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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-11-06, Collections de BAnQ.

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PALESTINE Le Hamas et le Fatah s’entendent sur un nouveau gouvernement d'union Page B 1 LE DEVOIR Le marché du climat ira à Montréal Tout pourrait être en place dès ce printemps, dit Ambrose ALEC CASTONGUAY Ottawa — Après avoir envoyé des signaux contradictoires pendant des semaines, le gouvernement Harper prend publiquement l'engagement de mettre en place rapidement un marche du climat qui vise à échanger des crédits de gaz à effet de serre.Et c'est Montréal qui accueillera ce marché au Canada.De plus, ce système d’échange réclamé à grands cris par l'industrie et les écologistes sera conforme aux normes internationales, ce qui ouvrira le marché mondial aux entreprises d'ici, a affirme au Devoir la ministre fédérale de l’Environnement, Rona Ambrose, lors de l'une de ses rares entrevues.La ministre s'est entretenue avec Le Devoir tout juste avant de partir à Nairobi, où s’ouvre aujourd’hui la Conference des Nations unies sur les changements climatiques.Rona Ambrose a d'ailleurs soutenu que le Canada n'avait pas l'intention de taire deraper les négocia fions actuellement en cours sur la phase U du protocole de Kyoto.La ministre affirme qu'Ottawa fera partie de Kyoto H, peu importe si les pays membres du traite réussissent à convaincre ou non la Chine et l’Inde d'avoir de vraies cibles île irduetion des gaz à effet de serre (GES) «lires 2012.Kona Ambrose soutient aussi que le Canada •doit- recevoir de nouvelles cibles contraignantes kirs tie Kyoto U.comme pour la premiè re mouture.Mais la ministre répète que l’atteinte des objectifs canadiens en tir ¦ 200b et 2012 est nfréotefe».Rona Ambrose a tente de se faire rassurante kirs de cet entretien vendredi.Consciente du scepticisme VOIR PAGE A 8 AMBROSE * intiswvmi Rona Ambrose DAVID FC KSI REUTERS Hussein: la sentence de mort divise l’Occident Après un long et houleux procès, l’ex-président irakien Saddam Hussein a été condamné hier à la mort par pendaison pour crimes contre l’humanité en raison de son rôle dans l’exécution planifiée de 148 chiites du village de Doudjail, en 1982.Si plusieurs ont salué le verdict, notamment les chiites irakiens, la majorité des pays européens ont toutefois profité de l’occasion pour réitérer leur opposition de principe à la peine capitale.*La Cour a décidé de condamner Saddam Hussein al Madjid à être pendu jusqu'à ce que mort s'ensuive pour crimes contre l'humanité», a déclaré le juge Raouf Ab-doul Rahman, passant outre au souhait de l’ex-prési-dent qui avait souhaité faire face à un peloton d’exécution plutôt qu'être pendu.Refusant d'abord de se lever pour entendre la sentence, l'ancien président, âgé de 69 ans, a fini par se redresser avec hésitation dans le box des accusés.D est presque parvenu à couvrir la voix du président du tribunal lorsqu'il s’est écrié ‘Dieu est le plus grand!» et -Vive la Nation!».Le Coran à la main, l’ancien rais a lancé un appel au -pardon» pour les -agresseurs» et les -traîtres».Péage et PPP pour l'autoroute 30 MAINTES FOIS annoncé, maintes fois reporté, le prolongement de l'autoroute 30 sur la nve sud du fleuve, prrs de Montréal, devrait /malrmrnt se concrétiser.Les premiers ministres Jean Charest et Stephen Harper ont lancé hier ce projet d un milliard de dollars en indiquant que la majeure partie du nouveau tronçon serait réalisée en partenariat public-privé et que les usagers devraient payer pour l'emprunter Is choix du tracé soulevé toutefois la controverse puisqu’il nécessitera le sacrifice de quelques centaines d'hectares de terres agricoles.Nos informations en page A 3.VOIR PAGE A 8: HUSSEIN ¦ Lire autres textes en page B 1 ¦ La chronique de François Brousseau, page B 1 ¦ L’éditorial de Serge Truffaut, page A 6 Les démocrates restent bien en selle L’ENTREVUC Le débat sur la nation, une perte de temps ! Dans son dernier livre, l’historien Jocelyn Letourneau approfondit sa thèse sur «l’ambivalence» des Québécois GUY TA1LLEFER La condamnation à mort par pendaison de l'ancien président irakien Saddam Hussein aura-t-eDe une influence sur le résultat des législatives qui se tiennent demain aux Etats-Unis, ou les sondages ont continué de dire en fin de semaine que les démocrates sont en passe d’arracher aux républicains la majorité au Congrès?Hier, le porte-parole présidentiel, Tony Snow, a juge -grotesque» l'idée que la Maison-Blanche, qui n'en est pas à une manipulation près de l’opinion américaine sur la question irakienne, ait pu vouloir faire jouer la condamnation de l’ex-dictateur en sa faveur en faisant coïncider le dépôt de la sentence avec la tenue des élections de mi-mandat à la Chambre des représentants et au Sénat •Vous avez maintenant la preuve absolue qu ’il y a un système judiciaire indépendant en Irak.Nous devons rendre hommage [au tribunal] pour avoir accompli son VOIR PAGE A 8: DÉMOCRATES INDEX .Annonces — B 6 Avi» publics B 2 Convergence B 7 Culture B 8 Décès_______B6 Économie____AS Éditorial —A6 Idées A 7 Méséo B5 Monde .B 1 Mo» croésé* B 5 Refilons _ B6 Sudoku B6 Télévision .B7 Les Québécois ont toujours été ambivalent».Yvon Deschamps l’a dit à sa manière.L'historien Jocelyn Létourneau en a fait une thèse.Porteur de «vérités qui choquent» pour les uns, «idéologue anti-souverainiste financé par la fondation Trudeau» pour les autres, rhistorien controversé de l’université larval poursuit son exploration du postnationalisme.Et croit que le Québec pourrait s’inspirer des.marmottes.ANTOINE ROBITAILLE k actuel débat sur la na-” lion québécoise?L’historien Jocelyn Létourneau, de l’Université Laval, croit que rien de durable n’en résultera.•L'année prochaine, il ne restera plus nen de ce débat-la Tout sera évaporé De même, le débat sur Michaéle Jean lorsqu 'elle a accédé au rang de Gouverneur général Qu 'en reste-t-il ' Rien.Est-ce que ça/ait avancer réellement les choses' Nullement • Surprenant non, cette analyse, de la part d’un historien?On pourrait croire en effet que tous les membres de cette confrérie se réjouiraient du retour à ce débat La nation a été forgée par le passé, objet d'etude de rhistorien?Mais Jocelyn Létourneau n’est pas un historien comme les autres.Dans son rapport au passé, d’abord, il se veut résolument «post».Comme dans les expressions «postmoderne» et «postnati» nal» (31 se questionne sur l’existence de la nation québécoise.-Pourquoi ne Pas parler de société?», confie-t-SD.liond Groubc [«riait de «notre m^re le pasise» Jocdyn Lé-toumeau.a l'extrême inverse, revient constamment sur fmjonctirxi de -passer a l 'aveni r» ou encore de -se souvenir dou Ion s'en va», formule énigmatique dont il a le secret On le dirait même par*** carrément méfiant devant tout retour sur le passe.Inquie! du poids de la mémoire.«Notre maître.l'avenir» sembfe être h devise de cet auteur anti-nostalgique et anti-mélanco Bque qui frequente peu les fonds ^archives et qui produit «wrtout de VOIR PAGE A 8 LÉTOURNEAU >kO WT AJ Mirjf LF f/f VOft L'historien «postnationaliste» Jocelyn Létourneau, dans son bureau de l'I ntversrté Laval.» « LE DEVOIR, LE LUNDI 6 NOVEMBRE 2 0 0 6 A 2 LES ACTUALITES La STM renonce à partager son déficit de 100 millions avec la banlieue Ce sont les contribuables montréalais qui écoperont KATHLEEN LÉVESQUE La Société de transport de Montréal renonce à partager avec l’ensemble de la région métropolitaine son déficit de 100 millions de dollars pour l’exploitation du métro parce que cela l’obligerait à accorder à la banlieue un droit de regard sur la gestion du réseau.La pirouette pourrait coûter aux citoyens de Montréal quelque 30 millions.Comme l’a appris Le Devoir, cette volte-face est survenue il y a une dizaine de jours alors que la Société de transport de Montréal (STM) a prévenu ses partenaires avec qui elle discute depuis plus de deux mois afin de parvenir à une régionalisation des coûts de transport qui soit consensuelle.Du coup, la STM venait d’enrayer la machine à quelques jours de la date butoir du 30 octobre.Mis devant la situation, le ministre des Transports, Michel Després, a consenti à accorder aux parties un nouveau délai pour s’entendre sans toutefois préciser une date au-delà de laquelle ce sera le mandataire du gouvernement qui fera des recommandations.«Du jour au lendemain, il n’y a plus de déficit à la STM, s’est moquée une personne proche du dossier et qui a demandé l’anonymat.Ils ont peur de perdre le contrôle.» De fait, en contrepartie d'une contribution des municipalités de la périphérie de Montréal, cette dernière doit permettre à au moins deux élus des banlieues de siéger dorénavant au conseil d'administration de la STM.En refusant la formule de partage à laquelle semblaient être parvenues les 82 municipalités de la région, c’est-à-dire 70 % des coûts assumés par Montréal et 30 % par les banlieues, Montréal se prive donc d’une somme de 30 millions.La situation peut paraître d’autant plus étonnante que Montré.'ü accuse un manque à gagner de 400 millions qui l’oblige à revoir le financement de l’ensemble de ses services.Rien n’indique pour l’instant avec précision quelles pourraient être les voies empruntées par Montréal pour absorber les 30 millions.Les usa- gers du métro pourraient être sollicités.À cet égard, rappelons que le maire Tremblay accorde une réduction aux passagers étudiants qui coûte quelque 20 millions par année.Immobilisations Si la STM ne souhaite plus de contribution régionale pour l’exploitation du métro, en revanche, elle a signifié à ses partenaires qu’elle maintient sa volonté d’un partage de la facture des immobilisations, soit les investissements effectués pour la réfection et le développement du réseau de métro.Au cours des prochaines années, un investissement évalué à quatre milliards sera nécessaire, notamment pour la remise à neuf d’un réseau vieux de 40 ans.Les immobilisations sont habituellement payées à 75 % par le gouvernement du Québec et 25 % par les municipalités.Dans le cas de Montréal, il s’agit donc de partager une facture d’un milliard entre Montréal •et la banlieue.le dossier des immobilisations n’est toutefois qu’un des trois éléments sur lesquels devait se pencher la communauté métropolitaine.L’enjeu principal était de déterminer l’ampleur du déficit d’exploitation du métro afin d’en répartir la facture de façon équitable entre les différents joueurs de la région.Les élus ont également abordé la question de l’intégration tarifaire.Toute cette démarche s’est mise en branle après que Québec eut fait connaître en juin sa politique en matière de transport collectif qui met un nouveau fonds de soutien de 130 millions récurrent à la disposition des municipalités afin d’améliorer les services de transport collectif.Au début des échanges, Montréal réclamait que les banlieues prennent en charge 40 % du déficit d’exploitation.Les banlieues, quant à eUes, ne voulaient pas payer plus de 20 %, arguant que 80 % de la clientèle du métro est montréalaise.Nécessité d’une mobilisation régionale Au même moment, les parties se déchiraient sur JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le maire de Montréal, Gérald Tremblay ! l’importance véritable du déficit d’exploitation du métro.Le président de la STM et conseiller municipal de l’équipe du maire Gérald Tremblay, Claude Trudel, multipliait les sorties publiques dans certains journaux pour réclamer un effort régional afin de mettre un terme à une certaine iniquité, disait-il.Au fil des semaines et des discussions, la reconnaissance du métro à titre d’équipement métropolitain a été acquise.Une autre source a souligné l’incohérence de la po- sition de Montréal, rappelant que le maire Tremblay s’était fait fort de rappeler aux banlieues qu’il fallait passer d’une logique locale à une logique métropolitaine.Lors d’une allocution prononcée le 7 septembre dernier devant l’Association des conseils intermuniri-paux de transport Gérald Tremblay soulignait la nécessité d’une mobilisation régionale.«Au bout de l 'exercice, il y aura nécessairement des factures à partager, des priorités à établir.Il faudra alors oublier le "chacun-pour-soi” qui a souvent caractérisé nos réflexes dans la région et nous demander si nous sommes vraiment des partenaires du transport en commun», disait-il La vision régionale existe déjà pour ce qui est des trains de banlieue.Les représentants de toute la région administrent ensemble l’Agence métropolitaine de transport (AMT).Les négociations des derniers mois concernaient également le partage des immobilisations prévues ou à venir de l’AMT.L’interprétation du changement de cap de la STM varie selon les différentes personnes consultées par Le Devoir et qui suivent le dossier de très près.Une source indique qu’il y aurait divergence de point de vue entre la STM et le cabinet du maire Tremblay.La STM aurait même prévenu les banlieues sans que le maire soit au courant Une autre personne soutient toutefois que, depuis déjà quelques semaines, le maire Tremblay avait amorcé un recul stratégique.«Ça soulève des doutes sur le déficit.Peut-être est-il gonflé», a laissé entendre cette source.Chose certaine, l’élan qu’avait réussi à atteindre le comité consultatif mis sur pied pour venir à bout des négociations a été stoppé.Au cabinet du ministre des Transports, on soutenait en début de sçmaine dernière que les échanges se poursuivaient A la STM, on a refusé de faire quelque commentaire que ce soit sur la situation.Du côté du cabinet du maire Tremblay, on se montre cassant, renvoyant Le Devoir à la Communauté métropolitaine de Montréal.Le Devoir Les détaillants pourraient encaisser 58 milliards de dollars pendant les Fêtes RITA TRICHUR Le CAA propose une politique d’« éco-mobilité » Toronto — l^s détaillants canadiens pourraient encaisser quelque 58,85 milliards de dollars pendant les Fêtes en raison de l’optimisme des consommateurs, selon des prévisions rendues publiques par la firme Ernst & Young.Cela représenterait une augmentation de 6 % ou 7 % par rapport aux 55 millions dépensés en 2005, alors que les consommateurs étaient échaudés par l’explosion des coûts de l’énergie dans la foulée des ouragans Katrina, Rita et Wilma.Jacques Dostie, le directeur canadien du groupe Commerce de détail et produits de consommation d’Ernst & Young, affirme que la robustesse du marché immobilier, le faible taux de chômage et la chute des prix de l’énergie devraient inciter les consommateurs à la dépense.«1m confiance des consommateurs est forte, a-t-il dit, et nous nous attendons à une bonne saison.» Variations régionales Calgary et Vancouver pourraient même enregistrer une augmentation supérieure aux 6 pour ou 7 % attendus en moyenne au pays, tandis que Toronto et Montréal pourraient connaître des croissances plus foodestes.«On peut diviser le Canada en deux (évidemment! I NOVEMBRE 2 O O «i IDEES v 1 I 'M%v ŒuvTe Hommage aux patriotes 1837-1838.SOl KCh MI SFKDK \-\ UVUlSAnON Lundi le 6 novembre 1837 Émeute à Montréal : un bras de fer tombé dans l’oubli FRANÇOIS DESCHAMPS Montréal n comparaison du regard E amnésique que l'on promène distraitement ces temps-ci sur la scène politique, les années 1830 au Québec présentent une allure nettement plus tonique.L'émeute survenue le lundi 6 novembre 1837 à Montréal en est un bon exemple.Elle marque un tournant décisif dans l’escalade qui entraîne .patriotes et constitutionnels, les deux partis adverses, dans le dernier droit avant le déclenchement des hostilités.Le nœud du litige se rapporte à l'impossibilité d'un consensus en vue de la réforme nécessaire de l’Etat colonial, compte tenu des exigences contraires des deux partis: Papineau désirant l’extension du principe électif; la toutepuissante Montreal Constitutional Association (MCA) réclamant quant à elle, depuis 15 ans, la suppression pure et simple de la Constitution et l’union forcée du Haut et du Bas-Canada — origine du régime fédéral actuel — afin que la minorité anglaise ne soit plus jamais soumise à * la condition dégradante de sujets d'une république canadienne-fran-çaise » (Montreal Courier, 22 mars 1836).Tout le reste était à l’avenant, l’annexion aux Etats-Unis comprise.Pour atteindre son objectif, la MCA se devait naturellement de décapiter en passant les têtes dirigeantes du parti patriote.De la casse Les débordements plus ou moins imprévus survenus le 6 novembre se sont déroulés dans un quadrilatère assez restreint de l'actuelle rue RenéLévesque jusqu'au fleuve et d’est en ouest de Berri à Saint-Laurent Et il y a eu pas mal de casse: batailles rangées à coups de poignards, de manches de hache et de bâtons cloutés, vandalisme (notamment sur les presses du Vindicator, un journal anglophone en faveur du parti de la majorité) , intrusion de domicile, tirs à la carabine, etc.Certains comme T.S.Brown et de Lorimier en garderont des séqueües pour le reste de leurs jours.Les magistrats auront recours à l'armée pour calmer le jeu.Le fait majeur de cette journée est que, pour la première fois, à Montréal, bastion du parti de la minorité.de jeunes et fougueux partisans de la majorité ont démontré une capacité d’action collective concertée exigeant courage et discipline.Il faut prendre au sérieux l’inquiétude et le découragement dans les rangs loyaux, les dirigeants de la MCA se sont sûrement dit que.tout compte fait, s'ils laissaient le temps à 15 (XX) autres supporters de Papineau, dans les comtés populeux qui enserrent nie, de s'armer et recevoir une formation adéquate, il n’est pas sûr qu'advenant la collision des forces, la balance penche en leur faveur.La résistance de Gosford L'autre fait décisif se rapporte au bras de fer que se livrent Colbome et le gouvernement Gosford, qui passe à tort pour un libéral mou dépassé par les événements.Jusqu'au bout, se conformant aux ordres stricts de Londres voulant qu’en l’absence de guerre extérieure ou d'insurrection ouverte aucun rivil ne devait être armé, Gosford refusera d'accorder l'autorisation légale de s’anner aux 4(XX) civils disponibles à Montréal et aux 9000 autres disséminés dans les hameaux loyalistes du district.De plus, selon J.S.McCord, un des acteurs clés du drame qui se joue (Kaldwell, Departement of Rare Books, Université McGill, ms 255), U aurait tenté de lancer contre les dirigeants de la MCA une proclamation pour menées séditieuses.Ce point, à ce que je sache, n’a jamais été relevé, ni établi.En mai 1838, McCord se plaindra amèrement que Gosford parlait encore de paix au moment où Ha trahison défilait ouvertement dans nos rues [et que) des hommes, s autoproclamant patriotes, avaient l'autorisation, en plein jour, défaire des exercices militaires et s'organiser dans le but explicite de renverser Unit ce que nous tenons pour sacré, tandis que [le gouverneur] non seulement rejetait du revers de la main l'offre de loyaux services soumise avec empressement par nos concitoyens a l'heure du danger, mais, en plus, a cherché à écraser leur énergie en lançant cmtre ettr une Proclamation, comme si l’offre de défendre notre pays était un acte de trahison-(Kaldwell, op.cit; ma traduction).Affinités électives Confronté au refus obstiné de Gosford et de l'executif, le lieutenant général Colborne n’a eu d'autre choix que de se placer lui-même en position de désobéissance civile et de recourir, moyennant l'appui indéfectible des milieux juridique et financier de Montréal, à un putsch (le terme convenu dans le langage diplomatique de l’époque est -assumption •), grâce auquel, s’étant approprié d'office tous les pouvoirs dans le district de Montréal, il a ordonné, selon la procédure habitueDe en Angleterre, la mise sur pied immédiate et l’armement des brigades de miliciens.la délivrance de mandats d'arrestation pour -haute trahison- contre les principaux chefs de la majorité et le déploiement des forces années en vue d'écraser la résistance populaire anticipée.S'il ne s'est pas ;tgi de conspiration, on sent néanmoins se déployer dans l’ombre, sous H arcane sacré de l'incognito-, le jeu d'affinités electives très étroites: tout le gratin de la MCA, le milieu des banquiers et du commerce international, le haut commandement de l'année et les magistrats en vue se rencontraient, en effet, sur une base régulière, dans les loges ma çonniques incorporées aux regiments ou dans des loges civiles, comme la prestigieuse log»* St.Paul fondée à Montréal en 1770.E.P.Thompson résume toute l'affaire: .Pensant qu une insurrection était inevitable, ils choisirent d'agir de manière à pouvoir l uttltser pour exercer une répression sanglante et un châtiment exemplaire qui réduiraient au silence une fais pour toutes la formidable révolte qui couvait dans les liasses classes".(La Formation de la classe ouvrière anglaise, 1988,602).Dans la semaine qui suit l'émeute, espérant prendre de court la résistance populaire qui s organise, le procureur général Ogden rédige ainsi les fameux mandats d'arrestation — mascarade légak* qui ne tiendrait pas deux minutes devant un tribunal civil, comme le prétendra tranquillement D.-B.Vigor lors de son incarcération.Ogden enregistre par la suite des dépositions assermentées, soudoyant au besoin ceux qui s’y montrent p«‘u enclins.L'armée dispose justement d'une petite caisse à cet effet.La chasse aux sorcières est alors officiellement lancée, le 15, un corps de cavalerie est levé à La hâte en vue des opérations projetées dans les comtés chauds autour de Montréal.McCord en assure le commandement.U ne recevra son affectation des mains de Colborne, rétroactive au 25 novembre 1837, que le 20 mars suivant.le lendemain, le défunt British Rifles L'on>s.dissous [«r Gosford, est réactivé en moins d'une heure! Toutes les pièces d** la MCA sont en place.Action.C'est en janvier 1838 enfin, à la suite des démarches de deux membres éminents de la MCA dépéchés entre-temps a Westminster, George Moffatt et William Badgley, que sera mis en sommeil pour 30 ans le Parlement a Québec, réquisitionné par l'ar mée durant les troubles.De Londres, Isa Fontaine, un des pères fondateurs du Parti libérai du Canada, dénoncera ce -plan de tyrannie.C’était en février 1838.avant son recyclage, au moment où ne s'étaient pas encore tout a fait * dissipées les fumées des vaines et héroïques rébellions » (Fernand Dumont, 1996).[.] L’événement Hubert Aquin: cinq questions aux nationalistes d’aujourd’hui La fatigue culturelle Extrait de l’essai La Fatigue culturelle du Canada français par Hubert Aquin, tiré du livre Melanges littéraires II.Comprendre dangereusement, édition critique établie par Jacinthe Martel avec la collaboration de Claude Lamy.Leméac Editeur (Bibliothèque québécoise), 1995.Premier de cinq textes i le défi individuel que chaque Canadien français tente en vain de relever dépend de la position du groupe canadien-français considère comme totalité, pourquoi faut-il relever ce défi collectif comme s’il était individuel?Ne serait-il pas plus logique de repondre collectivement a une competition collective et de conjurer globalement une menace globale, inhérente à la situation du Canada français par rapport a son partenaire fédéral anglophone?•Si l'Etat canadien a fait si Peu de place à la nationalité canadien ne-française, écrit Trudeau, c ’est surtout parce que nous ne nous sommes pas rendus indispensables à la poursuite de sa destinée.Devenir indispensables a la destinee de l'Autre.voila le theme de l'exorbitation culturelle exprime avec une rare précision.Cela consiste a creer dans le groupe majoritaire le besoin du minoritaire, cette -indispensa-bilite* nous conférant du coup le droit a la dignité minoritaire: ainsi, selon ce scheme que Pierre EL liott Trudeau nous propose, mais qui est familier a tout consommateur de pensée fédéraliste canadien-ne-française, le groupe minoritaire occuperait intensément et pleinement le *si peu de place» qu’il oc cupe ou bien en occuperait une plus grande qu’il au rait méritée.En d’autres mots, l’existence du groupe canadien-français ne peut se justifier que si, demeurant greffe a sa majorité anglophone, celle-ci arrive a ne plus pouvoir se passer de celui-là.Au terme de cette évolution courageuse, le Canada français détiendrait une meilleure place dans l’Etat fédéral, mais ce ne serait toujours qu’une place, c'est-à-dire un «rôle», plus grand ou a sa mesure.Mais ce rôle, plus ou moins grand, ne sera toujours qu'un rôle: sa trajectoire politique serait infléchie d’avance par la majorité qui la lui concéderait et demeurerait fonction d'un ensemble dans lequel il de-vra[it] nécessairement s'insérer harmonieusement Selon cette perspective, le Canada français détiendrait un rôle, le premier a l’occasion, dans une histoire dont il ne serait jamais Fauteur L’agent double [.] Le Canadien français est au sens propre et figure, un agent double.D s'abolit dans F «excentricité» et fatigue, désire atteindre au nirvana politique par voie de dissolution.Le Canadien français refuse son centre de gravité, cherche désespérément ailleurs un centre et erre dans tous les labyrinthes qui s’offrent a lui.Ni chassé, ni persécuté, il distance pour tant sans cesse son pays dans un exotisme qui ne le comble jamais Le mal du pays est à la fois besoin et refus d'une culture-matrice Fous ces élans de transcendance vers les grands ensembles politiques, religieux ou cosmologiques ne remplaceront jamais ['enracinement; complémentaires, ils enrichiraient; seuls, ces élans font du Canadien français une «personne déplacée».Je suis moi-méme cet homme «typique», errant, exorbité, fatigué de mon identité atavique et condamné a elle Combien de fois n’ai-je pas refusé la réalité immediate qu’est ma propre culture?J'ai voulu l’expatriation globale et impunie, j'ai voulu être étranger a moi-même, j’ai déréaJisé trait ce qui m’entoure et que je reconnais enfin.Aujourd'hui, j’incline a penser que notre existence culturelle peut être autre chose qu'un défi permanent et que la fatigue peut cesser Cette fatigue culturelle est un fait une actualité troublante et douloureuse; mais c'est peut-être aussi le chemin de Fimma nence.Un jour, nous sortirons de cette lutte, vain queurs ou vaincus.Chose certaine, le combat intérieur, guerre civile individuelle, se poursuit et interdit l'indifférence autant que l'euphorie la lutte est fatale.mats non sa fia Michel 1V »» n «• Vive le BAPE ! Un nouwsfti joueur s'est xsut.en fin de mnuiix*.au club des pleureuses.1 ancien p.-dg.tfHydnvQiK'ûv, Andre C.ulk*.s'est -vuic le orut- dans une entrevir a La /Hss» ilms laqueQv.outre mint's choses, il prône Faboition itu Humai d'iaxirnees P»ibfiq»K's sur Fenvinammara dCVITT Or le HAÏ'F est lune des plus In-llos innovations democratkitK'S îles trente dornk'res années, l e système d evaluation du BAl'E serait trop contraignant, dit il, et serait l'une des principales causes du ralentissement do la construction île non veaux barrages hydroekvtriques au Quelxv L'entrevue tombe mal.la veille.!»• Comité pro vin cial d'examen des prox'ts (COMEX).Fequivaiont du BAl’E pour k*s territoires convoi ts jvu la Convention de L» Baie-James et du Nord québécois, dévoilait un avis unanimement favorable à la derivation de la ri «ère Rupert pour k* pi olet Lastmam En outre, le HAIT n'a jus un pouvoir décisionnel, mais consultant 1 e gouvernement nomme les com missaires et conserve, dans chaque cas, la caiwcité de passer outre* à leurs recommandations l'artck'n p.-dg d'HvdroQuetxv pretererail que ks dqxites de F/Vssenihkv nationale, jautôl que des coin misssüres, soient ch.uyes de eousulU*i la jxifxibition ec, le système du BAl’E n'est pas -vraiment démocratique., -la vraie démocratie, dit.il, c'est qu 'il faut voter une fais de temps en temps - A cet égard, M.Caillé est on retard d'un quai l de siècle Si M Caillé voit bien s on remettre aux députés ixmr déterminer k- sort des vxujots liydmékvtriques.il est intéressant de lire ce qu'il dit îles élus dans cette même entrevu»*.Un homme ou une lemme politiau»* ne peut pas.sekin lui, dire les choses telles qu'elles sont lorsqu'il s'agit, pai exompk*.de |irupns»T une augmentation d»*s tarifs d'ék’vtiiritè «(/a politicien ne peut pas dire une chose parrtUe, il se ternit crucifier-, dit-il Si les élus sont incapables de vérité sur les tarifs, pourquoi seraient ils mieux prépai es a décider du sort d'un barrage contesté?fendant de nombreuses années, cVst une com mission parlementaire forme»* de deputes qui était chargé»* d'étudier les demandes de hausses tarifaires d'Hydro-Québec.Chaque fois, » «*tte commission tournait à la mascarade, les deputes prenant soin do ne jamais accord»»! a la société d'Etat plus que »t* que leurs électeurs pouvaient tolérer.C'est notamment pour dépolitiser ce processus que la Régie de l'éner gie a été créée.l«t régie s'appuie sur (k*s données oh jectivos et des critères économiques jxiur rendre une décision.Elk* tient des audiences publkjoeft.D»- la même inanfore, k* HAIT évalue les projets de développement en se fondant sur d»*s erit»-n*s objtrUfx, sur une analyse scientifique et sur des normes envi ronneuientales universellement acceptées la pits-é-dure d'audiences publiques |s-rmint de vue les commissaires tiennent compte des données scientifiques et des commentaires ries citoyens.Ce processus permet d'améliorer k* projet, si « ekit-ci est justifié et si s»-s impacts sont i ontrtMables, et donc d'en assurer la réussite, k- rendant a la fois plus sûr, : moins dommageable pour la nature et plus accep-! table jHiur les humains qui vivront a proximité, le I tout en quelques mois, t'ni* aubaine.Le BAl’E est, »*n fait, un instrument démocratique d’avant garde, car il propos»* une démarche adaptée 1 aux nouvelles exigences de la démocratie moderne.Depuis quelques décennies dans liais les «cteur* de la s»s.iété, k-s formes hiérarchique* et autoritaire* de pouvoir s'effacent au iirolil de la négociation et d»* la coopération.Dans k* champ politique, cette transformation dé coule notamment de la ix-rtc «le crédibilité d«-s insti luttons de la démocratie rejir« s»*ntativ»- le* élus dé tiennent toujours La légitimité d«- decider, mais k-s ci toyens ne leur font j» Cof-»»»u ‘a'-nt-n Nbirs (Xsrbv C twctaf i! l-oeethoi-i Bhan Myle» « ûtb i.loneu Clarwdm nochr J«n tSoe.UmryCAn f-mcarer BemM Mum-rr -aUmmUf êm au lumO, .humer Ctnri JcanCxdlMn» Omeom PSii-gç» Pumi-ii f-mmu imunO, Ivtot.P» Pmime C-rwri temua Mi-Kri Omrtrm ,-aneat.nBt , [Sanr Prrroarî 'opono*/ in Mpn tUnunnn .\Ur» Darit» M>rh»V SUtmUnt «I «Thrt»»» Di>.-n»ir> -monn | Jarqur» ' Pau, Bmnrs pmean mku-i ei-mUanb é* wnT-ni -nete-Mir BmtUrtnx.-rrU-ru.PtulCaarhoii muémi CxraSae MiimW -UmÊC Otk érmitiUf 'emému * rmérommUu.«enr-l Hr-O» Xwean Enc Deirwierx Cl««te Tarttme FnncoM Dtnirdifu.• rnSonMCna iMrraMMatlr JnolSiTrr U«»bP pmem tatmanoMi k yof.CUmOr lewwp»» G«i lUU'trr laSmx «» émrmr 4.t oé-nmomm Vr*» 7fgSw 'téa-nUm.Al« -y.,- rwtsac .Anttu* Rolxtaûlr e Robtrl j>3tnMf -——ipr—ca.u ptrirmmmmt c OaPIvr Kjehlen lys» «oie Vs*l» (rwOrrm ur.fi.:— 4 la —4&-1U.Mar» Py t-Kys- ntruBO.ShuH.''t-mm,: Manor IVronr Patnch Couvttr Ourbrc Rarhri Rotiwfcrt t‘'tomme LA PtHUCfn FT LE MLAKKETIV.Vwô» Bnorv J»»e d» thüs Jean Ho»v MarVw U*e Itmm C mmeram, Chhmime ly»*P *«eJ» Ma*»« !wv*-> S nulrmi ( « Nadu Mehsardr Sëwd /«IsusJat'ri Laurrttc» TSmaaM léoremei màtmmu Sytnr iaparv Mirtn» Barube ur—i.—, LA PTIDnc CTIO» fTwatan taaSe 4.nnm* 4.e—4mrtv— MaSvt Baraaoctats.JMmm» ru-œi.PiMoft» CoNMnk V.*m‘ Nothahr Zrmaptj» Obnrr ImU b»TOXMATlQt T Smack Martrl -«Tipsawti» PROMfrnOV DISTlaBI TIO» FT THtAtr*ii» Otmémr < klmu.-m- Vr-arm.Uan»*» Utma i tdileruiinil rrtf'rmtmhit Uù»u l/ejpsr Hum t*ü* Hittorl 9m étrnrtrm* 4* ! rmfarmgftut* te* t’mpu** HarlMié W&nvHb*-i l>*% («rnarr» fü* 4* i* j léém.* Sowry ,f.mihirtt, #» etém < mtimtwt •, ttotmamw* %nrf MHêéss ftwjjwfS ri • Ptrê tadMCp m, Vmtmrk «r Ht&mfrVmM. LE DEVOIR, LE LUNDI 6 NOVEMBRE 2 0 0 6 A 8 LES ACTUALITES DÉMOCRATES AMBROSE SUITE DE LA PAGE 1 travail, et ce, de la façon qui lui a paru appropriée», a déclaré M.Snow sur les ondes de CNN.Une «réussite majeure» pour l’Irak et un «jalon» sur la voie de la démocratie, a réagi le président George W.Bush, faisant campagne à Waco, au Texas.Rien n’est moins sûr.Plusieurs organisations de défense des droits de la personnes, dont, hier encore, Amnesty International, ont remis en cause l’impartialité du procès, faisant état d’immixtions politiques internes et américaines.Si impact il y a, la condamnation risque, en Irak„d’attisef la violence et, dans la foulée, d’aiguiser aux Etats-Unis l’insatisfaction profonde qui secoue les électeurs américains au sujet du fiasco irakien, thème majeur de la campagne qui s’achève.Le procès de Saddam devait, suivant la pensée magique de l’administration Bush, marquer un moment important daqs le processus de transformation de l’Irak en Etat de droit.Au contraire, les manifestations contradictoires de joie et de colère se sont multipliées hier en Irak, mettant en exergue les fossés qui séparent chiites, sunnites et Kurdes.Aux émissions politiques d’hier matin sur les réseaux américains, plusieurs démocrates ont appuyé le verdict, tout en estimant qu’il ne devait pas détourner l’attention de la mauvaise gestion de la guerre d’Irak dont s’est rendue coupable la Maison-Blanche et de la nécessité de refondre la stratégie américaine.«Je ne crois pas que la sentence changera grandn«61edevoir.eom La publicité Au tetephone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 3630305 Les avis publics et appels d'offres Au telephone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdevd ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement .Nu téléphoné 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du hindi au vendredi de 7h30 a 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnementsê ledevoir com Extérieur de Montreal ( sans frais) 1-800463-.a59 L'agenda culturel .Au téléphoné Par télécopieur 514-985-3346 514-985-3390 U Orrntr prX à rowwfco.mrttrr ta K».- iV- «-s «tvniv» à ta .fcswtM' J'ockiiwikm* rewnnur» dm ta lr» fnvturfii ,«i W» .rrvvrs pmvrot mu.w «n fr*"**;, * "j"i U (Xftw «» oiNie du tvmdi smecti iw l r IVww Iik .turn V •w-p- «vtal « tan»- ai ÎO50.nu- IV RVur\ ->¦ mg».Mmrtai.,Ou4rv\.HSA VMS D r* «vpnn* Itagmor !W Cmta-un.- « «rtorègl- J .«mW* H i .tiUuurr p.N»»- W eu m MwmBQ" t>m»m««.*"»» *¦ l-”** ta .SKI -— Ma» O— «nain es «ertr noor semer a a i.ârnmM de fenrunme* Quebec* rtm OvrtLUmL de pucècaoor — t Montréal i t^iebec
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