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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-09-30, Collections de BAnQ.

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i;_L J.LV_° 1 ^_LL5 S A M E D 1 30 SEPTEMBRE ET 1* I M A \ t H E I 0 i T U B K E ' 0 0 (i HISTOIRE Robert Bourassa, dix ans après Page B 5 Douze accusés de Nuremberg sont condamnés à la pendaison Page B 6 ?PERSPECTIVES Les sept vies de Lula Le président du Brésil a réussi à tenir les scandales à distance Les Brésiliens se rendent aux urnes demain pour élire leurs représentants aux divers paliers de pouvoir.Tous les yeux sont cependant tournés vers la présidence alors que Luiz Inâcio Lula da Silva, pourtant perçu comme Dieu à l’étranger, sera réélu avant tout parce qu’il est le moins pire des candidats.Son grand adversaire politique, le social-démocrate Jese Serra, pourrait jouer l'empêcheur de tourner en rond s’il est élu gouverneur de l’impostant État de Sâo Paolo.JEAN-PIEKRE LEGAULT On aurait pu croire que sa carrière politique était menacée par la série de scandales qui ont marqué son premier mandat, mais ce ne fut pas le cas.On aurait aussi pu croire que son élection à la présidence pour un second mandat serait très ardue, voire impossible, avec le dossier de l’achat de documents incriminants sur deux membres influents de l’opposition, ce ne fui pas le cas non plus.Plaidant l'ignorance, il s’en est sorti.Luiz Inâcio Lula da Silva, le charismatique président du Brésil, jouit pour le moins d’une conjecture qui lui est favorable, pour être, comme il l'est, le favori du scrutin de demain, au point qu’il pourrait être élu dès le premier tour.Jeudi, un sondage de Datafolha lui accordait 49 % des intentions de vote, le même résultat que la semaine précédente.Son principal adversaire, Geraldo Alck-min, du Parti social-démocrate brésilien (PSDB), en recevait 33 % et Heloisa Helena, qui a quitté le Parti des travailleurs de Lula pour créer le Parti socialisme et liberté (PSOL), près de 8 %.La tendance est lourde, et à moins d'un revirement aussi soudain qu’imprévu, les jeux sont faits.Les attentes qu’a suscitées l’arrivée de Lula au pouvoir en 2002, à la tête d’un parti ayant un programme de gouvernement clair — fait rare dans cette partie du monde —, tiennent toujours.En 2004, un modeste cireur de chaussures est devenu président! Tous les espoirs étaient permis.Et c’est le cas encore aujourd'hui, mais dans une moindre mesure.Pour les millions de Brésiliens qui vivent très modestement, pour lesquels les chances de s'en sortir sont ténues, Lula est venu concrétiser un rêve profond.Malgré ses louvoiements gauche-droite-centre et les défections dans son parti, il recueille toujours environ 60 % d’appuis chez les plus défavorisés, ceux qui vivent avec moins de 330 SUS par mois, selon Datafolha.”L«/« est un symbole très fort pour une bonne partie de la population», explique Sylvain Turcotte, politologue à ITJQAM.«// a matérialisé le rêve brésilien.Malgré ses trois défaites précédentes, l’idée de rassembleur des attentes du peuple s’est maintenue.Cette idée était au cœur du projet du Parti des travailleurs.» Et c'est encore dans le nord-est et le nord qu’il recueille le phis d’appuis, et non dans les régions du sud industrialisé.La campagne La faiblesse de ses adversaires a contribué au maintien en place de Lula.Geraldo Akk-min, maigre une feuille de route impressionnante (mairie de Sâo Paulo, gouvernarat de l'État.).demeure un inconnu dans son pays, sauf dans sa partie sud.Sa personnalité aussi a joue contre lui: personnage peu flam- « Il a matérialisé le rêve brésilien.Malgré ses trois défaites précédentes, l’idée de rassembleur des attentes du peuple s’est maintenue.» boyant et discret, il n’a pas pu s’imposer dans le style de campagne à la brésilienne, très personnalisée, basée sur l’image et non sur un programme et un parti.Ét Lula a joué cette carte.Dans le clan Lola, le FF a été absent de la campagne, toute centrée sur le président qui, pendant son premier mandat, »a su se donner une image de chef d’Etat au-dessus de la mêlée», explique Philippe Faucher, politologue à l’Université de Montréal.L'orthodoxie de la gestion économique du gouvernement lula est un des éléments clés dans sa réélection.En 2002, c’est lorsque Lula a annoncé pendant la campagne que José Alencar, un honune d’affaires respecté, serait son vice-président qu’il s’est assuré de l’appui des milieux d’affaires.Ix> «risque Lula» était contrôlé et la a présidence était (huis le sac.Lula est resté fidèle à ces milieux par ses politiques économiques conservatrices.H a cependant profité d’une conjecture favorable: le Brésil se sortait de la crise asiatique qui avait fait fondre comme neige au soleil la valeur du réal.Il a de plus su plaire au FMI en remboursant La dette et a assuré la stabilité économique.L’inflation est sous contrôle avec des taux d’intérêt autour de 14 %.la croissance est stable, mais très faible pour un pays émergent (moins de 4 % par année).Et au plan social, son flair politique l’a amené à adopter une série de mesures fort populaires auprès de larges pans de la population: baisse du prix de certaines denrées de base comme les fèves et le riz, début du programme de distribution de terres, hausse importante du salaire minimum et, la plus populaire, instauration de la boisa familia, sorte d’allocation familiale garantissant un minimum à la condition que les enfants fréquentent l’école.Un maigre bilan Mis a part le rôle qu’il a joué sur la scène internationale, Lula, et son gouvernement, n’a à son actif aucune réalisation sociale d’envergure, aucun investissement massif dans ce secteur, aucune mesure forte pour régler l’inéquité.Même la boisa familia, si utile pour une élection, est la réalisation d'un programme adopte sous le precedent gouvernement Cardoso.Le contexte était cependant difficile.-latla n a pas acçompli grand-chose», explique M.Faucher.A sa décharge, il était aux prises avec un Congrès qu’il ne contrôlait pas et une aile radicale dans son parti, certains des programmes du PT étaient trop coûteux pour être mis en œuvre et la situation economique était encore fragile.Et, au fil des mois de pouvoir.»le PT est devenu un parti comme les autres», constate M.Faucher.M.Turcotte opine et ajoute que •Lula est maintenant dissocié du PT» tel qu’on l'a connu.VOIR PAGE B 3: H LA L -j) t ' K mmh ¦A .lk\ ftfjmtrs Luiz Inâcio lui la da Silva a tenu sa dernière rencontre électorale jeudi à Sâo Bernardo do Campo.S’il est élu président demain, le second mandat de Lula da Silva risque d’être plus difficile que le premier Poursuivez vos études à McGill Des programmes de diplôme et de certificat d'études supérieures sont offerts au niveau du 2* cyde (pré-requis: grade universitaire) dans des domaines tels que: fiscalité, comptabilité, trésorerie-finances, commerce international, technologies de l'information, marketing, gestion et plusieurs autres, les cours sont offerts en soirée.Inscrivez-vous au www.rTKgill.ca/conted-ans la date limite pour présenter votre demande d'admission aux programmes : lw octobre pour l'hiver 2007 Votre travail exige que vous connaissiez l'industrie pharmaceutique?Notre séminaire de deux jours intitulé 'Introduction to the Pharmaceutical Industry' s'adresse aux personnes dont le travail exige une connaissance des enjeux entourant le développement, la réglementation et la commercialisation des produits ainsi que les défis éthiques et commerciaux de l'industrie pharmaceutique Dates: 23 et 24 octobre 2006.v McGill WWW.mcgill.Ca/C0nted-9eneral/pr0feSSkmal/pharma OrHrt 4 i LE I) E V 0 I H .LES SAMEDI S 0 SEPTEMBRE ET D I M A X < II E 1 f T 0 B R E 2 0 0 6 B 2 PERSPECTIVES Le jeu des chiffres Comment expliquer l’obsession statistique qui s’est emparée de l’industrie de la culture ?Ce week-end, le film Bon cop, bad cop est devenu le plus profitable de Thistoire du cinéma québécois alors que Broue a annoncé son entrée dans Le Livre des records Guinness.Que cache ce fétichisme de la statistique culturelle?STÉPHANE BAILLARGEON C* est fait, et on l’aura su.Les médias québécois ont suivi à la trace les performances au box-office, de Bon cop, bad cop jusqu’à l’occupation de la première place des films les plus profitables, célébrée triomphalement en début de semaine.Cette comédie bilingue et policière détrône l’avare Séraphin en totalisant des recettes de près de 9,4 millions de dollars.Ici, le duo de policiers formé par Patrick Huard et Colm Feore fait même la barbe aux deux blockbusters de l’année, Da Vinci Code et Pirates des Caraïbes - Le Coffret du.mort.Ce dernier a de quoi consoler ses producteurs américains avec un bon milliard amassé en quelques mois dans les guichets du monde entier.Tous les secteurs finissent par jouer ce jeu des chiffres sur les arts et les lettres.Qui ne sait pas que l’auteure J.K.Rowling est la femme la plus riche d’Angleterre et qp'elle est même plus fortunée que la reine Elisabeth grâce à sa série Harry Potter?Delirium, du Cirque du Soleil, figure en sixième place sur la liste des spectacles musicaux les plus profitables de la première moitié de 2006.Madonna occupe la première place.Le Musée d’art contemporain a émis un communiqué pour célébrer les 63 (XX) visiteurs attirés cet été par la belle exposition Brian Jungen.Toujours cette semaine, la troupe de Broue organisait une conférence de presse pour saluer son entrée dans le Livre des records Guinness à titre de pièce de théâtre jouée le plus longtemps par les mêmes comédiens.Comment expliquer cette obsession statistique?11 ne faut évidemment pas négliger l’explication «interne»: les journalistes demeurent franchement obsédés par les chiffres.Donnez-nous une statistique et nous vous fabriquerons une belle manchette.Mea culpa.Les médias adorent aussi les listes: les cent films à voir, les dix meilleurs livres, etc.L’industrie Il faut aussi fouiller du côté de l’industrie du divertissement.L’idolâtrie du tourniquet relaie parfaitement la marchandisation de la culture.C’est ce que montrent Dade Hayes et Jonathan Bing, du magazine américain Variety, dans leur essai Open Wide - How Hollywood Box Office Became a National Obsession (Miramax Books, 2004).Ils expliquent que les grandes productions ont maintenant une espérance de vie très limitée, le film Alexandre, d’Oliver Stone, a nécessité trois ans de travail et des centaines de millions de dollars mais a crevé sur les écrans en trois semaines.Dans cette lutte impitoyable, * r Le film Bon cop, bad cop fracasse des records, et l’industrie s’arrange pour que ça se sache.SOURCE ALLIANCE ATLANTIS les statistiques de réussite peuvent servir d’arme efficace.En gros, les producteurs inondent le marché («opening wide», voilà le mot d’ordre), diffusent les données sur la popularité de leur produit et espèrent accumuler un maximum de profit en un minimum de temps, en tout cas avant que la mauvaise nouvelle sur la piètre qualité de leur film ne se répande, [.e dernier volet de la trilogie Matrix a réussi ce coup fumant et aveuglant La combine remonterait à Jaws, de Spielberg, au milieu des années 70, un très bon film au demeurant.Les Dents de la mer a empoché sept millions à son premier week-end et les patrons du studio ont vite compris que cette seule donnée constituait un leurre à médias.L‘s résultats ont été diffusés.Depuis, le truc a été répété ad nauseam.Soit dit en passant, le même Spielberg répète qu’en retenant le nombre d’entrées plutôt que les revenus, son film E.T.demeure le plus popidaire de l’histoire.Téléfilm Canada distribue maintenant des primes En fait, bien peu de gens peuvent tirer des conclusions de ces données.Les entreprises n’ouvrent presque jamais leurs livres comptables pour fournir un portrait juste de la situation financière, dépenses et revenus clairement ventilés.Les chiffres ne signifient rien sans les coûts de production et de publicité ou les avantages consentis à Patrick Huard ou Johnny Depp.au rendement aux guichets Des données plus fiables Au moins, au Québec, on a aujourd’hui un Observatoire de la culture et des communications pour produire des données fiables.On ne peut pas le regretter, et les professionnels des arts réclamaient la production de données fiables depuis des années.Seulement, la seule création de cette machine à produire des données s’inscrit un peu dans le mouvement fétichiste de la marchandise, non?Ce n'est d’ailleurs pas innocent ni sans conséquences.Téléfilm Canada distribue maintenant des primes au rendement aux guichets.Il s’en trouve du côté des éditeurs pour réclamer une telle mécanique dans le domaine du livre.Les animateurs de radio qui ne livrent pas l’auditoire sont chassés des ondes.TVA a euthanasié la série Vice caché malgré sa santé appréciable, avec près d’un million de téléspectateurs.L’accent mis sur les plus profitables a des effets pervers jusque-là.La culture se transforme en terrain darwinien, mais il s’agit d’un darwinisme particulier, néoconservateur à souhait: ce ne sont plus les mieux adaptés mais les plus forts et les plus rentables qui survivent, avec la bénédiction de l'industrie des médias concentrés et du public.Chacun devient un critique, dit-on parfois.Chacun se transforme aussi en directeur de studio de production.Au bout du compte, comme le citoyen, le cinéphile se métamorphose en consommateur, tout simplement.Triste époque.Le Devoir La voix de l’Ouest En Alberta, des têtes d’affiche et des citoyens se réunissent pour tracer un programme qu ’Edmonton sera invité à promouvoir auprès des gouvernements Que le fédéral reste dans sa cour, qu’il laisse aux provinces le soin de lever les taxes nécessaires à leurs programmes, que la constitution de 1867 soit respectée! On croirait entendre des Québécois exprimer leurs doléances les plus anciennes à l’endroit du fonctionnement de la fédération.Le cri, pourtant, vient d'ailleurs, de l’Alberta, où se tient toute la fin de semaine une conférence sur l'avenir du fédéralisme.Le début d'un front commun?MANON CORN EL LIER Link Bytield est catégorique.Le système fédéral est devenu trop centralisé, alors que l’intention originale des pères de la Confederation était de créer un système décentralise.^Retournons aux principes du gouvernement responsable et du fédéralisme», insiste le président du Citizens Centre for Freedom ;md Democracy.Cela fait des années qu'il milite en ce sens, mais, las des piétinements, il a décidé de prendre le taureau par les cornes et de reunir une sérié de tètes d’affiche et de citoyens pour tracer un programme que le gouvernement de l'Alberta sera invité à promouvoir auprès des autres gouvernements.Il y a mis le paquet, réussissant à réunir en fin de semaine à Calgary certaines des plus grandes stars conservatrices: l’ancien chef réformiste Preston Manning, le premier ministre provincial sortant Ralph Klein, le candidat à la succession de Klein.Fed Morton.Une dizaine de conférenciers et plus de 350 participmits sont attendus.Byfield se défend de vouloir défendre un point de vue strictement albertain.bien qu'il reconnaisse que les deux tiers des personnes inscrites viennent de l’Alberta et le reste, surtout des provinces de l’ouest.Il présente l'exercice comme un large débat dont des Albertains ont pris l'initiative.Mais les resolutions qu'il espère voir adopter reflètent avant tout un point de vue albertain.Et d’un Alberta conservateur.Comme lorsqu'on demande l'adoption de contrepoids pour éviter que les tribunaux centralisent les pouvoirs ou élargissent la portée de la Charte des dnrits et libertés.Quelques conférenciers viennent bien des provinces de l’est, mais la plupart représentent, comme ceux de l’ouest, des organismes reconnus pour leur adhesion à,une vision conservatrice de l'économie et de l'Etat.C’est le cas de Ta-sha Kheiriddin.de l’Institut économique de Montréal.Ou encore de Brian Crowley, le president de l’Atlantic Institute for Market Studies.Ce dernier convient que la rencontre sera axée sur les préoccupations des gens de l’ouest, mais bien des participants de l’est du pays, dont lui.en partagent plusieurs.«La péréquation et l'assu-rance-emploisont ma première préoccupation.» Les transferts Voilà bien un autre volet oit la position mise de l'avant en lin de semaine se distingue de celle du Québec.Comme le Québec, on souhaite un respect du partage des pouvoirs, la non-ingeren-ce d’Ottawa dans les domaines de compétence provinciale, l'encadrement du pouvoir fédéral de dépenser.Mais s’il n’en tenait qu'aux organisateurs, il n’y a pas que les transferts pour les pro grammes sociaux, la santé et l’éducation qui seraient remplacés par une redistribution de l'assiette fiscale.Selon une des resolutions proposées, la péréquation aussi disparaîtrait pour faire place à une aide fédérale axée sur l'accroissement de la productivité dans les régions désavantagées.Brian Crowley estime que les transferts fédéraux aux provinces et certains destinés aux individus ont eu un effet négatif sur les provinces -supposent ent bénéficia ires.Cela nuit énormément au développement économique et crée une dépendance au sein de la population àJegard des programmes fédéraux», dit-il.La péréquation, par exemple, n’incite pas une province à éviter les politiques qui freinent le développement éconmique.puisque que plus leurs revenus augmentent, moins elles reçoivent de péréquation.Il pense qu'il existe d'autres moyens d'atteindre les objectifs sociaux poursuivis.Son favori: le système fiscal Lklee est de revenir à l'esprit du fédéralisme où les provinces sont responsibk's de leur devebppe-ment social et économique, plaide Byfield.Deixiis les années 1960.«il semble n 'y ai Michael Ignatieff C HRIS WATÎli: RI ru ks Bob Rae J P MOCZUtüKI KM’TKKS Stéphane Dion LÆL C’est l’heure de vérité pour les quatre candidats du second peloton LULA SUITE DE LA PAGE B 1 La politique politicienne a pris le dessus et les scandales a répétition ont marqué le mandat de Luia.Le schéma traditionnel de corruption s’est poursuivi.Toute la garde rapprochée du président a dû quitter ses fonctions.Et le dernier scandale en date dégagé une odeur nauséabonde.Pour avoir les coudées franches, l’équipe de Lula a décidé de tenter d’acheter des documents compromettants pour le candidat GeraL do Akkmin et pour le puissant José Serra, candidat au poste de gouverneur de l’Etat de Sào Paulo.Ce dernier aurait été candidat a la présidence pour le PSDB s’il avait le moindrement senti que Taura de Lula faiblissait Ce n’est que partie remise pour 2010.Avec le système présidentiel et le mode de representation proportionnelle, les pouvoirs du puissant gouverneur de l’Etat de Sào Paulo sont énormes.Les - ingénieurs politiques- de Lula voulaient lui faire échec.Mais le complot a été éventé.Des « départs » Depuis 2002, Tula a ainsi perdu dans son entourage le chef du cabinet presidentieL un ministre de la Santé, les principaux membres de la direction du PT (dont le president du parti), un ministre des Finances, plusieurs parlemen- taires.le trésorier et le nouveau président du PT.sans compter plusieurs proches du président Lula lui-même.Et cette liste n’est pas complète.Tout au cours de son mandat Lula a soutenu qu’il ne savait rien des agissements douteux de personnes de son équipe.Il a réussi a s’en sortir les mains propres, mais s’il ne savait rien, «qui dirigeait vraiment le Brésil?», demande Sylvain Turcotte.Flairant le danger et tentant de rallier une partie de la classe moyenne qui en a soupe des scandales, le président sortant a proposé a l’opposition de former une alliance pour réformer le fonctionnement et les moeurs politiques du pays.On peut s'attendre, dans le contexte actuel, à ce que les sociaux-démocrates du PSDB, menés par José Serra, ne s’empressent pas de répondre favorablement a Inla.Le second mandat risque d’être phis difficile que le premier pour le president Si les so-ciaux-democrates sont élus a la tête de l’Etat de Sào Paulo, qui représente environ 60 % du PIB du pays, et de celui de Minas Gerais, •Lula est dans le trouble», explique Sylvain Turcotte.Ayant perdu sa garde rapprochée et une partie de ses appuis dans la classe moyenne, il devra maintenant dépasser le stade des simples mesures électoralistes et adopter des politiques dont le pays a cruellement besoin.Mentionnons seulement l'édu- cation ou encore les lois du travail, sans ou büer des mesures pour mettre un frein a Hn-équité persistante au Brésil.le gouvernement s’est targué d’avoir contri bué a réduire de façon significative la pauvreté, de 5 a 8 % sebn le FT Une étude de la F uo daçâo GetuBo Vargas, réputée sérieuse, relativise cette donnée: pendant que les revenus de la moitié des Brésiliens démunis augmentaient de 8,5 % au cours des quatre dernier es années, ceux des 10 % les plus riches du pays croissaient de 6.7 %.Et la stabilité économique pourrait être mise a mal.Brasilia révisait cette semaine a la baisse* le taux de croissance de 4 a 3,5 % pour l’année en cours et un ralentissement s’annonce aux Etats-Unis, important partenaire commercial du Brésil Les investisseurs en ont pris bonne note, ce qui pourrait avoir des consequences dramatiques pour la dette et le marché boursier brésilien.I/-s économistes estiment que le taux de croissance doit absolument augmenter au pays de Lula.sans quoi l’élan actuel qui per met aux nantis de prospérer et aux démunis de recevoir davantage de l’Etat central, arrivera a terme.Pas commode pour un président qui aime jouer sur tous les tableaux a la fois! Ijula.qui jouit encore de forts appuis, aura des choix difficiles a faire Le Devoir Michel David Le 4 décembre Les slralèges péquisies ont déjà encerclé uih-date pour fa tenue des prochaines elections générales au Québec: le lundi 4 décembre Bien sûr.dans un monde ktéul.M.Uhaiest préférerait attendre que les snowbirds reviennent du Sud pour tracer leur croix au bon endroit, après que son ministre des Finances aurait eu le temps de deposeï un butlget d’autant plus generaux qu’il ne sentit que virtuel comme celui que Pauline Mantis avait ivesen te en nuu's 2003.Malheureusement, nous ne vivons pas d;ms un monde idéal.Le [tnnteinps 2U)7 risque de donner fan à un chassé-croisé ekvtoral voire à un embouteillage qui pourrait haver M Chan's» a tout reporter à l'automne suivant.11 se retinttvvnut akus (Luis une position que ne souhaite aucun chef de gouvernement, à fa merci du tuoindn' scandide ou d’un ndentissement (vonontique encore phis marque et suis aucune marge de manœuvre.D’un sondage à l’autre, fa situation actuelk' raiHX'Uc de fciçon tnmbluite celle qui piwalait au début île Tau tourne 19)18, alors que lucien Bouchard s’évertuait à dire qu’il nV avait pas d’ékvtxms dans Lui Cette année-la, les sondages de la fin du mois d’août avaient plu e le IX) loin derrière les liberaux, qui venaient eux aussi de se donner un nouveau chef, dont la performance avait beaucoup déçu.Soudainement, le 25 septembre, CROP révélait que les deux ivu tis étaient désormais à égalité, même si le taux de satisfaction à l'endroit du gouvernement Bouchard était de seuk-nient 40 %.Cette tois-ci, c’est le 27 septembre que CR( )P a de crété légalité, avec un taux de sitistiction de.41 %, En 1998.les elections avaient finalement eu lieu le 30 no vembre.La victoire du IX) avait été serrée et même tunère, inaugur.uit des années de c.ilvuic pour M Bon chard, mais Jean Ch.uvst s»' contenterait volontiers de ce cas de figure.Cela pourrait difficilement être pire que son premier mandat.?la politique réserve parfois des surprises, mais il faudrait presque un miracle |xmi permettre au gmi vernement conservateur de survivre au prochain budget Flaherty.Le Bloc québécois ne |xntt plus reculer sans se ridiculiser, et on imagine mal le pro chain chef libéral inaugurer son règne en volant au secours de Stephen 1 larper.A (xirtir du montent où M.Harper dit privilégier la voie du consensus entre les provinces plutôt que de proposer sa propre solution, il faut comprendre qu’il n’est plus disposé1 à indisposer l’Ontario, sans oublier l’Alberta, pour plaire au Québec.En tout cas, pas maintenant.M Flaherty pourrait toujours retarder un peu l’échéance, mais son gouvernement tombera tôt ou tard, que ce soit en février ou en mais.I tes kirs, la plus grande [wrlie du printemps sera accapuee pu fa cam pagne fédérak*.Cela empêcherait M.Chai est de déclencher lui-même des élections.I leux cajiipignes simultanées ne feraient que semer la confusion dans la population.Sans jjarier des organisateurs, qui ne sauraient |)liis où donner de Li tête, niéoriqueinent, il serait toujours pos-sible de tenir deux scrutins consécutifs, mais l’intérêt des électeurs a des limites, de sorte qu'il faudrait vrai scmbfabkment attendre à l'automne.la situation piumait se compliquer davantage s’il fai Lut que k' paysage change a Ottawa.Même s'il envoie des signaux assez inquiétants ces jours-ci, M.Haiper demeure k- mcilkui allie de M.CliaresL ( )r rien n'assure que k's conservateurs seront réélus, la possibilité que les lilx-raux reprennent k-1 s ni voir à ( )ttawa, qui smibfait presque absurde, ne put phis être écartée l’ourle HQ, ce serait la catastrophe.Ni Bob Rae ni Mkhæl Ignalk-fl ne semblent voir la question du déséquilibre fiscal de la même façon qu’à Québec.Et k-premier réflexe des Québécois devant un gouvernement liberal a ( Mtawa consiste a faire contrepoids en éli saut k* IX) à Québec.?Pour le moment, le déséquilibre fiscal demeure malgré tout une carte électorale jouable pour M Ch» rest.Il risque toutefois de devenir un txiuH si k-s «dis eussions très intenses» évoquées par le ministre responsable des Af faires intergouvemementales cana diennes, Benoît PeUetier, ne donnent pis les résultats j escomptés.André Boiaclair a lieau assurer qu’il parlici|>era à toutes les conférences fédérales provinciales aux quelles il sera invité, p-rsonne ne s'attend a (k-s propmi fions très constructives de sa |jarl.Mercredi, le nouveau porte-parole du Bloc québécois en matière de finances, Pierre Paquette, a plutôt bien accueilli l'idée que Quélxx plisse profiter de la baisse de 1 % de la TPS pour augmenter fa 'IVQ d’au tant, comme M Harper l’avait lui même évoqué dans une entrevue au Devoir M.Paquette y voyait «la seule fuçtm tir protéger de fa ç/m durable le (Juébec de l’humeur des ginwernements qui se succèdent a Ottawa et de planifier seUm les bestnns qui lui sont propres».En 2002, le rapport Séguin avait d’ailleurs propisé d’abandonner la totalité de la IT'S aux provinces et d’éliminer en retour l’ensemble des transferts fédéraux M Boise fair a plutôt accuse k- gouvernement Ch» rest de voubitr prver k-s contribuables québécois de la baisse (k- fa TPS et de fain' preuve d’aqilal ventrisme de vanl ( Rtawa.Fii avril dentier, il avait déjà rabroué Fran çots 1 egauh — plus p>bment, il est vrai —, qui avait pro pise exactement fa même chose.«Je vais travailler sur une autre propi/atum».avait alors dit M.Ii-gauh.( Jn l'ai tend toujours Bien sûr.il y a la souveraineté.Tant quU put lui op piser les miffiards d’Ottawa, même virtuels, M Charext serait certainement ravi d'en discuter p-ndant une cam pagne électorale Au printemps prochain, ses argu ment» pourraient devenir beaucoup moins convain cants.D n’est tixrt de même pats pour refaire k- coup Ai passeport’ mduvidïa ledevoir.com fouace Gouvr.«NeMFNT iiu ottsu Jean Charest cette semaine au Sommet de la Francophonie, à Bucarest.I U I LE DEVOIR.LES SAMEDI 30 SEPTEMBRE ET DIMANCHE OCTOBRE 2006 E D I T 0 R I A L ¦t>C Jean-Robert Sansfaçon La bonne affaire ! L’appel lancé cette semaine par la Fédération des chambres de commerce pour contrer ce qu’elle appelle r«immobilis-me» du Québec a complètement raté sa cible.La raison en est simple: ni la cible en question ni les moyens de l’atteindre n’étaient les bons.près les lucides et les producteurs de grands événements, c’était au tour de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), cette semaine, de dénoncer Y «immobilisme» du Québec.En donnant les exemples de l’avortement du déménagement du Casino de Montréal et celui de la construction de la centrale du Suroît, la FCCQ constate que «le moindre projet de développement économique bute sur une opposition tous azimuts, voire sur l’hostilité de cer-' '’tains groupes de pression».‘ Voilà une affirmation fausse.Tous les projets ne suscitent pas d’opposition aussi large que ceux mentionnés ci-dessus, au h, contraire: la plupart sont bien accueillis.Cela ' étant, il est normal que les gens les plus tou- chés soient aussi les plus sensibles et qu’ils manifestent leur opposition, surtout lorsqu’il s’agit de projets publics.Ainsi en est-il des autoroutes, des porcheries, des dépotoirs, des barrages et même des casinos.Qui a pu imaginer un seul instant que la privatisation du mont Orford passerait comme une lettre à la poste?Dans son rapport, la FCCQ critique le peu de représentativité des groupes qui crient le plus fort Elle n’a pas tort: des nombreux comités de citoyens et groupes d’écologistes, très peu peuvent prétendre re-; présenter des milliers de membres en règle.Mais personne n’est 1 dupe de cette réalité, pas plus les politiciens que les journalistes, -i On pourrait même dire que moins une organisation est représen-1 : tative, plus elle doit crier fort pour se faire entendre des médias et des autorités.Faut-il pour autant lui demander de se taire, de prou-; ver sa représentativité ou de s’inscrire à un registre national de ^ lobbyistes avant de prendre la parole, comme le suggère la FCCQ?- Mais non! ., Dans une société démocratique, n’importe qui peut descendre dans la rue ou se présenter devant un bureau de consultation pu-:.,i blique.Affirmer que cela suffit pour influencer la décision, c’est faire preuve d’ignorance ou de mauvaise foi.Si Québec a reculé Brians le cas du Suroît, c’est que les opposants ont réussi à d convaincre une majorité de Québécois de leur ixjsition.Au même moment, Québec autorisait la construction d’une autre usine ther-( mique, à Bécancour, sans que les opposants réussissent à mobili-} ser les troupes pour s’y opposer.Jusqu’à preuve du contraire, ce sont les milieux d’affaires et les i promoteurs qui ont le plus facilement l’oreille des décideurs.Enco-.re faut-il que leurs projets se tiennent! Emmenez-en, des usines '•vl d’avions, personne ne s’y opposera! ‘HÀ ' Pour éclairer la population et conseiller le gouvernement dans ; '‘’ses décisions, la FCCQ propose que l’on crée une agence d’analy-r se économique indépendante.Ce n’est pas la première fois qu’une ' telle proposition est avancée, et l’idée a toujours reçu l’appui du ^.Devoir.Malheureusement, l’agence suggérée par les chambres de tf(, commerce limiterait son travail à se mettre à l’écoute «des pures conditions du marché».Cela n’a aucun sens pour des projets aux .retombées sociales ou environnementales considérables.‘•i;.Un conseil économique et social pour établir des diagnostics et soumettre des pistes de solutions à la réflexion collective, voilà ce •" dont nous avons besoin.Pas d’un autre groupe de pression déguisé en agence pseudo indépendante du genre de l’Agence des PPP! Le Québec a besoin de grands projets, cela ne fait aucun dou-* te.Les Québécois sont toujours prêts à appuyer les promoteurs .,l(,qui leur présentent des idées novatrices et constructives.En re-.j vanche, pas plus ici qu'ailleurs, nous laisserons n’importe qui fai-,;re n’importe quoi sous l'unique prétexte qu’il s'agit d’une «bonne .m> affaire».j-rsansfacon%1edevoir.com Raté tephen Harper avait raté les préliminaires en mai dernier, lorsqu'il avait refusé de rencontrer le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (01F), Abdou Diouf, et laissé celui-ci être fouillé comme un passager suspect alors qu'il était un Il.Jl invité officiel du gouvernement canadien.Ses rap- ports avec la Francophonie s’amorçaient mal, très mal.Ils ne se sont pas améliorés hier alors que son incompréhen-‘ sion de l'OIF, sa mauvaise lecture du sommet de Bucarest et son entêtement idéologique ont retarde la clôture dudit sommet et mécontenté l’ensemble des participants.Il s’agissait au départ de souligner les pertes encourues cet été par le Liban, qui avait lui-même accueilli le sommet de la Francophonie il y a quatre ans.Il s'agissait d'une résolution somme toute normale dans la dynamique d’un organisme qui se préoccupe du sort de ses membres.M.Harper, qui devait se croire à l’ONU, a voulu élargir le débat pour y inclure Israël.Cette prise de position politique ment chargée n’avait pas sa place à ce forum, qui privilégie le consensus alors que le premier ministre du Canada se montrait prêt à un •S Josée affrontement.•> Boileau Ce comportement intransigeant a irrite plu- '• sieurs délégués, exaspère le president de la France, Jacques Chirac (qui s’est fait fort de lancer cette dispute sur la place publique alors que.la veille, il louangeait M.Harper, un changement de ton qui en dit long!), et involontairement per-mis au premier ministre Jean Charest d'avoir le beau rôle.M.Charest a contribué à calmer le jeu, son rôle a été publiquement souligné, il n'a pas pavoise pour autant, et cette attitude ne marquait que mieux à quel point il maîtrise les codes de conduite sur 0 la scène internationale.L'exact opposé de M.Harper, qui perd * les pédales et multiplie les bourdes diplomatiques dès qu'on le sort de l’Afghanistan.r* Helas, l'opposition à Ottawa ne pourra guère en faire ses ¦' choux gras puisque bloquistes et libéraux ont appuyé les déra-", pages du premier ministre! On s’étonnera d’abord de cette reaction de la part de partis qui n’ont pas hésite cet été à signer une declaration qui s’en prenait vigoureusement à Israel sans une seule dénonciation du Hezbollah, puis à participer à la manifesta- • tion qui en découlait — et où.inévitablement, il s’est trouve des partisans de cette organisation.On notera ensuite la méconnaissance du fonctionnement de la Francophonie dont témoignent ces prises de position.Après tout, certains membres de l’OIF auraient souhaite dénoncer «l'agression israélienne»: là aurait été l’inacceptable.C’est dans un tel contexte qu'il faut lire la position en faveur des victimes du Liban et comprendre quelle était en soi un compromis.,* On conclura toutefois que vu d'Ottawa, les stratégies vont bien 1 plus aux prochaines elections qu'aux subtilités des joutes internationales.D’où la superficialité de ces reactions spontanées.j bo i tea u v ledevoir.ca LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QLE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE U CoimsWiK t>£ LA SRC, ÿiuùA*» ZACCASPFlm.£u£rr-£ut voitf TM?CR*ifie & 'Hbb'ol-jo Une société riche de ses aînés À n’en pas douter, notre société est riche de ses aînés.Ils ont 75 ans et plus, ceux qui sont avancés en âge.Ils sont de plus en plus nombreux parmi nous.Plusieurs sont encore alertes de corps et d’esprit.Même ceux qui sont quelque peu diminués physiquement ou mentalement goûtent aux joies que la vie leur offre encore.Ils savent apprécier les petits plaisirs quotidiens.Les aînés sont notre mémoire, bien sùr.Toutefois, il ne faut surtout pas l’oublier, nous leur devons notre présent.Pendant de nombreuses années, ils ont apporté leur contribution là où la vie les avait plantés.Ils ont fleuri puis donné des fruits en abondance.Maintenant, les aines sont présents à leurs enfants, leurs petits-enfants, leurs arrière-petitsenfants.Certains d'entre eux rendent aussi bien des services ici et là.Nos aînés sont des citoyens à part entière.Ils paient des taxes et contribuent à notre démocratie en exerçant fidèlement leur droit de vote.Ils sont des créateurs d’emplois.Eux aussi, à leur manière, font tourner la roue de notre économie.S’ils venaient à disparaître subitement et totalement de notre planète, nous aurions de sérieux problèmes.Le 1" octobre, ce sera la Journée internationale des aînés.C’est une occasion de nous rappeler ce que sont nos aînés et ce que nous leur devons.Cependant, c’est à longueur d'année que les aînés ont droit à notre reconnaissance.à notre affection, à notre considération et à notre soutien.Benoît Descôteaux Montréal, le 26 septembre 2006 LETTRES -?- Coupe révoltante Je suis scandalisé d'apprendre que, malgré un indécent surplus de 13,2 milliards, le gouvernement conservateur va effectuer des coupes de un milliard dans divers programmes fédéraux.Je trouve particulièrement révoltante la coupe de cinq millions dans le budget de la condition féminine.L’action des groupes de femmes est à mon avis essentielle.La société a grandement évolué grâce à leurs pressions depuis une centaine d’années.Malheureusement, il reste encore bien du chemin à parcourir avant de pouvoir parler d’égalité véritable entre les hommes et les femmes, sans parler du nécessaire travail de vigilance pour éviter des reculs sur çes questions.Parlons franchement: pour l’Etat fédéral, cinq millions de dollars, c'est de la petite monnaie, mais ça fait toute la différence pour les groupes de femmes du Canada.Rien, sinon l’idéologie, ne justifie une telle compression.Etant représenté depuis peu à Ottawa par une députée conservatrice, Sylvie Boucher, je lui ai écrit pour lui faire part de mes inquiétudes fia rumeur de coupes en condition féminine court depuis quelques semaines), mais elle n'a même pas daigné accuser réception de ma lettre.Les conservateurs prétendant que leurs choix budgétaires sont ceux «des familles moyennes du Canada».Je me sens dans l’obligation de protester publiquement en tant que contribuable, homme et père de famille tout ce qu’il y a de plus moyenne.Nicolas Lefebvre Legault Québec, le 26 septembre 2006 Le créationnisme se répand au Québec Nous aurions cru qu’un journal réputé tel que Le Devoir mènerait une entrevue plus approfondie qu’une simple conversation téléphonique sans préavis ni contexte pendant moins d’une minute, ainsi que le fut celle qui précéda la publication de votre article catégorisant notre école d’une manière hâtive et malheureusement mal recherchée.Etant une école qui offre une éducation de qualité préparant les élèves aux études supérieures, l’école chrétienne Emmanuel a toujours été engagée à suiyre le régime pédagogique du ministère de l’Education du Québec.Etant une école chrétienne, nous ajoutons au cursus une perspective et des valeurs chrétiennes.Oui, nous enseignons la théorie de l’évolution.Par contre, nous nous efforçons de donner à nos élèves une perspective encore plus complète du monde qui les entoure en leur présentant aussi la création telle que décrite dans la Bible.Ceci permet à nos élèves de recevoir une éducation plus diversifiée et les incite à en tirer leurs propres conclusions au lieu de leur inculquer l’évolution comme la seule et unique vérité possible.Nous enseignons à nos élèves de regarder le monde avec une perspective beaucoup plus ouverte que celle présentée dans votre article incomplet et inexact.Nous respectons le régime pédagogique du ministère.Teresa Kielczewski-Tracy Directrice de développement à l’école chrétienne Emmanuel Septembre 2006 REVUE DE PRESSE Volpe sur la sellette Manon Cornellier Les libéraux fédéraux vont passer la fin de semaine à sélectionner les délégués qui iront au congrès au leadership de la fin novembre et du début décembre.Les résultats donneront une idée de la force de chaque camp, mettant ainsi fin à une semaine mouvementée pour le Parti libéral.En plus des livres de l'ancien ministre Alfonso Gagfiano et de l'ex-conseiller de Jean Chrétien, Eddie Goldenberg, qui sont venus remuer de mauvais souvenirs, les liberaux ont eu droit à des allegations dlmegula-rités entourant le recrutement des nouveaux membres.Le premier vise: Joe Volpe, On accuse son équipe d’avoir acheté des cartes, non seulement à l'insu de plusieurs personnes, mais aussi pour des morts.Volpe s'est défendu, allant jusqu'à affirmer qu’on le ciblait à cause de ses origines italiennes.L'explication a tait bondir.Le Gmntide-Heraid de Halifax rappelle que Volpe s'est retrouvé plus d'une fois sur la sellette, surtout lorsqu'il a accepte des dons d’enfants de dirigeants de compagnies pharmaceutiques.En s'accrochant ce candidat embarrasse un parti qui se débat pour laver son nom.estime le quotidien.Pour Andrew Coyne, du National Post, le pire est que Volpe se croit.L'equipe éditoriale du Pvt ajoute, comme plusieurs commentateurs, que «Us allusions voilas au racisme [de Volpe] sont une insulte p the Bnt.-.Tt *.*jnm>oa*r^aith of Nation* but to Canada and to Canada a bin* and thoae who dtut ttila *r» fl-lBK.to my miod.a treat ciaaertioa to the r •-imm6nw*ajtb.,‘ fl X 571 Loid T***
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