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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-09-21, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE ¦> ¦> SEPTEMBRE 2 O O 2 ?LE DEVOIR ?MODE Des collections accessibles des designers locaux Page 3 TOURISME Allemagne, la route du rideau de fer Page 4 SAVEURS La métaphysique des piments Page 6 BLÜ SALON, Détente i MARIE-HÉLÈNE ALARIE LE DEVOIR SOURCE MTU DESIGN Le 5 septembre dernier, le commerce Blü Salon, SPA Urbain et son designer Pierre Carrière, de la firme MTIA Design, se sont fait attribuer le «Choix du public SAQ 2002» du Concours Commerce Design Montréal.Pourtant, pour Pierre Carrière, l’aventure avait commencé il y a trois ans.Les propriétaires de Blü Salon, Marie-Josée Bolduc et Sonya Audrey Bonin, connaissaient le travail de Pierre Carrière, et lorsqu’elles ont fait appel à ses services, elles avaient en tête des exigences bien précises: «Il fallait rendre ce grand espace de plus de 2500 pieds carrés chaleureux et accueillant et réussir ce tour de force dans une atmosphère très épurée qui incite au calme et à la relaxation», raconte Pierre Carrière.On voulait à tout prix préserver le caractère industriel très présent dans ce lieu; aussi, on n’a pas hésité à utiliser les épais murs de brique et les larges passages voûtés, y ajoutant des poutres en sapin de Colombie (le fameux BC-Fir) ainsi que des détails architecturaux faits de métal brut.Tout l'espace, divisé par des mezzanines, baigne dans une douce lumière naturelle distribuée par les larges vitrages de la rue McGill ainsi que ceux de la rue des Sœurs-Grises, à l’arrière.En complément à cette luminosité naturelle, une lumière tantôt tamisée, tantôt plus franche, voire bleutée, met en valeur la texture des matériaux.Afin de meubler l’espace, Pierre Carrière a dessiné des meubles et les a fabriqués dans ce même bois recyclé de sapin de Colombie.Ils viennent rythmer l’espace au même titre que ce long mur percé de niches éclairées qui mène à de petites salles fermées où sont offerts les services individuels.Grâce à la grande harmonie de tons et de volumes qui règne dans ce lieu, tout porte à la détente.Lors de votre visite, profitez-en pour ouvrir les yeux avant de sombrer dans un bien-être qui vous forcera à les fermer.BLÜ SALON, SPA URBAIN 120, rue McGill, n° 101 » (514) 866-2222 infoblu@blusalonspaurbain.com ¦lETHIECC "alsonefeTSm m à 15-20 minutes des ponts de la Rive-Sud À 4 km des Promenades St-lnmo 267, bmil.Sir Wilfrid Laurier, (RTE 116 Saint-Basile-le-Grand 450-653-1556 1-800-363-9408 Face à l'ancien Collège militaire (Campus Fort St-Jean ) 126, me Jacques-Cartier Nord Saint-Jean-sur-Richelieu 450-346-1090 1-800-363-1090 l’espace meubles le plus vaste au pays » D 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2 002 SAMEDI DESIGN URBAIN Qu’ont en commun le complexe Alfred Dallaire du boulevard Saint-Laurent, un dépanneur Couche-Tard de la rue Rachel et l’épicerie Latina de la rue Saint-Viateur?La réponse: au cours des dernieres années, ces commerces ont tous REMPORTÉ UN PRIX DU JURY AU CONCOURS COMMERCE DESIGN MONTRÉAL.SOURCE CONCOURS COMMERCE OESIGN MONTRÉAL L’hôtel Saint-Paul, un imposant immeuble centenaire du Vieux-Montréal transformé en hôtel-boutique, est l’un des établissements primés par le concours Commerce Design Montréal.'WmÊÈË, mm Ces circuits gratuits ont eu lieu de mai à juillet 2002 et près de 800 personnes ont pu suivre l’un des trois itinéraires tracés pour découvrir l’ensemble de la sélection du jury Qu’est-ce qui fait courir les Montréalais ?Le concours Commerce Design Montréal permet à 20 établissements primés de mieux se faire connaître MARIE-HÉLÈNE ALARIE LE DEVOIR % Blü Salon, SPA Urbain, SAQ 2002».SOURCE MTL3 DESIGN le «Choix du public epuis 1995, la Ville de Montréal et ses partenaires organisent le concours Commerce Design Montréal.Jusqu’en 1997, celui-ci était réservé aux initiés.Mais en 1998, on a eu la bonne idée d’y inclure un vote public.Depuis, la participation s’est multipliée par huit pour atteindre, en 2002, le nombre record de votes enregistrés, soit 37 298.Comment fonctionne ce concours?Le 1" mai dernier, on faisait l’annonce des grands prix du jury.Sous la présidence du cinéaste Denys Arcand, quatre membres issus du milieu de l’architecture et du design se prononcent sur la centaine de projets qui leur ont été soumis.De ce nombre, 20 projets seront retenus et recevront le grand prix du jury.A partir du 1er mai commence donc, pour les Montréalais, la grande course à travers la ville pour la visite de ces 20 établissements primés.Le public est invité à voter pour son commerce préféré.Depuis 2001, on organise même des circuits de visites commentées.Ces circuits gratuits ont eu lieu de mai à juillet 2002 et près de 800 personnes ont pu suivre l’un des trois itinéraires tracés pour découvrir l’ensemble de la sélection du jury.Le 5 septembre dernier, nous apprenions que le choix du public s’était arrêté, cette année, sur le commerce Blü Salon, SPA Urbain et la firme MTL3 Design à l’origine du projet (voir autres textes en pages E 1 et E 2).Le concept original de Commerce Design Montréal suscite l’intérêt ailleurs.En effet, le magazine américain Metropolis distribue pour la seconde année le Guide Design Montréal à ses abonnés de la région de New York et de la Nouvelle-Angleterre.Lors d’un sondage mené auprès de ses lecteurs, la quasi-totalité a affirmé que le guide donne envie de venir à Montréal et d’y visiter les commerces primés.Comme quoi le design ne fait pas seulement courir les Montréalais.* Pour les gens intéressés, mentionnons qu’il sera encore possible de participer gratuitement aux visites commentées de Commerce Design Montréal lors des Journées de la culture, qui auront lieu les 27,28 et 29 septembre.Renseignements: L’Autre Montréal, tf (514) 521-7802.DESIGN Montréal-les-Bains MTL3 Design œuvre depuis plus de dix ans dans la métropole Pierre Carrière n’est pas un nouveau venu dans le monde du design.Pourtant, devenir le chouchou du public avec un prix au concours Commerce Design Montréal, ça change pas Emonde, sauf que.MARIE-HÉLÈNE ALARIE LE DEVOIR JM imagine que je vais conti-nuer à faire ce que je fai-*' sais avant, mais plus souvent, avec plus de.clients!», lance Pierre Carrière avec un grand sourire.Depuis 1990, la firme qu’il a fondée, MTL3 Design, crée des aménagements intérieurs tant résidentiels que commerciaux et desâne ausâ du mobilier sur mesure.Avec en poche deux baccalauréats en arts, l'un en photographie et l’autre en histoire de l’art Pierre Carrière ne se destinait pas vraiment au design.Mâs après quelques années de vaches plutôt maigres, il entreprend des projets de rénovation.*Ça s'est passé presque naturellement.Je suis un manuel et j’aime bricoler, je l'ai toujours fait Alors, lentement, la rénovation s’est mise à prendre plus de place dans ma vie», se rappelle-t-il.Dès 1987, on retrouve Pierre Carriè- re à la tête de Rage Design et, déjà, il partage son temps entre le design et la fabrication de mobilier sur mesure.et la photo.Cette même année, la Galerie Dazibao de Montréal et le Centre d’exposition de Gatineau exposent ses oeuvres photographiques.Depuis 1989, c’est décidé, Pierre Carrière se consacre au design à plein temps.On le voit alors collaborer avec la firme d’architectes Blouin et associés, où il devient coordonnateur technique.Mâs il enseigne aussi la fabrication de mobilier et le design au Collège Inter-Dec.Bref, Pierre Carrière ne chôme pas.Depuis plus de dix ans maintenant, MTL3 Design œuvre à Montréal, et l’an dernier, un nouveau projet est venu s’ajouter à la liste: Montréal «Les Bains».C'est quoi, Montréal «Les Bâns»?«C'est encore en chantier, mais on est déjà prêts à offrir à notre clientèle une grande salle d’exposition de salles de bains, des accessoires, du mobilier exclusif et des consultants disponibles pour créer des aménagements de salles de bains et de cuisines haut de gamme», explique Pierre Carrière.Gageons qu’il sera difficile de suivre son parcours dans les années à venir tant il sera partout à la fois dans le monde du design.MTL3 DESIGN Pierre Carrière * (514) 574-5626 SOURCE MTL3 DESIGN Blü Salon, SPA Urbain, a valu beaucoup d’éloges à Pierre Carrière, F ¦ ¦ ««ïà» mmBm i LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2002 1) SAMEDI LE NOIR VOUS MANQUAIT?VOUS SEREZ GÂTÉ CETTE SAISON: IL Y EN A PARTOUT, DU MATIN AU SOIR ET POUR TOUS LES JOURS DE LA SEMAINE.35 programmes multidisciplinaires axés sur la pratique.Université fttl 343 • 6090 »**-t'cp.uB»ontrT*l.ca de Montréal AUTOMNE-HIVER Les collections accessibles des designers locaux Les collections automne-hiver des designers d’ici ont toutes les qualités d'une mode qui s’assume et qui a enfin franchi le cap de la maturité.Les vêtements qu’elles proposent, enfin déshabillés de l’extravagance qu’il leur fallait jadis pour se faire remarquer, sont remarquablement portables — et pas que par des mannequins de 45 kilos —, bien confectionnés et surtout de plus en plus vendus chez un détaillant près de chez vous.Coup d’œil.CHRISTOPHER SCHULZ Le tricot enveloppant de l’automne, polyvalent et passe-partout.Une création Michelle Secours pour Frëtt Design.HÉLÈNE PÂQUET est l’hiver dernier que les médias et les acheteurs ont découvert les vêtements griffés made in Québec que nous trouvons dans les boutiques et magasins à ce temps-ci de l’année.Sous un froid mortel en mars, la Semaine de la mode dévoilait en effet, simultanément, les collections de créateurs aguerris et de nouveaux visages pour la saison automne-hiver 2002-2003.Réjouissant aux côtés de noms établis comme Nadya Toto, Christian Chenail (Muse), Philippe Dubuc et Hilary Radley, ont émergé des collections remarquables, accessibles, portables, avec cette touche d’ingéniosité et cette qualité qui ont tout de suite donné envie à bien des gens de courir en boutique pour renouveler leur garde-robe.Ingrédients de saison Le noir vous manquait?Vous serez gâté cette saison: il y en a partout, du matin au soir et pour tous les jours de la semaine.On revient aussi à des lignes plus cintrées du côté des tailleurs, avec des vestes qui galbent la taille, façon écuyère.L'allure masculine, dont on annonce le «retour» chaque année, est encore très présente mais sans cravate comme l’an dernier, ce qui est quand même une bonne chose, avouons-le.L’asymétrie, qui cesse d’être une fantaisie de passerelle, s'intégre avec sobriété à des vêtements du che-misier blanc à la jupe, qu’on n’hésitera k pas à porter tous les jours.Pour mon-yji " sieur, on va d’un extrême à l’autre avec des styles ultra-relax ou très ha-& billés, toujours avec une belle If *- ¦% recherche de matière et des , f j coupes qui cintrent sans mouler.Le tweed est toujours grand favori dans la garde-robe des hommes: Philippe Dubuc le réinterprète de façon séduisante, moderne et confortable.«i CHRISTOPHER SCHULZ Le manteau urbain comme on l’aime, par Hilary Radley: long, léger, coupé dans un lainage qui n’a pas peur de se mouiller et souligné d’un surjet contrastant.Yso, énigmatique, continue d’éblouir par sa créativité et son perfectionnisme.Pour l’automne, il réinvente brillamment l’esprit des années 40.Touchant.CHRISTOPHER SCHULZ OÙ LES TROUVER ¦ POW par Andy The Anh: Les Ailes de la Mode, Collections 24, (« 514-387-6712), Boutique Vizuel (w 514-745-1760).¦ MUSE: boutique Muse (« 514-848-9493).¦ Hilary Radley: dans les grands magasins.¦ Frëtt Design: renseignements au w 514-275-3927.¦ Report Simons, Holt Renfrew, Terra Nostra, Splash (* 514-288-5827).¦ Yso: Boutique U & L (« 514844-8788).SANTÉ Carole Va 11iê res ?Le Nil On va vous les compter un par un.Chaque fois, on insistera pour dire que ce sont des cas isolés.On minimisera les infections.J’ai même lu que ce n’était pas une MTS! On parlera un peu des symptômes.J’ai entendu un médecin dire à la radio que bientôt, il faudra se mettre à parler de mesures de prévention.Je n’ai pu m'empêcher de rire.Bientôt.Quand il y aura quelques morts qui auront frappe l'imagination et que finalement, les gens auront assez peur pour accepter de se protéger.Mais pensez-y: comment se protéger des maringouins?Corn ment protéger les enfants sans les empoisonner?Vous allez vous asperger de Muskol tous les matins avant de sortir?Ça vous changera de Chanel, garanti! Et ça ne repoussera pas que les insectes! Mais peut-être avez-vous tué des maringouins dans la maison cette semaine, alors aspergerez-vous aussi les portes et les fenêtres?Un jour, on aura des vêtements préprotégés — West Nile Repellent, dira l’étiquette (une veste existe déjà!) — et les moustiquaires auront un enduit spécial «Nil occidental».On ne portera plus que des manches longues et on aura intégré du diéthyl-toluamide (deet) à notre parfum préféré, parce que sous le lobe des oreilles, parce que la peau tendre des poignets et des chevilles.En attendant que les manufacturiers y pensent, ne comptons que sur nos propres moyens.Infonnons-nous, inquiétons-nous, protégeons-nous, calmons-nous.Depuis qu’un système de surveillance du virus du Nil occidental a été mis en place au Québec — sur le modèle américain —, on connaît chaque corneille et chaque geai bleu infecté.quand les gens se donnent la peine de les signaler, bien entendu (sans frais: 1 800 463-2191).On ne les ramasse plus dans les régions de Montréal, Lava et la Montérégie; on manque d’informations pour la Mauricie, la région de Québec, la Gaspésie, le Lac-Saint-Jean, la Côte Nord.Vous savez qu’on ne prend jamais un oiseau mort les mains nues; il faut le mettre dans un sac sans tarder, on tourne le sac à l’envers pour le prendre si on n’a pas de gants.Quand j’ai voulu connaître la source de l’infection, je suis arrivée à l’histoire de l’œuf et de la poule: qui, en premier, de l’oiseau ou du maringouin, a attrapé ce fla-vivirus?On ne sait pas.l>es oiseaux sont les principaux indicateurs de sa présence, le moustique transmet la maladie.On sait que les chats et les chiens peuvent l’attraper, les poulets ne sont pas en reste, pas plus que les chevaux, particulièrement atteints.,.Aux Etats-Unis, 32 Etats ont confirmé que près de 5000 chevaux sont malades du virus du Nil occidental, désormais connu par ses seules initiales: VNO.Un vaccin, sous le contrôle des vétérinaires, est à l’essai.Nous, quand on en est malade, c’est la tête qui y goûte, avec des encéphalites et des méningites.Symptômes: rai-deur du cou, fièvre, maux de tête violents.il taut ;üors se résoudre à séjourner dans une salle d’urgence.que voulez-vous.Inquiétons-nous: si vous pensez que l’hiver va vous débarrasser du virus, oubliez ça.D-s moustiques qui survivent à l'hiver reviennent avec le virus qui a survécu avec eux.On est loin d'être débarrasses.Avec le réchauffement de la planète, on aura plus de moustiques.plus longtemps.Il y a les pesticides; des cher cheurs et des médecins du Cana da et des Etats-Unis ont fait circuler une lettre ouverte pour réclamer l'arrêt de l’épandage systématique de ix'sticides.Un bon arrosage pour tuer tous les moustiques n’est pas la solution, on ne contrôle pas la dispersion dans l’environnement, et les personnes qui en souffriront sont les mêmes qui sont vulnérables au VNO: les enfants, les femmes enceintes, les vieux et tous les malades.Alors, si la panique nous attrappe et que nous réclamons des mesures radicales, on le paiera cher.Inquiétons-nous de nous.Il y a aussi les transfusions sanguines: on dit que c’est une possibilité théorique et, sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, il y a de quoi s’inquiéter.On se souvient des négligences, alors quand on sait qu’il n’existe pas de tests à l’heure actuelle, on frémit de ce que l’on pourra découvrir rétroactivement.En attendant, les gens qui recevront un organe ou du sang ont cette possibilité théorique d’attrapper le VNO en plus.Protégeons-nous?Ne laissez pas six pouces d’eau dans votre piscine après l’avoir «vidée».L’eau stagnante a un sex-appeal terrible pour les bibittes qui piquent, ça vaut aussi pour ce qui traîne dans les jouets de Junior ou sous vos pots de fleurs.Les autorités disent d’éviter les marécages, marais, ce genre de lieux: pensez à tous les endroits où l’eau s’accumule plus de trois ou quatre jours, du toit en redescendant.Il paraît qu’il faut éviter l’aube et la brunante, les laurentides au mois de juin.enfin vous voyez le genre.Je me demande si on ne devra pas bientôt contempler la nature de sa fenêtre?Ça m’anène tout droit au dernier point: calmons-nous.D’abord, le risque d’attraper le VNO est faible, c’est toujours ça.Mais il y a la maladie de Lyme, la grippe, Ebola, la fièvre dengue, et on parle déjà de la tuberculose.On voyage, on a chaud, on vit collés, il n’y a guère plus de frontières aux maladies.Si on commence à s’énerver, on n’en finira jamais.Soyons en santé, c’est le meilleur moyen de le rester! ?En français: http://www.sante-pubmtl.qc.ca/Mi/prevention/faqv-no2002.html.La lettre des scientifiques contre l’épandage: http://uiww.cap-que-bec.com/pdf/vno_l 9_aout_02.pdf.Vos commentaires: valliecaiihotmail.com.Pour annoncer, appelez au 985-3322 ou au 1-800-363-0305 Mieux-être Soignez vos cheveux Stoppez la perte, renforcez vo* cheveux, récupérez-les partout où la racine est encore vivante Soignez-les avant et après la greffe.13 années d’expertise capillaire 154 émissions de radio Ligne ouverte (314) 289-9762 & de i Micheline Grimard Infirmière et naturopathe Analyse du cheveu Soins capillaires naturels et personnalisés: hoir h femmes de tout âge Approche santé globale : Santé, alimentation, stress.problèmes de peau Clinique Santé Capillaire MARTIN RONDEAU D 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2002 SAMEDI -f CE QUI EST INTÉRESSANT DE CETTE ROUTE, C’EST DE PARCOURIR LES CHEMINS DE L’ALLEMAGNE NON CONQUÉRANTE.HISTORIQUE, CERTES, MAIS DANS SA PETITE HISTOIRE, DANS SON QUOTIDIEN RURAL.ALLEMAGNE La route du rideau de fer U y a encore une quinzaine d’années, une frontière de près de 1400 kilomètres séparait l’Allemagne en deux.En suivant la route du rideau de fer, de la République tchèque à la Baltique, on traverse une succession de villes et de villages avec leurs cicatrices, leurs oublis, leurs fantômes.LIO KIEFER 1 faut faire attention, ou plutôt prêter attention, car il n’est pas évident de courir sur les traces du rideau de fer.Ici, une pancarte ou une tombe à moitié effacées, là, un chemin de traverse qui conserve les stigmates terriens des tanks qui passaient outrageusement nuit et jour pour surveiller les quidams présomptueux.Des regards, ceux des anciens, qui oscillent entre la méfiance et le mutisme.Des odeurs de bois calciné, qui, engorgé au fond d’une ravine, ne veut pas vraiment pourrir.Un morceau de mur, comme celui qui découpait Berlin, encore présent, avec un trou béant encadré de ferrailles rouillées où viennent s’attabler quelques araignées.Les corbeaux, dit-on par ici, sont les seuls à se souvenir candidement des dernières années de plomb.Ce qu’ils aimaient par dessus tout, c'était de se poser après le passage quotidien et cent fois répété du tracteur réquisitionné par l’armée et qui tirait une charrue fatiguée et fardée de multiples socs.En effectuant des sillons imaginaires désertés de toute semence, le tracteur laissait aux gardiens de miradors le temps de fixer dans leurs jumelles les pas de celles et ceux qui voulaient fuir.Les corbeaux récupéraient les vers par jour de pluie ou une taupe qui n'avait pas vu venir l’intrus ferraillé.Pas très facile, donc, d’avoir des commentaires des aînés qui ont appris à parler sous la menace ou ceux d’un corbeau revanchard qui regrette l’ancien régime.Parfois, on peut retrouver dans une taverne égarée une femme sans âge, la bière facile et la bouche fatiguée, qui déteste la vie et les hommes.Des Allemands qui, pendant des décennies, lui ont donné la peur au ventre et des Russes qui l’ont violentée un soir de pleine lune ont eu raison de sa légèreté cueillie à l’adolescence.Sur cette route du rideau de fer, le tourisme n’a pas trop voulu s’imposer.Il y a parfois quelques autocars «sexagénairés» qui s’arrêtent pour un musée ou un parc thématique dédié à la Stasi.Mais 1 L 4L* • ! * »T * f fi b liai y • ’ - • .s âC'sSfe, ./ ’ SS* F** k» i 1C *5 i N MÈpm PHOTOS OFFICE NATIONAL ALLEMAND DU TOURISME LUbeck, port hanséatique de charme et résidence historique de la famille Mann.De Thomas à Klaus en passant par Heinrich, on relit ici avec envie Mort à Venise, Mephisto et Professeur Unrat.on est loin des longs cortèges qui frétillent sur les plages de Normandie à la recherche d’un bunker dit imprenable ou d’un ponton inclassable.L’histoire est peut-être là trop récente.On ne veut plus penser à ces villages du côté est, qui, à proximité de la ligne, le jour où le rideau est tombé, sont devenus de véritables villages fantômes.Les habitants qui y restaient devaient circuler avec des papiers d’identité stipulant les places qu’ils pouvaient visiter, c’est-à-dire l’école, le magasin général et la pharmacie.Tout autre déplacement était interdit.La nuit, le bord du rideau de fer était si illuminé du côté est que cela produisait un brouillard ambiant, telle une nuée d’insectes dans une lourdée journée d’été.Aujourd’hui, les villages sont légèrement repeuplés.On ne courtise pas les luminosités nocturnes et la voiture n’est pas un art de vivre.On fait tout à pied ou en tracteur, comme avant.Il y a quelques années, le passage d’une Mercedes aurait déclenché une alarme générale.Aujourd’hui, ce sont les Bon voyage ECONOMISEZ ., 90S iw.i.pie -a Départe Entre le 21 septembre et le 31 octobre Entre le l" novembre et le 31 mars pie à partir de à partir de 629$ 669$ 629* jusqu à 1099$ 1105$ L'EUROPE EN VOL REGULIER Dop.irts rntrp le 21 septembre et le 12 décembre PRAGUE VIENNE 729$ 782$ ZURICH LONDRES 752 $ 784$ FRANCFORT MADRID 758$ 809$ LOCATION DE VOITURE EN FRANCE (14 (ours) partir de 644s Les prix des billets d'avion sont pour une personne Tous les prix s’entendent à partir de et varient selon les dates de départ et de retour choisies.Le tout est sujet 8 depombihté et à changement sam préavis les tarifs sont valides jusqu'au 24 septembre tamis du Quêter
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