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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-10-12, Collections de BAnQ.

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LE NOBEL A CARTER LIVRES La vie (au féminin) après la modestie Page F 1 M * Un pied de nez à l’administration Bush Page A 2 -> w w w .ledevoir.co m DEVOIR V o L .X C I I I N “ 2 3 2 ?LES SAMEDI 12 ET DI M A N (’ Il E 1 3 O (’ T O R R E 2 0 O 2 BL-liL:.Les camionnettes blanches sur la liste noire 9 Le tireur aurait fait une huitième victime ¦ La police bloque toutes les autoroutes D’APRES L’AFP ET LE MONDE La série de meurtres gratuits se poursuit dans la région de Washington.Hier, un homme a été tué par balle alors qu’il faisait le plein d’essence à 80 kilomètres au sud de la capitale fédérale, un drame qui présente des similitudes avec les sept meurtres attribués à un tireur embusqué dans la région depuis le 2 octobre.Tout laisse croire que ce nouveau crime est l’œuvre du même tueur, mais hier soir, les policiers disaient ne pas en avoir la certitude.Le drame est survenu à 9h40 hier matin dans une station-service de Fredericksburg, en Virginie, et le décès de la victime a été confirmé en après-midi, mais le chef de la police du comté de Montgomery, Charles Moose, qui coordonne l’enquête, n’a pas été en mesure de dire s’il s’agit bel et bien du même tueur qui terrorise la région depuis une semaine.C’est lors d’une conférence de presse prévue ce matin qu’on devrait savoir si un lien avec l’auteur de sept meurtres peut être établi, a-t-il ajouté.La victime est un homme de race noire.Le shérif de la police locale, Ronald Knight, a indiqué qu’un policier se trouvait à quelques dizaines de mètres de la station-service en raison d’un accident de la circulation.«Le policier a entendu un seul coup de feu», a-t-il précisé, ajoutant que le décès a été constaté à l’hôpital.Une camionnette blanche de type Chevy Astro Van avec deux hommes à l’intérieur a été vue quittant les lieux avec précipitation peu après le tir.Les policiers ont immédiatement mis en place des barrages volants, notamment sur l’autoroute voisine 95, et procédé à des vérifications d’identité.Les témoins qui ont aperçu le véhicule ont par la suite été interrogés par les enquêteurs.«Nous vérifions tous les véhicules qui correspondent à ce signalement et nous avons «Nous vérifions tous les véhicules qui correspondent au signalement et nous avons une description des personnes qui se trouvaient à l’intérieur de la camionnette » VOIR PAGE A 12: TIREUR REUTERS Autres informations en page A 4 Les policiers ont constaté que le tueur commençait à faire des erreurs.U aurait notamment laissé tomber un ticket de parking, susceptible d’aider les enquêteurs à l’identifier, notamment grâce aux empreintes.SCIENCES Asthme : sortir des sentiers battus Une tête d’affiche de la recherche sur les allergies et l’asthme, Thomas Platts-Mills, de l’université de la Virginie, recommande aux gamins asthmatiques de faire davantage d'activité physique alors que la plupart d’entre eux s’interdisent habituellement de feire du sport de peur de déclencher l’obstruction de leurs bronches.Il ne voit par ailleurs aucune menace pour la santé des enfants de laisser gambader chiens et chats dans la maison.Bien au contraire.Il a été l’un des premiers scientifiques à affirmer que la présence de ces bêtes accroît la tolérance à divers allergènes.mais pas pour la même raison que ceUe invoquée par les autres spécialistes de la question.¦ À lire en page A 12 ACTION DE GRACES Le Devoir ne sera pas publié lundi.De retour mardi.Bon congé.INDEX Elia Suleiman, le cinéaste enfanté par Nazareth La question palestinienne est une plaie ouverte sur la carte du monde, et le cinéaste Elia Suleiman la révèle dans Intervention divine.Ce film, projeté au FCMM, prend l’affiche d’Ex-Centris dès vendredi.Complexe et brillante, cette œuvre fait réfléchir et trouble aussi.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Actualités .A2 Éducation.86 Annonces ,C6 Idées .85 Avis publics ,C8 Monde Cil Bourse ,C4 Mots croisés .C 6 Carrières ,C2 Météo .C 9 Économie .Cl Perspectives.B 1 Éditorial .84 Sports C 12 Elia Suleiman est né à Nazareth.Peut-on passer son enfance dans une ville aussi chargée d’histoire, de symboles, de feu et de sang sans témoigner d’elle?Et comment s’en évader vraiment un jour?Le cinéaste vit désormais à Paris, trouve la vie impossible en Palestine, mais le scénario qu’il concocte, une histpire d’amour, parle encore de Nazareth.ÉvidemmenL Politiques, ses films?Il refuse le qualificatif, à tort ou à raison.Pour lui, tout est politique et rien ne l'est N’empêche.Dans Intervention divine, un ballon arborant le portrait d’Arafat survole un poste de contrôle militaire et nargue les soldats, la guerre et le terrorisme tuent les pères Noël et séparent les amants.Avec ce film remarquable, Elia Suleiman a brossé un profil de Nazareth en ville devenue folle.Au dernier Festival de Cannes, bien avant qu'au palmarès Intervention divine ne rafle le prix du jury (en plus d'être couronné par la critique internationale), la rumeur—là-bas souveraine —, jumelée à l’enthousiasme de la presse, avait propulsé le « Les politiciens lavent le cerveau des gens.Bien sûr qu’il y a moyen de s’entendre entre nous.» ___1 .Il 5 $ + T A X K S 2 ¦ 2 r> $ Bernard Landry au Devoir LePQ jouera son existence aux prochaines élections KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le Parti québécois jouera son existence lors des prochaines élections générales, reconnaît le premier ministre Bernard laïulry.Dans le contexte d’une lutte à trois avec l’Action démocratique du Québec, qui mène largement dans les intentions de vote, le PQ se retrouve dans une situation qui appelle l’action urgente.L’option souverainiste est également fragilisée: une défaite péquiste pourrait bien entraîner sinon l’enterrement de la cause, du moins son report aux calendes grecques, a affirmé M.I-andry en entrevue au Devoir hier.«La prochaine échéance est grave.Je ne suis pas prophète et je ne veux pas être fataliste non plus, mais je dis que nous sommes à haut risque si on ne le fait pas d'ici cinq ans», a fait valoir M.Landry.Question de bien faire sentir qu’il est minuit moins cinq, le premier ministre a rappelé sur un ton quelque peu dramatique que certains peuples ont survécu mais que, dans d’autres cas, il ne reste plus que des tombeaux et quelques monuments pour témoigner de leur passage, comme c’est le cas des «Je me bats dans un contexte d’urgence» VOIR PAGE A 12: LANDRY Santé : Ottawa peut garder tout son or, page A 3 film comme un boulet de canon sur la planète cinéma.Cette œuvre ambiguë, inclassable, tantôt burlesque, tantôt tragique, tantôt poétique, à la fois chronique d’un peuple envahi et histoire d’amour impossible entre un Palestinien de Jérusalem (incarné par le cinéaste) et une Palestinienne de Ramallah, a été un des coups de cœur de la Croisette.Plusieurs critiques ont alors comparé Ella Sq-leiman à Buster Keaton et Jacques Tati.A cause de son visage imperturbable, qui suscite le rire par son flegme même.En entrevue, c’est d’ailleurs l’humour du cinéaste qui frappe, son ouverture d’esprit aussi.«À quoi bon charger Ariel Sharon de tous les péchés d’Israël?, demande-t-il.C’est trop simple.Il est tout petit comparé à George Bush, à Tony Blair, à Berlusconi.La droite monte un peu par: tout, faisant tache d’huile sur la planète.A New York, depuis le 11 septembre 2001, des gens qui aiment mon film n’osent pas me regarder dans les yeux.Je suis devenu suspect parce que je suis Palestinien.90 % des intellectuels là-bas appuient George Bush, alors.» VOIR PAGE A 12: SULEIMAN JACQUES NADEAU LE DEVOIR «À New York, depuis le 11 septembre, des gens 3ui aiment mon film n’osent pas me regarder ans les yeux.Je suis devenu suspect parce que je suis Palestinien», dit Elia Suleiman.PETER SCOWEN U J DES ÉimS-UNIS Un best-seller international ! Bientôt traduit en dix langues.En primeur au Québec.Paru le 4 septembre 2002.I 65 778313000696 LE DEVOIR, LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 OCTOBRE 2002 A 2 ?LES ACTUALITÉS?Le Nobel de la paix à Jimmy Carter Un pied de nez à l’administration Bush Le voyageur de la paix DAPRÈS LIBÉRATION AGENCE FRANCE-PRESSE Oslo — L’attribution du prix Nobel de la paix 2002 à l’ancien président américain Jimmy Carter récompense ses efforts en faveur d’une résolution pacifique des conflits mais constitue aussi une "Critique» de la politique irakienne des Etats-Unis et des pays qui les soutiennent Le Comité Nobel norvégien a distingué hier M.Carter, président démocrate des Etats-Unis entre 1977 et 1981, notamment pour son rôle décisif dans les accords de paix de Camp David entre Israël et l’Egypte.L’attribution du prix à M.Carter, 78 ans, «peut et doit aussi être interprétée comme une critique de la politique de l’administratio/i actuellement au pouvoir aux Etats-Unis vis-à-vis de l’Irak», a déclaré Gunnar Berge, président du Comité Nobel, à la question d’un journaliste.Elle constitue en outre une critique «à tous les pays qui ont çdop-té la même position» que les Etats-Unis, a-t-il dit en réponse à une autre question.La distinction de M.Carter survient alors que le Congrès américain vient de donner son feu vert à la Maison-Blanche pour un recours unilatéral éventuel à la force contre l’Irak afin d’éliminer ses armes de destruction massive.«Je ne veux faire aucun commentaire particulier sur les politiques menées par le président Bush, mais je pense qu’avant de nous engager dans quelque guerre que ce soit, nous devons épuiser toute autre voie alternative, y compris la négociation et la médiation, ou, si cela n’est pas possible dans le cas de l’Irak, travailler par le truchement des Nations unies», a réagi M.Carter dans un entretien accordé à la chaîne américaine CNN.Un peu plus tard, M.Carter a toutefois affirmé que s’il avait été membre du Congrès, il aurait voté contre l’autorisation donnée au président Bush d’user de la force en Irak.La référence à la politique actuelle des Etats-Unis en Irak a provoqué des remous jusque dans les rangs du Comité Nobel, deux de ses cinq membres s’empressant de désavouer leur président, affirmant que ses propos n’engageaient que lui.M.Berge lui-même a dû tempérer ses déclarations, soulignant qu’elles étaient à mettre «à son propre compte».Multirécidiviste des «nominations Nobel», M.Carter avait déjà failli partager le prix Nobel de la paix en 1978 avec le président égyptien Anouar al-Sadate et le premier ministre israélien Mena-hem Begin, mais sa candidature n’avait alors pas été proposée à la date butoir du 1er février.Dans ses attendus, le Comité Nobel a expliqué qu’il tenait à récompenser l’ancien président américain «pour ses décennies d’efforts infatigables en faveur d’une résolution pacifique des conflits internationaux, des progrès de la démocratie et des droits de l'homme ainsi que de la promotion du développement économique et social».«Dans une situation actuellement marquée par des menaces de recours à la force, Carter est resté fidèle aux principes selon lesquels les conflits doivent dans la mesure du possible être résolus par la médiation et la coopération internationale sur la base du droit international, du respect des droits de l’homme et du développement économique», a aussi indiqué le comité dans une allusion à peine voilée à la question irakienne.Vingt ans Le Centre Carter, organisation non gouvernementale spécialisée dans la résolution des conflits et l’aide au développement humanitaire, sur laquelle l’ancien président américain s’est appuyé pour déployer ses efforts de paix, fête cette année ses 20 ans, ont aussi relevé les cinq «sages».Donné par avance comme l’un des favoris pour le Nobel de la paix cette année, le président afghan Hamid Karzaï s’est montré beau joueur, affirmant que M.Carter «méritait plus ce prix que moi».Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, lui-même colauréat du Nobel de la paix 2001 avec l’ONU, s’est dit «ravi».Le ministre cubain des Affaires étrangères Felipe Pérez Roque a lui aussi exprimé la «grande satisfaction» de son pays, où M.Carter avait fait une visite historique en mai dernier.Le prix, qui consiste en une médaille d’or, un diplôme et un chèque d’un montant de dix millions de couronnes suédoises (1,10 million d’euros), sera remis le 10 décembre à l’hôtel de ville d’Oslo.TAMMI CHAPELL REUTERS Jimmy Carter, le mois dernier: non à l’usage de la force en Irak.I ! I I I I I Partagez vos économies , *«— Du vendredi 11 au lundi 14 octobre Economisez 10% SUR TOUT ACHAT DE 100$ ET PLUS Isa La modération a bien meilleur goût.looo# SAO w Offre disponible dans WWW.SAQ.com I8 »n$ et plus.Titulaires de permis et agences de la SAQ exclus.Offre également disponible dans les Comptoirs Vin en rrac.Achats non cumulatifs.Cette promotion est applicable i tous les achats i l'exception des chèques-cadeaux SAQ Jimmy Carter s’est fait ces der nières années une spécialité des rôles de médiateur dans les situations les plus diverses.Avec son Centre Carter,.créé à Atlanta la capitale de son Etat natal, et financé par la fortune de ce millionnaire de la cacahuète, l’ancien chef d’Etat redevenu simple citoyen prend son bâton de pèlerin pour contribuer au règlement des crises partout dans le monde.D appuie par exemple des pourparlers eptre l’Ethiopie et les rebelles de l’Erythrée et va même jusqu'à inviter les factions rivales du Soudan du Sud à venir en Géorgie pour des pourparlers de paix.11 dirige de très nombreuses missions d’observateurs, comme en 1990 lors d’élections au Nicaragua où les sandinistes céderont pacifiquement le pouvoir à l'opposition.D arrive même que ses recommanda fions aient une influence réelle sur la politique étrangère américaine.A la tête d’une mission au Panama en 1989, Jimmy Carter accrédite les accusations de sabotage électoral portées contre l’homme fort du pays, le général Manuel Noriega Le début de la fin pour le militaire panaméen.Très critiqué, au début des années 80, par les démocrates qui ne lui pardonnaient pas la débâcle électorale, il réussira progressivement à gommer son image de piètre stratège politique pour la remplacer progressivement par celle d’un «sage» de la médiation diplomatique.Ceci lui vaudra une popularité bien plus grande qu’à aucun moment de sa présidence.En 1993, Carter est redevenu un visiteur habituel de la Maison-Blanche occupée par le .démocrate Clinton, originaire d’un Etat du Sud comme lui, auquel il prodigue son aide pour obtenir l’adoption de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).Dans la seule année 1994, il intervient sur le devant de la scène dans au moins cinq points chauds du globe.En Haiti, il dirige une délégation américaine dépêchée par le président Bill Clinton pour persuader la junte locale de s’incliner pour éviter une invasion américaine.Grâce à son action, le président élu Jean-Bertrand Aristide rentre au pays.Alors que les tensions s’accumulent entre les frère ennemis coréens, il organise une mission en Corée du Nord, où il rencontre le dirigeant Kim D-sung et contribue à apaiser leur différend nucléaire.«La crise est finie», clame-t-il en rentrant à Washington.Très engagé en Afrique, où il fait alterner des missions politiques avec des programmes sanitaires pour combattre le sida et les maladies tropicales, il s’intéresse notamment à la région hypersensible des Grands Lacs, avec ses deux millions de réfugiés hutus rwandais et burundais.Sensation Plus récemment, son voyage à Cuba avait fait forte sensation.Opposé au boycottage, ce fervent partisan d’une démocratisation du régime cubain avait pris fait et cause pour les dissidents du régime et fait connaître leur combat au monde entier.Lors d’un discours retransmis par la télévision cubaine, Jimmy Carter avait exposé publiquement ses critiques du régime dans le domaine des droits de l’homme devant un Fidel Castro impassible, le pressant d’ouvrir ses prisons aux observateurs internationaux.Infatigable missionnaire de la paix, il revendique lui-même une part de nâiVeté et d’angélisme.En 1991, interrogé sur la manié re dont il jugeait sa présidence, il avait répondu: «H [Carter] a essayé défaire de son mieux, entrepris ce qu’il fallait tenter, sans toujours réussir.Peut-être était-il naif à beaucoup d’égards.» Jeune retraité de la politique âgé de 56 ans à sa sortie de la Maison-Blanche en 1980, Jimmy Carter a raconté dans un livre coécrit avec sa femme Rosa-lyn le bonheur de sa vie d’après.Paru en 1987, le livre s’appelait Tout o gagner - Comment tirer le meilleur parti du reste de sa vie.Mission largement accomplie pour Jimmy Carter.1 I à LE DEVOIR.LES SAMEDI ET DI M ANCHE I S O C T O B R E 2 O O 2 A 3 LE «RAVE» avec Bernard Oerome Des idées plein la tête DIMANCHE 13h KJW 1E.5RI #100 7 BadoCsnada LE DEVOIR ACTUALITES Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer.;it 343*6090 Université n*.rrp.uiaontiral.i^ de Montréal Bernard Landry et les compétences exclusives du Québec en santé Ottawa peut garder tout son or Si le fédéral impose ses conditions, le Québec «ne se laissera pas acheter» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Bernard Landry: « Il y a des principes, là.>* Le gouvernement québécois ne se laissera pas acheter: Ottawa peut garder son argent s’il impose des conditions qui empiètent sur les compétences exclusives du Québec en santé, assure Bernard Landry.ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Bernard Landry est prêt à renoncer à l’argent qu’offrirait le gouvernement fédéral pour renflouer le système québécois de soins de santé si Ottawa impose des conditions qui portent atteintes à la compétence exclusive du Québec en ce domaine.Le gouvernement fédéral peut garder son argent s’il cherche à empiéter dans les responsabilités en santé que la Constitution de 1 1867 confère au Québec.«On peut en arriver là», a prévenu le premier ministre lors d’une entrevue qu’il a accordée à l’équipe du Devoir hier.«U y a des principes, là.Et on ne se laissera pas acheter», a-t-il dit Pour contrer le sous-fmance-ment du système québécois de santé, le premier ministre ne compte ni sur un système de santé à deux vitesses, tout à fait inacceptable à ses yeux, comme le propose l’Action démocratique du Québec, ni sur une diminution des budgets cqnsentis aux autres missions de l’État, à l’instar du Parti libéral, ni même sur la caisse santé dont rêve François Legault Bernard Landry a les yeux tournés vers Ottawa.«Surtout, Romanow s’en vient», at-il dit.Le rapport de la commission présidée par Roy Romanow sur «le système canadien de santé» est atten- du en novembre, et le premier ministre Jean Chrétien tiendra sur cette question une conférence fédéra-le-provinciale des premiers ministres en janvier.La commission Romanow ne pourra pas suggérer autre chose «qu’une correction quelconque du financement fédéral», prévoit-il.Conscient que cette correction prendra sans doute la forme traditionnelle d’un accroissement du Transfert social canadien, le premier ministre n’entend pas cesser la bataille qu’il mène en vue de mettre fin au déséquilibre fiscal, ce qui passe par un transfert de points d’impôt ou de la TPS fédérale en faveur des provinces.Lors des dernières conférences des premiers ministres provinciaux, à Victoria et à Halifax, son gouvernement a réussi à convaincre les autres provinces de s’unir pour exiger d’Ottawa qu’il corrige le déséquilibre fiscal.«C’est notre œuvre, c'est notre suggestion, a-t-il rappelé.Ça commence à faire une sacrée pression sur le gouvernement fédéral.» Ce front commun, contrairement à bien d’autres qui n’ont pas tenu, va résister, croit-Û.Les autres premiers ministres «savent que s’ils proposent la moindre chose qui centralise la santé à Ottawa, pa va être: non.non.mm et non, je ne signerai pas, a-t-il dit Mais ils savent par ailleurs que si notre intérêt se retrouve at ?LES ACTUALITES* Le déséquilibre fiscal fait mal aux villes Le déséquilibre fiscal désavantage les provinces, certes.Mais il nuit encore plus au sain développement des villes canadiennes, qui ne touchent que 7 % de l’argent versé par les contribuables aux gouvernements, conclut une étude de la FCM.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Les municipalités sont actuellement au bord de la crise financière.D’un côté, elles sont écrasées par le délestage des autres ordres de gouvernement; de l’autre, la croissance de leurs revenus est si lente qu’elle ne suffit plus à répondre aux besoins, déplore la Fédération canadienne des municipalités dans un rapport actuellement en production.Le document, intitulé «Four des collectivités fortes: sur la voie de la viabilité financière», brosse un portrait noir de la situation financière des centres urbains du pays.«Les gouvernements municipaux sont sur le bord de la non-viabilité financière, peut-on lire, à mesure que leurs besoins de fonds augmentent et que s’amenuisent leurs sources de revenus.» Cette constatation vient confirmer les prétentions de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) , qui, il y a un mois à peine, dévoilait un rapport similaire.L’OCDE indiquait alors que les villes canadiennes manquent cruellement de sources de revenus pour répondre aux responsabilités grandissantes qui leurs sont conférées.Pour la FCM, comme pour l’OCDE d’ailleurs, Ottawa a donc la responsabilité de puiser dans ses coffres pour venir en aide aux municipalités le plus rapidement possible.Les besoins, selon la Fédération, se chiffrent à 43 milliards par année pendant au moins cinq ans, au bas mot C’est qu’avec les transports, les services de police et de protection contre les incendies, la gestion des déchets, le développement économique et le logement, pour ne nommer que ces exemples, les villes doivent jongler avec d’importantes responsabilités.«Pourtant, précise la Fédération, seulement 7 % de l’argent des contribuables revient aux gouvernements municipaux, comparativement à 93% pour les gouvernements fédéral (51 %) et provinciaux (42 %).» Et cela n’est pas tout, précise la FCM, qui dresse une liste des contraintes fiscales de plus en plus grandes que connaissent les villes depuis 1988: ¦ l’impôt foncier a grimpé de 48,6 % à 53,3 % des recettes municipales; ¦ l’impôt foncier par habitant a augmenté de 58 %; ¦ les frais d’utilisation sont lentement passés de 20 % a 213 % des recettes municipales; ¦ les transferts des autres ordres de gouvernement ont diminué de 22,9 % à 17,9 % des recettes municipales; ¦ les dépenses du secteur municipal ont augmenté plus rapidement par rapport à celles des autres ordres de gouvernement, soit de 7,3 % à 11 % de toutes les dépenses fédérales, provinciales et locales.Et tout cela s’inscrit dans un contexte de croissance urbaine sans précédent •L’investissement dans de nouveaux travaux d’infrastructures est urgent, rappelle la FCM.les besoins au chapitre du soutien social de nombreux citadins sont croissants tandis que se dégrade l’infrastructure vieillissante au cœur même de nos centres urbains.» Afin d'illustrer son propos, la Fédération a notamment choisi de comparer la situation financière des villes canadiennes aux municipalités américaines.Résultat: l'éventail des outils fiscaux dont disposent les villes américaines leur offre davantage de moyens qu’à leurs homologues canadiens.Quatorze Etats américains permettent la perception municipale d’impôts sur le revenu et 31, les taxes de vente locales.Par, conséquent les municipalités des Etats-Unis dépensent deux fois plus par habitant que celles du Canada (1652 $US contre 785 SUS), en excluant l’argent versé aux écoles locales.Pour palier ce problème, la FCM recommande donc trois scénarios: les programmes de contribution fédéraux à long terme, le partage des recettes et l’habilitation des gouvernements municipaux à percevoir des taxes adaptées à la croissance.Plus concrètement, la Fédération souhaite voir inscrits dans le prochain budget fédéral certains engagements tels la création d’un programme d’infrastructures permanent, l’élargissement du programme national pour le logement à prix abordable, l’appui à un réseau national de transport multimodal intégré, y compris le transport urbain, l’augmentation du remboursement de la TPS au secteur municipal et la suppression du fardeau des taxes d’accise pour les municipalités.Une télésérie présentée par BANQUE! NATIONALE Découvrez un homme entier.En six parties.Citoyen engage, homme de théâtre et d'action, père de famille et mari, Jean Duceppe était tout ça et plus à la fois.Découvrez cette télésérie de 6 épisodes, à l'image de cet homme exceptionnel.Mardi 21 h / dimanche 21 h 30 Dès le 15 octobre 4 W Télé-Québec duceppe.tv i LE DEVOIR, LES SAMEDI 12 ET DI M A N (HE I S O l T O B R E 2 O O 2 L E S .U T r .U IT E S • Maladies infantiles: du travail sur la planche Le taux de vaccination rate la cible dans plusieurs régions ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Un rapport révèle qu'il est impossible de connaître le taux exact de vaccination des enfants de moins de deux ans au Quebec et qu’il reste beaucoup à faire pour atteindre les objectifs de vaccination visés chez les jeunes entants dans plusieurs régions.Le quatrième bilan des Priorités nationales de santé publique 1997-2002, que vient de publier le ministère de la Santé, démontre en effet qu’il reste beaucoup de travail sur la planche pour atteindre les objectifs que s’était fixés le gouvernement en 1997.Selon cette politique, le taux de vaccination des enfants québécois contre la plupart des maladies infantiles et l’hépatite B devait atteindre 95 % en 2002.Or cette cible est parfois loin d’être atteinte, note le rapport, et les données sur la couverture vaccinale sont défaillantes.De fait, on constate qu'il est à l’heure actuelle impossible d'avoir un portrait précis du pourcentage d’enfants de moins de deux ans ayant reçu les vaccins recommandés au calendrier de vaccination régulier.Des données partielles permettent de savoir que le taux de vaccination de 95 % est atteint dans seulement quatre régions du Québec.Dans d'autres régions, notamment en Estrie, le taux de vaccination ne dépasse pas 79 % pour le vaccin diphtérie-coqueluche-téta-nos-polio-hæmophilus B (DCT-PH) et 71 % pour le vaccin rubéole-rougeole-oreillons.Selon le calendrier recommandé, les enfants devraient recevoir quatre doses du vaccin DCTPH, une dose du vaccin contre l’hæ-mophilus influenza et deux doses du vaccin RRO à l’âge de deux ans.Or un système d’information fiable sur la vaccination n’est présent que dans les CLSC de cinq régions du Québec, soit le Sague-nay-Lac-Saint-Jean, Québec, l’Es-trie, le Bas-Saint-Laurent, Chau-dière-Appalaches et Laval.«Le faible avancement dans l’implantation du système d’information sur la vaccination explique toujours notre incapacité à estimer les couvertures vaccinales des en- fonts québécois de deux ans», note le rapport A ce jour, une seule région peut se targuer de fournir des données complètes sur les enfants de son territoire.Aucune donnée n’est disponible pour treize régions.Par ailleurs, on se rend compte que les données sont peu fiables pour les enfants fréquentant la maternelle et que des taux de vaccination oscillant entre 80 % et 97 % sont observés.«Dans la seule région où les résultats sont complets, la couverture n'atteint toujours pas le résultat attendu», rappelle ce quatrième bilan.Ainsi, en Estrie, où l’on dispose de données assez complètes, la proportion d’enfants qui ont reçu le vaccin RRO ne dépasse pas 80 % .JM M #11 F; Collection uto tide sélection Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc « -277-7558 secondaire, et dont l’objectif de vaccination visé est de 95 % des enfants de 15 ans.Ainsi, les informations disponibles en Montéregie nous apprennent que la couverture vaccinale contre l’hépatite B ne dépasse pas 451.chez les ados.Quant au vaccin RRO, seulement 54 % des écoliers avaient reçu leur dose de rappel, tandis que (14 % avaient reçu celui contre la diphtérie et la polio.Objectif atteint: personnes âgées Heureusement, les résultats de vaccination obtenus chez les personnes âgées de plus de 55 ans sont très encourageants.Quatre ans après le lancement des priorités nationales de smite publique en mars 1997, on constate que le taux de personnes âgées vivant en centres d’hébergement vaccinées contre la grippe a atteint l’objectif-cible de 80 %.On estime que 80,(1 % de cette population est vaccinée, compa- rativement à seulement 84 % en 1996-97.Cette couverture a permit de réduire de façon substantielle h-s complications entraînées par la grippe chez les personnes âgées hébergées.Il reste cependant encore beaucoup de sensibilisation à faire pour vacciner le personnel soignant (buis ces centres d'hébergement ri les hôpitaux, qui constitue la principale source de transmission de la grippe dans ces milieux.En effet, en 2001, seulement 28 % du personnel soignant se déclarait vacciné, ce qui est très en deçà des proportions recommandées.Des i>as importants ont aussi été laits chez tes personnes âgées de plus de 65 ans vivant en «milieu ouvert», puisqu’on frise un taux de vaccination de 60%.In part (It's aînés vaccinés oscille entre 52 % et 88 % selon les régions, avec une moyenne de plus de 58 % pour l’ensemble du Québec.Cela constitue un progrès significatif depttis 1996, alors que le nombre d’adultes vaccinés ne dépassait pas 42 %.ARCHIVES LE DEVOIR Le taux de vaccination de 95 % est atteint dans seulement quatre régions du Québec.et plafonne à 82 % pour le vaccin DCTPH.En Montérégie, des données provenant d’un échantillon de 12 700 enfants suivis en garderie dévoile que seulement 80 % ont reçu le RRO.Chez les enfants d’âge scolaire, on constate que les rappels pour ces deux vaccins sont souvent oubliés.De même que la vaccination contre l’hépatite B, suggérée au Ce que vous cherchez depuis longtemps.nous l'avpïisj pëuttetreffj vases urnes statues fontaines plantes rares meubles d'appoint curiosités Ouvert 7 jours par semaine Livraison Consultation Stationnement gratuit 230, rue Peel Montréal (2 rues au sud de Notre-Dame) 514935.1812 1 //yuD (it/c'it/c, 't l ; y et socles assortis! ?Hi&jr Y1.; • ALPHA Plantes «-< poteries lN> OvftiqtH* Léo Lévesque CONTES EN COUPS DE POING Contes en coups de poing HISTOIRE il.pjgjj L; HISTOIRE ¦m DE PEN Scénario du film écrit par Michel jetté et Léo Lévesque Deux ouvrages qui interpellent notre solidarité pour briser le ghetto.Un seul et même combat, celui de la dignité humaine.LANCTÔT ÉDITEUR Bourgault et.les autres, Ce lundi 21 h LeRIN 40 ans plus tard, Jean-Claude Labrecque retrace l'odyssée du premier mouvement indépendantiste au Québec.Ça change de fa t , Télé-Québec telequebec.tv â LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 OCTOBRE 2002 LES ACTUALITES Impacts économiques de Kyoto Ottawa se veut rassurant HÉLÈNE HUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Répliquant a ses opposants, le gouvernement fédéral est sorti en force hier pour faire connaître ses prévisions quant à l’impact «le plus probable- de la mise en œuvre du protocole de Kyoto sur l’économie canadienne.Celui-ci sera «modeste-, assuret-on.Mais les assurances d’( )ttawa sont à prendre avec un grain de sel: elles sont basées sur un respect très partiel de nos obligations de réduction de gaz à effet de serre (GES) contenues dans le protocole.les hauts fonctionnaires fédéraux ont tenté de voir quels seraient les impacts de la ratification de l'accord (le Kyoto sur l’emploi, la croissance économique et le revenu disponible des ménages d’ici 2010, date des premiers échéanciers du protocole.Ainsi, le produit intérieur brut (PIB) croîtrait légèrement moins que si rien n’est fait pour réduire les GES: 17,6 % en huit ans au lieu de 18 %.Ijc revenu disponible par ménage serait inchangé, à 68 000 $.la croissance de l’emploi serait amoindrie: entre 61 000 et 244 000 emplois en moins seraient créés (il s’en créerait quand même encore plus d’un million did 2010).Les secteurs du ciment, du pétrole raffiné et de l’élec-tridté seraient les plus touchés, avec des croissances de PIB réduites de 2,4 %, 3,1 % et 2,8 % respectivement par rapport à un scénario de statu quo.L’Ontario serait la province qui s’en tirerait le mieux, suivie de près par le Québec, ce qui s’explique, disent les fonctionnaires, par le fait que ces deux provinces seraient susceptibles de fournir les technologies nécessaires pour améliorer les performances environnementales des entreprises.La Colombie-Britannique serai la plus touchée, suivie de près par l’Alberta et la Saskatchewan.Somme toute, les impacts sur le PIB varieraient de +0,2 % à -0,5 % selon la province.Une preuve, disaient les fonctionnaires hier, que, quoi qu’il arrive, les impacts seront largement répartis entre les régions et les industries.«Notre adjectif [pour qualifier les impacts), j’imagine, serait “modestes"-, a dit un haut fonctionnaire.Il faut dire que le gouvernement fédéral se bat pour gagner la guerre de l’opinion publique sur le protocole de Kyoto.Les opposants à la ratification brandissent des chiffres imposants sur les pertes d'emploi (450 000) et le ralentissement économique (de 1,5 à 2,5 % du PIB ou de 16 à 30 milliards de dollars).L’Alberta, qui se veut la championne du camp des opposants, a lancé une vaste campagne publicitaire qui semble porter fruits.En quatre mois, l’appui qu’accorde la population albertaine au protocole de Kyoto est passé de 72 % à 27 %, selon un sondage national Ip-sos-Reid publié en début de semaine.(L’échantillon al-bertain étant réduit, la marge d’erreur est de plus ou moins 10%.) Les chiffres du gouvernement fédéral sont toutefois loin de refléter la réalité.Le scénario fédéral s’appuie sur l’objectif de réduire de 170 mégatonnes les émissions de GES du Canada par rapport au niveau où ils seraient en 2012 si rien n’est fait Or, selon le protocole de Kyoto, la réduction devrait plutôt être de 240 mégatonnes (pour atteindre un niveau de GES de 6 % en dessous du niveau de 1990).La difference de 70 mégatonnes est gigantesque: 29 % de l'engagement canadien.Le document fédéral émis hier après-midi indique qu «aucune hypothèse [n'est soumise] quant à la façon d’éliminer le solde de 70 MT-.En fait, il est clair que le Canada tentera d’obtenir sur la scène internationale des crédits pour ses exportations d'énergie dite «propre» à d’autres pays, une proposition qui a toujours été rejetée par l’Union européenne notamment Le Canada évalue justement à 70 mégatonnes de GES les émissions que ses exportations permettraient de réduire.S'il n’obtient pas ces crédits, ce que plusieurs analystes prévoient, alors les fonctionnaires assurent que la différence ne serait pas complètement compensée par l’achat de permis de pollution, ce qui pourrait coûter jusqu’à 3,5 milliards dans le pire des scénarios (ad-venant un coût de 50 $ par permis démettre une tonne de CCT).Des réductions réelles de GES devraient être effectuées en sol canadien, avec des conséquences accrues sur l’économie et le marché de l’emploi.Collège Jean-Eudes Cours secondaire complet pour filles et garçons Établissement d’enseignement privé depuis 1953 CONCENTRATIONS : • Arts-Études Art culinaire.Arts plastiques, Cinéma-Photo, Communications, Danse, Infographie, Musique, Théâtre, Scénographie/Costume • Éducation Internationale Apprentissage de l'espagnol • Sciences Sciences biologiques, Génies en herbe, Informatique (Réseautique) • Sports-Études Badminton, Basket-ball, Football, Golf, Hockey.Patinage artistique, Patinage artistique/Danse, Natation, Soccer, Sports de glisse, Tennis et Volley-ball Classé au 1*' rang des collèges du Québec dans le magazine Actualité en novembre 2001 Programmes enrichis de la 1'* à la 5* secondaire L’idée d’un Sénat des régions reçue froidement PRESSE CANADIENNE Québec — L’idée du premier ministre Bernard Landry d’instaurer un Sénat des régions ne trouve pas beaucoup d’échos favorables au Québec: les milieux concernés sont sceptiques, tandis que les partis d’opposition la rejettent carrément En entrevue éditoriale au quotidien Le Soleil, M.Landry a assuré, jeudi, que le gouvernement irait de l’avant si les milieux régionaux lui demandaient un Sénat à l’occasion du Rendez-vous national des régions, qui se tiendra en novembre.«On est prêt à aller jusque-là-, a-t-il déclaré.A l’Union des municipalités du Québec (UMQ), la présidente Francine Ruest-Jutras s’est demandé, hier, d’où émanait une telle idée.A ses yeux, «créer un autre palier de gouvernement avec un pou- Bourses d études familles à faibles revenus EXPOSITION fectionneurs 15 octobre au 9 novembre 2002 la Société des collectionneurs d'estampes de Montréal en collaboration avec la Bibliothèque nationale du Québec propose une centaine d’œuvres provenant de collections privées.Bibliothèque nationale du Québec 1700, rue Saint-Denis, Montréal du mardi au samedi de 9 h à 17 h voir de taxation, alors que les Québécois s’estiment déjà suffisamment taxés et surgouvemés, ça n'apparaît pas comme une bonne idée a priori’.Un parti politique qui voudrait aller de l’avant avec une telle mesure devrait d’abord en faire un élément de son programme électoral et se présenter devant le peuple, a-t-elle çstimé.De son côté, Christine Emond-Lapointe, présidente de l’Association des régions du Québec (ARQ), a soutenu que «les régions veulent une décentralisation pour que la prise de décision se fisse plus en région.Alors il ne faudrait pas réinventer la roue et créer un Sé- nat de 90 personnes.Ce n 'est pas une demande formelle des régions, il est donc difficile de dire si c’est la meilleure solution.» Le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Michel Belzil, se méfie quant à lui du manque de souplesr se d’un éventuel Sénat des régions et prévient qu’une telle question ne pourrait pas se régler à court terme au Rendez-vous des régions.«On veut une structure très souple, qui va aviser le gouvernement sur toutes les questions qui touchent les régions du Québec, a-t-il expliqué Entrée gratuite Bibliothèque nationale Québec u h VOUS L’ATTENDIEZ LE VOICI.Une centaine de déclarations parmi «les plus meilleures».Faut-il en rire ou en pleurer ?toi pages • 9,95$ LANCTOT ÉDITEUR Dans vingt ans, elles seront aux commandes! Aujourd'hui, les carrières se dessinent à la grandeur de la planète.Les communications ouvrent la voie à des professions inconnues jusqu'ici.Les entreprises embauchent la compétence, peu importe la nationalité, la culture, la langue du candidat.Ce qu'elles recherchent, c’est avant tout le savoir approfondi.Et pour nourrir ce savoir, il faut une formation générale de haut calibre.Le Pensionnat Saint-Nom-de-Marie prépare ses élèves à une société où la diversité des connaissances, la maîtrise des communications et la capacité de faire des choix éclairés seront essentielles à la réussite personnelle, mais également collective.Parce qu'ici, nous formons de jeunes esprits, mais aussi de futures citoyennes.Instruire, socialiser, qualifier.Les finissantes du Saint-Nom-de-Marie auront en main les outils pour naviguer avec confiance dans la complexité des enjeux du XXIe siècle.Examens d'admission Samedi, 19 octobre de % à 12h Samedi, 2 novembre de oh à 1 ih Cours secondaire complet pour jeunes filles.Externat el pensionnat.Saint-Nom-de-Marie La formation pour réussir 628, chemin de la Côte Sainte-Catherine, Outremont (Québec) H2V 2C5 Téléphone: (514) 735-5261 poste 3045 • Courrier électronique: admission@psnm.qc.ca Partenaire académique de l'École supérieure de danse du Québec, Partenaire de l'École de musique Vincent-d'lndy.musique Pour l’horaire complet, consultez Forum national sur le déséquilibre fiscal 7 ET 8 OCTOBRE 2002 Nous, participants au Forum national sur le déséquilibre fiscal, exprimons notre appui à la motion de l’Assemblée nationale qui se lit comme suit : « Que l’Assemblée nationale, principalement en vue d’améliorer les services de santé, d’éducation et de soutien à la famille, demande au gouvernement fédéral de reconnaître et de corriger le déséquilibre fiscal constaté par le rapport Séguin, en tenant compte de ses recommandations qui dessinent un cadre nouveau pour les relations financières et fiscales au sein de la fédération canadienne, notamment afin que cessent ses interventions dans le champs de compétences des provinces » sans conduire le gouvernement fédéral à une situation de déficit budgétaire.Jean Charest Chef de l'Opposion officielle Bernard Landry Premier ministre Mario Dumont Chef de l'Action démocratique du Québec y Andrée Gendron.directrice générale Association des CISC et des CHSLD du Québec Pierre Lucier, président Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec Clémence Fauteux-Lefebvre, présidente Fédération étudiante collégiale du Québec Henri Massé, président Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec Jean-Paul Cadieux.président Association des hôpitaux du Québec Gilles Taillon, président Conseil du patronat du Québec Nicolas Brisson, président Fédération étudiante universitaire du Québec ^/cuc(A.Karine Blondin.présidente Force Jeunesse François Vaudreuil, président Centrale des syndicats démocratiques Richard Fahey, vice-présti Fédération canadienne de l’entreprise indépendante du Québec Vivian Barbot, présidente Fédération des Femmes du Québec Michel Hémond.président du conseil Manufacturiers et exportateurs du Québec Jocelyne Wheelhouse Centrale des syndicats du Québec François Legault, président Fédération de l’âge d’or du Québec ) Jennie Skene, présidente Fédération des infirmières et infirmiers du Québec Michel Sawyer, président Syndicat de la fonction publique du Québec Michel Audet, président Chambre de commerce du Québec Gaëtan Boucher, président-directeur général Fédération des cégeps Yves Dugré, président Fédération des médecins spécialistes du Québec Renald Desharnais, président Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec Vivian Labrie Collectif pour une loi sur l’élimination de la pauvreté Gary Stronach, président Fédération des comités de parents de la province de Québec Michel Belzil, président Francine Ruest-Jutras, présidente Fédération québécoise Union des municipalités du Québec des municipalités Claudette Carbonneau.présidente Confédération des syndicats nationaux Manon Beaudry Roberge, vice-présidente Fédération des commissions scolaires du Québec Louise Vanier, présidente Fédération québécoise des organismes communautaires Famille Laurent Pellerin, président Union des producteurs agricoles Rénald Dutil, président Fédération des médecins omnipraticiens du Québec Jean Roy, kecrét/ire Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 OCTOBRE 2002 ?LES ACTUALITÉS* t Ethique et politique EN BREF Chrétien pourrait perdre un ministre Rendez-vous manqué avec le ministre Coderre MANON CORNEL LIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien s’en serait bien passé, mais lune fois de plus, son gouvernement traverse une tempête qui pourrait entraîner la chute d’un mi-; nistre.Cette fois-ci, c’est le solliciteur général Lawrence MacAulay qui met le gouvernement dans l’embarras et donne des arguments aux députés libéraux qui exigent d’avoir un conseiller en éthique véritablement indépendant M.Chrétien pourrait devoir décider rapidement du sort de son ministre.I
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