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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-10-19, Collections de BAnQ.

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D I M A \ ( H E 2 0 OCTOBRE 0 0 2 LE DEVOIR.LES SAMEDI 19 ET SCIENCE L’art des cosmétiques dans l’Egypte ancienne Page B 6 IDEES Les Arables, de Brossard à Bagdad Page B 5 LE DEVOIR ?Pm.SPECT VES JACQUFS NADEAU LE DEVOIR Les transports produisent 38 % des émissions totales de gaz à effet de serre au Québec.17 Le premier portrait des GES au Québec Presque aussi propre que l’Europe Le Québec affiche une performance remarquable quant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre L’exceptionnelle performance du Québec en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) depuis 1990 ne s’explique pas uniquement par le recours croissant à l’hydro-électricité.Des gains majeurs ont été réalisés dans plusieurs secteurs par d’autres acteurs, et pas seulement en raison des transferts vers l’électricité.Le premier portrait évolutif et détaillé des GES du Québec fournit une toile de fond essentielle pour comprendre tant sa position dans le dossier chaud de la ratification de Kyoto que la position de plusieurs acteurs économiques.Il permet aussi d’entrevoir où devront porter prioritairement les efforts à venir.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le dépôt du bilan canadien aux Nations unies en matière de gaz à effet de serre, révélé par Le Devoir au printemps dernier, avait confirmé que le Québec affichait la meilleure performance au Canada en matière d’émissions de GES.Le bilan québécois détaillé, le premier publié par une province au pays, indique que le Québec est aussi en train de rejoindre le score impressionnant de l’Union européenne.Les émissions du Québec n’ont augmenté entre 1990 et 2000 que de 2,3 %, selon l’inventaire québécois, soit la plus faible augmentation en dix ans au pays.Le Québec y est parvenu en même temps que son produit intérieur brut (PIB) s’accroissait de 26 %, que sa consommation de combustibles fossiles grimpait de 7 % et que sa population augmentait de 6 %.En comparaison, les émissions canadiennes ont augmenté durant cette décennie de 19,6 %.Les chiffres déposés par Ottawa aux Nations unies situaient l’augmentation des GES québécois à 5 % parce que les bases de calcul diffèrent légèrement Mais ce qui est encore plus intéressant dans le bilan québécois, c’est de constater que les émissions moyennes par habitant sont deux fois inférieures à la moyenne canadienne, une moyenne que le Québec contribue d’ailleurs à abaisser sensiblement par son score exceptionnel.En effet, les émissions québécoises s’élèvent à 12 tonnes per capita (t/pc) annuellement, ce qui est la moitié des 23,6 t/pc où se situe la moyenne canadienne.En ce sens, le Québec affiche une consommation moyenne beaucoup plus près de celle de l’Europe, soit 10,7 t/pc en 3000, que de celle du reste du Canada ou des Etats-Unis, encore plus élevée.Kyoto Lors de la signature de la Convention de Rio sur les changements climatiques en 1992, le Canada — et par la suite le Québec volontairement — s’était engagé à stabiliser en l’an 2000 ses émissions de GES au niveau de 1990.Puis, à Kyoto en 1997, Ottawa acceptait de ramener d’ici 2012 ses émissions nationales à 6 % sous le niveau de 1990, un objectif qui est devenu un enjeu politique et économique majeur depuis que le Canada songe à ratifier formellement ce traité, qui suscite présentement une épreuve de force importante entre Ottawa, plusieurs provinces et différents secteurs industriels.L’atteinte des objectifs de Kyoto obligerait le Canada à abais^ ser de 240 millions de tonnes (Mt) ses émissions annuelles, un objectif qu’il a ramené à 170 Mt car il espère obtenir un nouvelle réduction sous forme de crédits pour sqs exportations d'énergie propre aux Etats-Unis.Globalement, le Québec rejette chaque année 88 millions de tonnes d’«équivalent de CO?, une manière de ramener sous une même unité les suc gaz à effet de serre comptabilisés en vertu du Protocole de Kyoto à l’heure actuelle.Ces émissions correspondent à 12,5 % de celles du Canada, alors que le Québec compte 24 % de la population canadienne.Les deux secteurs qui contribuent le plus à ces émissions sont les transports, avec 38 % des émissions totales, et l’ensemble des industries, avec une part de 32,5 % dans le bilan québécois.Le secteur des transports apparaît comme le principal responsable de l’augmentation des GES au Québec avec une hausse de 14,5 % de ses émissions durant la décennie 1990-2000.Au cours de cette période, sa part du bilan global est passée de 33,9 % à 38 %.Cette augmentation majeure est attribuable en grande partie à la hausse constatée dans le transport «routier», qui englobe voitures, motos, véhicules légers et lourds et autobus.Camions et poids lourds Le secteur «routier» a haussé ses émissions de 17,9 % entre 1990 et 2000.Si l’on s’en tient aux seules automobiles, l’augmentation est nettement inférieure, soit 7 % en dix ans, ce qui s’explique en grande partie par la faible augmentation du nombre des voitures et par l’augmentation des distances parcourues.Mais les grands responsables des émissions en matière de transports routiers sont les camions légers (4x4, véhicules utilitaires, etc.) et les poids lourds, qui ont haussé respectivement leurs émissions de 75 % et de 43 %.On le comprend mieux quand on constate que le nombre de camions légers a doublé en dix ans et que celui des poids lourds a augmenté de 250 % en raison de la préférence dont il jouit auprès des gouvernements et des industriels.Le secteur industriel a pour sa part réussi à diminuer sa part du bilan global, ce qui explique que les manufacturiers, syndicats et autres acteurs privés étaient nombreux hier à dénoncer le plan fédéral, qui les frapperait davantage, VOIR PAGE B 2: ÉMISSIONS Camions légers et poids lourds ont haussé leurs émissions de 75 % et de 43 % Le logement se cherche un nid La commission parlementaire n’a pas réussi à dépasser le court terme, les nombreux problèmes ponctuels ayant dominé les débats JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Il devait être question d’avenir, cette semaine, à la commission parlementaire sur le logement social et abordable.De perspectives à moyen et long terme.Aller au-delà de la conjoncture pour parler «de changements profonds ou structuraux» qui affectent le secteur de l'habitation.C’était là le mandat adopté à l’initiative des membres de la Commission de l’aménagement du territoire.Finalement, bien peu d'organismes se seront livrés à l’exercice tant ils sont restés collés aux problèmes actuels et aux solutions ponctuelles que ces problèmes nécessitent.Tant aussi les députés, membres de la commission, ont eu peine, dans leurs questions, à dépasser le court terme.Il a donc été abondamment question des retards pris dans la livraison des logements sociaux promis — retards réels mais que le gouvernement a déjà annoncé vouloir combler, à la satisfaction des groupes qui œuvrent dans le domaine.On a aussi vu le représentant de la ville de Gatineau demander à la commission parlementaire qu’elle réclame du gouvernement des mesures d’urgence pour régler le problème de ses citoyens actuellement sans logis! Ce n’était malheureusement pas là le mandat de la commission, ni même le meilleur forum pour l’aborder.Le conseiller municipal Marc Bureau a d’ailleurs pu le constater lorsque l’un des membres de la commission parlementaire — Benoît Laprise, député péquiste de Roberval — lui a répondu: «Pour une fois, il y a des gens qui ont un beau problème!» Le manque de logements ne témoigne-t-il pas du dynamisme économique de la ville?, a-t-il fait valoir avec enthousiasme.Une réaction sans doute naturelle pour un député qui voit sa région se vider mais qui ne résout absolument rien quand des gens doivent être hébergés dans des motels! En fait, la commission parlementaire a témoigné toute la semaine de ce mélange de bonne foi, de partis pris, d’intérêts à défendre et de la difficulté soit de s’en dégager, soit de s’en servir pour pousser plus loin la réflexion, la mettre en perspective, ou faire preuve d’audace.Il n'était donc pas étonnant d'entendre la Ligue des propriétaires de Montréal remettre en question la pénurie actuelle et attribuer tous les maux à la Régie du logement.Pas étonnant non plus que l’Institut économique de Montréal soit venu y reprendre son rapport qui fait table rase de toute réglementation pour laisser la place au libre marché.I.a commission parlementaire a d’ailleurs très mal réagi à ce mémoire, et l’a fait vertement savoir à son auteur, Pierre Desrochers, particulièrement quand il s’est lancé dans des comparaisons avec le marché du logement à.Tokyo! Pas étonnant aussi que le Regroupement des comités logements et associations de locataires du Québec se soit opposé à des programmes d'accès à la propriété, pour des raisons qui semblaient plus idéologiques que très documentées.Nos locataires n’en veulent pas, ont dit les représentantes du groupe.Mais quelqu’un le leur a-t-il vraiment demandé avant que la question ne soit aussi péremptoirement tranchée?Pas étonnant, donc, que chacun en ait profité pour répéter ses de- mandes traditionnelles.Mais il faut dire aussi que le gouvernement a déjà fait son lit et l’a répété à la commission parlementaire.Il maintiendra son aide à tous les types de logements sociaux, envisage des mesures fiscales pour stimuler la construction de logements privés, et veut que les ménages gagnant moins de 30 000 $ par année accèdent à la propriété.Cette mesure soulève d’ailleurs l’enthousiasme de plusieurs, notamment dans les municipalités.Et pourquoi?Parce que c’est une idée sympa: veut-on que le Québec reste un peuple de locataires?Et le nouveau propriétaire libérera son ancien logement de locataire, non?Justement, ce n’est pas si simple, ont répondu quelques intervenants.L’Association des constructeurs en habitation du Québec (APCHQ), par exemple, n’est pas contre l’accès à la propriété.Mais que veut-on comme taux de propriétaires au Québec?VOIR PAGE B 2: NID ARCHIVES LE DEVOIR Le député Benoît Laprise trouve que la pénurie de logement témoigne du dynamisme économique de la ville de Gartineau. B 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 OCTOBRE 2 0 0 2 PERSPECTIVES Le rapport Romanow sur la santé Je an Dion ?Moi pas savoir Soyez prévenus: le prochain qui échafaude publiquement une théorie sur le tireur de Washington, je le descends.Mais non, ce n’est qu’une petite blague de mauvais goût, ayant pour seule raison d’être de se marier au mauvais goût ambiant, celui de CNN par exemple, où on l’on te me vous jase et discutaille et placote et mémère de ces choses jusqu’à plus soif avec de savantes analyses à la clé, alors qu’on ne sait rien, rien de rien de rien, pas le moindre petit bout de début de commencement de piste, ce qui m’amène à soulever une question d’intérêt: pourquoi les gens ont-ils tellement peur de dire qu'ils ne savent pas?Pourtant, ça ferait d’excellentes émissions.Ce soir à Moi pas savoir, dieu existe-t-il?de quelle matière plastique est fait Saddam Hussein?que se passe-t-il ces jours-ci avec la coiffure de Stéphan Bureau?pourquoi les gens essaient-ils d’entrer dans un wagon de métro avant que les autres n’en soient sortis?Tant de questions sans réponses, et tant d’embarras à le reconnaître.Mais non, je ne descendrai personne.De toute manière, je n’ai jamais eu de visou: toujours à côté, ce serait ma devise si ce n’était le baht thaïlandais.Et puis, je suis doux comme un rouleau de papier hygénique hyperabsorbant.Cet espace de facéties n’a d’autre objectif que de faire se plier en quatre 1 % de son lectorat et de faire s’endormir d’ennui les autres 97 % (2 % n'ont pas d’opinion ou refusent de répondre), et est antiviolence, anti-OGM, anticipé, Anticosti et anticonstitutionnellement.Cela étant, il devait être question d’échecs ici, si d’aventure ce qui était écrit jeudi dans la page des sports avait une quelconque signification.Car en ce moment même, samedi 19 octobre au matin heure avancée de l’Est, se déroule la huitième et dernière partie d’une série de huit parties (forcément) opposant le champion du monde des échecs, Vladimir Kramnik, au superordinateur Deep Fritz, une création conjointe néerlo-germanaise qui est, selon ses concepteurs — il faut les croire, car nous pas savoir —, la plus puissante machine à avoir jamais attaqué les 64 cases de ses mégabytes.Le tout se déroule à Manama, la capitale du Bahreïn, un ensemble de 33 îles sis dans le golfe Arabo-Persique et dont il n’est pas dit que George W.ne larguera pas un jour une bombe dessus, car avec lui et dans ce coin-là, nous jamais savoir.Après sept parties, on se retrouve avec deux victoires partout et trois nulles, ce qui signifie que la partie d’aujourd’hui sera décisive, à moins qu’elle ne soit aussi nulle, auquel cas ce serait comme embrasser sa sœur, agréable dans l’absolu mais sociétalement trouble dans le relatif.Au bout, un million de beaux dollars US au gagnant, offert gracieusement par le cheikh Hamad ’ ben Issa al-Khalifa, qui était d’ailleurs présent à la cérémonie inaugurale.Selon mes sources postées sur un destroyer dans le golfe, si Kramnik l’emporte, il consacrera une partie de la somme à l’achat d’une datcha sur la mer Noire, et si Deep Fritz gagne, il a pour projet de faire un gros party de disques durs et de payer la traite au serveur.?Bien entendu, cet événement ne peut que nous rappeler que, en 1997, Garry Kasparov était devenu le premier champion du monde à s’incliner de vant unp machine, en l’occurrence Deep Blue d’IBM.À la dernière partie, Kasparov avait littéralement craqué, jouant tout croche et n’en pouvant plus d’être assis en face d’un gars qui pesait sur un piton.Cela avait fait dire à plusieurs que, bien que déplorable, ce comportement venait à point nommé souligner que l’ordinateur calcule peut-être très vite et sans emprunter chez le voisin dans ses soustractions, mais que l’humain est le plus beau et le plus émouvant, fût-il vaguement névrosé, seul capable d’avoir des sentiments, de peindre Im Jo-conde, de manger un pogo, de trouver Oussama ben Dahlen (pour ceux d’entre vous qui suivez le hockey, c'est le cousin germain d’Ulf) et de concevoir une émission comme Testostérone.Dans sa version la plus évoluée.Deep Blue calculait 200 millions de coups à la seconde.Deep Fritz, non mais quel nom tout de même, s'en tient de son côté à 6 millions de coups à la seconde, mais selon ses concepteurs, il est meilleur parce qu’il «pense» plus efficacement.Ce qui signifie, demandez-vous?J'avoue: moi fouillé partout, et moi toujours pas savoir.Mais ce que moi savoir, c’est que Fritz est beaucoup plus pratique pour le voyage: alors que Deep Blue faisait six pieds de hauteur, pesait 1,4 tonne et requérait l’intervention de 20 personnes, le logiciel Deep Fritz tient sur un disque compact, et l’humain qui exécute les coups pendant les parties n’a qu’un ordinateur portatif devant lui.Kramnik, lui, 27 ans, est un ancien protégé de Kasparov, qu’il a battu en 2000 pour lui ravir le titre.Il ne tient sur un disque compact — 6 pieds 4 pouces, 220 livres — qu’en se recroquevillant à l’extrême ou en faisant une pointe de ballerine, et il est un spécialiste de l’ouverture semi-slave, de la sicilienne Svechnikov et de la Richter-Rauzer (ce qui nous aide à mieux comprendre pourquoi la quatrième partie fut nulle, résultat d’un gambit de la dame refusé suivi de la version pragoise de la défense Tarrasch, une splendeur comme vous savoir certainement).Et que disait donc de lui le Larousse du jeu d'échecs dès 1997?•>// lui manque peut-être quelques qualités sportives.Son ancien professeur.Mikhaïl Botvinnik, est sévère.Il explique ses insuccès en match par un manque de rigueur dans son hygiène de vie: Kramnik, en effet, fume et boit beaucoup.» Juste pour cela, remarquez, il mérite de gagner.Et que donne ce genre d'affrontement?Rien, évidemment, à part d'en parler et de décortiquer la Tarrasch jusqu’à en avoir mal au pion.Il y a ceux qui disent que c’est aussi absurde que de faire courir un homme contre une motocyclette, il y a ceux qui disent que l’inhumanité de la tôle est en train de gagner l'univers, il y a ceux qui se réjouissent de ce que le cerveau humain soit capable de créer d'aussi puissantes machines.Moi pas trop savoir.Moi fou.jdionCqledevoir.com Une redite de 15 millions Roy Romanow déposera à la fin novembre le rapport de sa commission d’enquête.Les indices qui filtrent annoncent une redite des conclusions de diverses commissions qui avaient étudié la problématique de la santé, en premier lieu celle qu’a présidée Michel Clair au Québec.Mais 15 millions de dollars, c’était peu pour Jean Chrétien, qui s’offre ainsi un faire-valoir pour imposer des conditions de financement aux provinces.L’ unique commissaire de la Commission sur l’ave-r nir des soins de santé, Roy Romanow, a entamé cette semaine une série de discours clés devant révéler un à un les pans de son rapport final.C’était à Boston mercredi, ce sera à Saint John’s à Terre-Neuve la semaine prochaine, à Mqntréal, puis à Winnipeg.A Boston, M.Romanow a ainsi abordé la question des services de santé qui devraient être couverts par le système public et des façons dont ceux-ci devraient être fournis.Déplorant que les mécanismes de prestation de services «sont écrasés par le fardeau de l’histoire, des institutions et de l’inertie», le commissaire a fait la promotion d'un «continuum» de soins.«Nous devons détourner l’attention des hôpitaux et des traitements médicaux et éliminer les barrières traditionnelles entre les fournisseurs de soins de santé, a martelé M.Romanow.Pour ce faire, la meilleure façon de procéder est de créer un vaste système de soins de santé primaires disponible 24 heures sur 24,7 jours sur 7, qui compte des fournisseurs ayant établi des liens de confiance de longue date avec les patients.» Ça vous rappelle quelque chose, dites-vous?Eh bien, vous avez raison! L’idée est née en Ontario il y a cinq ans et a été reprise par la Commission Clair, qui proposait en janvier 2001 les fameux «groupes de médecine de famille».Michel Clair suggérait de regrouper une dizaine de médecins et deux ou trois infir- Hélène Buzzetti ?mières qui auraient la responsabilité de fournir des soins sans interruption à une liste de 1000 à 1800 citoyens.On veut s’assurer que, pour tous leurs soins de premiere ligne, les Québécois aient une porte — toujours la même — à laquelle frapper, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit Depuis, Québec est en discussion avec les médecins.Vingt-trois groupes ont été désignés, mais aucun n’est encore entré en fonction.On dit au ministère qu’on est plus proche de l’aboutissement que du commencement Puis, M.Romanow a poursuivi son discours en proposant un élargissement des services couverts par le système public.Il fait valoir que la part des dépenses de santé assumées par le secteur public (médecins et hôpitaux) est restée stable depuis 1991, mais que celle du secteur privé, ou privé-public, a doublé depuis 25 ans.Ce qui prouve deux choses, selon lui.Un: le secteur public est meilleur pour contrôler ses coûts et est plus efficace.Deux: le secteur public maintient ses coûts aussi parce qu’il déleste sur le privé une plus grande part de responsabilité.De là, M.Romanow en vient à la conclusion qu’il faut tout ramener dans le giron public: chaque dollar dépensé provenant ultimement de la poche du citoyen (directement ou par ses impôts), ij permettra d’acheter plus de services s’il passe par l'Etat «Notre système de santé doit demeurer un régime universel à payeur unique», a lancé le commissaire.M.Romanow l'a répété sur toutes les tribunes depuis qu’il dirige la commission, il n’y a pas selon lui de crise de financement du système.Au cours de son mandat, il s’est fait remettre diverses études d’experts qui ont confirmé sa thèse.Celle de Seamus Hogan, qui signale que le vieillissement de la population sera une «source de pression secondaire» sur les coûts du système, comparativement à la perte des effectifs médicaux qu’il engendrera.Ou encore celle de Robert Evans, qui indique que la hausse des coûts n’est essentiellement reliée qu’aux médicaments.Sans les nommer spécifiquement dans son discours de Boston, M.Romanow vise, dans son élargissement du système de santé, les services à domicile, particulièrement pour les personnes en perte d'autonomie, et l’assurance-médicament.«Nous avons de la difficulté avec le concept de “services médicalement nécessaires”, confie un de ses collaborateurs.Pourquoi un médicament serait-il nécessaire, et payé par le public, lorsque vous êtes à l’hôpital, mais qu’il ne le serait plus une fois sorti de Ihôpital?» Ce type d’assurance-médicament existe déjà au Roy Romanow.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Québec.Quant aux soins a domicile, le rapport Clair a déjà proposé la mise sur pied d’une caisse-vieillesse, suggestion restée lettre morte jusqu’à présent devant la tiédeur de l’opinion publique à subir toute hausse d’impôt Bref, la plupart des constats que fera officiellement Roy Romanow à la fin novembre ou au début décembre auront déjà été faits, et ses solutions, déjà proposées.Qu’importe.Jean Chrétien entend s’en saisir et convoquer tôt en janvier une rencontre avec ses vis-à-vis provinciaux.Tel que promis dans le discours du trône,
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