Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2006-10-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
REPENTIGNY Gilles Duceppe accueille le candidat Raymond Gravel Pages A 3 et B 5 CONGO Un deuxième tour de scrutin tenu dans un calme relatif Page B 1 LE DEVOIR Boisclair se dresse contre les militants Le chef du PQ dit non à la nationalisation de Véolien ROBERT DUTRISAC Québec — Le chef du Parti québécois, André Boisclair, fait fi de la volonté des militants péquistes qui prônent la nationali- sation de la filière éolienne.«Lexpropriation, c’est mw», a tranché, hier, André Boisclair, rejetant ridée de nationaliser la filière éolienne pour réserver à HydroQuébec la propriété de tous les parcs éo- liens sur le territoire québécois.Lors de leur conseil national place sur le thème de l’environnement, les militants péquistes ont adopté une résolution stipulant qu’Hydro-Québec «prendra en charge du deivloppcment eolien via la nationa/isatim*.Aida* Boisc lair est toujours ouvert à la propriété privée des pan's d’eoliennes, une voie qu’avait privé lègiee le gouvernement Landry en permettant à HydroQuébec de si gner des contrats de gre à grv avec mois promoteurs: Skyl’owei à Ri vièreriu-loup et à Caeouna, 3Ci à VOIR PAGE A 12 BOlSt'l.AlR I V Ol N\m M I I IH VOIS André Boisclair De tout pour tous à l'ADISQ PAULO WHITAKER REUTERS Luiz Inacio Lula da Silva embrassant le drapeau brésilien après être allé voter hier.BRÉSIL Un autre mandat pour Lula Le président est réélu avec plus de 60 % des voix Brasilia — «Lula de novo»: le président sortant du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, a été facilement réélu hier pour un nouveau mandat de quatre ans.Selon les résultats officiels portant sur 90 % des bulletins de vote, le candidat du Parti des travailleurs (PT) a remporté le second tour de ^élection présidentielle avec 60,4 % des voix, contre 39,4 % pour son adversaire Geraldo Alckmin, le candidat du parti de la sociakie- JACQUES NADEAti ! » hI-VOIR ARIANE MOFFATT et Marie-Jo Thério étaient hier au nombre des artistes qui ont participé au numéro d'ouverture du 2ff gala de l’ADISQ, qui se tenait au théâtre Saint-Denis.Entre choix étonnants d’audace, lauréats unanimement célébrés et gagnants populaires, l'industrie du disque et du spectacle a rarement été aussi bien représentée dans ses diverses tendances que par le palmares d'hier soir Ariane Moffatt a remporté le Félix de l’album pop-rock de l'année et celui de l'interprète féminine.Nos informations en page H H Le passage du Nord-Ouest ouvert dès 2015?La Défense s'inquiète de l'effet du réchauffement dans l'Arctique Al.Et tASTONt.UAV Ottawa — lo très convoite paw sage maritime du Nord-Ouest, dans l'Arctique, pourrait être sillonne (>ai des navires 1m'au coup plus rapidemenl que prévu, ce qui compromet la souveraineté canadienne dans celte région reculée, affirme le ministère de la Défense.Alors que les scienti fiques estiment que ce passage sera fréquentable vers 2050 en raison d’une foule des glaces accélérée les plus pessimistes avancent 2020-30 -, les experts mili taires font étal de l’année 2015, soit dans moins de dix ans.C’est la date la plus rapprochée avancée à ce jour.VOIR PAGE A L! PASSAGE L’ENTREVUE L’écrivain des mouvances Ce sont les marginaux qui inspirent d’abord et avant tout l’homme de mer Sylvain Rivière Dans sa maison de Bassin, aux îles de la Madeleine, le lit est posé dans un bateau de pêche et les armoires de cuisine sont taillées dans des cages è homards.Quant à son œuvre, qui compte autour de 70 titres, elle a toujours l’haleine chargée de la mer, le regard fixé sur le large, le corps bercé par le roulis des vagues.Avant même de naître, j’ai été ballotté neuf mois durant, écrivait-il dans îles de la Madeleine, marquises et insoumises, publié chez Lanctôt L’écrivain Sylvain Rivière est un homme de mer.Il ne porte pas bien son nom.nun txcüel mocratie brésilienne (PSDB).Dès l’annonce des résultats, les partisans de Lula ont commencé à faire la fête sur l’avenue Paulista, principale artère de Sào Paulo.Au son de percussions, les refrains de la campagne — «Ole.Olé, Ole, Ola.Lula, Lula» et «Lula de nouveau avec la force du peuple» — résonnaient au milieu d’un concert de klaxons.Le president sortant qui s’est positionné comme le candidat des pauvres, obtient donc un score proche de celui qui! avait obtenu en 2002 lors de sa première élection à la présidence: 61.2 % contre un autre membre du PSDB.José Serra.En votant hier dans son fief de Sao Bemardo do Campo.banlieue industrielle de Sào Paulo, Lula s’est dit un homme heureux «Cela a été une sorte de moment magique où le peuple s'est levé en disant: ‘je suis là et je veux participer’», a-t-il déclaré en prévision de sa victoire annoncée par les sondages.Le 1" octobre, l’ancien ouvrier métallurgiste et dirigeant syndical devenu président en 2002 avait manqué de justesse la réélection au premier tour.Il avait obtenu 48,6 % des voix contre 41,6 % à M.Alckmin.médecin et ancien gouverneur de l’Etat de Sào Paoio.Ce ballottage surprise avait été provoqué par le scandale de l’achat par le PT d'un dossier supposé compromettant pour l'opposition, a deux semaines du scrutin.Ce scandale, surnomme «dossierga-te».s’ajoutait à celui du détournement de fonds publics dont ie poli avait été accuse Fan dernier.VOIR PAGE A 12: LL'LA I X D E X Annonces____6 5 Av» publics .62 Convergence B 6 Dérts_______85 ____________ Météo________A6 Mots croisés A 6 CAROLINE MONTPET1T De sa Gaspesie natale, il a pourtant hérité de terribles complexes.Du genre qui font dire qu'un écrivain vit nécessairement a Montreal qu’il porte complet et cravate.Tout jeune déjà, cet héritier des traditions acadiennes, mais aussi irlandaises et écossaises, était habité par la révolte, «favais une colère contre la Gaspesie.contre cette Gas-pésie qui attend le Messie subventionné, dit-fl.fêtais choqué qu'on ne soit pas plus entreprenants, plus autonomes.plus effrontés.» Depuis la parution de son premier recueil de poesae.De saumure et d'eau douce, en 1961.Sylvain Rivière n'a pas cessé d’écrire.D écrire la Gaspesie et son histoire, ses fêtes et ses quéteux.mais aussi d’écrire ses 3es de la Madeleine d'adopdon, ses violoneux et ses légendes.D écrire la langue, sa langue, «qui argote.Qui patotse, ulume et fargonne, De charabias en baragouin, De vers à soie en maringouin Et de morpions en chancre mou», comme il le crie L'écrivain Sylvain Rivière dans le magnifique poeme Coup de langue publié aux 400 Coups.Récemment, il a aussi écrit sur ce long voyage qui nous mene de la vie a la mort et sur le deuil a faire des amis, des amours.C’est L'Âme dépeuplée, chez Lanctôt Car c'est à même sa blessure que ce gaillard taillé comme une armoire a glace puise sa source d’inspiration, «f espere un jour ne plus avoir à écrire», dit 4L en référence a cette souffrance Cette blessure, c'est aussi ceBe de ses ancêtres acadiens déportés, de ceux qu’il a fréquentés dans ses avant-vies, comme U aime bien les nommer.«L’errance est aussi un pays».&on sur une plaque, a rentrée de sa maison.Ces Acadiens étaient d’ailleurs au centre de son roman La Belle Embarquée, publié au début des années 1990 et dont U dit aujour d’hui que c'est ce qu’il a fait de mieux Car.comme le saumon qui VOIR PAGE A 12 RIVIÈRE ACTUALITÉS Une brochure à saveur politique sera distribuée dans les collèges ¦ À lire en page A 4 tMMK < Mol IS SR U MARIE CH OUI NARD Chorégraphe Cjuhertru Morcncj Collection PortratU dartutei Une nouveauté à découvrir m Ukraine dei novembre VARIA www.viria.cofn f i LE DEVOIR.LE LUNDI 30 OCTOBRE 2 0 0 6 A 2 LES ACTUALITES Tensions entre la Banque du Canada et la SCHL Le 10* anniversaire de la Commission royale sur les peuples autochtones L’autonomie gouvernementale des Premières Nations n’est pas pour demain Le Devoir achève aujourd’hui sa série sur le dixième anniversaire de la Commission royale sur les peuples autochtones par un survol des conditions d’émergence de l’autonomie gouvernementale.Un projet qui n’est pas pour demain.BRIAN MYLES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador chacune des collectivités?«S'il doit y DEAN BEEBY Ottawa — Une lettre de reproches du gouverneur de la Banque du Canada semble indiquer des relations plutôt houleuses entre la banque centrale et la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).Divulguée récemment, la lettre adressée par David Dodge à Karen Kinsley, présidente et responsable de la direction de la SCHL, critique sans détour les nouvelles politiques de prêts annoncées cet été par l’agence fédérale.Le gouverneur y dit avoir été consterné d’apprendre, dans le communiqué de presse de la SCHL datant du 28 juin dernier, que la SCHL offrirait une assurance hypothécaire pour des prêts n’exigeant que le seul remboursement des intérêts, et pour des périodes d’amortissement allant jusqu’à 35 ans.Il se dit particulièrement troublé par l’argument invoqué par l’agence selon lequel cela permettra à un plus grand nombre de Canadiens d’acheter une maison, et de le faire plus tôt.Cela va probablement faire grimper le prix des maisons et les rendre moins accessibles, pas plus, soutient M.Dodge dans sa missive au ton inhabituellemenl acerbe.En attisant l’inflation par ses propositions, la SCHL sape le travail de la banque centrale, ajoute le gouverneur de la Banque du Canada.In lettre du 30 juin, dont la IVes-se canadienne a pu prendre connaissance grâce à la loi sur l’accès à l’information, a également été transmise» à Jim Flaherty, ministre des Finances, et à Diane Fmley, ministre des Ressources humaines.Deux semaines plus tard, M.Dodge faisait part à des journalistes —sur un ton beaucoup plus mesuré — de sa crainte que les politiques de la SCHL ne stimulent l'inflation.Le lendemain, lui et Mme Kinsley se rencontraient à huis clos pour résoudre leur litige.Presse canadienne La classe politique a reproché récemment au candidat libéral Michael Ignatieff d’avoir mis les pieds dans le plat lorsqu’il a évoqué l’hypothèse de faire une place au Québec dans la Constitution.Imaginez l’effet s’il fallait qu’un politicien promette de mettre en œuvre les recommandations névralgiques de la Commission royale sur les peuples autochtones, soit la création d’un Parlement des Premières Nations et l'adoption d’une nouvelle proclamation royale, comparable à celle de 1763, pour confirmer leur droit à l’autonomie.Il s’agit du volet le plus rapidement jeté aux orties après la publication du rapport de la commission Erasmus-Dussault, en novembre 1996, mais aussi le plus important du point de vue des autochtones.On pourrait même dire que leur quête de reconnaissance n’atteindra sa finalité* que le jour où un drapeau des Premières Nations flottera sur la «chambre des peuples».Les coprésidents, George Erasmus et le juge René Dussault, avaient poussé très loin cette réflexion théorique, sans pour autant livrer des recettes toutes faites.Il leur apparaissait très clair que l’autonomie gouvernementale devait s’accompagner de la possibilité, pour les autochtones, de prélever leurs propres impôts sur les territoires et de recevoir des transferts financiers de l’État De l’aveu même de Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des lYe-mières Nations du Québec et du labrador (APNQL), c’est une idée «révolutionnaire» qui n’est pas près de st* réaliser.«Nous sommes encore loin du compte.Cest un projet de très longue haleine compte tenu de la diversité au sein de nos communau- tés», dit-il.Certaines bandes ne tiennent pas plus qu’il le faut à un changement radical de régime.«L’Assemblée des Premières Nations représente, pour plusieurs, le gouvernement autixhtone de facto», explique M.Heard.Selon Pierre Trudel, un spécialiste des questions autochtones, l’actuelle Loi sur les Indiens parait confortable pour certaines nations autochtones.Elle contient juste ce qu’il faut de vide juridique «pour permettre à un bon conseil de bande de faire à peu près ce qu'il veut».Les conseils de bande gèrent d’ailleurs environ 85 % des 6 milliards dépensés par le fédéral.«Au-delà du discours des nationalistes autochtones, il y a beaucoup de bandes qui se satisfont de la Loi sur les Indiens», affirme M.Trudel, un professeur d’anthropologie au Cégep du Vieux-Montréal.La férocité avec laquelle les Premières Nations ont attaqué le projet de loi des libéraux sur la gouvernance, en 2002, témoigne de cette résistance au changement.Sous prétexte que l’approche leur était imposée, les Premières Nations ont démoli ce projet par lequel les conseils de bande auraient été ame nés à se doter de règles électorales, financières et gouvernementales plus transparentes.La mosaïque des collectivités Les Premières Nations forment environ 3 % de la population du Canada, une faiblesse démographique qui apparaît phis flagrante — et plus insidieuse encore — lorsque l’on examine à la loupe leur présence géographique.Selon les données du ministère des Affaires indiennes, plus de 400 collectivités au Canada sont formées de moins de.65 habitants, ce qui rend difficile, voire im- possible la prestation de services sociaux de même que l’édification d’institutions politiques.Au Québec, les communautés les plus importantes sont les Mohawks (16 200 personnes), les Innus (15 400) et les Cris (14 600), quoiqu’ils ne vivent pas tous sur un même territoire.Les plus petites sont les Naskapis (830), les Malé-cites (760) et les AbénaMs (2050).Selon le coprésident de la Corn mission royale sur les peuples autochtones, René Dussault les Premières Nations devront se défaire de leur conception de l’autonomie comme étant une affaire menée par les bandes, à l’échelle des communautés locales.«On ne pourra prétendre à des pouvoirs qui ressemblent à ceux des provinces si on ne se regroupe pas au niveau des nations», dit-il.Dans les conférences qu’il prononce au sujet du dixième anniversaire de la Commission, le juge Dussault lance des interrogations que seules les Premières Nations pourront élucider.A qui appartient le titre autochtone, à la nation ou à avoir des pouvoirs significatifs aux gouvernements autochtones, ça prend une masse critique plus grande que celle du “communauté par communauté”», croit M.Dussault Le raisonnement du juge Dussault est limpide.L’autonomie gouvernementale ne veut strictement rien dire si les Premières Nations n’héritent pas d’un pouvoir de taxation et d’une capacité de générer des revenus adéquats pour faire face à leurs multiples défis en matière de développement social et économique.«On ne peut pas parier d’autonomie gouvernementale si tout l'argent vient uniquement du gouvernement fédéral et des provinces», dit-il.Or, cette autonomie reste une fiction, tout au plus un vœu pieux, si les bandes ont préséance sur les nations dans le partage des pouvoirs.La question territoriale Dix ans après la publication du rapport final de la Commission royale sur les peuples autochtones, la question du partage du territoire et des ressources est loin d'être réglée.Pour Ghislain Heard, la résolution de ces conflits ancestraux constitue le préalable à l’atteinte de l’autonomie.Ni la table ronde de Kelowna, en 2005, ni le récent sommet socioéconomique des Premières Nations n’ont permis d’aborder ces questions vitales pour les autochtones.«Cest plus facile d’avoir l’adhésion du public sur l’amélioration des conditions socioéconomiques des autochtones que sur la question très délicate du partage de certaines responsabilités, de l’autonomie et de la gouvernance», fait remarquer le juge Dussault Ghislain Picard fait son mea-culpa.«C’est notre responsabilité, comme élus, de faire en sorte que les questions qui nous touchent deviennent incontournables.On n’a jamais été des acteurs incontournables dans le processus électoral, quel qu’il soit.[.] Cest à nous que revient la responsabilité de lancer l’appel au gouvernement et à l'ensemble de la société», disait-il en entretien, à la veille du sommet de Ma-shteuiatsh.Comme l’a dit M.Picard, les autochtones ont le choix d’attendre que «le bon gouvernement» se présente, ou de prendre les commandes de leur développement.Avec la tenue de ce sommet, ils ont opté pour la deuxième avenue.Avec le recul, l’anthropologue Herre Trudel considère le rapport final de la Commission royale sur les peuples autochtones comme «un document de référence» qui inspire à la fois les dérisions de la Cour suprême et façonne le débat politique sur les autochtones.«Cest une influence qui se fera sentir dans le long terme», dïCü Décrit comme un document des années 70 à sa sortie, la «bible» des autochtones était en avance sur son époque.Dix ans plus tard, les «remèdes» élaborés par la Commission royale pour sortir les Premières Nations n'ont pas été tous utilisés.Le seront-ils dans dix autres années?Le Devoir Courriel ultra pratique pour gens ultra occupés.Treo“ 700wx trie J »?M»« ' * M 39995$ Contrat de 3 ans (599,95 S sans contrat) • Conception Palm” avec Microsoft" Windows Mobile" 5.0 • Combine les fonctions voix et données • Vous pouvez l’utiliser comme modem pour raccorder sans fil votre ordinateur portatif • Bluetooth” Motorola Q" Contrat de 3 ans (649.95 $ sans contrat) 24995$ -VA Communiquez avec style grâce à la fonction de courriel en temps réel, à la technologie MP3 et plus encore Augmentez votre productivité grâce à Microsoft" Windows Mobile" 5.0 • Bluetooth" BlackBerry" 8703e" • A * H O O > O * 49995 $' Contrat de 3 ans (699,95 S sans contrat) Courriel, Internet, téléphone, liste de contacts, calendrier —en un seul appareil BlackBerry Messenger, Yahoo!" Messenger, Google Talk" Vous pouvez l’utiliser comme modem pour raccorder sans fil votre ordinateur portatif Tous ces appareils fonctionnent sur le réseau mobile haute vitesse optimisé pour la transmission de données de Bell —vous pouvez donc en faire plus, plus rapidement que jamais auparavant.Disponible chez : BROSSARD Quartier DIX30 450 676-7844 LAVAL Megacentre Laval Est 450 664-2502 Disponible chez : Espace AN|OU Les Galeries d’Anjou 514 353-0257 BELOEIL Mail Montenach 450 446-7176 BROSSARD Mail Champlain 450 465-8759 CHÂTEAUGUAY Centre Régional Châteauguay 450 691-7665 DELSON 5 Route 132 450 635-9999 DOLLARD-DES ORMEAUX 3352 bout des Sources 514 684-6846 3699 bout St-|ean 514 626-8888 DORION-VAUDREUIL 84 bout Harwood 450 424-1416 DORVAL Les jardins Dorval 514 631-1222 GRANBY 688 rue Principale 450 378-3618 Galeries de Granby 450 777-4058 LASALLE 7567 bout Newman 514 368-8000 Carrefour Angrignon 514 364-3071 LAVAL 1655 bout.St Martin 450 680-1010 Carrefour Laval 450 681-3344 Carrefour Laval (kiosque) 450 978-7133 Centre Laval 450 680-2355 LONGUEUR 666 Place Transcanada 450 463-7777 Place Longueuil 450 679-4558 MONTREAL 9280 boul.de l’Acadie 514 385-0770 5187 avenue Papineau (angle Laurier) 514 526-2020 892 rue St-Catherine Ouest 514 866-6686 Boul.Décarie (angle jean-Talon) 514 739-7777 Centre Rockland 514 340-1269 Place Alexis-Nihon 514 939-2439 Place Dupuis 514 844-1313 Place Versailles 514 353-8847 Plaza Côte-des-Neiges 514 342-5444 Tour jean-Talon (Rez-de-ctsaussée) 514 270-1155 MONTRÉAL-NORD Place Bourassa 514 322-3202 POINTEAUX-TREMBLES 12530 Sherbrooke Est 514 645-4455 POINTE-CLAIRE Eairview Pointe-Claire 514 6304992 REPENT1GNY 309 rue Notre-Dame 450 5854455 En prime : une option au choix pour un maximum de 3 mois 50 % plus de minutes* OU 50 % de réduction sur les forfaits Courriel et Internet1 OU les soirs et week-ends illimités* les offrw prennent fin le 11 riècen4ireZ006.p)Nouvefie5actX«ttons jrrecunoentratde 1 ens.(3) NoureMes «ettrefions de tout VvSee von et d*un lortafi Coumei « Memet d*eu meets 60 S (3) Noureüts acttvetiorudetoutkirfaitvwrtifuneopticnderionntestUadctorv arec un oxtfret Je 1 ira.(41 NnneAes ictNabons Mc un contrat de 3 ens.(3) Nnure#n ecWeCvre Ue leut torlaft son et cftfie op&cr de données avec un contrat ,1e J ans.(6) Nouvelles actvattpns avec un contrat de 3 ans fhorame des appets gratuta les soin et weefi-ench rené selen le Sortait.Iritcvare pour les sors et wreefi-esxfc des forfaits Pet*» entrepose Mnsutes partantes et fVt*» entreprise Canada Wnutes partageas est de 2’ h a ?fi et riwraé» des rvureau* forttts affaires dynamiques est de A'”- i ?fi.Les tamJes de marques, d'images et de symboles retatits .3 BfeKMcnYetiftlMsontlapropnMeevIusneet des maïques de cnmmeiw ou des merques déposées de Heseercfi ai M«on üm»e i < > (Jl II iu « trfBSg 05 19 W 41 42 49 01 10 2£ 39 47 compl.compl Gagnants Lots 8 997 277,00 $ 73 156.50 $ 2 476,80 $ 80,50 $ 10,00 $ 5.00 $ liAGNANÏS 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500.00 50,00 $ 5,00$ 489 712,50 $ 138 610 94 078 15 104 ventes totales Ventes totales 17 484 960 $ Prochain gros lot (approx ) 15 000 000 $ 54228 5 8 500 ooo $ decomposable dans les deux sens Résultats des tirages du: 2006-10-27 GAGNANTS LOTS 5 000 000,00 $ 73 390,90 $ 1 790,00 $ 104,00 $ 10,00 $ 10.00$ Participation gratuite gnzi 21 29 25 22 4146 04 compl.i • ¦ 100 165 92 750 SG9 436 a 2286248 soo ooo s ‘decomposable dans les deux sens 10 000 000 $ 12 489 512 $ Prochain gros loi (appr ) Ventes totales 25 OOO $ CHAQUE JOUR, C'EST ÉCRIT DANS LE CIEL ! un eus cto clispurito entr» cettu iisto ei liste otfioeite de Loto-Québec cette detn t ROLEX CESTELLO O* JAUNE lief r I ïfâtjou/erte Gambard Vente et service technique MO A MIC CATHCARtCCNTM WUE MONTVtXL (514) 865-3875 Une brochure à saveur politique sera distribuée dans les collèges Les syndicats d’enseignants n’y voient aucune propagande MARIE ANDRÉE CHOUINARD Comme les syndicats d’enseignants de collège l’avaient promis, 117 000 exemplaires de la brochure Parlons politique seront distribués dans les cégeps au cours des prochaines semaines afin de «provoquer le débat».Causant la controverse alors qui! n’était encore qu’un projet, le document de neuf textes à saveur politique ne sera pas obligatoire en classe, mais n’y sera pas prohibé non plus.Demain vous appartient, Parlons politique: tel est le titre de la brochure d'une soixantaine de pages conçue par les trois syndicats d’enseignants du cégep (la Fédération nationale des enseignants du Québec, FNEEQ-CSN, la Fédération des enseignants de cégep, FEC-CSQ, et enfin la Fédération autonome du collégial, FAC).Abritant des textes critiques, notamment sur la loi 142, la dette québécoise, la démographie, les droits de scolarité ou la place de l’Etat dans la société, le document sera distribué selon les modalités décidées par les syndicats locaux et les associations étudiantes de chaque cégep.Les trois syndicats, qui ont dévoilé le document hier, ne veulent pas imposer l’utilisation du document dans les salles de cours, mais ne peuvent en revanche pas empêcher les enseignants de s’en servir comme document de référence.«Certains enseignants nous ont dit: “Il n’est pas question que vous m'obligiez à prendre la brochure dans ma classe.” Mais au contraire, d’autres disent: “Pas question que vous m'interdisiez de l'utiliser”», a relaté vendredi Ronald Cameron, président de la FNEEQ.SOURCE FNEEQ Ronald Cameron, président de la FNEEQ Certains ont déjà indiqué qu’ils feraient la promotion du dépliant à l’occasion de causeries le midi, à la cafétéria.D’autres ont lancé l’idée d'une «dictée a la Bernard Pivot» utilisant un texte ou l’autre.Des associations étudiantes ont toutefois prévenu qu’elles n’étaient pas favorables à la circulation du document de réflexion jpsque dans les classes, a expliqué Etienne Hudon-Gagnon, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).La FECQ et l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) appuient toutes deux cette initiative et ont été consultées dans l’élaboration de la brochure.Elles ont toutefois laissé aux associations locales la responsabilité de décider de la, mise en œuvre du document.A elles deux, la FECQ et TASSE couvrent environ la moitié des associations étudiantes collégiales du Québec.Développer le sens critique En septembre, le projet de brochure avait été associé par certains à de la propagande politique et à une volonté d’embrigadement.«Avant même sa parution, le document que vous avez entre les mains a provoqué un petit tourbillon médiatique», peut-on y lire en guise d’introduction.«Le chef d’une formation Politique s’est même insurgé contre le fait qu’on veuille “chercher à enfermer les étudiantes et les étudiants dans un corridor idéologique”», poursuit-on, faisant allusion à un commentaire du chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont «Est-ce de la propagande?À vous d’en juger», peut-on lire en fin de préambule.«On a fait ça pour développer le sens critique des étudiants, pour susciter le débat», a expliqué M.Cameron.«Ce n’est pas de l’embrigadement ni de la propagande.Mais c’est un exercice audacieux de diffusion d’idées.» Le document souligne par exemple «l'omniprésence du discours néolibéral» et n’évite pas non plus «la loi spéciale de décembre 2005».C’est la loi 142 qui a donné naissance au projet.«Nous avons voulu faire la démonstration qu’on ne peut pas museler les enseignants qui ont des choses à dire dans le respect de l’espace des collèges», note M.Cameron.Vigilance La Fédération des cégeps a prévenu vendredi qu’elle n’accepterait pas que la brochure soit utilisée dans un espace pédagogique.«Un débat le midi à la cafétéria, ça ne me semble pas poser de problème», a noté vendredi le président de la Fédération, Gaëtan Boucher.«Mais tout ce qui est rogné sur le temps de classe pour faire de l’éducation politique me dérange fortement.S’il le faut, nous allons rappeler aux enseignants ce pour quoi on les embauche.» Alors que ce projet était publicisé, M.Boucher a rencontré l’ensemble des directions des études des collèges afin de leur «rappeler la vigilance qu’ils doivent exercer autour de rutilisation du document», a expliqué le président La loi 142 ne permet pas, par exemple, que «le fonctionnement des collèges soit altéré» par les activités syndicales.«Nous n’avons aucun intérêt à ce que la loi 142 soit violée dans nos établissements, et je n’ai pas manqué de le rappeler aux syndicats», a ajoute Gaëtan Boucher.Un œil avisé n'aura d'ailleurs pas manqué d’observer que chacun des neuf textes est signé par de hauts dirigeants des trois syndicats sans toutefois que leur titre soit accolé à leur texte.Ainsi, Ronald Cameron y exprime ses idées sur l’éducation comme bien de marchandisation, sans que le lecteur sache qu’il dirige la FNEEQ.Un mince paragraphe en début de brochure prévient que «les signataires des textes qui suivent occupent toutes et tous une fonction dans l’une des trois fédérations d’enseignants du collégial».Les logos des trois syndicats sont imprimés au verso de la brochure, mais peu d’éléments permettent d’en associer le contenu aux organisations syndicales.«Nous avons voulu signer comme individu exprimant une opinion», explique M.Cameron, qui s’est défendu d’avoir voulu gommer l’identité syndicale ou éviter la transparence en faisant ce choix.Le Devoir Changement climatique L’inaction menace la planète d’une crise économique Londres — Ne rien faire pour lutter contre le changement climatique risque d’entraîner une crise économique de l’ampleur de celle de 1930, affirme un rapport britannique sur le coût du changement climatique.Le rapport de Nicholas Stern, économiste du gouvernement britannique, dont Reuters a pu obtenir un résumé de 27 pages, affirme que les bénéfices de mesures prises dans le monde entier pour lutter contre le changement climatique dépasseront nettement les coûts.Le rapport de 700 pages, qui doit être publié aujourd’hui.dit que quoi que nous fassions maintenant il est déjà presque imposable de maintenir les gaz à effet de serre à un niveau qui, selon les scientifiques, permettrait d’éviter les pires conséquences du changement climatique.Il affinne que, contrairement à ce qu'a fait valoir le président américain George Bush, qui s'est retiré du protocole de Kyoto en partie parce que cela coûterait selon lui des emplois, le monde n'a pas à choisir entre la lutte contre le changement climatique et la croissance économique.«Les données relevées par l’étude mènent à une conclusion simple: les bénéfices d’une action forte et rapide dépassent considérablement les coûts», dit le rapport prepare pour le premier ministre.Tony Blair, et le ministre des Finances, Gordon Brown.Invité hier de Sky News, le ministre britannique de l'Environnement, David Milliband, a insiste sur l’importance d'une «réponse globale et non nationale» au problème.«U est vital que les principaux émetteurs de gaz à effet de serre comme les Etats-Unis et les économies croissantes comme la Chine ou l’Inde participent aussi à la solution», a-t-il ajouté.Le post-Kyoto L'ONU doit ouvrir le 6 novembre, à Nairobi, des | discussions sur le climat qui ont pour but de trouver : une suite au protocole de Kyoto, qui expire en 2012.Blair plaide pour un accord post-Kyoto qui inclurait les Etats-Unis — premier émetteur mondial de gaz à effet de serre — ainsi que les principaux pays en développement tels que la Chine et l’Inde.Kyoto engage 35 pays riches à réduire d’ici à 2008-2012 leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % j par rapport aux niveaux de 1990.Mais beaucoup de signataires du protocole sont loin de cet objectif.Selon Stern, si la tendance actuelle se maintient, les températures moyennes augmenteront de deux à trois degrés centigrades au cours des cinquante pro-chaînes années.Si les émissions continuent d’augmenter, la Terre pourrait se réchauffer de plusieurs degrés supplémentaires avec de graves conséquences qui frapperaient avant tout les pays pauvres.Selon Stern il faudra faire payer la pollution au moyen de taxes ou d'une réglementation.Reuters LE PARADIS À BON PRIX GoTravelDirect.com ^ " PRIME RÉSERVEZ TÔT* ÉPARGNEZ "600 ! FATiïS VITE ! l‘0f FRt Pllf ND Fill If 31OCIOBREI HL NE RESTE QU'UN JOUR i 1.866.749.3344 - ?^ —i VARADER0 M *1189 • SBWC ÎOUT-œM’qs L12SDE — ?* * — PUNTACANAPHÉ IflOPCAl BAMC HUES *1299 ’ stw*t T V-GMUs LÎ29 0E — CANCUN «a sayuwswtKSKt r— ?i VARAOERCM TXCJW t Lf 22 0e I PUNTA CANA ?i MAYAN RIMERA KW LE 24 DE ' V 1122 DE Prix Conttxflion au par tranche de mie dolars en supplément.n tant m mrxtm Mets m vpw æaca&cr t\£*e i » «t T.w S.T* «dus.L«S£WMS TRAVEL DIRECT EN BREF Crash d’avion au Nigeria Abuja — Une centaine de personnes, dont le Sultan de Sokoto, phis haute autorité musulmane du Nigeria, ont trouvé la mort hier dans un accident d’avion près de la capitale Abuja, dernier en date d’une série noire ces derniers mois.Outre le Sultan du califat de Sokoto, son fils qui est sénateur, le vice-gouverneur,et le ministre de l'Education de l’Etat étaient à bord de l'appareil de la compagnie privée ADC qui avait décollé hier matin de Lagos pour Sokoto, au nord-ouest du pays, via Abuja.Il n’y aurait que trois ou quatre survivants.Cet accident est le dernier en date d'une série de catastrophes aériennes au Nigeria ces derniers mois qui ont jeté le discrédit sur le secteur aéronautique nigérian connu pour sa corruption et le peu d’attention apportée à la sécurité des appareils comme des infrastructures.- AFP Le Canada équipera les policiers afghans Ottawa — Alors que les critiques fusent de toutes parts sur le fait que le Canada est trop impliqué dans la guerre contre les talibans pour aider à la reconstruction de l'Afghanistan, le ministère des Affaires étrangères vient de lancer une demande de soumissions pour l'achat d'équipements pour 2000 poMers afghans.La demande de soumission, annoncée la semaine dernière, inclut tous les besoins pour des policiers, gilets pare-balles, ceintures, bottes et jusqu'aux lampes de poche.En inter-view à la Presse canadienne, le ministre des Affaires étrangères a reconnu que c'était la premiere fois que son ministère s’impliquait dans la livraison d'une aide de ce genre en Afghanistan.D a nie cependant que le programme de fourniture d'equipements.évalue à 500 000 $, était en réponse à l'opposition grandissante contre la mission canadienne en Afghanistan.-PC Des hélicoptères polyvalents Ottawa — Ottawa a modifie en catimini son contrat avec le constructeur des nouveaux hélicoptères Cyclones de la marine pour s'assurer que les appareils puissent non seulement chasser les sous-marins mais aussi transporter des troupes.Cette modification.qui devrait ajouter environ 5 millions au prix total de la commande.permettra une phis grande polyvalence des nouveaux hélicoptères.y compris un rôle potentiel d'appui des forces terrestres en .Afghanistan.- PC ; j5f m 4%;; mm 4/p \ iï" \ ' v** La nouvelle formule Table d’Hôte Extra.Beaucoup plus flexible.Tous nos plats principaux sont maintenant disponibles en table d’hôte.Choisissez le plat principal qui vous plaît sur notre menu, ajoutez une bonne soupe ou un jus de légumes et n’importe lequel des fabuleux desserts St-Hubert.En plus du café à volonté ! Tout ça pour un petit supplément Dam tes sattes à manger des rûtosertes S«-Hubert participâmes ï 49-58 24 StHubert « LE DEVOIR.LE L l' N D I 30 OCTOBRE 2 0 0 0 A 6 AUTOMOBILE Le Compass: une Jeep « de fille » PASCAL BOISSÉ Pour ses fidèles adeptes, très majoritairement des hommes dans la trentaine et la quarantaine, la marque Jeep représente un véritable mytiie du monde automobile.Ce mythe prend ses racines dans ces images de G.1.américains libérant l’Europe à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Plus tard, recyclé dans la vie civile, la Jeep en est venue à incarner le véhicule tout terrain suprême.Celui qui réussit à passer partout où les autres abdiquent et rebroussent chemin.Mais ceux qui président aux destinées de Jeep, qui est la deuxième marque de commerce en notoriété dans le monde (derrière Coca-Cola, vous l’aurez deviné), sont déterminés à élargir leur auditoire avec un produit d’entrée de gamme.Pour ce faire, ils ont conçu le Compass, un véhicule qui cible spécifiquement un immense segment de la population qui leur échappait jusque-là: les femmes.En effet, leurs études de marché ont démontré que ce nouveau venu déplaisait souverainement aux amateurs de Jeep traditionnels, des «purs et durs», mais qu’il avait de bonnes chances de séduire la gent féminine.Il ne leur en fallait pas plus pour lancer la production du Compass, une Jeep qui trahit la plupart des idéaux établis par ses rustiques prédécesseurs, mais qui ratisse large afin d’attirer une nouvelle clientèle quitte, au passage, à diluer complètement les valeurs d’une marque aussi forte.Pour se justifier, Joe Eberhart, responsable du marketing chez Daimler-Chrysler, affirme que: «bien des gens aiment la marque Jeep, la liberté qu’elle évoque, mais ils ne sont pas prêts à endurer les désagréments d'un véritable véhicule conçu pour le hors-route».Une Dodge Caliber déguisée le Compass partage son iirchi-tecture mécanique avec la Dodge Caliber, une compacte à traction avant, elle aussi disponible avec la traction intégrale en option.Vous avez bien lu: en version de base, le Compass est une Jeep dont seule ment les roues avant sont motrices! Le fait que la traction 4x4 soit optionnelle sur une Jeep est, certainement, une pure aberration pour les fondamentalistes de la marque dont on imagine le désarroi.En plus, comme la Caliber possède un moteur transversal, une caractéristique incontournable sur un véhicule à traction avant, le Compass hérite, lui aussi, de ce long porte-à-faux au bout duquel la légendaire calandre Jeep semble pendre dans le vide, ce qui lui confère cet air un peu penaud.Mais le malaise visuel ne s'arrête pas là: les proportions générales du Compass sont gauches.SOURCE JEEP Jeep a conçu le Compass, un véhicule qui cible spécifiquement un immense segment de la population qui lui échappait jusque-là: les femmes.et le pilier-D renversé vers l’arrie-re est probablement le détail le plus inélégant de tout le véhicule.De plus, on se demande ce que viennent faire dans l’univers sémantique de Jeep ces ailes élargies façon Porsche 944 de 1981.L’on s'attend d’une Jeep à ce qu’elle arbore un air robuste et viril; une forme aiguë de fonctionnalisme ponctuée de quelques éléments symboliques puissants.Avec des proportions et une architecture incompatibles, le Compass opte plutôt pour la caricature et la parodie.Et jamais il n’arrive à nous faire croire qu’il est un véritable utilitaire.Dollarama À l’intérieur de l’habitacle, le Compass reçoit un autre cadeau empoisonné de la part de la Dodge Caliber: des matériaux plastiques indigents, dont l’aspect misérable porte un préjudice sévère à tout le véhicule.Pourtant, l’assemblage est de qualité, la disposition générale des commandes est irréprochable, et la nacelle d’instruments est lisible et bien agencée.11 s’agit donc là d’un habitacle agréable, bien dessiné, mais qui a subi les assauts impitoyables de comptables intransigeants, qui ont sabré les coûts de SOURCE JEEP son architecture mécanique avec la Dodge Caliber, une compacte à traction Le Compass partage son arcmtecture mecamqt avant, elle aussi disponible avec la traction intégrale en option.MOTS CROISÉS 10 11 production en réduisant la qualité des plastiques jusqu’aux limites de l'acceptable.Les sièges sont confortables et offrent un bon soutien latéral, mais leurs glissières d’ajuste- ment sont plutôt encombrantes.Alors que certains constructeurs se targuent de dissimuler complètement les glissières de leurs sièges, celles du Compass sont aussi visibles que gênantes.Pour se distinguer, le Compass est muni de quelques gadgets dont l’utilité est toute relative: l'unité d’éclairage intérieur du hayon arrière peut se détacher et servir de lampe de poche et, toujours sur le hayon, les haut-parleurs peuvent pivoter vers l'extérieur afin de permettre aux propriétaires de Jeep Compass de bien pourrir la vie de leurs voisins, au camping, en leur faisant partager de force leurs choix musicaux douteux.Le comportement routier du Compass est assez sain mais, chez Jeep, on a résolument opté pour un tarage très souple de la suspension et pour un plus grand débattement que sur la Dodge Caliber, pseudo capacité hors route oblige.Cette combinaison de souplesse et d’élongation procure un grand confort lors de longs trajets sur autoroute, mais provoque l'affaissement du train avant lors de manœuvres d’évitement.Le moteur 2,4 litres, fruit d’une collaboration récente avec Hyundai et Mitsubishi, se tire très bien d’affaire et peut être jumelé à une boîte de vitesse manuelle à cinq rapports ou à une boîte automatique de type CVT.Cette dernière peut aussi simuler un mode manuel qui permet, à l’occasion, de la faire sortir de sa léthargie.Comme c’est généralement le cas avec une CVT, les accélérations départ arrêté sont un peu poussives, mais les reprises ont de la vigueur.Les deux font la paire La marque Jeep est à la croisée des chemins et elle vit une sérieuse crise d’identité: elle doit renforcer son image de robustesse pour satisfaire ses adeptes traditionnels tout en devenant plus accessible pour élargir sa clientèle.Au cours de la dernière décennie, Hummer a remplacé Jeep dans l’imaginaire de nombreux acheteurs de 4x4 en tant que symbole suprême de capacité hors route sans compromis.Ainsi assiégée.Jeep a conçu un autre véhicule, déma-gogiquement baptisé Patriot, à partir de la même plateforme que celle du Compass.Le Patriot, affublé de formes équar-ries et d’une personnalité beaucoup plus macho, sera lancé au cours des prochains mois.Toujours selon les études de marché de Jeep, le Patriot, pour sa part, devrait plaire à une clientèle majoritairement masculine.Et il s’agit là d’une première dans l’histoire de l’automobile: un constructeur qui décide de produire deux carrosseries distinctes à partir d'une même base mécanique en fonction des goûts et des aspirations, apparemment inconciliables, de ses acheteurs des deux sexes.Collaborateur du Devoir FICHE TECHNIQUE Jeep Compass ¦ Moteur : I4 2,4 L ¦ Puissance : 172 ch /165 Ib-pi ¦ Oà 100km/h :10,7 s ¦ Vitesse maximale : 185 km/h ¦ Consommation : 9,7 L/100 km ¦ Echelle de prix : 17 995 $ (Sport 4x2 Manuel) à 26 230 $ (Limited 4x4 CVT) Montréal Aujourd-hut Ce soir ^ Demain Mercredi Jeudi 6 0 10/1 8/2 4/0 Ensoleille Passages Quelques Averses, pdp Averses De * nuageux.averses pdp 40% neige tondante.V ACT- pdp 40%.Québec Aujourd-hui Ce soir ^ Demain Mercredi.Jeudi 4 -3 ** 4/0 6/0 3/-1 Ciel variable Généralement Quelques Averses Ile * Averses De * dégage averses odp pluie ou de neige fondante 40% neige, pdp pdp 60% Gatineau 60%, Aujourd-hui Ce soir _ 2 Demain Mercredi Jeudi 7 9/2 6/1 5/0 Ensoleille.Ciei vanabte.Faible phae Averses be * Averses De * pdp 60%.pluie ou de neige fondante neige, pdp pdp 40% 4Cft HORIZONTALEMENT 1.Considération respectueuse - À toi.2.Poème lyrique -Réussite.3.Goémon - Se porteront.4.Région désertique -Façonné avec simplicité.5.Sueur du cheval - Lever les pattes.6.Homme malpropre -Zigouillée.7.Richesse - Petit mammifère qui pue -Utile au golf.8.Station touristique française - Nom commun de la badiane.9.Fixé sur le revers d'un organe - Corde de gaucho.10.Nomme - De couleur blanchâtre 11.Abrasif - Matière purulente fétide.12.Risqués - Divulguer.VERTICALEMENT 1.Libertin.2.Pour fermer une porte -TToupiales 3.Imaginer - Meurtre.4.En Europe ou en Afrique - Du firmament.Engage Marque la réticence -Rejoint.Abréviation chrétienne -Servait à drainer une plaie.Passé à la poêle - Tire profit de.S’apprend à l'école -Prince des démons.10.Bien mis.élégant -Perçoit.11.Très mince - Subit.12.Vit dans la mer -Obstacle équestre.8 9.Météo Média omedia.com Sept-lles Trois-Rivières 5i-2 Qmmc SOURCE JEEP A l'intérieur, les sièges sont confortables, mais le Compass est muni de certains gadgets dont l'utilité est toute relative.LôV0f £j\J SOfW Coucher du so 6h3t teii I6h45s Gatineau m -, ^ Montreal, r** Canada Au|.Demain Le Monde Au) > Metec 2006 Demain Edmonton Sot -3-5 Var -2''-4 Londres Plu 16/12 Sol 14.'13 Moncton Var 7:2 Var 52 Los Angetes Sol Sol 18* 11 SêBitdMtn Var 6,1 Sol 7,S Mexico Sol 20*6 Sol 21/6 Toronto Sd HD Ptu t3/"2 New York Soi 158 Var 20'13 Vancouver Sol 7.7 Sol 1e roulement est rapide chez Wal-Mart, érigé en mode de gestion par un groupe qui part du constat que le coût d’un «associé» ayant sept ans d’ancienneté est «presque 55 % supérieur «a celui d’un salarié entré l’année précédente.«Alors même, affirme la direction, que leur productivité est la même.» Mal payés, sujets à de fréquents changements d’horaires, la moitié seulement des salariés de Wal-Mart bénéficient d’une couverture saute maison.les autres sont censés être couverts par l’assurance-ma-ladie de leur conjoint, s’ils en ont ou par le système public Medicaid, réservé aux nécessiteux, ce qui revient, pour Wal-Mart, à laisser cette couverture à la charge de la collectivité.Procédures judiciaires le social n’est pas le fort de Wal-Mart On ne cpmp-te plus les procédures judiciaires engagées aux Etats-Unis contre le groupe pour avoir obligé ses «associés«à faire des heures supplémentaires non payées, pour avoir employé des immigrés en situation irrégulière et pour discrimination sexuelle.Qui est embauché chez Wal-Mart est aussitôt informé qu’aucune activité syndicale n’y est tolérée.Cité par le Los Angeles Times.l’un des porti^parole de la firme le reconnaît implici-tement:»i\Wrr philosophie est que seul un associé malheureux est susceptible de se syndiquer.C’est la raison pour laquelle Wal-Mart fait tout ce qu il peut pour s’assurer que ses associés bénéficient de tout ce dont ils ont besoin.» Cette vision des relations sociales hérisse nombre de démocrates.Avec d’autres, l’ancien candidat à la Maison Blanche, John Kerry, a pris la défense des salariés de Wal-Mart lors de la campagne pour le renouvellement partiel du Congrès.Il se demande pourquoi une entreprise comptant parmi ses actionnaires cinq des plus grosses fortunes des Etats-Unis (tes héritiers de Sam Walton) est incapable d’assurer une couverture santé digne de ce nom à ses salariés.Quant à Hillary Clinton, qui a longtemps siégé au conseil d’administration de Wal-Mart, à l’époque où elle était la first lady de l'Arkansas, elle a refrisé le chèque de 5 000 $US que la firme de Bentonville lui avait proposé pour financer sa réélection au Sénat Pour contrer ces critiques, Wal-Mart avait engagé comme lobbyiste Andrew Young, une figure de l'es- Un Wal-Mart en Grande-Bretagne tablishment noir américain, ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU.Mais celui-ci a dû démissionner cet été de ses fonctions pour avoir déclaré à un journal que «les boutiquiers Juifs, arabes et coréens arnaquaient depuis des années les Américains des centres-villes en leur vendant du pain rassis, de la viande infecte et des légumes défraîchis».Habitué aux critiques, Wal-Mart joue la carte du consommateur qui trouve un réel avantage à remplir chaque semaine son chariot dans un Supercenter aux prix cassés.H.Lee Scott Jr„ son p.-d.g.depuis 2000, le constate avec satisfaction: deux fois plus d’Américains font leurs courses dans un magasin Wal-Mart qu'il y a eu d’électeurs à la dernière présidentielle, Un plebiscite de tous les jours.Auteur dans les années 1980 du fameux slogan «Buy American», la firme doit aujourd’hui sa fortune au «Mode in China».Chaque année, elle importe de là-bas pour 18 milliards de dollars de produits manufactures.Ce chiffre atteint les 20 ou même les 30 milliards si l'on prend en compte ce quelle achète à ses fournisseurs américains qui, eux aussi, font fabriquer en Chine, des perceuses Black & Decker aux poupées Barbie, lorsqu’on sait que le déficit américain à l’égard de Pékin est de 154 milliards de dollars, cela signifie que Wal-Mart y contribue pour près de 20 %.Ce dumping de Wal-Mart n'a pas que des inconvénients.Une étude du cabinet d'études indépendant Global Insight montre que sur la période 1,995-2004, te groupe a freiné les salaires de 2,2 % aux Etats-Unis et les prix de 3,1%.Mais cette contribution à la lutte contre l'inflation a un coût humain.Wal-Mart pèse si lourd qu’il contraint nombre d'entreprises américaines à s’aligner sur ses pratiques sociales et commerciales, sous peine de n’ètre plus compétitives.En un mot, les gens de Bentonville tirent vers le bas la qualité de vie des Américains.Comme salaries, ceux-ci maudissent le modèle Wal-Mart.Comme consommateurs.Us 1e bénissent Le Monde En plein développement La Chine recherche une société harmonieuse PHILIPPE MASSONNET Wuhan — La construction d'une «société harmonieuse».nouveau credo du gouvernement chi-j nois, se heurte à la montée de l'individualisme et au | souci immédiat des provinces d'engranger des re-! cords économiques.«Chacun a ses pn>blêmes.moi fai réussi et Je peux me payer ma bouteille de cognac, l’harmonie cela se ! mente.• La scène se passe dans une petite église catholique de l’ancienne concession française à Wuhan.Une eglise à ne pas manquer puisque reconvertie en .« God's music bar».In jeunesse doive y joue aux des en s'abreuvant d'alcool fort pendant qu'un orchestre pop hurle sous la nef.L’homme qui s'exprime a 34 ans.caricature plutôt sympathique de La nouvelle bourgeoisie d'affaires.Sa i bouteille de cognac — à 500 yuans (près de 70 8CAN) sur une carte des consommations évidemment en forme de croix — représente un mois de sa-| laire de bien des employés et ouvriers de Wuhan.cite industrielle de 10 miffions d'habitants sur te fleu-! ve Yangtze.Le revenu annuel moyen à Wuhan s'est ofticielte-| ment éteve à 10 850 yuans en 2005.Les bas salaires tournent autour de 2Ô0 à 300 yuans.Certes te coût de La vie y est moins élevé qu'à Pekin et Shanghai.Mais tes disparités sociales sont criantes dans cette métropole où, frenetiquement, on détruit et on construit où les multiples centres commerciaux de luxe restent des vitrines pour limmense majorité des habitants qui doit d'abord économiser, faute de protection sociale.•Si vous avez de l'argent, vous pouvez vous soigner, c'est la medecine à deux vitesses», se lamente un médecin local.Avenues interminables Fatigues et polluants, tes autobus tentent d'assurer te service publte dans des avenues interminables où la competition autoniobilistique est à limage des tensions sociales, laissant de marbre tes statues de Mao qui font de la resistance.Le soir venu, la gymnastique et la danse au bord du fleuve apaisent les esprits.A la même heure, des centaines de karaokés se maquillent de lumières dégoulinantes.Dans Voiture de luxe, le dernier film de Wang Chao.un instituteur de campagne retrouve à Wuhan sa fille dont il apprendra vite qu elle est devenue entraîneuse dans un de ces bordels à peine déguisés.En présentant son fihn à Cannes cette annee, où il a été prime, te réalisateur évoquait «l'écart entre les riches et Us pauvres, la distance qui séparé U peuple du bonheur Us contradictions entre U système social hérité du passe et U poids du present» A la mairie, on affirme évidemment travailler pour une société harmonieuse mais on defend surtout le modèle de développement qui a permis à Wuhan, comme ailleurs en Chine, de sortir une partie de la population de la pauvreté en un temps record, de creer une classe moyenne de consommateurs potentiels et un bataillon de grandes fortunes.«Notre croissance a atteint 15.2 % sur les neuf premiers mois de l’année», indique te maire, soit un rythme nettement plus (levé que la moyenne nationale (10,7 %).Trop rapide«Cela correspond à nos besoins».affirme Li Xiansheng pour qui l'emploi est la priorité, avec la lutte contre la pollution.D'ailleurs, la ville est plutôt verte maigre sa grisaiDe ambiante.•Si nous louions améliorer notre système d'assuran-ct chômage, il faut de l'argent et pour cela il faut continuer U développement économique, améliorer encore Us profits des entreprises-.poursuit le maire, dans une interview à l'AFP durant laquelle le sujet de la corruption, détonateur d'explosions sociales pourtant reconnu par te gouvernement sera écarte.Le dimanche precedent, te president Hu Jintao est lui revenu sur la question, appelant une enieme fois tes cadres communistes de tout le pavs a «faire preuve d auto-discipline pour résister au matenalisme.à Thedcmtsme et à l'individualisme».Agence France-Presse » On se garde de la place pour le dessert.Avec la nouvelle formule Table d'Hôte Extra, le dessert est inclus.Que vous soyez accro de la tarte au sucre ou amoureux fou du chocolat fondant de notre brownie, allez-y, c'est compris ! En plus du café à volonté, évidemment ! Tout ça pour un petit supplément de f Mi % -Sti) StHubert Dam tei saltes à mançef des St-Hubert parbcipantti 7 A 10 ED TOR AL L’Europe des chantages L’Ukraine rêvait d’intégrer l’Union européenne d’ici quatre ans.Le président de l’UE vient de lui signifier que trop de travail restait à accomplir pour l’accepter dans le club.La Roumanie et la Bulgarie en seront membres à compter de janvier prochain.Aussitôt, la Grande-Bretagne prend des mesures pour restreindre le plus possible l’arrivée sur son sol de citoyens de ces pays.L’Union?Elle a la grippe.1 ne se passe guère de semaine sans que les informations qui nous proviennent d’Europe nous confirment qu’elle ne s’est toujours pas remise du traumatisme conséquent aux rejets néerlandais et français de la constitution.Depuis lors, on constate que l’observation, découlant de ces rejets, de la préséance accordée aux intérêts nationaux a empêché l’adoption d’un nombre non négligeable d’accords importants.Ainsi, antérieurement aux faits évoqués plus haut, les 25 ne sont pas parvenus à s’entendre sur une hausse des prêts qu’on accorde aux pays dont les économies ne sont pas au diapason des autres.Auparavant U a suffi qu’un producteur et distributeur d’énergie italien dévoile son intérêt pour une compagnie français pour qu’aussitôt le gouvernement Villepin concocte la fusion de Gaz de France avec Suez au nom du «patriotisme économique.» A cet égard, s’il y a un pays qui, contrairement à la croyance populaire, cultive l’intérêt national, c’est bien la Grande-Bretagne.S les politiciens de ce pays font moins d’opposition que leurs collègues du continent aux acquittions par des étrangers de sociétés britanniques, ils ont pris soin de conserver la main haute sur les outils macroéconomiques que les autres ont justement abandonnés à une certaine Banque européenne.On s'explique.Au lendemain de l’adoption du traité de Maastricht par la majorité des membres de l’Union à l’époque, on s’est attelé à la création de la monnaie unique.Pendant des années, les Britanniques ont tenu le discours suivant: on conservera la livre sterling et la maîtrise du taux d’intérêt pendant un certain temps, après quoi on vous rejoindra.On prendra l’euro.Au début de la présente décennie le cabinet de Tony Blair avait clairement indiqué que le passage à l’euro se ferait en 2008.Puis voilà qu’il y a quelques mois de cela, le ministre des Finances, Gordon Brown, a jeté un froid en annonçant qu’il n’était plus question de lâcher la livre.Lorsqu'on s’attarde à ce dossier en utilisant la lou|X‘ du nationalisme économique, l’attitude britannique n’est pas exempte de logique: tous les jours, les ingénieurs de la City de Londres jouent la livre contre l’euro.et engrangent ainsi des milliards et des milliards.Au fond, les gestes faits par les Britanniques avec leur monnaie et les Français avec leur énergie s’inscrivent en droite ligne de ceux qui les premiers ont rallumé la funeste flamme des égoïsmes nationaux.On pense aux Danois et aux Irlandais.On se rappellera qu’après avoir refusé Maastricht, le Danemark avait entamé des négociations.Le but?Obtenir des avantages, voire des privilèges, contre.sa signature.Ainsi ont-il hérité ce qu’ils voulaient.Cinq ans plus tard, les Irlandais devaient les imiter à la faveur du traité de Nice.Depuis, l’Union donne l’impression d’être une auberge espagnole.En tout cas, on peut constater que chacun l'aborde en empruntant le costume du boutiquier.On y puise ce que l’on veut Plus précisément, seuls comptent les droits et seulement les droits.Les devoirs envers les mis et les autres?On s’en moque.Malheureusement, ce maintien forcené d’une Europe dans un univers exclusivement marchand a fait le lit des extrémismes.Partout, les Le Pen de Belgique, d’Allemagne, d’Hongrie, Pologne et autres gagnent en popularité.Et que font les dirigeants?Après avoir décidé l’amorce d’une réflexion d’un an sur les maux qui frappent le continent au lendemain des rejets de la constitution, ils ont commandé.une prolongation.Et ce, pour la simple et aberrante raison qu’ils n’avaient rien fait.Du coup, l'UE tangue beaucoup plus aujourd’hui que l’an dernier.Élargissement à l’est, Turquie, mécanisme de vote, euro, sont autant de prétextes qui ne sont pas de bon augure pour la suite.Car au lieu de poursuivre un débat de fond sur ce qu'est l’Union et ce qu'elle doit être, tous les acteurs concernés cam-|X'nt sur leur quant-à-soi.Espérons que ce qu’il reste de l’ambition, au sens le plus noble du terme, des fondateurs sera préservé avec la dernière énergie.Sertfe Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE « il y a \,\ amTÇ A & fA'Rf EnTuSER FAP ^ \ ïetéRAc’’ > / PAPA, ^ aùin-ci ûwil VCu* î>i*Ê ir fl\0N$tfl>R PA* ?y A W* v PénîER, il ?RefeRAi5 ;$A'rr ca 'U**, to-3* LETTRES -?- Lettre au maire de Montréal Monsieur le Maire, La proposition de changement du nom de l’avenue du Parc me fait croire que vous intéressez ces jours-ci aux questions de toponymie, et cet intérêt m'amène à vous écrire ce mot.Vous vous souviendrez sans doute qu’il y a près de trente ans, à l’occasion de la loi 101, dans un effort pour donner à Montréal un visage plus français, plusieurs rues, particulièrement dans l’ouest de la ville, changèrent d'appellation.Par exemple: Bishop street, Drummond street, Mac Kay street devinrent rue Bishop, rue Drummond et rue MacKay, puisque, bien entendu, on ne traduit pas les noms propres.C’est pourquoi Mountain street n'aurait pas dû devenir la rue de la Montagne, car celle-ci était nommée en souvenir de M1' Mountain, premier évêque anglican de Montréal.Mais bon, il est vrai que l’on a de cette rue un beau coup d'œil sur la montagne.Erreur que seuls les historiens ne pardonneront peut-être pas.Par contre, plusieurs autres rues portaient des noms communs qui auraient dû être traduits et ne Font pas été.Ainsi Mill street est devenue rue Mill plutôt que rue du Moulin, ou rue de la Minoterie, et Bridge street qui conduit au pont Victoria est devenue Bridge plutôt que rue du Pont! Plus ridicule encore, Remembrance road, bordant les cimetières, est devenue chemin Remembrance (il faut le faire!) plutôt que chemin du Souvenir.Et combien d'autres bourdes semblables trouverait-on si on fouillait un peu.Ne serait-il pas temps de les corriger?Un petit coup de fil de votre part, Monsieur le Maire, au service municipal responsable réglerait sans doute la question rapidement.Je vous en remercie à l’avance et vous prie de croire à mes meilleurs sentiments.Guy Joron Montréal, octobre 2006 Le campus universitaire d’Outremont à la mémoire de Robert Bourassa?La décision de l'administration Tremblay de modifier l’avenue du Parc en avenue Robert Bourassa n’est pas justifiée.Sans égard pour les citoyens et sans égard pour notre patrimoine, la décision est illégitime.En précurseur visionnaire, l’ancien premier ministre nous a légué la réalisation d'un immense potentiel collectif et technologique.Reconnaissons l’image en dédiant le futur campus de l’université de Montréal à la mémoire de Robert Bourassa.Parions qu'il apprécierait qu'une entité moderne orientée vers l'avenir porte son nom.Jean-Marc Corbeil Outremont, 26 octobre 2006 Une juste revendication Quel plaisir de voir une si grande place accordée dans Le Devoir aux problèmes que connaissent les communautés autochtones.Les solutions ne viendront vraisemblablement que par une reconnaissance des enjeux.Si Josée Boileau avait raison de noter un manque de transparence au sein de ces com- munautés dans les éditoriaux qu’elle a signés les 16 et 18 octobre derniers (Fapparent gaspillage de fonds publics par James Gabriel à Kanasetake en est un exemple on ne peut, plus criant), nous ferions sans doute mieux de retourner la caméra sur nos propres gouvernements.A titre d’exemple, près de 80 % des 700 millions dépensés jusqu’à maintenant par le fédéral dans le cadre du programme de réparation pour les victimes de sévices dans les pensionnats autochtones sont allés aux fonctionnaires et aux avocats, plutôt qu’aux victimes.en vue d’éviter les abus! Les conditions lamentables qu'on retrouve dans bon nombre des communautés autochtones (faibles taux de scolarisation et de réussite, taux élevés d’alcoolisme, de drogue et de mortalité infantile), qu'Amnistie Internationale a qualifiées l’an dernier de dignes du tiers-monde, ne s’appliquent pas à toutes les communautés.Il existe des cas d’exceptions encourageants, et ceux-ci ont tendance à faire preuve d’une certaine cohésion culturelle qui, elle, manque souvent en tout ou en partie dans les communautés troublées, comme le dé; montre la grande majorité des textes universitaires et des reportages des médias à ce sujet.Au risque d'être accusés d’hypocrisie, nous aurions intérêt au Québec d’appuyer les nations autochtones qui demandent plus d'autonomie culturelle et politique.Du moins, commençons par convenir que ce quelles revendiquent nous l’avons revendiqué depuis la révolution tranquille.Ian Ward Département de géographie humaine à l'Université Concordia Octobre 2006 LIBRE OPINION -?- Les entreprises gâtées au Québec : un fait et non un mythe LÉO-PAUL LAUZON Titulaire GABRIEL STE MARIE Economiste Chaire d eludes socio-économiques de l'Université du Québec à Montréal LJ économiste Pierre Fortin de l'UQAM et les fiscalistes Luc Godbout et Suzie St-Cerny de t l’Université de Sherbrooke ont publié le 5 octobre dernier une étude intitulée Im défiscalisation des entreprises au QurPec est un mythe qui, comme son nom l'indique, vient à la defense des entreprises en prétextant quelles sont très imposées au Québec.Les auteurs font de ce document une réponse à une étude que nous avons produite avec Michel Bernard et Marc Hasbani de la Chaire d’études socio-économiques de Fl IQAM qui montrait le déplacement du fardeau fiscal des entreprises privées vers les particuliers depuis quelques décennies.les trois universitaires laissent de côté toute la question du déplacement du fardeau fiscal fit's compagnies vers les particuliers, qui était pointant le thème central de notre recherche, pour se concentrer uniquement sur la situation des entreprises.Unir eux.Unite opposition à leur affirmation n’est que croyance populaire.Voilà qui est déplacé à l'égard d’Yves Seguin, ancien ministre des Finances du Québec et fiscaliste.Le 10 novembre 2005.il écrivait dans le Journal de Montréal: «Lorsque Ton parle du fardeau fiscal des entreprises au Québec, plusieurs laissent entendre que la situation est pire qu ailleurs.En milite, les politiques fiscales du Qucbei' sont parmi les plus fatvmbies.ampamtu'ement à l'ensemble des pays industrialises.» Il poursuit «le taux d'imposition des entreprises au Quebec est Tun des plus bas au monde.» Enfin, lorsqu’on tient compte de certaines mesures fiscales eonune le credit remboursable en recherche et développement du gouvernement du Québec, Séguin rappelle que notre système fiscal est meilleur , qu’eu Ontario et ailleurs au Canada, en grande-Bre- tagne, aux États-Unis, au Japon et en Italie.Comparaison éclairante Les prétentions de Fortin et son équipé vont egalement à Feneontre des résultats du cabinet international d’experts-comptables KPMG.Parmi ses nombreux travaux, cette firme étudié la compétitivité de 11 pays riches et de leurs villes.Le classement évalué les coûts d’implantation et d’exploitation des entreprises.Il prend en compte divers facteurs dont les niveaux dimpôts.Cette année, le Canada est, une fois de phis, le pays le phis compétitif du G7, et Montréal arrive encore première dans les métropoles d’Amérique du Nord.La firme de comptables Price Waterhouse Coopers a aussi évalue à quelques reprises différents regimes fiscaux.En tenant compte des taxes et impôts prélevés par les gouvernements, les municipalités et les comtés, le Quebec est sefon eux nettement phis compétitif que h-s Etats américains et FOntaria Dans le même ordre didee.le Canadian Business Magunne vient de classer, au mois de septembre 2006.la ville de Quebec comme meiDeur endroit où faire des affaires au Canada Là aussi, cette revue a tenu compte de la fiscalité des entreprises.Le fiscaliste François Bedard, associe du cabinet d'experts-comptables Samson Bélair/Deloitte & Touche écrivait le 26 octobre 2002 dans le journal Les .yfbirrs que.«amtrutrement à la croyance populaire, les taux d'imposition des sociétés sont, en general, plus eletes aux Etats-Unis qu'au Quebec-.En fait, il expliquait qu’lia Etats-Unis, plus de 65tX) juridictions imposent ou taxent les entreprises tant américaines qu ,-trangèrrs».Les vüles et comtes américains effectuent d'importants prélèvements.Silence sur les paradis fiscaux Fortin et ses acolytes ont choisi d'éviter la question îles paradis fiscaux.Or les collègues de Godbout et St-Cemie de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de Fl’niversite de Sherbrooke viennent de publier une recherche sur les paradis fiscaux.M.Gilles Larin, titulaire de la Chaire, et ses collègues rappellent qu’en 2003, il y avait 88 milliard^ de dollars d’actifs canadiens dans les paradis fiscaux.A ce titre, le Canada fait pire que les autres pays, par exemple les Etats-Unis.Dans plusieurs cas, le revenu fiscal declare est loin de correspondre au revenu réel, comme on vient de le constater avec la pharmaceutique Mea'k qui a reçu une facture de deux milliards du fisc canadien pour avoir détourne allègrement leurs profits did vers la Barbade.De phis, leur étude omet de traiter les compagnies qui se transforment en fiducies de revenu, ce qui permettra par exemple à Bell Canada et à TELUS de - sauver* respectivement 800 millions et 700 millions dim-pôts Fan prochain, ce qui ramènera leurs impôts paves à un gros zéro.11 est important de rappeler que la part des benefices des entreprises n'a jamais été aussi elevee dans l'économie qu'aujourd’hui.alors que la part des salaires des travailleurs n’a jamais été aussi faible.C'est vrai pour l'ensemble des pays, comme le rappelait la rêvai e The Economist au mois de juillet 2005 en ces termes: «Dans la plupart des pays industrialises, les salaires en tant que proportion du retenu national total sont au pius jàible depuis des décennies.Par contre, les profits après impôts Tan dernier ont atteint, par rapport au produit intérieur brut (PIB), leur plus haut niveau m 75 ans.» C'est le cas au Québec et au Canada, selon Statistique Canada.Mauvais calculs Fortin et compagnie s'attaquent à notre etude afin de nous discréditer.Or.plutôt que s'en prendre à nos tableaubC et à nos données, qui proviennent toutes de sources officielles et crédibles, ils préfèrent cuisiner leurs propres graphiques et tableaux A titre d’exemple, leur premier tableau reprend les impôts, taxes et autres cotisations versees par les entreprises.Ils ont choisi sciemment dy induré le Fonds des services de santé du Quebec, les regimes de retraite publics.Fassurance-eniploi et la CSST.sans même distinguer la part de ces contributions qui est versée par le secteur public de celle versée par le secteur prive.En petits caractères, les auteurs rappeDent que les régimes de retraites et la CSST ne sont même pas des sources de revenu pour le gouvernement Mais ils les laissent quand même dans leur tableau, ce qui porte encore à confusion, mais fait bien leur affaire.Voici un autre exemple.Dans leur deuxième tableau.les auteurs présentent le montant de la taxe sur le capital, soit 2,1 milliards en 2001.Or.dans leur premier tableau où l'année de reference est cette fois 2004.cette taxe n'est phis que 1.6 milliard.Ces braves défenseurs des compagnies surtaxées omettent toutefois de mentionner que ce montant inclut la part des sociétés d'Etat.Par exemple.HydroQuebec a verse au Québec 324 millions en 2004 en taxe sur le capital soit phis de 20% du total a eDe seule.Toujours dans son article du Journal de Montréal dU y a un an, Yves Séguin rappelait que «depuis 2004.80 % des entreprises au Quebec ne payent plus de taxes sur le capital, et d'ici cinq ans les autres verront diminuer de moitié cette taxe».Le trio universitaire continue de propager le mythe selon lequel les impôts eleves sont synonymes d Inefficacité pour une économie.Cela n'a jamais été démontré par aucun organisme international serieux.Le Forum economique mondial tient un classement annuel de la compétitivité des pays, où la Finlande arrive première au monde et ou les pays Scandinaves sont en tète de pelotoa maigre une fiscalité très élèvee.Pour l'economiste en chef du Forum, cela s'explique par le fait que ces pays font un usage très efficace de leurs recettes fiscales.Terminons par les propos d'Yves Seguin, alors Ministre des finances du Quebec, et repris dans un article de La Presse du 24 février 2004.D avait alors qualifie les entreprises québécoises de gàtees au niveau de la fiscalité et de l'aide gouvernementale.Dire que les entreprises sont loin d’être trop taxées est une croyance populaire?Prétendre le contraire est assurément une croyance patronale! LE DEVOIR.LE L l’ X P l 30 OCTOBRE 2 0 0 6 A I I Les relations internationales sous Robert Bourassa Un héritage ?Certainement pas avec la France ! ARCHIVAS I h IH V 01k Robert Bourassa en compagnie de son homologue français, Jacques Chirac, en décembre 1974.STÉPHANE FAQUIN Professeur adjoint, Département d'histoire et de sciences politiques, Université de Sherbrooke.LOUISE BEAUDOIN Professeure associée.Département de science politique, Université du Québec à Montreal et ex-ministre des Relations internationales du Québec * ontrairement à ce qu’a laissé entendre Jean-Louis Roy dans un article récent publié dans les pages du Devoir {«Robert Bourassa, Le Québec dans le monde», 19 octobre 2006), l'héritage le plus important en matière de relations internationales de Robert Bourassa et du Parti libéral du Québec dans les années 1980 n’est très certainement pas à rechercher du côté des relations France-Québec qui se détériorent plutôt que de s’améliorer.Jamais depuis Maurice Duplessis les relations France-Québec n’ont été aussi tièdes.Le contexte Pour bien comprendre les transformations au niveau des relations internationales du Québec sous les deux derniers mandats de Robert Bourassa, il faut d’abord les replacer dans leur contexte.La fin des années 1980 et le début des années 1990 sont marqués par le plus important bouleversement géopolitique depuis la Seconde Guerre mondiale: la chute de l’URSS.Le Canada entre également en guerre, c’est la première guerre du Golfe.Sur le plan économique, ces années sont celles de la négociation du cycle de l’Uruguay, de la conclusion de l’Accord de libre-échange canado-américain (ALE) et également de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).Durant cette période, la plupart des pays occidentaux prennent le tournant néolibéral et mettent en œuvre la première vague d’austérité dans les finances publiques.Au Québec, la Révolution tranquille est enterrée lors des élections de 1985.La conjoncture politique interne au Canada est pour sa part, marquée par une récession, la crise des finances publiques et celle provoquée par l’échec de l’accord du Lac Meech.Ainsi, alors que les questions internationales, très marquées par des enjeux de «hautes politiques», cantonnent le Québec à un rôle de spectateur, la situation politique au Canada force le gouvernement québécois à s’investir moins dans sa projection internationale que dans la question constitutionnelle.Les relations internationales du Québec sous l’administration de Robert Bourassa prennent, sur le fond, une coloration clairement économique, alors que, sur la forme, le gouvernement du Québec démontre une volonté d'intégrer sa politique à celle du Canada tout en affirmant toutefois une certaine spécificité pour le Québec.Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s'agit pas d’une rupture absolue, car les relations entre le gouvernement du Québec dirigé par le Parti québécois et le gouvernement fédéral s’étaient améliorées à la suite de l’élection des conservateurs de Brian Mulroney.C’est en effet sous Mulroney qu’aura lieu le déblocage qui mènera à l’entente Québec-Ottawa du 7 novembre 1985 portant sur la participation du Québec aux Sommets des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant en commun l'usage du français.Soulignons enfin que le comportement exemplaire de Robert Bourassa lors du Sommet de Versailles permettra au Québec, dès le départ, de jouer un rôle plus important que ne le prévoyait l’accord initial.Dans le secteur de l’économie, grâce notamment aux efforts de John Ciaccia, le bilan est positif.I-e Québec, en déficit commercial année après année depuis 1982, se retrouve dans une situation de surplus à partir de 1993.Il connaîtra ensuite pendant une dizaine d'années des surplus commerciaux qui s’expliquent largement par une augmentation spectaculaire des exportations vers les Etats-Unis.Le Québec a gagné la bataille du libre-echange.Les relations France-Québec sous Bourassa La rupture la plus manifeste dans les relations internationales du Québec sous Robert Bourassa concerne les relations entre la France et le Québec qui connaissent un véritable refroidissement.Ces relations partent d'un bon pied grâce aux deux premiers Sommets de la francophonie, mais Robert Bourassa décide de ne pas respecter l'importante entente conclue par René Lévesque et Raymond Barre concernant les visites alternées entre les premiers ministres de la France et du Québec.Il faudra attendre 1996 et le retour au pouvoir du Parti québécois pour voir un premier ministre français, Alain Juppé, fouler le sol du Québec.En 1990, les relations France-Québec deviennent même glaciales.Michel Rocard, premier ministre français dont les sympathies souverainistes sont connues, doit venir au Québec.Robert Bourassa fait tout pour empêcher ce voyage.La crise est totale lorsque Bourassa demande à Rocard de reporter sa visite à cause de la crise d’Oka — et, apprendrons-nous plus tard, à cause de sa maladie — et de prendre la responsabilité du report en invoquant la montée de la crise au Moyen-Orient.Rocard est outre de l'attitude de Bourassa car, ce faisant, il aurait également dû reporter un autre voyage, au Chili celui-là, afin de rendre le mensonge de Bourassa vraisemblable! Lorsque dans son communique.Québec laisse entendre que Rocard est en partie responsable de l’annulation de la visite, la porte-parole du premier ministre français contredira le premier ministre québécois.Ces événements et d'autres ont facilité la tâche des souverainistes à Paris.Si les relations de Michel Rocard avec Robert Bourassa ne sont pas bonnes, elles seront meilleures, même si pas toujours faciles, avec Jacques Parizeau.Au total, pour la période qui va de 1989 à 1995, le chef des souverainistes québécois, s’entretient avec les plus importantes personnalités du monde politique français.Il rencontre, à gauche, deux fois le président Mitterrand, à trois reprises Michel Rocard, deux fois Laurent Fabius, et une (ois chacun Pierre Bérégovoy et Pierre Mauroy.A la droite du spectre politique français, il voit Raymond Çarre deux fois, Jacques Chirac, Alain Juppé et Edouard Balladur.Le président François Mitterrand et le premier ministre Michel Rocard vont dans les faits plus loin encore puisqu’ils acceptent de rencontrer lucien Bouchard, pour l’un (Michel Rocard) dès 1991 alors que le Bkx- québécois n’est pas un parti politique reconnu à la Chambre des communes.La partie à jouer en France aurait été beaucoup plus difficile sinon impossible pour les souverainistes si les relations politiques France-Québec avaient été aussi bonnes que ne l’écrit Jean l/iuis Roy.*Les auteurs sont respectivement directeur et collaboratrice du livre Histoire des relations internationales du Québec, qui paraîtra en novembre chez VLB éditeur.L’avenir du système de santé du Québec en cause Un projet de loi qui n’a rien d’anodin MARIE-CLAUDE PRÉMONT Vice-doyenne aux études supérieures et professeure, Faculté de droit, université McGill e gouvernement du Québec s'apprête a aiopter une loi en réponse à la décision de la Cour suprême du Canada rendue le 9 juin 2005 dans l'affaire Chaoufli Le projet de loi 33, présenté en juin devant l'Assemblée nationale.sera soumis pour adoption sews peu.Derrière des apparences rassurantes, le projet met en place une architecture qui modifie en profondeur certains principes de base du système de santé du Québec qui.jusqu'à maintenant visent à diriger le maximum de ressources humaines et financières vers le système destine à l’ensemble de la population et en contrepartie, à minimiser l'appui public a un système privé réservé a une portion congrue de la population.Le projet de loi introduit certes un élément positif avec la gestion centralisée des listes d’attente pour les services spécialisés et surspecialisés, avec corridors de services à travers le réseau sociosanitaire.Cependant d’autres aspects centraux du projet de loi annoncent un avenir moins salutaire pour la très grande majorité des citoyens du Quebec.Quatre éléments retiennent l'attention.Hôpitaux privés D’abord, des «hôpitaux privés» à but.lucratif, même s'ils n’en portent pas le nom.pourront voir le jour.Le projet de loi les nomme des Centres médicaux spécialisés.Ces Centres pourront cumuler les fonctions (ou se spécialiser dans certaines) dont s’ac-qititient aujourd'hui les centres ambulatoires (pour chirurgies d'un jour), les hôpitaux (pour traitements autorisés avec hébergement) et les cliniques privées qui nous sont si familières.Ces hôpitaux privés pourront être de deux types.Un premier, à financement public, deviendra une extension «privée» des hôpitaux actuels avec qui seront conclues des ententes d'exclusivité de services de cinq ans, renouvelables.Le Centre prend alors dans le projet de loi le nom de «clinique médicale associée».Les laboratoires privés et les cabinets de médecins pourront également signer de telles ententes exclusives de services avec les établissements publics.On parle de délégation contractuelle de la prestation de services publics à des sociétés a capital privé.Le deuxième type de Centre médical spécialisé, à financement privé, permettra aux médecins qui se sont retirés du régime public, c'est-a-dire les médecins non participants, d’offrir désormais en toute légalité l’hébergement associé aux services médicaux autorisés.Croissance prévue Les deux prochains éléments du projet de loi offrent a ces hôpitaux prives de médecins non participants.les conditions même de leur croissance.H faut d’abord souligner que la liste des actes chirurgicaux autorises pour les deux types, restreinte dans le projet de loi aux trois interventions du remplacement de la hanche, du genou et de la chirurgie de la cataracte.pourra s’allonger par simple reglement du ministre de la Santé et des services sociaux.De surcroiL certains de ces services, lorsqu'ils seront pratiqués dans les hôpitaux privés de médecins non participants, pourront faire l’objet d’une couverture d'assurance privée dupÜcative.dont le projet de loi autorise désormais la vente, autant pour la dimension medicale que pour l’hébergement Ce type d'assurance avait été interdit des l'instauration du régime public, par la Loi sur l'assurance maladie et la Loi sur l’assurance hospitalisation.L'Ontario, la Colombie-Britannique, l'Alberta, le Manitoba et lIle-du-lYince-Édouard interdisent toujours ce type d’assurance qui vient autrement doubler l’assurance publique de soins de santé, et pour cause.L'élargissement de l'assurance privée, maladie et hospitalisation (ou assurance hébergement), proposé par le projet de loi, à partir de la liste des actes chirurgicaux pratiqués dans les Centres medicaux spécialisés, pourra également se faire par simple regie ment du gouvernement, apres étude en commission parlementaire.Enfin, le projet de loi prévoit que ces Centres médicaux spécialisés à financement privé pourront recevoir des patients en provenance du réseau publie, lorsqu’une «offre alternative- de soins devra être offerte au patient dont l’attente est devenue déraison nable, dans le but de respecter la garantie de soins dont on propose du même coup l'adoption.Le gouvernement voudra bien mettre l'accent sur les éléments du projet de loi qui limitent, pour Ibeu re, l’étendue de l’ouverture a l’assurance privée du plicative et a Imterfinancement entre le réseau pu blic et un réseau privé a mettre en place.L’argument ne saurait convaincre puisque ce type de réorienta tion majeure du réseau public de santé ne peut, de toute façon, que se faire graduellement.Le projet de loi 33, présentement en discussion, pose clairement les premieres pierres sur lesquelles pourra s’appuyer une croissance graduelle d’un système de sam té a deux vitesses.Rappelons qu’est également contestable l’argu ment voulant que le Québec ne dispose d’autres choix, a la suite de la décision de la Cour suprême du Canada dans l'affaire Chaoulli.Cet argument confond les rôles respectifs des Parlements et des tribunaux Ce qui.tout comme le projet de loi 33, -W-J | T W-.* Michel Ve une Les réformateurs canadiens sont fatigués Lorsque Stephen Harper attirme que la seule question qui compte est de savoir si l’on souhaite que le Canada reste uni on non, il exprime une bête réalité.11 n'existe aucune volonté, nulle part au Canada, de réformer la Constitution canadienne de manière à en modifier la dynamique centrale, celle d’un Etat fédéral puissant, titulaire ultime de la souveraineté et qui répond à un ix-uplc unique, tuie seule nation, -le peuple du Canada».les réformateurs canadiens sont fatigués, y cornais ceux du Québec.Du exemple, le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes.Benoit Pelletier, lient affirmer que le Québec forme une nation.Mais il s'empresse toujours d'ajouter que le temps n'est l'as venu de rouvrir les pourparlers constitutionnels afin que cette réalité non seulement soit reconnue sur le plan juridique, mais qu’elle entraîne aussi un accroissement des pouvoirs reels du Québec sur la scène mondiale et dans son univers fiscal.On trouve aussi, au sein du lv.u ti liberal du Québec, des gens pour dire que la réforme a eu lieu: le Québec [icut dire quelques mots en son |)ropre nom d;uis les rencontres de VlINESCO; il dispose d’un réseau important de delegations à l'étranger, il a conclu des ententes avec Ottawa sur la santé et sur les congés |M-rentaux qui reconnaissent un statut particulier au Quebec, cette fameuse -asymétrie» que consacre raient ces ententes, le Conseil de la fédération, qui n’est rien d'autre que la conférence annuelle des pnv miers ministres provinciaux, rebaptisée, serait la l'neuve que lu fédéralisme évolue dans le bon sens.1 j’aucuns pourraient arguer que ces avancées sont bien modestes et, surtout, qu’elles ne changent rien à la dynamique fondamentale du partage des pouvoirs entre les ordres de gouvernement.les sondages révélent régulièrement un appétit |xmr une voie médiane, entre le fédéralisme actuel et l’indépendance du Quebec Mais cette troisième voie ne semble trouver aucun véhicule politique solide, sauf la fragile Al K) de Mario Dumont (qui prône •l’autonomie» du Québec au sein du Canada), pour l’exprimer d’une manière cohérente et, surtout, capable de conduire à sa mise en œuvre.?Aujourd’hui, c’est le 1P anniversaire du référendum du 30 octobre 1995 sur bi souveraineté assortie d’une offre de partenariat, les Québécois s’étalent divisés moitié moitié sur cette option, une mince majorité ayant voté NON la situation n’a guère changé de|xiis.le référendum de 1995 marquait l'étaix' ultime d’un cycle politique ouvert en 1982 lors du rapatriement de la Constitution |>ar I terre Elliott Trudeau.Samedi et dimanche prochain, un autre anniversaire passera probablement ina()ençu: le 25' de la -nuit des long couteaux».Cette nuit, du 4 au 5 novembre 1981, au cours de laquelle les sept premiers ministres provinciaux qui s’étaient alliés à René Ijé-vesque l'abandonnèrent, isolant le Québec lors d'une conférence constitutionnelle tenue à ( Mtawa.Ceux-d se rallièrent à un compromis négocié |)ar Jean Chrétien, alors ministre de la Justice sous Trudeau, tandis que le premier ministre du Québec donnait dans un hôtel situé de l'autre côté de l'( hitaouais Le ralliement des neuf provinces anglaises à lier re Elliott Trudeau donnait à ce dernier, selon La Cour suprême du Canada, la «légitimité» nécessaire pour rapatrier fa Constitution de Londres l'année suivante, malgré l'opposition unanime (saut neuf députés) de notre Assemblée nationale.la loi constitutionnelle de 1982 devait consacrer l'égalité des provinces et l'égalité des individus, niant aux Québécois quelque statut iMrlimlier, quelque reconnaissance nationale que ce soit.la constitution reconnaît pourtant des droits collectifs aux nations autochtones, affirme le caractère multiculturel du Canada ainsi que des droits particuliers aux minorités de langue française hors Québec et anglaise au Québec.la négation de fa nation Québécoise ne date [>as de 1982.Elle est constitutive du Canada moderne dont l'évolution obéit a une dynamique de centralisation et de construction volontaire d'une «nation canadienne» au détriment des autres identité* nationale*.L’Acte de l’Amérique du Nord britannique fut fa premiere étape de ce processus de «nationalisation» du Canada.Dés 1867, comme le disait John A MacDonald, les pouvoirs importants ont été dévolus au gouvernement fédéral, ainsi que les source* fiscales le* plus productives, laissant aux provinces, y compris le Québec, des pouvoirs d’ordre secondaire, ?Reconnaître fa Quèbe» comme une nation en s’assurant que cede reconnaissarce ait un effet fret cor intimerai! une révolution.C’est sans doute pourquoi nous sommes réduits aux affirmation* bienveillantes de* Michael Ignatieff de œ monde «/y (Québec est une nutum», 'lit-il.et d’autres hii emboîtent fa pas Mais ça ne veut rien dire sur fa plan juridique et ce n’est pas demain fa veille que eda voudra dire quelque chose.Vous rappelez-vous qu'au lendemain du référendum de 1995, fa Chambre des commune* a adopté une résolution reconnaissant fa Québec comme une «société- distincte»?I.a résolution parfait même du «peuple du Québec».Effet réel: nul.Il y a vingt ans, lorsque Robert Bourassa négociait lAccord du lac Meech, O avait été conduit a demæider un avis juridique qui affirmait que fa reconnaissarxe du Québec comme une société distincte contenue dan* Taocord ne changerait en rien le [wrtage des pouvoir*.Entre-temps, l'appui a la souviTainëté ne progremte guère 0 ne rfimaïue pas non plus, Un nouveau
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.