Le devoir, 17 septembre 2002, Page(s) complémentaire(s)
ÉLECTION Les Cachemiris sont pris entre deux feux Page A 5 INVESTISSEMENTS La Caisse de dépôt nage dans le flou éthique Page B 1 LE DEVOIR V o L .X C I I I X * 2 1 O LE MARDI 17 S E P T K M B R E 2 O (I 2 S 7 (' + T V X K S = I $ L’Irak dit oui au retour de l’ONU Les inspecteurs en désarmement pourront entrer sans conditions dans le pays ALISTAIR LYON REUTERS Nations Unies — Le président irakien Saddam Hussein, sujet à de fortes pressions diplomatiques internationales sur fond de menace d’offensive militaire américaine, a accepté hier le retour des inspecteurs en armement des Nations Unies sans conditions.La Maison-Blanche a réagi avec scepticisme à la proposition de l'Irak, y voyant une tactique vouée à l’échec, mais certains diplomates s’interrogent désormais sur la nécessité d'une nouvelle résolution des Nations Unies insistant sur le désarmement de l’Irak — comme l’exige Washington.•J’ai reçu une lettre des autorités irakiennes transmettant leur décision de permettre le retour des inspecteurs sans conditions», a annoncé le secrétaire géné- ral de l’ONU Kofi Annan à des journalistes, ajoutant que le Conseil de sécurité devrait maintenant décider de la conduite à tenir.Scott McClellan, porte-parole de la Maison-Blanche, a minimisé la proposition irakienne.*11 s'agit d une mesure tactique de l'Irak dans l’espoir d’éviter une action musclée du Conseil de sécurité des Natùms Unies.En tant que telle, c'est une tactique qui échouera», juge-t-il dans un communiqué.McClellan ajoute qu’une •résolution nouvelle et.efficace du Conseil de sécurité des Nations Unies qui traiterait vraiment de la menace que pose Saddam Hussein » reste necessaire.l es cours du baril de brut, qui avaient atteint des plus hauts de 19 mois dans la crainte d'une guerre, VOIR PAGE A S: IRAK ¦ lire autres textes en page A 3 Pauvreté et terrorisme Nouvelle mise en garde de Chrétien à l’Occident Le premier ministre est revenu à la charge hier aux Nations Unies MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA T ean Chrétien persiste et signe.11 se félicite même J d’avoir souligné, dans le cadre de sa réflexion sur tes attentats terroristes du 11 septembre, les dangers qu’il y a à laisser s’élargir le fossé entre pays riches et pays pauvres et, pour l’Occident, à se montrer trop arrogant.Pris à partie pour ces propos par les grands journaux torontois, le premier ministre Chrétien est revenu à la charge hier, à New York, devant l’Assemblée générale des Nations Unies et les médias.•lxi marginalisation continue de l’Afrique du processus de mondialisation et l’exclusion sociale de la vaste majorité de ses peuples sont profondément contraires à l’intérêt mondial.Nous nous devons d’aider l'Afrique à se redresser, dans l’intérêt de l’humanité tout entière.Dans l’intérêt aussi d'un monde prospère et de la création de nouveaux marchés.Et dans l’intérêt de notre propre sécurité.Nous avons pu constater ici même à New York les conséquences tragiques qui peuvent résulter de la dérive d’Etats lointains», a-t-il dit hier à l’ONU, dans le cadre d’une journée consacrée à l’Afrique.VOIR PAGE A 8: CHRÉTIEN JEFF CHRISTENSEN REUTERS Le premier ministre canadien Jean Chrétien a serré la main au président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, hier à New York, lors d’une journée consacrée à l’Afrique.M.Chrétien a de nouveau mis en garde les pays riches contre l’élargissement du fossé qui les sépare des pays pauvres.« Cela [le terrorisme] émane de la pauvreté.C’est une réalité qui doit être comprise [.].Standard and Poor’s inflige une décote à Québécor Un Bavarois à la conquête de Berlin Edmund Stoiber veut appliquer le «modèle bavarois» à VAllemagne entière.Mais les Allemands en veulent-ils?ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Se disant préoccupée par l’affaiblissement de la situation financière de l’entreprise, la firme de notation Standard and Poor’s a annoncé hier qu’elle plaçait sous surveillance Québécor Média et rétrogradait de deux crans sa cote de solvabilité.Affligée d’une dette consolidée de quatre milliards de dollars, la filiale du holding Québécor inc, regroupant principalement la chaîne canadienne de journaux Sun Media et le câblodistributeur québécois Vidéotron, a ainsi vu sa cote abaissée de «BB» à «B+».•L’état du marché financier n ’a pas été propice cette année aux plans de refinancement de Québécor Média, a expliqué par communiqué la firme de notation américaine qui a des bureaux à Toronto.Standard and Poor’s demeure préoccupée par le nombre de transactions financières que la société doit compléter d’ici la fin de 2003 pour diminuer les pressions liées aux VOIR PAGE A 8: QUEBECOR INDEX oosSSSBSS Annonces A4 Idées A 7 Avis publics.B 4 Le monde A 5 Culture B 8 Météo A 4 05^55555 O Économie B 1 Sports B 6 VljssssassKs 00 CHRISTIAN RIOUX À MUNICH Dimanche prochain, des milliers de Munichois iront voter de bonne heure.Pas qu’ils aient le sens civique plus prononcé que leurs compatriotes, mais parce que, dès llh, débutera l’Oktoberfest.Chaque année, cette gigantesque fête de la bière attire pendant deux semaines quatre millions de personnes sur le pré Thérèse, à deux pas du centre-ville.Si Edmund Stoiber est élu, les Bavarois lèveront le coude plus que d’habitude.Pour la première fois depuis Franz Josef Strauss, qui avait reçu une dégelée en 1980, un Bavarois a de sérieuses chances de diriger l’Allemagne, même si, pour la première fois, les sondages de cette semaine ne lui accordent plus la victoire.Ces derniers mois, celui qui préside la Bavière depuis 1993 a mis au placard son «tracht», le veston bavarois traditionnel avec des boutons en corne.D a aussi gommé son accent et évité les expressions trop locales.Car le Nord, sévère et protestant ne se reconnaît pas toujours dans ce land catholique et bon vivant qui est d’ailleurs plus proche de Milan que de Berlin.C’est pourtant là que 80 % des ADemands disent qu’ils souhaiteraient vivre, chaque fiais qu’on leur pose la question.Alors que l’Allemagne est la lanterne rouge de l'Europe en matière de chômage, de déficit et d’inflation, le "miracle bavarois» reste l’argument massue d’Edmund Stoiber dans cette campagne.«71 ne s’agit pas d’appliquer le modèle bavarois à l’Allemagne», dit VOIR PAGE A 8: STOIBER ARMIN WIEGEL AGENCE FRANCE PRESSE Edmund Stoiber, chope de bière à la main.S’il remporte l’élection de dimanche, les Bavarois lèveront le coude encore plus que d’habitude lors de l’ouverture de l’Oktoberfest.Radio et Internet Radio-Canada analysera la qualité du français PAUL CAUCHON LE DEVOIR Prenant acte des plaintes sur la qualité de la langue à la radio, Radio-Canada a annoncé hier la création d’un «Groupe de travail sur la qualité de la langue» présidé par le journaliste Yanick Villedieu, qui devra remettre en mars prochain un rapport sur l’état de la langue parlée et écrite à la société publique.Le travail du groupe de travail portera sur les deux chaînes radio ainsi que sur les sites Internet de Radio-Canada, mais la télévision française est exclue du processus.Le vice-président à la radio française, Sylvain La-france, ne croit pas que le nombre de plaintes concernant la qualité du français ait augmenté.Mais il admet que •pour notre auditoire, la qualité de la langue est une valeur fondamentale, et notre auditoire est très exigeant sur cette question».La direction de Radiotanada n’apporte pas de document à l’appui de cette exigence, mais il faut se souvenir que, dans son dernier rapport annuel, l'ombudsman de Radio-Canada, Renaud Gilbert, rappelait que •cette année encore la qualité du français en ondes a fait l’objet de nombreuses plaintes, soit 27».En fait, la qualité du français en ondes est un des sujets préférés des plaignants devant l’ombudsman, avec l’équité dans le traitement journalistique et la VOIR PAGE A 8: FRANÇAIS 1 r LE D E V 0 I K .LE MARDI 17 SEPTEMBRE 2 0 0 2 A 3 LE DEVOIR ACTUALITES & (99cL) /fn* montré ^ IRAK Michel David ?Alerte aux zombies ela ne rate jamais: chaque fois qu’il est question d’augmenter le temps consacré à l’apprentissage de l’anglais langue seconde à l’école, on assiste immanquablement à une nouvelle levée de boucliers dans les milieux nationalistes.En 1997, le président de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal, Guy Bouthillier, avait carrément menacé de s'adresser aux tribunaux pour empêcher le gouvernement Bouchard d’introduire l’enseignement de l’anglais en troisième année du cours primaire, plutôt qu'en quatrième.Heureusement, le bon sens avait finalement triomphé.A moins que les avis des avocats de la SSJB n’aient refroidi les ardeurs de son président Il fallait donc s’attendre à ce que la proposition contenue dans le nouveau plan d’action d'un prochain gouvernement libéral, en vue d’introduire l’anglais dès la première année du primaire, sans parler de l’ajout d’une troisième langue au secondaire, soulève un tollé.Qui d’autre que le «Robin de la langue», Yves Mi-chaud, était le mieux qualifié pour sonner l’alarme?pès qu’il a pris connaissance du document libéral, il svest empressé de dénoncer cette «monstrueuse erreur pédagogique», dont la conséquence sera de «faire de nos enfants des zombies culturels».«Au mieux, poursuit M.Michaud, elle confinerait les générations futures à des emplois de pompistes et de commis de grande surface».Il faut croire que ces postes de prestige exigeront à l’avenir un haut niveau ' de bilinguisme! Peut-être vous demandez-vous comment le PLQ, tout fédéraliste qu’il soit, a pu en arriver à souhaiter utte telle «réduction de notre peuple au rang de sous-produit et d’ersatz de l’américanisation».M.Michaud, qui a de la mémoire, estime que, «prisonnier de sa clientèle, le Parti libéral, qui vota pour la loi 63, veut prendre sa revanche en faisant balbutier l’histoire».Pour le bénéfice des lecteurs plus jeunes, la loi 63, âdoptée en novembre 1969, introduisait le principe du fibre choix de la langue d’enseignement.Le PLQ avait voté en faveur du projet de loi présenté par le gouvernement de l’Union nationale.M.Michaud, mors député libéral de Gouin, s’y était opposé et avait quitté son parti.-ri' ?Personne ne nie la situation particulièrement vulnérable du français en Amérique du Nord et la nécessité de s’assurer que l’apprentissage de l’anglais ne se fasse pas au détriment du français, mais il ne faudrait pas mélanger les pommes et les oranges.Les opposants à l’enseignement de l’anglais au premier cycle du primaire invoquent fréquemment les travaux du professeur Gilles Bibeau, de l’Université de Montréal, selon lequel «une exposition hâtive et intense à une langue étrangère a de fortes incidences sur le développement en langue maternelle et éventuellement sur la sécurité culturelle des apprenants, c’est-à-dire sur la stabilité de leurs référents linguistiques, cognitif, sociaux et affc-tifi, de même que sur leur identité, leurs sentiments d’ap partenance à la communauté».Le Mouvement estrien pour le français s’en réclame pour exiger rien de moins que la convocation d’une commission nationale d’enquête et l’adoption d’une '«Oiarte scolaire du français» par l’Assemblée nationale.Je ne prétends pas trancher un débat entre pédagogues sur le meilleur moment pour commencer l’apprentissage d’une langue seconde.A la condition qu’Û s’agisse bien d’un débat de nature pédagogique et non politique.Commentant l’engouement de nombreux parents pour un apprentissage précoce de l’anglais, le professeur Bibeau avait abordé la question en des termes nettement moins scientifiques dans une entrevue accordée au Devoir en 1999.«Quand cm est rendu là, à souhaiter être bon en anglais, c ’est qu ’on est prêt à plier l’échine et à parier la langue de l’autre», disait-il.Doit-on comprendre qu’un bon nationaliste québécois, qui refuse de «plier l’échine», doit se faire un point d’honneur d’être «mauvais en anglais»?Les Hollandais, les Danois ou encore les Suédois, qui sont sans doute parmi les peuples les plus bilingues de la planète, sont-ils moins bons patriotes pour autant?Longtemps, Tunilinguisme des Québécois a été perçu comme un rempart contre la Babylone anglo-saxonne, mais si leur attachement à la langue et à la culture françaises tient réellement à leur ignorance de l’anglais, les souverainistes sont aussi bien d’enterrer leur projet définitivement Le bilinguisme individuel n’est pas incompatible avec l’épanouissement d’une société essentiellement .française en Amérique du Nord, bien au contraire.En augmentant leur confiance en eux-mêmes, l’accroissement des compétences linguistiques des Québécois pourrait même avoir pour effet de favoriser la souveraineté.?" En raison de l’attachement indéfectible du PLQ au Canada et de son importante clientèle anglophone, toute proposition de nature linguistique en émanant est inévitablement suspecte.En 1993, Camille Laurin ne trouvait pas de mots assez durs pour qualifier la loi 86, qui rétablissait notamment l’affichage commercial bilingue: «Une tragédie, une catastrophe, un désastre.» Avec le temps, tout le monde a fini par convenir qu’elle avait établi un équilibre acceptable.En réalité, la proposition du plan d’action libéral ne ferait qu’étendre au secteur public une pratique qui s'est répandue dans le secteur privé depuis plusieurs années, avec l’approbation du gouvernement péquis-te, En sus du curriculum imposé par le ministère de l’Education, la plupart des écoles ont inscrit à leur programme une initiation à la langue anglaise, sans que personne n’ait constaté un quelconque problème d’apprentissage du français.' Avec l’augmentation du nombre hebdomadaire d’heures de classe, que le PLQ propose de faire passer de 23,5 à 25, il serait certainement possible d'in-froduire l’enseignement de l’anglais sans rogner sur le temps nécessaire à une solide maîtrise du français.mdavid@ledevoir.com Graham se méfie des promesses d’Hussein «Nous espérons que ce ne sont pas que des paroles et que nous verrons des actes» PRESSE CANADIENNE Nations Unies — Le ministre canadien des Affaires étrangères, Bill Graham, s'est dit heureux hier de la décision de Saddam Hussein d’autoriser le retour des inspecteurs en désarmement de TONU en Irak.Mais il a néanmoins confié que le Canada était fatigué des innombrables volte-face du dirigeant irakien au sujet de TONU.Dans un communiqué émis en soirée, hier, le ministre a laissé entendre que le retour du personnel de TONU n’appaiserait pas toutes les tensions.«Nous tenons à souligner que les obligations de Bag dad envers l’ONU comprennent la destruction de toutes les armes de destruction massive.Le rôle des inspecteurs consiste à s’en assurer et n’est pas une fin en soi, a-t-il dit.Nous espérons que ce ne sont pas que des paroles et que nous verrons des actes.» Le ministre Graham pourra exprimer cet espoir en personne à son homologue irakien Naji Sabri.Une rencontre qui devait avoir lieu hier a été remise à cet après-midi, a fait savoir hier la porte-parole du ministre canadien, Isabelle Savard.Chrétien semblait prêt à céder De son côté, le premier ministre Jean Chrétien semblait plus prêt que jamais à céder aux pressions des autorités américaines selon lesquelles Saddam Hussein demeure l’ennemi à renverser.La semaine dernière, le premier ministre canadien avait refusé d'autoriser des frappes militaires contre l’Irak avant d’avoir la preuve que le pays de Saddam Hussein constituait une menace pour la communauté internationale.Mais hier, aux Nations Unies, il a laissé entendre qu’il avait obtenu — il y a longtemps déjà — des ré ponses convaincantes à ses questions.«Ilya des preuves qu’il [Saddam Hussein] a envahi le Koweït et c’est bien documenté.Il y a des preuves qu’il a envahi l’Iran et c’est assez bien documenté», a-t-il affirmé.M.Chrétien a ajouté que le dirigeant irakien avait déjà démontré qu’il était prêt à user d’armes chimiques en gazant son propre peuple, il y a une vingtaine d’années.¦ £ „ ¦SU w il:,, vvl, r-iV krar i—\ FALEH KHEIBER REUTERS À Bagdad, hier, la vie semblait suivre son cours normal en dépit de la menace qui pèse sur le pays.Même s’il est apparu beaucoup moins exigeant qu’auparavant, le premier ministre n’a toutefois pas encore donné son accord à une opération militaire.Il a en effet insisté pour dire qu’aucune frappe ne devait être entreprise avant que Bagdad n’ait officiellement refusé de laisser entrer les inspecteurs en désarmement sur son territoire.Suspects arrêtés à Buffalo L’Ontario vérifiera sa part de responsabilité PRESSE CANADIENNE Toronto — Pendant qu’un sixième homme était arrêté hier concernant, de possibles liens avec une cellule terroriste aux Etats-Unis, le gouvernement ontarien a fait savoir qui! vérifiera les informations voulant que deux des individus arrêtés soient passés par Toronto.Cinq Américains ont été accusés, samedi à Buffalo, d’avoir fourni des ressources et du soutien à une organisation terroriste.Leur comparution aura lieu demain.Un sixième individu a été arrêté hier dans ce dossier.Le gouvernement ontarien, de son côté, a manifesté son intérêt face aux informations faisant état du fait qu’au moins deux de ces hommes se seraient enyolés de l’aéroport Pearson, de Toronto, vers les Emirats arabes unis et le Pakistan, en mai 2001, rapporte-t-on dans un document déposé devant un tribunal de Buffalo, dont un quotidien to-rontois a fait état.«Nous allons vérifier les informations afin de voir s’il y a quelque chose que nous pouvons faire en matière de sécurité», a indiqué Jamie Wallace, porte-parole du ministère ontarien de la Sécurité publique.«Puisqu’il s’agit d’une compétence fédérale, nous allons devoir attendre» avant de donner suite, a ajouté M.Wallace, rappelant que depuis les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis, le partage d’informations est essentiel.Le SCRS Le Commissaire à la sécurité publique de l’Ontario, Jim Young, a confirmé s’être enquis de la situation auprès du Service canadien du renseignement de sécurité, mais n’a pas voulu livrer le fruit de ses conversations.«Chaque fois qu’un événement important survient, il m’appartient de voir si on a bien fait, si on doit tirer des leçons de l’événement, s’il y a des choses que l’on doit faire différemment à l’avenir», a commenté M.Young.Selon la plainte déposée par les autorités, les cinq hommes arrêtés à Buffalo vivaient à quelques pâtés de maison Tun de l’autre, à Lackawanna, dans l’Etat de New York, et s’étaient entraînés ensemble dans un camp en Afghanistan.Les autorités affirment que ces hommes faisaient l’objet d’une enquête avant même les attentats du 11 septembre 2001.Le sixième homme arrêté est identifié par le FBI comme un «co-conspirateur».Jeune suspect arrêté en Afghanistan Le Canada proteste auprès des États-Unis PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Canada demande aux autorités américaines de tenir-compte de l’âge d’un adolescent capturé en Afghanistan avant de le priver de services consulaires.Le?officiels canadiens ont rencontré leurs vis-à-vis des Etats-Unis au cours de la fin de semaine à Washington pour discuter du cas d’Omar Khadr, 15 ans, détenu en Afghanistan depuis le 27 juillet dernier.«Nous leur avons demandé des éclaircissements au sujet de ses déplacements et nous leur avons aussi présenté notre point de vue sur le transfert potentiel d’un mineur à Guantanamo Bay», a confié le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Reynald Doi-ron.Au début dq mois, les autorités canadiennes ont demandé aux Etats-Unis la permission de rencontrer Khadr pour lui offrir des services consulaires, comme le permet normalement le droit international.Mais les Américains ont refusé, alléguant que l’adolescent était un combattant ennemi.«Un mineur devrait-il avoir à subir cela?, a demandé M.Doiron.Nous croyons que ce jeune homme devrait savoir ce qui l’attend.C’est une question de justice et de droits humains.» De leur côté, les Américains soutiennent qu’ils ont le droit d’agir comme ils le font «Ilya une différence entre un citoyen canadien arrêté à San Francisco pour possession de marijuana et une personne capturée sur le champ de bataille alors qu’elle lance des grenades», a déclaré un diplomate.Nous avons l’impression que le ministère des Affaires étrangères ne fait pas cette différence, a-t-il ajouté.Le jeune Khadr a reçu la semaine dernière la visite du Comité international de la Croix Rouge qui a jugé qu’il était bien traité.«C’est ce que la Convention de Genève prévoit, a jugé l’officiel américain.Elle prévoit l’application de la convention sur les droits des prisonniers et non pas les visites consulaires.» EN BREF Une mouche aux.mouches (AFP) — Des chercheurs américains ont réussi à modifier les preferences sexuelles de la drosophile, ou mouche du vinaigre, la rendant temporairement homosexuelle, par une action sur certains neurones, selon des travaux à paraître aujourd'hui aux Etats-Unis.Les chercheurs, par manipulations génétiques, ont introduit un gène mutant, sensible à fa température, au sein d’un groupe particulier de neurones de la drosophile.Ce gène joue un rôle dans les secrétions d’un transmetteur chimique.«D gène mutant a interrompu les communications nerveuses dans ces neurones spécifiques quand les mouches mâles ont été placées sous des températures plus chaudes.Elles ont soudainement commencé à s’intéresser aux autres mâles», a expliqué le professeur Toshihiro Kitamoto, qui a conduit l’étude publiée dans les Comptes rendus de l’Académie nationale des sciences (PNAS) américaine.Pour l’expérience, une partie (un allèle) d’un gène appelé «shibire» a été modifiée pour être sensible à la température et perturber les transmissions synaptiques entre neurones.A partir de 30°C, les mouches mâles modifiées ont commencé à se désintéresser des mouches femelles pour tourner leur attention vers d’autres mâles, répondant même aux avances sexuelles de mâles par les mêmes avances, selon Tétude.Replacées dans un milieu plus frais, les mouches ont repris leur comportement sexuel habituel, selon fa recherche Ses résultats tendent à montrer que les rapports entre mâles sont supprimés par l'action de neurones dont le rôle pourrait être de détecter ou d’interpréter des signaux d’hormones anti-aphrodisiaques, a encore expliqué le professeur Kitamoto.du Centre de recherche médical et de l'institut de recherche Beckman de City of Hope.Cours d'autêmne Enfants et adolescents UQÀM 0nft*rMÉ du Quétac I Montré* ARTS VISUELS AUTOMNE 2002 aJT Cours pour enfants, adolescents et adultes * Dessin-modelage (5 à 7 ans) * Arts plastiques (8 à 11 ans) • Cours d'arts plastiques pour 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Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.S vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.ïè étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement ne 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.ACTUALITES QUEBECOR SUITE DE LA PAGE 1 clauses de ses contrats d’emprunts.» On admet que l'entreprise continue de se tirer relativement bien d’affaire, compte tenu de l'état du marché publicitaire.On remarque toutefois que Vidéotron faisait face à une concurrence accrue des entreprises de télédistribution par satellite avant que ne s’y déclenche une grève de ses employés, dont on ne voit toujours pas l'issue.Ces deux facteurs, dit Standard and Poor's, ne pourront aboutir qu’à »de nouvelles pertes d’abonnés et à une augmentation des coûts d'opération en 2002.» «Ce n ’est évidemment pas une bonne nouvelle, mais il n’y a rien là de dramatique», assure Luc Lavoie, vice-président exécutif aux affaires corporatives de Québécor.Il rappelle que la décision de Standard and Poor’s n'aura pour effet que de ramener sa cote au niveau de celle établie l’an dernier par l’autre grande firme de notation, Moody’s, au lendemain de l’acquisition de Vidéotron par Québécor et de la création de la filiale Québécor Média Cette perte de confiance de Standard and Poor’s à l’égard de Québécor Media après seulement un an est en partie attribuable, selon Luc Lavoie, à la très grande prudence adoptée par les analystes américains depuis les récents scandales financiers impliquant notamment le câblodistributeur Adelphia.Elle tient aussi aux difficultés auxquelles fait présentement face Vidéotron, reconnaît-il, non sans inviter au passage les employés en grève à prendre note que la direction n’est pas la seule à parler de la pression grandissante exercée par la concurrence.La situation de Québécor Média aurait été plus difficile, précise-t-il, si l'autre gros morceau de l’entreprise, la chaîne Sun Media, n’était pas l’une des plus performantes dans son domaine en Amérique du Nord.À trouver: 429 millions d’ici le 31 mars Ce sont toutefois les besoins de financement de Québécor Media auxquels Standard and Poor’s fait d'abord et avant tout mention pour justifier sa décote, qui s’appliquera aussi à Vidéotron et à Sun Media.La firme de notation s’inquiète notamment de l’obligation de rembourser d’ici le 31 mars une dette de 429 millions contractée au premier chef par Québécor Média, mais aussi par son partenaire dans l’achat de Vidéotron, la Caisse de dépôt et placement du Québec.A l’origine, rappelle Luc Lavoie, Québécor Media pensait honorer cette dette en vendant les actifs non essentiels de Vidéotron, soit la société de sécurité Protectron, le réseau de télévision TQS, l’entreprise de téléphonie d’affaire Vidéotron Télécom ainsi que ses actions dans l’entreprise de téléphonie sans fil Microcell, mieux connue sous la marque de commerce FIDO.L’ensemble valait alors un milliard.H ne valait plus que 145 millions après l’effondrement du marché des télécommunications.On s’est alors résolu à ne vendre que Protectron (60 millions) et TQS (75 millions) et à se mettre en quête de solutions de rechange.Le porte-parole de Québécor refuse de discuter publiquement des options présentement à l’étude.D précise cependant que toutes ne subiront pas nécessairement les conséquences de la décision de Standard and Poor’s.Selon certains analystes, il est d’ores et déjà acquis que l’entreprise ne fera pas appel aux banques avec une pareille cote de solvabilité.La meilleure option, pense David McFadgen, analyste à la Financière Banque nationale, serait probablement de monnayer une partie de son vaisseau amiral, la filiale Québécor World qui règne sur le monde de l’imprimerie.«Je ne pense pas que les banques vont refinancer la dette, estime l’analyste.Québécor World est l’assurance ultime de Québécor» Avec la Presse canadienne LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-desArts fis sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction IRAK SUITE DE LA PAGE 1 chutaient de plus de 4% ce matin en Asie à 28,40 dollars, contre plus de 30 le mois dernier.Les contrats des indices boursiers américains sont remontés, laissant présager une ouverture en hausse de Wall Street, George W.Bush s’est engagé à provoquer un «changement de régime» en Irak et des responsables américains ont refrisé d'écarter une action militaire, même en cas de reprise des inspections de l’ONU.Le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin a déclaré que le Conseil de sécurité étudierait la nécessité d’une nouvelle résolution à la suite du changement d’attitude de l’Irak.•Diverses options sont ouvertes.Nous discuterons avec nos partenaires du Conseil de sécurité de ce qui pourrait être nécessaire une fois que les inspecteurs seront sur le point de revenir», a déclaré Villepin à des journalistes.Il a estimé que les inspecteurs pourraient être de retour en Irak «d’ici quelques jours, sinon d’ici quelques semaines».D’autres diplomates du Conseil de sécurité ont jugé que le conseil adopterait probablement de toute manière une nouveUe résolution exigeant la coopération de l’Irak avec les inspecteurs.Le gouvernement britannique a accueilli avec prudence la lettre irakienne, soulignant que Saddam Hussein a «une longue histoire de ne pas jouer franc jeu», a indiqué hier soir un porte-parole du premier ministre Tony Blair.«Son régime s’est moqué de toute une série de résolutions [des Nations Unies].Voyons ce qu'il a à offrir», a déclaré le porte-parole de Downing Street Le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov s’est plutôt réjoui de la décision irakienne d’accepter un retour sans condition des inspecteurs en désarmement, a rapporté l’agence Interfax.«Grâce à nos efforts conjoints, nous sommes parvenus à éviter la menace d’une guerre et revenons à des moyens politiques pour régler le problème irakien», a déclaré M.Ivanov, commentant à New York pour des journalistes russes la lettre de Bagdad remise à Kofi Annan.La lettre irakienne Annan a reçu cette lettre des mains du ministre irakien des Affaires étrangères Naji Sabri au cours d’une réunion à laquelle assistait également le secrétaire général de la ligue arabe Amr Moussa.«Nous sommes parvenus à des résultats satisfaisants et c’est une bonne nouvelle», a declare Sabri à des journalistes après avoir remis la missive.La lettre irakienne, dont les Nations Unies ont communiqué le texte, explique que l’Irak «a basé sa décision concernant le retour des inspecteurs sur son désir de terminer la mise en application des résolutions concernées du Conseil de sécurité et de lever toute in certitude sur le fait que l’Irak possède encore des armes de destruction massive».Elle ajoute qu’il s'agit d’une première étape vers une «solution globale» qui devrait inclure la levee des sanctions infligées par les Nations Unies à l'Irak à la suite de son invasion du Koweït en 19iK).Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Maher a déclare que ses collègues arabes et lui-même avaient appelé l'Irak à autoriser le retour des experts en armement sans conditions et que le secrétaire d’Etat américain Colin Powell lui avait confié que Washington étudierait la lettre irakienne.«C’est le début d'un processus de relâchement de la tension», a-t-il dit à Reuters Television.La, décision irakienne satisfait la principale exigence des Etats-Unis dans leur campagne destinée à forcer Bagdad à obéir aux résolutions des Nations Unies.Annan a estimé que le discours de jeudi du président américain avait «galvanise la communauté internationale».«Je transmets désormais la lettre au Conseil de sécurité et il devra décider la prochaine décision à prendre», a-t-il ajouté.Hans Blix, président exécutif de la Commission de surveillance, de vérification et d'inspection de l’ONU, a salué la nouvelle.«Nous sommes prêts pour des discussions immédiates à Neti’ York concernant l’organisation pratique de la reprise des inspections.Comme il apparaît clairement dans les rapports de la commission au Conseil de sécurité, nous sommes prêts pour de telles discussions depuis quelque temps déjà», a-t-il déclaré par la voix de son porte-parole Ewen Buchanan.Dans le cadre du cessez-le-feu de la Guerre du Golfe en 1991, les inspecteurs doivent vérifier le dé mantèlement de tous les programmes irakiens en matière d’armements biologiques, chimiques et nucléaires, ainsi que de missiles à longue portée, avant toute suspension des sanctions.Les inspecteurs avaient quitté l’Irak en décembre 1998 à la veille d’une campagne de bombardements américano-britanniques destinés à punir Bagdad de son manque de coopération avec les experts en armement Avec l’AFP STOIBER SUITE DE LA PAGE 1 un proche de Stoiber, le ministre des Finances de Bavière, Kurt Faltlhauser.«Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas en tirer les leçons.» Conservateur sans complexe, fervent catholique et grand défenseur de la famille, Edmund Stoiber propose de rééditer en Allemagne l’exceptionnelle croissance de la Bavière depuis dix ans.Avec à pçine 5 % de chômage, le land frise le plein-emploi.A Freising, au nord de Munich, le chômage n’atteint pas 2 %! La petite ville, située près de l’aéroport, est peuplée de petites entreprises de haute technologie.Il y a 50 ans, la Bavière était pourtant un État rural à la traîne du pays.Il y a 30 ans, elle avait encore un revenu per capita inférieur à la moyenne nationale.«Un peu comme le Québec d’avant la Révolution tranquille», dit Paul Fischer, sous-directeur des Relations internationales du land.Aujourd’hui, la Bavière accueille des industries aussi importantes que BMW, Siemens, Daimler Benz, AEG et Eurocopter.Après Francfort, Munich est devenu le second centre financier du pays, avec des groupes comme la Hyppovereinsbank et la Beye-rische Landes Bank.Sans compter la myriade de petites et moyennes entreprises informatiques et pharmaceutiques.«Les miracles n’existent pas, dit Volker Leinweber, économiste en chef de l’Association des entrepreneurs de Bavière.Le gouvernement a très tôt orienté l’économie vers les nouvelles technologies.» L’intelligence de Stoiber aura consisté à utiliser les revenus de la privatisation de sociétés d’État, comme le fabricant d’équipement aéronautique Dasa et la société énergétique Viag, pour favoriser la création de petites entreprises de pointe.Sur les six milliards d’euros récupérés depuis 1995, 2,86 furent investis dans la recherche et 1,35 dans «l’offensive High tech» destinée à créer des pôles industriels.S’il y a un «modèle bavarois», explique Kurt Faltlhauser, il consiste à «identifier une activité économique et à la soutenir par tous les moyens, en créant des infrastructures, en aidant les universités, en favorisant les échanges.C’est un mélange de libéralisme et d’interventionnisme qui n’a rien à voir avec la façon dont Schroeder saupoudre les subventions à gauche et à droite.» Le «miracle bavarois» n’est cependant pas sans écueil.Les grandes institutions financières bavaroises, souvent contrôlées par le land, ont notamment perdu des millions dans la faillite de l’empire des médias Kirch.Avec un tel bilan, Stoiber a axé toute sa campagne sur l'économie et promis d’appliquer sa recette aux lander de l’Est déçus du lent décollage de leur économie.Le candidat ne cesse de rappeler que l'Allemagne pourrait bientôt recevoir une «lettre bleue» de Bruxelles.En d’autre mots, un blâme pour avoir SUITE DE LA PAGE 1 sempiternelle question du conflit israélo-palestinien, un conflit où chaque partie a tendance à se plaindre de la place accordée à l’adversaire.Concernant le français, «les motifs de plainte sont les mêmes que ceux de l’année dernière», écrit l’ombudsman, soit «là diction et la prononciation, le choix des mots, l’utilisation d’anglicismes ou de mots de langue anglaise, l’utilisation d’extraits sonores en anglais sans traduction ou interprétation, en particulier dans les nouvelles régionales, le français écrit sur le site Internet, les textes des nouvelles du sport, les mots à connotation fédéraliste’ ou ‘souverainiste’pour désigner des réalités liées au débat ‘national’».On conviendra que ce dernier exemple concerne plus le débat politique que la qualité du français en soi.Pour l’ombudsman, il y a tout lieu de croire que, FRANÇAIS dans l’ensemble, les journalistes s’expriment correctement, «mais je crois qu’un effort supplémentaire s’impose», soutient-il.M.Gilbert avait recommandé de créer un comité ayant le mandat d’examiner la qualité de la langue dans les émissions d’information.Le groupe de travail mis en place hier a un mandat ne portant pas sur les seules émissions d’information.Il devra analyser la situation dans l’ensemble de la radio et sur les sites Internet et recommander, s’il y a lieu, de mettre en place «de nouveaux outils garantissant l’excellence et le maintien des normes du français en ondes».H pourra s’appuyer sur l’actuelle politique linguistique de Radio-Canada.En entrevue au Devoir, Sylvain Lafrance ne porte pas de jugement négatif sur la qualité de la langue, mais «dans le contexte nord-américain il faut toujours travailler fort pour maintenir cette dépassé le plafond de 3 % de déficit budgétaire prescrit dans le pacte de stabilité européen.L’argument a cependant moins de poids depuis que la France est au$si susceptible dé fracasser ce plafond.À un député Vert qui accusait Stoiber ne pas savoir gagner le cœur des électeurs, le leader de la CSU au Bundestag, Michael Glos, a répondu que leurs voix suffisaient Féru d’économie et doué d’une mémoire phénoménale, Edmund Stoiber n’a pas l’aisance de Gerhard Schroeder, véritable bête médiatique.L’homme apparaît compétent et consciencieux, mais il manque de charisme.Parti en campagne sur les chapeaux de roue, il a vite compris que l’Allemagne n'est pas la Bavière, où la CSU règne sans partage depuis 40 ans.B a d’abord dû se faire accepter de l’état-major de la CDU, le grand frère chrétien-démocrate présent dans le reste du pays qui avait préparé un plan de campagne pour son propre leader, Angela Merkel.Il a fallu fusionner les personnels politiques et partager les tâches entre Munich et Berlin.Savant mélange de conservatisme un peu frustre et d’interventionnisme étatique, le discours de la CSU ne convainc pas toujours dans le Nord.Accusé par Schroeder de «radicaliser la droite démocratique», Edmund Stoiber a pris soin de ne pas trop insister sur l’immigration ou le mariage homosexuel, qu'il ne porte pas dans son cœur.Le renversement des sondages l’a poussé, en fin de campagne, à se faire plus insistant sur l’immigration et à dénoncer les milliers d’immigrants qui pourraient envahir le pays en cas d’élargissement de l’Europe, ainsi que ces classes surchargées où les étrangers n’apprennent plus l’allemand, dit-il.L’homme est par ailleurs en porte-à-faux avec les courants libéraux lorsqu’il refuse, par exemple, de critiquer les subventions de Bruxelles aux agriculteurs, qui coûtent une fortune à l’Allemagne.Stoiber ne veut pas perdre le soutien des agriculteurs qu’il a toujours courtisés en Bavière.Ainsi, a-t-on vu se former une étrange amitié entre Edmund Stoiber et Jacques Chirac fia France est un des principaux bénéficiaires des subventions agricoles).Lors de son voyage à Paris au printemps, Stoiber a reçu la Légion d’honneur.Un honneur que n’a jamais mérité le chancelier Schroeder.S’il ne sort pas victorieux de cette course au cou-de-à-coude, Stoiber pourra se consoler en se disant que la droite contrôle depuis avril le Bundesrat, la chambre des régions sans laquelle aucune loi ne peut être adoptée.On qualifie parfois la CSU de parti «gaulliste» bavarois.Fleuve que le libéralisme bavarois a ses limites, l’État n’a jamais vendu ses deux brasseries, Hofbraühaus et Weishenstphan, véritable patrimoine national.On s’y prépare d’ailleurs fébrilement à l’Ok-toberfesL Que Stoiber soit élu ou pas, cela n’empêchera personne de boire! «La misère engendre la haine parfois, et ces gens-là, qui sont des fanatiques, utilisent des gens qui sont le produit de la misère.» CHRETIEN SUITE DE LA PAGE 1 •Lorsqu il y a des pays lions la misèrr extrême, ils deviennent des endroits d'où [émergent) ce genre de problèmes-là.On a une responsabilité d’aüier ces pays-là à trouver un nitvau de tie plus acceptable, où ces activités ne seront pas facilitées par l’environnement où les gens vivent», a-t-il renchéri devant la presse, fort de l'appui de «plusieurs centaines de Canadiens», aux dires de son entourage.Selon son attachée de presse Frédérique Tsai, le Bureau du premier ministre (BPM) a reçu, entre mercredi et vendredi derniers, «plusieurs centaines» de messages en provenance de toutes les régions du pays et certains des États-Unis.Un phénomène rarissime après une declaration.«Et environ 80 % d'entre eux appuyaient le premier ministre», a-t-elle ajouté.Ce mouvement a été provoqué par une déclaration qu’a faite Jean Chrétien dans le cadre d’une entrevue accordée à la CBC en juillet, mais diffusée le 11 septembre dernier.« Vous savez, vous ne pouvez pas exercer vos pouvoirs au point d’humilier les autres.Et c’est ce que le monde occidental — pas seulement les Américains, le monde occidental — doit réaliser parce que ce sont des êtres humains aussi et il y a des conséquences à long terme si vous ne regardez pas quelle sera la réalité dans 10, 20 ou 30 ans.Et je crois que le monde occidental sera trop riche par rapport au monde en développement.Alors nécessairement, on sera considérés comme arrogants, suffisants, cupides et sans limites», disait-il en réponse à une question sur la façon dont le monde avait changé depuis le 11 septembre.11 précisait — ce qui n’a pas été retenu dans le reportage — que sa réflexion sur les inégalités et leurs effets avait été alimentée par la préparation du volet africain du dernier sommet du G8.La réaction à l’entrevue fut toutefois immédiate.Les chefs conservateur Joe Clark et bloquiste Gilles Duceppe ont défendu le premier ministre, mais le chef de l’opposition officielle Stephen Harper et l’ancien premier ministre Brian Mulroney l’onl vigoureusement condamné.le porte-parole allianciste Stockwell Day en a remis hier, lors de la session spéciale du comité des affaires étrangères.Selon lui, le premier ministre «doit clarifier s’il essaie de faire un lien entre le.terrorisme, qui ne s'appuie que sur la haine pure — cela n’a rien à voir avec la richesse — et une quelconque responsabilité de l'Ouest».Si c'est le cas, cela équivaut, selon lui, à donner une excuse aux terroristes, a-t-il affirmé à sa sortie.I^a plupart des grands journaux canadiens-an-glais, pour leur part, soutenaient que le premier ministre avait blâmé [es Américains pour les attentats et ont presque tous dénoncé M.Chrétien ou, à tout le moins, le moment choisi pour faire pareille déclaration.M.Chrétien ne s’en est pas formalisé hier.«Certains sont en désaccord mais les critiques en politique sont là pour critiquer», a-t-il simplement répondu.Le fait qu’il ail choisi de participer au débat sur l'Afrique plutôt qu’à la séance plénière de jeudi dernier, où le président américain George W.Bush a parlé de l'Irak, lui a permis d’illustrer son propos et [’importance qu’il accorde maintenant au dossier africain.Son message s’est toutefois perdu dans la controverse autour de ses déclarations sur le terreau fertile que la misère représente pour les terroristes.Le débat l’a poursuivi mais il n’a pas désarmé.A un journaliste qui lui demandait s’il ne blâmait pas, dans le fond, la victime, il a répliqué: «Pas du tout.Regardez la réalité.[.] Cela [le terrorisme] émane de la pauvreté.C’est une réalité qui doit être comprise et je suis très content de l’avoir mentionné.» Oussama ben I aden et ses acolytes ne sont pourtant pas pauvres, d’enchaîner un autre journaliste.«Im misère engendre la haine parfois, et ces gens-là, qui sont des fanatiques, utilisent des gens qui sont le produit de la misère.Je ne dis pas que c'est la seule cause, je dis que ça peut en être une», a-t-il répondu.La réaction des grands journaux canadiens-anglais a suipris Mike Gasher, professeur de journalisme à l'Université Concordia et observateur de la presse anglophone.«Je ne sais pas pourquoi cela a créé une telle controverse au Canada anglais.J’ai pourtant lu plusieurs fois les mêmes propos [que ceux de M.Chrétien] dans la presse américaine», note-t-il.Il pense qu’il s’agit avant tout d’une tempête journalistique attribuable, peut-être, au moment choisi pour diffuser la déclaration du premier ministre.«Je constate cependant, depuis le 11 septembre 2001, une plus grande réserve au Canada, un plus grand conservatisme à ce sujet.On est plus timide, alors qu’aux Etats-Unis on entend des critiques plus vigoureuses.Il y a comme un non-dit.On ne peut pas poser certaines questions.Pourquoi ces attaques?Pourquoi aux Etats-Unis?» M.Gasher s’étonne que des journalistes réagissent ainsi.«Ce n’est pas en Australie que les terroristes ont frappé mais aux Etats-Unis.Et le choix des cibles n’est clairement pas accidentel.Il répond à une certaine logique.Il faut donc se poser des questions si on veut éviter que ça se répète.» qualité, explique-t-il.Nous voulons passer le message que c’est très important».Mais pourquoi exclure la télévision du mandat du groupe de travail?«Peut-être faut-il porter une attention plus grande à la radio, compte tenu du nombre élevé d'émissions en direct à la radio», répond-il.En plus du président, le groupe est composé d’une dizaine de personnes, tant artisans de la radio que professionnels de l’extérieur.En sont membres Guy Bertrand, conseiller linguistique à Radio-Canada, les journalistes Monique Lapointe et Raymond Archambault, l’animateur André Martineau, les animatrices Johanne Despins et Monique Giroux, la réalisatrice Nadia Peiellon, la coordonnatrice aux nouveaux mè dias Manon I^ganière, Une Ross, de l'Université Laval, Pascal Sabourin, professeur retraité de l’Université I^urentienne, et Noëlle Guilloton, de l'Office de la langue française. LE DEVOIR.LE MARDI 17 SEPTEMBRE 2 0 02 B 6 -?LE DEVOIR ?- LES SPORTS Tour d’Espagne - 10e étape MAKCELO DEL POZO REUTERS Sous la pluie, l’Espagnol Aitor Gonzalez a remporté hier la 10' étape du Tour d’Espagne en 45 minutes 32 secondes.' mf 1 mJmâ' ">*• Les Kelme dominent la course Sevilla est leader pour la cinquième journée consécutive Rien n’a vraiment changé pour les Expos.À deux semaines de la fin de la saison 2002, Véquipe est toujours sans patrie MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE A deux semaines de la fin de la saison 2002, peu de choses ont changé pour les Expos.Comme cela se passe tous les ans depuis quatre ou cinq saisons déjà, on s’interroge encore et toujours sur l’avenir de l’équipe.Et finalement, personne n’en sait vraiment plus que ce que l’on savait l’an dernier.Le commissaire Bud Seüg et les autres dirigeants du baseball aimeraient voir les Expos quitter Montréal au plus tôt Mais ça, ce n’est pas nouveau.On tenait le même discours l’an dernier.«Les Expos déménagent à Washington», entendons-nous dire depuis longtemps.On dit qu’il y a même trois groupes prêts à investir dans l’équipe.Dans les journaux de la capitale américaine, on parle autant des Expos que le font les journaux d’ici.On entend dire que le vieux stade RFK pourrait se refaire une beauté en trois ou quatre mois et pourrait accueillir l’équipe dès le printemps prochain.Et voilà qu’entre en jeu la ville de Portland en Oregon qui possède un stade des ligues mineures, un stade de quelque 26 000 places, et qui voudrait elle aussi avoir les Expos.On se dit prêt à accueillir l’équipe dès le printemps et à commencer l’érection d’un nouveau stade.Ce n’est pas un scénario à écarter du revers de la main.Les Expos ont évolué dans un bien petit stade à leurs débuts au parc Jarry avant que le Stade olympique ne soit prêt à les accueillir huit ans plus tard.Et avant qu’on décide de façon définitive du sort de l’équipe, on verra certes surgir quelques autres bonnes rumeurs.Mais dans ce dossier, il y a certaines réalités auxquelles on ne peut échapper Le président Tony Tavares l’a dit clairement L’assiette salariale des Expos passera à quelque 60 millions $US la saison prochaine.H en coûtera donc quelque 500 000 à chacun des 29 autres propriétaires des ligues majeures pour permettre aux Expos de jouer que ce soit ici ou ailleurs.Par contre, si on parvient à vendre l’équipe à quelque groupe que ce soit, on épargnera tout cet argent peu importe où évoluera l’équipe.Les rumeurs continueront aussi de courir au sujet de ses dirigeants.C’est ainsi qu’au cours des derniers jours, on envoyait le directeur général Omar Minaya et le gérant Frank Robinson tous deux à New York; Minaya avec les Mets et Robinson avec les Yankees.Pour ce qui est de Robinson, qui n’avait pas géré dans les ligues majeures depuis 1991 avec les Orioles de Baltimore, il faut reconnaître qu’il a eu une saison plus ou moins tumultueuse.Il n’a pas fait l’unanimité auprès des joueurs.Il a connu des périodes difficiles et a admis lui-même que les joueurs d’aujourd’hui ne sont pas prêts à se soumettre aux mêmes sacrifices pour apprendlre les rudiments du sport comme cela se faisait dans son jeune temps.Prise de bec avec Tony Armas, confrontation avec Fernando Tatis, Robinson était même prêt à remettre sa démission à un certain moment On le voit difficilement composer avec toutes les exigences quotidiennes d’un George Stienbrenner à New York.Pour ce qui est de Minaya, qui a fait son apprentissage dans l’organisation des Mets justement, il en a vu d’autres.«Il suffit que les Mets se présentent en ville pour que les rumeurs repartent, dit-il.Non, je n’ai pas été approché pour remplacer Steve Phillips et je ne pense pas que cela se fera.» En fait on peut affirmer que Minaya, qui en était à ses premières armes comme directeur général et qui n’avait en poche pas tellement plus de moyens que ses prédécesseurs, s’en est passablement bien tiré et qu’il pourrait certes intéresser bien des équipes.Il a du flair et est audacieux.On l’a vu quand ü a fait l’acquisition de Bartolo Colon.Mais il affirme qu’il aimerait bien être de retour avec les Expos, peu importe où ils seront la saison prochaine.D’ailleurs, il a déjà un contrat en poche.«Je crois que nous avons fait de grands pas cette année, a dit Minaya en analysant son équipe.Nous avons progressé.Je sais qu’on a dit que nous avons cédé quelques bons espoirs en complétant certains échanges, mais nous avons aussi mis la main sur de jeunes joueurs de talent.C’est le cas de jeunes lanceurs surtout comme Claudio Vargas, qui vient de terminer sa saison avec les Senators de Harrisburg, Sun Woo Kim et Tim Drew.Nous pouvons bâtir sur du solide et nous avons toujours un excellent noyau.» Minaya a sans doute raison.Peu importe où seront les Expos en 2003, ils auront une formation capable de rivaliser avec les équipes de tête.Il ne leur manque qu’un releveur de grande qualité.et un stade où se blottir.La bataille pour l’obtention d’un poste au sein du Canadien se poursuit Chouinard n’a pas l’intention de se laisser décourager AGENCE FRANCE-PRESSE Cordoue, Espagne — L’Espagnol Aitor Gonzalez (Kelme) a remporté hier la 10' étape du Tour d’Espagne cycliste, un contre-la-montre de 36,5 kilomètres autour de Cordoue (Andalousie, sud), mais il lui a manqué une seconde pour reprendre le maillot de leader à son équipier Oscar Sevilla.Sous la pluie, Gonzalez a parcouru la distance à une moyenne de 48,1 km/heure en 45 min 32 secondes.Il a devancé Sevilla de 40 secondes, alors qu’il était troisième au général à 41 secondes.Sevilla est leader pour la cinquième journée consécutive.Le grimpeur des US Postal Roberto Heras passe de la quatrième à la troisième place au général après avoir réalisé l’un des meilleurs chro-nos 4e sa vie (7' à 1:34).L’Ecossais David Millar a terminé troisième du contre-la-montre à une minute.Alexandre Vinokourov, deuxième avant le chrono, rétrograde à la sixième place après avoir perdu plus de deux minutes sur le tandem de tète.L’Italien Gilberto Simoni (16f au général à 4 min 21 sec) et le vainqueur de la Vuelta-2001 Angel Casero IIS' à 4 min 51) ont pratiquement abandonné toute option sur le podium en perdant du temps hier.« Un col terrible et inhumain » Ce sont les deux grands perdants du jour.«Nous avons écarté des rivaux importants comme Casero et Simoni qui étaient dangereux pour nous», s’est félicité Sevilla, tout content d’avoir conservé le maillot or après un contre-la-montre où l’on ne donnait pas cher de ses chances: «Je ne suis pas un spécialiste, mais j’ai travaillé».Inévitablement rival pour la plus haute marche du podium, Sevilla et Gonzalez ont un adversaire en commun en la personne de Roberto Heras, qui peut encore s’illustrer dimanche prochain dans la montée vers l’Angliru «un col terrible et inhumain», pour reprendre les mots de Sevilla.«Oscar a démontré qu'il est bon en contre-la-montre», a commenté Aitor Gonzalez, déjà vainqueur à Ubrique samedi.«fai tout donné, mais j’ai pris des précautions à cause de la route.Avec l'asphalte mouillé il fallait éviter les chutes», a poursuivi le coureur des Kelme, qui avait déjà gagné deux étapes dans le dernier Giro.Avec les deux premières places au général, les Kelme ont tout bon, a reconnu Gonzalez: «S’il y a des attaques, Oscar ou moi pouvons freiner».Cerise sur le gâteau, un autre Kelme, Antonio Tauler, s’est placé cinquième au chrono de Cordoue.Aujourd'hui, le peloton profite d’une première journée de repos.Les coureurs prendront le train pour Madrid, pour la deuxième partie de la Vuelta dans le nord de l’Espagne.Demain, la 11' étape aura lieu sur 166 kilomètres au nord de Madrid entre Alcobendas et Collado Villalba.GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Vail, Colorado — Éric Chouinard est bien conscient de la mauvaise impression que plusieurs personnes ont de lui, incluant les journalistes, voire des dirigeants de l’organisation du Canadien.Conscient aussi des comparaisons avec Simon Gagné, son ancien coéquipier des Remparts de Québec, que le Canadien aurait pu repêcher à sa place en première ronde en 1998.«Mais je ne vais pas me décourager, je ne lâcherai jamais, assure d’un ton ferme le jeune homme de 22 ans.Peu impoiie ce que les gens disent » Chouinard n’est pas ressorti du lot depuis le début du camp d’en-traînemenL Interrogé à son sujet, le directeur général André Savard a répondu qu’il n’allait pas commencer à juger chacun de ses joueurs, après avoir dit qu’il considérait Marc-André Thinel comme un espoir.Et alors qu’on ne se gêne pas pour encenser des jeunes comme Mike Ribeiro et Marcel Hossa.«Dans son cas à lui, les matchs préparatoires vont donner une meilleure indication», a prudemment commenté l’entraîneur Michel Therrien.Qu’en pense le principal intéressé?«Je me suis présenté au camp avec un objectif, celui d’être toujours intense, répond-il.J’ai eu un bon entraînement cet été.J’ai pris 10 livres.» Il en pèse maintenant 215, réparti sur six pieds trois, la charpente idéale.Ralenti par les blessures «J’ai été blessé aux deux épaules au cours des deux dernières années et il fallait absolument que je me renforce.» Chouinard ne veut pas chercher d’excuses mais ces blessures l’ont beaucoup ralenti.«Ça fait partie de la “game”.Jamais je ne vais crier à l’injustice», dit-il des critiques de ses détracteurs.Mais n’empêche, note-t-il: «Ça allait très, très bien pour moi l’an dernier avant ma blessure subie au retour des Fêtes.J’ai même lu que j’aurais été rappelé si je n’avais pas été blessé», ce qui aurait effectivement été le cas, semble-t-il.Chouinard estime d’ailleurs avoir connu de très bonnes séquences dans la Ligue américaine quand il n’était pas blessé ou ùe revenait pas au jeu après une blessure.A ses deux premières saisons professionnelles à Québec, il a amassé 33 points (12-21) en 48 matchs comme recrue, puis 42 (19-23) en 65 à sa deuxième campagne.Avec les Citadelles, il avait la chance de jouer chez lui, ce qui ne sera plus le cas à Hamilton, où le Canadien a déménagé sa filiale.«Je ne veux pas penser à la Ligue américaine tant que je ne serai pas rendu là», déclare Chouinard, tout en se disant conscient que la tâche de gagner un poste avec le Canadien cette saison n’est certes pas facile.Il a raté hier une occasion en or de réussir son premier but au camp d’entraînement, un retour de lancer effectué à côté du filet.«Ça fait partie de la game, a-t-il dit encore une fois.C’est à moi d’en créer d’autres [occasions].» Mais il ne cache pas qu’un but, même en match intraéquipe, aurait été bien apprécié dans sa situation.BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy Difl x-Atlanta 94 54 .635 — Montréal 74 76 493 21 Philadelphie 74 76 .493 21 Floride 73 77 487 22 New York 70 79 .470 24 L2 Section Centrale St.Louis 86 63 .577 — Houston 80 70 .533 61/2 Cincinnati 74 76 493 121/2 Pittsburgh 65 85 .433 211/2 Chicago 64 86 .427 221/2 Milwaukee 52 97 349 34 Section Ouest Anzona 92 57 .617 — San Francisco 85 64 .570 7 Los Angeles 84 65 .564 S Colorado 69 81 460 231/2 San Diego 63 87 420 291/2 x - champion de section H]er Floride 5 Atlanta 1 Cincinnati 4 Pittsburgh 3 San Francisco à Los Angeles Aujourd’hui Cincinnati à Pittsburgh, 19h05 Montréal en Floride, 19h05 Chicago Cubs à N.Y.Mets, 19h10 Philadelphie à Atlanta, 19h35 Houston à Milwaukee, 20h05 St.Louis au Colorado, 21 h05 Arizona à San Diego, 22h05 San Francisco à Los Angeles, 22h10 Demain Cincinnati à Pittsburgh, 19h05 Montréal en Floride, 19h05 Philadelphie à Atlanta, 19h05 Chicago Cubs à N.Y.Mets, 19h10 ,, Houston à Milwaukee, 20h05 St.Louis au Colorado, 21 h05 Arizona à San Diego, 22h05 San Francisco à Los Angeles, 22h10 LIGUE AMÉRICAINE Section Est , ! G p Moy.tfôf New York 94 55 631 Boston 85 65 .567 91/2 Toronto 69 81 .460 25.1/2 Baltimore 66 83 .443 28 Tampa Bay 49 100 .329 45 Section Centrale , x-Minnesota 87 63 .580 — Chicago 74 76 .493 13 Cleveland 67 84 .444 201/2 Kansas City 58 92 .387 29 Detroit 54 96 .360 33 Section Ouest * ' Anaheim 94 55 .631 '—1 Oakland 93 56 .624 -T Seattle 85 64 .570 9 Texas 69 80 .463 25 Hier Toronto 2 Baltimore 0 Boston 6-1 Cleveland 1-7 Detroit 5 Kansas City 2 Toronto à Baltimore Anaheim à Oakland Texas à Seattle Aujourd’hui Cleveland à Boston, 19h05 Minnesota à Detroit, 19h05 Toronto à Baltimore, 19h05 N.Y.Yankees à Tampa Bay, 19hl5 Kansas City à Chicago White Sox, 20h05 Anaheim à Oakland, 22h05 Texas à Seattle, 22h05 Demain Cleveland à Boston, 19h05 Minnesota à Detroit, 19h05 Toronto à Baltimore, 19h05 N.Y.Yankees à Tampa Bay, 19h15 (î Kansas City à Chicago White Sox, 20hÔ3 Anaheim à Oakland, 22h05 Texas à Seattle, 22h05 ;; FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N DP PP PC FTS Montréal 10 2 0 1 373 259 21 Hamilton 6 6 0 0 304 336 U Toronto 4 8 0 0 204 328 8 Ottawa 3 9 0 1 Section Ouest 217 361 7» ?V* ** Edmonton 9 3 0 0 349 269 18 Saskatchewan 6 5 0 1 301 230 Ü Winnipeg 6 5 0 0 373 281 i?C.-B.6 6 0 0 328 307 12.Calgary 3 9 0 2 287 362 8.Vendredi.Montréal à Winnipeg, 20h30 .Samedi Saskatchewan à Edmonton, 15h00 - •’ Dimanche s: Calgary à Ottawa, 13h00 Hamilton à Toronto, 14h00 BOXE Un combat qui fera foi de tout Contre Beyer, Eric Lucas pourrait obtenir la reconnaissance qu'il mérite Karen Hughes succède! à Danièle Sauvageau § Léquipe féminine de hockey se ;; trouve une nouvelle entraîneure'i MARC DELBÈS PRESSE CANADIENNE Eric Lucas est champion du monde des super moyens du Conseil mondial de la boxe (WBC) depuis plus d’un an mais, dans les Silieux de la boxe, surtout aux ats-Unis, on commence à peine à le prendre au sérieux.In prochaine défense de son titre, contre l’Allemand Markus Beyer possiblement le 7 décembre, pourrait enfin lui permettre d’obtenir toute la re-conn aisance qu’il mérite.Et qu’importe s’il doit livrer ce combat sur les terrres de son adversaire, Lucas se dit «capable de vivre avec».«Bien évidemment, je suis déçu de ne pas pouvoir disputer ce combat à Montréal.Mais avec la bourse ui m’est proposée [1,38 million CAN] je ne suis pas malheureux d’aller là-bas», a confié Lucas, hier matin, au club de golf Métropolitain, où il prenait part à la première édition de la classique de golf du patineur de vitesse Marc Gagnon.Le groupe allemand Sauerland Event, responsable de la promotion des combats de Beyer, premier aspirant à la couronne de Lucas, a eu gain de cause vendredi lors la mise aux enchères du combat avec une soumission de 1,164 million $US, soit seulement 14 000 de plus que l’offre déposée par InterBox.Lucas (36-4-3, 13 KO) est conscient qu’une victoire contre Beyer pourrait lui permettre de toucher d’autres bourses importantes et peut-être même de devenir le champion incontesté de sa catégorie, ce qui clouerait le bec aux soi-disant experts qui voyaient en lui un champion de pacotille.•J'ai toujours eu le sentiment d’être dans les ligues majeures depuis que je suis devenu champion, a poursuivi Lucas, âgé de 31 ans.Ce sont les gens qui avaient peut-être des doutes à mon sujet.» Depuis qu’il a conquis son titre le 10 juillet 2001 contre le Britannique Glenn Catley, Lucas l’a défendu avec succès à trois reprises, signant une dernière victoire im- pressionnante par décision unanime contre Omar Sheika le 6 septembre dernier à Montréal.Préparation Face à Beyer (26-1-0,11 KO), il sera confronté à un boxeur gaucher pour la première fois depuis belle lurette.Cette perspective est loin de l’inquiéter, «f ai toujours démontré au fil de ma carrière que je suis capable de m'ajuster à mon adversaire», a noté Lucas, qui entend s’accorder deux autres semaines de vacances avant de reprendre l'entrainement Quant à la date du 7 décembre proposée par le clan Beyer, Incas se réunira avec Yvon Michel, directeur général d’InterBox, et son entraîneur Stéphane Larouche pour évaluer la situation.Mais Michel a déjà dit qu'il trouve cette dateprématurée.•Eric a besoin de 10 semaines pour se préparer adéquatement pour un combat.Nous n irons pas là-bas sans une bonne préparation, a prévenu Michel.Nous allons nous as- surer de ne rien laisser au hasard.» Le principal intéressé dit qu’il n’a pas encore la tête à son prochain combat, mais il ne ferme pas la porte à la date du 7 décembre.Et il assure que sa main droite, une source d’inquiétude à chaque combat, a bien récupéré de son affrontement contre Sheika.Une chose est toutefois certaine, il n’est pas question que Lucas monte dans le ring contre Beyer si sa main n’est pas à 100 %.Même si le boxeur de Sainte-Julie reconnaît que son prochain combat fera foi de tout, il n’a pu échapper aux questions au sujet de ses prochains adversaires ad-venant une victoire contre Beyer et des bourses alors impliquées.•Ce n'est pas l’argent qui va dicter mes prochains combats, a averti Lucas.InterBox a toujours fait les bons choix afin de faire progresser ma carrière.Quant à l'argent que je vais toucher pour mon prochain combat, ça ne va rien changer à ma vie.Cela va tout simplement assurer l’avenir de ma famille.• PRESSE CANADIENNE Toronto — Karen Hughes a été nommée entraîneure en chef de l’équipe canadienne de hockey féminin.Hughes succède à Danièle Sauvageau, qui a abandonné le poste pour reprendre son travail à la police de Montréal après avoir guidé l’équipe canadienne féminine à la conquête de la médaille d’or aux Jeux olympiques de Salt Lake City en février et au championnat du monde en 2001.Il s’agit d’un poste à temps partiel et Hughes a paraphé une entente d’un an avec l'Association canadienne de hockey.Hughes, qui continuera à agir comme entraîneure de l’équipe féminine à l’Université de Toronto, a occupé le poste d’entraîneure adjointe de l’équipe olympique et a dirigé le programme de l’équipe canadienne des moins de 22 ans pendant trois ans.Elle était l’entraîneure en chetf de cette formation qui a maiqteÀ^ une fiche de 2-0-1 contre les Étafe-Unis lors d’une série de matchs hors-concours à Lake Placid âfi mois d’aoùL La Torontoise de 39 ans dirigera l’équipe canadienne lors du championnat du monde de 2003 en avril prochain à Beijing.Le Canada tentera alors de remporter un huitième titre et de poursuhi^ sa séquence de 35 victoires.ïî Mike Pelino, qui a dirigé l’éqùJ-pe canadienne masculine lors divers tournois, et Ken Dufton, entraîneur des Aeros de la Ligue rationale de hockey féminin, épauleront Hughes comme adjoints.»» Le Canada accueillera le tournoi des Quatre Nations réunissant les États-Unis, la Suède etli Finlande du 6 au 10 novembre à Kitchener, en Ontario.L’équipe féminine amorcera op camp de développement du 8 ao 13 octobre à Toronto.«# A < ? LE DEVOIR.LE MARDI 17 SEPTEMBRE 2 0 0 2 B 7 ?CULTURE* CONCERTS CLASSIQUES THÉÂTRE Un film de Boujenah Début moche et décevant SOCIÉTÉ MUSICALE ANDRÉ-TURP W.A.Mozart Abendempfin-dung, K.523, Als Luise die Brie-fe, K 520, An Chloe, K.524; L van Beethoven: 5 arrangements de mélodies populaires des îles britanniques (Wo0155 n“ 12 et 21,152 n° 21,153 n° 11 et op.108 n° 5); A Dvorak Hsne milostne (Chants d’amour), op.83; D.Chostakovitch: Sept Romances sur des poèmes d'Alexander Blok op.127.Wendy Nielsen, soprano; Michael McMahon, piano; Nadia Francavilla, violon; Antonio Lysy, violoncelle.Salle Redpath, le 15 septembre 2002.FRANÇOIS TOUSIGNANT Pour un premier récital à l’excellente Société musicale An-dré-Turp (SMAT), on se serait attendu à bien mieux.Du moins à quelque chose de bon.Dimanche après-midi, il est triste de devoir le dire ainsi, la SMAT a fait chou blanc.D’un organisme qui prône la propagation du récital, mieux, de la spécificité de ce genre vocal si raffiné, on s’attendait à une invitée d’un autre calibre.Wendy Nielsen monte sur scène.On la sent nerveuse, et les trois premiers lieder de Mozart sont rendus de façon scolaire, comme on les chante quand on commence ses cours de chant.On excuse un peu, lui laissant le tëmps de dominer son trac.Arrive le tour des Chants d’amour, op.83, de Dvorak.La cantatrice se cantonne dans sa partition, n’en lève le nez que pour esquisser un gauche sourire et chante tout sur le même ton neutre.Appa-ramment, la nostalgie slave et le Sentiment amoureux lui sont étrangers et de cela elle nous a fortement convaincu.La partition crée souvent obstacle en chant, par opposition au violon ou à la flûte, par exemple.En user en récital n’aide pas à faire passer l’électricité.Certes, certains grands déposent parfois discrètement le texte de quelques pièces pour éviter le trou de mémoire et le consultent avec discrétion, ce qui n'était pas le cas hier.Comme c’est du tchèque, on est encore prêt à excuser, cependant.Arrive alors le Beethoven.Encore le nez rivé sur le chevalet pour lire la partition de mélodies en anglais.Comble du ridicule, cette cantatrice du Nouveau-Brunswick qui joue à l’opéra (traîne-t-elle son livret ou sa réduction pour piano sur scène?) n'est même pas capable de mémoriser une part de son folklore?De nous en rendre l’esprit ironique, un peu grivois ou tendrement sensuel?On ressent une déception artistique que la plasticité d’une voix qui plafonne à l'aigu, qui n’a guère de grave, mais qui jouit d’un médium assez beau, n’arrive pas à faire oublier.Les Romances de Chostakovitch — cette réponse facile au Pierrot lunaire de Schoenberg — furent plus réussies.Grâce au formidable travail d’Antonio Lysy, qui sent vraiment ce style, aux variations de l’effectif instrumental pour chacune des sept romances, ce qui aide à faire oublier l’uniformité de la voix (oui, toujours avec lutrin devant elle, Nielsen reste souvent sourde au sens du texte, oubliant que les mots des poètes, mêmes beaux, sont une porte ouverte vers autre chose que l’interprète devrait révéler).Au piano, Michael McMahon a fait des prodiges d’expressivité, de plaisir et de style.Lui, d’habitude si réservé, s’est pleinement investi dans ce récital, comme les deux autres instrumentistes.La cantatrice, elle, semblait bayer aux corneilles en regardant quelque iceberg.De la SMAT, on s’attend à de grandes choses, et tolérer une telle présentation — symptomatique d’un sérieux manque de préparation de la part de l’invitée — n’est pas à son honneur.Wendy Nielsen nous a fait la démonstration de tout ce que l’expression «ne pas chanter par cœur» veut dire.Au moins, une visée de la SMAT s’est accomplie, soit le volet pédagogique, car on a appris que ce genre d’après-midi, on n’en veut plus.On s’attendait à une invitée d’un autre calibre Sans monocle ni pince-nez IV’ i Michel B é l a i r ?« Replonger dans «le milieu», un quart de siècle plus tard, ça tient presque de la reinsertion.Oh bien sûr, on peut y rester present au «milieu», même les deux pieds dans la marge.Le regarder de loin.Lire «sur» lui au lieu décrire ce qui se passe.Voir un peu.Choisir plus, beaucoup plus.On peut même arriver, sans trop en avoir l'air, à en cote vrir des secteurs entiers pendant une dizaine d’annees sans qu'il s’en rende vraiment compte, le milieu: le théâtre jeune public, c’est bien pour les entants, non?Mais pour se permettre d'en parler toutes les semaines, comme ce sera le cas ici, on n'y coupe pas: il faut en être.Côtoyer tout le monde, être là.Tout voir, ou presque.Regarder de près, entre les lignes des programmes officiels, dans les petites salles comme dans les plus grandes.Surtout ici, mais ailleurs aussi.Pas comme un préfet de discipline ou comme un comptable; surtout pas comme une vedette.Une presence, plutôt Des yeux et des oreilles fixés sur un objet de plaisir.Replongeons-y donc.Sans monocle ni pince-nez.fl s’est considérablement épanoui, ce milieu, depuis le temps; il sent le béton tout neuf et la multiplication des pains.Les frontières entre les compagnies, ces chasses gardées des années 1970, se sont à toutes fins utiles évanouies, et il y a surtout que la circulation des comédiens comme des metteurs en scène et des auteurs s'est accrue de façon exponentielle d'une salle à l'autre.C’est de cette vitalité, de ces mouvements de fond inscrits dans des démarches tout autant que des visages, dans des programmes aussi et des politiques parfois, que je souhaite témoigner tous les mardis durant la saison qui vient tout juste de s’amorcer.C’est donc officiellement commencé.Réinsérés Pas si gratuit, quand même, ce thème de la réinsertion pour une première chronique: ça permet de jeter un regard sur le paysage théâtral montréalais et d’y constater la présence d’un tas de «réinsérés» venus d’ailleurs.11 y a quelques semaines, la collègue Solange IA vesque traçait un bilan extrêmement riche de l’arri- vee d’Alexandre Marine et des comédiens russes qui l'ont subi jusqu'ici il y a déjà une dizaine d'années.Intégrés, réinsérés à temps plein, les membres du groupe essaiment souvent vers d’autres compagnies, tout en restant attachés au noyau initial: on en a vu au Quat'Sous tout autant qu’au TNM, au Riveau-Vert ou au Théâtre Prospero.quand ce n’est pas au cinéma ou à la télé.On peut penser qu'on leur doit aussi un peu de lutr portance grandissante qu’a prise ici le théâtre russe au cours des années.Le Théâtre de l'Opsis vient même j de lui consacrer un cycle de trois mis, avec quelques étonnantes découvertes à la clé, on l'a vu.Mais, tout au bout de l’effet boule de neige ou de l’aile du papillon, comme l’on voudra, cela a également débouche sur toute une sérié d'événements clés, plus ou moins lies les uns aux autres.Comme la présence ici d'André Marcowicz, le traducteur français de Dostoïevski et de Tchékhov, lors d'un atelier sur la traduction organisé par Denis Marleau.Comme ce parti pris pour la dramaturgie irlandaise contemporaine à In licorne.Ou comme le succès retentissant de la tournée' européenne des Aveugles, de Marleau, ou de Je suis une mouette (mm c'est pas ça.), dirigé par Denoncourt Par la bande, cela donne aussi l'occasion de s'exprimer à des passionnés de théâtre, comme la Roumaine Cristina lovita — que nos lecteurs rencontraient dans les pages de notre cahier Culture le week-end dernier — dont le Jacques le fataliste s’inspirant de la commedia dell'arte commence demain soir au Théâtre lYospero.Au bout du compte, ce même intérêt contribue aussi au phénomène qui nous amène ici, dans la même semaine, deux des jeunes metteurs en scène européens les plus intéressants: le Belge Ijorent Wanson, qui arrive au Théâtre Denise Pelletier avec un Godot qu’on dit «iconoclaste», et le Français Eric Vigner, qui s’installe à l'Espace Go avec Im Bête dans la Jungle, une adaptation de Marguerite Duras.Bref, le milieu est beaucoup plus ouvert qu'il ne l’a jamais été et on sera là pour en témoigner.En vrac ¦ La résidence de traduction organisée au Centre d’arts d’Orford par le Centre d’essai des auteurs dramatiques (CEAD) tire à sa fin.Mais on pourra participer ce jeudi, à compter de 13h30, à des lectures d’extraits de pièce et rencontrer les auteurs et les traducteurs participant au stage.Le retour à Montréal devrait se faire vers les 17h30.Les personnes intéressées n’ont qu’à communiquer avec le CEAD aujourd’hui même au (514) 2883384, poste 221.¦ Les écoles secondaires souhaitant faire participer leurs élèves au concours annuel d’écriture de contes urbains organisé par le théâtre Le Clou n’ont plus qu’une dizaine de jours pour bouger en s’inscrivant au (514) 596-1616.E N Québécois en résidence (Le Devoir) — Le programme de résidences internationales du Service des arts visuels du Conseil des Arts du Canada permettra, entre septembre 2002 et août 2003, à 12 artistes en arts visuels et arts médiatiques ou conservateurs canadiens, dont quatre Québécois, de poursuivre leurs recherches à l’étranger.BREF soit à Paris, New York et Port of Spain (Trinité-et-Tobago).Ainsi, Yves Arcand (Matane), Andrew Forster (Montréal) et la conservatrice Sylvie Fortin (Lévis) seront installés à Paris pour une période de quatre mois, tandis que Janet Wemer (Montréal) partira pour New York D’autres artistes, comme Lawrence Paul Yuxwe-luptun (Vancouver) et Sandra Meigs (Victoria), pourront occuper les studios canadiens.Philippe Noiret tourne dans Charlevoix Mane Tifo donnera la réplique à l'acteur français A G K N c V KRANCK-l’R V S S K L* acteur français Philippe Noi-r ret est au Québec pour le tournage de Père et Fils, le premier film réalise par Michel Boujenah, qui débute aujourd’hui dans la bucolique région de Char-levoix.Cette co- Philippe Noiret production franco-québécoise, dont le tournage doit se poursuivre à Montréal et à Paris jusqu'à la mi-novembre, traite des relations difficiles entre un père (Philippe Noiret) et ses trois fils (Charles Berling, Pascal Elbe et Bruno Putzulu), qui ont laissé les années imposer une distance entre eux.le père invoquera une maladie pour convaincre ses fils de l'accompagner dans un voyage au Québec, où il tentera de refaire l'unité du clan familial, le quatuor de Français y fera la rencontre d’une guérisseuse et de sa fille, interprétées par les Québécoises Marie 'Lifo et Geneviève Brouillette.«Finalement, ce que j’aimerais, c’est que les gens, lorsqu'ils sortent du film, après avoir ri.se Jettent sur un téléphone en se disant: “tiens, ça fait longtemps que j’ai pas appelé mon père |.] ou mon frère, parce que je suis fâché avec lui [.], parce que j’ai oublié de lui parler"-, a expliqué hier Michel Boujenah.Pour ce premier film, dont la sortie est prévue en 2(X)3, Michel Boujenah annonce un savoureux mélange d’accents québécois et français.«Je tourne au Québec avec des acteurs québécois et ça se passe au Québec-, a-t-il insisté, pour expliquer qu’il n’avait l’intention de faire de compromis sur cette question.Marie Tifo a donné le ton en révélant qu’elle interprétera le rôle d’une femme «poquée, maganée» par la vie.?A LA TELEVISION* EH Ce soir Virginie La Les Super Mamies Enjeux / Séducteurs | Le Téléjournal/Le Sport Découverte (23:25) Facture en taule Point Le TVA Ultimatum Un monde Monsieur Histoires Km/h Musicographie - Le TVA Le grand blond ./ Loteries / Michel 18 heures de fous Crocodile de filles Chantal Pary Éric Lapointe Jasmin (23 32) Macaroni Ramdam Tous Les Choix National Geographic / La Vie en Green / Cent Cultivé et Maux Les Choix Tous tout garni contre un de Sophie Dauphins, danseurs.Changements Titres bien élevé d'amour de Sophie contre un Le Journal Flash / C.Fun noir / Le Grand Cinéma / INTERSECTION (5) Le Grand Journal 110% Lady Sexe et (17:00) Ste-Marie G.Fournier Défi.avec Richard Gere, Sharon Stone Chatte rley Confidences RDI Junior .Actions Le Monde Maisonneuve Proche-Orient.(1/2)| Le Téléjournal/Le Point Maisonneuve I En santé Le Canada aujourd'hui [ Téléjournal .gourmet Pyramide Jrnl FR2 Paris Haute Couture Chroniques d'en haut Temps présent Jrnl (23 03) | Les Feux de l'été Yvon Deschamps Chiens au travail [Chasseurs des mers | Biographies K 2000 Cinéma / CHASSEUR BLANC.(4) | .Peau | Copines.Cinéma / S ÏTRIP-TEASE INFERNAL (5) C'est mon choix .vedette Copines.Trauma Coup de.Infoplus Perfecto M Net Drôle de VJ 1-2-3 Punk | .une star | Osbournes M Net Infoplus Ma Muz.Max Musique Benezra .Lounge Musicographie La Voix d'un peuple | Génération 60-70: 1962 | Musicographie Ohhh oui!!! .galaxie Radio Enter Parents.Taina La vie à cinq Réal-TV .galaxie : j Angela.Sourire.Sacré Andy RoboBlatte PorCité Kaput.Simpson Henri pis.I Déchique.] 1 Patrouille.1 Simpson Déchique Patrouille .plus fort Sports 30 Olympique Surf.| Villes Jeux extrêmes d'été | Sports 30 Qc Courses Qc Courses Ringuette L'Histoire à la une Série noire / Nature.I Pare-chocs JAG | Cinéma / HANNA K (4) avec Jill Clayburgh | Histoires .Bruce Cockburn Metropolis | Cinéma / CORONACION (4) avec Maria Canepa, Julio Jung ] | Beethoven 1 L'Actors Studio / P.Falk Metropolis mmSD Brigade des mers Sydney Fox, l'aventurière Coroner Da Vinci La Firme de Boston Brigade spéciale Sexe à New York .preuves Frontières .nerdz Technofolie Star Trek X Files Monstres mécaniques Babylone 5 Frontières .déficits cognitifs Clochers.Kinderg.Technolo.Parent.Santé mentale et.abysses (Gestion d'une PME .ALI Technolo.¦HESÎPlM Entrada | USA VR Saveurs.Le Touriste La Fête.Eau.Visages / Venezuela Vélo Mag dehors .plein parc .tendres Escapades Grands Inventeurs Panorama Branché.L'art d'être parent | La Clef des champs .(22:35) Panorama Cinéma / CHRONIQUE.CBC News: Canada Now | Life & Times / B.Frum Inside Information |CBC News Special: Big Picture Town Hall National Cinéma / UNNATURAL.Emm News Access H.Drew Carey .Daughter | .Bonnie | Fastlane / Pilote The Osbournes / Début CTV News News .(0:05) ¦EQ^B News .National Bob &.ET.That '70s.Reba | Frasier [ .Shoot me Judging Amy News Sports E.T.(0 05) Big Bang .Beaker Changing.Health Studio 2 Lenny Henry in Pieces National Geographic On Stage [Studio 2 News ABC News King.Hill Frasier .Daughter | .Bonnie Push Nevada / Début Regis & Kelly.News 1.(23 35) | U (0:06) ¦EEEB [News CBS News E.T.I JAG The Guardian Judging Amy Late Show (23 35) News NBC News Jeopardy Wheel of.[The Cosby Show: A Look Back [Frasier [ .Shoot me The Tonight Show (23 35) | 3rd Rock.Drew Carey Seinfeld [That '70s Show [Grounded .Movie Outtakes [Smailville Seinfeld [Elimidate I Street.Newshour Business.| Outdoor.Nova / Lost Tribes Ayers Rock.1 Darkness at High Noon: The Carl Foreman Document Antiques.BBC News [Business.| Newshour of Israel Hidden India: The Kera [P.O.V./ The Smith Family BBC News C.Rose News [Wheel of.[Jeopardy .Daughter I .Bonnie Fastlane / Pilote The Osbournes / Début | CTV News News .(0:05) The View [The Real Story Biography / P Presley Cold Case Files Biography / Sunset.Third Watch Biography Videos | Road to Avonlea Roots of.The New Klezmorin | Cinéma / THAT THING YOU DO! (4) Law & Order NYPD Blue Crocodile.| ©discovery Science.Wild Discovery Shark Week .Greatest Mysteries | ©discovery [Science.Crocodile.Historyl.Streets.[Tour of Duty Disasters of the Century Unearthing Ancient.Little Dove, Big Voyage China Beach Unearthing i:iavKiviu;m.BBC News Bus.News | CBC News | Culture.CBC Television's 50th.[CBC News : Big Picture Town Hall CBC Television's 50th.National This Hour North of Sixty Cold Squad Largo Winch 1 Cinéma / JOE'S SO MEAN TO JOSEPHINE (4) .(23:55) Beware! Conmen In the Mind of Criminal .Sports Collisions .of Noah's Flood In Search of Eden [Sports Collisions .Flood Good Dog Pet Project The Goods Matchm [ Extra | The Lofters | Singles lOut.City .for Love 1 English.| Extra | .Homes Matchm Off.Record Sportscent.Hockey Boxing [Boxing Sportscentre | Canadian Strongman.| Spongebob Two, Kind .Mummy Yu-gi-oh Dragon Ball | Reboot |Zack Files | Radio.Breaker.Big Wolf My Family .(23:35) .(0:10) j tv- Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon LES CHOIX DE SOPHIE Premiere édition régulière après l’émission spéciale de la rentrée d’hier.Des invités intéressants: le duo Bet & Stef et la musicienne Melissa Auf der Maur.Télé-Québec, 19h30 LA FACTURE Reportage sur le blues des infirmières.Radio-Canada, 19h30 LA VIE EN GREEN Télé-Québec compte beaucoup sur cette série américaine en 13 épisodes que j’avoue ne pas connaître.A découvrir.Télé-Québec, 21 h ENJEUX Parmi les sujets ce soir, les «séducteurs en taule», c’est-à-dire les prisonniers qui arrivent à avoir une rjche vie amoureuse avec des femmes de l’extérieur.Étonnant Radio-Canada, 21 h CENT TITRES Invité: Gaétan Soucy, qui vient de publier un nouveau roman fort discuté, Music Hall.Télé-Québec, 22h LE GRAND BLOND AVEC UN SHOW SOURNOIS En l’absence d’Éric lapointe, grippé, les invités du grand blond seront Pierre Richard et Mélanie Renaud.TVA, 22h30 Il est de retour.Cliquez-vous ?L Ce soir 19h Tous contre un Le jeu-questionnaire branché sur l'actualité et sur Internet.Des questions, des réponses et de l'argent à gagner en studio et en ligne ! 21 h La vie en Green Nouvelle série mettant en vedette une famille pas ordinaire avec trois adolescents turbulents.Première ce soir.22 h Cent titres Danielle Laurin reçoit Gaétan Soucy, auteur de Music-Hall! et de La petite fille qui aimait les allumettes.Ça change de fa t Télé-Québec ^ telequebec.tv » I LE DEVOIR.LE MARDI 17 SEPTEMBRE 20 0 2 B 8 LE DEVOIR CULTURE tt.SOURCE CINEMATHEQUE Les Loco Locass dans le film Musiques Rebelles Québec.L’affaire Corridart à la Cinémathèque Aux arts, citoyens! Musiques Rebelles Québec, de Marie Boti, et À propos de l’affaire Corridart, de Bob McKenna.Deux documentaires présentés respectivement à 18H30 et à 19h30 à la salle Fernand-Seguin de la Cinémathèque québécoise, à compter d’aujourd’hui et jusqu’au 22 septembre.ANDRÉ LAVOIE La mythique exposition Corridart, celle dont tout le monde parle encore mais que personne n’a jamais vue, devait se dérouler pendant les Jeux olympiques de Montréal en 1976, une époque, selon l’ancien directeur du Musée des beaux-arts de Montréal, Léo Rosshandler, «de haute fantaisie et de bêtise autocrate».Il l’affirme haut et fort dans A propos de l'affaire Corridart, de Bob McKenna, une plongée dans cette aventure artistique transformée en vaste carnage politique.Ils étaient nombreux, près de 600 artistes, à vouloir transformer la rue Sherbrooke en un gigantesque musée à ciel ouvert.Pour les 16 ayant été sélectionnés, ce ne fut qu’un cauchemar, une autre violente démonstration de l’autoritarisme de l’ancien maire Jean Drapeau, qui s’y connaissait plus en matière de destructions sauvages que d’art contemporain.McKenna a donné la parole aux victimes de cette vendetta, dont Françoise Sullivan, Jean-Claude Thibodeau, Melvin Charney, Laurent Gascon et Bill Vazan, ainsi qu'à quelques témoins privilégiés, dont l’historienne de l’art Fernande St-Martin et Laurent Lamy, responsable du volet culturel au COJO.Relatant en introduction le climat euphorique et anarchique qui a régné à Montréal entre l’Expo 67 et les Jeux olympiques, McKenna présente la démarche artistique des protagonistes, les ambitions de Corridart et surtout le choc du démantèlement, effectué pendant la nuit à la vitesse de l’éclair, pour ne pas faire peur au monde.Us évoquent leur malaise à voir le fruit de longs mois d'efforts réduit en lambeaux, placés pêle-mêle à la fourrière municipale, et le détournement de sens effectué par les autorités pour justifier cet acte de censure.Même si Melvin Charney se défend aujourd’hui d’avoir conçu une installation parsemé de messages explicitement politiques et que d’autres, comme Françoise Sullivan, ne voyaient rien de «communiste ou subversif» dans leurs œuvres, le maire Drapeau s’en est chargé à leur place.Selon Fernande St-Martin, si l’on a beaucoup parlé de beauté et de laideur, c’est sur le terrain politique et non esthétique que la bataille s’est déroulée.Par la suite, une saga judiciaire de 12 ans a perduré avant un règlement à l’amiable sous l’administration de Jean Doré.On n’en finit plus d’explorer les conséquences de cet événement fantomatique en arts visuels et, à ce titre, le film constitue un instructif survol historique de son incidence.À propos de l’affaire Corridart wxecA été plus percutant si McKenna n’avait pas cherché à présenter, à mi-parcours, la trajectoire actuelle de certains artistes.Mais les perles de Jean Drapeau pour tenter de se justifier — «C'est un ensemble qui polluait la rue Sherbrooke» — méritent à elles seules qu’on se souvienne de l’affaire Corridart Les rebelles Toujours aussi politique mais beaucoup plus actuel, Musiques Rebelles Québec, de Marie Boti, explore les nouvelles voix de la chanson québécoise, mais pas celles que les radios privées martèlent du matin au soir.Vous ne risquez pas de les découvrir dans les talk-shows de fin de soirée, mais les groupes Loco Locass et Acalanto, le compositeur Norman Nawrocki et le chanteur Lan-driault en ont long à dire et à fredonner sur l’état du monde, leur soif de justice et leur besoin de l’exprimer en musique.On ne sera pas surpris qu’après les présentations d’usage et quelques morceaux choisis de leurs répertoires et de leurs frasques — il faut savourer les belles impertinences de Loco Locass, dans une station de radio de Québec et plus tard à Paris — tous se retrouvent au Sommet des Amériques, destination incontournable en avril 2001.A cause des racines chiliennes du groupe Acalanto, la cinéaste propose à son tour un rapprochement entre le 11 septembre 2001 et celui de 1973 qui a vu le renversement du gouvernement de Salvador AUende.On ne sera pas toujours d’accord avec la position parfois «groupie» de Marie Boti et des affirmations tendancieuses comme «l’art doit être au service d’une cause», énoncées sans véritable remise en question.Dans Musiques Rebelles Québec, la diversité des horizons musicaux camoufle un discours unique qui gagnerait à être plus nuancé, un exercice parfois périlleux autant pour la gauche que la droite.Politique du cinéma Début des consultations LE DEVOIR La consultation publique sur l’actualisation de la politique québécoise du cinéma et de la production audiovisuelle débute aujoud’hui, à la Cinémathèque québécoise, à Montréal.Pas moins de 35 mémoires seront présentés pendant l’exercice.La Loi sur le cinéma date d'une vingtaine d’années.La prochaine politique vise principalement à as- surer le soutien à la création, à la production et au rayonnement des œuvres ainsi que la consolidation de ce secteur en pleine mutation.Aujourd'hui, on pourra notamment entendre des représentants de l’Association canadienne des distributeurs et exportateurs de films, de l’ONF, de la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (Sartec).Le comité de consultation est dirigé par le sous-ministre Doris Girard.Des mois de bisbille dans le secteur culturel Vent de fitsion Culture Montréal et le Conseil de la culture planifient leur union STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Culture Montréal et le Conseil de la culture de Montréal négocient leur fusion.Les conseils d’administration des deux organismes ont accepté récemment une entente de principe allant dans ce sens.L’intégration du Conseil au sein de Culture Montréal (CM) pourrait se faire au début de l’année prochaine.Elle mettrait alors fin à plus d’une année de dispute dans le secteur.Les dirigeants des organismes reconnaissent que l’existence de leurs deux entités en bisbille, des difficultés de communication et des divergences tactiques ont miné les rapports avec les élus, voire avec des permanents d’un certain nombre d’associations nationales.«Le financement se complique, des ministères et d'autres instances hésitent à soutenir l’un ou l’autre groupe, explique le président du Conseil de la culture, Yvan Gauthier.[.] On pourrait dire qu'me année et même plus a été perdue.Mais on pourrait aussi bien dire que tout cela était peut-être normal dans le processus complexe de rassemblement des milieux culturels.» «H est très important que ce rapprochement se fisse parce qu’il n’y a pas de place à Montréal pour démultiplier les voix sur la question culture et ville», juge de son côté Simon Brault, président de CM et,directeur général de l'Ecole nationale de théâtre du Canada.«Il me semble important que les voix indépendantes continuent de se faire entendre par rapport aux problèmes disciplinaires, la danse, le théâtre, etc.Mais par rapport aux autres intervenants de la ville, il me semble ridicule que la culture se divise.» Les groupes distincts et à vrai ’ dire opposés, fondés en février dernier, visent un même objectif: défendre la culture dans la nouvelle ville fusionnée.Culture Montréal travaille dans une large perspective «Des ministères et d’autres instances hésitent à soutenir l’un ou l’autre groupe» en rassemblant «toute personne intéressée à promouvoir la culture sous toutes ses formes comme élément essentiel du développement de Montréal».Le Conseil de la culture de Montréal soutient d'abord et avant tout les intérêts des artistes professionnels et des autres travailleurs des arts.Le Sommet de Montréal au printemps, aurait confirmé l’importance de faire consensus.M.Brault y dirigeait la délégation culturelle.Le directeur général du Conseil régional de développement de l’île de Montréal, André Ga-mache, a ensuite amorcé une démarche de médiation.Après trois rencontres, cet été, les deux présidents ont rédigé une proposition commune, déjà entérinée par les conseils d’administration.Il reste à la faire accepter par les membres des groupes respectifs pour officialiser ('«accueil» de l'autre organisme au sein du CM.Les membres du Conseil se réunissent le 22 octobre.«U nous faudra ensuite un protocole de réunion, si jamais la fusion est entérinée», résume M.Gauthier, dont l'organisme compte environ 375 membres.L’entente, datée du 2 juillet, affirme que la mission «évolutive» de Culture Montréal fait l’unanimité et que les membres du Conseil peuvent s’intégrer au CM.Surtout elle propose de réserver la majorité des sièges du conseil d’administration à des professionnels des arts et de la culture.Trois sièges iraient à des représentants des associations professionnelles.«Dans les faits, ça ne change rien par rapport à la situation actuelle», précise M.Brault en soulignant que les 21 membres du conseil d’administration de son organisme sont des professionnels des arts et de la culture, comme lui-mème d’ailleurs.Quoi qu’il arrive, que CM intègre ou non tous les professionnels, plusieurs dossiers chauds vont occuper l’organisme au cours des prochains mois, notamment la définition d’une politique de la culture pour Montréal.CONCERTS CLASSIQUES De ballons, d’imagination et d’art SONORAMA Jean-François Laporte: Khorâ, installation musicale avec Jean-François Laporte, Martin Ouellet, Marie-Chantal Leclair et Jean-Marc Bouchard.Fonderie Darling, le 15 septembre 2002.• FRANÇOIS TOUSIGNANT Dans la revivification de l’ancien quartier industriel de Montréal où s’installe en ce moment toute la grouillance de la Cité des nouvelles technologies, la musique s’annonce avec tambour et trompette.On découvre un nouveau lieu expérimental avec cette ancienne fonderie Darling de la rue Ottawa, rénovée et transformée en centre d’arts.Depuis sa récente ouverture, on y présente une sorte de série de concerts baptisée Sonorama.Dimanche dernier, en début de soirée, c’était l’occasion de découvrir l’endroit avec les nouvelles trouvailles de Jean-François Laporte.Sous le vocable Khorâ, nous participons à une curieuse expérience.Je dis bien «participons»; tel est le principe de l’installation selon lequel, contrairement à la performance où le‘spectateur ne fait que contempler, ici, le public doit se mouvoir dans l’espace pour suivre, apprivoiser et redécouvrir le son — et la manière de la produire.Des bols de cuisine en aluminium dans lesquels on allume une ampoule et qu’on recouvre de baudruche, des tuyaux d’orgue tronqués qui servent de sirènes (celles des bateaux qui s'appellent, comme ces créatures qui font des chants si beaux pour les oreilles d’Ulysse), des tubes de carton recouverts de ballons tendus qu’un compresseur fait vibrer, voilà la base de l’instru-mentarium, que Laporte a déjà commencé à développer lors de son installation précédente au musée de la Pointe-àCallières.On ne peut analyser cette installation selon les critères appliqués à un concert La «musique» de Khorâ est conçue pour être entendue et vécue et pour provoquer une sorte de rencontre du public.Cela se passe en quatre temps.Au départ tout le monde est assis, timidement contre les murs.Défilé de sirènes qui circulent.Puis, les bols se mettent à chanter un peu partout Curieux, on se déplace pour regarder et entendre, pour se retrouver, sans savoir trop comment, tous au cœur de la salle, là où Laporte a créé une sorte de cercle, mieux, une enceinte, avec ses bizarres instruments.Nous sommes au point focal de l’installation et, comme deux organistes, lui et Martin Ouellet sont devant deux tribunes aux points opposés qui ferment l’espace où deux tubes se feront lyriques et percus-sifs.Après ce dialogue, reviennent les étranges flûtes qui, cette fois, nous entourent avant de disparaître «en coulisse».On participe donc, à l’image du quartier, à une renaissance de l’esprit des happenings des années 1950 et 1960, à un décapage aussi radical que poétique de la croûte dans laquelle se sont embourbées tant de nos «institutions officielles» de musique contemporaine.Sophia à Montréal , .JACQUES GRENIER LE DEVOIR LEGENDE VIVANTE, monstre sacré, l’actrice Sophia Loren était à Montréal hier pour faire la promotion du film de son fils Cœurs inconnus (Between strangersÀ II s'agit du centième film de Mme Loren, mais du premier d’Eduardo Ponti.«Sur le plateau, nous n’avions pas de liens familiaux, a dit Mme Loren.Ce n’est pas mon fils qui était derrière la caméra: c’était un ami et un professionnel.» SALON DU LIVRE ANCIEN DE MONTRÉAL 21 et 22 septembre 2002 UNIVERSITÉ CONCORDIA Pavillon McConnell 1,400, boni, de Maisonneuve O.GRAND CHOIX DE LIVRES ANCIENS ET RARES, ILLUSTRÉS, PREMIÈRES ÉDITIONS, BELLES RELIURES LE DEVOIR ADMISSION: SMS poor les deux Journées Melissa Auf der Maur ! Ce soir I9h30 Les choix de Sophie \j Sophie reçoit la rock star Melissa Auf der Maur et le duo de l’heure Bet.e & Stef Ça change de fa t Télé-Québec telequebec.tv l
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