Le devoir, 4 novembre 2006, Cahier B
LE DEVOIR.LES SAMEDI I ET DIMANCHE 5 NOVEMBRE 2 0 0 H V VÆt.PHILOSOPHIE Ce que Herder pourrait rappeler à Boisclair Page B (» l ne défaite pour Bush plutôt qu'une victoire démocrate Page B 5 ¦ FEMMES Pierre Elliott Trudeau (à droite) en compagnie de Jean Chrétien (à gauche) et de John Roberts pendant la rencontre du 5 novembre 1081 Il y a 25 ans, la nuit des longs couteaux Une Constitution inachevée Benoît Pelletier estime que la reconnaissance de la nation québécoise est inévitable PRESSE CANADIENNE René Lévesque ROBERT DUTRISAC Québec — Dans la nuit du 4 au 5 novembre 1981 — il y a 25 ans presque jour pour jour —, sept pre miers ministres provinciaux du Canada anglais s’entendaient avec Ottawa sur une nouvelle Constitution pour le Canada.rapatriée l’annee suivante.Ils avaient négocié toute la nuit en l'absence des représentants québécois, et sans en parler a la délégation québécoise, Ce fut ce qu’il est convenu d'appeler *la nuit des longs couteaux».Le matin du 5 novembre, les sept premiers ministres plaçaient René Lévesque devant le fait accompli: ils avaient renie leurs signatures et brisé le front commun des huit provinces.On ignore d'aiDeurs qui a employe pour la premiere fois l’expression -la nuit des longs couteaux» pour designer cette nuit du 5 novembre ou Rene Lévesque et les membres de sa delegation regagnaient l’hôtel Plaza de la Chaudière a HuB pendant que.de l’autre côte de l'Outaouais.les émissaires de Pierre Trudeau et les premiers mi- nistres du Canada anglais négociaient pour enf in s’entendre sur le rapatriement de la Constitution, une Charte des droits de la personne et une for mule d’amendement.Le journaliste Michel Vastel a écrit qu’il croyait que c’est Jean Pare, l'ancien éditeur du magazine L'Actualité, qui l’avait pondue dans un éditorial.Joint hier, Jean Paré ne se sou vient pas d’avoir utilisé l’expression.Dans sa biographie de René Lévesque, Rem’ Godin écrit que William Johnson l'a attribuée erronément à Claude Morin.D’autres se souviennent que c’est feu Jean V.Dufresne qui en serait l'auteur.De son côté, Stéphane Dion n'aimait pas cette «nuit des longs couteaux», qui désigne l’élimination sanglante de la milice SA par Hitler en 1934 et non pas -un désaccord constitutionnel dans une démocratie pacifique».Quoi qull en soit, cette victoire de Rare Trudeau survenait au terme d'une conférence fédera-le-provinciale «interminable», nous dit Martine Tremblay, la directrice de cabinet de Lévesque a l’époque.Cette conférence historique avait en effet dure du lundi au jeudi.Rerre Trudeau avait annoncé son intention de rapatrier la Constitution l'été suivant le référendum de mai 1980 alors que le gouvernement Lévesque se remettait a peine de cette cuisante défaite.En 1971 à Victoria, le premier ministre canadien avait d’ailleurs tenté de renouveler la Constitution en profitant de l'affaiblissement du gouvernement de Robert Bourassa, qui sortait tout juste de la Crise d'octobre, rappelle le sénateur Jean-Claude Rivest.Trahison Même en mauvaise posture, René levesque n’avait pas le choix: il devait négocier avec f «tawa.•On avait fait des sondages la population voulait qu’on aille négocier, d’autant plus que les fédéraux avaient promis qu'il y aurait un remwvdlément du fédéralisme», souligne Claude Morin, l’incontournable ministre des Affaires intergouvemementales de l'époque.De retour a Québec, le lundi 9 novembre 1981.René Levesque, dans son message inaugural a l'Assemblée nationale, n’avait pas décoléré: il blâmait les sept premiers ministres du Canada anglais, qui, -en déchirant allègrement» leurs signatures, avaient enleve le droit de veto traditionnel du Québec, qui n'avait pas pu obtenir un droit de retrait avec compensation financière, a l'égard des amendements constitutionnels.-Le Québec a été honteusement trahi», avait t-il déclaré, en ajou tant que cette nouvelle Constitution avait etc fabriquée «en une nuit de fourberies».-C’est une trahison», estime Ixtuis Bernard, alors secrétaire général du gouvernement, qui fut présent tout au long de la conférence.«Vêtait tout à fait inattendu.» ()n n’avjüt pts prévu que les sept premiers ministres renieraient l'accord interpro vinrial qu'il avait signé avec René Lévesque le 16 avril 1981 et surtout qu’ils concluraient une entente avec ( )ttawa sans fa soumettre à fa déléga tion québécoise.Claude Morin et Martine Tremblay sont plus nuances, «( "est un effritement graduel qui a rom mencé en septembre», précise Claude Morin.Martine Tremblay croit qu’on a beaucoup trop théâtralise les événements qui ont ponctué cette conference.•L'abandon du tfuébec a rte graduel», estime-t-elle.•Sous avions toujemrs un espoir de garder le front commun le plus longtemps possible mais, en meme temps, c'était un défi presque inatteignable», relate Martine Tremblay.L'isolement du Québec, •c'était presque une fatalité» Des l'annonce des intentions de Pierre Trudeau a Jeté de 1980, -l'obqectif, r etail de bloquer la démarche d’Ottawa, Is rouleau compresseur était parti», signale Mme Tremblay.le front commun des huit provinces, auquel Ottawa ne s'attendait pas et qui a bousculé son échéancier, a tout de même tenu pendant un an, fait valoir Claude Morin, qui était l’instigateur de ce front commua La seule chose que le Quebec pouvait espérer —- même* si René Lévesque négociait de bonne fui —, c’était que fa conference n'aboutisse jxis, esté me Mme Tremblay.C'est ce que 1a délégation québécoise espérait •secrètement», se rappelle t eDo ‘Il est arrive un rrument ou r éuni la seule ma nière pour le Québec de s’en sortir-lie ces événements qui ont conduit a une Constitution modifiée sans le consentement du Quebec, il reste «une verte de remords» au Canada anglais, croit Claude Morin.-Ils savent très bien que les fédéraux avaient eu un rompe/rtement incorrect envers le Québec Vest a cause de eda qu ’il y a eu Meech.C'est a cause de cela que l'on parie de nouveau de la reconnaissance du (Québec • La reconnaissance Par les temps qui courent, le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Be noit Pelletier, parle beaucMip d’une reconnaissan < du Québec enchâssée- dans la Constitution.Hier encore, lors d'une interpellation a l’Assem blee nationale, le ministre a lu un texte- mûrement prepare.•Iji reconnaissant e de la spécificité du (fuébre n'est pas un caprice, elle est meme nécessaire, car la constitution d'un pavs est un miroir, ri il est impérieux que.dans cr mtrmr.dans la Comtltu tion.les (Jurbecois se reconnaissent pleinement • En insistant sur la nécessité de telle reconnaissance, Benoît Pelletier réfutait l'argument de Stéphane Dion qui affirmait que cette reconnaissance, si elle était •souhaitable», ifetait »pas necessaire» Dans son texte, Benoit Pelletier s'o|ipose aussi a l'assertion de Justin I rudeau sans le nommer — qui a affirmé récemment que fa reconnais sauce du Quelx-c t omine nation, «c'est une ulér du XIX' sierle».Et le ministre l'a fait en citant au mot près Rerre Trudeau, sans mentionner toutefois que fa citation venait du pere de Justin I rudeau.k e n’est fuis luire de nation qui est rétrograde, c’eut l'idee voulant qu elle soit nécessairement souveraine».:i declare Benoit Pelletier, se rendant coupable d’un plagiat sans doute involontaire Pierre Trudeau a écrit cette phrase en 1962 dans son tex te intitule «la nouvelle trahison des cleres», I/- reconnaissance de- fa nation québécoise — M.Pelletier parie aussi de fa reconnaissance de sa s|s-< ificite, les mots important moins, a ses yeux, que les conséquences juridiques de cette reconnaissance constituerait »une source d'apaisement dans te drbtit» et «contribuerait sans aucun doute a faire du < anada un pays plus uni et plus fi/rt».Non seulement < ette reconrutissapce est-elle nécessaire, mais elle est inevitable «À crux, dans le reste du ( anada, qui craignent la reprise du dé bat romtitutumnel portant sur la spécificité du tfué bee, fc tiens a dire que reiui-ri est inétntable«.a dé rfaré le ministre En entrevue au Devoir, Benoit Pelletier tient surtout a préciser qu’il if entrevoit pas de négoci» tions ccmstitutioniielles dans un ave-rur prévixibk-On en revient a fa déc faration de Jean (.barest; «1er fruit n èst pte mur» Et s’il faut tirer un enseignement des négociations de 1981, c’est que «le débat est extrêmement dèluat».estime M.Pelletier »fjt-ff que le (gutiret pourrait être istrlé a ntrut rau ?Vest ptccMe Et r est ptrr système social, notre mode de dé- veloppement.nos valeurs ni notre idéologie», a declare Liu Jianchao, un porte-parole du ministère des .Affaires étrangères.«La Chine ne pose aucune condition politique à sa coopération», a maintes fois declare le président Hu Jintao dans ses tournées africaines.La France, toujours sourcilleuse dès quil est question de menaces sur son «pre carré» africain.s’en inquiète, entre autres pays occidentaux.Pierre-Antoine Braud.chercheur à l'Institut d'etudes de sécurité, affilie à U nion européenne (l'E).met en garde: «La politique chinoise en .¦\frique pourrait contribuer à maintenir des types de gouvernance politique et économique qui stmt au cœur des entraves à la croissance economique du continent africain ¦ La presence à Pekin, durant ce sommet, du president soudanais Omar Hassan al-Bachir.dont le regime est accuse d’encourager un veritable genocide à l'encontre des populations de la region du Darfour, ainsi que celle du dictateur zimbabween Robert Mugabe font déjà grincer bien des dents a Tetranger.Jeudi Hu Jintao a tout de même exhorte son homologue soudanais «à maintenir le dialogue arec toutes les parties concernées».«Il faut être pragmatique».explique Xu Weizhong.directeur du département des affaires africaines de l'Institut chinois d'etudes contemporaines internationales.-Personne n'a interet à prmvquer l'effondrement du gouvernement du president Bachir » Le Monde I * LE DEVOIR.LES SAMEDI A El DIMANCHE H 5 N O Y E M R R E 2 O O t> PERSPECTIVES Oaxaca : le gouverneur entêté Seule la démission d'Ulises Ruiz permettrait de sortir de la crise qui dure depuis cinq mois Michel David 'N' Il sera difficile pour Mexico de renouer le dialogue avec la population d’Oaxaca.pouvoir.Oaxaca est une île digne du Monde perdu d'Arthur Conan Doyle, ou vit un dinosaure dénommé FRI'-, illustre l>orenzo Meyer.Faute de pouvoir apparaitre en public sans créer d'émeutes.I lises Ruiz résiderait actuellement à Mexico, la capitale, un lait qui! nie catégoriquement.Même si ses proches le respectent pour ce difficile «examen de conscience» auquel il doit se livrer, la pression est forte pour qu'il renonce.En effet au moment même ou le conflit entre dans une phase critique, la communauté intemationak- et même le Parlement mexicain ont uni leurs voix a celle du mouvement populaire pour exiger la demission du gouverneur.-Je ne sais pas s’il va finalement démissionner mais ce serait un affront pour le peuple d’Oaxaca-, soutient pour sa pan Jesus Peraza.un sociologue qui a longtemps travaillé auprès des communautés autoch tones d’Oaxaca.important de la ville et reprendre le contrôle de la zone.•Une des façons de résoudre le conflit serait évidemment que Ulises Hun démissionne, note Lorenzo Meyer.Mau il est très probable qu it reste car il a pour l instant I appui de la police fédérale • Toutefois, selon l'Indien Pedro Bautista.il est aussi possible que le gouverneur, en poste depuis 23 mois, veuille attendre de célébrer deux années completes au pouvoir avant de prendre quelque décision que ce soit.Apres ce délai, le Congres local, a majorité priiste, a le droit de choisir un suppléant.Quant a la présidente de la IJMHDDH.elle estime que l'espoir de sortie de crise s’est eteint avec l'arrivee des policiers dans l'Etat.•Im plus grande erreur de Fox a été de rompre le dialogue en envoyant des p/timers armés (taxa ca n'est plus un Etat de droit et on ne peut pas discuter dans res c/mditums.dit Yésica Sanchez La tension générée par le conflit entre le mouvement populaire et les dirigeants de l’État d’Oaxaca est à son comble.Dimanche dernier, le président sortant Vicente Fox — qui avait toujours refusé d'intervenir, jugeant que c’était au gouverneur de l'État de le faire — a envoyé quelque 4500 officiers de la police fédérale.Mais le gouverneur de l'État, Elises Ruiz, dont tout le monde réclame maintenant la démission, s’accroche au pouvoir.Peut-on croire au dénouement de cette crise?LI S A - M A R I E CERNAIS Plusieurs observateurs l'ont compare au Mouvement des sans-terre au Brésil ou à la Commune de Paris en 1871.Mais s'il a effective ment pris naissance dans le mécontentement du peuple, le conflit, d’Oaxaca a des racines encore plus profondes.A premiere vue, tout aurait commencé le 22 mai dernier.Insatisfaits de la repense du gouverneur de l’État à leurs demandes d'ajustements salariaux, les professeurs de la section 22 du Syndicat national des travailleurs de l'éducation (SNTE) ont planté leurs tentes dans la ville d'Oaxaca, une agglomération de 600 000 habitants.«Depuis les années 80.les enseignants avaient coutume de tenir annuellement une courte grève pour obtenir une amélioration de leurs conditions de travail, demande à laquelle on accédait presque toujours», explique Lorenzo Meyer, historien et chroniqueur politique pour le quotidien mexicain Reforma.Or.cette fois-ci, les six millions $US offerts par Ulises Ruiz contre les 135 millions demandés par le syndicat n’ont représenté qu'une goutte d'eau dans l'océan.Mais cette goutte de trop a fait déborder le vase.Laissant derrière eux les 14 000 écoles de l'État d’Oaxaca, une partie des 70 000 enseignants représentés par le SNTE sont aussitôt descendus dans les mes pour protester.En plus d’organiser des manifestations, ils ont occupé les .instillations de la radio et de la télévision de l'Etat.A la suite d'une tentative de répression par l’État, qui a échoué, plusieurs organisations autochtones et de la société civile regroupées au sein de l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca (APPO) se sont joints à ce soulèvement populaire.Pendants phis de cinq mois, la ville d’Oaxaca et ses environs auront été le théâtre de ces affrontements ponctuels entre la police de l’État, munie de canons à eau et de gaz lacrymogènes, et les sympathisants de l’APPO, armés de pierres, de bâtons, de bazookas artisanaux et de cocktails Molotov.La Ligue mexicaine pour la défense des droits de fa personne deplore fa dizaine de morts et la centaine de blesses parmi les sympathisants du mouvement et dénonce fa disparition et fa détention illégale de dizaines de personnes ainsi que des cas de torture.Le 27 octobre dernier, fa crise fa plus violente depuis le debut du conflit a tait trois morts, dont Bradley Will, un journaliste indépendant états-unien.Indifférent depuis le début aux reclamations du mouvement populaire, le président sortant Vicente Fox se serait alors décidé à agir.Des milliers de policiers antiémeute ont été dépêches dans fa ville d’Oaxaca pour tenter de dénouer fa crise.Stratégie politique Selon l’historien Lorenzo Meyer, Fox se serait gardé d'agir par «excès de prudence».Plus tôt cette année, un mouvement de protestation mené par des agriculteurs de San Salvador Atenco avait été réprime de façon brutale, ce que les grandes organisations de défense des droits de l'homme avaient dénoncé.«L’image de Fox s'était alors grandement détériorée», indique M.Meyer.Selon lui, c’est fa raison pour laquelle l'intervention consecutive à la tuerie du 27 octobre, deux jours plus tard, se serait déroulée dans un «calme relatif».D'apres F APPO, eOe aurait fait deux morts et une dizaine de blesses.Mais surtout Fox aurait d'abord craint que son successeur à fa présidence, Felipe Calderon, candidat du PAN élu le 2 juillet par une infime majorité de 0,6 % des voix, ait de fa difficulté a imposer son leadership, laisse entendre M.Meyer.Aux yeux de plusieurs, notamment au PRI), le parti de son grand rival a fa présidentielle, Andrés Manuel Lôpez Obrador, qui se dit victime de fraude.Calderon n’aurait ni l'appui du peuple ni Fautorite morale et politique pour gouverner.Lors de son intronisation devant le Parlement le 1 ' décembre prochain, il aurait donc be soin du soutien de tous les deputes du PRI, le parti du gouverneur de l’État d’Oaxaca •Fax cherchait un moyen de résoudre le problème avant l’entrée de Caldercm», note M.Meyer.Pedro Bautista un Indien mixteque membre de F APPO, accuse le gouvernement d’avoir engagé des paramilitaires priistes pour provoquer le violent affrontement dans lequel un journaliste américain a trouve la mort «Cela a ensuite servi de pretexte aux autorités pour légitimer leur intervention».a-t-il dit lors d'une tournée québécoise destinee a sensibiliser fa population a ces événements.Hier, le procureur général a annoncé la detention de deux presumes coupables de l'assassinat de Brad WüL un chef de police d’une localité avoisinante, membre du PRI.et un responsable d'une agence de sécurité.Le cas Elises Ruiz Depuis son election par un faible écart de voix en 2004.le gouverneur d'Oaxaca, Elises Ruiz Ortlz.patauge dans une mare de problèmes.H a notamment ordonne l'occupation d'un quotidien hostile de fa capitale et est soupçonne de détournement de fonds au profit du candidat du PRI a l’élection présidentielle.Dernier en date d'une lignée de gouverneurs priistes.il s'inscrit dans une longue tradition de parti unique.«Ça fait 77 années consecutives que le FRI est au pouvoir dans cet Etat, alors qu au Mexique, cette dictature de parti a pris fln en 2000 avec la venue du PAS au Cependant, au Mexique, seuls les sénateur-ont le pouvoir de declarer F*incapacite de gouverner- et la revocation d'un ou de plusieurs des trois pouvoirs (executif, législatif et judiciaire).En debut de semaine, ces sénateurs ont vote une motion exhortant le gouverneur a quitter le pouvoir.En effet pour eux comme aucune accusation ne pese contre Elises Ruiz, le gouvernement demeure viable.Sortie de crise ?L’Etat d'Oaxaca.dont 80 % de la population gagne moins de 2 S par jour, est un des Etats les phis pauvres du Mexique Plus de la moitié de la population est indigène et souffre de l'inégalité du partage des richesses Pour fa plupart issus de cette réalité, les membres de l’APPO ne se disent pas près de baisser les bras.Jeudi dernier, ils ont force la police fédérale a se replier a l'aéroport apres phis de sa heures d'affrontements a proximité de l’uni-versite d'Oaxaca.Les forces de l'ordre ont neanmoins pu démanteler le dernier barrage Maya Je crm qu il est légitime de demander la démission de celui qui a échoué dans sa mission d'etre un bon mterioruteur • Selon le sociologue Jesus Peraza fa police a les mains Bées.•Si elle met des dirigeants du mouvement populaire en prison, le rmflit va exploser dans tout le pays • Quoi qui] en soit, depuis l'entrée de fa polic e dans la ville, qui a confine des manifestants a Funiversité.et le retour en classe partiel des professeurs a fa suite d'un accord conclu il y a deux semaines, le conflit montre a peine quelques signes d'essoufflement.Mais les pressions exercées par les hôteliers et d'autres entrepreneurs du secteur touristique, qui 'Kit beaucoup perdu, et celles des civils et des p» rents des etudiants, qui n'en peuvent phis de cette violence et souhaitent oue tout rentre dans Tordre, pesent toutefois dans la balanc e •Ils seront prêts a tout pour que le calme retienne (Quitte a devoir appuyer la présence de la police et du gouverneur», conclut Lorœzo Meyer Le De vêtir De Rio à Nairobi Dans son autobiographie publiée en 1DD8.Jean Charest raconte l'expérience «inouNuiNe» qu'il a vécue au Sonunet de la Terre, a Rio, alors qu’il était ministre de TKnvimnnemeiti dans le gouwi nement Mulronev 11 est vrai qu’à le lire, Tevenement a parfois pris des «Burt's de carnaval Son récit de fa coiUérence de presse finale, où Shirlev M.icl.uneet les Beach Bovs avaient vole Lt vedette, e-u |ui tutilierement colon' A Tepoque.M charest s'etait surtout réjoui de constater l'harmonie entre le gouvernement tede ni] et les provinces, qui avaient toutes adopte sans rechigner les dispositions de ce premier traite svu les changements climatiques, même si cvlutci tou | chait directement a des domaines qui relevaient de ; leurs competences «LentcHtf signer reflétait rentoNrment un eonsrn sus auquel les provinces aiment dinretrment eontnbut | Je retiens cette experience parce qu elle est sigmfuvtive ! pi>ur l'avenir du tédemlismt».ixniton liiv sons la plu I me de M (.'barest «Le gouvernement canadien ne se conduisait pas l de façon paternaliste en disant "Voila, fai signe une ! entente parce que c’est rtwi qui suis rrsptmsablr de la signature des ententes internationales, et voilà ce | qu on a decide.'» Si Thomas Muk ait avait trouve inepn-suite Tatfitu i de de Stéphane Dion Tau der nier, comment doit on qualifier celle de Rona Ambrose, qui a love le ne/ sur le plan de lutte contre les changements climatiques 1 du gouvernement Charest, que tout le momie avait applaudi au Quelxv?le ministre de l’Environnement.Claude Bc» hard, ! se rendra la semaine prochaine à la eonlerenee de Nairobi, au Kenya, ixnit exprimer devant la continu | liante internationale le profond désaccord du Que bec avec la position du gouvernement ledeial, qui I exige maintenant une révision en (irotoiideui du pro | tocole de Kyoto, Selon les critères énoncés pat M Chan si a Té|x>que, cette nouvelle ex|x-rieiHe.14 ans après eel le de Rio, devrait être tout aussi «significative pour l'avenir du fédéralisme».?Curieusement, son gouvernement ne semble |xis vouloir prendre tous les moyens a sa disposition pour manifester la dissident e du Quebec.Jeudi a l'Assemblée nationale, les libéraux ont refuse de mettre aux voix la motion de la ministre des Rela fions internationales, Monique Gagnon Tremblay, sans laquelle l'adhésion du Québec au protocole de Kyoto n'a aucun caractère officiel Mme Gagnon 1 remhlay a elle même expliqué que sa motion sera adoptee «d'ici la fin de la session».Pourquoi pas le jour de l’ajournement des travaux parlementaires |x>ur les Fêtes?Avis un |xni de chan ce, Stephen I lmis-r n'en saura rien! «/V foute maniéré, a n est pas une discussion a l 'As semblée nationale qui changera quoi que rc soit», a I ajouté la ministre, dont les réflexions sont parfois ' surprenantes.Pourquoi perdre tout ce temps?A)"tir ; nons dés maintenant! Au sommet de Rio, M Charest ixulaii au nom du ; Canada Bien emmailloté dans la délégation caiia dienne, M Béchard risque d’avoir du mal a m- lain entendre a Nairobi Mme Ambrose, qui sera ai cueillie la bas comme une |x-stilerif, n'aura |x-ul être S pas très envie de lui donner l'occasion d'ajouter sa voix au claeur de ses détracteurs M Béchard pour ! rail bien vivre a son tour une expérience «inou bhable».Au retour, il pourra échanger scs impies | nions avis- le premier ministre.Remarquez, le PQ est bien mal place |miiii (aire des reproches au gouvernement Charest En refu saut sous des prétextes fallat ieux de sc joindre a la coalition réunie i>ar M Béchard pmt Ion ri Li main d'Ottawa, il a démontré qu’il préférait empêcher le-libéraux de marquer des (siints que de renforcer le ra|>|>ort de torn- du Québet De toute evidence, l'environnement sera un thena dominant de la prtx haine i ampagne électorale au Québet II n’est surtout pas question de [lertnettre au gouvernement Charest de se présenter comme li champion du développement durable II est vrai qu'après le Suroit et le mont Qrlord, cela prend un | certain culot.?1j‘ litige sur le protocole de Kyoto n'est évident ment pas fa premiere querelle entre Quelxx et Otta wa sur une question environnementale 1 )ans son a i tobiographie, Jean Charest rajfjx-lle le bras de 1er au sujet de l'évaluation du projet Grande-Baleine.Il i n avait d'ailleurs tiré une conclusion très intéressante •Il ne faut jamais sous-estmer la capacité des goût et nements de se tromper |.|.Il ne faut /amats présumer qu ils savent ce qu ils font ¦ Ii déliât sur l'évaluation de (irande Baleine DEES Les élections de mi-mandat aux États-l nis Une défaite pour Bush plutôt qu’une victoire pour les démocrates PIERRE MARTIN Professeur de science politique et directeur RICHARD NADEAU Professeur de science politique et directeur de recherche (opinion publique et processus démocratique) Chaire d’études politiques et économiques américaines de l'Université de Montréal .' ÏC\ es Américains se rendront aux urnes mardi pour élire les membres de la Chambre des représentants et renouveler le tiers du Sénat.L’issue de ce scrutin est prévisible.Les démocrates devraient enregistrer des gains significatifs aux deux Chambres.Le président Bush devra donc composer avec un Congrès où ses adversaires seront assurément plus nombreux et possiblement majoritaires.A moins d’un revirement inattendu, ces élections constitueront donc une dure défaite pour le Parti ré publicain.Leurs adversaires démocrates auraient cependant tort de pavoiser.Le vote que les Américains s’apprêtent à émettre semble animé bien davantage par leur volonté de sanctionner l'administration Bush que par celle d'appuyer leurs idées.la route vers la Maison-Blanche est encore longue et incertaine pour le parti de Hillary Clinton.Un résultat prévisible Le système électoral américain prévoit le renouvellement, tous les deux ans, de la totalité de la Chambre des représentants et d'un tiers du Sénat, où les mandats sont de six ans.Les républicains sont actuellement majoritaires dans les deux Chambres avec respectivement 230 représentants (sur 435) et 55 sénateurs (sur 100).La composition du Congrès change assez peu d'un scrutin à l’autre car les candidats sortants jouissent d’une longueur d’avance et le découpage électoral a transformé plusieurs districts à la Chambre des représentants en véritables forteresses.Cela étant, les élections de mi-mandat offrent l'occasion aux électeurs de manifester leur mécontentement envers l’administration présidentielle.Les Américains ont généralement emprunté cette voie par le passé.Le parti du président a souvent encaissé des pertes à l’occasion de ces élections, mais les changements de majorité ont été très rares.Les élections de 1994 constituent un exemple extrême d’une telle réaction de l’électorat.Bill Clinton, qui croyait ses assises solides au Congrès, a proposé un train de mesures qui a mobilisé l'électorat conser-vateur et provoqué l’élection de la première majorité républicaine à la Chambre depuis 1954.Même si les électeurs devraient exprimer leur insatisfaction de façon appuyée le 7 novembre prochain, un revirement comme celui de 1994 parait peu probable car ces élections avaient marqué la disparition d'une espèce à l’agonie: le démocrate conservateur du Sud.Les modèles de prédiction concluent que les démocrates feront des gains dans les deux Chambres.Certains croient qu’ils seront suffisants pour renverser la majorité républicaine à la Chambre des représentants.Par contre, comme il n'y a que 33 sièges sénatoriaux en jeu, il est plus hasardeux de prédire si les républicains perdront ou non le contrôle du Sénat Quoi qu’il en soit le prochain Congrès des Etats-Unis sera le moins favorable auquel George W.Bush aura eu à faire face durant sa présidence.Les causes du recul de Bush Les résultats attendus des élections de mi-mandat s’expliquent par l'insatisfaction envers l’administra- m u K' v 1 \ x * ARCHIVKS Kl Oi l Ks Les démocrates devraient enregistrer des gains significatifs aux deux Chambres.tion Bush.le taux d'approbation de la performance du président américain s’est affaissé sous la barre des 40 % depuis plusieurs mois et plus des deux tiers des Américains estiment que leur pays va dans la mauvaise direction.Pourquoi en est-il ainsi?Quatre facteurs expliquent le désenchantement des Américains.La défense des valeurs traditionnelles sert moins les républicains pendant les élections actuelles.Certains reprochent au président d’être allé trop loin dans l’expression de son conser vatisme moral en s'impliquant directement d;ms l’affaire Terri Schiavo et en s’opposant à la recherche sur les cellules souches.La réforme ratée du système de sécurité sociale, l'explosion des déficits budgétaires et l’accroissement des inégalités sociales reflètent pour plusieurs l’échec du conservatisme économique de l’administration Bush.Même si l’économie manifeste encore certains signes de vigueur, l’insécurité liée à la mondialisation et aux délocalisations d'emplois reste le lot de nombreux Américains.Les carences dans la gestion de certaines crises, notainment après le passage de l’ouragan Katrina, et les scandales qui ont touché le Parti républicain, dont la récente affaire Foley, ont aussi largement contribué à alimenter la grogne des électeurs.L’enlisement des troupes américaines en Irak reste toutefois la principale source d’insatisfaction des électeurs envers leur president.Le scénario s'est souvent répété aux Etats-Unis.Le soutien à une intervention militaire reste significatif tant que les Américains sont convaincus de son bien-fondé et que les pertes que celle-ci entraîne ne paraissent pas prohibitives.Ces conditions étaient encore réunies lors de l’élection présidentielle de 2004.A cette occasion, les électeurs ont majoritairement souscrit à la thèse de George W.Plusieurs Américains pensent que la guerre en Irak ne leur a pas procuré une plus grande sécurité Bush selon laquelle l’intervention en Irak était un passage oblige dans la lutte contre le terrorisme.Depuis, le doute s’est installé, les raisons invoquées pour justifier l’entrée en guerre des Etats! 'nis sont contestées, les portes en vies humaines quelle a entraînées se sont alourdies.Et plusieurs pensent maintenant que la guerre en Irak n’a pas permis d’assurer une plus grande sécurité aux Américains.Une victoire sans lendemain pour les démocrates?les résultats du 7 novembre tiendront davantage à un désaveu des politiques du président Bush qu’à un soutien au Parti démocrate.En fait il est frappant de constater que le parti qui aspire a reconquérir le Congrès et à occuper la Maison Blanche en 2008 semble avoir été inea pable, lors des élections en cours, de présenter aux Américains un programme clair et convaincant, tant sur les questions intérieures que sur les grands enjeux internationaux.la victoire est donc loin d’être acquise pour les démocrates en 2008.L’élan que leur procureront les élections de mi-mandat sera insuffisant si leur manque d’imagination politique et de cohérence persiste au cours des deux proc haines années.De plus, si la majorité au Congrès change de main, les démocrates devront trouver un terrain d’entente avec le président en place sous peine d’être accusés de paraly ser le gouvernement.Les compromis à faire pourraient s’avérer difficiles, sinon politiquement coûteux.les élections du 7 novembre vont vraisemblable ment affaiblir le pouvoir de George W.Bush et rédur re la marge de manœuvre de ceux qui aspirent à lui succéder.la lutte menant à sa succession s’annonce donc très serrée, et son issue, incertaine Cinq questions aux nationalistes d’aujourd’hui Du 6 au 10 novembre, l’événement Hubert Aquin JACQUES BEAUCHEMIN Sociologue à l’Université du Québec à Montréal MICHEL LACOMBE Journaliste à la radio de Radio-Canada -.e 15 mars 2007 marquera le 30e anniver- Lsaire de la mort tragique d’Hubert Aquin, le romancier auteur de Prochain épisode mais aussi l’essayiste.Le début des années 60voit naître le projet deIrndepen-___œ=== dance politique du Québec.Le RIN vient d’ètre fondé, le FLQ ne s’est pas encore manifesté, le Parti québécois verra le jour six ans phis tard, mais l'indépendance du Québec est encore une idée marginale.L’époque porte cependant à la discussion vigoureuse.Pierre Elliott Trudeau n’est encore que professeur de droit à IT mversite de Montreal mais il écrit régulièrement dans la revue Cité libre, où il vient de publier.en avril 1962.-La nouvelle trahison des clercs» pour dénoncer le nationalisme qui, estime-t-il alors, nous a donne tant de guerres et s Inscrit contre le progrès de l’humanité.Hubert Aquin lui répond, dès le mois de mai 1962.dans la revue Liberté par un texte intitulé ‘La fatigue culturelle du Canada français», dont Pierre Bourgauh dira que c’est le plus beau texte qui ait jamais été écrit sur le Quebec.Pour plusieurs intellectuels québécois.Hubert .Aquin est encore aujourd'hui le penseur le phis profond du nationalisme québécois, ou canadien-fran-çais, comme on disait à l’epoque.»La fatigue culturelle» analvse les raisons de l’existence de ce nationalis- me, en fonde la légitimité et désigne les obstacles sur lesquels bute l’émancipation politique des Québécois.Pensée oubliée Cela n’a pas empéché qu'on ait eu tendance à oublier la pensee d’Aquin alors même que les themes qu'il aborde dés le début des années 60 sont encore les nôtres aujourd’hui.La mémoire défaillante que nous conservons de ce grand penseur indé- , pendantiste soulevé plusieurs questions thèmes fondamentales., „ , .L’avons-nous oublie parce que sa pensée clu Hubert n’a phis rien à nous dire?Le sentiment si vif » •_ de la domination qui la traverse aurait-il dis- .Aquin paru?Aurions-nous réglé le problème identé ahnrriait ries taire qui est celui du colonisé et dont Aquin estimait qui! nous paralysait?De quelle fa- |ç début des çon nous représentons-nous le Québec d’aujourd’hui en tant que collectivite alors que an nés 60 s’est affirme le pluralisme identitaire?Cette diversité que nous célébrons a+eDe pour ef- demeurent fet de délégitimer le projet souverainiste?La semaine du 6 au 1Ô novembre sera Toc- actuels casion de revenir sur l'héritage que laisse Hubert Aquin a la pensée politique québécoise.Cela prendra deux formes: des émissions de radio diffusées à la Premiere Chaîne et un colloque organise conjointement par Radio-Canada, la Chaire de recherche du Canada en mondialisation, citoyenneté et démocratie de l’Université du Québec a Montréal et Le Devoir.Les emissions, préparées par Michel Incombe.seront présentées du hindi au vendredi de 19h30 à 20h.Elies seront suivies chaque soir a 20h par r Denise Horn hardier La nation québécoise Il y a quelque chose de protondement riepnnuw.au sens littéral du terme, autour de oe detut sur l'existence ou non de kt nation québecoix- Qu’on me permette un aveu: le tait de it'avoit personnellement jamais ete prénommée par mon père, personnage extravagant dont j’ai tire pni ti en devenant romancière (une thérapie en vaut bien une autre), me rend W* débat plus msupivu table encore C’est ix-u dire que lev refus de nommer me hantent Ne ixts reconnaître que le Qnetxv tonne une nain >n au prétexte qu'on rejette ki souveraineté est une imni tion idéologique aveuglée et.disons le, méprisante U*s mots ne sont jamais innocents.1 e non nom, de même que le nom qu’on vous attribue, n’est pas etran ger à l'affirmation identitaire Keluset de nommer l'autre, c’est en quelque sorte niei son existence Bien sûr, le débat sur la nation québécoise est le talon d'Achille du Canada Pour cei tains, cette reconnais sauce nationale serait le cheval rte Lroie de rindejvn dance.C’est d’ailleurs ce que croit a l’instai de plu sieurs de ses adveisaires, Bernard 1 andi \ Potu Mi chael Ignatieff, par contre, cette net onnaissam e ne mène pas obligatoirement à rindeixmdanec puisque les nations ne sont (vis toutes devenues des pays unie pendants.Qu'on pense aux Ecossais, aux Gallois, aux Catalans.Cet engagement à reconn.ûtic te QueUx en tant que nation de ki ivart du candidat vixlette a la tli rcction du Parti liberal du Canada est une Ixmil* à u tardement, un pétard mouillé ou une tentative d'élever enfin le débat au niveau où il devrait s< situer.11 lui du respect et de l'ouverture d’esprit.Le Canada, (xtys jur ailknirs exemplaire aux yeux du reste du monde, demeure un lieu paradoxal où les méandres de la politique sont incomptrliensibles aux observateurs extérieurs, 11 faut chervhei longtemps [xuir trouver un autre pays qui lonctionne alors que si composante kt plus distincte, en I’occurrence le Qui bec, qui regroupe un de scs peuples fondateurs, n’est [xts incluse comme telle dans sa constitution, alors que la participation de cette dernière n’a pas élr ne cessaire pour rapatrier et ensuite relormei ladite constitution.Il faut chercher longtemps un pays mi Parlement duquel siègent les élu» d'un parti se» es sionniste qui prône l'éclatement de ce même [tays En fin, il faut chercher longtemps un pays où tes armes de kt guerre sont des mots trail a torn iiitenlils dèlnr inés, enflés, évasifs ou tabous fit dans ce triste episo de où l'insulte se confond pat lois ,i l'opposition des idées, les intellectuels cèdent a l’aveuglement.N! le professeur Stéphane Dion est trop instruit [kmii venu prétendre devant le peuple (existet il d'aitknnx selon ses catégories?) que kiriisixite autour du mot «nation-est affaire de sémantique des tables rondes animées par Michel lacombe et qui se dérouleront devant public à ITJQAM Nouvelle fatigue?Cinq themes ont été dégagés des questions a por tée générale évoquées ci-dessus il nous faudra d'abord nous demander si le Quebec d'aujourd'hui n'est pas retombé dans la •fatqpue culturelle» dont par lait Aquin en 1962 et qui, à ses yeux, rese sembiait à un genre de tentation de la mort, pour reprendre le titre de son tout premier roman.Nous interrogerons ensuite notre cap» cité collective a affronter lucidement les conflits dans lesquel» nous plonge la question nationale fit puis, deux questions ton damentales qui sont au cœur du débat ac fuel sur l’avenir du Québec sommevnotis bien sortis de l'ethnicisme canadien-fran çais?De nombreux Québécois portent comme une tare ce prétendu ethnicisme qui aurait sa longtemps caractérisé le nationalisme canadientrançaLs Est-ce dire alors qu'il faudrait avoir honte de ce passé?C’est un autre des themes dont nous débattrons au cours de ce colloque.Nous nous demanderons enfin si le projet émancipateur que portait Aquin avec tant d'intensüe possédé encore une quelconque actuafité II s’agit d’une occasion unique non seulement de renouer avec la pensee d'Hubert Aquin mais aussi de retrouver ressentie! du discours nationaliste qui se réinvente au cours des années 60 le «sétimne» Sans être dupe de l'engouement de liberaux de mouvance Trudeau-Chrétien reconvei Us Ignatiell pour la nation québécoise qui provoquait leurs haussc rnents d’épaules par le passe et qui aujourd'hui leur ouvrirait, croient ils, tel le •sésame-, k* cour des élis leurs québécois déserteurs, on [s-ut reconnaître une vraie conviction chez le candidat à la direction Mi chael Ignatieff, cet intellectuel lettré-, aristocratique et séducteur, est k*Trudeau du t’I L en 11 début du XXI siècle.Mais c’est un Trudeau suis le ‘Just watch mr'», un Trudeau sans le pmis historique et culturel du t a narlien français «né pair un p’tit pain-, qui y a cclwjtp et qui se sent non pis coupabk' mais e pu ce de-, tin de perdants, ta négation de la nation quêtas oisi-n’est [«s un fantasme ni une obsession pmi Ignatiell Ces jours-ci, il faut éviter de lire l< lettres a l'rsli teur dans les journaux de langue anglaise du reste du Canada.Des Ukrainiens de l’Oui l si dei tarent une nation, des Pakistanais de Saskatoon exigent une forme de reconnaissance ethnique, bref, le dé-li re balaie les plaines, traverse les Rix rieuses et rebon dit tel un boomerang en Ontario, t es rea< lions, po visibk*s, indiquent que le ( anada anglais tolérera dit ficilement de se faire replonger dans les psycho drames des référendums ou même de Men fi Mi chael Ignatieff s’apprête a leur administrer un elet trochoc avec la reconnaissais < du Qoefiei en tant que nation, une évidence si criarde qu'elle rend la p> lérnique quasi humiliante (encore une for , diront plusieurs) pair les Québécois Si Ignatieff sort ga gnant de cette course a la chefferie, le premier rm nistre Stephen Harper devra user de ediution constitutionnelle pair gagner k- ( œur des Quel as et, du même coup, conserver k- parvoir Lévidence no s'arapow* jamais Aux yli 4» mu Iwum*?.Uumc* Ctowi.irmrOymiUmtrr lemaui Ptfumm 'tmmmm Imurmtti UrntmOr Pm» 'mmu \u,rw M»-» K, PiaBnr Gnwi 'jrwnn»; Mkhd Gwiwbi ’a^tammu .Dm Prseour '«oouotv 4n pafn tànmaumt .Vhræ Dwhn.Mrh»*» Maimtxnt m OvMm Dwumh kmHUmn) lar.w»* Cmrmr e Jnnja»» SaOmm, (fUtUfrf»"- * rtmOmauOom rmtutntr Hairni b»mr m*atn I.,;., St -J,(iiri 11 ra,- nrnnrt 'f—— -»—• y-*—— » » ¦' a- —-J—«J Slesihan» Baffiarioon frreantr, Pmi Cnartin», 'mMim Cmêm M'artp»» 'Imu/.Od»» TrwnM»r » YUémmmi* tmmmm C4r»rt •» 4» fmeen' Enc Dnr«ârrc Claude Tortode Frsaso» DemGm, * thOurautUm iaifcrnattnMle i-arlv— Lefauii fmpen tauamalmal e UHF* FUnionaU .Oasde Lew «que Oor Tajktrr ami ta imtlrw 4a f tn*>—mkm •—*» T raltme i4a«nmu 4 CimhMmmm Aire CastontfBts ' -rr-nf rs4iTrift tcnnmtnFetts e "ïïairrt hume ftobmSe r» Robert D«r»»c Uamipimétan earitmntoina a OrntUr KjtFtim Vtwmi» .AraHe Gwal,f»«« tarrlmu 4 la HaCUni.MaorfV- f’tm* HnanAt» '*m»Hla Otmami La 6urum»ula>Um i,it» Mason Drranr PnndtCoâïrOe (Qattec).lOchri Rochrfcrt lOBawi LA PTBUCITt ET It MARKETING AbMM.hem» Pas de pant-mr» him Marîme CM» Dm* Camenm.Omem Lacan» FmeUr MaKa* iarn»»» A Huhau.Omr» Ywru- Mu tue Y- -Vadà Sabal Mefearde Saiard MMatwal Laorwce The»* émttntt Ueemu S»trte Lapone Mar-mr 8emh» LA PRrrDI 'CnON OrMae Goobe ‘JmtUrnr it pnimetum Mirhe- Besantei p-nanae Rrnar! Daiwlle < Mmt KaYari Un Corme*».DwioM fa» X«liabe Zemmàu OtW Zanti LX'PORMATIQI'E Ya&Kk M«s napmmhr PROMOTION DtSTTOBtTION PT TIR.VA Aimjndr- Gaadreat» 'tnuimumn* a la pnmatum H i la uUuUanom.Ciré» Sanard mpnttUr uma i la rtumula Haan thautav Mmam Y** - -e-Raehefle Leden: L'.ADMINTSniATION 'mohua Rofn ¦ntrlemr.Nintr Canari "i'MiwMI'aw menai rta»a«aHn .Getne Nro» China» i LaRaw C'a» dm» Ht Y mm /ad,i«n iani«inmii Claariia» (heteter M-etaru Ytnem tmeër Rom la r*»» Ma* 4 t r « ?! LE DEVOIR, LES SAMEDI I ET DIMANCHE 5 X O V E M B R E 2 0 0 6 B (5 HILOSOPHIE LE DEVOIR DE PHILO Ce que Herder pourrait rappeler à Boisclair Les droits de la personne ne constituent pas plus un programme politique qu’ils suffiront jamais à fonder ou à préserver un État La philosophie nous permet de mieux comprendre le monde actuel: tel est un des arguments les plus souvent évoqués par les professeurs de philosophie pour justifier l’enseignement de leur matière au collégial.Le Devoir a lancé le défi à plusieurs auteurs de décrypter une question d’actualité à partir des thèses d’un grand philosophe.Toutes les deux semaines, nous publions leur «devoir de philo».MATHIEU BOCK CÔTÉ Candidat à la maîtrise en sociologie à l’UQAM Du nationalisme «exclusif» au nationalisme «inclusif»: pour les porte-parole du souverainisme officiel, c’est ce basculement d’un modèle à l’autre qui serait la grande réussite des dernières années québécoises.Un demi-siècle après sa Révolution tranquille, le Québec, enfin désendetté de son passé canadien-français, aurait terminé sa sortie de la grande noirceur en se déprenant d’un «nationalisme ethnique» dont on traquera désormais les dernières manifestations.L’arrivée d’André Bois-clair à la direction du PQ aura parachevé ce passage au nationalisme sans mémoire, désinvesti de l’idéal d’une continuité québécoise.C’est que la chose est connue: le chef péquiste se réclame d’un «nationalisme civique» sans failles, décontaminé d’une culture majoritaire «enfermant» la communauté nationale sur elle-même en l'investissant d’une histoire particulière.Ce postnationalisme se présente dans la philosophie contemporaine sous la forme d’un patriotisme constitutionnel héritant de la modernité première, avec sa critique intransigeante des appartenances données.Herder, philosophe des identités nationales ; ; Il n’en demeure pas moins qu’ils furent nombreux à critiquer très rapidement dans l’histoire occidentale cet idéal de la table rase, iljndré Boisclair n’aurait peut-être pas tort de s’ouvrir aux préoccupations qui se formulaient à ce moment dans la philosophie moderne, ce qui pourrait le mener à nuancer son nationalisme civique.Car c’est d’une ancienne querelle qu’il s’agit, vieille de plus de deux siècles, sur la place des communautés historiques dans la modernité.Alors que l’esprit des Lumières poussait la philosophie européenne à cultiver l'idéal d’une société définitivement déprise de ses accidents historiques, Johann Gottfried von Herder (1744-1803) hit parmi les premiers à discerner les dangers d'une philosophie refusant d'assumer les médiations historiques nécessaires à la participation des communautés humaines à l’imiversel.Dans deux délivres appelées à laisser un pli durable dans la conscience occi-«jlentide (Une autre philosophie de [histoire et Idées sur la philosophie de l'histoire de l'humanité'), le philosophe allemand élevait l'existence nationale des peuples à la raison philosophique en annonçant le nécessaire approfondissement de leur génie distinctif et dévoilait nhe dimension de l'existence humaine qu'il sera de plus en plus nécessaire de thématiser politiquement.Herder, parmi les premiers, a su conceptualiser la pesante immatérialité de la culture au centre de toute existence collective.Certes, sa conception de l'identité collective a souvent été présentée comme étant annonciatrice d’un nationalisme de cloison, où la différence serait réifiée dans une essence: le volkgeist (génie national) serait d'abord un mauvais rêve germanique.Certains le disent même initiateur du relativisme culturel: c'est pourtant faire fi d’un universalisme qu’il ne renia jamais, sans pour autant le traduire en politique à courte vue, prudence que n’ont pas toujours les philosophes passionnés par leurs propres constructions conjecturales.Comme quoi les identités collectives ne se posent pas nécessairement en negation d'une pié-tention plus large à l'universalité humaine mais en appellent plutôt à‘situer cette dernière dans ce que la philosophie politique apprendra à représenter comme un inonde commun.Herder proposera une première cartographie du politique en pre-nant la pluralité humaine comme boussole, ce qui ne sera pas sms conséquences au moment du surgissement de lldéal démocratique.C'est ce dont témoigne une certaine postérité qui, sans nécessairement w réclamer directement de lui.travaillera désonnais le problème politique à partir de son questionnement.Car Herder rendra pensable une réponse au problème central de la délimitation du peuple démocratique.In question apparaîtra spontanément: de quel peuple la démocratie nous parle-t-elle?Qui coupe la tête du roi et s’empare de sa couronne?Qui est ce demos appelé à se déployer?Ce n’est plus à la seule logique qu’on fera appel pour répondre à cette question mais aux réalités historiques.Car le contractualisme est incapable de résoudre dans ses propres tennes la question de l’identité des contractants et ne peut poser la question, dans sa logique interne, de la clôture politique.Il n’a jamais su transformer par lui-même une citoyenneté en nationalité, un passeport en allégeance, une feuille d’impôts en disposition au sacrifice.La démocratie doit trouver hors d’elle-même le lieu où s’incarner et la matière dans laquelle elle s’exprimera, ce que Paul Thibaud appelle «la non-autosuffisance de la démocratie».Les hommes doivent se croire membres d’un même peuple en plus de se savoir citoyens d’un Etat.L’«amour sacré de la patrie» ne trouve pas une matière suffisante dans un patriotisme constitutionnel strictement universaliste, non plus qu’en une simple communion aux idéaux démocratiques.I)isons-le d’une équation nous conduisant directement à notre philosophe: pour se concrétiser, Sieyès a besoin de Herder.L’un trouve dans l'autre la matière où effectuer ses principes.Les deux mis ensemble donnent l’Etat-nation moderne, qui'Se définira toujours par une tension créative entre le communautarisme à partir duquel il s’instituera et la citoyenneté p;ir laquelle il s'universalisera, le référentiel symbolique d’une collectivite ne correspondant jamais pleinement à son institutionnalisation politique, ce qui ouvrira d’ailleurs un espace nécessaire à l’évolution des identités collectives et à leurs transformations au fil des circonstances historiques.C’est 'à partir des cultures populaires qu’apparaîtront les grandes personnalités historiques que seront les nations modernes, comme le reconnaissait d’ailleurs Herder, qui plaidait [tour une articulation des consciences collectives à partir des folklores nationaux.Pour Herder, la nation émergera à partir du peuple et s'élèvera des profondeurs collectives, ce qui n'est pas sans nous rappeler Michelet, qui soutenait qu’en «nationalité, c'est comme en géologie: la chaleur est en bas.plus on descend dans les couches de la société, plus elle brûle», la conscience nationale émergera d’un ethos qui lui sera propre et se cristallisera dans certaines formes de plus en plus durables.Herder posera ainsi les premiers jalons d’une anthropologie refusant le réflexe constructiviste qui présente les communautés humaines comme autant d’artifices stx'iaux offerts à l’expertise des ingénieurs identitaires.Ce qui ne signifie pas que les nations soient éternelles, mais elles ne sont pas non plus de purs arrangements temporaires comme l’ont soutenu les nationalistes civiques qui pensaient pouvoir accoucher d’un nouveau peuple par simple décret doctrinal.Comme le soulignait récemment Pierre Manent, qui ne doit pourtant pas sa philosophie à notre auteur, «sur le curseur historique.un poète incarne en chaque pays le moment politique oû la nation a pris conscience d'elle-mème en trouvant sa forme pour ainsi dire définitive».Ce propos n'aurait certainement pas été désavoue par le philosophe allemand, dont les préoccupations furent d’ailleurs reprises par un Ernest Renan qui.au lendemain d’une défaite dure pour la France, loin de plaider comme on le dit souvent pour une definition strictement elective de la communauté nationale, la présentait aussi comme un principe spirituel traversant le temps et prenant l’allure d’un destin national à pour-suivre.C’est aussi pour cela qu’à partir de la culture populaire, les historiens de chaque collectivite nationale trouveront les éléments nécessaires à la poétisation d’une existence collective sacralisée par le dévoilement d’une existence tragique avec ses héros et ses bardes, communiant ensemble aux valeurs sacrées d’un destin à réanimer, à préserver, à poursuivre.Nul besoin d’adhérer en ’•IN, IMI • ïB PEDRO RUIZ LE DEVOIR Ce n’est finalement pas du nationalisme ethnique que sont sortis les souverainistes après 1995 mais du nationalisme tout simplement, écrit Mathieu Bock-Côté.bloc à la philosophie de Herder pour accepter finalement la grande préoccupation qu’il aura investie dans la philosophie occidentale: celle des humanités passagères.Le Québec comme .un petit Canada Ceci nous ramène au chef du PQ et à ce qu’il devrait retenir de notre auteur allemand.Que pourrait apprendre André Boisclair en s’ouvrant au moins partiellement à Herder?D’abord et avant tout que ce qui distingue une société d’une autre ne se trouvera jamais dans son seul encadrement juridique.Les droits de la personne ne constituent pas plus un programme politique qu’ils suffiront jamais à fonder ou à préserver un Etat.En France, ce n’était pas la seule défense de la République et des principes de 1789 qui motiva les résistants de 1940 mais le désir de préserver un honneur national bafoué et de restaurer une indépendance politique abolie par une oc- cupation étrangère.Pareillement, ce n’est pas le désir d’approfondir les valeurs progressistes de leurs élites trop modernes qui poussera les Québécois à reprendre la lutte nationaliste mais le désir historique d’avoir enfin un pays à eux.Mais à désinvestir la démocratie québécoise de la conscience historique qui s’y déploie et des raisons conununes qu’elle abrite, n'est-ce pas d'abord la question nationale qu’on décompresse jusqu’à l’insignifiance?Les circonstances politiques semblent confirmer cette hypothèse.Certains pensent désormais substituer à la conscience historique francophone une citoyenneté lestée de droits sociaux, qu’on dit fondateurs d’une société nouvelle, pluraliste, couronnée par certaines valeurs progressistes qu'on renommera québécoises.C’est ne pas voir, pourtant quelles sont à peine un décalque au crayon bleu des valeurs canadiennes, contenues dims une charte fédérale désormais centrale à l'identité canadienne post-1982 qui incarne une forme de contractualisme postmoderne réactualisant les prémisses les plus radicales d’une philosophie politique hostile aux différences historiques.C’est ainsi que Pierre Pettigrew rappelait le 20 mai 2005 que «les valeurs pluralistes libérales ont tellement progressé au cours des 25 dernières années que péquistes et bloquistes proposent désormais de faire du Québec un petit Canada».Aucun pays ne ressemble davantage au Québec dont rêvent les représentants du souverainisme progressiste que le Canada contemporain.Pourquoi alors en sortir?A ces questions, les souverainistes ne savent plus quoi répondre et n’en finissent plus d’aligner de mauvaises raisons.Certains se sont demandé pourquoi, au moment de son entrée à l’Assemblée nationale, André Boisclair plaçait au premier rang des raisons de sortir du Canada la crise des listes d’attente dans le domaine de la santé.Quelques semaines plus tard, il soutenait que le reniement du protocole de Kyoto par le gouvernement fédéral était en soi une bonne raison d’en finir avec le Canada.Derrière ces réponses se manifeste le même déni du national qui caractérise un souverainisme multipliant les formulations alambiquées pour ne pas s’alimenter de la conscience historique qui se canalise spontanément à travers lui.On ne se surprendra pas ensuite de la perte d’intérêt pour un projet qui a délibérément sacrifié tout ce qui l’avait historiquement légitimé.A désinvestir leur idéal de la tradition qui lui avait donné naissance, les souverainistes l’ont finalement discrédité dans l’insignifiance.D n’est aucunement possible de fonder en raison la lutte nationaliste sans interpeller en priorité l’expérience historique de la majorité francophone du Québec.Car ce n’est finalement pas du nationalisme ethnique que sont sortis les souverainistes après 1995 mais du nationalisme tout simplement Ce qu'apprendrait André Boisclair s’il méditait un tant soit peu le questionnement de Herder, c’est qu’une citoyenneté ne sera jamais qu’une estampe administrative de plus si elle ne consacre pas une appartenance préalable portée par le désir de durer.On ne construira jamais une société en refoulant dans ses marges l’identité qui la fait vivre.Comme l'écrivait le général de Gaulle, «ce qu'il y a.en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle».Pour l’homme du 18 juin, la France était une patrie vivante, une créature animée, digne d’être aimée, ce que disait aussi Herder à propos des patries chamelles.Une page d’une semblable tonalité pourrait-elle être appréciée par les dirigeants actuels des partis souverainistes?Ou ne s’en moqueraient-ils pas en y voyant une forme dépassée de patriotisme sentimental?Si tel était le cas, on serait en droit de douter de leur capacité à porter les aspirations de notre peuple à la pleine existence nationale.Car la réconciliation avec les prescriptions premières d'une politique se réinscrivant dans la conscience historique québécoise est une nécessité stratégique et vitale pour la cause nationale.Sans quoi le Québec pourrait bien avorter de lui-même avant même une prochaine défaite référendaire.Faites parvenir vos suggestions et commentaires à Antoine Robitaille et à Louis Samson à arobitaille(à ledevoir.com.y*-.1@S®K lÉËy.¦Mmm ir.Portions ; 4 Temps de préparation s 101 Temps de cuisson : aucun Ingrédients : 2 c.à soupe (30 mV, le.à soupe (15 ml) de sirop eférable 2 c.à soupe (30 ml) de vinaigre de framboises 1 c.i soupe (15 ml) de ciboulette hachée Mtass Dans un bol, fouetter la moutarde, le vinaigre de framboises, l’huile d'olive, le sirop d’érable et la ciboulette.Assaisonner de sel et de poivre frais moulu.et de fromage Douanier en I ¦ W:m .- * 'i.-: I
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