d’âmes, le Darfour s’attend au pire.Plus personne ne se soucie de protéger les villageois et les déplacés regroupés dans des camps de fortune.Les dirigeants de l’ALS majoritaire ont d’autres priorités.Depuis qu’il a fait alliance avec Khartoum, Minni Minnawi a été promu «conseiller spécial» du président Omar el-Béchir — suscitant envie et rancœur dans les rangs de ses anciens amis de la rébellion.Sur le terrain, «c’est le chaos», confirme un diplomate européen.Entre les signataires d’Abuja et les récalcitrants, entre les guérilleros repentis et les rebelles endurcis, de nouveaux clivages se font jour.Attaques et représailles se multiplient.Les 7000 soldats de l’Union africaine regardent faire, sans bouger.Devant cette situation, le Conseil de sécurité des Nations unies a vote, le 31 août, l’envoi de Casques bleus sur le terrain.Mais Khartoum n'en veut pas, et le déploiement de soldats de la paix semble de plus en plus improbable.De fait, en dehors des grosses agglomérations, souvent tenues par les forces gouvernementales, la majeure partie de la province a été déclarée, du fait de l'insécurité croissante, zone interdite par les organisations humanitaires.Du jamais vu depuis le debut du conflit.Après avoir été mis dans l’impossibilité de cultiver leurs champs, à cause des raids djandjaouids, plusieurs centaines de milliers de Souda-nais sont donc désormais prives de secours.Zone interdite Le gouvernement vient pu- ailleurs d'envoyer de puissants renforts militaires à Nyala et.surtout, à El-Fasher.Cette decision présage-t-elle de nouveaux massacres qui pourraient, cette fois, être perpètres à plus grande échelle et à huis clos?Les menaces à l'encontre de la presse étrangère et les sanctions récemment infligées par Khartoum aux organisations humanitaires peuvent le laisser craindre.«On ne peut même plus aller dans la zone où je travaillais il y a encore six mois: autour du village de Forma.les gan de l’ALS se tapent dessus», témoigné Claire .Allard, restee en poste dans la region d’El-Fasher de juillet 2tX)5 à mars 2tX)6.Responsable de l'aide alimentaire au sein de l'ONG française Action contre la faim (ACF), la jeune femme est arrivée à Gereida le 1" juin.A peu près en même temps que les nouveaux déplacés du Darfour sud qui fuyaient les djandjaouids « On ne peut même plus aller dans la zone où je travaillais il y a encore six mois: autour du village de Korma, les gars de TALS se tapent dessus » Une Soudanaise de Labado se protège du vent à son arrivée au camp Kalma.Petite ville oubliée de 20 000 âmes, Gereida a -}-—^—1 poussé et enflé sous l'afflux des rescapés de la brousse.En deux ans, elle est devenue le plus grand camp de déplacés du monde.Près de 130 000 personnes tentent aujourd’hui d’y survivre.Avec seulement six ONG, dont le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Oxfam et ACF, chargées de parer au plus pressé, c'est-à-dire apporter nourriture, eau potable et un minimum de soins médicaux.«Il y a au moins un facteur de stabilité, relève l’impavide employée locale d'ACF: presque tous les déplacés sont des Massalits.S’ils étaient d’origines diverses, comme au camp de Kalma, dans l’ouest de la province, ça aurait déjà explosé.» Gereida est désormais une île, posée dans la campagne verte et vide, où les civils, sans armes, n’osent guère s’aventurer.Une prison à ciel ouvert, comme sont en passe de le devenir la plupart des villes du Darfour.Abugasim Jibril Ibrahim, l’homme le plus riche de Gereida, s’alarme.«Il faudrait qu’on puisse se défendre nous-mêmes, puisque personne ne nous protège.U nous faudrait des armes!», martèle-t-il.Assis sur un sommier de cordes tressées posé à même la rue, à l’ombre d’un arbre, Abugasim, la soixantaine avancée, est vêtu d'une djellaba blanche et d'un turban traditionnel.Il porte des chaussettes grises qui tire-bouchonnent et des sandales en plastique.Une béquille est posée près de lui.Il a été blessé en avril par des djandjaouids sur la route reliant Nyala à Gereida.Avant le conflit, il possédait un troupeau de 150 vaches, des terres, des boutiques, des entrepôts et des camions, «je suis resté prospère parce que j’avais fait des stocks d'acier et de machines», expliquât-il.De son troupeau, razzié, il ne reste rien.«Le Darfour est pauvre, poursuit-il.La seule richesse vient de la route et du commerce.Mais on ne peut plus bouger: les pistes ne sont pas sûres.Tant que les ONG sont là.ça va, ajoute-t-il.Mais il faudrait que l'ONU se dépêche d'envoyer ses soldats.Dites-leur que c’est urgent.Si les djandjaouids entrent dans la ville, qui va les arrêter?» Natif de Gereida et commerçant lui aussi, Fakhr Adeen Moussa est chargé de collecter «l'impôt» versé à l’ALS par les marchands de la ville.«Quinze millions de livres» chaque mois, dit-il.«Celui qui refuse de payer, ils menacent de le mettre en prison», ajoute le collecteur.La sécurité n'est pas assurée pour autant.«Ce conflit est un très mauvais coup pour les affaires», soupire-t-il.L'un de ses frères a été blessé «par les djandjaouids» et son camion «volé, à deux reprises, par les Fellatas et les Mahedins» — deux tribus «arabes» de la région.Banal.JOSE CENDON REUTERS Nouveau travail Avant le conflit, Fakhr Adeen Moussa employait une douzaine de personnes.Il lui en reste six, ce qui n'est déjà pas si mal.Car toutes les cartes sont bouleversées.Tandis que certains natifs de Gereida.pas franchement cossus, sont devenus millionnaires, en louant à prix d’or leur maison aux ONG étrangères, d'anciens nantis se retrouvent à la rue — ou pas loin — comme la majorité des déplacés.Aujourd'hui, à Gereida, ce ne sont plus les troupeaux, ni les champs, ni le commerce qui donnent du travail.Le premier employeur est le CICR — qui a embauche plus de 2tX) «locaux», dont quelques femmes.Oxfam et ACF viennent juste derrière.«Il faudrait qu elles nous aident à construire des écoles, des hôpitaux, des routes», rêve à voix haute le riche Abugasim.Quand il était gamin, au debut des années 1950.sur les 23 écoles secondaires que comptait le Soudan.une seule se trouvait au Darfour.A la fin 2002.la province ne disposait que de 160 kilomètres de routes goudronnées, percees.non par l’Etat, mais «par la Banque mondiale, dans les années 1970».rapporte Gérard Prunier dans son livre.Le Darfour un génocide ambigu (La Table ronde.2005).L'ouvrage, qui retrace l'histoire de l'ancien sultanat.donne mille exemples du «sous-developpement presque absolu» dans lequel les regimes qui se sont succédé à Khartoum ont maintenu cette lointaine prorince, jadis base arrière de tous les trafics — notamment d'esclaves.En ce mois de septembre, à Gereida.où les cases en branchages des autochtones et les huttes bâchées des déplacés ne se distinguent guère, la misère est immense, mais un ordre apparent régné dans FINBARR O'REILLY REUTERS Un combattant de l’Armée de libération du Soudan, dans la région d’El-Fasher.les «quartiers» — formés selon les bourgs et villages d'origine.La machine humanitaire tourne rond.Si tout se passe bien, ACF aura distribué, en dix jours, de quoi nourrir pendant un mois l’ensemble des déplacés.D’ici à novembre, Oxfam espère être capable de distribuer 15 litres quotidiens d’eau potable par personne (contre sept aujourd'hui).Et la clinique du CICR, ouverte en 2004, vogue à son rythme de croisière: 500 à 600 patients sont reçus en consultation chaque jour — chiffre relativement bas, comparé aux 700 consultations des mois «chauds» d’avril et mai 2006, quand les combats battaient leur plein.Les femmes sont les plus nombreuses à venir s'asseoir, avec leurs enfants, sur la natte de la salle d'attente de la clinique dirigée par le docteur Popol Lobo, natif de Kinshasa, le seul médecin, avec son confrère de l’hôpital public (et payant), présent à Gereida.Les infections respiratoires sont les pathologies les plus courantes.Mais les viols, aussi fréquents, à en croire les déplacés, que les attaques de camion ou les vols de bétail, sont rarement pris en compte.«Les femmes ne viennent pas spontanément», reconnaît le médecin congolais.C'est en allant chercher du bois hors du camp que les femmes, et parfois les enfants, sont le plus souvent agressées.Les hommes, eux, n’y vont pas.«Bien sûr.une femme risque toujours d’être battue ou violée par les djandjaouids.Il arrive qu'ils volent tous les vêtements aussi.Mais c’est plus grave si mon mari y va.Car lui.il risque d’être tué», assure Banane Ali, sœur du cheikh du «quartier» Dito, répétant ce que toutes les femmes du camp ont appris à dire aux étrangers.Seules quelques-unes ont accès à un travail salarie.Celui de trieuse de grains, par exemple: il s'agit de récupérer, en utilisant un petit balai de paille, les grains de céréales échappés des gros sacs transportés, à dos d'homme, de l'entrepôt au site de distribution.Certains sont abîmés ou à moitié mangés par les charançons.Il faut les trier, longuement et mettre les bons grains de côté.Pour ce travail, les femmes sont payées au même tarif que les hommes, embauchés comme journaliers.Toucher de l'argent en échangé d'un travail est pour elles, une révohitioa Quand elle a vu son image dans l’écran de l’appareil photo numérique, Hanane Ali s'est mise à rire.•Un jour, je voudrais bien avoir un poste de télévision.Ou au moins une radio.» En attendant «attaquée et battue par les djandjaouids» lors d’une sortie avec d’autres femmes, pour chercher du bois, Hanane se plajnt «Ici.on ne se sent jamais en sécurité.• A Gereida.comme dans les autres villes du Darfour.l'arrivée des ONG — apportant non seulement de l’aide, mais des emplois et de l'argent frais — a bouleverse les ordres anciens sans changer les mœurs.A l’hôpital de fa ville, les sages-femmes sont payees 2500 dinars pour l'accouchement d'une fiDe.3000 pour un garçon.Le Monde I LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 2 T SEPTEMBRE 2 0 0 0 H ;i P E R $ P E C T 1 V E 8 Maher Arar lors des audiences de la commission présidée par le juge Dennis O’Connor, en mai.'A m trarrg Qui va dompter la GRC ?La police fédérale n ’a pas tiré toutes les leçons des rapports des commissions Keable et McDonald, dans les années 80 L’affaire Arar a mis la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sur la défensive cette semaine.Durement blâmée par le juge Dennis O’Connor dans son rapport final, la police fédérale a prouvé — une fois de plus — qu’elle n’a pas la maturité nécessaire pour faire la collecte de renseignements.C’est pourtant une nécessité dans un monde en guerre contre le terrorisme.BRIAN MYLES Dans les 1400 pages du rapport O’Connor sur l'affaire Arar, il y a de ces petits détails qui ne s’oublient pas, révélateurs à la puissance dix des dysfonctions de la GRC.Ainsi en est-il du témoignage d’un de ses inspecteurs, Michel Cabana.0 ne s’est pas formalisé outre mesure que les Etats-Unis expulsent Maher Arar vers la Syrie sur la base d’informations inexactes et incendiaires transmises par la police fédérale.Et pourquoi?Tout simplement parce que l’ingénieur de 36 ans allait se retrouver dans les prisons d’un pays partageant «des valeurs communes» avec le Canada.Quiconque s'intéresse un tant soit peu à la politique étrangère sursaute devant une telle affirmation.Les traditions démocratiques de la Syrie sont pour le moins chancelantes, et la repression frappe autant les personnalités politiques que la presse libre et la société civile.Quand on connaît la suite de la triste histoire de Maher Arar, la stupeur cède la place à la cole-re, voire à la honte.Arar, un père de famille qui n’avait pas l’ombre du début d'un lien avec al-Qaë da ou tout autre groupuscule terroriste, a été battu, torturé et emprisonné pendant près d’un an dans une cellule pas phis grande qu'un cercueil Des valeurs communes, disait-on.Selon le criminologue Jean-Paul Brodeur, professeur à l’Université de Montréal, le commentaire de l’inspecteur Cabana est tout simplement «invraisemblable» de la part d’un officier de police chargé de recueillir des renseignements sur la menace terroriste.Inculture À cet égard, la GRC n’a pas tiré toutes les leçons des rapports des commissions Keable et McDonald, au debut des années 80, au sujet des opérations illégales menées par la police fédérale pour contrer le Front de libération du Québec (FLQ) et par effet d'amalgame malsain, tous les souverainistes un peu trop volubiles.Dans les attitudes des policiers fédéraux, il y avait a la base une profonde méconnaissance de l'étendue des mouvements souverainistes et de leur dangerosité, réelle ou imaginée.«Ils étaient d'une inculture qui omit quelque chose de terrifiant.se rappelle M.Brodeur, fls ressemblaient a s’y méprendre aux policiers de la Sûreté du Qué- DAVfc CHAS REITERS l Le juge Dennis O'Connor.bec sous Duplessis, c'est-à-dire des bras.Ils n 'avaient absolument pas la culture politique et la culture générale que les policiers doivent avoir pour faire du renseignement.» Dans l’affaire Arar, c’est le même constat.«Le leitmotiv là-dedans, c'est l'incapacité des services de police de faire du renseignement de sécurité», explique M.Brodeur.«Four les corps policiers, le renseignement, ce n'est pas vraiment une priorité.» Cela étant, il ne faut pas voir dans l'affaire Arar une répétition des événements des années 70.«Les déviances sont différentes.Ds commissions Keable et McDonald ont mis en lumière des déviances de comportement, de fonctionnement.Ij>s policiers de la GRC faisaient des “dirty tricks’’.Dans l'affaire Maher Arar.c’est une déviance du renseignement qui est en cause.Bien sûr, cette déviance a conduit à un “dirty trick” terrible, soit l'extradition par les Etats-Unis de Maher Arar vers un pays pratiquant la torture», précise Jean-Paul Brodeur.M.Brodeur est en terrain connu.Il a été le directeur de recherche de la commission Keable, qui a amorcé ses travaux en 1977.Loin de banaliser la gravité de l'affaire Arar, il se permet une petite mise en contexte.Dans l’affaire Arar, le renseignement a été manipulé, faussé, sans que des crimes soient commis par des enquêteurs ignares et incompétents.Dans les années 70, des agents provocateurs de la GRC, obnubilés par la traque aux fel-quistes, ont cambriolé l’Agence de presse libre du Québec, subtilisé la liste de membres du Parti québécois, posé des bombes, incendié des granges, épié le courrier de plus de 800 citoyens, volé de la dynamite et kidnappé un stagiaire faisant partie de la défense des accusés du FLQ.Cette sinistre performance a mené la commission McDonald a conclure que le service de sécurité de la GRC avait échappé «a tout contrôle» dans les années 70.Les basses œuvres commises par la GRC au Québec sont a l’origine de la création du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), en 1984.C’est à cette agence civile, sans pouvoirs d’arrestation ou d’enquête, que la cueillette de l’information «sensible» a été confiée.Les attentat du 11 septembre 2001 devaient tout changer.L’obsession terroriste Le rapport O’Connor lève en partie le voile sur le vent de panique qui a balayé le Canada aux lendemains du 11-Septembre.Les enquêteurs évoluaient sous pression, avec l'urgence de trouver des terroristes au Canada.Des enquêteurs qui «manquaient d'expérience et de formation dans la conduite d’enquêtes touchant la sécurité nationale», selon les termes du juge O’Connor, sont devenus responsables d'une cellule d’enquête sur Abdullah Almalki, soupçonné d’appartenir a al-Qaida.Pour avoir marché sous la phiie avec Almalki et discuté avec hn.Arar est devenu «une per- sonne cible».Son nom est apparu à Ottawa dans un diagramme portant sur les complices de Ben Laden, fourni aux Américains avec d’autres mensonges éhontés.Arar se serait trouve dans les environs de Washington le 11 septembre 2tX)l, aurait refusé d’être interrogé et aurait quitté brusquement le pays après ce refus.Autant de faussetés livrées par la GRC aux Américains, avec le résultat que l’on sait.la GRC n’est |)as le seul service de police à connaître cette faillite institutionnelle.Aux Etats-Unis, le FBI et la CIA ont été montrés du doigt pour leur incapacité à recueillir l’information, à la partager et, en définitive, a anéantir la force de frappe des terroristes.1 )ans un rapport minoritaire du Comité d’enquête du Congrès sur les attentats du 11 septembre 2(X)1, le sénateur républicain Richard Shelby (Alabama) avait souligné l’insurmontable incapacité des services de police traditionnels, axés sur la répression du crime, de recueillir des renseignements.Selon Jean-Paul Brodeur, l’origine du malaise se trouve dans la culture policière, dominée par «la tyrannie du “case file”», «tes policiers fimt carrière dans ce métier parce qu’ils veulent de l'action.(.] Di culture policière, c'est une culture d’action.» Sauf que la lutte contre le terrorisme a changé la donne.Elle contraint au recyclage d'agents «opérateurs», habitués de travailler à la résolution d’un crime, en «unités de savoir».outillées pour prévenir le crime.«Im culture policière n'est pas encore orientée vers la maîtrise des outils du savoir», résume M.Brodeur.Le juge O'Connor n’a pas dit son dernier mot.Dans le deuxieme volet de son rapport, dont le dépôt est prévu d'ici la fin de l'année, il formulera des recommandations au sujet de la création d'un mécanisme d’examen indépendant portant sur les activités de la GRC dans le domaine de la sécurité.Déjà, il propose de reconfirmer la GRC dans le rôle qui lui avait été dévolu a la suite de la commission McDonald, soit de s’acquitter de son mandat de service policier, et de laisser au SCRS le soin de colliger du renseignement «Je crois fermement que la distinction entre le travail policier et le renseignement de sécurité dent être rétablie, respectée et préservée», estime le juge O’Connor.La (/RC ne sortira pas totalement du champ du renseignement [mur autant.Son mandat ne lui elide pas d'attendre qu'un acte terroriste soit commis avant d'agir et englobe les enquêtes sur les complots, les tentatives et les incitations aux crimes graves.Le juge O’Connor encourage même la police fédérale à développer ses activités de renseignement Reste a voir comment elle s’ac quittera de cette responsabilité maintenant que ses mensonges, ses tentatives d'étouffer la vérité et ses manifestations d’incompétence crasse ont été exposées grâce a l’enquête sur l’extradition de Maher Arar.Une idée emerge dans les cercles de réflexion sur la communauté du renseignement soit profiter du rapport O'Connor pour créer un seul organisme de surveillance public de toutes les agences concernées par la sécurité nationale Surveiller la police, la forcer a rendre des comptes: il s’agit de ['ultimo leçon a tirer de l'affaire Arar.Ia> Devoir « La distinction entre le travail policier et le renseignement de sécurité doit être rétablie, respectée et préservée » VOITURE SUITE DE LA PAGE B 1 Déjà.Montreal va de lavant precise M Laval-lee.citant l'ouverture imminente du métro a Laval la modernisation du métro, l'annonce delà reouverture d'une voie reservee boulevard Re-K ou encore oeDe dun train de banlieue vers l’Est Cette expansion du transport en commun risque d’être concurrencée par un nouveau Ben autoroutier vers laval a Test si Quebec persiste a construnr le pont de la 25.Le projet fait pourtant presque Tunaniniite contre hâ sur Hie «Ce n'est pas mu qu’on peut faire une chose et son contraire Si on fait une autoroute [la 25) et qu 'on développe le transport en commun dans l'Est, les gens vont prendre l'auto», tonne M.GuObauit Selon les évaluations du Bureau d'audiences publiques en environnement le pont de la 25 soutirerait environ 3Wj usagers du transport en commun pour les ramener vers le réseau rocrier •Cria donne le signal aux gens qu 'ils peuvent revenir a leurs anciennes habitudes.Des qu on construit de nouvelles infmstructum routières, elles deviennent engorgees apres quelques années», soutient André Porter Le Derr/ir h» Michel David La question de Ken Dryden Sur le plan médiatique, l'affaire Wong n'aura sans doute pas l'impact des images d’oran-gistes piétinant rageusement le tleunleli se, qu'on a revues des dizaines de lois à la television La comparaison qu'Andre Boiscloir a taite avec l’in ddent de Brockville demeure neanmoins très va labié.Surtout après la caution que la direction du Globe and Mail a donnée aux élucubrations de sa journaliste-vedette.Même avec le passée du temps, un fond d'amertume subsistera.Certes, Mme Wong n’est ni la première ni la det nière à écrire des àneries.même si les siennes atteignent un sommet dans le Quebec bashing dont quelques histrions de la presse Ciutadienne.mglaise ont fait leur spécialité.D'ailleurs, nous avons nous aussi nos crackpots.On ne s'attendait cependant pas à voir le plus prestigieux quotidien du ROC se joindre au groupe.Remarquez, on devrait à peine se surprendre que l’éditorial du Globe qualifie de «petit tumulte» la réaction provoquée [xir le texte de Mme Wong.Vu de là bas, tout ce qui vient du Québec semble [>etit, voire risible fiens, pourquoi ne pas en rire?Après tout, | elle nous a simplement accusés de fabriquer en série des tueurs fous! «Pourquoi devrions nous présumer que les propos de Hong représentent autre chose que sa propre vision dégradante?», demandait hier l'ancienne ministre Sheila Copps dans la chronique qu'elle signe dans Ij’ Journal de Montréal Pourquoi.[>ensez vous, chère collègue?Oui, je sais, il y a aussi le depute conservateur de Charlesbourg -Haute Saint Charles, Daniel Petit, qui a tenu des propos rejoignant ceux de Mme Wong.I,i veille, il avait voté en laveur de la motion de la Chambre des communes blâmant ta journaliste, mais depuis quand demande t on aux députés de savoir |xnii quoi ils votent?Peut-être avait-on sous-estime les problèmes d’intégration des immigrants à Charlesbourg?Ce qui est |x*ut-être le plus choquant, voire le plus décourageant, c'est de voir le Globe accepter sans la moindre discussion la prémisse de sa journaliste.Il tient lui aussi pour un tait indiscutable que le Québec a des «po litiques d'exclusion» (c'est-à-dire la Charte de la langue française).Dès lors, la seule question est donc de savoir si ces politiques peuvent rendre certaines gens dingues au point de les amener à massacrer leurs congénères.Exclusion de quoi, au juste?Dans le Québec francophone, tout le inonde ou presque sac corde au contraire à voir dans la loi 101 une [tolifique d’inclusion à la communauté francophone, sans la quelle elle se noierait à coup sûr dans la mer anglo phone qui l'entoure.I lejxiis des décennies, tout le débat sur la -société distincte» ou la -nation» québécoise porte précisément sur le droit du Québec à affirmer sa différence au sein de la fédération.C'est même cette [xissibililé cpii justifie aux yeux de la plupart des fédéralistes québécois le choix de demeurer canadiens.A la veille du référendum d'octobre 1995, des di zaines de milliers de Canadiens étaient venus à Montréal dire combien ils nous aimaient.Apparemment, notre différence contribuait a l'enrichissement du Canada.De quelle «exclusion» parle-t-on aujour d’hui?Affirmer la différence québécoise exclurait il l'adhésion au Canada et a ses valeurs?Dans une entrevue accordée à l/i Presse en août 2(lcscoteaux(alrdeioir.va % Fragile Musharraf eorge W.Bush a encore répété hier en conférence de presse à la Maison-Blanche en présence de Pervez Musharraf que le président pakistanais était un allie «solide» dims la lutte contre le terrorisme.Rien n’est plus loin de la vérité.S'accrochant au pouvoir à Islamabad, M.Mu-I sharraf est contesté par une opposition interne hetérogè- G u y Ta illefe r ne: celle des partis islamistes, de l'opposition démocratique, des autonomistes baloutches et même de l’armée.Sous les priassions de Washington pour qu'il sévisse contre les extrémistes islamistes qui opèrent à la frontière avec l'Afghanistan, le général est prisonnier d'une contradiction à laquelle il survit laborieusement compte tenu du fort sentiment d’empathie qu’éprouvent pour les talibans de larges segments de la société pakistanaise.Signe de sa vulnérabilité, M.Musharraf a revo lé jeudi que, dans la foulée immediate du 11-Sep-tembre, Washington avait menacé de bombarder le Pakistan si d'aventure il osait refuser de participer à la guerre contre le terrorisme.Et que c’est «pour le bien de la nation» qu’il a cede aux injonctions américaines.On suppute qu'il a calcule par cette declaration pouvoir apaiser ses détracteurs et lancer le message qu'il prend ses distances de M.Bush.Stratégie oiseuse.Etant donné la metiance qu'il inspire sur tous les fronts, te risque est que ses propos, qui sont de l’huile sur te feu de l'antiaméricanisme pakistanais, creuseront sa fragilité.Du reste, qu'avait besoin Washington de menacer le Pakistan de te renvoyer à «l’âge de pierre»?Un des trois seuls pin’s à avoir reconnu 1e régime taliban à Kaboul avant son renversement, te Pakistan se sera surtout laisse amadoua*, quoi qu’en dise M.Musharraf, par la décision de la Maison-Blanche de lever les sanctions economiques imposées contre ce pays en 1998 sous l'administration Clinton et de fournir à son armée des équipements militaires à hauteur de centaines de titillions de dollars.En réalité, les Américains sont frustres par l'incapacité de Farinée pakistanaise de contrôler te flot de talibans et de militants d’akQaida qui passent la frontière pour aller se battre en Afghanistan.Aussi donnent-ils des signes d’impatience à l’endroit du «piiot» qu est censé représenter 1e régime Musharraf dans la guerre contre te terrorisme.Le déploiement de dizaines de milliers de soldats pakistanais n’a pas endigue les passages transfrontaliers aux Waziristan nord et sud.deux provinces largement aux mains des militants islamistes protalibans.En réaction, te president Rush a ouvert la porte cette semaine.ce qui déplaît souverainement à Islamabad, à des opérations militaires américaines en sol pakistanais.Washington a pris le parti, et paie 1e prix, d’une reaction étroite ment militaire aux attentats du 11-Septembre.faisant l'impasse, au Pakistan comme en Irak, sur les dynamiques sociales internes.Pendant ce temps, Pervez Musharraf a multiplie pour survivre tes gestes conciliants à l’égard des partis religieux.A petits pas.le Pakistan donne des signes de talibanisation.LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE IcARZtf tN Vt*ÎT£ Au CAnMH P£\t>A*TLA VtUC SM* MA Vous Wt/Rifl toMMÊ ÇA "A KA&ouUi Mon CAfP On PodRRA'T CA : « viu£ ÇAnS AéA VoiîuRÊ Il Æ -V 7/ U TRES —•— Arar 1, Pauline Julien 0 Maher Arar a été victime de profilage racial: avec ses allures de Proche-Oriental, ne pouvait-on pas en effet le soupçonner de taire partie d’un réseau terroriste?En conséquence, il a perdu ses droits et a été traité de la manière que l’on sait Heureusement, l’Etat canadien vient de re-coqnaître son erreur.Chapeau! A leur époque, Pauline Julien, Gaston Miron — et tant d’autres — ont été victimes de profilage politique: avec leurs chansons et leurs poèmes, ne pouvait-on pas en effet les soupçonner d’accointances terroristes?Ils perdirent donc leurs droits et furent traités comme on le sait fouilles, prison, humiliation.Cela s’est passé il y a plus de 30 ans, mais l’État canadien n’a toujours pas reconnu son erreur.Pourquoi?Guy Bouthillier Outremont, le 20 septembre 2006 La loi du Québec Il existe de ces lois qui cherchent à résumer succinctement un phénomène complexe.Il y a par exemple la loi de Moore, qui formule que la puissance des microprocesseurs double tous les 18 mois.Cette loi n’a pas encore été prise en défaut Sur Internet il existe la loi de Godwin, qui avance que plus une discussion sur un forum de discussion se prolonge, phis la probabilité qu’un participant fasse une comparaison boiteuse avec tes nazis ou Hitler s’approche de 1.Cette loi a été vérifiée un nombre incalculable de fois.C’est en réfléchissant à l’ignoble article de Jan Wong, publié par le Globe and Mail, que m’est venu à l’esprit l’idée d’énoncer une loi qui résumerait te phénomène apparemment sans fin de Quebec bashing qui prévaut dans la presse du Canada anglais.M’inspirant de la loi de Godwin, j’avance donc ainsi la loi de la couverture du Québec par la presse canadienne-anglaise: plus la presse du Canada anglais couvre un événement au Québec, plus la probabilité qu’un de ses journalistes trouve le moyen de blâmer la loi 101 ou les séparatistes s’approche de 1.Robert Mainville Lorraine, 20 septembre 2006 Précisions Nous aimerions revenir sur votre éditorial du 21 septembre, dans lequel vous faites référence au rôle de gouverneur général, et apporter quelques précisions.Sachez que l’appui que la gouvemeure générale Michaëlle Jean accorde publiquement aux membres des Forces années canadiennes en Afghanistan ne met aucunement en question sa neutralité quant aux politiques, actions ou déclarations du gouvernement, pas plus que son devoir de réserve.En fait ce que la gouvemeure générale, qui est aussi commandante en chef du Canada, exprime en réponse à des questions que des journalistes lui posent n’a d’autre objectif que de soutenir moralement nos troupes et de reconnaître la valeur de leur travail dans une région trouble et dangereuse du monde.D est de sa prerogative de souligner ouvertement la hauteur de la mission qui leur est confiée depuis 2002 en Afghanistan.En vertu de sa responsabilité constitutionnelle, la gouvemeure generale est la mieux placée pour Étire valoir le rôle que jouent ces soldats dans le cadre des engagements pris par le Canada sur la scène internationale.Elle estime aussi que leurs nombreux sacrifices et ceux de leurs familles et de leurs proches sont dignes de mention.Je vous remercie d’avoir attiré l’attention de vos lecteurs sur ces questions et, par le fait même, de nous permettre de clarifier un des aspects de la fonction de gouverneur général.Sheila-Marie Cook Secrétaire du gouverneur général et chaneelière d’armes Le retrait du sage On ne peut que rendre hommage au professeur Georges Leroux, une des grandes figures philosophiques au Québec, qui a récemment donné son dernier cours à l’UQAM après plus de 37 ans d’enseignement et d’intellectualisme engagé dans sa société.Tous ceux qui ont la chance de le connaître savent à quel point il est désireux de débattre des problèmes contemporains en s'inspirant de penseurs comme Platon, Rotin, Patocka, Klibansky, Foucault ou Arendt C’était d’ailleurs toujours dans le feu de l’action qu’il fallait prendre toute la mesure de l’homme; on voyait alors un magicien qui, à chaque occasion, réussissait à délier les nœuds de la pensée tout’en y insufflant une vie nouveDe.Fm renard (polymëthis, tel Ulysse), inspirant érudit généreux et aimé de ses étudiants (lauréat d’un prix pour la qualité de son enseignement), il était surtout lorsque les maîtres de sagesse se font encore plus rares que les véritables savants, le philosophe qui — comme les penseurs grecs depuis Socrate, qui demeurent pour nous si vivants grâce à lui — défendait la sophrosunè antique au cœur de la cité, la sagesse par laquelle le natal grec devait parier.Martin Marier Septembre 2006 REVUE DE PRESSE La presse 4 du Canada Manon Cor nellier Si la GRC espérait sortir indemne de l’affaire Arar, elle s’est royalement trompée.Le rapport du juge O’Connor a provoqué incrédulité et colère à travers le Canada et tes appels à une meilleure supervision de la police fédérale se sont multiplies.Pour Andrew Coyne, du National Post, le cas Anir est notre équivalent de l'affaire Dreyfus.«Un homme innocent, membre de la mauvaise minorité à une époque de panique nationale, est injustement accusé et laissé à croupir dans un endroit éloigné digne de l 'en/ir alors que les agents et les ftmctionmurvs essaient de gagner du temps, détournent le regard et tentent d'étouffer l'affaire.Cette histoire mente d'être connue four ce qu 'elle est: litffoire Ihrytus du Canada» Arar n’aurait pas été citoyen canadien ni même totalement innocent ou victime des agissements du Canada que cela aurait quand même ete un scandale, écrit Coyne.Mais les fonctionnaires canadiens y ont ete mêles encore et encore, au point où on ne sait plus où commencer.Les fausses informations transmises aux Américains, la description sans fondement d'Arar en tant qu'islamiste extrémiste, le manque de supervision d'agents inexpérimentés.te peu de cas fait par tes agents consulaires des allégations de torture.Mais il y a pire, note Coyne: La campagne de dénigrement d'Arar entreprise par la GRC lorsque l’homme, brise, est finalement revenu au pays.«Ce tût délibéré», s'indigne te journaliste.Tout comme tes tentatives de camouflage et les informations incomplètes fournies aux autorités politiques.Et dire que trois autres hommes ont subi le même sort! Selon Coyne, le comportement de la GRC suscite l'inquiétude au-delà des questions de sécurité nationale, ü rappelle le harcèlement subi par un ancien dirigeant de la Banque federate de développement, 1e traitement de Brian Mulroney dans l'afûtire .Airbus, Fknpficafloo de la police federate dans te scandale des commandites.«A* Triste semaine mieux, le bilan met au jour une incompétence crasse.Au pire, il suggère une ardeur excessive à vouloir plaire à ses maîtres politiques, voire une politisation [de la GRC].» De l'avis de Coyne, il est grand temps que la GRC fasse le ménage, à en commencer par le bureau du commissaire.Le Winnipeg Free Press conclut pour sa part que «cette honteuse mise en accusation des sendees de sécurité canadiens établit clairement que l'ennemi d'Arar n'était nul autre que mms-mèmes».C’est sur la base du portrait complètement erroné d’Arar, dresse par la GRC, que les Américains ont agi, bien que cela ne tes excuse pas non plus.Une fois en Syrie, Arar n’a pas pu bénéficier d’une défense cohérente de la part des autorités canadiennes.Et quand il a été libéré, il a dû faire face à une campagne de desinformation sur sa personne, orchestrée par la GRC elle-même.Les responsables.estime le Winnipeg Free Press, doivent être punis et Arar compense.Un instant.Les commentaires de Jane Wong sur la fusillade au Collège Dawson ont soulevé un toile au Quebec mais ont tait très peu de vagues a l’exterieur.Ce qui inquiète davantage dans la foutee de ce drame, c'est l'adoption précipitée de mesures inappropriées et te détournement du débat à des tins politiques.On s'égare lorsqu’on se sert de cette tragédie pour defendre ou condamner te registre des armes à feu.écrit te làurcwrer Sun.Le registre n'a pas pu permettre de prévenir cette violence, mais qu'est-ce qui aurait pu le faire?, demande l'équipe éditoriale.•Cela montre la.Mie de concevoir dès politiques en matière de justice sur la base d'un seui événement, aussi mediatise et tragique soit-ü.Mais il s 'agit exactement de ce que .tant encore et encore Us politiciens et le public, à notre plus grand detriment» Le Sun rappelle comment tous tes partis ont utilise la fusillade du Boxing Day, a Toronto, pour promettre des mesures de lutte contre les crimes commis avec des armes a fou alors que te nombre de morts par amie a fou ne cesse de chuter au Canada.Le quotidien affirme que te registre des armes à feu est lui-même le fruit d’une réaction à un événement dramatique, la tuerie de Polytechnique.«Plutôt que de capitaliser sur la mort d’innocentes victimes lors de tragédies très médiatisées, ü est grand temps que les politiciens honorent ces victimes en les laissant reposer en paix et en concevant des lois basées non pas sur la panique mais sur des faits.» On va s’ennuyer Le doyen des premiers ministres provinciaux a officiellement annoncé son depart.Ralph, comme l'appellent familièrement les Albertains.partira cet automne, ce qui ne surprend personne.mais on attendait quil dorme le signa] pour s’épancher.En effet en .Alberta, on va s'ennuyer de hii.même si on en avait assez.«A la prochaine.Ralph.Ce fut amusant, très amusant», regrette Tom Olsen, du Catgary Herald.Selon lui son départ annonce la fin de la politique centrée sur la personnalité, car heinismc) ceux qui leur déplai sent, où des chroniqueurs signent des textes dont le contenu ne s'appuie [vis sur une opinion mais sur îles préjuges grossiers, qui relèvent davantage de la psychanalyse quelle l’analyse journalistique Ceux qui rivheivheiit les tribunes publiques pour passer aux aveux devraient comprendre qu'ils se soumettent ainsi a une dépossession d'eux mêmes.L’intimité est un bien précieux qu'on ne dévoile [gis sans conséquence a des inconnus, les écrivains le font à leurs risques et [X'iils, mais dans un contexte de création et de recherche esthétique Des aveux brutaux, exprimes dans une langue crue et souvent sulfureuse, [M'iivent provoquer des ravages irréparables chez celui qui si* livre.Contrairement au nouveau catéchisme des affranchis moraux et sociaux, tout ne se dit |ias, du moins sans «dommages collatéraux», pour user du vocabulaire militaire.la réserve, la discretion et la retenue ne sont pas qu’ai faire de gens «|H>gnés», comme on le dit avec raflinement dans la société faussement transparente qui est la nôtre, bout ce qui nous passe par la tête n’est pas bon adiré.Comme toute vérité, d'ailleurs.Chacun d'entre nous est habite par des pensées sombres ou [h*ii glorieuses, chacun a ses préjugés, ses intolérances cachées, ses secrets inavouables, bref, ses demons contre lesquels il laut se battre et dont on se libère, non pas en avouant mais en trouvant la force intérieure de les dompter.Ft si ce recul des frontières de l’intimité était lié à la disparition progressive des niveaux de langage, accentuée là aussi [vu les médias?Quand on tutoie tout le monde, lorsqu'on s'adresse à un étranger comme a un proche, lorsqu'on utilise un ton et un vocabiilni re identiques pour parier a une personno plus âgée que soi ou une persoiuie en situation d'autorité mi à un enfant, lorsqu'on nivelle en d'autres termes nos relations aux autres, ne perd-on pas des nuances émotionnelles qui tout la richesse d'un être humain?Cela pourrait se résumer par cette formule lapidaire: «J’dis toute a tout le monde pis j'parle a tout le monde pareil.» Cette infantilisation du comportement adulte est en train de devenir une plaie sociale.Par ailleurs, quel paradoxe que cette société qui oscille entre la langue de bois imposée par la rectitude politique et le défoulement verbal confondu avec l'émancipation langagière! D’on l’obligation d'exiger ensuite des excuses afin éventuellement de pardonner.Décidément, ceux qui croient que la société du passé était une société coincée, conformiste et convenue feraient bien de s'interroger sur cette manière nouvelle d'entrer en relation les uns avis les autres.A force de communiquer ce qu’ils appellent leur visai, nombreux vint ceux qui franchissent sans vergogne les limites de la décence, de la pudeur, du bon goût et du sens des reqxmsabilites.D- dévef villOlt émotionnel n’a rien a voir avec le désir de partager des sentiments.Unijonction quotidienne de la nécessité d’exprimer les émotions est en train de dénaturer nos rapports, voire de nous déshumaniser.L’homme n’est pas que la somme de ses émotions avouées.Il demeure un être île raison, et c’est [xi'i'i-sément celle ci qui lui permet de dépasser ses propres limites et de s'aj franchir de ses contraintes intérieures.Contrairement aux apparences, ce n'est pas la raison qui a inspiré la chroniqueuae de Toron to quand elle a écrit son texte surréaliste, ni Guy Fournier lorsqu'il a decide d'aller se livrer a va interlocuteur* médiatiques Ia recherche obvssionnelle de plusieurs a v révéler et la guimauve émotionnelle de l'approche par le vécu sont des réducteurs impitoyables de la nature humaine -Tes contente des emotwns que t'as eu a livrer aujourd'hui , demandait cet été une animatrice de télé a son invitée-vedette.Qu'ajouter de pluHv Ecrivez-nous! Is Devoir v fait un plaisir de publiiT dans cette page lys commentaires et les analy vs de ses lecteurs.F„tant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution a Mit) carai teres (y compris k-s espaces), ou 1FX) mots Inutile de nous téléphoner pour assurer k* suivi de* votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avis son auteur.Nous v'ais encourageons a utiliser le courriel trrdartvm'ctie/levoircom) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez fias d’indiquer vos coordonnées completes, y compris votre numéro de téléphone.L-fcyMPE Dt DEVOIR LA RÉDACTION joOTU&ste* à flofbrmaboa fléocrak H métropobtan* Oraid Da&aore adpmwS a* d:rrcïr»r dt mfrrmaîvm J^arm Corrive» 'affaire Fanons Deffar Marte»Af»dr*v { f ^ a- * >*/***> * * 'êdiUrnaust* rrtpeemwbU à» b pagi tt fax de poaétéi, Claxrandre* Cauchy (Gémérmtl Jean Dioo.LouiseGiBw Francorur (tmmrvmutwumt BetsoÜ Munfr* r*tp**saM* dm ntt InUmrt Laureate Oa**•!> Pare 'wni* - tiev^-MaBtidé PV/yy Vziacy (Lmlturt/ Michel Garneaa (emriemtunstt) ; Diane Précoort {rtspeuutkie its pages tkémsttgmtst Martin Doc lot Michéle Maleafam et Chriatine Du maie* ‘reUrttmrsl fOnée Léo Go - ont el V-'f* PaQ»tn trtierUun tmraamtrmtrts.Jacquet* C#r# (pkcdogmpéts â rorformabon enhurefie Michri Behar flhaafty es cak*** ]u6t Carpenta*’ femp&r* Ptu ptpttrr rakten rpermmx rt mümrris dm wtté^nd SMpr*’.* BaSaryt-oe 'rtpt/tur PmsI C v* mtév.v*-.- •;# tt+et 0*5;> Tr*mM*y ¦ (surnuméraire): à i*infor«atioB écoaoBiqat Gerard Ber a be adjetui au diretitur dt ; information Doirtriqae Reay pupitre Fhthppe Pap-neaa surnuméraire Fr' [>*.«,» ;er.Ua-.rde Tore****» ffan,'/î« I> à rinfarmatKXi astemmbonfae Jeao-PSerre Legsoft \pupttrr tmteruehomai es page édOonaie •.Claude Lette^-je.Ouf Ta^Hrr adrnnt au dmrtntr de I mfarmatwm-.vrf* T r ^iaut '
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