Le devoir, 24 septembre 2002, Cahier A
1 RAMALLAH TOXICOMANIES Un ambitieux Forum mondial aux résultats incertains Page A 5 Dans ses ruines, Arafat refuse de céder aux exigences d’Israël Page B 5 ?w w \\ .ledevoir.co in ?LE DEVOIR KYOTO Uautomobile dans la mire d’Ottawa Le fédéral veut voir s'améliorer de 25 % l'efficacité des moteurs HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Maintenant que le Canada a annoncé qu’il ratifierait le protocole de Kyoto, la question est de savoir comment il s’y prendra.Les premières informations qui commencent à filtrer indiquent qu’Ottawa mettra en place des mesures pour rendre le parc automobile canadien plus efficace.An menu: des moteurs plus performants et de l'essence moins polluante.Selon les informations recueillies par Le Devoir, le gouvernement fédéral fera en sorte que la moyenne des voitures produites au Canada soit 25 % plus efficace dans la consommation d’énergie qu’en ce moment «On cherche une amélioration de 25 % par rapport à aujourd’hui», a indiqué une source proche du dossier.L’objectif n’est pas encore assorti d’un échéancier précis.On veut inciter les manufacturiers à produire des moteurs plus efficaces et favoriser les moteurs hybrides électricité-essence comme celui de la Toyota Primus, par exemple.Par quel moyen?Inventera-t-on des incitatifs fiscaux?Des congés de taxes?Ottawa n’est pas encore décidé à ce propos, et les ministres ne se seraient pas encore fait recommander une solution plutôt qu’une autre par leurs fonctionnaires.Selon la même source, toutefois, une taxe sur les grosses voitures gourmandes en énergie Oes utilitaires, SUV et autres tanks urbains) ne serait pas une option considérée pour le moment.«On n’a pas mis une telle idée devant les ministres.Aujourd’hui, ce n’est pas dans les cartes», dit-on en ajoutant que les plans peuvent changer encore beaucoup.VOIR PAGE A 8: AUTOMOBILE O"*****1* PETERS JONES REUTERS Le chef de l’ADQ, Mario Dumont, s’est adressé hier aux membres du Canadian Club de Toronto en passant presque sous silence la question constitutionnelle pour ne s’en tenir qu’à son programme economique.Dumont charme Toronto «Rafraîchissant», entendait-on hier au Canadian Club KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Toronto — Pour sa première sortie dans la cour des hauts financiers, au très sélect Canadian Club de Toronto, le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a livré hier un discours jugé «rafraîchissant», un discours à saveur économique qui relègue au second rang les chicanes constitutionnelles.Ce n’est d'ailleurs qu’en fin de discours que M.Dumont a survolé la question nationale.«Et ce n'est pas un accident», a-t-il lancé aux quelque 200 hommes d’affaires venus l’entendre.Sans détour, Mario Dumont a dit proposer le rejet d’une certaine approche politique qui a occupé les trente dernières années de débats six'iaux au Québec.Plus tard, il a affirmé aux journalistes que «ceux qui veulent rouvrir les chicanes constitutionnelles, ils feraient une erreur de voter pour l'ADQ».«Nous, on n’a pas l’intention d’ouvrir des horizons nouveaux _ avec la moitié d’une patte dans les horizons du passé.On tourne la page et on avance.Je pense qu 'il y a beaucoup de gens qui ont été divisés dans le passé, qui ont fait partie de camps opposés et qui veulent s'unir pour construire quelque chose de neuf», a ajouté M.Dumont.VOIR PAGE A 8: DUMONT ARRONDISSEMENTS Tremblay prend aux riches pour redistribuer aux pauvres Un fonds de péréquation sera créé à Montréal FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Gérald Tremblay troquera bientôt son chapeau de maire pour celui de Robin des bois.En effet, il créera un fonds de péréquation qui lui permettra, en vue du budget 2003, de prendre dans les coffres des riches banlieues de File pour aider les arrondissements moins nantis du centre.Le fonds permettra à la Ville de gonfler les dotations versées aux arrondissements dans le besoin.Les crédits ainsi obtenus seront par la suite intégrés de façon permanente aux budgets annuellement alloués aux arrondissements.De plus, la Ville ajoutera un «foruls ponctuel de correction» afin de «corriger certaines iniquités» vécues par les arrondissements.Selon le communiqué distribué hier, «une somme additionnelle pourra ainsi être versée à des arrondissements qui vivent, à juste titre, des situations particulières, compte tenu de leur structure particulière, et dont la dotation de 2002 n ’a pas tenu compte».C’est le président du comité exécutif de Montréal, Frank Zampino, qui a annoncé la création prochaine de ces fonds, hier.«Pour avoir vu quelques simulations, je peux vous dire que ce sont notamment les arrondissements de l’ex-Ville de Montréal qui vont pouvoir bénéficier de la péréquation», a-t-il dit M.Zampino a expliqué que ces fonds sont un premier pas vers une plus grande répartition de la richesse sur File de Montréal, une obligation prévue à la Loi sur les fusions municipales.«Il ne faut jamais oublier que la loi 170 prévoyait déjà une péréquation en matière de taxation.VOIR PAGE A 8: TREMBLAY INDEX Annonces B4 Avis publics.B 6 Bourse.B 2 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.B 5 Mots croisés.B 6 Météo.B6 Sports.B 6 Télévision.B 7 oo IMMOBILIER Montréal attire les acheteurs américains La faiblesse du taux de change en serait la raison première JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Comme c’est le cas depuis des mois, le marché de la revente de maisons est fort actif dans tout le Canada et les prix demeurent en hausse, constatait hier Royal LePage.Mais, nouveauté, le courtier en valeurs immobilières note une présence accrue d’acheteurs étrangers, notamment à Montréal.«Le Canada est devenu un paradis pour les investisseurs américains et internationaux qui font l’acquisition de propriétés résidentielles et récréatives», souligne le communiqué de Royal LePage, qui résume le bilan trimestriel de l’activité immobilière dans les grandes villes du pays.«Ilya toujours eu des acheteurs européens ou américains pour des résidences secondaires, comme des maisons de vacances à l’île du Prince-Édouard, précisait hier au Devoir Sherry Chris, vice-présidente chez Royal LePage.Mais ce qu'on voit maintenant, ce sont des Américains qui s’achètent une maison au Canada.» Et Montréal se classe au premier rang des villes privilégiées par nos voisins du sud.Le prix moyen des maisons y est beaucoup moins élevé qu'à Toronto, souligne Mme Chris.Qui ajoute que la faiblesse du dollar canadien (une maison à 200 000 $ revient à environ 130 000 $ US pour un Almé-ricain, illustre-t-elle), les bas taux hypothécaires et le côté cosmopolite de Montréal finissent de séduire les investisseurs.«Il y a aussi l’industrie du cinéma qui donne plus de visibilité à Montréal», remarque Diane Ménard directrice de la zone montréalaise chez Royal LePage.VOIR PAGE A 8: ACHETEURS PHILLIP V.CARUSO PARAMOUNT PICTURES Des films comme The Score (Le Grand Coup) ont fait connaître Montréal à l’étranger.Ici, les acteurs Robert de Niro et Angela Bassett lors d’une scène tournée dans le Vieux-Montréal.Les médecins d’urgence créent un syndicat indépendant Ils veulent se libérer du «carcan» de la Fédération des médecins omnipraticiens ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La grogne qui sévissait entre les médecins d'urgence et leur fédération médicale est en passe de se transformer en divorce.Aujourd’hui, les médecins d’urgence demanderont au ministre de la Santé François Legault de les libérer du «carcan» de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et créeront un syndicat indépendant.Cela fait des mois déjà que le fossé se creuse entre les médecins d’urgence et la FMOQ.En juillet dernier, l’adoption de la loi 114 a fait éclater au grand jour les dissensions entre les médecins d’urgence et leur fédération, et des menaces de désaffiliation avaient commencé à circuler.Demain, les médecins d’urgence passeront de la parole aux gestes en créant le Réseau des médecins d’urgence du Québec (REMUQ), un organisme syndical qu’ils espèrent voir reconnu par Québec comme une partie négociante indépendante de la FMOQ.Cet organisme militant a obtenu la caution morale de plusieurs membres du conseil d’administration de l’Association des médecins d’urgence du Québec (AMUQ), un organisme spécialisé dans les questions professionnelles et scientifiques entourant la médecine d’urgence.«Ija vraie raison pour laquelle nous procédons ainsi, c’est que, depuis la loi 114, nous nous sentons floués par ce qui se passe et nous reconsidérons notre affiliation à la FMOQ», a affirmé hier le Dr Luc Bessette, médecin d’urgence à l’hôpital Saint-Luc.Les médecins d’urgence estiment que leur fédération a traîné la patte et a négligé de s’intéresser à la question des urgences ces dernières années.VOIR PAGE A 8: MÉDECINS Lisez cette page avant qu'un scalpeur ne l'arrache.\\ *•
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