Le devoir, 5 octobre 2002, Cahier H
LE DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 OCTOBRE 2 0 0 2 1 T LE DEVOIR û"n I m Vtf Jean Perrault Pour le maire de Sherbrooke, coprésident du 15' colloque de la coalition Les Arts et la ville, la culture joue un rôle essentiel dans le dynamisme des municipalités: «Pour améliorer la qualité de vie et apporter un dynamisme.» Page 3 Helen Fotopulos Le défi est grand pour celle qui est responsable des dossiers culturels au comité exécutif de la ville de Montréal: «Il faut voir comment on va se positionner face à nos partenaires et à d'autres villes sur la planète, comment on va se situer sur les plans tant régional qu'international.» Vitalité des viabilité de villes, ¦ Mm «Une ville sans culture, ça n'a aucun sens.C'est un investissement, pas une dépense.» — Jean Perrault SOURCE: VILLE DE SHERBROOKE Des nouvelles villes naissent un peu partout sur le territoire québécois.Rapidement dite, l'affirmation semble tenir de l’évidence.Surtout si l'on résumait le propos en ayant en tête la dernière vague des fusions, opération qui a imposé de mettre fin aux «guerres de clochers» pour mettre à l’avant le développement municipal.Il y a pourtant plus.Ce qui se vit actuellement, ce ne sont pas seulement des municipalités qui naissent telles que définies simplement par des contours géographiques, mais de nouvelles unités politiques qui se donnent des outils d’action.Il n’est ainsi plus de bon ton de croire qu'une ville n’aurait qu’un mandat étroit, où la gestion municipale se limite aux seuls aqueducs, au goudronnage et au bétonnage, à un enlèvement des ordures, à un service d’incendie, avec, à l’occasion, la construction d’un parc et de un quelques zones de jeux.Aujourd’hui, il faut inclure une biblio-thèque, ajouter des activités, de nature souvent culturelle, et sur- u tout donner à la ville, à la paroisse, cnc au village un caractère propre.Preuve de cette nouvelle situation, au cours du week-end dernier, les Journées de la Culture pouvaient afficher un programme d'acti-vités qui rejoignait chez eux les citoyens de 285 municipalités du Québec.En fait, toute l’année durant, combien de ces lieux ne présentent-ils point, au rythme des saisons et en tenant compte des particularités locales, un festival d’une nature ou de l’autre?S’il est vrai que politiquement, au Québec, les municipalités sont des «créatures» municipales, il s’avère dans les faits que leur pouvoir est énorme.Le discours est à la décentralisation et il est clair que plus d’un élu l’a compris.On parle maintenant dans les villes de politique environnementale ou culturelle, de mise en réseau et de concertation.Et ce ne serait qu’un début.Comme le disait Jacques Robin, ancien directeur général de l’Union internationale des villes et des pouvoir locaux, dans le cahier Gouvernance mondiale {Le Devoir, 28 septembre 2002), projetant l’action des villes même sur la scène internationale: «Un plan d’action clair permettra à l’ensemble de la population de comprendre les enjeux et les avantages de la présence de la municipalité sur la scène internationale, et aux citoyens et entreprises du territoire de voir comment y contribuer.» «La vitalité culturelle: c’est l’affaire de qui?» Au Québec, il y a 15 ans, un groupe d’élus, appuyé par Phyllis Lambert, lançait une coalition dont la raison d'être était d’amener un débat sur la place publique, tout en soutenant les initiatives innovatrices, pour la mise en place d’équipements culturels, le réaménagement des espaces publics et la promotion d’un urbanisme de qualité.Depuis lors, l>es Arts et la ville ont parfois connu de durs moments mais cela ne serait plus le cas cette année quand on considère que pour cette rencontre annuelle, à venir à Sherbrooke les 9, 10 et 11 octobre prochains, 57 intervenants se présenteront devant des centaines de représentants et d’élus provenant de la sphère municipale.Une question leur est posée: «La vitalité culturelle: c'est l’affaire de qui?» Quant à la validité de la question, pour le maire-hôte, Jean Perrault, il n’y aurait La culture, point là matière à discussion: «Je crois beaucoup à la vitalité culturel-c’est le.C’est pour moi tout aussi impor- tant que n'importe quel autre volet un état de k* vie municipale.Une ville sans culture, ça n’a aucun sens.C’est un (jes investissement, pas une dépense.» Si à Sherbrooke, là où abondent choses *es équipements culturels, tant u uses physiques (des musées aux salles de spectacles) qu’événementiels (des salons aux festivals), le propos semble évident, il est surprenant par contre de voir afficher l’humilité de la mairesse de Trois-Pistoles (ville qui marque aussi le paysage culturel québécois) quand Ginette Saint-Amand déclare: «Nous n’avons pas l’habitude de nous mettre en valeur.Im préoccupation des gens d’ici, c’est l’exploitation des ressources naturelles avec lesquelles ils gagnent leur vie.Nous n’aimons pas beaucoup nous placer en évidence et nous croyons que ce que nous faisons est simplement ordinaire.» Ordinaire.Telle est la nature du débat.La culture, c’est un état des choses.vitalité d’une ville, elle, découle de la qualité, et de la nature, des actions qui l’animent.Ainsi, Montréal, nouvelle ville, où des gestes posés dans des quartiers se confrontaient dans le passé avec une kyrielle d’événements à portée internationale, doit repenser toute sa politique en vue d’harmoniser son mandat avec celui des 27 arrondissements qui la composent.Un nouveau Québec municipal se met en place.La coalition Les Arts et la ville, faite d’élus et d’acteurs du monde culturel, insiste pour dire que la culture doit être un pôle constitutif majeur dans l’établissement des nouvelles stratégies.Pour ses membres, si dans les villes, dans les MRC, voire dans les cantons, la culture est présente, viable, alors à coup sûr la vitalité des villes est assurée.Normand Thériault DOSSIERS ET Villes et régions Page 2 DEBATS COPRÉSIDENCE Lise Bissonnette Page 3 CONTRER LA PAUVRETÉ Aménagement paysager Page 4 LE MINISTERE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS PARTENAIRE ft# DES ARTS ET LA VILLE En favorisant l'accès aux arts et aux activités culturelles, les municipalités contribuent à la qualité de vie de leurs citoyens et citoyennes.Québec ( Ville de Sherbrooke DU 9 AU 11 OCTOBRE 2002 AU MUSÉE DE U NATURE ET DES SCIENCES ET A L'HÔTEL DELTA DE SHERBROOKE Sous la présidence de Lise Bissonnette, coprésidente et p.-d.g.de la Bibliothèque nationale du Québec et de Jean Perrault, coprésident et maire de la Ville de Sherbrooke La vitalité culturelle locale : l'affaire de qui ?Près de soixante conférenciers prendront la parole AU MOMENT DES PLÉNIÈRES ET DES ATELIERS DONT : Georges Adamczyk, dir.de l'École d'architecture de l'Université de Montréal | Danyèle Alain, dir., Centre d'essai en arts visuels le 3' Impérial | Roland Arpin, p.-d.g., Société du 400“ anniversaire de Québec | Christiane Barbe, sous-ministre adjointe aux opérations de développement culturel et des communications, MCC | Simon Brault, président, Culture Montréal | Lynda Cloutier, membre du Comité exécutif, Ville de Québec | Florent Cousineau, artiste | Maurice Forget, président du Conseil des arts de Montréal | Helen Fotopulos, membre du Comité exécutif, Ville de Montréal | Yannick Guin, adjoint au maire, Ville de Nantes (France) | Chantal Lamarre, dir., Culture Commune (France) | Yves Lauzière, d.g., Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke | Marie Lavigne, d.g., Société de la Place des Arts de Montréal | Denis Lemieux, dir., Festival international de jardins, Jardins de Métis | Claude Métras, évaluateur agréé, Raymond Chabot Grant Thornton | Jacques Proulx, président, Solidarité rurale du Québec | Ginette Saint-Amand, mairesse, Ville de Trois-Pistoles | Michel Zins, président et associé, Zins Beauchesne et associés.Animatrice : Myra Créé LES ATELIERS THÉMATIQUES Animation culturelle L'animation artistique et culturelle pour tous Lutte contre la pauvreté et l'exclusion L'art et la culture dans la création d'un monde juste Indicateurs culturels Les indicateurs culturels comme instruments de mesure de la vitalité locale Réseau La concertation, un instrument de la vitalité culturelle locale Aménagement paysager Espace vert urbanisation et paysage urbain Culture et ruralité La vitalité culturelle locale en milieu rural : rêve ou réalité ?t Équilibre villes-arrondissements La vitalité culturelle locale par un service public et des activités de proximité Conseils des arts municipaux L apport des conseils des arts à la vitalité culturelle locale Autorités politiques L 'appui des autorités municipales au développement culturel Concours publics d'art et d'architecture Des processus en faveur de la qualité du cadre bâti Les Arts et la Ville, 870, avenue de Salaberry, bureau 302 , Québec (Québec) GIR 2T9 Tél : (418) 691-7480 Téléc.: (418) 691-6119 Courriel : info@arts ville.org Programme complet au Mnww.artS-villfi.Qrp NOS PARTENAIRES Vütade /fa Sherbrooke SDtS Québec S! SttssSfcjsr-* Québec SS 9 LF, Devoir rossb» LES ARTS ET LA VILLE EST FINANCÉE PAR : Québec! tmmKMKuruau Sun n (T Sum lamnus LE DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 OCTOBRE 2002 LES ARTS ET LA VILLE Régions La culture est une responsabilité collective Les leaders locaux doivent s’assurer d’un appui constant venant des communautés locales Pour favoriser l’épanouissement de la vie culturelle dans les régions, il ne faut paa une solutioi unique mais un ensemble d’interventions, affirment ceux qui y vivent, que ce soit en milieu rural, dans une municipalité et même outre-Atlantique.De Trois-Pistoles au Pas-de-Calais.JOHANNE LANDRY Quels sont les principaux obstacles qui ralentissent le dynamisme culturel dans les régions?JÉ Les gros sous toujours, entre autres.«Pour développer un produit culturel, les coûts sont sensiblement les mêmes à la ville ou en région, commente Ginette Saint-Amand, mairesse de Trois-Pistoles.Mais nous ne disposons pas du même financement.Pour nous, c'est plus difficile car il n’est pas évident qu’au bout, l’activité sera couronnée d’une réussite financière.» La masse critique, les mécènes et les commanditaires y sont plus rares qu’à la grande ville, ajoute-t-elle.C’est comme une roue qui tournerait à contresens pour les régions.Pour donner de la visibilité à un événement, il faut investir beaucoup, ce qui exige en contrepartie de rejoindre une vaste clientèle pour le rentabiliser.«]e peux plus facilement parler des réalités du Bas-Saint-Laurent, poursuit Mme Saint-Amand.Nous n'avons pas l’habitude de nous mettre en valeur.La préoccupation des gens d’ici, c’est l’exploitation des ressources naturelles avec lesquelles ils gagnent leur vie.Nous n’aimons pas beaucoup nous placer en évidence et nous croyons que ce que nous faisons est simplement ordinaire.» Jacques Proulx, président de Solidarité rurale du Québec, déplore un manque d’équité.«L’accessibilité à la culture est plus compliquée et plus coûteuse dans les régions», dit-il en précisant qu’il ne prône pas qu’il y ait un théâtre, un cinéma et une salle d’exposition dans chaque village du Québec.«Mais, ajoute-t-il, il faudrait tenir compte des distances et permettre un accès relativement facile dans un temps raisonnable.» Une préoccupation qui rejoint ce que Jacques Proulx dénonce comme étant un problème d’importance: le transport.«Dans notre monde où l’automobile est reine, il existe un préjugé tenace à l’effet que tout le monde possède une voiture, remarque-t-il.Ce n 'est pas vrai.Ni en milieu rural, ni en milieu urbain.» Que l’on pense aux aînés, souvent moins mobiles, et aux jeunes qui, à la campagne, ne peuvent sortir que lorsque leurs parents sont disponibles pour les conduire.Le Bic, dans la région du Bas-Saint-Laurent.Vitalité culturelle rurale L’énumération des difficultés particulières aux régions ne se veut cependant pas un sombre tableau.Loin de là D existe une foule d’activités culturelles hors des villes.«Oui, affirme la mairesse de Trois-Pistoles, il y a possibilité d’avoir une vie culturelle en région.Et la responsabilité en repose sur un peu tout le monde.» Dans le même sens, le président de Solidarité rurale du Québec ajoute: «Ça prend beaucoup de conviction de la part des leaders et un appui constant des communautés.» A titre d’exemple, Jacques Proulx mentionne Le P’tit bonheur de Saint-Camille, dans le village qu’il habite dans la MRC d’Asbestos, où, témoigne-t-il, la communauté a choisi de miser sur la culture.En opération tout au long de l’année, le lieu accueille des expositions de peinture ou de photographie, des cours de chant et du théâtre.«Possible, insiste Jacques Proulx, grâce à l’appui constant de la communauté villageoise et à celui des communautés voisines.» Les centres de ce genre sont-ils la solution?«Je pense, répond-il, qu'il n’y a pas une seule solution mais il faut plutôt un ensemble d’interventions, faites par tous et chacun.» Autre exemple, celui de la région du Bas-Saint-Laurent avec le Carrousel international du film de Ri-mouski, les concerts de l’Orchestre symphonique de l’Estuaire, le Festival du conte et des récits de la francophonie à Trois-Pistoles, le Festival de la chanson de Petite-Vallée en Gaspésie, ou le Parc de l’aventure basque en Amérique, aussi àTrois-Pistoles.«La vitalité, formule Ginette Saint-Amand, s'exprime par l’arrivée d’organismes et d’individus qui décident d'organiser des événements avec un caractère culturel particulier.Nous reconnaissons la culture comme étant un moteur de développement qui, en même temps, améliore la qualité de vie des citoyens et leur permet une ouverture sur le monde.» L’expérience du Pas-de-Calais Département du nord de la France, le Pas-de-Calais était un bassin industriel et minier.«Un territoire profondément marqué par un siècle et demi d’exploitation charbonnière», situe Chantal Lamarre, directrice de Culture-Commune en France.Une région fortement touchée par le chômage depuis la fermeture de la dernière mine en 1990.Culturellement, cette région — où vivent 750 000 habitants dans les quelque six villes de taille moyenne comme Lens ou Béthune — connaissait un solide retard.Il n’y avait en effet ni théâtre, ni bibliothèque, peu de livres et pas d’équipe artistique implantée.«Une population, poursuit Mme Lamarre, assez éloignée des champs de la culture parce que dans l’activité minière, il n’y avait que peu d'intérêt à développer les capacités d’initiative, de créativité et même éducatives de la population, l’objectif étant qu’un fils de mineur devienne mineur.» Les choses sont en train de changer.«À partir de tous les constats quant à ce territoire, explique Chan- rnouinarureiiemen JUSQU'AU 24 NOVEMBRE 2002 oui naturellement I Ai JUSQU'AU 9 FEVRIER 2003 Chefs-d’œuvre post-impressionnistes du Musée des beaux-arts du Canada 11E, Commissaire invite : Michel Carneau Conception visuelle : France Leduc Conception musicale : Michel G.Côté Daudelin.De la peinture à la sculpture A l'affiche au Musée des beaux-arts de Sherbrooke 241.rue Duffenn.Sherbrooke (819) 821-2115 Du mardi au vendredi de 12 b a 1 7 h et (iisqu a 21 h le mercredi Samedi et dimanche de 10 h a 17 h.Ouvert le lundi de l'Action de Grâce de 10 h a 1 7 h ommissaire invite : Olivier Asselm Centre culture! Yvonne L.Bombardier 100,.avcniie J A Bombardier.Valcourt 450) 532 3033 ccylbnrfjab.qc.ca Du mardi au dimanche de lOhamidi et de 13 h a 17 h: mercredi, vendredi de 18 h a 21 h ARCHIVES LE DEVOIR tal Lamarre, les difficultés, les handicaps, mais également les atouts, il s’agissait de développer de nouvelles politiques culturelles ouvertes sur le monde contemporain et axées sur la création et la créativité.Amener les gens à développer leur capacité d’initiative et de mobilité.Brqf, s’attaquer à tout ce qui causait proMème pour le renouveau de cette région.L’originalité de ce projet, quand même assez unique en France, c’est d’avoir composé une démarche de développement durable en lien avec le développement éducatif et urbain, ainsi qu ’une action réelle d’opérateurs culturels.» Résultats: sur l’ancien territoire minier, il y a aujourd’hui des bibliothèques, des théâtres, des troupes artistiques et des studios de répétition pour les jeunes.«Culture-Commune est un outil, énonce Chantal : Lamarre, mais pas le seul.li a fallu que les villes se prennent en charge aussi.» Inciter les gens à demeurer sur place puis redonner à la région un pouvoir d’attraction n’est pas seulement une affaire de culture, bien entendu.«La revitalisation d’un territoire, rappelle Mme Lamarre, nécessite un partage de la direction dans laquelle on veut aller, puis que tous travaillent dans le même sens.C’est complexe et difficile, mais c’est ce qu’on appelle une démarche de développement.» Les ateliers Réseau et concertation et Culture et ruralité seront présentés le jeudi 10 octobre à 15h30.Jacques Proulx présentera La .vitalité culturelle en milieu rural le vendredi 11 octobre, en avant-midi.) 1 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE ti OCTOBRE 2 0 0 2 Il H LES ARTS ET LA VILLE Double présidence de la coalition Investir dans les équipements « Les lieux traditionnels de culture ne tiennent plus » Donner un sens à la ville « La culture est un investissement, pas une dépense » — Jean Perrault Motif de réjouissance: des centaines de personnes se déplaceront pour assister à 57 communications portant sur la nécessité d’une vitalité culturelle.Raison de participation: il faut insister pour que partout, à tous les paliers décisionnels, soient adoptées des politiques culturelles.La directrice de la Grande Bibliothèque, Lise Bissonnette, affirme que «le milieu culturel s’avère extraordinaire pour reconstituer des solidarités et des convivialités».MADELEINE LEBLANC T y organigramme de la coalition JL/ Les Arts et la ville comprend deux coprésidents.Si l’un, Jean Perrault, maire de Sherbrooke, provient du milieu municipal, l'autre est traditionnellement issue du secteur culturel et compte une production artistique à son actif., Après la diva Nathalie Choquette, ’ c’est donc au tour de Use Bissonnette d’assumer cette moitié de présidence.Puisque la directrice générale de la Grande Bibliothèque du Québec est aussi écrivain, Tattribution de cette fonction paraît tout indiquée.«J’ai accepté, non pas que j’aie énormément de temps, mais parce que je crois à l’importance de ce regroupement.Et puis c'est un organisme qui va très ’ bien, alors il s'agit de rendre service ici et là.» Ravie de la qualité de l’animation que suscite la rencontre annuelle, la nouvelle coprésidente remarque que le dynamisme de ce rendez-vous se mesure notamment aux quelques centaines de personnes qui s’y rassemblent, malgré l’investissement de temps et d’argent que cèla demande.«Les gens viennent He partout.Il y a beaucoup d’agents Culturels délégués par les villes et nous essayons, bien sûr, d’attirer le plus d’élus possible.Le programme comprend 57 communications, ce qui est énorme.C’est un organisme ije sensibilisation où des gens comme : M.Perrault et moi servons un peu de porte-parole; parfois on aide un peu pour trouver des subventions ou convaincre des organismes de l’importance de travailler avec Ijs Arts et la ville.Évidemment il y a aussi d’autres organismes culturels qui font du très bon travail.» Politique culturelle Elle souligne l’importance pour les villes d’adopter une politique culturelle et constate l’impact que pëuvent provoquer certains élus f|bi s'activent à faire avancer la cause.«On connaît la différence entre une ville qui a adopté une politique culturelle et une qui n’en a toujours pas.On sait combien c’est différent quand un élu fait partie d’un groupe • comme celui-ci et qu’il entend ce qui se fait dans d’autres villes.Le pouvoir de conviction agit ensuite com- '.me une sorte d’effet d’entraînement.'¦ ; Les élections municipales ne se font ¦ pas toujours sur des thèmes cultu-; rels, j’en conviens, mais il arrive que les équipements vont faire l’objet .d’une discussion lors des élections.» ' _
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