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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2006-10-21, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE ¦> ¦> O O T O R R E 2 O O ti Page E 4 ’ 7 CINEMA ^ Tout un poids d'humanité Page E 9 ULTURE S’attaquer à Dieu, par Mozart interposé Gilles Pelletier sera le Salieri d’Amadeus dans une maison de la culture près de chez vous ÉÉ .***&?W*.' M • V 'V V .* kl r«! Antonio Salieri pmiio m it 11 m vom Ce n’est pas la première fois que Gilles Pelletier s’associe à une petite compagnie comme La Comédie humaine.Cette fois-ci, il s'embarque pour une tournée de 36 spectacles qui le mènera, avec Mac ha G renon, .André Robitaille et tous les autres, à travers les maisons de la culture et les salles grandes et petites du Québec tout entier.Ou presque.MICHEL BÉLA IR On n’a qu’à prononcer le titre.Amadeus.et l'on entend tout de suite le rire dément de Torn Hulce.Pourtant, Amadeus.c'était une piece de théâtre bien avant de devenir, en 1984.le film de Milos Forman que tout le monde connait Ecrite par le dramaturge anglais Peter Schaffe/.la piece connut un enorme succès à sa creation a Londres quelque part au milieu des années 70 et eDe fut montée l’année suivante a Paris puis un peu partout en Europe.En 1982.par exemple, un jeune metteur en scene aussi comédien — un homme associé plus facilement au cinema qu'au theatre —.un certam Roman Polanski, y donnait même la répliqué, en Mozart, a un François Perrier incarnant le • méchant» Saheri.Plus près de nous, en 2005, ïAmadeus du Théâtre de Paris — avec Jean Plat dans le rôle de Salien — récoltait cinq mises en nomination aux Moliere.Et encore phis pres, devant moi en fait dans son appartement d’OutremonL le comédien GiDes Pelletier est en train de me parler de son Saheri a hh.qu’il va incarner à compter de la semaine prochaine a la Maison de la culture Mercier.Projet de vengeance Le regard vil le sourire ruisselant d'une sorte de sé- rénité semblant surgir de son àme même, le vénérable comédien m'a raconté pendant plus d'une heure le plaisir sans nom quil a a jouer ce personnage exigeant de Saheri.Gilles Pelletier a plus de 81 ans.et il me dira d'abord que le seul avantage qu’il y trouve est de ne pas avoir a être vieilli par le maquillage.Mais il en vient vite à parier du texte de Schaffer et de l’adaptation française de Pol Quentin, qu’il qualifie d’Wm-menses».Comme dans le film, en effet Amadeus met d’abord en scene, malgré son titre, le personnage de Saheri, le vieux compositeur qui raconte son histoire tout juste avant de mourir.«C’est un long texte construit en une série de longs monologues, explique le comédien,T’ai mis beaucoup de temps à le mémoriser, mais là, c’est fait.[.) C'est peut-être à cause de mm âge, mais favoue que l’exercice a été plus àcffiaU que d'habitude.Pourtant, le plus difficile n'est pas d’apprendre un texte, c'est de l'oublier.Quand on joue, il faut que le texte sorte tout seul, qu'ü soit parfaitement intègre comme étant la seule réponse possible à la situation qui surgit.Il faut laisser la place a la spontanéité sur scène, a l'imagination: on est là pour vivre, pas pour se souvenir du moment où ü faut lâcher sa réplique.• Comme plusieurs comédiens de sa génération.Gifles Pelletier est un passionne qui tire beaucoup de plaisir a se lasser emporter par les mots; D se prend vite au jeu.s'enflamme et se lancerait dans une tirade au passage de la moindre idée intéressante s'il ne parvenait a se concentrer sur le sujet qui attend sagement là.sur la table, entre nous deux.L’homme de théâtre, qui a aussi connu une carrière fabuleuse au petit écran, a beaucoup de choses a raconter, on s’en doute facilement II y a aussi qu’il participe au tournage d'un fibn.d'une série plutôt que l'on tourne a FÜQAM ).sur ceux et celtes qui ont construit le théâtre dlci depuis la fin de la denùe- re grande guerre.Il est donc sur k* mode confidence par les temps qui courent, Gilles Pelletier, et, oui, il aime raconter, flamber même en traquant un souve nir, un visage ou une idée.Au milieu d'une phrase, il marque alors un temps d’arrêt, se cale au fond de sa chaise en souriant et poursuit en revenant aux mots mêmes qull employait avant de se laisser emporter , j’étais en train de lui demander ce qui l’attirait dans le personnage de l'homme qui a, presque, assassine Mozart.«Cerf un rôle extraordinaire Au début, j'ai refusé parce que je me disais que c’était trop énorme, et puis je me suis laissé convaincre par Yvon (Bilodeau, le metteur en scène).En lisant le texte, je me suis rendu compte que, pour une fois, ça me tentait d'être un ècceu-rant! Remarques que Salieri n'est pas qu un écœurant, même s'il a tout fait pour détruire Mozart: c'est un être habité par une fascinante dualité Salien est un homme complexe, religieux: tl a tissé une sorte de pacte avec Dieu U/rsqu'il entend la muiu/ue de Mozart et, surtout, lorsqu'il rencontre cet être lubrique, obscene et détestable qu'ü surprend a "peloter" Constance, ü se sent trahi L’indifférence et la trahison de iJteu lui tombent dessus: Et il décide de lui déclarer la guerre par Mozart interposé II se servira de la haine qu'il éprouve pour son rival pour atteindre ce Dieu dont jamais il ne lui viendra a l'idée de contester l'existence! C'est ce projet de vengeance étalé sur plusieurs années qu ü raconte aux fantômes — et au public! — qui hantent la chambre ou ü est en train de finir sa vw.> Tourner partout Gifles Pelletier sera entouré de six autres comédiens dans cette production quTl qualifie à’•économique*, en faisant afluaioe aux moyens de la compagnie Andre Robitaille, que l'on voit beaucoup plus souvent a la télé qu’ai théâire, sera Mozart et Mâcha Grenon — que l’on ne voit lias non plus très souvent sur les planches —, Confiance.Et quatre autres comédiens (jean Petitclerc, Claire Bienvenue, Pierre Potvin et Fric Forget) joueront le rôle des «espions» d *> O V T O R R E 2 O O HEATR! Les COUPS de Théâtre I»»• i## Art» fAbllo wkv.coupâd*th»atr«.cob ( Il Ml NI AU MJII I I 111 VtlIK Le metteur en scène Frédéric Dubois, au centre avec l'équipe de Glengarry Glen Ross Arbitrer la cruauté humaine Frédéric Dubois s’attaque à Glengarry Glen Ross, de David Mamet PATRICK CAUX Québec — Pour sa première mise en scène à Québec de la saison, Frédéric Dubois plonge dans l'univers tout américain de David Mamet.Invité par le Théâtre du Dream Team, il signera dès mardi la mouture de Glengarry Glen Ross présentée à Premier Acte.Le Théâtre du Dream Team est né du désir de trois comédiens, Emmanuel Bédard, Jonathan Gagnon et Nicolas Létourneau, de présenter le célèbre texte de David Mamet «Glengarry Glen Ross a vraiment été un coup de cœur pour eux, raconte Frédéric Dubois.Ils se sont demandé: avec qui on travaillerait pour monter ce texte-là?Ce serait qui, notre équipe de rêve?» Sans hésiter, ils réunissent les comédiens Frédérick Bouffard, Maxime Perron et Hugues Fre-nette autour du projet.Quant à la mise en scène, c’est à Frédéric Dubois qu’ils décident de la confier.«J’ai toujours aimé les textes américains», explique Dubois, qui fait avec cette pièce ses premières armes dans la dramaturgie du sud de la frontière.«Williams, Sheppard.Mamet et les autres me jusci-nent.Ils font de la dénonciation de l’intérieur.Ce sont des Robin des bois qui vivent au cœur de la ma- chine.Souvent, ça donne une écriture qui ne fait (m dans la dentelle.Mamet me touche particulièrement.R y a une cruauté implacable dans ses textes.Les rapports humains ne sont pas enjolivés.» Un texte d’acteur Loin des univers plus ludiques auxquels Dubois nous a habitués, le réalisme cru de David Mamet l’inspire.«Le texte parle de performance, de réussite, poursuit le jeune metteur en scène.C’est un portrait à vif de l’Amérique.Les gens sont accrochés à leur réussite sociale.Si on réussit, on a une existence aux yeux des autres.Si on ne réussit pas, on n’est rien!» Créée en 1983 au Royal Theater de Londres, Glengarry Glen Ross raconte l’histoire de quatre agents d’immeubles désespérés qui travaillent pour une importante société immobilière de Chicago.Condamnés à la réussite, ils sont prêts à tout, de la flatterie au pot de vin en passant par l’intimidation et les menaces, pour vendre des propriétés à des acheteurs pas toujours convaincus.Récompensée d’un prix Puliteer en 1984, la pièce a été célébrée aux quatre coins du monde.Comme bien d’autres metteurs en scène avant lui, le créateur a été soufflé par la richesse du texte et la difficulté du rythme Au THÉÂTRE DE QUATSOUS du 30 octobre au 2 décembre 2006 Texte PHILIP RIDLEY Traduction Maryse Warda Mise en scène ROBERT BELLEFEUILLE Avec RENAUD LACELLE-BOURDON et DANIELLE PROULX Concepteurs : Jean Bard, Michael Brunet Diane Fortin.Larsen Lupin, Normand Thénauft Suzanne Trépanier Une coproduction eu Théâtre de QuafSous et du Théâtre de la Vieille 17 Vincent Ri^er » Billetterie 514-845-7277 www.quataoutxom de l’écriture de Mamet.«C’est un texte d'acteur, s’exclame Dubois.Cest une écriture hachurée: ça s'arrête, ça recommence, ça se répété.Dans le dialogue, il y a le chemin de la pensée du personnage.Il faut que l’acteur porte à la fois ce qu ’il dit tout en étant conscient de ce qui se passe dans la tête du personnage: ce qu’il tente de cacher ou ce qu’il cherche à trop montrer C’est un texte extrêmement difficile à jouer et qui demande beaucoup de technique de la part des comédiens.» Dubois a souvent été salué pour son approche ludique et lumineuse du théâtre.L’univers de Mamet ne laissant que peu de place aux effets scéniques, le créateur s’est vu forcé de s’approprier un tout nouveau langage reposant sur la direction d’acteurs.«De plus en plus, j’ai l’impression que je suis plus un arbitre qu'un metteur en scène! Les personnages de Mamet s'affrontent et je dois m assurer que la joute est équitable.» Mais le rôle de l’arbitre dans ce match dépasse la simple supervision des chances.Il doit égale- ment contraindre les comédiens à demeurer à l’intérieur des balises tracées par l’auteur.«Si les acteurs ne suivent pas le réglement de l’erri-ture de David Mamet, ça ne marche plus, on les perd.Des fois, ça devient tellement flou qu’il faut prendre le temps de tire et de relire les répliques pour bien comprendre la trajectoire des personnages.Mais si les comédiens portent les mots de Mamet, s'ils vont directement dans le rythme de l’écriture, ça devient limpide et tellement cruel.» C’est d’ailleurs cette trajectoire cruelle qui fascine Frédéric I tolxiis ! «Ce sont des personnages assez smgu I tiers, de véritables paumés.» En effet, S la pièce de Mamet m- tait |)as dans la dentelle quand vient le temps de | tracer un portrait de l’humanité.| Fourbes, arnaqueurs et veilles, les personnages du dramaturge s’en- I ferment dans une prison faite de ; leurs propres ambitions.«Ces per- ; stmnagesîà tml Unis la tête dans l'eau a différents degrés.Il y en a qui ne respirent plus, ü y en a qui simt rltni-quemrnt morts et il y en a qui essaient de résister avec les quelques TA «VOIR INCENDIES EST UNE GRÂCE QUE JE VOUS SOUHAITE LA REVOIR, UN PRIVILÈGE A RECEVOIR HUMBLEMENT.« Le Soleil, mai 2006 Rencontre avec Wajdi Mouawad aux Belle* Soirées le 23 octobre h 19h30 www beilessoirees.umontreal ca Théâtre nu Nouveau Monde AMMtCK BERGERON / ÉR»C BERNIER / GERALD GAGNON / REDA OUCRINIK I ANDREE LACHAPELLE / MARIE-CLAUDE LANOLOtt / ISABELLE LEBLANC t ISABELLE ROY ! RICHARD TmERUUAT ttt mmmm* ¦* z*~sxrrrr WUP'SE I4N3ELG **&aEr~ OMMPOUR / NKHEL * 'MaBBUE UWNCPE/MNFK ” jnt peéWBrrrnvm wj «et cas** et CAARt t u»> bnmw» a» thuh» Gwet »» -fa* m - HtmrgOf.Vat* -srvrrirrrm -u*rrtm ?r >M t^ertxxrmm «r 0 m RÉSERVEZ DÉS MAINTEHANT 514386^006 WWW TNM QC.CA bouffées d'air qu 'ils réussissent d prendre.C'est à qui va survivre le plus longtemps.» Sans véritablement entre prendre un cycle américain, le hasard des programmations fait que Frédéric Dubois renouera avec la dramaturgie dais union ne des l'hiver.Cette fois, c'est au théâtre de Neil LaButc qu’il s’attaquera.«Dans La Forme des choses l The Shape of Tkiapl, il y a aussi une joute entre les person nages.La pièce présente une construction de rapports humains qui mènent au désastre C'est d’une cruauté,,, exquise! Je vais devoir jouer l’arbitre encore une fois.Dans le IxiHute, 1rs person nages sont pervers et pernicieux Je vais done devoir être un arbitre partial et méchant pour arriver à mes fins! Chez Mamet, les prison nages sont des victimes d’emblée.il faut danc avoir beaucoup de compassion pour eux!» Collabonitvitf du Devoir Le Théâtre PàP présente ^ DE FANNY BRITT MISE EN SCÈNE DE GEOFFREY GAQUÈRE Avec Stophan Allard.Èva Oatglo.Martin Laroche.Julio McCloment, Anale Saint-Martin Collaborateurs : jean Bard, Nicolas Basque, Lucie Bazzo, Stéphanie Capistran-Lalonde, Florence Corner, Catherine Desjardina-Jolin, Catherine La Freniore, Caroline Laurrn-Boaucage, Jennifer Tremblay Coproduction: Théitre PAP - Direction artistique : Claude Poissant Théâtre de la Bordée -Direction artistique : Jacques Leblanc DU 17 OCTOBRE AU II NOVEMBRE 2006 k Espace G0,4890, St-Laurent, 514,845.4890 Réseau Âdmision • 514.790.1245 • www.admisslon corn I Spf i JÊgàti I LE DEVOIR, LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 OCTOBRE 2 0 0 6 K 4 CULTURE CIRQUE SUITE DE LA PAGE E 2 «Nous serons plus à l’aise une fins passé la barre des 80 représentations, dit la jeune, forte et néanmoins menue Mme Bourgeois.C’est très, très physique et très, très exigeant.Quand tu transpires trois litres d'eau et que tu n 'arrives plus à respirer tellement tu es essoufflé, c’est normal que tu penses ne pas pouvoir y arriver encore et encore.Mais maintenant nous sommes prêts et notre présence ici revêt une significa-tvm ttrute spéciale.Nous vivons id depuis quatre ans Chaque soir, il y aura une vingtaine de nos amis dans la salle.l£ trad est donc un peu particulier» In prémisse de base du nouveau show oscille autour d’une question simple et profonde: et si une catastrophe apocalyptique survenait que pourrait-on conserver pour reconstruire le monde?Le problème taraude les penseurs et les écrivains depuis longtemps.Sa Majesté des mouches y répond tragiquement.Musil a déjà écrit à peu près que, si tout recommençait, au bout d’une tangente, l’humanité replongerait probablement dans les mêmes ornières inhumaines.Le grand maître du soupçon dit aussi qu’au fond, il s’agit de rendre l’homme capable de grandes choses, bien qu’il soit un porc.Pas jojo, le monsieur.11 n’y a rien de tel dans ce spectacle, du moins si on se fie au wcrrk in progress de janvier, peut-être un tout petit peu teinté de noir mais finalement ]X)sitif, rigolo et touchant.les cinq jeunes proposent en quelque sorte des souvenirs épars, des bribes de vie, des morceaux de culture et de divertissement Le spectacle entremêle les genres et expose ses ramifications, le cirque devenant la discipline maîtresse d’une scène époustouflante et débridée.Les numéros acrobatiques sur fond de hip-hop répondent aux déclamations autobiogra-phiques, les références au bon vieux cabaret le disputent aux danses spectaculaires au son de Radio Head.Ce spectacle par des jeunes ne s’adresse pas pour autant qu’aux réels ou étemels adolescents.«Nous avons reçu des gens de 60 ans et des enfants de six ans, dit Will Underwood, un grand gaillard.Cest un spectacle de notre génération, sur notre génération, mais pour tous.» La taille gigantesque de la saDe de la Tohu ne lui fait pas peur non plus.«Il faudra voir.Nous sommes habitués à des salles plus intimistes.C'est un défi d'habiter ce grand espace, mais nous allons y arriver» Et puis après?Hus tard, un troisième spectacle succédera au deuxième.Les vieux Doigts y travaillent déjà.«Je ne veux pas trop en parler, mais je peux dire qu'on a commencé à travailler sur du nouveau matériel, dit M.Soklevik Ncrus allons peut-être intégrer d’autres artistes autour des Sept» Le premier spectacle continue aussi à rouler sa bosse.Même que les fondateurs de la compagnie ne pourront pas assister à la grande rentrée montréalaise mercredi parce qu’ils seront eux-mêmes en représentation à Taiwan, là où la belle histoire se poursuit.Le Devoir 20 octobre ou 2 mort; 2007 tsition de la I iibli< tblce nationale du ne exp< leque INFORMATIONS: •E 4- .+ .+ .AI8 643 4408 ¦ 1 866 DÉPUTÉS + wwwasMw.tqcc /issEMBLÈL Rationale r''mr'h'1''Le M‘,v .•'; .- 1 1035, rue des Parlementaires _______nl '__________ Québec (Québec) CI A 1 A3 VALENTIN BARANOVSKY Le Ballet Kirov revient à Ottawa avec une œuvre fondatrice de la tradition russe: Le Lac des cygnes.DANSE Du bonbon pour les amateurs de ballet ! Le Ballet Kirov revient dans la capitale nationale après 15 ans d’absence FRÉDÉRIQUE DOYON Le nom seul de cette troupe évoque toute la rigueur et la force du ballet classique.Le Ballet Kirov revient dans la capitale nationale après 15 ans d’absence, avec une œuvre fondatrice de la tradition russe: Le Lac des cygnes.Imaginez un peu: la plus illustre troupe du monde interprète le ballet le plus populaire de l’histoire.Qui plus est, l’œuvre de Tchaikovski sera interprétée par les 66 musiciens de l’orchestre du Kirov.Du bonbon pour les amateurs de ballet! Vaclav Nijinski, Rudolph Nu-reyev, Natalia Makarova et Mikhail Barichnikov y sont passés.Si ces grandes figures du ballet russe ont contribué à élever la célèbre troupe du Kirov au rang de mythe, celui-ci les dépasse.Des chorégraphes de génie, comme Marius Petipa et Michel Fokine, ont aussi donné de nouveaux élans à la compagnie.Et il ne faudrait pas oublier la grande pédagogue Mme Vaganova, puisque le Ballet Kirov doit sa renommée à sa technique sans faille et à son style impeccable.Sa méthode domine encore aujourd'hui l’enseignement prodigué à tous les danseurs de la troupe.«C’est une excellente, excellente, excellente compagnie, s’exclame Vincent Warren, historien de la danse et ex-danseur étoile des Grands Ballets canadiens, qui a été foudroyé par la troupe à Saint-Pétersbourg récemment, plus encore qu'à Montréal dans les années 90.Tous les danseurs sont sélectionnés avec soin et reçoivent une formation extrêmement complète à l'école de Vaganova.Ça donne une unité de style et la technique la plus développée qui soit.» La quintessence du ballet romantique Héritière des ballets de cour de 1730 à 1770 — et de leur raffinement élégant —, la compagnie s’installe au théâtre Bolchoï en 1783, puis au théâtre Mariinski dès 1885.D’ailleurs, Kirov est l’appellation familière du ballet du théâtre Mariinski, qui a retrouvé ses lettres de noblesse en 1991.Il faudrait donc dire Mariinski et non Kirov, qui vient du nom d’un important fonctionnaire du parti communiste à Leningrad, assassiné en 1934.Mais comment rayer 60 ans d’usage?De tout temps, le Kirov de Saint-Pétersbourg et le Bolchoi de Moscou ont fait figure de rivaux.Mais la troupe petersbourgeoise, malgré un plus faible soutien gouvernemental et les défections de ses étoiles vers l’Ouest, a toujours maintenu sa domination stylistique sur son homologue moscovite.Leurs styles restent de toute manière très différents, l’un plus élégant et l’autre plus près des racines folkloriques de la danse.«Le Kirov a gardé le comportement aristocratique très raffiné, même après la Révolution; il incarne le style classique pur, explique M.Warren, tandis que le Bolshoi a toujours été plus robuste et populaire.» La troupe pétersbourgeoise connaît l’une de ses apogées sous l'égide du Français Marius Petipa, recruté comme danseur par le Kirov en 1847 et resté ensuite à son service à titre de chorégraphe jusqu’à sa retraite en 1904.C’est à lui qu’on doit le «grand ballet» russe académique du XIX' siècle, grâce notamment à sa version du Lac des cygnes, créée avec son comparse Lev Ivanov, en 1895, sur une partition révisée de l’œuvre de Tchaikovski.Moscou l’avait pourtant devancé avec son propre Lac des cygnes, mais celui de Petipa et Iva- nov passera à l’histoire.C’est d'ailleurs cette version, remaniée et mise en scène par Konstantin Ser-gueïev, qu'accueille le Centre national des arts du 26 au 29 octobre.L’histoire, quintessence du ballet romantique, s’enracine dans l’époque des contes en Allemagne.Le prince Siegfried doit choisir sa fiancée.Lors d’une partie de chasse, U rencontre Odette, princesse transformée en cygne blanc par un génie malfaisant.Seul un amour profond la délivre ra.Mais ce génie trompe le prince en lui présentant une fiancée qui ressemble à Odette.Désespérés, les deux amoureux mettent fin à leur vie mais se retrouvent au royaume des ondes pour la vie éternelle.«Le deuxième acte reste très proche Il nous avait désarçonnés avec l’univers dysfonctionnel de Défaut de fabrication en 2003 et remettait ça en 2005 avec Le Lait de la vache.Jean-Sébastien Lourdais, celui qui fait rire jaune et pleurer avec un sourire grinçant, est de retour pour une courte pièce au Studio 303 ce soir seulement.Sa danse flirte avec la performance théâtrale et, comme elle, les humains qui l’inteiprètent n’hésitent jamais à aller au bout d’eux-mêmes et de leurs manies.Toutou/kaput, qui s’inspire d’une bande dessinée, ne devrait pas rompre avec cette manière désopilante d’explorer le comportement humain.Le performeur Frédéric Gagnon se retrouve projeté dans un univers bidimensionnel qui le confronte à la mort de ses peluches.de la version originale d'ivanov, indique l’historien, responsable de la Bibliothèque de la danse de l’Ecole supérieure de ballet contemporain.Parce qu’il est si beau.» L’émotion devrait donc être à son comble cette semaine au CNA, d’autant plus que le Kirov connaît un nouvel essor depuis la fin des années 90, avec des étoiles comme Diana Vishneva et Oulia-na Lopatkina.«Lopatkina est fantastique, dit encore M.Warren, tout ému.Elle est l’âme du Kirov.» Ça promet Le Devoir LE LAC DES CYGNES Du Ballet Kirov, du 26 au 29 octobre à la salle Southam du Centre national des arts.Il partage la soirée avec Hinda Essadiqi, jeune Québécoise d’origine marocaine qui compte parmi les chorégraphes émergents à surveiller.Dans sa pièce Waiting to Breathe, un homme attend son jugement, sa liberation pour revivre à nouveau.Enfin, deux autres jeunes chorégraphes, Norma Araiza de l’Ontario et Jolène Baille de Winnipeg, complètent le programme du Vernissage-danse #131, plate-forme de diffusion et d’échange qui propose chaque mois de courtes créations de chorégraphes indépendants de Montréal, Toronto, New York et d’ailleurs.Studio 303, 372, Sainte-Catherine Ouest; » 514 393-3771.F.D.Le retour du désopilant Jean-Sébastien Lourdais WEN WEI DANCE UNBOUND 31 OCTOBRE AU 4 NOVEMBR / JOSÉ NAVAS COMPAGNIE ANATOMIES AU 11 NOVi 4?COMPLET CHORtGRAPHf WfN Wfl WANG INTERPRETES SCOTT AUGUSTINE KARISSA BARRY ALISON DENHAM TARIEY JOHANSSON SHANNON MORENO WEN WEI WANG COMPOSITEUR GIORGIO MAGNANENSI ECLAIRAGES JAMES PR0UDE00T COSTUMES KATE BURROWS DECOR JAMES PR0UDE00T WEN WEI WANG UNE PHtStNTATWN Of L AGORA Of lA DANSE EN COLLABORAI ION AVTC OANSt DANSE UNE COTROOUCnON D€ LADOGA DC LA DANSE DANSE DANSE ET ou RONDS DE CREATION OU RfSEAU CANOANCC TJ P SUPPLÈMEWTAIRES 14 IT 15 NOVEMBRE Î CHOftilKAPMf JOSE NAVAS wnfuwttns jost navai mhu OAVW RANCOUR T.A Ml SUM MAN MUSWWt ALEXAttNtR MACS WE EN ÉCLAIRAGES MARC PARENT Lent WRAOMPOOM £€ LA Iw'À OE LA 3ANSr DANIEL LEVEILLE LA PUDEUR DES ICEBERGS NEW YORK - PARIS - LONDRES - GENÈVE - VIENNE - AMSTERDAM BONN - LAUSANNE DE RETOUR À MONTRÉAL dernière SUPPLEMENTAIRE I CKOMtMmt MMU LiVTKU Hnni«mr hu»mk «imui «th*u «nwtwAi* jvstm sawn snrtuuK uaututowi hhunuu fumu CMSHlUK * M DUMMWM CT I iCtMMtS HUItC «MF HT a MP MF FMNIIK C r W AGORA DE LA DANSE 840.RUE CHERRIER.MÉTRO SHERBROOKE WWW A60RADANSE COM 514 525.1500 ADMISSION SU TOI24! LE DEM 45 LE DEVOIR.LES SAMEDI L* l ET DIMANCHE 2 2 O l T O R R E h im M U S 1 Q l h' CLASSIC l'E Chostakovitch à l’épreuve de la vie Avec son ultime symphonie, présentée par l 'OSM dans la semaine à venir, Chostakovitch scelle en m usique son propre destin CHRISTOPHE HUSS Au premier abord, en consultant le programme du concert donné trois fois, mardi, mercredi et dimanche prochains par l’OSM, on est de nouveau frappé par la sempiternelle redite des mêmes œuvres.Avec le 2 Concerto pour piano de Saint-Saëns, trois semaines apres Ibéria de Debussy, ce sont les deux tiers du programme dirigé il y a tout juste six mois par Stéphane Denève que nous réentendrons.Et le concert débutera par Le Tombeau de Couperin de Ravel, programme au moins une fois par an.Vivement que Kent Nagano élargisse un peu le champ visuel des programmateurs de l’orchestre, dont la culture en matière de répertoire semble vite plafonner.Le sel du concert placé sous la baguette du chef allemand Claus Peter Flor, sera tout entier dans sa seconde partie, avec l’ultime symphonie, la Quinzième, de Dmitri Chostakovitch, œuvre intimidante que l’on n’entend que rarement Un monde perdu Le chef allemand Claus Peter Flor a longtemps repoussé le moment de diriger la Quinzième, tant il avait été impressionné par l’emprise du grand chef Kurt Sander-ling sur cette partition.Au lieu de fuir l’Allemagne nazie vers l’ouest Sanderling avait été un des rares (avec Hermann Scherchen) à gagner l’est de l’Europe.Entre 1942 et 1960, il fut associé à Evgueni Mravinski à la tête de l’Orchestre philharmonique de Leningrad (Saint-Pétersbourg).C’est dire que Sanderling était à la source de l’œuvre de Chostakovitch, dont il a enregistré les Symphonies n" 1, 5, 6,8, 9,10 et 15.Après le retrait de la scène de Sanderling, qui a aujourd’hui 96 ans, Claus Peter Flor, originaire d’Allemagne de l’Est, est devenu l’héritier d’une tradition aux racines très profondes.«Cette symphonie était pour Sanderling la vie même, la séquence d’un film dont il avait vécu le tournage.C’est une histoire dont nous sommes issus, dont nos parents sont issus.Nous vivons aujourd’hui encore dans l’écho de cet effondrement.Toutes les difficultés que nous éprouvons résultent des ruines de l’après-1944», avoue Claus Peter Flor en entrevue au Devoir.Le chef est-il à ce point amer?«L’amertume vient du fait pour un musicien de sentir de plus en plus que la musique symphonique, au sens où l’entendait Chostakovitch.est considérée comme inutile.La musique d’alors était en relation avec la vie sociale des gens, elle avait une fonction.Ce n’est plus le cas.» Claus Peter Flor souligne ainsi l’importance de la musique comme refuge du non-dit dans des situations extrêmes, situations qui n’existent évidemment plus en tant que teDes.«Il ne s'agit évidemment pas là de souhaiter un quelconque retour à une telle période, mais de relever que notre époque a tout abandonné», dit-il N’avons-nous donc pas besoin de Chostakovitch?Pourquoi?«Parce que nous pouvons tout avoir et tout jeter sans rendre de comptes à personne», ose avancer le chef, qui voit en Witold Lutos-lawski le seul symphoniste essentiel de l’après-Chostakovitch.«Puisque nous parlons de symphonies, il ne faut pas oublier que tout ce mouvement de libération des dictatures, des idéologies, des religions et des carcans, ce cycle dans lequel le monde occidental évolue, a entraîné un col-lapsus de la forme.Il n’y a plus de forme symphonique, il n’y a plus de forme tout simplement.On peut aussi extrapoler en disant qu'il n'y a plus de goût non plus.», ajoute-t-il.Adieu à la vie Le moins qu’on puisse dire, c’est que Claus Peter Flor songe a beaucoup de choses lorsqu’il aborde ce qu’il semble considérer comme le dernier vestige d’un monde perdu.Et lorsqu'il parle des échos toujours récurrents de cette vie derrière le mur, l'art et la vie s'entremêlent •La dictature des dictateurs est devenue la dictature du marché, de la tendance.Regardez à quel point, à l'école, les enfants se poussent entre eux a respecter une certaine norme, dictée par la mode et la tendance Ce sont des choses effroyables qui se passent là.Quand le Mur est tombé, nous, à l’Est, avions l’illusion de gagner la liberté par l'accès au monde bourgeois.]e me souviens que l'Ouest se moquait à l’époque de notre uniformité, de notre ‘vie en uniform es".Or ce que je vois aujourd’hui est bien pire: il n’y a plus que des uniformes.Tous se ressemblent.tous mangent la même chose, rient de la même chose, mettent les même produits cosmétiques.voient les mêmes films, bons ou pas.» Au final, le chef allemand se considère comme privilégié «d'avoir connu cette 15' Symphonie dans la “vraie vie’, car peu de gens sont amenés ainsi à rencontrer la musique de la vérité dans leur propre vécu».Quant à la partition elle-même.Claus Peter Flor la voit comme «un adieu à la vie».Après la Quinzième.Chostakovitch composera une autre œuvre orchestrale, les Mélodies d’après Michel-Ange.«l'œuvre dans laquelle se résout la forme: il n’y a pas de métrique, pas vraiment de barres de mesure».Pour le chef, la 15‘ Symphonie, «la plus autobiographique de ses symphonies», est davantage une symphonie de contenu, puisqu’elle dépeint la peur de Chostakovitch devant la mort «Le premier mouvement dépeint des marionnettes qui n'ont ni émotions, ni volonté, qui sont le jouet d’un pouvoir.Avec la 14' Symphonie, Chostakovitch a opposé une ultime résistance.Dans la 15r, il abandonne, il n’a plus de forces et pas de recours.Même la grande mélodie du finale n’est qu'impuissance.Du cynisme dans le premier volet, on passe à la solitude dans le second mouvement, pour aboutir jusqu'à la salle d’opération, aux couloirs des urgences et au goutte à goutte final auquel tient notre vie.Le tout est illuminé, à la fin, par le celesta, une lumière dont je ne sais toujours pas d'où elle vient et ce qu’elle signifie.» Alors, la 15' Symphonie de Chostakovitch est-elle la Pathétique du XX' siècle?Pas aux yeux de Claus Peter Flor: «La symphonie Pathétique est Tan-nonce du suicide de Tchaikovski.Toutes les clés, si on sait les lire, annoncent le geste suicidaire.C’est, de ce point de vue, une symphonie “active’, alors que la 15e Le compositeur russe Dmitri Chostakovitch (1906-1977) en compagnie de son épouse, en 1972 ,\l.l Ni I I KANi I- l’RI SM Symphonie de Chostakovitch est une symphonie passive: Chostakovitch.lui, ne peut plus rien faire.» Ce concert pourrait bien être un temps fort des célébrations montréalaises autour du 100 anniversaire de naissance de l’un des plus grands compositeurs du XX' siècle.Collaborateur du Devoir CHOSTAKOVITCH Symphonie n° 15.En concert à l'OSM, sous la direction de Claus Peter Flor, le mardi 24 et le mercredi 25 octobre à 20h, ;ünsi que le dimanche 29 octobre à 14h30.En première partie: Ravel, U Tombeau de Couperin, et S;tint-Saens, 2 Concerto pour piano, avec en soliste Stephen Hough.EN REPRISE SHAKESPEARE L'histoire lamentable de TITUS Mise en scène 0e Jean Asselin fl V ) » / 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