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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 2002-09-10, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE MARDI 10 SEPTEMBRE 2 0 0 2 A r> le Devoir LE MONDE «Assez de sang» Un discours conciliant d’Arafat REUTERS Ramallah — Yasser Arafat a prononcé hier à Ramallah un discours conciliant devant le Conseil législatif palestinien réuni presque au complet pour la première fois depuis le début de la seconde intifada.0 y a près de deux ans.Soulignant que trop de sang avait été versé dans le conflit, le président de l’Autorité autonome palestinienne, a réaffirmé son hostilité aux attentats visant des civils israéliens mais a aussi dénoncé le meurtre de civils palestiniens.Le chef de l’OLP a estimé que la paix restait à portée de main: «La paix des braves est encore devant nous, pas derrière.Après 50 ans de lutte et de souffrances sanglantes, c’est assez.Assez de lutte, assez de sang versé!» Faisant apparemment allusion aux désirs des États-Unis et d'Israël de le voir s’effacer devant une génération de dirigeants plus jeunes et souples, il a ajouté que la fermeté du peuple palestinien dépendait de la force de ses institutions — «à moins que vous ne vouliez mettre quelqu 'un d’autre à ma place!» «/espère que vous le voulez! Et que je puisse me reposer!», a-t-il ajouté avec un sourire malin qui a déclenché l'hilarité de l'assemblée.Le président de l’Autorité autonome a confirmé sa promesse d’organiser des élections présidentielles et législatives en janvier.D a déjà annoncé son intention de se représenter et reste le favori dans les sondages.Sur le problème des attentats des mouvements extrémistes, qui ne veulent pas de trêve, il a estimé «dans notre intérêt national de préserver le soutien international à notre droit légitime de résistera l'occupation parles soldats et les colons» et donc de «réitérer notre condamnation des attaques contre les civils israéliens».Mais il s’est abstenu de réclamer la fin de toute action militaire contre les forces israéliennes, comme l'avait fait la semaine dernière son nouveau ministre l’Intérieur Abdel Razzak al Yahya, dont les propos avaient été bien accueillis en Israël.En revanche, faisant allusion au premier anniversaire des attentats du 11 septembre contre les États-Unis, Arafat a souligné que le «peuple palestinien était fermement hostile à toutes les formes de terrorisme qu’elles soient le fait d’un État, d'un groupe ou d’individus».Mahmoud al-Zahar, l’un des principaux dirigeants du Hamas, a rejeté l’appel d’Arafat et prédit que ses déclarations n’auraient aucun effet sur le terrain.Sur un total de 86 membres, dont 14 basés à Gaza étaient interdits de déplacement par Israël, 75 ont participé à la session du Conseil législatif, 47 étant présents à Ramallah et 28 y prenant part de Gaza par le biais d’une liaison vidéo.Parmi les députés interdits d’entrée à Ramallah figurent Abdel-Aziz Chahina, nouveau ministre de l'Approvisionnement, et au moins quatre personnalités accusées d’être liées à des mouvements islamistes.Intervention contre l’Irak EN BREF Discours de ben Laden Doha (AFP) — Le terroriste présumé Oussama ben Laden a ouvertejnent revendiqué les attentats du 11 septembre aux États-Unis, dans une bande sonore diffusée hier par la chaîne arabe akjazira à deux jours du TT anniversaire de ces attaques.Selon la télévision qata-riote, c’est la première fois que Ben l aden revendique lui-même explicitement ces attentats terroristes contre les deux tours du World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington.Al-Jazira a dans le même temps diffusé un enregistrement vidéo montrant des «militants du réseau aKjaïda» consultant des cartes aériennes montrant le Pentagone et un «testament» d’un des auteurs de ces attaques qui affirme avoir été entraîné par Ben Laden.La télévision ne précise ni quand ni comment elle a obtenu cette cassette, mais indique que le montage «aurait été jaitpar al-Qaïda à l’occasion du premier anniversaire des attentats du 11 septembre».Elle a annoncé sa diffusion intégrale ce soir.Inondations dans le sud-est de la France Nîmes (AFP) — Onze personnes au moins sont mortes, une autre a été blessée et trois sont portées disparues en raison des orages et inondations dans le sud-est de la France depuis dimanche, selon un bilan provisoire établi hier après-midi par les préfectures et la gendarmerie.Ces crues inhabituelles, notamment dans le département du Gard, de l’Hérault et du Vaucluse, ont aussi provoqué l’interruption de la circulation automobile dans la vallée du Rhône et ont fortement perturbé le trafic ferroviaire dans tout le sud-est Les intempéries se déplaçaient hier vers la région de Marseille où la préfecture a lancé une alerte annonçant une «zone orageuse très importante».Déraillement en Inde: au moins 100 morts New Delhi (Reuters) — Le déraillement d’un train express de luxe dans l’est de l’Inde a fait au moins 100 morts hier soir, a rapporté la chaîne de télévision Star TV, citant le ministre délégué aux chemins de fer qui n’a pas exclu un acte de sabotage.«La mort d’au moins 100 passagers est confirmée», a déclaré la télévision, citant le ministre Bandaru Dattatreya Le Rajdhani Express, un train climatisé se rendant de Calcutta à New Delhi, a déraillé sur un pont près de la ville de Gava, dans l’État du Bihar.Le ministre délégué aux chemins de fer n’a pas exclu qu’il puisse s’agir d’un acte de sabotage, car les éclisses attachant les rails entre eux auraient été retirées.Un Palestinien tué dans la zone de Ramallah Ramallah (AFP) — Un Palestinien a été tué et deux autres blessés par balles lors de la capture par une unité israélienne d’un membre d’un service de sécurité palestinien à Betounia, dans la zone autonome de Ramallah, selon des sources hospitalières palestiniennes.Une fusillade a éclaté losrque une unité israélienne a assiégé le bureau des Renseignements militaires où se trouvait Riad Nayef, un responsable de cette unité, recherché par Israël pour participation à des attaques anti-israélinnes.Le Congrès américain reste sceptique JEAN-LOUIS SANT1N1 AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Nombre de parlementaires américains, démocrates comme républicains, se disent encore sceptiques sur la nécessite d’une intervention militaire en Irak surtout si eUe devait être unilate raie, alors que l’administration Bush presse le Congres de lui accorder rapidement son feu vert Outre des informations supplémentaires sur les capacités de Bagdad à produire à brève échéance des armements nucléaires — que la Maison-Blanche s’est engagée à fournir —.une majorité d’élus souhaiteraient avant de donner un blanc-seing au président George W.Bush qu’il obtienne le soutien des alliés et notamment une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU).L’appui de la communauté internationale et surtout le vote d’une résolution du Conseil de sécurité sera «un jacteur déterminant pour que le Congrès vote rapidement sur cette question», a ainsi souligné le chef de la majorité démocrate au Sénat Tom Daschle, en fin de semaine dernière.Pour le moment, même certains des partisans de George W.Bush affirment qu’ils ne peuvent pas voter Un vote au Conseil de sécurité sera «déterminant» en faveur d’un recours à la force.«Si je detais voter au-lourdliu! une resolutùm autorisant une intervention militaire, je wterais contre car je ne pense pas que l 'administration ait encore démontré au peuple américain la nécessité dune telle action», a ainsi récemment déclare le sénateur larry Craig, repubücain d’Idaho.L’echo est le même chez sa collègue républicaine modérée du Maine.Susan Collins.«Une attaque préventive américaine contre l'Iraq requiert que la Maison-Blanche présente un dossier solide», a-t-elle commenté, ajoutant: «J’attends encore d’entendre la présentation des faits.» L’administration a commencé la semaine dernière à informer à huis clos les quatre leaders démocrates et républi cains du Sénat et de la Chambre des représentants, conviés jeudi à se rendre au Pentagone pour entendre le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et le vice-president Dick Cheney.Tom Daschle a caractérisé cette re union d’«utile» tandis que le leader de la minorité républicaine du Sénat, Trent D)tt, l’a jugé «intéressante et troublante».Il est clair «qu ’il y a encore d'énormes doutes aussi bien chez les démocrates que chez les républicains au Congrès.quant à la sagess* iie faire d'une intenrnhon militaire en Irak une priorité dans le cadre d’une campagne élargie etmtre le terrorisme», nek'-vo Thomas Mann, politokigue de la Brookings Institution à Washington.Ces doutes sont également exprimés par le grand public.Selon un sondage Sew York 7ïmes/CBS publie dimanche, 64 % des Américains estiment que l'administration Bush n'a pas suffisamment expliqué sa position concernant l'Irak.Niais en même temps, ajoute Thomas Mann, «les parlementaires sont aussi réticents politiquement à critiquer le président et à lui refuser l'autorité d'agir s'il fait une campagne intensive pour l'obtenir».Selon lui.«beaucoup dépendra de la volonté réelle de George H Bush de travailler par l'entremise des Nations unies».Si M.Bush ne parvient pas à rapidement convaincre le Congrès, le leader démocrate du Sénat, Tom Daschle, qui décide du calendrier à la chambre haute, «tentera probablement de faire repousser une decision après les elections legislatives de mi-mandat le 5 novembre», estime Thomas Mann.Dimanche le vice-president Dick Cheney a indique que la Maison Blanche souhaitait un vote du Congrès avant la fin dos travaux parlementaires d'automne.probablement vers le H) octobre.Kaboul rend hommage à Massoud L’absence du roi et du président ne passe pas inaperçue PHILIPPE GRANGEREAU LIBÉRATION Kaboul — I^s cérémonies du premier anniversaire de la mort du chef de guerre afghan d’ethnie tadjike Ahmed Shah Massoud, organisées hier dans le stade de Kaboul par le gouvernement afghan, se sont déroulées en grande pompe, mais sans l’ex-roi Zaher Shah, pourtant symbole de l'unité afghane.L’exsouverain, un Pashtoune, s’était excusé de son absence; il n'en demeure pas moins que le cérémonial l'aurait peut-être froissé.Dans le stade rempli d’une dizaine de milliers de personnes, des membres du gouvernement, de délégations étrangères et de représentants venus de tout le pays, transparaissait la volonté du gouvernement afghan d’ériger le «héros» tadjik et ses héritiers en symbole d’unité nationale.Un immense panneau peint du «Lion du Pandjshir» avait été placé à côté d’un portrait d’Ahmad Shah Abda-li, le fondateur historique de l’État afghan (en 1747).Le fils de Massoud, Ahmad, âgé de 14 ans, trônant seul sur une estrade a reçu les hommages des délégations étrangères et afghanes.Actuellement scolarisé en Iran, le fils unique de Massoud (qui a également cinq filles) a lu un texte dont la complexité laisse à penser qu’il n’était pas de lui, avant de haranguer les moudjahi- REUTERS Au cours de la cérémonie, le jeune fils du «lion du Pandshir» a troqué son pacol tadjik (ci-dessus) pour un turban pashtoune.dines tel un orateur expérimenté.«Voulez-vous suivre la voie tracée par Massoud ?» «Oui», lui ont ré- pondu les soldats, qui occupaient une bonne partie du stade.Ifais tel un jeune prince qu'on souhaite consacrer, Ahmad Massoud s'est vu solennellement délesté de son pacol (le couvre-chef tadjik) qui a été remplacé par le turban ample des Pashtounes — l'ethnie dominante dans le sud et l’est du pays.Culte de In personnalité I a>s officiels du protocole étaient sans doute soucieux des reproches qui sont faits au gouvernement, où les postes clés sont détenus par des Tadjiks du Pandjshir au détriment des Pashtounes.Mais ce «couronnement» symbolique du fils de Massoud, et à travers lui des héritiers politiques de Massoud — le ministre de la Défense Mohammed Qasim Fahim entre autres —, risque d’irriter beaucoup de Pashtounes, déjà froissés par le culte de la personnalité que sont en train de bâtir les hommes au pouvoir.A Kaboul, les portraits d(' Massoud rebaptisé «l'Aigle des Pamirs» se comptent par milliers.Cette commémoration de la mort de Massoud, assassiné par deux faux journalistes kamikazes tunisiens d’al-Qaida, était placée sous haute surveillance, en raison des récents attentats.Absences remarquées: le président Hamid Karzaï (à New York pour les commémorations du 11 septembre); mais aussi les deux chefs de guerre qui contrôlent l'ouest et le nord du pays, respectivement Ismael Khan et Abdoul Rachid Dostom.Ce dernier avait toutefois organisé une cérémonie dans son fief de Mazar-o-Sharif.AUTRICHE Schüssel met fin à sa coalition avec l’extrême droite AGENCE FRANCE-PRESSE Vienne — Le chancelier conservateur autrichien, Wolfgang Schüssel, a annoncé hier la fin de son expérience de coalition avec l’extrême droite de Jôrg Haider et a appelé à des élections anticipées.«Il n’est plus possible de continuer à travailler» avec l’extrême droite, a déclaré M.Schüssel au lendemain de la démission de son cabinet de trois ministres du FPOe, dont la vicechancelière Su-sanne Riess-Passer, désavoués par M.Haider.Le FPOe doit résoudre une question essentielle «gouverner ou s’opposer», a poursuivi M.Schüssel dans une conférence de presse.Il a annoncé qu’il recommanderait mardi à la direction du Parti conservateur (OeVP) la dissolution du parlement dès le 19 septembre afin que des élections anticipées se tiennent le plus rapidement possible, «probablement à la fin novembre, au plus tard début décembre».Le gouvernement restera en place jusqu’aux élections, a poursuivi M.Schüssel, refusant avec l’accord du président Thomas Klestil de remplacer les trois ministres démissionnaires par les candidats que lui proposerait l’extrême droite.L’annonce d’élections anticipées, un an avant la fin prévue de la législature, consacre l’échec de la première participation d'un parti d’extrême droite dans un gouvernement d'un pays membre de l’Union européenne (UE).Bravant les avertissements de ses collègues de l’UE, M.Schüs- sel avait pris en février 2000 le risque de former une coalition avec Jôrg Haider, le chef historique du FPOe controversé pour ses remarques favorables au HT Reich d'Adolf Hitler.Il était alors devenu le premier conservateur à diriger un gouvernement en Autriche depuis trente ans alors que son parti venait d’être relégué à la troisième place aux élections d’octobre 1999.M.Haider n’était pas entré au gouvernement mais, depuis la province de Carinthie dont il est gouverneur, il continuait à en influencer fortement la politique.Les partenaires de l’Autriche au sein de TUE avaient rapidement abandonné leur politique d’ostracisme contre ce gouvernement, constatant au bout de six mois qu’elle ne faisait que renforcer la coalition.Mais celle-ci n’a pas résisté à l’expérience du pouvoir.Ayant abandonné la présidence du parti à Mme Riess-Passer en mai 2000, Jôrg Haider l’avait vue avec inquiétude s’émanciper.Celle-ci n’avait pas hésité à critiquer sa rencontre avec le président irakien Saddam Hussein puis ses entretiens avec le parti d’extrême droite belge Vlaams Blok.Conflit ouvert La rupture avec Mme Riess-Passer était probablement inéluctable quand elle a refusé en mai dernier de lui rendre la présidence du FPOe.Le conflit a éclaté au grand jour le mois dernier lorsque la vicechancelière et les ministres FPOe ont refusé à M.Haider de promettre des baisses d’impôt en 2003, estimant avec le reste du .(P: REUTERS Jôrg Haider, gouverneur de la province de Carinthie.gouvernement, qu’elles étaient impossibles à financer après les inondations catastrophiques du mois d’août En deux semaines à pleine, M.Haider avait suscité un mouvement de rébellion des radicaux du parti contre la présidente.Dimanche soir, elle s’avouait battue et démissionnait avec le ministre FPOe des Finances Karl-Heinz Grasser et le chef de la fraction parlementaire Peter Westenthaler.Le ministre des Transports Mathias Reichhold les a suivis hier.Refusant d’admettre, comme l’affirme depuis le début l’opposition socialiste et écologiste, que son alliance avec Jôrg Haider était vouée à l’échec, M.Schüssel n’a pas exclu de tenter une nouvelle coalition avec l'extrême droite, au vu du résultat des urnes.Les Indiens du Mexique se mobilisent AGENCE FRANCE PRESSE Mexico — I^s Indiens de plusieurs États du Mexique devaient lancer, à partir d’hier, toute une série d’actions pour défendre leurs droits et protester contre la confirmation de la loi sur les indigènes votée l’an dernier et qu'ils trouvent «très Insuffisante».Des organisations indigènes des Etats du Chiapas, d’Oaxaca, de Morelos, du Michoacan et de Guerrero, ont annoncé qu’elles manifesteraient devant la Cour suprême de justice dans la capitale fédérale et bloqueraient des routes, occuperaient des édifices publics et lanceraient à partir de jeudi diverses marches.La Cour suprême de justice du Mexique avait déclaré vendredi dernier «sans fondement» les quelque 330 «demandes d'inconstitutionnalité» de la loi sur les indigènes.Autrement dit que la loi demeurait en vigueur telle quelle.Iü législation, déposée par le président Vicente Fox au lendemain de son investiture avait été adoptée par le Congrès en avril dernier et était entrée en vigueur le 15 août Bien que largement amendée, elle accorde aux quelque 12 millions d’indiens du pays, en grande majo rite pauvres et marginalisés, une autonomie relative, et figure maintenant dans la Constitution.Elle avait aussitôt été vivement critiquée par les indigènes et divers organismes politiques.«Cela représente l’institutionnalisation du racisme et (le la discrimination», avait résumé le gouverneur de l’Etat d’Oaxaca, José Murat, suivi par ses homologues du Chiapas et de Tlaxcala IjCs organisations d’indigènes avaient alors indiqué qu elles poursuivraient tous les recours judiciaires possibles pour combattre la loi.«Im ratification de cette législation va semer à nouveau la discorde dans le Chiapas», a estimé dimanche le commissaire à la paix pour cette région, Luis Alvarez.En mars 2001, le chef des guérilleros zapatistes, le sous-commandant Marais et ses hommes, avaient fait une marche spectaculaire de 15 jours sur Mexico.Puis, après avoir déclaré que le président Fox «n’avait pas, comme il le prétendait, réglé le problème du Chiapas en 15 minutes», le commandant Marcos était rentré dans ses terres et a conservé depuis un mutisme total tandis que le conflit dans sa région avait été en grande partie mis en veilleusç.De son côté, l’Église mexicaine a lancé un appel «au dialogue».V A 8 LE DEVOIR.LE MARDI 10 SEPTEMBRE 2002 LE DEVOIR - ACTUALITES PRISONNIER SUITE DE LA PAGE 1 Hillel de Concordia, a sauté sur l’occasion pour dire que cette •émeute» était précisément une •petite représentation de la grande guerre contre le terrorisme».Voici des gens, a-t-il dit, qui •ne tolèrent aucune dissidence et appuient des dictatures.Ben Laden et Saddam Hussein».Il a poliment déploré que les autorités n'aient pas fait le nécessaire pour garantir son droit à la •liberté d’expression», mais il s’est dit «heureux que les Montréalais aient eu l’occasion de constate^ dans quelle situation les Israéliens se trouvent».Du monde arabe, il a tracé un portrait unilatéralement noir en mettant en opposition le totalitarisme musulman et les «sociétés libres et démocratiques» comme la société israélienne.«Ils ont peur de la vérité, du débat ouvert», a-t-il dit Premier ministre sous le parti du Likoud entre 1996 et 1999 — et que l’on dit candidat possible aux prochaines élections législatives en Israël —, il est un tenant inconditionnel de la guerre contre le terrorisme que mène l’administration Bush.I>es Américains, a-t-il dit, ont aujourd’hui le courage qui fait défaut aux Européens.Il a enfoncé le clou, estimant urgent et nécessaire pour la paix dans le monde que Yasser Arafat et Saddam Hussein soient écartés du pouvoir.•C’est une situation en noir et blanc.Il n'y a pas ici de place pour les zones grises.» C’est le message qu’il retransmettra aujourd’hui lors d'une rencontre avec Jean Chrétien, puis à Washington jeudi quand il prendra la parole devant un comité du Congrès.•Le II septembre fut un wake-up call de l'enfer.Us réseaux de terreur ont la volonté mais pas, pour le moment, le pouvoir d’utiliser des armes nucléaires.Il faut empêcher qu’ils le puissent et la seule façon d’y parvenir, c’est de détruire complètement ces réseaux et les régimes qui les soutiennent.Sans le 11 septembre, nous en serions inconscients et tout cela continuerait de se développer.Alors, on se rendort collectivement ou on passe à l’action.» Les Canadiens, plutôt réticents à une intervention selon les sondages, devraient à son avis prendre note de tout cela.Pour ses détracteurs et pour avoir fait adopter en mai dernier par les membres du Likoud une résolution rejetant le concept d'Etat palestinien indépendant, M.Nétanyahou est considéré à la limite comme plus dur encore et plus à droite que le premier ministre actuel Ariel Sharon.«Nous sommes satisfaits de ce que nous avons fait, disait encore Ahmed Abdi-rawhman.Nous avons réussi par une manifestation pacifique à empêcher son message de haine d’être livré.» Réplique du très en colère Patrick Amar, un étudiant membre du comité organisateur de la visite de M.Nétanyahou: «Je n’accepte pas qu’on qualifie sa présence de provocation.» Tristement, il jugeait cet événement représentatif des relations entre Juifs et Arabes sur le campus: «Il faut toujours qu’on se taise.» Même son de cloche de son collègue Eddie Shostak: •Les Juifs se sentent menacés.Un an après le 11 septembre, des gens s'attaquent encore à la démocratie.» Froissé, le Congrès juif canadien a estimé que «cette forme violente de censure n’a pas sa place dans un Canada libre et démocratique».Le recteur de l’Université, Frederick H.lewy, lui, en était complètement démonté.«Epouvantable», a-t-il affirmé.Mais il a refusé d’y voir un événement représentatif de la vie israélo-palestinienne à Concordia.De son côté, le maire Gérald Tremblay a qualifié d’inacceptable le fait que des manifestants aient pu, •dans une société inclusive et démocratique», brimer la liberté d’expression de l’invité.Il estime que les autorités de l’Université Concordia ont mal évalué la réaction que pourrait susciter le passage de l’ex-premier ministre israélien.Les trois services responsables de la sécurité, soit la GRC, le service de sécurité interne de l'Université et le Service de police de la Ville de Montréal, devront faire en sorte que des incidents tels que ceux survenus hier ne se reproduisent plus, dit-il.Avec la collaboration de Jeanne Corriveau BUSH SUITE DE LA PAGE 1 LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Lçsite Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur Par courrier (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) [.’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 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Nations unies.» Le Canada n’a d'ailleurs pas été sollicité pour prendre part à une éventuelle offensive militaire contre Saddam Hussein, pas plus qu’il ne s’est fait exposer les plans d’une telle offensive, a soutenu M.Chrétien.«Il n’y a pas eu de demande des Américains pour une participation canadienne.Donc je n’ai pas à répondre à une question hypothétique», a expliqué le premier ministre.Ce n’est pas suffisant aux yeux de Francine Lalon-de, la critique bloquiste en matière d’Affaires étrangères, qui aurait voulu entendre M.Chrétien parler des risques de frappes préventives, un concept qui n’est pas permis en droit international, soutient-elle.«Il n’a pas [.] insisté sur la dangerosité des frappes», déplore-t-elle.Le nucléaire en quelques mois Tout cela au moment où un groupe indépendant de Londres révélait les capacités de production d’armes nucléaires de l’Irak.Dans un rapport publié hier, le International Institute for Strategie Studies, un groupe indépendant, rapporte que l’Irak pourrait fabriquer l’arme nucléaire s’il obtenait du matériel fissible.«La guerre, les sanctions et les inspections ont renversé et retardé mais pas éliminé les capacités nucléaires, biologiques et chimiques de l'Irak», est-il écrit.Les preuves montrent que l’Irak tente de se doter de l’arme nucléaire.«Si, d’une façon quelconque, l’Irak était capable de se procurer suffisamment de matériel de source étrangère, il pourrait sûrement produire l'arme nucléaire assez rapidement, probablement en quelques mois.» lâ JACQUES NADEAU LE DEVOIR John Manley a estimé hier que l’établissement d’un lien entre al-Qaïda et l’Irak aurait considérablement simplifié les choses pour le Canada en ce qui a trait à une intervation militaire.Les preuves montrent toutefois les limites de cette quête.L’Irak ne posséderait que 12 missiles balistiques d’une portée de 640 kilomètres, assez pour atteindre l’Arabie Saoudite, le Koweït, Israël, l’Iran ou la Turquie, mais pas l’Amérique.Dans ce cas, un avion devrait être utilisé dans un scénario terroriste, écrit-on.L’Irak ne semble pas équipé pour développer une ogive nucléaire, indique le groupe.Par ailleurs, un sondage publié hier révèle que les Canadiens ne sont pas désireux qu’Ottawa devienne l’allié de Washington contre Bagdad.Le sondage Ekos (marge d’erreur de 2,8 %, 19 fois sur 20) a montré que 38 % de la population était en faveur d’une participation canadienne à une attaque et 44 % contre, un revirement de situation par rapport à janvier où 52 % se disaient alors pour, et 26 % contre.L’opinion internationale bouge, dit Washington AGENCE FRANCE-PRESSE Detroit — Le président américain George W.Bush a poursuivi hier ses efforts pour convaincre le monde de la nécessité d’une attitude plus musclée à l’égard de l’Irak, encouragé par l’écho plus favorable que semblent rencontrer les thèses de son administration.La Maison-Blanche a estimé que l’opinion internationale commençait à bouger dans son sens.M.Bush s’est tour à tour entretenu au téléphone avec le président turc Ahmet Necdet Sezer, le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan et le président en exercice de l’Union européenne, le premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen.Il devait dans la journée également parler au secrétaire général de l’OTAN, Lord Robertson, au prince héritier saoudien Abdallah ben Abdel Aziz et au président égyptien Hosni Moubarak.«Depuis que le président a entamé ses consultations et rappelé au monde les violations flagrantes des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU par l’Irak, une chose est claire: il semble qu’un mouvement se soit enclenché pour mettre davantage de force dans les résolutions antérieures de l’ONU [.]», a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer en commentant, avec une pointe d’encouragement, les déclarations faites par le président français Jacques Chirac.M.Chirac a estimé dans un entretien au quotidien New York Times qu'une solution militaire en Irak n'était pas «impossible» à condition qu’elle soit «décidée parla communauté internationale».Réaffirm,ant son opposition à toute action unilatérale des Etats-Unis, Jacques Chirac s’est dit favorable à l’adoption par le Conseil de sécurité d’une résolution fixant un ultimatum à Bagdad pour le retour sans condition des inspecteurs du désarmement de l’ONU.Ces déclarations ont été bien accueillies par la Maison-Blanche, alors que M.Bush doit exposer sa position sur l’Irak jeudi dans un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies.«Le président [Bush] est heureux que d’autres dirigeants mettent à leur tour leur poids dans la balance.Mais cela ne doit pas pris comme une indication que le président partage ce point de vue spécifique», a dit M.Fleischer.M.Fleischer a déclaré que M.Bush préciserait ses intentions sur l’Irak devant l’ONU jeudi à New York.«Il parlera des points spécifiques qu’il veut.Mais c'est sur les violations des résolutions du Conseil de sécurité de TONU par [le président irakien] Saddam Hussein que le monde doit se concentrer», a ajouté le porte-parole.Les forces militaires américaines sont «fin prêtes», a déclaré le général Peter Pace, chef d’état-major interannées adjoint Le président du comité militaire de l’OTAN, l’Allemand Harald Kujat a lui indiqué qu’une éventuelle attaque militaire contre l’Irak n'était pas à l'ordre du jour de l’OTAN.«Je n’ai pas l’impression qu'une attaque sur l’Irak soit à attendre immédiatement», a-t-il dit depuis Berlin, sans cependant exclure «en dernier ressort des mesures militaires» contre Bagdad.BINOCHE Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d’adresses de ses abonnes à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.9* étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard lndustnel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans 1* Devoir.I«e Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 Juliette Binoche (ou Djûliet Benowsh, comme on l’appelle ici) a l’air un peu essoufflée.Les entrevues à la chaîne, c’est lassant bien que la joie quelle éprouve à défendre cette romance douce-amère et ce contre-emploi qui lui a été offert par Danièle Thompson à un moment quelle jugeait si opportun, l’emporte sur toutes les autres considérations.«Dernièrement, j'ai fait plusieurs films d’époque, aussi j’avais envie de faire quelque chose qui soit un peu plus moderne, quelque chose qui me change la vie.J’avais envie d’être plus expressive, gouaille, populaire, d’être finalement plus proche d’Arletty et des filles qui sont en phase avec la réalité de la vie.» Des Amants du Pont-Neuf & Trois couleurs: Bleu, en passant par L’Insoutenable Légèreté de l’être, Binoche s’est en effet construit une réputation de tragédienne.Les personnages quelle a défendus étaient le plus souvent inhibés ou intériorisés, et leur axe de communication s’étendait souvent entre le silence et le non-dit.La femme devant moi est moins grave, plus rieuse, sans doute plus légère, aussi.«Dans la vie, je suis assez vivante et j’ai du répondant», résume celle qui en a fait preuve pendant les 20 minutes chronométrées de notre entrevue.Binoche campe dans Décalage horaire une esthéticienne qui essaie de rompre avec un amoureux abusif (Sergi Lopez) en s'enfuyant vers le Mexique.Bloquée à l'aéroport, ses mésaventures s'enchaînent et s’emmêlent avec celles d’un pdg francophobe (Reno) qui s’accroche au mirage d’un amour éteint que la grève l'empêche d’aller raviver à Munich.«Ce sont des personnages touchants, qui se transforment, qui ont profondément envie de changer.Tout les rapproche et tout les sépare dans cet espèce de va-et-vient comique où ils sont bloqués dans un endroit où ils ne peuvent pas aller là où ils veulent, ni revenir là d'où ils viennent.» Les péripéties de cette petite comédie à l’américaine reposent en fait sur le contraste des deux personnages très typés, lui revêche et blessé, elle volubile, nerveuse, une épaisse couche de maquillage recouvrant la bête effarouchée qu’elle finira par laisser sortir.•Elle trouvera sa masculinité en lui comme lui trouvera sa féminité en elle», explique la comédienne qui, depuis la fin du tournage de Décalage horaire, Le FBI lance une nouvelle alerte Washington (AP) — Le FBI a lancé une nouvelle alerte a l'approche du premier anniversaire des attentats du 11 septembre, faisant état d’une série de menaces mentionnant New York et Washington.Les bases militaires américaines et ambassades dans le monde entier seront en alerte maximum pendant toute la semaine.Hier, l’ambassade américaine de Djakarta a été fermée en raison d’une menace spécifique, de même que le consulat américain de Surabaya (nord-est de Java).Selon des représentants américains, la situation de l’ambassade américaine de Manille était également préoccupante.Malgré le nombre de menaces enregistrées par les services de renseignements, il n’y a pas de menaces précises d'une attaque imminente.«Les dates anniversaire peuvent être, mais pas forcément toujours, des occasions pour une activité terroriste renforcée», a estimé,Ari Fleischer, le porte-parole de la Maison Blanche.«Étant donné que c’est un premier anniversaire, nous allons être en alerte», a-t-il ajouté.Mercredi, le FBI a lancé un bulletin d’alerte sur un site Web pour le 11 septembre.Sont également sous haute surveillance la session de l’Assemblée générale de l’ONU (10-20 septembre) à New York, et les rencontres de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) du 25 au 29 septembre à Washington.Ces alertes sont basées sur les informations de tous les services de renseignements, des appels téléphoniques, ainsi que les interrogatoires des détenus de la base navale de Guantanamo, à Cuba.Les agences de renseignement ont détecté ces derniers temps une augmentation des communications entre terroristes sur écoutes, volume considéré comme un baromètre pour des attaques potentielles.contemple les pages blanches de son agenda professionnel.Les projets dans lesquels elle était impliquée ont été soit annulés, soit repoussés.Du coup, elle s’est retrouvée avec du temps devant elle, ce qui lui est rarement arrivé depuis la naissance de son enfant, en 1994.«Ça me fait un peu bizarre et, à la fois, je trouve intéressant de voir ce que ça provoque en moi et d’être le témoin de moi-même», dit celle à qui la passivité des acteurs fait très peur.«Pour moi attendre, ce n’est pas rester assise à côté du téléphone, c'est faire différentes choses, rester constamment dans l’action.On ne peut pas demeurer sans arrêt dans une sorte de demande passive du désir des autres, ça serait dangereux.» Dangereux, aussi, pour son moral personnel, que d'aller serrer des pinces à Los Angeles, où sa carrière a connu un fulgurant essor depuis les succès consécutifs du Patient anglais et de Chocolat, lesquels l'ont par deux fois fait participer à la course aux oscars — un score que les Adjani et Deneuve doivent lui envier.Une mise au point s'impose.«Je n ’ai pas eu le rêve de ça, je n'ai pas eu cette fascination-là parce que mon vrai rêve, c’était d'être une actrice de théâtre.Le théâtre, c’est retrousser ses manches, être sur les planches, sentir les odeurs de la coulisse, appartenir à une famille emportée par une énergie de création, de recherche.Et finalement c'est le cinéma qui m’a attrapée au vol.Je n ’imaginais pas ma vie comme ça.» Le théâtre, elle y est retournée à l’occasion, y songe également pour un éventuel après-demain, quoique «la vie est mouvement, mes pensées et mes sentiments changent.Et c'est un métier qui est fait de rencontres et comme chacune entraîne l’autre, on ne peut rien prévoir».Enfin, entre la sombre ingénue de Mauvais sang et la gouailleuse esthéticienne de Décalage horaire.près de 20 ans ont passé, pendant lesquelles Juliette Binoche a eu toutes les occasions de mettre sa passion à l'épreuve.Le métier, lui, a changé et l'a changée.Mais pas tant que ça.«Dans Mauvais sang, j'étais une image très sage, j’étais l’icône de Léos, qui était mon Pygmalion.J’ai appris le cinéma à travers lui, j’ai découvert ma féminité à travers lui.J'étais à la fris dépendante de lui et émerveillée devant la connaissance de moi-même et du cinéma.Maintenant, il y a peut-être un peu plus de bagage derrière moi, mais ma passion est toujours la même.» ASSURANCES SUITE DE LA PAGE 1 a mené une vaste enquête auprès des généticiens et ejes médecins généralistes dans plusieurs pays dont les Etats-Unis, a affirmé lors du congrès international sur l’échantillonnage d’ADN qui se tenait à Montréal ces derniers jours que la discrimination existe, aux Etats-Unis principalement, mais qu’elle est plutôt rare.Selon les données accumulées par la chercheuse, à peine 2 % des patients — ayant consulté un généticien ou un médecin — ou membres de leur famille se sont vu refuser un emploi en raison d’une prédisposition génétique alors qu’ils ne présentaient pourtant aucun symptôme de la maladie.Ou parce qu’ils étaient porteurs d’une mutation génétique, qui le plus souvent était sans effet sur leur santé puisque deux copies de cette variation — l’une héritée du père et l’autre transmise par la mère — étaient nécessaires pour l'expression de la maladie.Environ 3 % des patients auraient pour leur part été écartés lorsqu’ils avaient voulu contracter une assurance vie et 5 % se sont butés à une opposition lorsqu’ils ont démarché pour obtenir une assurance santé.Ces personnes qui ont été confrontées à un refus portaient pour la plupart la mutation de la maladie de Huntington, une affection neurodégénérative qui attaque le cerveau et, de ce fait, entrave les fonctions physiques et intellectuelles.Comme secondes victimes de discrimination, la chercheuse a recensé des porteurs du gène de la dépranocytose, ou anémie à hématies fal-ciformes.Ces porteurs ne couraient pourtant aucun risque de développer la maladie puisque leur génome ne comportait qu’une seule des deux copies du gène indispensables à l'apparition de cette maladie dite récessive! «Les assureurs ne comprennent pas toujours très bien la signification des résultats de ces tests génétiques», a commenté Dorothy Wertz.Le syndrome de Marfan, une maladie génétique qui entraîne une hyperlaxité des jointures, une longueur démesurée des os et une dilatation excessive des valves cardiaques et de l’aorte, comptait comme troisième motif le plus fréquemment invoqué pour refuser une assurance ou un emploi à un des sujets de l’enquête.Bien que ces résultats aient été récoltés entre 1994 et 1996, Dorothy Wertz doute qu’il y ait eu beaucoup de changement depuis cette période.«Les informations génétiques ne semblent pas compter pour beaucoup dans l’évaluation du profil d’un nouveau client qui désire une police d’assurance; cela ne veut pas dire pour autant que les compagnies d’assurances soient justes et équitables», affirme la chercheuse.Une observation qui est en accord avec la perception de Charles Black, qui a été conseiller principal pendant plus de vingt ans au sein de l’Association canadienne de l’assurance vie et santé.Cet actuaire qui a trempé dans le monde de l’assurance pendant toute sa carrière a la nette impression que les compagnies d’assurances n’exigent pas plus de données génétiques sur leurs po tentiels clients qu’avant «Le monde de l’assurance n’a pas un grand intérêt pour l’information génétique à l’heure actuelle.On ne désire pas en obtenir et en utiliser davantage.En fait, les assureurs ne savent pas comment traiter le peu d'informations génétiques auxquelles ils ont accès actuellement», déclare Charles Black.De plus, l’industrie de l'assurance est extrêmement concurrentielle au Canada, ajoute-t-il.«Les assureurs veulent décrocher le plus grand nombre de clients possible.Or ce qui complique ce processus est la résistance du public.Ce dernier est particulièrement sensible aux exigences desassureurs.Et pour cette raison, les assureurs renoncent à ajouter de nouvelles conditions, notamment à réclamer des tests génétiques, pour l’obtention d’une assurance.» De plus, les assureurs ne sont généralement pas persuadés de la valeur prédictive de l’information résultant de la recherche en génétique.Ils ne croient pas quelle soit vraiment meilleure que celle fournie par l’examen médical.Une opinion soutenue par Dorothy Wertz qui rappelle que l'histoire familiale du client — ses antécédents de santé — sur laquelle les assureurs fondent le profil de risque d’un futur client révèle de toute façon l’essentiel des prédispositions héréditaires d’un individu.Mais si les compagnies comprennent mieux la valeur des tests génétiques, les refus se multiplieront probablement à mesure que de nouvelles méthodes de dépistage seront mises au point, lance la chercheuse.•Nous découvrirons qu’une multitude de personnes possèdent une prédisposition à une variété de problèmes de santé.On ne rencontrera que très peu d'individus sans aucune susceptibilité à une maladie.Dans un tel contexte, qui pourra alors être assuré si les compagnies prennent en compte tous ces risques?» •Ce sera carrément la disparition des assurances!», conclut-elle.«Autrement, il faudra adopter une loi interdisant de refuser une assurance à un indhidu en raison d'une prédisposition à une maladie héréditaire.» LE DEVOIR.LE MARDI 10 SEPTEMBRE 2002 B 6 —-* LE DEVOIR ?- LES SPORTS PATINAGE ARTISTIQUE HOCKEY BASEBALL UISU fait l’essai de son nouveau système de notation PRESSE CANADIENNE Lausanne.Suisse — La Fédération internationale de patinage (ISU) a révélé, hier, que son nouveau système de notation des épreuves est un "grand succès* et on l’expérimentera de nouveau tors de la compétition Skate Canada à Québec à la fin octobre.L’ISU a mis à l'essai son nouveau système la semaine dernière lors du trophée Nebelhorn à Oberstdorf, en Allemagne.Lors du dernier congrès de l’ISU en juin, une réforme du système de notation a été adopté dans le but d’éliminer la manipulation des résultats dans la foulée du scandale de l’épreuve des couples aux Jeux olympiques de Salt Lake City.Selon la nouvelle formule, les juges attribuent des notes dont certaines sont sélectionnées au hasard par un ordinateur.Ce système sera utilisé dans toutes les compétitions importantes organisées par l’ISU pendant la saison 2002-03.«H y a immédiatement eu des ré- actions très positives de la part des patineurs, des entraîneurs et des responsables, a précisé l’ISL' dans un commüniqué.Il est évident qu un progrès a été réalisé vers l'objectif déclaré d’apporter un changement au système de notation de notre sport.* La Fédération internationale espère que ce changement de système de notation lui permettra de restaurer la crédibilité du patinage artistique.Aux Jeux de Salt Lake City, le titre des couples avait éfé attribué aux Russes Elena Berezhnaya et Anton Sikharulidze.Ils l’avaient emporté par cinq voix contre quatre devant les Canadiens Jamie Salé et David Pelletier, malgré une faute de Sikharulidze à la réception de son double axel.Le lendemain de la competition, la juge française Marie-Reine Le Gougne avait affirmé qu’elle avait subi des pressions pour placer les Russes en première position, mettant en cause sa fédération.L’ISU et le Comité international olympique avaient finalement décidé d'attribuer une deuxième médaille d'or à Salé et Pelletier.Jonathan Ferland fait partie des huit espoirs invités au camp du Canadien FRANÇOIS LEMENV PRESSE CANADIENNE L> attaquant Jonathan Ferland fait partie des huit espoirs qui ont reçu une invitation au camp d’entrainement du Canadien qui s’amorcera jeudi à Vail, au Colorado.Le gardien Olivier Michaud, les défenseurs Andrew Archer et Mike Komisarek ainsi que les attaquants Jozef Balej, Tomas Plekanec, Duncan Milroy et Christian Larrivée ont egalement été retenus."Ferland a démontré de belles qualités d'exécution lors du tournoi disputé à Gatineau, a déclaré Martin Madden.Il a bien travaillé et a fait preuve de constance dans ses mises en échec.On veut lui donner l’occasion de jouer à un autre niveau.» La présence de Milroy est plus étonnante.Le patineur d'Edmonton a été plutôt discret à Gatineau où le Canadien a terminé au quatrième et dernier rang."Ses performances de la dernière saison nous obligent presque à l'inviter, admet l’adjoint du directeur général André Savard.Il faut se rappeler qu ’il a été nommé joueur du mois dans la ügue de l’ouest en février, mars ainsi qu’en séries éliminatoires.» Les mêmes raisons s'appliquent à larrivée."II ne nous a pas vraiment enchantés à Gatineau mais il a eu une bonne saison à Chicoutimi.Il a terminé son junior et on veut lui donner sa chance.» Selon Madden, les autres joueurs choisis n’ont pas volé leur invitation.•Ils l’ont gagnée, dit-il.Reste à voir pendant combien de temps ils vont durer.C'est à eux de décider.» Un camp restreint Quarante-cinq joueurs devraient prendre l'avion en direction du Colorado après avoir subi des examens médicaux en matinée.C’est à peu près le même nombre de joueurs qui avaient amorcé le camp d’entraînement 2001.*11 n’est plus nécessaire d'inviter autant de joueurs à notre camp principal comme on le faisait dans le passé.Déjà, nous avons eu un camp de développement et un autre des recrues pour évaluer nos jeunes.C’est suffisant pour se faire une bonne idée», explique Savard.Ic nombre plus restreint de joueurs permettra à l'entraîneur Michel Therrien de composer ses trios dès le début du camp comme il l'a fait l’an dernier.Cette façon de procéder a l’avantage de mieux préparer l’équipe en vue du premier match de la saison qui sera disputé le 11 octobre à New York face aux Rangers.Un mauvais départ peut en effet coûter à l’équipe fautive une place en séries.INTERNATIONAUX DES ÉTATS-UNIS Cubus 3, Expos 2 Sampras, le magicien STÉPHANE G H AZARI AN AGENCE FRANCE-PRESSE New York — À 31 ans, l’Américain Pete Sampras a sorti de sa raquette un tour de magie historique, en transformant huit mois de galère en un triomphe sur le Central de l’US Open, pour un IT titre record en Grand Chelem de tennis."Souvenez-vous de qui je suis et où je joue la semaine prochaine», avait-il glissé quelques jours avant l’Open américain, après sa défaite face au Français Paul-Henri Mathieu, la 17' d’une saison riche de 20 matches gagnés seulement Il sentait alors qu’en remontant sur la scène qui a lancé sa carrière douze ans plus tôt, il pouvait retrouver l'éclat de ses années glorieuses, celles d’un n" 1 mondial sans partage qui avait enchaîné les succès jusqu’à son septième triomphe à Wimbledon.Qu’il n’était pas encore prêt pour la retraite comme le laissait entendre bon nombre de voix, surtout après sa sortie par la petite porte en juillet sur le gazon londonien, "Ce fut la plus grosse déception», admettait-il après son cinquième couronnement américain aux dépens d’André Agassi."Je suis rentré chez moi et me suis penché sur ma carrière.J’étais vidé.Je travaillais si dur et ça ne démarrait pas.» Mais jamais l’idée de raccrocher n’a pris le dessus: «Parce que j’ai toujours voulu décider de mon avenir sans me laisser influencer par les autres, je le mérite.J’ai trop fait pour ce sport pour me laisser influencer par les critiques négatives.Et parce que je sentais que j’avais encore un coup dans ma raquette».Le Central de Wimbledon «]’ai eu un énorme soutien de ma femme, ma famille, et j’ai renoué avec Paul [Annacone, l’entraîneur], expliquait-il.Paul m’a apporté une stabilité.Il sait trouver les mots.Tout ce que j’avais à faire, c’était reprendre le travail.Et cela a payé.» Un entourage avec lequel il va partager le bonheur de cette 64' victoire, «plus belle encore que celle de Wimbledon» ou même de ses quatre précédents sacres à Flushing Meadows.Un tel sommet semble une parfaite occasion de tirer sa révérence.Mais à l’entendre, rien n’est moins sûr.KEVIN EAMARQUE REUTERS En remportant le US Open contre son compatriote Andre Agassi, Pete Sampras a prouvé qu’il n’était pas encore mûr pour la retraite.«Je ne sais pas ce que sera la suite», avouait-il, enivré par les parfums de son exploit.«C’est vrai que de battre un rival comme Andre dans un tournoi majeur.c’est une parfaite conclusion pour un livre.Mais j’ai encore envie de jouer, j’adore ça.» L’occasion est belle de ranger la raquette dans la malle à souvenirs et de se consacrer à la future vie de papa.Mais pas assez pour effacer totalement le cauchemar de Wimbledon, cette élimination face à un -lucky loser» suisse intervenue dans la discrétion d’un court annexe.«J’espère que mon dernier Wimbledon sera sur le Central et non pas sur le court n" 13», glissait Sampras.Comme persuadé qu’il a encore un dernier tour de passe-passe dans la manche.Trop d’occasions bousillées D'APRÈS LA PC ET AP Chicago — Le joueur d’inter Alex Gonzalez a claqué un circuit en solo contre Jim Brower (T2) après deux retraits en neuvième manche quand il a donné une victoire de 3-2 aux Cubs de Chicago contre les Expos hier soir.Les Expos ont encore une fois bousillé un tas de chances dans le match, laissant 11 coureurs sur les buts.Gonzalez, qui en était à son 17' circuit de la saison, a ainsi atteint le plateau des 100 circuits en carrière.Il a procuré la victoire à Joe Borowski (4-4).Tony Armas connaît une saison éprouvante.Mais Frank Robinson veut qu’il connaisse une bonne fin de campagne, question de retrouver son aplomb et pouvoir passer un meilleur hiver.Hier, il s’est bien bagarré même s’il n’a pas été impliqué dans la décision.Maîtrisant mieux tous ses tirs.Armas a espacé cinq coups sûrs et deux points en sept manches.Un de ces coups sûrs a été le circuit en solo du frappeur suppléant Corey Patterson en septième.«Tony Armas a bien varié ses tirs, a dit le gérant Frank Robinson.Il a connu une bonne sortie.Nous voulons qu 'il termine la saison sur une bonne note.Je pense qu’il s’est fort bien débrouillé au cours de ses trois dernières sorties.» Le receveur Michael Barrett, qui a terminé le match au premier après qu’Andres Galarraga se soit étiré un muscle à la cuisse droite, était du même avis.De mande de rejet de la poursuite des Expos Par ailleurs, les dirigeants du baseball ont demandé à un juge fédéral de rejeter la poursuite déposée à leur endroit par les anciens actionnaires minoritaires des Expos de Montréal, et de rendre inhabiles les avocats impliqués parce qu’ils ont aussi oeuvré pour les Rangers du Texas.De plus, le baseball a demandé à la juge du district américain Ursula Mancusi Ungaro-Benages de déplacer la cause à l’extérieur de Miami, en plus de la suspendre en attendant la décision au sujet de la demande d’arbitrage des actionnaires minoritaires.Les avocats du commissaire, Bud Selig, et de l’ancien propriétaire des Expos, Jeff Loria, ont dévoilé leurs positions dans un mémoire qui a été déposé tard vendredi dernier.«Les plaignants tentent de remanier des conversations téléphoniques superficielles et des lettres afin de prouver qu’il y a eu conspiration criminelle visant à détruire le baseball majeur à Montréal», arguent les avocats de Selig dans le document Loria soutient de son côté que les actionnaires minoritaires avaient dégagé le baseball et les autres accusés de toute responsabilité dans des lettres d’entente signées en 1998,1999 et 2(MX).Les anciens actionnaires minoritaires des Expos doivent répondre aux requêtes, avant que les deux parties ne rencontrent la juge en novembre.Tour d’Espagne - 3e étape Victoire de Cipollini, Beloki en or AGENCE FRANCE-PRESSE Murcie, Espagne — L’Italien Mario Cipollini, de l’équipe Acqua e Sapone, a remporté hier la troisième étape du Tour d’Espagne cycliste, disputée sur 134,2 km entre San Vicente del Raspeig et Murcie, l’Espagnol Jo-seba Beloki (Once) conservant le commandement au classement général.Cipollini s’est imposé au sprint lors de cette étape de transition, courue sur un parcours plat le long du littoral méditerranéen, sous une canicule avoisinant les 40 degrés.Le sprinteur italien a signé sa première victoire d’étape dans la Vuelta à 35 ans, à sa quatrième participation.C’est la 177' victoire de la carrière sportive de Cipollini, qui a notamment remporté douze victoires d’étapes dans la Grande Boucle et quarante dans le Giro.«Super-Mario» ou «Le Roi Lion», comme le surnomme la presse sportive, a franchi la ligne d’arrivée dans un temps de trois heures 7 minutes et 37 secondes, devançant d’une roue son com- patriote Alessandro Petacchi, l’Allemand Erik Zabel et l’Espagnol Oscar Freire, après avoir couvert l’étape à une moyenne de 42,92 km/h.«Je suis assez content de remporter ma première étape dans la Vuelta.Hier, nous avons été bloqués, mais aujourdhui l’équipe a parfaitement travaillé et j’ai vu que je Pouvais prendre la roue de Zabel», a déclaré Cipollini après sa victoire.« Bonne forme » «Cette victoire est pour tous les gens qui m'ont soutenu et pour mes coéquipiers.Elle démontre que je suis dans une bonne forme physique pour le Mondial», a-t-il ajouté.«L’arrivée a été impressionnante.C’était de la folie, tout le monde est encore très fort», a déclaré pour sa part le maillot or Beloki, en soulignant le danger de ces étapes de transition avec un fort vent de côté, obligeant les favoris à faire attention à ne pas se retrouver dans une cassure du peloton.Cette troisième étape, qui n’a pas modifié de manière significative le classement général, toujours emmené depuis l’arrivée de la première étape par le maillot or Joseba Beloki, a été marquée par une longue échappée du Belge Jurgen Van Goolen (Domo).Parti avec un groupe de quatre coureurs au km 4, Van Goolen s’est retrouvé seul au km 17 après que tous ses compagnons d’échappée eurent décroché les uns après les autres.Le coureur belge a ensuite compté jusqu’à sept min 15 sec d’avance sur le peloton au km 45, mais la poursuite lancée notamment par la formation Mapei a rapidement porté ses fruits et Van Goolen a été rejoint par le peloton au km 88.Peu avant l’arrivée à Murcie, les hommes de la formation Acqua e Sapone, notamment les Italiens Mario Scirea et Giovani Lombardi ainsi que les Espagnols Santos Gonzalez et Martin Perdiguero ont pris le contrôle de la course pour préparer le sprint de Cipollini.La quatrième étape conduit aujourd’hui le peloton de Aguilas à Roquetas de Mar au terme de 149,5 kilomètres avec une longue descente à l’arrivée, à nouveau favorable aux sprinteurs.MARCELO DEL POZO REUTERS siHSSËSü**' L’Allemand Erik Zabel et l'Italien Mario Cipollini (droite) se sont livré un sprint enlevant hier lors de la troisième étape du Tour d’Espagne, finalement remporté par Cipollini.LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy D'tf «-Atlanta 90 51 638 — Philadelphie 70 73 490 21 Montreal 70 74 486 2112 Floride 69 73 486 2112 New York 68 74 479 2212 Section Centrale St Louis 82 61 573 Houston 77 67 535 51/2 Cincinnati 70 73 490 W Pittsburgh 63 81 438 1912 Chicago 61 83 424 2112 Milwaukee 51 93 354 3112 Section Ouest Arizona 87 56 608 Los Angeles 82 60 577 4 12 San Francisco 81 61 570 5 1.2 Coloiado 65 79 451 2212 San Diego 61 82 427 26 Hier N Y Mets à Philadelphie Pittsburgh à Cincinnati Colorado à Houston Montreal e Chicago Cubs St.Louis à Milwaukee San Diego en Arizona Los Angeles à San Francisco Aujourd'hui Chicago Cubs 3 Montréal 2 N Y.Mets 6 Philadelphie 4 Cincinnati 9 Pittsburgh 8 St.Louis 3 Milwaukee 0 Houston 6 Colorado 5 (10 manches) San Diego en Arizona, 21h35 Los Angeles à San Francisco.22h15 ____________Demain______________ Pittsburgh à Cincinnati.12h35 Montréal à Chicago Cubs.14h?0 Los Angeles à San Francisco.15h35 Floride à Philadelphie, 19h05 N Y Mets à Atlanta, 19h05 Colorado à Houston, 20h05 St Louis à Milwaukee, 20h05 San Diego en Arizona.21h35 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy Dill New York 89 53 .627 — Boston 80 62 563 9 Baltimore 64 77 454 2412 Toronto 64 80 444 26 Tampa Bay 48 95 336 4112 Section Centrala Minnesota 83 61 576 — Chicago 70 74 486 13 Cleveland 64 79 448 1812 Kansas City 55 88 385 2712 Detroit 52 92 361 31 Section Ouest Oakland 90 52 634 — Anaheim 88 54 620 2 Seattle 84 59 587 61/2 Texas 66 77 462 2412 Hier Toronto 11 Cleveland 9 Boston 6 Tampa Bay 3 Minnesota 5 Detroit 2 Chicago White Sox 10 Kansas City 6 Texas 12 Seattle 7 Oakland à Anaheim Aujourd’hui.Baltimore à N.Y.Yankees, 19h05 Toronto à Cleveland, 19h05 Boston à Tampa Bay, 19h15 Chicago White Sox à Kansas City, 20h05 Detroit au Minnesota, 20h05 Seattle au Texas, 20h05 Oakland à Anaheim, 22h05 Demain Detroit au Minnesota, 13h05 Baltimore à N Y Yankees, 19h05 Toronto à Cleveland, 19h05 Boston à Tampa Bay, 19h15 Chicago White Sox à Kansas City, 20h05 Seattle au Texas, 20h05 Oakland à Anaheim, 22h05 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N DP PP PC PTS Montréal 10 1 0 0 345 224 20 Hamilton 5 6 0 0 269 308 10 Toronto 4 7 0 0 193 288 8 Ottawa 2 9 0 1 191 349 5 Section Ouest Edmonton 9 2 0 0 331 246 18 Winnipeg 6 5 0 0 373 281 12 Saskatchewan 5 5 0 1 261 219 11 C.-B.5 6 0 0 305 289 10 Calgary 3 8 0 2 275 336 8 Vendredi Edmonton en C -B , 22h30 Samedi Ottawa â Calgary, 15hOÔ Dimanche Montréal à Hamilton, 13h00 EN BREF Stéphane Fiset annonce sa retraite (PC) — L'ancien gardien de but Stéphane Fiset a annoncé hier qu’il mettait un terme à sa carrière professionnelle après 13 ans passés dans la ügue nationale de hockey.Fiset aura porté l’uniforme des Nordiques de Québec, de l'Avalanche du Colorado, des Kings de Ixrs Angeles et du Canadien de Montréal.Ignoré par les 30 formations du circuit Bettman au terme de la dernière saison, l’athlète de Victoriaville a décidé qu’il était temps de tirer sa révérence.Fiset, 32 ans, affirme qu’il a bel et bien discuté avec les dirigeants des Panthers de la Floride au cours des dernières semaines, mais il n’a pu s’entendre avec eux.Il faut noter qu’il a subi d’importantes blessures aux genoux au cours des dernières saisons et qu'il n'a jamais été en mesure de retrouver" sa forme optimale.i L K DEVOIR.LE MARDI 10 SEPTEMBRE 2002 •CULTURE* Une institution nationale Larousse fête ses 150 ans en pleine tourmente Vivendi Dans un contexte économique et politique sensible, la maison fondée par Pierre Larousse en 18i>2 joue sur la notoriété de son célèbre dictionnaire et sur l’attachement que lui portent les Français, qui le considèrent comme un véritable élément du patrimoine national.ALAIN SALLES LE MONDE THÉÂTRE Dostoïevski : pour tous L’AbsoluThéâtre présente un spectacle riche en contenu À PROPOS DE LA NEIGE FONDANTE.FARCES PATHÉTIQUES D’après des nouvelles de Dostoïevski.Traduction et adaptation: Igor Ovadis et Serge Mandeville.Mise en scène: Igor Ovadis assisté de Caroline Bouchard.Décors et costumes: Pascale Matheron.Masques et accessoires: Louise Lapointe.Éclairages: Isabelle Lapointe.Stagiaire à la mise en scène: Marie-Christine Lalande.Avec: Igor Ovadis, Sté-fan Perreault, Brigitte Lafleur, Serge Mandeville, Sébastien Dodge et David-Alexandre Després.Une production d’AbsoluThéâtre présentée a l’Espace Geordie du 6 septembre au 6 octobre 2002.SOLANGE LÉVESQUE La production d’AbsoluThéâtre conçue par Serge Mandeville et Igor Ovadis est un exemple de ce théâtre pauvre en moyens financiers mais riche de contenu qui repose d’abord sur une connaissance viscérale du jeu et de la mise en scène, l’intelligence et l’imagination.Quatre nouvelles de Dostoïevski composent la soirée intitulée À propos de la neige fondante.: Bobok, La femme d’autrui et le mari sous le lit, le crocodile, et pour finir: le passage final des Carnets du sous-sol.Ovadis et Mandeville ont fondu ces quatre «farces pathétiques» en un morceau de plus de deux heures pendant lesquelles des personnages contrastés, qui évoquent les facettes antagonistes d’une même personnalité, s’observent, se critiquent, se mettent au défi et s’accusent mutuellement dans un ballet burlesque où la farce et les situations tragiques se passent le relais.Dans la galerie de personnages retenus, on retrouve des thèmes dostoïevskiens récurrents: l'absurdité de l’existence, le double, la mort qui rôde, et une culpabilité ontologique qui entraîne l’être humain dans la quête d’une rédemption.On trouve également des aphorismes fulgurants comme «Ils n'ont pas d’idées, alors ils se rabattent sur les phénomènes», qui ne peuvent pas ne pas nous renvoyer à certains phénomènes médiatiques contemporains.Se faisant connaître dans des situations angoissantes ou loufoques (souvent les deux à la fois), les personnages viennent défiler devant leur auteur dramaturge, le prennent parfois a témoin, torturent et aiguillonnent sa conscience.Autant les dialogues sont prenants, voire bouleversants, autant certaines scènes peuvent être désopilantes, celle du cimetière entre autres (grâce, notamment, aux accessoires de Louise Lapointe), et celle où un crocodile exhibé dans une foire par un Allemand d’opérette avale tout rond un fonctionnaire.Ovadis a le don d'allumer çà et là de petites étincelles qui contribuent à éclairer l’histoire des personnages; la maîtresse du fonctionnaire (Brigitte Lafleur, étonnante), par exemple, trahit ses origines modestes et ses velléités de s'élever dans l'échelle sociale en appelant candidement «cracadile» le monstre vert en carton et en caoutchouc-mousse qui a gobé son amant.Le metteur en scène incarne lui-même le mari d’un triangle amoureux délirant.Cinq autres interprètes qu’on voit trop peu au théâtre (ce qui ajoute au plaisir de la découverte) et qui participent au comique et à la cohésion de l’entreprise complètent la distribution.Les costumes et le décor de Pascale Matheron (matériaux ingénieusement recyclés, toiles peintes, meubles rudimentaires) ainsi qu’une bande sonore cinématographique situent l’atmosphère et l’action.Une réserve: la soirée est trop longue; au dernier tiers, l’action s’étale et la saveur se dilue.Quelques coupures ou une articulation plus nette des quatre histoires resserreraient favorablement l’ensemble.Vers 1990, Igor Ovadis ainsi que ses compatriotes russes (les interprètes, metteurs en scène, traducteurs ou concepteurs Alexandre Marine, Anna Varpakhovskaïa, Valentina Komolova, Larissa Ovadis, Oleg Kisseliov, Maria Monhakova, Gregory Hlady, Marina Lapina, Vitali Makarov et Grigori Ziskin, notamment) choisissaient le Québec pour exercer leur art.Ils parlaient peu ou pas du tout le français.Moins de 15 ans plus tard, non seulement la plupart maîtrisent-ils la langue française, mais ils sont devenus des créateurs parmi les plus dynamiques, apportant au Québec une expérience et une créativité inestimables.Souvent, ils jouent dans de petites salles de 50 spectateurs, les seules qu'ils peuvent se payer, et souvent même, ils travaillent sans rémunération.Pourquoi les grands théâtres ne font-ils pas plus souvent appel à leur talent?Cela ne pourrait que diversifier les horizons de pratique et enrichir les saisons théâtrales.Cette production repose avant tout sur l’intelligence et l’imagination POÉSIE Vibrer sous les étoiles Saint-Venant-de-Paquette accueille sa première soirée de poésie Quand Larousse et Vivendi Universal ont commencé, il y a un an, à préparer les cérémonies des 150 ans du grand éditeur de dictionnaires, la fête devait marquer l’aboutissement de la stratégie de Jean-Marie Messier et cl’Agnès Touraine, PDG, respectivement, de Vivendi Universal et de Vivendi Universal Publishing (VUP).Le premier éditeur français était le numéro deux du secteur éducation et référence et parlait de plus en plus franglais.Mais la tempête s’est abattue sur Vivendi.Et ce n'est pas le fer de lance d’un grand groupe international qui est fêté, mais un élément du patrimoine national.Larousse est aujourd’hui célébré comme un des exemples de cette exception culturelle franco-française dont Jean-Marie Messier, des États-Unis, avait sonné la fin.L’idée que la branche éducation et référence de Vivendi puisse passer sous pavillon allemand (Bertelsmann), anglais (Pearson), américain (Universal) ou italien (Rizzoli) a déclenché un tollé dans l'Hexagone, jusqu’au plus haut niveau de l’État A l’issue du conseil des ministres, jeudi 29 août, le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a rappelé à propos de la crise de Vivendi que «le gouvernement considère avec une extrême attention le devenir de certaines maisons que les Français tiennent à juste titre comme une part du patrimoine culturel et intellectuel».I,es syndicats de salariés ont tiré la sonnette d’alarme pour éviter que «des fleurons de l’édition française ne disparaissent dans le tourthllon financier actuel».«J’espère qu'ils ne vont pas brader le pôle édition.Ça fait partie de notre patrimoine», renchérit le président du Syndicat national de l’édition, Serge Eyrolles.Nostalgies ix- lancement du Petit Ixirousse 2003 et l’exposition au Palais de la découverte, qui retrace le parcours de la maison d’édition, interviennent dans ce contexte politique et économique sensible.Le ministre de la culture et de la com-munication, Jean-Jacques Ailla-gon, et le ministre délégué à l’enseignement scolaire, Xavier Dar-cos, ont inauguré l’exposition le lundi 2 septembre.Avec ses magnifiques planches illustrées et les films publicitaires Jean Mineur, l’exposition réveille les nostalgies et la curiosité, tout comme le somptueux Larousse insolite, qui est publié pour l’anniver- saire.Pierre Larousse, quand il crée en 1852, avec Augustin Boyer, son entreprise d’édition, est un militant républicain.Il veut «instruire tout le monde à toute chose», fl fait un dictionnaire engagé dans la société, très personnel.«Votre succès sera d’autant plus grand que votre union avec le siècle sera plus profonde», lui écrit Victor Hugo.Le ton des articles est souvent libre («Zéro: chiffre qui par lui-même n’a aucune valeur mais qui rend dix fois plus fort celui qui le précède»).Les héritiers de Pierre Larousse (qui meurt en 1875) vont développer la maison, notamment sous la houlette de Claude Augé, qui crée Le Petit Larousse illustré en 1905 et s’implante en Espagne en 1912.Le Petit Larousse Aujourd'hui, Larousse est un groupe international.«Sa notoriété est exceptionnelle.C'est l’une des plus grandes marques françaises, tous domaines confondus.A l’étranger aussi, l/mmsse est assimilé au dictionnaire», explique la directrice générale, Anémone Bérès.Larousse réalise un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros (environ 229 millions de dollars canadiens), provenant à 55 % des dictionnaires, à 45 % des livres illustrés (jeunesse, pratique, culture).Mais la grande affaire de la maison, c’est Le Petit Larousse: «Il reste l’objet de tous nos soins.C’est une formule miracle, qu on a le devoir de renouveler.Auparavant, on se contentait d’une refonte tous les sept ou huit ans.Maintenant, on met tous les ans en chantier des rénovations importantes ou des innovations», explique Anémone Bérès.Car Le Petit Larousse a failli s’endormir sur ses lauriers, alors que la maison subissait de plein fouet la crise des encyclopédies, concurrencées par l’électronique.Le millénaire a réveillé le dictionnaire.Pour son millésime 2000, l’ouvrage a paru avec une série de planches en couleurs, et, grâce à une campagne efficace, a dépassé le million d’exemplaires.En 2002, les ventes se sont arrêtées vers 960 000 exemplaires.La maison marche bien, même si l’année a été marquée par des tensions sociales, dues au projet de déménagement dans un siège unique, à Bercy.Le président du groupe, Philippe Merlet, a accentué le développement international de la maison, notamment en Pologne et en Italie (avec Rizzoli).la fête a beau être ternie par les incertitudes qui pèsent sur la maison mère, larousse porte allègre ment ses 150 ans.MICHEL BÉLA IR LE DEVOIR Cf est sous un chapiteau, au beau milieu des étoiles surplombant les Appalaches, que se déroulera la première soirée de poésie Et quand vient la nuit présentée dans le site incomparable du Sentier poétique de Saint-Venant-de-Paquette en Estrie.Le samedi 14 septembre, à 20h, une dizaine de poètes — Guylaine Charrette, Natalie Chevalier, Ix'on-Guy Dupuis, Michel Garneau, Francis La-pointe, Ixic La Rochelle, Bruno Lemieux, Yves Préfontaine, Louise Warren et Nathalie Watteyne — viendront lire leurs textes dans le silence inspirant de la vallée abritant le minuscule village de Saint-Venant situé au sud-est de Coati-cook, à quelques kilomètres de la frontière américaine.In soirée, que l’on doit à l’initiative de Natalie Chevalier, est organisée par les Amis du patrimoine de Saint-Venant — qui gère aussi le Sentier poétique, la Maison de l’arbre et l’église-musée du village.Hélène Deslauriers, chroniqueuse culturelle à la radio de Radio-Canada en Estrie, animera la rencontre alors que Richard Séguin, l’auteur-compositeur-interprète bien connu qui est à l’origine même du projet des Sentiers, assurera l’accompagnement musical de la soirée.Le prix d’entrée est laissé à la discrétion des spectateurs.qui sont par ailleurs priés de se vêtir d’habits chauds, les nuits se faisant déjà fraîches sur les hauts plateaux.On notera que les possibilités d’hébergement sont particulièrement minces autour de ce petit village haut perché et que les mordus de poésie devront par conséquent veiller à trouver des places dans les quelques rares gîtes de la région.Bonne chance! On peut réserver pour la soirée et s’informer des activités en contactant Robert Plante au (819) 658-3660.CONCERTS CLASSIQUES Beau hiatus OMGM Gustav Mahler III' Symphonie.Daniele LeBlanc, mezzo; Chœur féminin de l’OMGM; Les Petits Chanteurs du Mont-Royal; Orchestre métropolitain grand Montreal, dir.Yannick Nézet-Séguin.SaDe Wüfrid-Pelletier le 9 septembre 2002.FRANÇOIS TOUSIGNANT Ly Orchestre métropolitain du ' grand Montréal (OMGM) inaugurait sa saison automnale hier soir avec la III' Symphonie de Mahler, qui célèbre l’arrivée de l’été.Pour cette occasion, les ambitions étaient hautes.Cela stimule toujours de voir un jeune chef qui n’a pas peur de pousser ses musiciens dans leurs derniers retranchements et d’apprivoiser techniquement les visées de ses artistiques et légitimes ambitions.Cela ne veut pas dire que la soirée fut vraiment bonne.Le choix de cette symphonie fut, il faut un peu le déplorer, un pari trop osé.C’est que le chef-d’œuvre, s’il ne se voit pas dominé par une interprétation transcendante, montre plus les failles de ceux qui s’y attaquent.L’inspiration de Nézet-Séguin ne défillit pas, non plus que son incroyable énergie.La symphonie durant, on sent son intuition, on perçoit ses idées comme ses volontés, ne perdant jamais de vue l’endroit où il veut nous emmener, sans que jamais il ne puisse vraiment nous y conduire.L’injustice serait de lui faire reproche de se complaire dans l’effet un peu facile — l’œuvre en regorge — ou de manquer de «maturité».Il rend la musique comme il la sent et sait se montrer souvent très convaincant.Surtout, il maîtrise déjà cet art de l’enchaînement tant à l’intérieur de ces vastes mouvements qu’entre les articulations entre eux.Cela s'avère remarquable et mérite un bon coup de chapeau.Il aurait fallu que les musiciens devant lui aient autant de tonus.Si le premier mouvement fut plus que bien, déjà la fatigue se faisait sentir à la fin du second (et la symphonie en compte cinq).Les couacs, faiblesses d’intonation et imprécisions d’attaque se mettent alors à envahir le paysage physique et psychologique que le compositeur a voulu décrire.Pour éviter que cela ne gène trop, le chef, fin, grossit alors le trait, ce qui l’empêche de réaliser ce qu’on pressent de sa vision.Il faut dire que l’OMGM ne dispose pas d’une très bonne section de trombones, que les violons et les contrebasses se sont souvent montrés déficients, même si Nézet-Séguin tente de hausser leur niveau.La disposition «à la viennoise» réussit assez bien et Danièle LeBlanc fait malgré tout correcte figure après une amorce de solo trop marquée par le trac.Les chœurs, remarquablement préparés, aident à oublier bien des choses, mais il est impossible de parler de grande version; seulement d'une interprétation qui ouvre la porte à plein de belles promesses.?À LA TÉLÉVISION* esïseuéhi Ce soir Virginie La Facture Les Super Mamies Zone libre / Canadiens au coeur de l'action Le Téléjournal/Le Point Sport Découverte / Un singe.(23:25) Le TVA Ultimatum Un monde Animaux.Histoires Km/h Musicographie - Les Le TVA Loteries Cinéma / ACROPHOBIE (5) 18 heures de fous (2/2) de filles Baronets avec Megan Ward, Billy Burke (22.36) Charlie Ramdam Aventure et Visages de Les Grands Boston Public Le Royaume / Cinéma / AU TRAVERS DES Brown Passion la violence Documentaires L Pandemonium OLIVIERS (3) avec Hossein Rezai Le Journal Flash / Fun noir / Le Grand Cinéma / JADE (5) Le Grand Journal 110% Le Journal Sexe et (17 00) R.William M.Martin Défi.[avec David Caruso, Linda Fiorentino intime Confidences RDI Junior .Actions Jrnl RDI Maisonneuve [Chronologie de l'attentat [Le Téléjournal/Le Point Maisonneuve! [En santé Le Canada aujourd'hui Téléjournal .gourmet UVramide Jrnl FR2 [Le plus grand cabaret du monde / Les Meilleurs Moments Temps présent Jrnl (23:03) I [Vie privée, vie publique 1 Yvon Deschamps.Chiens au travail [Chasseurs des mers i Biographies K 2000 Cinéma / TOQUÉE (4) .Peau | Copines.| Cinéma / MORT A PETITES DOSES (5) avec J.Ritter C'est mon choix .vedette Copines.Trauma Coup de.Infoplus Perfecto M Net Drôle de VJ 11-2-3 Punk ! I .une star Perfecto M.Net Infoplus Ma muz.Max Musique Benezra .Lounge Musico./ R Orbison [MusiMax / Led Zeppelin [Génération 60-70 Musico./ Roy Orbison Ohhh oui!!! .galaxie Radio Enfer Parents.Taina La vie à cinq Réal-TV .galaxie n - - Angela.Sourire.Sacré Andy Robo Blatte [ PorCité | Kaput.Simpson Henri pis.Déchique.J [Patrouille.Simpson Déchique.Patrouille .plus fort [Sports 30 Moto [Course automobile / IRL 2002 - Illinois [Sports 30 Qc Courses Profil Tennis L'Histoire à la une Série noire [ Pare-chocs JAG [Cinéma / BARABBAS (4) avec Anthony Quinn i Histoires.|Taj Mahal.¦ Metropolis [Cinéma / LE DESTIN (4) avec Nour El Cherif, Laila Eloui [Mozart L Actors Studio Metropolis 1 Brigade des mers Sydney Fox.l'aventurière Coroner Da Vinci La Firme de Boston Brigade spéciale Sexe à New York Blue.| Frontières J .nerdz Technofolie Star Trek X Files Monstres mécaniques Babylone 5 Frontières déficits cognitifs Clochers.Kinderg.Technolo.Apprendre Santé mentale et.Oasis au.Gestion d'une PME .responsa.Technolo.|Entrada | USA VR | Saveurs.Le Touriste La Fête.Eau.Mémoires de palaces Vélo Mag .dehors .plein parc .tendres Escapades .Inventeurs / Edison Panorama Branché.[L'art d’être parent La Clef des champs / Géograffiti (22 45) Panorama Cinéma / Bl MBOLAND CBC News: Canada Now [Life & Times [As the Towers Fell: The Story of their Lives iThe National National Cinéma/A MIND.News Access H.Drew Carey .to Jim Sausage | ! Cinéma / TAGGED: THE JONATHAN WAMBACK.CTV News News .(0:05) News .National Bob & ET That '70s.Frasier [ Shoot me ] Judging Amy News Sports .(0:05) Big Bang .Beaker Changing .Health Studio 2 [Catherine Cookson National Geographic On Stage Studio 2 News ABC News King .Hill Frasier According to Jim [ABC Special / Report from Ground Zero News .(23:35) 1- (0:06) News CBS News ET.JAG The Guardian [Judging Amy Late Show (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Shoot me Frasier Dateline NBC: America Remembers | The Tonight Show (23 35) 3rd Rock.Drew Carey Seinfeld That 70s.Grounded Funniest Game Show.Smallville Elimidate Street.| Star Trek Newshour Business.| [Outdoor.| Nova / Why the Stranded Yanks.America Rebuilds Globe Trekker |BBC News | Business.Newshour Towers Fell | Art Express | [Museums | P.O.V./ Afghanistan.| BBC News Charlie Rose News Wheel of .| Jeopardy .to Jim [Sausage.I Cinéma / TAGGED: THE JONATHAN WAMBACK.CTV News News .(0:05) The View The Real Story Biography / P Escobar Cold Case Files | Nightline / B.Springsteen Third Watch Biography Videos | Road to Avonlea Harmonica A Year of Peace Cinéma / HARMONY CATS (4) avec Kim Coates Law & Order NYPD Blue Crocodile Hunter 1 ©discovery | Science.Wild Discovery Wild Africa Week .Greatest Mysteries ©discovery | [Science.Crocodile.Historyl.Streets.Tour of Duty Disasters of the Century Unearthing Ancient.Cave of Letters China Beach Ancient.BBC News Bus.News CBC News | [Culture.1 September 11.National ] |Sep.11 The National September 11.National This Hour North of Sixty Cold Squad Largo Winch Cinéma / FLIRTING (3) avec N.Taylor, T.Newton .(0:08) Ten Natural Wonders Daring Capers Police Force Mystery of the Skulls .Unexplained Mysteries [police Force .Skulls Good Dog Pet Project The Goods | Matchm.[Extra [ The Lofters | [Singles ! Out.City I for Love I English.Extra 1.Homes Matchm.Off.Record Sportscent.TSN Fitness Series [Boxing / Roy Jones Jr.- Clinton Woods [Sportscentre Canadian Strongman.1 Spongebob Two.Kind .Mummy Yu-gi-oh Dragon Ball [Reboot IZack Files Radio.Breaker.[Big Wolf | My Family .(23:35) .(0:10) ¦¦ 1,1 1 ¦ ¦ ¦¦ii'i'— BEsiïHlHi t'+'i n».» i i m i ¦— I' III1!1 — ¦ 1 III 1 KjjüEuXinBHHi Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon LA FACTURE C’est le retour de cette émission.Radio-Canada, 19h30 PARE-CHOCS À PARE-CHOCS Cette émission sur l’histoire de l'automobile fait rêver ce soir sur les sportives européennes.Historia, 20h LES GRANDS DOCUMENTAIRES -SCIENCES Un gratte-ciel dans la mer c’est l'histoire de la plus haute et la plus lourde plate-forme de forage au monde.Télé- Québec, 20h GRANDS REPORTAGES On diffuse un documentaire allemand sur les préparatifs des attentats du 11 septembre, avec un portrait de quelques-uns des terroristes.RDI, 20h ZONE LIBRE Une édition spéciale en ce mardi soir, fort intéressante: le 11 septembre vécu par les dirigeants canadiens, premiers ministres mais également chefs policiers.On en apprend un peu plus sur la relation compliquée entre le Canada et les États-Unis.Radio-Canada, 2Ih 1 % r I
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