Le devoir, 20 octobre 2006, Cahier A
LIBAN : LA FINUL VEUT CONTRER LES INCURSIONS AÉRIENNES D’ISRAËL PAGE B 9 LE DEVOIR V o L .X C V 1 1 X 2 3 8 ?_LE VE X l> KEPI 2 O OCTOBRE 2 O O H_S S >¦ - r A \ I J Harper remet le compteur à zéro Rien de concret avant 2010 pour le smog et 2020 pour les GES ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le gouvernement Harper a choisi de remettre le compteur du Canada à zéro en matière de lutte contre les changements climatiques.Aucune reduction des émissions de gaz à effet de serre ne sera exigée avant au moins 15 ans, soit d’ici la période 2020-25.Et le gouvernement prendra encore quatre ans avant de fixer les cibles à atteindre durant ces années.De plus, sur le front de la lutte contre le smog, les conservateurs vont exiger les premiers résultats tangibles uniquement ’vers la .fin de 2010».Une approche «inacceptable» qui a toutes les allures d’une «coquille vide» et qui vise à «gagner du temps», ont aussitôt dénoncé avec virulence les partis d'opposition et les groupes écologistes.le Parti conservateur a déposé hier sa très attendue Loi canadienne sur la qualité de l’air, présentée comme «la comptante maîtresse» de son plan envi ronnemental de l'automne.Li loi.qui ne verra probablement jamais le jour durant ce mandat minoritaire, laisse encore beaucoup de zones grises et repousse à plus tard la lutte confie les gaz à effet de serre (GES) et le smog: absolument rien ou presque ne sent en place avant la fin de 2010.De plus, les objectifs canadiens du protocole de Kyoto sont officiellement VOIK PAGE \ ri» H AK PKK Montréal veut réserver des voies pour le covoiturage CLAIRANDRÉE CAUCHY Devant l’accroissement du volume d’automobiles sur l'île, la Ville de Montréal veut convaincre les automobilistes montréalais et surtout, ceux des banlieues de prendre le virage du covoiturage.Le plan de transport présentement sur les planches à dessin à l'hôtel de ville proposera d’aménager des voies réservées sur les différentes autoroutes qui drainent les autos sur l’île et quadrillent Montréal.La Ville pousse lidée d’accorder des privilèges aux autobus, aux taxis et au covoiturage sur les deux principales autoroutes qui traversent l’île, soit la 20 et la 40, ainsi que sur les différents axes qui permettent de franchir les ponts (13,15,19 et 138, qui emprunte le pont Mercier).Un tel projet doit cependant passer par Québec, qui est responsable du réseau routier supérieur.«Le covoiturage a longtemps été un geste strictement individuel.On a des valeurs, on choisit le covoiturage; c’est comme apporter son sac de.toile à l’épicerie.Si on veut que cela marche, il faut qu'il y ait des avantages consentis, que cela devienne un coupe-file», fait valoir le responsable des transports collectifs au comité exécutif, André Lavallée, en entrevue au Devoir.De telles mesures sont d’autant phis dans l'air du temps que Montréal se trouve aux prises avec un flot croissant d’automobiles, et ce que cela entraîne de conséquences négatives, comme l’augmentation du nombre de journées de smog, des accidents de la route et de l’achalandage dans les quartiers résidentiels.Chaque jour, quelque 1,3 million de véhicules franchissent les ponts dans un sens ou dans l’autre.On recense pas moins de 450 000 déplacements effectués par une auto avec une seule personne à bord par jour dans le quadrilatère compris entre le fleuve, l’autoroute Décarie, la 25 et la 40.Ces nombreux déplacements occasionnent des problèmes de circulation de plus en plus importants.On estime que la congestion routière s’est accrue de 15 % entre 1999 et 2001.La vitesse moyenne sur les autoroutes de l’île est quant à elle passée de 60 km/h à seulement 48 km/h au cours de la même période.Les embouteillages privent l'économie québécoise VOIR PAGE A 10: COVOITURAGE Chaque jour, quelque 1,3 million de véhicules franchissent les ponts reliant la banlieue à Montréal «La solidarité passe par la lucidité» 'M .A.: JACQUES NADEAU Uv DEVOIR UN AN après la parution du manifeste Pour un Québec lucide.Ijucien Bouchard est toujours aussi inquiet pour l’avenir du Québec.Il a donc renouvelé hier son appel pressant à une prise de conscience collective des défis auxquels la province fait face.Selon lui, le choix est clair: ou bien on continue de «tourner en rond dans une douce pente descendante, ou bien on prend notre essor vers les sommets ou nous destinent nos attentes, nos ressources et le long courage de nos ancêtres».À lire en page A 2.10 000 élèves anglophones optent pour l’école en français MARIE ANDRÉE CHOU 1 NARD 11 y a au Québec 10 (XK) élèves qui |K>urniien! choi sir de fréquenter une école anglaise, en (oui res pect des dispositions de la loi HH.mais qui prennent plutôt le chemin de l'école a la Iranyaisc l'ont re mettre le grappin sur cette proportion tie 10 % de leur effectif total, les commissions scolaires anglaises devraient créer des programmes «bilingurs et bicultu tels» en plus de multiplier les partenariats avec la communauté francophone Ces conclusions euuinent d'unn»|>[x>rt soi l'avenir de l'enseignement en anglais au QtirU-c, dévoile hier |»ar l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ).Le conseil consultatif de l'association (composé d'une vingtaine de personnalités issues de plusieurs sphères sociales et présidé par l'avocat Alex K.l’a terson) a reçu l'an dernier le mandat de jeter un regard cri tique sur le réseau des écoles anglaises et de proposer des pistes de solution |x>ur le revigorer.Dans un contexte de déclin de l'effectif scolaire, ce groupe note d'entrée de jeu que 10 000 élèves admissibles à l’enseignement en anglais tournent le dos au ré seau anglais chaque année car les parents •estiment que leurs enfants ne pourront pas acquérir une excellente connaissance du français s'ils fréquentent des écoles publiques anglo phones», notent les membres du conseil, qui jugent que «cette perception doit être redresser».Deiniis une dizaine d'années, entre 10 (XX) et 12 (XX) élèves lèvent ainsi le nez sur le réseau publit de langue anglaise, a confirmé hier le president de l'AC SAQ, Marins Tabai hnik «Chaque année, on fait de la publicité, mais vous savez, nos chou sont limités», a aflir I mé le président.«Il y a ceux qui sont admissibles fl ceux ; qui ne le sont pas en vertu de la Charte [de la langue française] .Si nous pouvons trouver une maniéré de VOIR l'AGl A 10; ÉCOLE les parents « estiment que leurs enfants ne pourront pas acquérir une excellente connaissance du français s'ils fréquentent des écoles publiques anglophones» La parole aux quêteux, ces conteurs oubliés I S D E X i- Annonces —B 6 Avis puhürs .B 4 Cinéma______B 3 Décès_______B6 Editorial —AS Idées_______A9 Météo_______B 7 Mondé B 9 Mots croisés B 7 Nature______BS Reste_______B 7 Sudoku-BS Télévision__B 3 Week-end____B 1 Le coq du ROC PtE5Sf CANAWE Danny Williams Danny Williams, le premier ministre de Terre-Neuve, n'a jamais fait dans la dentelle MANON COR NELLI ER Ottawa — Si les Québécois pensent que le dossier du déséquilibré fiscal peut donner du fil a retordre aux conservateurs de Stephen Harper au Québec, que dire de celui de la péréquation a Terre-Nevrweet-I^brador?Le premier ministre terre-neuvien Danny Wiliams.conservateur hiMnétne.a en effet soutenu que ses cousins lédé raux mordraient la poussière a Terre-Neuve aux prochaines élections s’ils ne respectaient pas les prie messes faites a sa province en mar here de péréquation «Ce premier ministre (Stephen Harper] me dit, quand il vient dans ma province, dans negre ville.VOIR PAGE A 10: COQ Une parole subversive ! / t Hans Küng 576 pages 79,95 5 En librairie dès le 24 octobre www.novalis.ca * L £ DEVOIR.LE VENDREDI 20 OCTOBRE 2 0 0 6 A 2 POUTIÜI'E Gaz à effet de serre Québec devra faire son deuil des 328 millions promis par les libéraux, dit Cannon ROBERTDUTRISAC Québec — Le ministre des Transports et lieutenant québécois de Stephen Harper, Lawrence Cannon, a été catégorique hier le gouvernement du Québec ne touchera pas les 328 millions promis par le gouvernement Martin pour le respect du protocole de Kyoto.Mais le ministre québécois de l'Environnement, du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, n’a pas l’intention de baisser les bras.De passage à Québec pour expliquer le projet de loi fédéral sur la qualité de l’air, 1 awrence Cannon a indiqué qu’il fallait «tourner la page» sur les engagements pris par le gouvernement précédent à l’égard du protocole de Kyoto.Est-ce à dire que le gouvernement du Québec doit renoncer aux 328 millions promis?«C'est exaçtement ça», a laissé tomber M.Cannon.A cette nouvelle rebuffade iniligée par le gouvernement Harper, Claude Béchard a répliqué qu’«o« ne prendra pas de non pour réponse».L’ensemble des Québécois appuie Kyoto, a-t-il fait valoir.«On a même perdu à certains niveaux un avantage économique comparatif par rapport à d’autres provinces.Alors, ce n’est pas vrai qu'on va laisser aller de l’argent ailleurs dans les prochaines années et, nous, les 328 millions, on va continuer de les réclamer, programme par programme, projet par projet, et on ne lâchera pas», a-t-il déclaré.Le projet de loi fédéral sur la qualité de l’air a été mal reçu à Québec.«Inutile de vous dire qu’on est à la fois surpris et déçus», a dit M.Béchard.El cible de 2050 pour réduire les gaz à effet de serre lui apparaît bien lointaine.«Nous, ce qui nous intéresse, c’est 2006-2012», a-t-il dit.lx‘ ministre a souligné que le Québec n'est pas la seule province à tenir à Kyoto.«J’ai bien hâte de voir la réaction de l’Ontario», qui a signé une entente ferme de 5(X) millions avec le gouvernement Martin.bin juin dernier, le gouvernement Charest a présenté son plan de réduction des CES, qui prévoit une dépense de 200 millions par année pendant six ans, ou 1,2 milliard, financée à même une redevance sur l'énergie fossile.Ce plan vise à réduire de 4,8 % les émissions de GES, soit 1,2 % de moins que l’objectif de Kyoto de (i %, les 328 millions réclamés au gouvernement fédéral devaient servir à combler cet écart de 1,2%.M.Béchard a cité l'exemple de l’investissement de 2,5 millions du gouvernement fédéral pour prolonger un quai au port tîe Sept-Iles.Cette somme pourrait venir en déduction des 328 millions promis compte tenu que la rénovation du quai contribuera à réduire la circulation automobile.Le Devoir LePLC change d’idée HÉLÈNE BHZZETTI Ottawa — le Parti libéral adopte des positions jxili-tiques différentes selon qu’il se trouve au gouvernement ou sur les banquettes de l’opposition.Ainsi, s’ils ont contribue, lorsqu'ils détenaient le pouvoir, à la défaite de trois projets de loi interdisant le iwonrs aux briseurs de grève, les deputes libéraux fédéraux sont maintenant prêts à en appuyer un, pour ainsi dire identique.Le Bloc québécois fait la lutte aux «scabs» depuis son arrivée à Ottawa.Contrairement au Québec, Ottawa ne dispose pas d’une loi interdisant l’embauche de travailleurs de remplacement pendant une grève j ou un lock-out.Lorsqu'un conflit survient ailleurs au pays, et même au Quebec dans des secteurs dits fédéraux (télécommunications), les employeurs sont libres de contourner les grévistes.le piuti souverainiste a donc déposé 10 projets de loi privés à cet effet, dont quatre se sont rendus jusqu’au vote.Chaque fois, les bloquistes ont essaye la défaite parce que le ixirti au pouvoir (conservateur la première fois, lilx'nü les Unis autres) s'est opposé à l'initiative, les conservateurs ont toujours vote contre.Les liberaux, eux, n’ont pas de position coherente.En 2003.ils ont presque tous voté contre le projet de loi bloquiste.En 2005, ils ont presque tous voté pour, après que le gouvernement st' fiit assure que tous les ministres s’y opposeraient.garantissant sa défaite.Le Bloc québécois revient à la charge cette année, avec un vote prévu la semaine prochaine.Cette fois, k's libéraux promettent.de voter pour, y compris d'ex-ministres comme Bill Graham et Stéphane Dion.«Nous sommes plutôt fammbUs [au projet de loi], a reconnu M.Graham hier.Cela a bien fonctionné au Quebec.C’est un projet qui est raisonnable, qui permet aussi de reetgur un proNcme majeur dans les négociations.» La décision liberale pourrait être s;ms consequence.Le vote ne constituant que la première étape du processus parlementaire, le gouvernement risque d’étre renverse avant que' k' proje't de kii ne reçoive la sanction roy.üe.Le INcoir « La solidarité passe par la lucidité » Un an après la parution de son manifeste, Lucien Bouchard réédite son appel pour une société responsable \ Au nom des générations futures, les Québécois doivent «jeter un regard sans complaisance» sur leur réalité, soutient Lucien Bouchard, sans quoi ils sont condamnés à être à la remorque du monde développé.Un an après la parution du manifeste des lucides, l’ancien premier ministre est toujours aussi convaincu que le Québec se réfugie dans le «déni» et tarde à I comprendre que «la solidarité passe par la lucidité».ALEXANDRE SHIELDS Un an après la parution du manifeste Pour un Québec lucide, Lucien Bouchard est toujours aussi inquiet pour l’avenir du Québec.Il a donc renouvelé hier son appel pressant à une prise de conscience collective des défis auxquels la province fait face.Selon lui, le choix est clair: soit on continue de «tourner en rond dans une douce pente descendante, soit on prend notre essor vers les sommets vers lesquels nous destinent nos attentes, nos ressources et le long courage de nos ancêtres».«I^e Québec est véritablement confronté à la problématique décrite par le manifeste.L’état de situation est dressé, la photographie est prise», a-t-il soutenu après une année de débats sur la question, et les Québécois ne peuvent plus se permettre de se «réfugier dans le déni et l'immobilisme».M.Bouchard a d’ailleurs affirmé que la société québécoise a beaucoup trop tendance à «éviter le moindre remous, [à] ne rien entreprendre sans avoir convaincu le dernier opposant [et àj se soumettre inconditionnellement à la dictature du principe de précaution».Selon lui, l’abandon du projet du CHUM à Outremont ou celui du déménagement du casino dans le sud-ouest de Montréal sont autant de «manifestations d’un inquiétant désarroi».11 a ainsi dit souhaiter que les jeunes de la génération montante «résisteront à un tel désarroi et à une société qui fait du surplace».En l’état actuel des choses, M.Bouchard avertit également que «la génération qui viendra après nous [devra affronter] l’héritage empoisonné d’une dette de 118 milliards de dollars».B faut donc rapidement, selon l’ancien premier ministre, amener le Québec à «regarder ce qu'il refuse de voir» sans attendre «l’électrochoc de la crise» qui guette la province en raison du choc démographique à venir et de sa perte de compétitivité dans un contexte de mondialisation économique.Bref, après avoir dressé l’état de la situation, «il faut qu'on se réveille», a-t-il affirmé lors de son allocution, prononcée en clôture du colloque «Notre avenir: un dialogue public», qui se tenait hier à l’université McGill afin de marquer l’anniversaire de la publication du manifeste des «lucides».Pour parvenir à sortir la province du marasme que perçoivent les lucides, M.Bouchard a fait valoir huer qu’il fallait «rouvrir le chantier du Québec» pour se lancer dans «des projets structurants».Il a notamment cité comme exemples les barrages de la Baie-James, mais aussi l’Expo 67.«Ce que j’ai connu, c’est un Québec qui construisait.À l’époque, on admirait les politiciens qui construisaient le Québec dont on hériterait, a-t-il témoigné.R faudrait pouvoir faire la même chose» pour la génération à venir.Il a ajouté avoir conhance en la classe politique actuelle pour instaurer des changements salutaires.le porte-étendard des lucides a d’ailleurs interpellé hier les intellectuels et le milieu de l’éducation, «qui ont joué un rôle primordial dans la Révolution tranquille».Le bouillonnement culturel et intellectuel qui a marqué cette époque, «on ne le sent pas aujourd'hui», a-t-il déploré en conférence de presse.Les syndicats doivent également faire partie de «la démarche globale», selon lui, pour autant qu’ils acceptent de s’adapter à la réalité des marchés mondialisés, faisant référence à la compétition féroce des éco- nomies asiatiques.Réitérant que les citoyens d’ici travaillaient moins qu’aux Etats-Unis ou en Ontario, il a estimé que le «régime désincitatif» qui fait que les Québécois travaillent moins devait être revu.Lucides contre solidaires L’ancien premier ministre a du coup décoché quelques flèches en direction des solidaires, des gens qui pensent, selon lui, détenir «l’apanage de la compassion».«Aucune vision d’avenir n’est possible si on ne commence pas à regarder en face la réalité d’aujourd’hui, a-t-il lancé d’entrée de jeu.L’optimisme, ce n’est pas de regarder la réalité avec des lunettes roses, pour voir tomber la pluie en couleur.C’est oser faire le point et jeter un regard sans complaisance sur nous-mêmes.En termes crus, c’est se regarder dans le miroir plutôt que de se contempler le nombril.» M.Bouchard a aussi estimé que le débat qui a cours depuis un an entre lucides et solidaires a été caractérisé par la «rectitude morale où le bon rôle ne [leur] était pas réservé», fi a soutenu que son groupe a été littéralement «cantonné dans l’égoïsme comptable» par ceux qui se réclament de la «générosité compatissante».Il a même repris le terme «solidaire» à son compte, estimant que «la solidarité passe par la lucidité».Il a refusé en outre l’étiquette de «droite», qui n’aurait semble-t-il servi qu’à «démoniser l’interlocuteur» dans l’actuel débat sur l’avenir de la province.Lucien Bouchard a du même souffle demandé si l’on devait considérer René Lévesque comme à droite parce qu’il a dû prendre des mesures budgétaires difficiles et.imposer des conditions de travail aux salariés de l’Etat, en 1981, suscitant l’opprobre syndical.Par ailleurs, l’ancien chef péquiste a refusé d’entrer dans le débat constitutionnel, se contentant de dire que les défis auxquels est confrontée la société québécoise demeuraient les mêmes peu importe que le Québec reste à l’intérieur du Canada ou en sorte.Le Devoir k JACQUKS NADEAU LE DEVOIR Le plan d’aide à la forêt plaira davantage aux travailleurs qu’à l’industrie JOCELYNE Kl C HER Québec — Tout indique que l’industrie forestière restera sur sa faim en prenant connaissance de la solution annoncée aujourd’hui par le gouvernement Charest pour résorber la crise majeure qui frappe ce secteur, car elle n’obtiendra pas la baisse massive du coût de la fibre quelle revendique depuis des mois à grands cris.Par contre, les travailleurs âges de 55 à 64 ans mis à pied au cours des dernières semaines à la suite des fermetures d’usines devraient y trouver leur compte et obtenir l’assurance de toucher un revenu décent jusqu’à leur retraite s’ils ne trouvent pas un emploi.C’est ce qui ressort des informations glanées de plusieurs sources gouvernementales hier par la IVesse canadienne, à la veille de l’annonce du plan global d’aide au secteur forestier qui sera faite à l’Université du Québec à Trois-Rivières par le premier ministre Jean Charest, entouré de quatre de ses ministres.Raymond Bachand (Développement économique).Pierre Corbeil (Ressources naturelles), Michelle Couahesne (Emploi et Solidarité sociale) et Julie Boulet, ministre responsable de la Mauricie.l 'industrie espérait que Québec lui assurerait que le prix du mètre cube de fibre lui revienne à 10 $ moins cher que maintenant, une exigence jugée complètement «irresponsable» par Québec, qui joue de prudence, voulant à tout prix éviter d'avoir l’air de subventionner son industrie.Comme l'a rappelé à maintes reprises le premier ministre Charest, le gouvernement tient surtout à ne pas mettre en peril les ententes commerciales avec les Etats-Unis, particulièrement celle signée récemment sur le bois d’œuvre.Aussi, l’approche retenue par Quebec pour aider cette industrie à traverser la crise consistera plutôt à viser la survie à long tenue, en mettant l’accent sur une nécessaire restructuration du secteur plutôt que sur des mesures financières à court tenue.le gouvernement va agir «dans le respect des lois commerciales internationales», a soutenu M.Charest hier en Chambre, en réponse à une question du chef de l'opposition officielle, André Boisclair.L’aide prévue s’appuiera sur deux axes: des prêts aux entreprises et des mesures de gestion forestière.Le programme de garanties de prêts de 425 millions de dollars annoncé en mars sera bonifié et assoupli pour qu'un plus grand nombre d’entreprises y aient accès.Investissement Québec leur offrira donc des garanties de prêts, des prêts avec redevances ou encore des prêts remboursables.Québec dégagera par ailleurs plusieurs millions de dollars pour le financement de la construction des chemins forestiers, ee qui soulagera d'autant l'industrie.L'impact de ces mesures sur les coûts de production pourra varier beaucoup d’une entreprise à l’autre.Il sera donc difficile de dire jusqu’à quel point elles permettront aux entreprises en difficulté de retrouver le chemin de la rentabilité.L’issue de la crise, fait-on valoir au gouvernement, passera obligatoirement par une restructuration de l’industrie, qui débouchera vers de nouveaux marchés.De nombreuses scieries d’une même region, par exemple, devront regrouper leurs activités pour survivre.Québec verra donc dans son plan à proposer diverses mesures aptes à faciliter la fusion et le regroupement d’entreprises.Mais le gouvernement -ne remplacera pas les banques.H.faut que les entreprises aillent se chercher des capitaux priiés.On ne remplacera pas les capitaux privés», indique une source proche du dossier.Dans le même esprit, l’aide financière déjà prévue aux municipalités mono-industrielles — qui ne vivent que de la forêt — en vue de diversifier leur économie sera substantiellement augmentée, de sorte qu’un plus grand nombre de villes et de villages y auront accès.Par ailleurs, contrairement au programme fédéral annoncé mardi, qui se limite à des mesures de reclassement, le plan de Québec comportera deux volets: le reclassement des travailleurs et le soutien du revenu.Par exemple, plusieurs dizaines de millions de dollars seront mis de côté pour offrir aux travailleurs âgés de 55 ans et plus un «pont» financier jusqu’à leur retraite.Québec veut ainsi tenir compte du fait qu'il est loin d’étre facile pour ces travaiDeurs âgés, qui vivent souvent dans une ville mono-industrielle, de retrouver du travail.Les travailleurs mis à pied, jeunes et vieux, pourront se prévaloir d’une sérié de mesures de reclassement (cours et formation) susceptibles de les aider a retourner le plus tôt possible sur le marché du travail.D’avril 2005 à octobre 2006, pas moins de 3000 emplois ont disparu au Québec, à la suite de la fermeture de 36 usines, selon les calculs du Conseil de l’industrie forestière.Pendant la même période, 4144 travailleurs ont été mis en disponibilité, pour des périodes plus ou moins longues, en raison de fermetures temporaires.Au cours des dernières semaines, le premier ministre Charest a dit a maintes reprises que sa priorité consistait à aider -les travailleurs et leurs Jûmilles».Presse canadienne Ce soir 19 h Dernière édition Les points chauds de la semaine avec Michel C.Auger et Yves Boisvert.Sur la sellette : Richard Desjardins telequebec.tv % A LE DEVOIR.LE VENDREDI 2 0 0 V T 0 R R E 2 0 0 R Christian Rioux Le retour du foulard ue diriez-vous si un professeur cagoule ¦ pénétrait clans l’école de vos enfants et se mettait dans la tête de leur faire la classe?Vous exigeriez certainement qu’il montre son visage et retire sa cagoule immédiatement.S’il refusait, vous lui demanderiez probablement d’aller voir ailleurs.C'est exactement ce qu’a fait la direction de la petite école de Dewsbury, dans le Yorkshire.Le conseil scolaire de Kirklees a suspendu (avec salaire) une enseignante de 24 ans, Aishah Azmi, pour avoir porté le voile en classe.Il ne s’agit pas ici d'un simple fichu ou d'un bandana mais d’un voile qui couvre entièrement le visage, appelé niqab, et qui ne laisse voir que deux petits yeux ronds.Lors de son entrevue d’embauche, cette jeune assistante, qui aide les enseignants dans les classes d’anglais où on accueille des enfants d'immigrants, s’était présentée sans voile.La question n'avait donc pas été soulevée.La voilà qui arrive en classe avec son niqab et exige de le porter au minimum chaque fois quelle croise un collègue masculin.La jeune musulmane et quelques leaders de la communauté crient aujourd'hui à la discrimination.Depuis plusieurs jours, l’affaire a relancé la polémiqué sur le voile et sur l’intégration des musulmans dans toute l’Europe.En France, les médias y ont perçu le début de la fin du multiculturalisme à la britannique.En Italie, le premier ministre Romano Prodi n’a pas hésité à dire qu’«o» ne peut pas se couvrir le visage» et qu’ebppement » le diet adéquiste Mario Dumont a ihuii sa part évoqué sa «rupture» avec M.Bourassa.toujours dans l’après-Meech.«Maigre cria», il a dit garder «le soutenir d'un homme qui aimait passionnément le Quebec et qui s'était engage à Ile] faire triompher par la voie economique» le bronze de M.Bourassa, de style hypenvaliste, a été dévoilé hier par scs quatre |)etits entants Mesurant 2 ni 40, elle tait dos à celle de René Levesque et voisine celle de Jean lesage.File est l'iruvre du sculpteur Jules Insalle, la Commission de la capitale nationale (CCN) a piloté l'operation avec le comité de M.Masson.Contrairement a ce qui a etc lait dans le cas d'autres statues notamment celles de M, Lévesque .un comité artistique a effectué un concours à partir de maquettes, a fait savoir la CCN.Outre la statue, on a rendu hommage a l’homme, qui a été premier minisire de 1970 à 1970 et de 1985 a 1994, de plusieurs façons hier Une motion a été adoptée par l'Assemblée saluant son apport a la «no lion» québécoise.Etait aussi inaugurée hier a la Bi bliotheque du Parlement une exposition intitulée Ure Bourassa.qui nrense tous les écrits du premier ministre ainsi que tous ceux qui lui ont été consa crés.Dans une vitrine, on lient notamment voir le livre Comment Robert Bourassa fera l'indépendance, dont M.Boisclair s'est amusé dans son discours.Quelques objets sont aussi exposés, dont un t.Vtours électoral, une tuque aux couleur de la campagne de 1970 et des cartons d'allumettes arborant des photos de M.Bourassa Productivité Par ailleurs, plusieurs dignitaires sont revenus sur les propos de M Bouchard sui la productivité hier.Iz- premier ministre Charest lui même a raconté (huis un couloir du parlement avoir lancé a la blague à M.Bouchard qu'il avait «tenté de le /oindre» cette semaine.«Je lui ai dit "fai pas réussi, sans doute par ce que tu ne travaillais pas!" Il l'a trouvée drôle! », a-t-il relaté.Croisant M.Bouchard à la bibliothèque, l'an cienne ministre de la Culture péquistr Agnes Maltais lui a dit: «Il me semble que vous étiez plus de gauche quand il y avait des femmes autour de vous.• Le Devoir E N B Les résidents déposent un grief coUectif La Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ) estime que ses membres méritent mieux que le taux de 8 % d'augmentation salariale décrété par le gouvernement en décembre dernier.Les médecins en ont contre le fait d'avoir été exclus de la Loi sur l'équité salariale, ce qui les a pénalises, selon eux, d’une possible augmentation supplémentaire de 4,6 %, et ce, tout en restant dans les paramétrés globaux de l'offre gouvernementale R E F commune de 12,6 %.La FMRQ a donc déposé hier un grief collectif auprès des établissements de santé qui les emploient dans le but d'obtenir des correctifs salariaux équivalant a la perte alléguée.«Nos échelles doivent être bonifiées», croit le président de la FMRQ, Martin Bernier, fi les médecins ont choisi la voie syndicale plutôt que la voie juridique, comme l'a fail la Fédération des médecins spécialistes du Québee, «c'est que le processus judiciaire est beaucoup plus long», juge-t-il.A l'heure actuelle, les 2435 membres de la federation gagnent entre 39 000 S et 60 000 $ par année de pratique en residence.- h Devoir Jacques BEAUCHESNE DICTIONNAIRE DES COOCCURRENCES 416pages - 40.70t OUtRIN.H*e (SI 4) 842-3481 Au service ce récriture le» (Xi* nm» «vfequét «w» rêtenw (1* m'xMitrt'in* La Grande Vente nationale Série Certifiée BMW.Lt 84*» C#'****" Cj U» pu*** d» «onéMtr»" Du 16 au 20 octobre 2006 Voilé votre chance de mettre la main sur la voiture de vos rêves.Séné Certifiée Du lundi 16 octobre au vendredi 20 octobre, chez te* conoe*»»nnaires BMW participenu, te» véleoAe» BMW de ia Séné Certitiée“ «ont ofteru à prw »péasujr et * des tau* de financement au*» baa c*je 1,9 % Ne laissez pas passer la chance d’économiser au votant d’ixie BMW Tous tes détails chez votre concessionnaire BMW ou sur brrnu-ca.»_*Gran***-atrr* V» '.**«* fitt»«, jurat X ‘s-Zf 'Metr V*/-t»iwnrja «X XArercarerf nTarv aaBS»-3a ertiaXie: •rrairr*-Are »riB% arvc«rraYan Z 9MWZX" ZX£ xnr* B serra» xe canclc •»dnvT»-«r» z aiaa ' 3C6JC i r e cia re « x 2S ÎC6 jet «éko» »• m», xe «crwa-» 2_5 -mien un.' : 3C * ar-» * etmae m 'JDVM r» -uemr X >.x< jrerUrr ««tutnaT xMnurtrerr fc'JSj» •*-«**» a» le Dtxraroje ma Ce» cl** .ne de Viavatam e» ai ame.«aau» Ne» gn m >«rrw« a pear S» me» ¦¦! ii n'ini t-r-.n-.v - ~ L K DEVOIR, LE VENDREDI 20 OCTOBRE 2 0 0 6 A I LES ACTUALITES Une bête de sexe ! Une exposition montre la vie homosexuelle chez les girafes, les pingouins et autres animaux Un enfant sur deux en centre jeunesse souffre Ho trnnhloe Ho canto montalo PAULINE GRAVEL Contre nature, l’homosexualité?Une nouvelle exposition au musée d'histoire naturelle d’Oslo, en Norvège, nous convainc du contraire en soulignant qu’il s’agit d’un phénomène très courant dans le monde animal.Des photos, pornographiques pourrait-on dire, attestent de la fréquence de ce type de comportement au sein du régné animal.En effet, elles donnent à voir une girafe mâle montant un autre mâle, des singes stimulant d’autres congénères du même sexe ou deux baleines mâles tout émoustillées se frottant l’une sur l’autre.Les commentaires de l’exposition nous apprennent que dans certaines colonies de pingouins, un couple sur dix est composé de partenaires du même sexe.Parfois, ce sont carrément tous les membres de l’espèce qui sont bisexuels, comme c’est le cas chez les bonobos, des chimpanzés nains.Intitulée Against Nature?, l’exposition précise que l’homosexualité a été observée chez environ 1500 espèces animales et qu’elle a été très bien documentée chez 500 d’entre elles.Qui plus est, dans bien des cas, elle ne s’exprime pas seulement lors de rapports sexuels occasionnels mais sous forme d’associations durables qui peuvent parfois durer toute la vie.Comme chez les humains, le sexe chez les animaux est souvent une histoire de plaisir qui ne vise pas toujours la procréation, et ce, tant chez les animaux du même sexe que chez ceux de sexe opposé.Bien que l’homosexualité semble contredire les impératifs de l’évolution, les scientifiques qui ont travaillé à l’exposition soutiennent que ce comportement ne fait aucun mal et peut même contribuer à la survie de l’espèce dans certaines circonstances.Par exemple, un couple d’oiseaux mâles peut couver les YANN1S BEHRAKIS REUTERS Comme chez les humains, le sexe chez les animaux est souvent une histoire de plaisir.œufs qu’une femelle lui a donnés.Et dans le cas particulier des flamants, les deux mâles auront l’emprise sur un territoire beaucoup plus grand qu’un couple traditionnel de sexe opposé, ce qui permettra à un plus grand nombre d’oisillons de se développer et d’arriver à maturité.A l’exception de quelques critiques incendiaires au moment de lancer le projet d’exposition, celle-ci est très bien accueillie par le public, ont affirmé les conservateurs, qui n’ont pas caché qu’un thème comme celui-là n’aurait pas pu faire l’objet d’une exposition par le passé en raison du tabou qui pesait sur lui.Or, justement, un des buts avoués du musée est de battre en brèche l’argument décrivant le comportement homosexuel comme «un crime contre la nature», encore trop souvent brandi.Le Devoir EN B K E E Fournier fait pression sur Ottawa le gouvernement fédénil doit hausser rapidement les transferts fédéraux destinés à l’enseignement supérieur, et ce, «pour la compétitivité de la société québécoise».le ministre de l’Education, JeaœMarc Fournier, qui s’est adressé hier midi aux membres de la Fédération des cégeps, a tenu à rappeler au gouvernement fédéral que la situation financière était pressante dans les établissements d’enseignement supérieur.Le Québec, comme d’autres provinces, demande depuis des années une hausse des transferts fédéraux destines à l’éducation.«Ce réinvestissement doit se Jiiire le plus rapidement possible, tts’agitd'un enjeu majeur pour l'avenir et pour la compétitivité de la société québécoise», a plaidé le ministre Fournier.Il a rappelé que son gouvernement s’était récemment engagé à verser 80 millions sur trois ans aux cégeps, dont 30 millions dès la présente année scolaire.Cette somme n’a toutefois pas encore été remise aux cégeps, qui attendent qu’en soit décidée la répartition.Il a admis que ces 80 millions sont insuffisants pour répondre à la totalité des besoins des cégeps, le gouvernement québécois et le milieu de l’éducation «souhaitent un réinvestissement fédéral récurrent, stable, prévisible et substantiel», a prévenu le ministre Fournier.Alors que l’industrie forestière du Québec traverse une crise qui a entraîné des milliers de mises à pied, le ministre Fournier a souligné que les bouleversements que subissent plusieurs régions ressources engendrent des besoins de recyclage de la main-d’œuvre touchée.- PC Lutilisation des psychotropes est en hausse constante depuis 30 ans % Une étude inédite montre que 45 % des jeunes pris en charge par les centres jeunesse de la province souffrent de troubles de santé mentale.Cette situation relance les discussions autour des prescriptions de psychotropes et, surtout, du suivi qui doit être fait pour s’assurer que chaque pilule prise soit efficace.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ On connaissait le problème mais pas son ampleur: c’est tout près de la moitié des enfants hébergés en centre jeunesse au Québec qui souffrent d’un problème de santé mentale, indiquent les résultats préliminaires d’une étude du ministère de la Santé et des Services sociaux qui sera dévoilée prochainement «C’est un problème très important, au cœur de nos préoccupations», reconnaît le directeur général de l’Association des centres jeunesse du Québec (ACJQ), Jean-Pierre Hotte.Le ministère n’a pas encore complété une étude très attendue qui doit brosser un portrait précis des problèmes de santé mentale des jeunes pris en charge par les centres jeunesse (CJ), mais on connaît depuis hier une première conclusion: celle-ci établit à 45 % le taux de jeunes hébergés qui ont reçu un diagnostic ou une impression diagnostique de trouble de santé mentale.Une table ronde est d’ailleurs organisée sur le sujet ce matin au congrès «Au-delà des frontières: notre attachement aux enfants et aux familles», qui réunit depuis mercredi et jusqu’à ce soir 1500 piirticipants de 38 pays.Les répercussions de ce problème sont particulièrement graves en ce qui concerne l’usage à la hausse des psychotropes chez les jeunes traités, ce que certains appellent la «camisole de force chimique».En 2004, une étude du chercheur Denis Lafortune révélait qu’entre 15,6 % (régions urbaines) et 42 % (régions éloignées) des jeunes âgés de 6 à 18 ans en CJ sont traités avec des psychotropes.C’est moins qu’aux Etats-Unis mais bien plus qu’en Europe.«La progression est constante depuis 30 ans et l’usage triple tous les dix ans», rappelait mercredi M.Lafortune, de l’École de criminologie de la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal.Phis de 40 % de ces jeunes prennent de deux à six médicaments à la fois.Ces statistiques impressionnent au premier abord.Mais elles sont peut-être tout à fait justifiées, avertissent MM.Lafortune et Lambert.«L’important, à ce stade, c’est de s’assurer que les jeunes prennent bien cette médication, affirme le prenner.Ce n’est pas tant sur le taux qu ’il faut travailler que sur la mise en place d’un dispositif pour accompagner ces jeunes.» Ët ce dispositif n’existe pas, a-t-il affinné.Yves Lambert est bien placé pour comprendre cette situation: il est le seul médecin québécois qui travaille à temps plein pour un centre jeunesse, celui de la Monté-régie.Aileurs, les CJ ont plusieurs médecins qui se partagent la tâche selon leur disponibilité respective.Ainsi, le suivi des patients qui prennent des médicaments est assez difficile à faire, note-t-on.«Le fait d’être toujours là aide beaucoup, croit le D' Lambert Ça permet de prendre en charge certains qui tomberaient autrement entre les mailles du filet.» Mais cela permet aussi d’assurer un soutien plus efficace auprès des intervenants responsables des jeunes.«Ce ne sont pas des spécialistes de la santé.C’est normal.Il faut donc travailler la relation médecin-intervenant, s’assurer que le médecin sait bien ce qu’il faut surveiller comme effets secondaires, par exemple.Quand le jeune ne répond pas comme il le devrait aux psychotropes à cause d’un mauvais diagnostic ou d’un mauvais dosage, il faut pouvoir le réévaluer rapidement.Et c'est quand même plus facile quand c’est fait par la même personne, d’une manière régulière.» La porte-parole de l’ACJQ est d’accord.«On ne veut pas voir nos jeunes toujours à l’urgence pour être traités de crise en crise, dit Judith Laurier.On lui prescrit quelque chose, et à la prochaine.E faut qu’ils soient suivis d’une manière plus rigoureuse que ce qui est fait présentement.• Les médecins pourraient jouer un rôle plus important, croit Yves Lambert «Mais il ne faut pas espérer voir un médecin exclusif dans chaque centre.Il faut vraiment y croire pour le faire.Ce n’est pas payant du tout.La clientèle vulnérable des jeunes n’est pas valorisée dans le système actuel, et encore moins depuis les dernières négociations avec le gouvernement, dénon-ce-t-iL Présentement, le grand-père de 90 ans qui fait de l'alzheimer est plus payant que le jeune qui a un trouble de comportement sévère.La clientèle jeunesse n’est jamais une {monté: on voit pourtant que les besoins sont là, et ils sont très importants.» Le Devoir Le suivi des jeunes patients manque de rigueur L’enfance, pas la violence.FONDATION AA ARIt-VINCENT www.marievincent.org la reference dos pareirts— tsf dès Qfrfattfs en collaboration avec ^3 Plus de300jouets (ffSSL» EN PRIME 2A RAGES La reference des cw JOUETS : 3 30C C43C 545C4005 1.500 1 590 -9.® 11110 H190 -0.100 1070G 10700 0.000 3560 0.600 3i)OG 21 480 21.730 *1,620 8 75C 6.960 4210 "500 37860 4080 .28.400 4Je 0 370 0 370 -0.010 8730 8 750 4 05C 4 MC 4.960 4.KC c ose ô'rao tooc 0.410 0410 4,020 ui WM 4450 0530 •*“: 4 550 4 750 4500 0125 0150 4,025 1610 1.700 4.190 3.420 3.460 4070 0350 0.370 4,005 1.150 1 150 0.000 2 73C 2.820 4.040 25 24C 25.240 4170 0110 0.110 0.000 6470 6 -2 750 2 850 -3010 1050 1100 4.04C 4400 4,000 *2120 -1000 *1.500 0.000 -.490 1250 4760 *2 010 *1.070 *4 450 0010 -0 670 ' 960 Pwtreeo jy-s Ptittm&mU Vf.800 4 1.570 1 610 ‘ 673 4 39C 4 50C 4500 4 500 4'X yoacor; Mm yoaicorp H\ o >oaâa) Octets OcasüJ ta üoeur ûhentV.^.r^SV4 •OrSt /reste' 3^ 761X Hzr-ri 70 0 1 -iff \'r.:6K 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92 2 74 2.90 *0.16 5.8 ROYAL BANK OF CDA 5494 48 71 48.27 48.70 ?O 17 04 ATI TECHNO INC 5487 23.75 22 52 2274 -1 58 -6.5 CGI GROUP INC A 5332 800 7.80 7.90 *0 18 2.3 Les plus actifs du Canadian Venture Volume 1 Haut Bas Perm.Var.Var.Compagnies (OOO) ($) (S) (S) (S) O*-) ACTIVE CONTROL 8177 0.17 0.14 0.17 *-0 03 21 4 PLEXMAR RES INC 4440 0.72 0.64 0.70 HD 03 45 STERLING RES LTD 2952 2 08 1 90 1.99 *0,05 2.6 SIMBERI MINING CP 2338 019 0.17 0.18 *0.01 59 ODYSSEY PETR CP 2013 0.13 010 0.13 *0 03 30.0 OROMONTE RES INC 1830 O 88 O 57 082 *024 41.4 DI A BRAS EXPtO 1800 1 OO O 91 0 97 *0.04 4.3 UNITED PROTECTION 1607 012 009 0.10 *001 It.1 PACIFIC STRATUS 1604 4 50 4 00 425 *0.25 63 GRAVITY WEST MNG 1373 006 0.05 0.06 -001 -143 «ww.Gourou.tw üomwt-tv est une rnanja* de conweece oroonm de WWkrm (NC VWMm me £st enreçKrre» entjew^co>wl>e>ev*raiehjn{feranrce-es&einrehiebecr Michaud contre Gesca: Power Corporation dépose une requête extraordinaire GÉRARD BKRl BÉ Power Corporation a déposé une nouvelle requête dans sa démarche juridique visant à empêcher Yves Michaud d’avoir accès aux états financiers de Gesca.Invoquant la jurisprudence, la portée de la demande de M.Michaud et le préjudice que pourrait subir sa filiale propriétaire des médias tels Im Presse et Le Soleil, Power souhaite que l'étude du dossier tombe sous le regard d’un seul juge compétent en la matière.Yves Michaud trouve la nouvelle salve de Power Corpora tion démesurée.«Ma requête est pourtant simple.Elle est d'une simplicité évangélique-, a-t il déclaré.Le président du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MEDAC) réclame, à titre d’actionnaire de Power, l’accès aux états financiers de la filiale Gesca, détenue en propriété exclusive.«Je procède comme la loi me le permet.Eux.ils contestent cette loi.Ils disent même que Gesca est infinitésimale, qu’elle n’a pas d’influence sur les résultats d’ensemble.Mais ils en font tout un plat.-Dans sa démarche, Yves Michaud s’en remet à l'alinéa 2 de l'article 157 de la Loi canadienne sur les sociétés par actions, qui reconnaît le droit des actionnaires de consulter, sur demande, les états financiers de chacune des filiales d’une société et •de chaque personne morale dont Power souhaite que l’étude du dossier tombe sous le regard d’un seul juge JACQI'I S NAIIKAr I.K DI VOIK Yves Michaud les comptes sont consolidés dans ses propres états financiers-.Chez Power, on se référé au même article, alinéa 3, qui per met à la société visée de présenter, dans les délais prescrits, une requête demandant au tribunal d’interdire un tel examen, si elle «est convaincue qu’il serait préjudiciable a la société ou à une filiale-, Power a porté une première fois la cause devant les tribunaux, le 18 mai dernier.Elle est revenue a la charge hier en déposant une requête pour une gestion particulière de l’instance, souhaitant que le tout soit examiné sous l’œil d'un seul juge.Dans l’argumentaire, on évoque le caractère exceptionnel de la démarche de M.Michaud.?Le présent dossier constitue, a notre connaissance, la premiere instance où la cour canadienne sera appelée à rendre un jugement interprétant les droits et obligations respectijs d'une société publique et d'un actionnaire dans le contexte d’une demande formulée en vertu de l'article 157 (2)-, peut-on lin-dans le document, la requérante rappelle à la cour quelle est invitée a élaborer, «à notre connaissance pour la premie re fois au Canada-, les critères d’analyse et d'appréciation d’une telle demande El que la portée du jugement éventuel aura «une inn denre importante sur les affaires et /'organisation d'autres sociétés pu Niques d’incorporation fédérale-.Anticipant un contexte procé durai aux multiples débats, sus ceptibies de générer autant de ju gemenls interlocutoires risquant d’être incomiiatibles, voire contra dkloires, les procureurs de Power estiment que «res abjections de principe |.| ne peuvent être deri dees par des juges différents qui n’auront pas acquis une connais santé complete des procedures du present dossier- Ce faisant, «Tower Corporation soumet qu'en raison de la nature et de la complexité du present dossier, rette honorable cour devra ordonner une gestion parti culiere de la présente instante-.Le délai d’inscription de la cause initiale avait été reporté du 14 novembre au 26 janvier.Avec sa requête d'hier, Power soutient que t e nouveau délai ne pourra être resjiecté.Ia’ Devoir te nefte de 108,8 millions $US, ou 42 CUS pai action, comparative ment a un bénéfice net de 11,1 mil lions, ou 1 CUS |nu action, pour le trimestre convs(xmdant de I’exen> ce financier imvedent./ -sst• canadien ne Titres étrangers Achats importants en août Ottawa les investisseurs ca- nadiens ont acheté ixnit une valeur de 12,3 milliards de dollars de titres étrangers en août, ce qui représente k- deuxieme montant k-plus ek-ve jamais enregistré, selon des données rendues publiques hier pu Statistique Canada Durant la même période, k-s ae quisitkms ik- titn-s eanadiens pu k-s non-résidents ont fortement dimi nue pHir atteindra 335 iiuIIhhis Pour les huit premiers mois de l’année, les Canadiens ont aehrté pour 58,8 milliards de dollars de litres étrangers, soit tout près du sommet annuel de 63,9 milliards de dollars obtenus en 2000.D'ailleurs, quelque 31,2 milliards des achats de 58,8 milliards sont constitués d’obligations étran gérés Ia' record annuel de 27,6 milliards en obligations étrangères franchi en 2005 est ainsi dépissé I te même, au mois d'août, k-s C» tindiens ont acquis pmi un montant record de 2,2 milliards d’instru rnents du marché monétairr étran K< n la s instruments ont une ei fW aiK e d'une année ou moins, tandis que les obligations ont une échéance ik- [Jus d’un an.Enfin, puir un 19 mois d'affi lee.les investisseurs canadiens ont accru leur portefeaille d'ac lions étrangeses, pour une valeur de 5,1 milliards, la somme pour k-s huit premiers mois de l'année a atteint 25,9 milliards, soit davan tage que les totaux annuels des quatre dernier es années.Tresse canadienne Renald LEGENDRE CONGEDIE INJUSTEMENT?NE SIGNEZ RIEN AVANT DE CONSULTER Vous pourriez regagner votre respect, votre dignité, une indemnité pour la perte de salaire et avantages, une indemnité additionnelle pour la perte de votre emploi.Offrez-vous une consultation.Ça vaut mieux.I E A N - G U Y MICHAUD, CHIA L'expertise par l'expérience, depuis 1964 Montréal (514) 940-6477 (Juébec (418) 657-2628 Site web : http, /www.jeanguymkhaudc ria.ca DICTIONNAIRE actuel de L’EDUCATION ISZtpaçn 6996S GUtam MttMKlM* ($14) M2-3481 Demurs edition d en oserage mternaiionai U* firm fort «Ykiuéf tout r Tirage* ur tous les groupes d'âge, y compris les 55 ans et pins.Quoi qu'il en soit, ces sommes sont considérables Pour avoir un aiH-ivu de lent ampleur, elles (xnivent être illustrées de deux manières: d’abord, le manque a gagner est entièrement comblé itai une diminution des autres do|K*nses.ensuite, le manque àgagnet est entièrement comblé par une hausse des impôts.Si, en 2004, les autres de|>onses avaient été dimi nuées de 11,6 milliards |xmi équilibrer le budget lie à l’application de la pyramide des âges de 2031 aux structures de recettes et de deitenses de 2004, Téli initiation de la totalité des autres dè|tenses gouverne mentales (allaites mtiniei]tales, agriculture, culture, dévelopitement economique, environnement, laittil le.immigration, justice, relations internationales, rc» sources naturelles, securité publique, tourisme, transport et travail) n'aurait pas sutli ixtur garder intacts les budgets de la santé, de l'éducation et de l'ai de sociale.Si, au lieu de coupet dans les déja'itscs, on avait choisi d'absorlx't les ] 1,6 milliards liés a l'application de la pyramide di s ages de 2031 aux structures de recettes et île dépenses de 2004 par une hausse de la fiscalité, doublet le taux de la TVQ de 7,5 % à 15 % n'aurait jxts été suffisant.Pour parvenir à augmenter suffisamment les recettes fiscales, il aurait aussi lui lu.en plus de doubler la l’Vtj, doubler les taxes sur l'essence, sur les boissons alcoolisées et sut le taba* Bien évidemment, ces deux illustrations ne sont gue re plausibles, mais elles ont |x>ur s*-»!) objectil de mon tier toute l'ampleur du défi qui attend le Québec five* le vieillissement *1*' la |x>|n dation projeté en conservant les structures de revenus et de dC|xiixes actuelles.’ Extrait de Cou m t Agir maintenant pour le Qué Im-c de demain De tellexions |xmr passer des ma nifestes aux actes Q’f /., 2aBare .adynnî au éirtctrur ée .txfortmatom ‘jtfiitrn nttuvtpoir'.> 4: ** V*ne Krr e» .>éeisi'maiiîi* trip r ote* (U n lé*” H- a- '/mHf* faits 4* société-.Clairandrfé Cwchy Général' Jean Lhon.Lmitt-Gtlie* Fraacaraf < timrpnnemni * Beoort Ma&grr respamtaki* 4a ni* Internet Laarence Clave1 fraShOmlijm»jr ïrimce • "mnm Interneti iMfeefte Pare tuent t l/eatn* Maude Êym Stney 'CmUmt* Pat* Ha* 'is tens et J , Michel Carneau ' canettnnste ; Diane Precoart 'responsable des pages tkemetiguet) Vlarîjn Dacîo* Michele Ma-e^far;?e?Chri«* re Dumaae* i rtltettnts > Rrree Ij*o (/mr.-onr et Serf* Paguti» (fil* cl en et taraamétBtreti Crenter et JarQjet pàdagmpkes'- .à Pinlormabon ruitureüe Michel Beiar àéatre et conter Cnünre /«Se Carpentjer :pnptTr* Pas! pnpffrr ranten spenem ei rwHmreit 4a ¦**%#,-.am*- fca$ar*e ^ 'reporter Parf Latytem 'mnétm ( ¦+ 'Inr.'M ie 'Trrmteaf ''tnemo fr+frrxp* txeytm snrnameratre à Tiafor«ation écoaomiqae Gerard Bérube oétotnt an dtrectear d* ,m'orme:!»* [) ~ - 5 :*¦ Rea-, pnptirr Phuippe Pip re» , umtimiratf Ér»< î>e*rre?;ers Cl»'«4e f»?mvtr peut, à l\vc*séon.iwtttr h hsir tftdrcsws vV abonnes à k ctcHxvrtion tf organewoixns revunouni dont k cauar les produits ou 1rs srrvicnt pniwH auerYrssrr U Dnmr es» isibbe du hindi au samedi p«r le IVwfr toc dont k sooal est «me au rue IV Weurv.> etage.Montreal.QXiebev ' HSA vM9 D es* anpnme 1 agetHT lYesse v'.iivadiennc est .uitoosee a employer et a vUttu^T Vs mfcvmaftons txibhee> dans U cVnt* U i Vivr est vfcsthbuc 'rw 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