Le devoir, 26 septembre 2002, Cahier A
MICHEL DAVID ÉCONOMIE Les marchés boursiers relèvent la tête Page B 1 ’V N A ?w w yy .led e v o r .c o m ?Darling Mario, poor]ean Page A 3 LE DEVOIR V o l .X (I I I N “ 2 1 8 ?1.E ,1 K UDI 21! S E I’ T E M 1! R K 2 O O 2 8 7c * i \ \ i n I $ L’impasse persiste AGENCE FRANCE-PRESSE POUR la première fois depuis le début de l’opération israélienne en Cisjordanie le 19 septembre, le couvre-feu a été levé hier pendant quelques heures à Ramallah.Un groupe de Palestiniens a profité de l’occasion pour manifester contre le siège, par Tsahal, du quartier général de Yasser Arafat.L’impasse semblait encore totale toutefois entre Israël et l’Autorité palestinienne, les deux parties continuant à camper sur leurs positions.Nos informations en page B 5.Les médecins veulent un protocole de Kyoto avec des dents HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Au moins 2000 médecins canadiens demandent au gouvernement fédéral de ne pas dénaturer le protocole de Kyoto et de le mettre en œuvre de manière à réduire au maximum les émissions en sol canadien, et non à l’étranger, afin d'améliorer la santé publique.Les médecins font valoir qu’il y a un énorme bénéfice sanitaire à améliorer la qualité de l’air en diminuant les gaz à effet de serre (GES).Mais pour cela, la «vaste majorité» des réductions d’émissions de GES devra s’effectuer au pays.«Nous, ce à quoi on s’attend du gouvernement canadien, outre qu’il ratifie Kyoto et qu’il l'implante, c’est de s’assurer que l’effort canadien pour nos réductions soit extrêmement important parce que c’est là qu’on a les bénéfices de santé escomptés», a indiqué hier le Dr Louis Drouin, de la Direction de la santé publique de Montréal-Centre.En vertu du protocole de Kyoto, le Canada devra ramener ses émissions de GES à 571 mégatonnes d’ici 2012, soit 6 % en dessous du niveau de 1990.Cela équivaut à un effort de réduction de 238 mégatonnes de GES.Or Ottawa cherche à obtenir des crédits (70 mégatonnes, soit presque le tiers de son effort prévu) pour ses exportations d'énergie dite propre, ce qui contribuerait à diminuer les émissions dans les pays importateurs, et non ici.Le Canada entend aussi beaucoup tabler sur l’achat de droits d’émissions à d'autres pays qui ne les utilisent pas, ce qui revient à acheter des droits de polluer.Le Canada avait déjà obtenu des crédits pour la présence de ses forêts, rebaptisées -puits de carbone».Bref, plusieurs ont l’impression qu’Ottawa fera tout pour avoir à réduire le moins possible ses propres « Si on utilise seulement la formule de crédits, on ne réglera pas nos problèmes dans nos villes concernant le smog» ^ I rr~£-rr'i*r*iu?cr~!, * - t V' Les héroïnomanes, une clientèle trop compliquée La réticence des médecins freine les efforts de la santé publique pour convertir les héroïnomanes à la méthadone BRIAN MYLES LE DEVOIR VOIR PAGE A 10: KYOTO INDEX Actualités .A3 Éditorial A8 Annonces .B 6 Idées A9 Avis publics .B 4 Les sports B 6 Bourse .B2 Mots croisés B 4 Culture .B 8 Télévision B 7 Économie .B 1 Météo B 6 Les efforts de la santé publique pour convertir les héroïnomanes à la méthadone sont freinés par la réticence des médecins qui ne veulent pas s’occuper de cette clientèle jugée difficile à Montréal.Après quatre ans d’efforts pour réduire les méfaits associés à l’héroïne, la Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de Montréal-Centre est dans l’impasse.11 manque encore «de 100 à 150 médecins» pour atteindre les objectifs de départ, soit de traiter la moitié des 5000 héroïnomanes de la métropole à la méthadone.A l’heure actuelle, 71 médecins sont qualifiés pour prescrire de la méthadone contre 43 en 1998, ce qui constitue déjà un bond significatif.«Mais le recrutement demeure le talon d’Achille de notre programme, a avoué hier Monique Tessier, chef du service de l’adaptation sociale à la Régie.On ne se rendait pas compte à quel point il était difficile de recruter des médecins prescripteurs.» Prise de court par l’expansion du marché de l’héroïne dans la première moitié de la décennie 90, la Santé publique s’est rattrapée avec brio dans les quatre dernières années en misant sur la réduction des méfaits cau- Le taux de rétention du programme Relais méthadone est de 70 %, ce qui est plutôt exceptionnel en toxicomanie, où les spécialistes du traitement s’accommodent généralement d’un taux de succès de 50 % sés par les drogues injectables.Québec y a mis l’argent un million par année sur le territoire de Montréal pour financer des projets destinés à freiner l’expansion du VIH ou de l’hépatite par la voie insidieuse des aiguilles souillées.L’accès à la méthadone est devenu une priorité: 658 héroïnomanes bénéficiaient d’un traitement de substitution en 1998.Ils sont aujourd’hui 1198.L’objectif reste inchangé, soit de rattraper 2500 héroïnomanes, a dit Mme Tessier.Même les jeunes de la rue sont devenus des cibles prioritaires pour la Régie.C’est parmi les marginaux que la consommation d’héroïne est la plus élevée (5 % se piquent tous les jours).Ils affichent aussi les pires taux de prévalence au sida.Pour les rejoindre, la Régie a financé Relais méthadone, un projet-pilote d’accès à bas seuil qui a fait la preuve de son utilité.Implanté dans les locaux de Cactus, Relais méthadone rejoint 250 jeunes de la rue, moins de quatre ans après son lancement Les critères d’admisr sion sont plus souples que dans les programmes institutionnels.Le jeune peut décrocher ou raccrocher à la méthadone sans qu’on lui pose trop de questions.Et surtout VOIR PAGE A 10: HÉROÏNOMANES Legault met de l’eau dans son vin Le ministre se dit prêt à remettre en question Vidée des «contrats d'engagement» des médecins ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Dans la tourmente depuis que sa loi spéciale sème la colère chez les médecins, le ministre de la Santé, François Legault a appelé hier à la conciliation et semble maintenant prêt à jeter du lest en ce qui concerne les contrats d’engagement qu’il voulait imposer pour assurer la répartition des effectifs médicaux au Québec.le ministre Legault a d’abord indiqué hier à Québec que les négociations avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) allaient s’in-tensifier au cours des prochains jours et qu’il avait maintenant lx>n espoir de pouvoir en arriver à une entente rapidement Et cela, parce que des propositions concrètes lui auraient été présentées par la FMSQ.Sans dévoiler la teneur de ces propositions, la FMSQ a confirmé hier que le calendrier des rencontres allait s’accélérer d’ici la fin de la semaine.Rien d’étonnant, puisque dans une lettre ouverte VOIR PAGE A 10: LEGAULT Moscou dénonce la propagande britannique Bush veut augmenter Vaide militaire à l’opposition irakienne D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — la polémique entre partisans et adversaires d’une action décisive contre, Saddam Hussein a rebondi hier, tandis que les Etats-Unis pressaient leurs alliés de l’OTAN d’appuyer un changement de régime à Bagdad et s’apprêtaient à demander au Congrès davantage d’aide, y compris militaire, pour l’opposition irakienne.Au lendemain de la publication par le gouvernement britannique d’un dossier, très contesté, de 50 pages sur l’arsenal militaire présumé du président irakien, le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov, dont le pays est opposé à des frappes, a appelé la communauté internationale à mettre une sourdine à «l'agitation propagandiste».«Seuls les spécialistes peuvent juger s’il y a des armes de destruction massive en Irak», a-t-il affirmé en rappelant que Moscou «cherche activement à obtenir un retour immédiat des experts» internationaux à Bagdad et qu’il faudrait attendre leurs conclusions pour se prononcer.A Washington, le débat sur une éventuelle intervention américaine en Irak a déclenché de violentes hostilités verbales, les démocrates accusant le président Bush de politiser ce sujet à leur détriment pour influencer l’issue des élections législatives de novembre.Fidèle à lui-même, M.Bush a mis hier l’Irak et l’organisation terroriste al-Qaïda, a l’origine des attentats du 11 septembre 2001, sur le même pied.«Le danger est qu’ils travaillent de concert, le danger VOIR PAGE A 10: MOSCOU CULTURE Montréal aura sa politique culturelle d’ici 2003 ¦ À lire en page B 8 778313000672 Lisez cette page avant qu'un scalpeur ne l'arrache.¦T ofjilo *\ y/Ÿ »,tas 410 «an0** * -fr^O I So«r.» Action ooo,o°* Pour remercier ses clients résidentiels, Bell leur offre 500 paires de billets.Vous aimeriez assister gratuitement au match inaugural des Canadiens au Centre Bell ?Composez vite le 1 866-870-8000 et découvrez instantanément* si vous serez de la partie pour l'événement le plus couru en ville ! 1 866-870-8000 *Sous réserve de répondre à une question d'ordre mathématique.Aucun achat requis.Concours ouvert aux résidants du Québec âgés de 18 ans et plus possédant une ligne résidentielle de Bell Canada en date du 16 septembre 2002.Le concours se déroule du 24 au 28 septembre 2002 ou jusqu'à épuisement des prix, dont la quantité diminuera tout au long du concours, selon la première éventualité.Les appels gagnants seront déterminés au hasard de façon électronique au fur et à mesure des appels pendant la durée du concours.La valeur individuelle des paires de billets varie de 41,40$ à 207$.Règlement du concours disponible sur www.bell.ca/reglement.allez-y y * i LE DEVOIR.LE J E L D I 2 (> S E I* T E M R R E O O -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS A Michel David ?Darling Mario, poorJean La fois où Jacques Parizeau est allé s'adresser au Canadian Club, en novembre 1994.il a été presque agressé par une espèce de kamikaze de l'unité canadienne après son discours.Un de ses gardes du corps avait dû régler le problème d'un bon coup de genou à un endroit stratégique.Tout un contraste avec l’accueil réservé à Mario Dumont La première section du National Post de mardi ressemblait à un publi-reportage payé par l’ADQ.On peut comprendre le ravissement des membres du Canadian Club en découvrant un politicien québécois plus à droite que Mike Harris et Ralph Hein.Les Québécois seront certainement ravis d’apprendre qu'ils habiteront bientôt «l’Alberta de l'Est».Pétrole en moins, bien entendu.Le Canada anglais a toujours adoré le Québec quand celui-ci s’efforce de lui ressembler.C’est à partir du moment où il prétend affirmer une «distinction» débordant quelque peu le folklore que les problèmes commencent.Là encore, le chef de l’ADQ a été un vrai petit ange.Comprenons-nous bien.Personne ne lui demandait d’aller brandir un chiffon rouge à Toronto, mais il aurait quand même pu glisser dans son discours une toute petite phrase pour dire que le problème concernant la place du Québec au sein du Canada n’était pas encore réglé.Imaginez le bonheur de ses auditeurs torontois en l’entendant déclarer que ni un référendum ni la Constitution n'apparaissaient sur son écran de radar.Quand il les a avertis qu’il entendait faire du Québec un «féroce compétiteur» de l’Ontario, ils ont même eu la gentillesse de ne pas sourire.?L’ADQ étant sa créature, il ne faut sans doute pas s’étonner que M.Dumont en charcute le programme à sa guise.De toute manière, personne au sein de son parti ne l’a jamais contredit.En deux petites phrases, il s’est donc permis d’en effacer un chapitre entier et non le moindre.S’il est vrai que la tenue d’un référendum n’est pas à l’ordre du jour d’un gouvernement adéquiste, il en va tout autrement de la Copstitution.Du moins, on pouvait le croire jusqu’à lundi.A la page 108 de la plus récente mouture du programme, on peut lire: «L’ADQ fera en sorte que le gouvernement du Québec, au nom de l’Assemblée nationak, saisisse k gouvernement du Canada et celui des neuf autres provinces d’une proposition formelle visant à entreprendre des négociations afin de redéfinir tant les pouvoirs constitutionnels du Québec à l'intérieur du Canada, que l’équilibre de notre union politique.» Concrètement cette proposition reprendrait essentiellement les demandes du rapport Allaire, qui recommandait de reconnaître au Québec l’exclusivité des pouvoirs dans vingt-deux champs de compétence actuellement partagés entre Ottawa et les provinces ou que le gouvernement fédéral a carrément envahis.A en croire les propos que M.Dumont a tenus à Toronto, ce chapitre du programme de l’ADQ est désormais caduc ou renvoyé aux calendes grecques.Son gouvernement serait un «participant dynamique et créatif aux divers forums du système politique canadien», mais il ne cherchera pas à rouvrir le dossier constitutionnel.Plusieurs se demandaient ce qu’il ferait le jour où il se heurterait à un nouveau refus de la part du Canada anglais: se tourner vers la souveraineté ou s'écraser comme Robert Bourassa?On aurait dû se douter qu’il choisirait une «troisième voie»: ne rien demander, de manière à ce qu’on ne lui refùse rien.Quelle est la différence avec la politique constitutionnelle du PLQ, qu’il a toujours qualifiée d a-plat-ventriste?Pas étonnant que Bay Street déjà séduit par son anti-étatisme, ait fait de Mario Dumont son nouveau darling.Devant l’apparente désaffection de la population pour le projet souverainiste, plusieurs en étaient venus à la conclusion que la nouvelle proposition de paix constitutionnelle de l'ADQ était un passage obligé avant la tenue d’un nouveau référendum.Il était sans doute malheureux que M.Dumont soit aussi à droite, mais la souveraineté était plus importante que tout Le discours de Toronto exclut ce genre de calcul.?Si Bernard Landry a tout lieu de se réjouir de cette clarification, il en va tout autrement de Jean Charest.Aussi bien à Toronto qu’au Québec, le monde des affaires vient de lui tourner officiellement le dos.Jusqu’à présent, ceux qui l’avaient parachuté au Québec pour sauver le Canada, en 1998, s’étaient efforcés de ne pas étaler en public la grande déception qu’il leur avait causée, se contentant de le semoncer en privé.Cette fois-ci, ils le larguent au grand jour.Poor Jean, ils l’aimaient bien pourtant Après l’accueil que Toronto a réservé au chef de l'ADQ, l’annonce que le président de Canam-Manac, Marcel Dutil, présidera sa campagne de financement signifie clairement que sa malheureuse participation à la campagne du OUI en 1995 a été oubliée.Aux yeux de l’establishment financier, l’ADQ est désormais une solution valable, qu’ils soutiendront de leurs deniers, et que même les électeurs les plus fédéralistes ne devraient pas hésiter à choisir.Alors qu’il semblait avoir trouvé un nouveau souffle avec son plan d’action, M.Charest a clairement accusé le coup.Mardi, à Québec, la tentative de minimiser la défection de Marcel Dutil en soulignant la présence de son frère Robert dans la salle était franchement pathétique.Alors que Marcel est une figure emblématique de Québec Inc., le passage de Robert dans le gouvernement Bourassa n’aurait laissé aucune trace n’eût été la controverse qu’il a soulevée, à titre de ministre responsable de la Famille, en installant la sienne dans une commune.Au début de 1998, Daniel Johnson avait compris à la lecture d'un article dévastateur publié dans le prestigieux magazine britannique The Economist que les milieux d’affaires l'avait lâché.Il en avait tiré la conclusion qu'il était préférable de partir.S’il décide de boire le calice jusqu’à la lie, M.Charest risque de trouver les prochains mois très pénibles.mdavid@ledevoir.com L’hormonothérapie reste valable Les gynécologues se veulent rassurants en dépit des résultats inquiétants d’une recherche jugée sérieuse Pas de panique! L’hormonothérapie substitutive qui est prescrite pour enrayer les symptômes graves de la ménopause ne menace pas la santé des femmes en cours de traitement.PAULINE GRAVEL LE DEVOIR La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) s’est faite rassurante hier en conférence de presse en affirmant que les femmes soumises à l'hormonothérapie de substitution (HTS) combinée n’ont pas à craindre outremesure de souffrir d'un cancer du sein ou d’une maladie cardiaque, contrairement à ce que semblait prétendre une récente étude américaine.la SOGC recommande même à ses membres de continuer à prescrire une HTS — combinant une œstrogène à une progestine — pour une période allant jusqu'à quatre ans aux femmes qui traversent avec difficulté les changements hormonaux survenant au cours de la ménopause, les autorités de la profession insistent toutefois pour que toute prolongation du traitement au-delà de ces quatre années soit évaluée régulièrement afin de soupeser les avantages et les méfaits du traitement pour chaque patiente compte tenu de son état de santé et de ses prédispositions à certaines maladies.L’annonce en juillet dernier des résultats troublants d’une vaste étude, qui a été interrompue par les chercheurs en raison des risques que laissait courir l’HTS aux participantes, avait semé la panique chez les milliers de Canadiennes qui reçoivent actuellement une telle médication.Dans la foulée de cet événement, la SOGC a demandé à un groupe d'experts d’analyser minutieusement les résultats de cette enquête, que le Dr Vyta Senikas, vice-présidente de la SOGC, qualifie néanmoins de sérieuse en raison de sa longue durée, de la rigueur de son protocole et du nombre de participantes (16 000 âgées entre 50 et 79 ans).De leur révision, les experts ont donc retenu que l’HTS combinée est efficace et sécuritaire durant les quatre premières années de son application.«Ce traitement peut servir à soulager les symptômes perturbateurs de la ménopause, tels que les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginak, l’insomnie, les sautes d’humeurs graves et les pertes de mémoire», praise k* D Claude Fortin, pn> sident de l'Association des gynécologues et obstétriciens du Québec.«Certaines femmes éprouvent des symptômes si pénibles qu'ils nuisent à leur santé et emptri-simnent leur qualité de vie ainsi que celle de leurs pairs.» la SOGC se fait toutefois plus prudente dans les directives adressées à ses médecins.«Il n 'est désormais plus recommandé d'avoir recours à l'HTS chez les femmes ménopausées dans le seul but de prévenir les maladies cardiaques», prévient le D'Fortin — et ce, en dépit du fait que l’incidence de ces maladies monte en flèche après la ménopause compte tenu de la disparition de l’effet protecteur des œstrogènes.Car l’étude de la Women’s Health Initiative (WHI) a démontre, contrairement à ce que l’on croyait, qu’une HTS de longue durée ne prévient pas ces problèmes de santé et même les augmente sensiblement.«Les femmes qui ont subi une HI'S combinée durant plus de quatre ans n'ont toutefois pas à s'inquiéter car les chercheurs ont décelé un accroissement extrêmement faible du risque de maladies cardiaques.Un risque bien inférieur à celui relié à tous les autres facteurs prédisposant à ces maladies», precise le D' Fortin.L’étude de la WHI a par ailleurs révélé un accroissement du risque de cancer du sein chez les femmes suivant une HTS, a précisé par ailleurs le D'Senikas.«D risque pour chaque femme était toutefois extrêmement faible puisqu ’il ne dépassait pas 0,1 % par année d'administration, dit-elle.De plus, ce risque ne s’est manifesté que chez les femmes sous traitement depuis plus de quatre ans.Et il redescend au niveau de base cinq ans après l'arrêt de l'HTS.» La SOGC avertit également les gynécologues d’éviter de prescrire autant que possible PH I’S combinée et prolongée comme moyen principal de prévention de l’ostéoporose et du cancer colorectal, bien que l’étude WTI ait clairement montré les effets bénéfiques du traitement hormonal sur l’incidence de ces deux affections.Four prévenir la perte de masse osseuse qui survient à la ménopause, les médecins conseillent plutôt d’éliminer le tabac, de réduire la consommation d'alcool et de prévoir un régime alimentaire riche en calcium et en vitamine D.Four les femmes dotées d'une prédisposition familiale à l’ostéoporose, une panoplie de médicaments agissant spécifiquement sur l’ossature pourront être prescrits, ont indiqué les deux médecins.Squat, sweet squat.fiMk L- , ____ REUTERS LADEUCATE question des squatters continue de secouer Toronto et Vancouver.Hier, des squatters et des protestataires de Vancouver, comme Claude Maurice que Ton aperçoit sur la photo près de son lit de fortune, ont réclamé que les autorités interviennent pour fournir du logement social abordable.Mardi, des douzaines de sans-abri, qui avaient élu domicile sur des terrains vagues devant le port de Toronto, ont été évincés sans ménagement.Maintien des services à l’urgence Chandler subit les contrecoups de la loi Des médecins-dépanneurs font rayer leur nom de la liste de volontaires THIERRY H ARO U N COLLABORATION SPÉCIALE Chandler— L’adoption de la loi 114 qui doit per mettre aux hôpitaux de garder les urgences ouvertes 24 heures par jour, sept jour par semaine, pourrait provoquer exactement l'effet contraire, si l’on en croit la direction de l'I lôpital de Chandler en ( laspésie.Depuis la mise en vigueur de cette loi, «nous avons perdu toute collaboration de la part des médecins-dépanneurs», a expliqué au Devoir le directeur des services professionnels et hospitaliers de l'I lôpital de Chandler, le I)' Samer Daher.«Aujourd'hui, on voit les conséquences négatives dr la loi 114.» Depuis jeudi dernier, dit-il, trois médecins ont retiré leur nom de la liste de dépannage pu" crainte d’être assignes de foret».Ainsi, M.Daher ne sait toujours pas comment il pourra remplacer l’un des médecins qui devaient être à l’horaire samedi.Un médecin a dû annuler sa semaine de travail, prévue pour la fin novembre, en raison d'une assignation, par huissier, à Jonquière.«Cette loi devrait être retirée.Elle nous nuit plus qu'autre chose», a affirmé M.Daher.Il déplore d’ailleurs que le ministre n’ait pas consulté les directions d'hôpitaux des régions éloignées lors de l’élaboration de la loi 114.Soixante-cinq pour cent des quarts de travail de l'urgence de Chandler sont comblés par les médecins-dépanneurs.En plus de la rémunération (de 600 $ à 800 $ par jour) pour le travail effectué, ces derniers se font payer le billet d’avion, leur temps de déplacement, l’hébergement, une voiture de location, et ils reçoivent une allocation alimentaire quotidienne de 46,25 $.Au-delà du problème de devoir combler les quarts de travail de son urgence, le D' Daher fait face à une autre difficulté d’importance: il lui manque, depuis trois ans, dix médecins-généralistes pour combler son effectif médical, sur un total de vingt-trois.«D recrutement chez les jeunes médecins, dit-il, est un travail de longue haleine.Ça peut prendre jusqu d deux ans pour réussir à convaincre un médecin de venir travailler par ici.» Deux fois l’an, des «Journées carrière» sont orga-nisées par la Fédération des médecins résidents du Québec afin de permettre aux hôpitaux des régions d’échanger avec les finissants en médecine.M.Daher est d’origine libanaise et a fait ses études en médecine au Québec.C’est en 1994 qu'il est venu s’installer à Chandler.«Je me plais en Gaspé-sie», insiste-t-il.« Nous avons perdu toute collaboration de la part des médecins- dépanneurs» la difficulté du recrutement des jeunes médecins, soutient-il, repose en partie sur leur méconnaissance des régions-ressources.«Ils ont l’impression qu’on fait de la médecine de brousse et qu'il n’y a ni loisirs, ni sports, ni vie culturelle et sociale en Gaspésie.Dur éducation générale en matière de régions rurales est à revoir», suggère-t-il.M.Daher propose aussi, en guise d’incitatif, d’augmenter la prime d’installation de ces médecins.Actuellement, la prime en question est de 25 000 $ échelonnés sur quatre ans.Un médecin qui pratique en région reçoit 115 % de son salaire (de 1(X) (XX) $ à 140 000 $) les trois premières années de pratique, 120 % les trois années suivantes et 120 % la septième année.Tout cela devrait être revu à la hausse, affirme le D' Daher.Interrogé sur l’état des finances de son hôpital, le Dr Daher répond (pi «on a fait des efforts considérables» depuis la mise en tutelle de l’hôpital en 1999, alors que son déficit avoisinait les \ ,2 million.L’hôpital de Chandler a dégagé un surplus financier de 439 (XX) $ pour l’année fiscale se terminant le 31 mars 2002 (en raison des postes non comblés en physiothérapie, en ergothérapie et en médecine nucléaire, entre autres choses).Toutefois, M.Daher soutient que son parc technologique «tire la patte»', il faudrait y injecter entre 1,5 million et deux millions de dollars.Des travaux de réaménagement et d’agrandissement sont présentement en cours à l’Hôpital de Chandler.le coût des travaux est estimé à 8,1 millions.Hausse des meurtres entre conjoints PRESSE CANADIENNE Pour la première fois en six ans, les homicides entre conjoints ont augmenté au pays en 2001, selon des données rendues publiques hier par Statistique Canada.Un total de 86 homicides entre conjoints ont été signalés en 2001 comparativement à 68 en 2000, la première augmentation depuis 1995.Le nombre d’hommes accusés d'avoir tué leur conjointe actuelle ou passée a été de 69 en 2001.Le nombre de femmes accusées d'avoir tué leur mari a été de 16, tandis qu’un homicide a été commis par un conjoint de même sexe.Au total, 52 % de toutes les victimes de sexe féminin et 8 % de toutes les victimes de sexe masculin en 2001 ont été tuées par une personne avec laquelle elles avaient eu une relation intime à un moment donné, pendant le mariage ou encore au cours de fréquentations.Chez les jeunes, le taux de Canadiens âgés de 12 à 17 ans accusés d'homicide a chuté une troisième année consécutive, a son plus bas niveau en 30 ans.Ainsi en 2001,30 jeunes ont été accusés d’homicide, soit 13 de moins qu’en 2000 et considérablement moins que la moyenne annueDe de 52 enregistrée au cours de la décennie précédente.Statistique Canada fait en outre remarquer que les deux tiers des 485 personnes accusées d’homicide avaient des antécédents judiciaires, ce qui concorde avec les observations des années antérieures.La majorité de ces personnes avaient déjà été condamnées pour une infraction avec violence.MANTEAUX CACHEMIRE & LAINE IMPORTÉS DTTALŒ 1118, rue Sainte-Catherine Ouest 2' étage, Montréal • (514) 861-3636 Lun au ven 10 h à 18 h • Sam.10 h à 16 h voir, service 'Puis 2.S ans RÉGULIER m'S SOLDES 450 $ è LE Ü E V 0 I K .LE J E L' D 2 B S E P T E M B K E 2 » l» 2 A 4 LES ACTUALITES 300 millions pour améliorer le poste frontière Windsor-Detroit PRESSE CANADIENNE Windsor — Le premier ministre Jean Chrétien et le premier ministre ontarien, Ernie Eves, ont annoncé, hier, des investissements de 300 millions de dollars pour améliorer la fluidité à la frontière Windsor-Detroit et faciliter les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis.•Nous voulons nous assurer que notre frontière avec les Etats-Unis est non seulement sécuritaire mais aussi suffisamment fluide pour favoriser le commerce», a soutenu M.Chrétien lors d’une conférence de presse.«Si les échanges commerciaux constituent le sang de l'économie canadienne, alors l'entrée à Windsor en est le coeur qui lui permet de continuer à circuler», a poursuivi le premier ministre canadien.Pour sa part, le premier ministre Eves a qualifié de cruciaux les investissements annoncés, compte tenu des millions d'automobiles et de camions qui traversent la frontière entre Detroit et Windsor chaque mois.«Il est évident que nous devons faire tout ce que nous pouvons pour que les gens et les marchandises circulent rondement», a dit le premier ministre Eves.On estime à 13 milliard $US la valeur des échanges quotidiens à ce seul poste frontière.Un tiers des échanges commerciaux entre les deux pays passe par ce corridor, et un quart des camions qui ont franchi la frontière en 2000 sont passés par Windsor-Detroit Un comité fédéral-provincial indiquera d’ici 60 jours quels sont les projets spécifiques qui sont les plus susceptibles d’améliorer la fluidité du côté canadien de la frontière dans le corridor Windsor-Detroit.Le président de l’Association du camionnage de l'Ontario, David Bradley, s’est félicité de cette initiative tant attendue.Le Bloc veut s’attaquer aux paradis fiscaux Les compagnies doivent remplir leurs devoirs de citoyens corporatifs, dit Pierre Paquette Le Bloc québécois propose de faire un grand ménage d’automne dans les entreprises canadiennes en encadrant plus étroitement la gestion des capitaux et en mettant fin à l’utilisation des paradis fiscaux.ISABELLE RODRIGUE PRESSE CANADIENNE Les députés bloquistes Pierre Paquette et Richard Marceau déposeront trois projets de loi privés dès le début de la session parlementaire visant à rendre impossibles les revenus étrangers par l’entremise de paradis fiscaux, à protéger les petits investisseurs des fraudes commises au sein des entreprises et à obliger les administrateurs de caisses de retraite à considérer l’aspect éthique, moral et environnemental des placements.Rappelons que les projets de loi de députés doivent d’abord être pigés avant d’être déposés aux Communes et débattus.«Si les entreprises ont des droits, elles ont aussi des devoirs à titre de citoyens corporatifs», résume M.Paquette, député de Joliette et porte-parole du Bloc en matière de Finances.«tes Canadiens et les Québécois subissent actuellement un préjudice du fait qu’un certain nombre d’entreprises, de contribuables canadiens, utilisent des paradis fiscaux pour échapper à leurs responsabilités sociales», poursuit le député Paquette, qui propose de modifier la Loi de l'impôt sur le revenu.Depuis plus de sept ans déjà, les députés du Bloc québécois pressent le fédéral de réformer les bis pour rendre illégales les échappatoires fiscales à l’étranger.Leurs propos font écho à ceux de la vérificatrice générale Sheila Fraser, et à son prédécesseur Denis Desautels, qui s’inquiètent de voir les investissements étrangers grimper en flèche et réduire, du coup, l’assiette fiscale du Canada Les mieux nantis profitent des paradis fiscaux qui ne récoltent pas ou peu d’impôt et b fardeau fiscal des contribuables moyens s’alourdit Dans un rapport de décembre 2001, la vérificatrice générale soulignait qu’en 15 ans, à la Barbade seulement, au moins 53 contribuables canadiens avaient réussi à placer à l’abri du fisc quelque 800 millions de dollars.En 2001, on estime qu’environ 38,7 milliards ont été transférés dans les trois principaux paradis fiscaux, soit la Barbade, les Bermudes et les Bahamas.Par ailleurs, les récents déboires des petits investisseurs dans les scandales d’Enron aux États-Unis, et celui de Cinar au Canada, motivent le Bloc à demander des modifications au Code criminel afin de punir les fraudes financières et les transactions d’initiés.Cet autre projet de loi aurait pour but «d’envoyer un message clair aux dirigeants d’entreprises.On leur dit: Vous avez une responsabilité envers les actionnaires qui vous font confiance», fait valoir le porte-parole du Bloc en matière de Justice, Richard Marceau.Enfin, le troisième projet de loi a pour but de sensibiliser les gestionnaires de fonds de retraite à tenir compte des valeurs éthiques, environnementales et morales dans leurs placements.Il s'agit de l’initiative sur les investissements responsables que l’ex-député de Lac-Saint-Jean-Saguenay, Stéphan Tremblay, avait présenté l’an dernier.Hausse des prestations de vieillesse (PC) — Les bénéficiaires de prestations de sécurité de la vieillesse auront bientôt droit à une augmentation, plus précisément mardi de la semaine prochaine.L'allocation mensuelle de base accordée aux 65 ans et plus augmentera à 449,32 $, ce qui représente une augmentation de 13 % par rapp)rt au montant accordé au cours des trois derniers mois, a indiqué hier le ministère du Développement des ressources humaines.Le supplément de revenu garanti et l’allocation vont également augmenter de 13%.les prestations de sécurité de la vieillesse* sont révisées en janvier, en avril, en juillet et en octobre pour tenir compte de l’augmentation du coût de la vie mesuré par l'indice des prix à la consommation.EN BREF Une course à trois à la présidence de PADQ (Ix* Devoir) — la présidence de l’Action démocratique du Québec sera l’objet d’une bataille entre le politologue Guy laforêt, un des vice-présidents du parti, François Gendrqn, et un ancien président adéquiste, Jean Dion.A la fermeture des mises en candidature hier, à 17 h, les bulltetins des trois hommes avaient été déposés.Le responsable du recrutement de candidats, Marc Snyder, a finalement décidé de ne pas briguer le poste.Vraisemblablement, ses responsabilités actuelles lui suffisent! la choix du successeur d’Isabelle Marquis se fera lors du congrès de l’ADQ prévu les 5 et 6 octobre à Drummondville.Une union impossible (PC) — L’union de la droite canadienne n’aura pas lieu puisque les conservateurs en ont tué l’idée, affirme le chef de l’Alliance canadienne, Stephen Harper.En août dernier, les délégués du parti de Joe Clark ont rejeté toute possibilité de coopérer avec l’Alliance pour battre le Parti libéral.«Cette rencontre à Edmonton a été le moment décisif qui a mis fin à tous les espoirs d’unir les deux partis sous un même chapeau, explique M.Harper.Ils ont rejeté toutes les façons de faire.» A son avis, les conservateurs «vont rester dans leur coin et organiser une course au leadership pour désigner un chef à l’opposition de l'opposition».«Cela ne nous dérange pas», insiste-t-il.L’Alliance doit maintenant consacrer son énergie à attaquer les libéraux lors de la session parlementaire qui commence lundi, croit M.Harper.Le gouvernement embauchera des jeunes en priorité MATHIEU B O IVI N PRESSE CANADIENNE Québec — Le gouvernement québécois veut que les jeunes de 18 à 35 ans représentent jusqu’aux trois quarts de l’effectif recruté dans la fonction publique d’ici 2004-2005 et met de l’avant une douzaine de mesures pour mener à bien cette discrimination positive.Le ministre responsable de la fonction publique, Joseph Facal, a présenté hier, à Québec, un Plan d’action pour le rajeunissement de la fonction publique.Dans ce document, on retrouve une mesure qui fixe aux organismes et ministères québécois des objectifs de recrutement de 65 à 75 % de jeunes pour les trois prochaines années.De plus, 25 % d’entre eux devront être membres des communautés culturelles, des anglophones ou des autochtones.M.Facal a reconnu que la fonction publique avait un problème d’image et qu’il fallait déployer plus d’efforts pour intéresser Içs finissants aux carrières offertes par l’appareil d’État.Il a cependant fait valoir que 44 % des fonctionnaires quitteraient leur emploi d’ici 2012 et qu’il fallait s’assurer que l’appareil d’Etat reste capable d’offrir des services à la population.•C’est évident qu’il va falloir faire attention à ce que l’écart salarial ne se creuse pas trop avec le privé, mais avec l’atout de la sécurité d'emploi et des plans de carrière vraiment attrayants, on peut attirer des jeunes talents», a assuré M.Facal.Pour y parvenir, Québec investira 20 millions de dollars d’ici 2004 pour fàire connaître la fonction publique, pour embaucher des jeunes et pour intégrer et retenir les jeunes fonctionnaires.Entre autres mesures, on se propose d’effectuer davantage de campagnes de recrutement dans les établissements d’enseignement et d’offrir aux étudiants des stages, des emplois d’été et des emplois à temps partiel pendant leurs études.Ix porte-parole libéral en matière de fonction publique, Pierre Marsan, a rappelé que l’annonce de M.Facal surrient deux jours avant le congédiement de plusieurs centaines de jeunes occasionnels de la fonction publique.Ces jeunes, qui étaiçnt depuis un certain temps employés occasionnels de l’Etal mais qui ont échoué aux concours d’embauche mstaurés dans la fonction publique, perdent leur emploi qui est devenu permanent «Ce sont des jeunes qui ont une certaine expérience, qui ont été bien formés, qui ont eu des entraînements et qui ont souvent eu de bonnes évaluations, a-t-il souligné.Ils ont eu le malheur de ne pas réussir à un examen ou l’autre et on s’en défait, alors c’est paradoxal.» Agir contre les changements climatiques Ensemble, on peut y arriver.Les Canadiens ont relevé d^utres défis environnementaux Essence avec plomb Nous avons retiré le plomb de l’essence dans l’intérêt de la santé publique.Protection de la couche d’ozone L’utilisation inutile de CFC était pratiquement réduite à zéro en 1996.Recyclage Réduire.Réutiliser.Recycler.Les Canadiens se sont tournés vers le recyclage afin de réduire l’impact des déchets sur l’environnement.1+1 Gouvernement du Canada Government of Canada Quand il est question de changements climatiques, il faut passer à l’action.C’est notre responsabilité à tous.Les Canadiens ont su relever d'autres défis environnementaux tout en maintenant une économie forte.En travaillant tous ensemble — c’est-à-dire les gouvernements, les entreprises et les individus — nous pouvons aussi relever celui-ci.Pour en savoir davantage sur les actions prises par le gouvernement du Canada et ce que vous pouvez faire, composez le 1 800 O-Canada ou visitez le site www.canada.gc.ca.Canada y # Aux huissiers/ J nous opposons le bon sensy la réflexion/ les échanges.* Regroupement des Fédérations de médecins du Québec / Arcand BONJOUR MONTREAL, dès 5 h 30.CKAC 730 LAPIERRE ET COMPAGNIE, (lès 15 h 30.Lapierre LE DEVOIR.LE J E I' D I 26 SEPTEMBRE 2 0 0 2 LES ACTUALITES Un nouveau titre CLÉMENT ALLARD LE DEVOIR PAULINE MAROIS , que l’on voit ici avec le premier ministre Bernard Landry, a été assermentée, hier, ministre des Finances, de l’Économie et de la Recherche, à la suite d’un regroupement des trois ministères à vocation économique qui étaient déjà placés sous sa supervision.Cette restructuration bureaucratique, qui entrera en vigueur le 1” janvier 2003 et prévoit l’élimination de quelques entités administratives, a pour but d'assurer «un meilleur arrimage entre la conception des politiques économiques et leur mise en œuvre», a fait valoir Mme Marois.Aucune économie n ’est cependant prévue avant un an ou deux, a-t-elle admis.La taille du cabinet ministériel ne diminuera pas non plus avec la mise en place de ce «guichet unique», puisque Lucie Papineau et Solange Charest conservent leur poste respectif de ministre déléguée à l’Industrie et au Commerce et de secrétaire d’Etat à la Recherche, à la Science et à la Technologie.Elles continueront d’assurer des fonctions de représentation auprès des milieux économiques qui leur sont attribués, a précisé la nouvelle ministre des Finances, de l’Économie et de la Recherche.Caisses électorales des partis politiques Dutil reconnaît la nécessité de la loi sur le financement KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR L> homme d’affaires Marcel Dutil qui présidera la ’ campagne de financement de l’Action démocratique du Québec, ne trouve rien à redire des règles de financement des partis politiques en vigueur au Québec depuis 25 ans.«C’est parfait comme ça et ça devrait être comme ça au fédéral.C’est ça la démocratie.SJnon quelqu’un donne 100 OO $ avec des conditions.À 3000 $, il n’y a pas de favoritisme», a affirmé au Devoir M.Dutil.Inchangée depuis son adoption en 1977, la loi sur le financement des partis politiques ne permet que le financement individuel.Contrairement à ce qui est permis sur la scène fédérale, les personnes morales comme les entreprises et les syndicats, ne peuvent contribuer à la caisse des partis.Le maximum autorisé est de 3000 $.Ces règles de conduite sont considérées comme l’un des principaux héritages laissés par René Lévesque qui souhaitait ainsi éliminer les caisses occultes et assurer l’indépendance du gouvernement Après avoir participé activement dans le passé au financement du Parti libéral du Québec et à la campagne du NON lors du référendum de 1995, Marcel Dutil dit s’accommoder sans problème de cette loi d’autant que l’argent n’est pas le seul carburant d’une victoire électorale.«Une élection, ça ne se fait pas seulement avec de l’argent.Je pense que l’ADQ l’a prouvé dans les dernières partielles.L’ADQ avait un budget équivalent à 5 à 10% de ceux des autres partis.Ils travaillaient avec lût dans la piastre par rapport aux autres.L’implication des gens, les bénévoles, c’est aussi important que l’argent», a soutenu le p.-d.g.de Canam Manac.Ce dernier assure qu’il les gens d’affaires de son réseau ne devront avoir aucune attente quant à d’éventuels retours d’ascenseur.«Il n’y a aucune condition.Si les gens donnent de l’argent et demandent quelque chose en retour, c’est non; on ne prendra pas l’argent.L’ADQ défend ses idées mais n’aura pas de dettes envers qui que soit», jure-t-il.M.Dutil n’entend pas sollicité les travailleurs et dirigeants de son entreprise.Il n’avait pas non plus avisé ses collègues du conseil d’administration de Canam Manac de son engagement auprès du chef adé-quiste, Mario Dumont.La plupart des membres du ca contactés par le Devoir ont refusé de commenter le choix politique de M.Dutil.De son côté, Pierre Bourgie, président de la Société financière Bourgie, qui siège au ca, ne s’étonne guère de l’engagement de M.Dutil.«Que des gens aient le courage de s’impliquer dans les affaires de l’État, je trouve ça correct.Marcel Dutil est un homme intelligent qui a de l’expérience et une bonne relève dans son entreprise.Ce n’est pas le premier homme d’affaires qui s’affiche en politique», a souligné M.Bourgie.Une rencontre est prévue le 6 octobre prochain entre M.Dutil et les dirigeants de l’ADQ pour déterminer le plan de sollicitation et fixer l’objectif financier.«Je pense que je peux aider Mario est jeune et il a une vision du Québec que les autres partis politiques n’ont pas», conclut Marcel Dutil.RECHERCHE Ces produits naturels qui protègent le cerveau Comprendre les vertus du vin rouge et du thé vert permettra de concocter de nouvelles recettes PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Ce n’est plus un secret pour personne qu’un petit coup de rouge journalier prévient non seulement les maladies cardiovasculaires mais protège aussi les neurones du cerveau des effets dévastateurs du vieillissement normal et pathologique, comme dans la maladie d’Alzheimer.Mais par quel mécanisme le vin rouge exerce-t-il ses bienfaits sur les cellules nerveuses?Et les autres substances naturelles, telles que le gincko biloba et le thé vert, empruntent-elles les mêmes stratégies pour déployer leurs effets bénéfiques?I^es chercheurs explorent toutes ces voies souterraines afin de concocter de nouvelles recettes susceptibles de prévenir la désastreuse dégradation du cerveau qui survient dans la maladie d’Alzheimer.Qu’il s’agisse du resvératrol, du gincko biloba ou du thé vert, la plupart de ces substances naturelles protègent les neurones contre les radicaux libres, des composés très réactifs qui sont fabriqués en excès au cours du vieillissement et qui peuvent abîmer la membrane des neurones au point d’entrainer leur mort.Ces extraits de plantes freinent aussi les méfaits de la bèta-amyloïde, cette protéine naturelle produite en surabondance dans la maladie d’Alzheimer et qui stimule les voies génétiques et cellulaires conduisant à l’apoptose, ou suicide des cellules.«Chaque substance emprunte toutefois une voie différente pour protéger les neurones de cette mort programmée et des assauts des radicaux libres», explique le pharmacologue Rémi Quirion, directeur de l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies.«Le resvératrol, un des ingrédients actifs du vin rouge, active les MAP kinases, une famille d'enzymes qui induisent la synthèse d’agents neuroprotecteurs capables de détruire les radicaux libres.Les extraits de gincko biloba agissent quant à eux par l’intermédiaire de la protéine kinase C.» Même le facteur trophique insulinique de type I (IGF-I, pour insulinic growth factor-]), l’une des hormones naturelles sécrétées par les neurones du cerveau, active un système protecteur distinct dans lequel intervient l’AKT kinase.«Peut-être que, si on joue sur plusieurs de ces voies en même temps, on protégera davantage la cellule contre la mort», espère Rémi Quirion.Le chercheur prévient par ailleurs que ces produits naturels ne sont toutefois pas suffisamment puissants pour guérir une maladie qui fait déjà rage.La plupart d’entre eux n’exercent qu’une action préventive.Seul l’IGF-1 semble être en mesure de sauver les neurones devenus la proie des radicaux libres et de la bèta-amyloïde.«Lorsqu'on expose des neurones à la bêta-amyloïde pendant un ou deux jours, peu de substances arrivent à assurer la survie de ces cellules, précise Rémi Quirion.L’IGF-I est quant à lui très puissant et peut récupérer les neurones en péril.» Toutefois, la taille de la molécule est trop grosse pour être utilisée en clinique.Elle ne parvient pas à franchir la barrière hématoencéphalique, qui bloque son entrée dans le cerveau.Le laboratoire d’Uri Fara-govi, du département de pharmacologie de l’université McGill, s'applique actuellement à mettre au point de plus petites molécules mimant les effets de l’IGF-L Les résultats de cette recherche prometteuse sont attendus avec impatience.I LE D E V O I K .LE .1 E I l> I 2 « SEPTEMBRE 2 0 0 2 LES ACTUALITES Un appel à la prudence est adressé aux juges PRESSE CANADIENNE Les magistrats doivent éviter que leurs decisions soient influencées par l'air du temps, soutient la juge en chef de la Cour suprême du Canada A l'occasion d'un discours prononce mardi a l’Université de l'Alberta Mme Beverley McLachlin a mis en garde les juges contre la tentation •d'agir dans le feu du moment».Pour illustrer son propos, la magistrate s'est référée aux preoccupations pour la sécurité qui ont considérablement augmenté depuis les attentats terroristes du 11 septembre.•Les juges doivent résister à la tentation d’ajuster leurs décisions pour qu’elles s’adaptent à l'humeur générale du moment.Il peut arriver que coïncident la décision juste rendue et l'humeur générale, mais ce sont les valeurs à long terme de la société qui doivent servir à équilibrer les décisions judiciaires», a-t-elle soutenu.C’est cet équilibre, a-t-elle dit.que la Cour suprême a recherché dans sa décision de janvier dernier statuant que les réfugiés pouvaient être déportés vers des pays où ils étaient susceptibles d’être torturés, s’il existait un risque sérieux pour la sécurité canadienne.Les juges avaient en outre fait valoir qu’il fallait s’assurer que les réfugiés faisant face à la déportation puissent présenter leur point de vue lors des auditions à cette fin.«Tout juge doit se rappeler que la discrétion dont il dispose n’est pas absolue [.], qu’il a à tenir compte des intérêts conflictuels en présence, pour que la décision rendue représente le mieux possible les valeurs de la société», a expliqué la juge McLachlin.MONTRÉAL.Les inéquités ressortent plus clairement depuis les fusions Les arrondissements du centre se sentent mal servis en comparaison avec ceux de la banlieue Malgré une population plus importante, les arrondissements de l'ancienne ville de Montréal comptent beaucoup moins de professionnels que les ex-municipalités de banlieue.Selon l’opposition, cela fait en sorte que la réfection d’une route peut prendre quelques jours dans Saint-Laurent ou Verdun tandis qu'il faut six mois pour que le travail soit fait au centre-ville.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR La frustration est vive dans les neuf arrondissements de l’ancienne ville de Montréal.Alors que la fusion des villes de l’île avait pour but d'assurer une plus grande équité entre tous les citoyens, elle a surtout eu comme résultat de montrer avec plus de clarté les disparités qui existent entre le centre et la banlieue, croit-on, surtout en ce qui a trait à la disponibilité des professionnels (ingénieurs, agents techniques, dessinateurs, etc.).Les conseillers Martin Lemay (Ville-Marie) et Noushig Eloyan (Ahuntsic-Cartierville), notamment, jugent la situation inacceptable.Tous deux de l'Equipe Bourque, ils s'élèvent contre le tait que la plupart des arrondissements de banlieue ont une dizaine de professionnels chacun alors que les neuf arrondissements du centre ne s’en partagent que 63.•Si demain matin on veut lancer un appel d’offres, quel qu ïl soit, eh bien.on n est tout simplement pas capable.illustre Martin Lemay.Il faut absolument envoyer ça au central puis attendre une réponse.Le programme de réfection routière de l’arrondissement Ville-Marie, par exemple, était prêt en avril: nos choix étaient faits, les budgets étaient résert'és.Iss travaux n’ont commencé qu’il y a deux semaines! Dans les arrondissements de banlieue, dès que les budgets sont réservés, les professionnels n'attendent qu’une température clémente pour travailler.» Les chiffres sont assez éloquents à ce sujet, les arrondissements issus de l'ancienne ville de Montréal comptent donc une soixantaine de professionnels.Si l'on compare aux 12 professionnels qui travaillent dans l’arrondissement Verdun, nettement moins populeux, la différence est énorme.Et Verdun n’est pas un cas singulier, Saint-Léonard et Lasalle, pour ne nommer que ces deux exemples, ont respectivement sept et neuf de ces employés.•Ça ne donne rien d’avoir des budgets sans les ressources».fait remarquer Noushig Eloyan en faisant référence aux fonds de péréquation, annoncé plus tôt cette semaine, qui devraient renflouer It's coffres des arrondissements de l’ex-Montréal.Les conseillers du centre exigent donc que des professionnels soient spécifiquement assignes à chacun des neuf arrondissements.Au total, on souhaiterait que 120 professionnels soient ainsi affectés.l'es doléances, exprimées lors des rencontres tenues ces dernières semaines en vue du dépôt du budget 2003, n'ont i>as reçu d'oreille très attentive du côté de l'administration.Selon le pork-parole Martin Vian, il ne manque aucun professionnel au centre.•Isur nombre est nettement suffisants pour faire le tra-mil, dit-il.Iss retards constatés, d'ailleurs, ne pnmen-nent en rien d’un manque de personnel mais plutôt du fait que le PTI1 Programme triennal d'immobilisations! a été adopte très tard, soit en février dernier.» Même que, selon l'administration, la centralisation des professionnels, plutôt que d'être un problème, constitue la voie d’avenir puisqu’elle apporte des gains économiques énormes.Il n'est ix>s nécessaire, dans un tel contexte, d'embaucher 27 professionnels similaires pour faire le même travail dans les 27 arrondissements.estime-t-on.; \ y NORMAND SUR LA BALLOUNE La télévision a 50 ans.Et Normand aime la télé comme un fou.Essayez-donc de l'empêcher de faire la fête à la grande fête de la télé.Gros party.Grosses vedettes.Roy Dupuis Patrick Huard Sylvie Moreau François Papineau Claude Meunier Maxim Roy Louise Portai Élise Guilbault Denise Filiatrault Michèle Barbara Pelletier Luc Guérin Marc-André Coallier Normand Daneau Paul Buissonneau Stéphane Crête Guy Provost Le Gala des Prix Gémeaux dimanche 19 h 30 Réalisation : Nicole Brown et Robert (.éveillée • Direction artistique : Louise Richer «•»> Ici Radio-Canada so ans fW www.radio-canada.ca/gemeaux Ne manquez pas en après-midi la première partie des Prix Gémeaux animée par Gregory Charles à iqhso.
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