Le devoir, 12 novembre 2002, Cahier A
IRAN La querelle entre réformateurs et conservateurs s'envenime Page A 5 •UNIS Des tornades font 30 morts et 150 disparus Page A 4 w ww .ledev o i r .eom DEVOIR Vol.X V I M X > 7> 7 ?I E M A RDI I •> \ O V K M H I! E 2002 r a \ k s I $ Une lettre pour Basil CéUÈ:, i , JACQÜKS NAOHAU I.K IH VOIK CINQ DECENNIES n’ont pas altéré l'amour que porte Dorothy Guevare à son mari décédé dans l’écrasement de son avion lors de la Deuxième Guerre mondiale.Elle a profité d’une cérémonie du Souvenir qui se déroulait hier, place du Canada, à Montréal, pour déposer au pied du cénotaphe une couronne de fleurs accompagnée d’une lettre à l’intention de son cher Basil.Les premiers ministres Jean Chrétien et Bernard iMndry ont aussi souligné la bravoure des vétérans à l’occasion de cérémonies qui ont eu lieu à Ottawa et à Montréal.Nos informations en page A 4.Le dernier , passage d’Émile Ollivier L’écrivain montréalais s’éteint à 62 ans CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le romancier de l’exil n’est plus.Il s’est éteint un jour de novembre, à l’aube de l’hiver, à Montréal, sa ville d’asile, loin de l’éclat des couleurs de son Haïti natal.Dimanche, l’écrivain montréalais d’origine haïtienne Emile Ollivier est mort à 62 ans, des suites d’une crise cardiaque, à l’hôpital Juif de Montréal, la veille du jour du Souvenir.Ses amis, ses admirateurs n’entendront plus sa voix grave et ample ou son rire éclatant.«Vous écrirez que j’aime rire», m'avait-il dit lors d’une entrevue au Devoir, en mars 2001, à l’occasion de la publication de son dernier recueil de nouvelles, Regarde, regarde les lions, publié chez Albin Michel.Il restera à ses lecteurs l'occasion de lire l’ensemble d’une œuvre riche et forte, élégante et tolérante.«C’est cela, un écrivain, il commence à vivre après sa mort», disait hier son collègue et ami Dany Lafer-rière, avec lequel il partageait une patrie d’origine et une patrie d’accueil.ANALYSE Émile Ollivier VOIR PAGE A 8: OLLIVIER N D E X Annonces.B 5 Avis publics .B 4 Bourse.B 2 Culture.B 7 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Mots croisés .B 5 Météo.B 4 Sports.B 6 Télévision.B 7 Le porc à Père du virtuel Pourquoi les régions ne peuvent-elles suivre sur Internet les audiences du BAPE ?Ils sont des centaines, sinon des milliers, de citoyens et de militants environnementaux de toutes les régions du Québec qui rêvent de pouvoir suivre en direct les audiences «nationales» sur le porc, présentement menées par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), comme ils pouvaient déjà le faire en 1983 à la télévision pour les palpitantes audiences qui avaient alors cours sur le contrôle de l’épidémie de tordeuse de bourgeons d’épinette.Mais ce n’est pas le cas en 2002, et des citoyens ont commencé à s'en plaindre aux commissaires à l’occasion des audiences actuelles.Et aux médias nationaux qui n’arrivent pas, eux non plus, à suivre les commissaires aux quatre coins du Québec.Ce qui soulève une question surprenante: comment se fait-il qu’à l'heure du virtuel, de l’explosion des technologies de l’information, les citoyens du Québec ne puissent pas suivre à la télé ou sur Internet des audiences comme celles sur l’industrie porcine, dont les enjeux interpellent la plupart des régions, y compris les métropoles?«On a fait des recherches là-dessus, indique Line Lévesque, la directrice des communications du BAPE.CNN offre un service de re- Louis Fr a ti transmission en ligne, mais on parle de 8000 $ à 9000 $ pour une simple conférence de presse.Il faut des caméras, de l’éclairage.Il y a des choix qui ont été faits au départ: il n’y aura pas de télédiffusion en direct.Il faut agir dans ces domaines dans un esprit rationnel.[.] Les gens vont peut-être le demander, mais seraient-ils prêts ou d’accord pour qu'on investisse autant d’argent que cela?» Mme Lévesque précise «qu’il y a beaucoup plus d’informations accessibles maintenant que par le passé» sur les projets examinés par le BAPE.Gilles L’essentiel des docu-cœur ments du promoteur et .« des ministères se retrouve effectivement sur Internet.Et quiconque peut s’imposer la lecture des 80 à 100 pages de retranscriptions qui rapportent le compte rendu, mot à mot, de chaque séance des audiences publiques, une semaine après le fait.«S’il y avait un besoin criant pmir un accès direct aux séances, je ne peux pas dire que ça ne changerait pas, poursuit la porte-parole du BAPE.Tout ça peut être revu.On peut chercher des alternatives qui permettent une circulation plus rapide de l’information.» Mais visiblement, du moins pour l’instant, cette recherche n'a pas été menée à terme.Pourtant, quiconque navigue sur Internet a pu suivre des audiences publiques américaines, VOIR PAGE A 8: VIRTUEL JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les audiences du BAPE ne sont pas encore accessibles par Internet.retransmises en direct sur Internet, son et image saccadée en médaillon, voix avec photo fixe de l’interlocuteur au micro, ou voix seulement avec nom de l’audience.D’autres institutions optent pour une retranscription en quasi direct.L’Irak fait durer le suspense Une commission du Parlement recommande le rejet de la résolution de WN U AGENCE ERANCE PRESSE Bagdad D- Parlement irakien s’oriente aujour d’hui vers un rejet de la résolution de TON U sur le désarmement de l’Irak, après avoir reçu hier une recommandation en ee sens de sa commission des Affaires étrangères, qui a toutefois prié le président Saddam Hussein de prendre l'action qu'il jugera «opportune».Di recommandation de la commission des Affaires étrangères du parlement irakien a cause la surprise, notamment au Proche-Orient où dimanche les ministres des Affaires étrangères des pays de la Ligue arabe avaient appelé Bagdad à coojxTer avec les ins-peeteurs de l’ONU.VOIR PAGE A 8: IRAK L’ombre de Murdochville sur le sommet des régions D’ex-travailleurs de Noranda perturberont le début du Rendez-vous TOMMY CHOU I NARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Murdochville revient hanter Québec.Alors que le gouvernement 1 andry souhaite lancer en grande ix>mpe ce matin le Rendez-vous national des régions, plus d'une centaine d’ex-travailleurs de Noranda perturberont la tenue de l'événement.Si le gouvernement désire souligner par ee sommet sa grande sensibilité envers le sort réservé a plusieurs régions du Québec, ces manifestants de Murdochville scanderont des slogans disant que les gestes du gouvernement à l’égard de cette localité gaspésienne expriment tout, sauf de la sensibilité.Une brèche dans le consensus qu’entend dégager le gouvernement avec le Rendez-vous.«On va certainement déranger, on peut vécus promettre ça», a affirmé hier en entrevu*¦ téléphonique Michel Arsenault, directeur québécois du syndicat des Métallos (affilié à la FTQ) et lui-mème ex-travailleur de la Fonderie (jaspé de Murdochville.Quelque 150 citoyens de cette municipalité, principalement des ex-travailleurs de Noranda, débarqueront a Québec par autobus et tien-dront une manifestation ce matin des 8h devant Expx> Cité, le lieu où se lient le Rendez-vous national des régions a compter d’aujourd’hui et jusqu’à jeudi.I )es sympathisants a leur cause, des militants syndicaux et travailleurs du groupe Noranda provenant de Valleyfield et Montréal, les rejoindront aussi.Les projecteurs seront braqués sur eux, souhaite M.Arsenault, au grand dam du gouvernement landry et des efforts de promotion investis dans sa grand-messe, vers laquelle convergent 252 représentants régionaux aujourd'hui.Rémy Trudel VOIR PAGE A 8: RÉGIONS DENIS LAZURE DENIS LAZURE Des souvenirs qui constituent le témoignage irremplaçable d’un des artisans du Québec moderne.Médecin et Citoyen El CITOXE Souvenirs • 408 pages 12 pages photo • 27,95 $ m Boréal www.editionsboreal.qc.ca r 778313000658 A 2 LE DEVOIR, L E MARDI I 2 X O V E M B R E 2 0 0 2 ?LES ACTUALITES* Construction de condos sur deu^ terrains appartenant à la société d’Etat Radio-Canada reste sur ses positions JEANNE CORKIVEAU LE DEVOIR Le chef du Bloc québécois, (îilles Duceppe, et les représentants de groupes communautaires du Centre-Sud ont tenté, lors d’une rencontre hier matin, de convaincre les membres de la direction de Radio-Canada de renoncer à la vente d’une partie de ses terrains pour permettre la construction de condos.Ceux-ci ont pris note de leurs doléances, mais n’ont pas semblé disposés a revenir sur leur décision.Gilles Duceppe reproche à Radio-Canada de ne pas avoir mené de consultations publiques sur la vente de ses terrains et d’avoir manqué de transparence en procédant à un appel d’offres adressé à un nombre réduit de courtiers.Ainsi, les constructeurs de logements sociaux n’ont pu prendre connaissance de la disponibilité de ces terrains, a-t-il fait valoir hier à George Smith, premier vice-président, ressources humaines, et Sonia Trudel, directeur exécutif, division immobilière.Il demande donc à Radio-Canada de reconsidérer sa décision de céder pour 2,R millions une partie de ses terrains au Groupe Le Versant qui désire y construire 140 condos.Le chef du Bloc croit même que la volonté de Radio-Canada de ne vendre que deux des quatre terrains dont elle dispose constitue une stratégie pour éviter d'avoir a soumettre la transaction à l’approbation du Conseil du trésor.Celui-ci doit étudier les offres de plus de quatre millions et la vente des quatre terrains aurait excédé cette somme.«Ça pose de sérieuses questions», dit-il.La transaction est conditionnelle à la capacité du promoteur de trouver un nombre suffisant d’acheteurs dans les 60 jours et au degré de contamination du sol.Gilles Duceppe a indiqué à ses interlocuteurs qu’il s’opposerait en Chambre à l’octroi de crédits à Radio-Canada pour la décontamination des terrains si elle était nécessaire.A moins, a-t-il ajouté, que celle-ci s’engage à ce que des logements sociaux soient construits sur le site.la rencontre n'a pas permis au chef du Bloc et aux représentants d’organismes communautaires d’obtenir un engagement de la part de RadioGanada, mais ils comptent bien poursuivre leurs démarches auprès de la société d'Etat EN BREF Le retour des loups (Al1) — Une petite meute de loups vit possiblement dans la forêt québécoise, en Estrie, dans un secteur situé à quelque 30 kilomètres de la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, affirment certains spécialistes.Si cela se confirme, il est presque certain que les loups et leur progéniture finiront par se retrouver dans le nord de la Nouvelle-Angleterre, avancent-ils.«C'est assez près» de la frontière américaine, a indiqué Mario Villemure, un diplômé de l’Université de Sherbrooke qui a étudié un animal capturé par un trappeur, l’hiver dernier.«Une meute de loups peut occuper un territoire si vaste qu'elle peut, lors d'une même jtmmée, se rendre dans le Maine et revenir [au Québec]*-, a-t-il expliqué.Le retour naturel des loups dans la région mettrait un terme au débat faisant actuellement rage au sujet de leur réintroduction dans le nord-est des Etats-Unis.«La reprise naturelle ne cause pas de problème, a déclaré Peggy Struhsac-ker, spécialiste des loups au bureau de la National Wildlife Federation, qui se dit en faveur du retour des loups.C’est la réintroduction dont personne ne veut.» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les employés municipaux retirent les tapis des bureaux de l’opposition envahis par l’eau.Biyc MONTRÉAL Uopposition prend l’eau Une fuite force Bourque et son équipe à déménager leurs pénates FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Décidément, Dame Nature s’acharne sur l’opposition de Montréal.Après Thérèse Daviau en 1998, c’était au tour de Pierre Bourque de voir le plafond de ses bureaux de l’hôtel de ville s’effondrer sous le poids d’une importante fuite d’eau.Les froides températures que l’on a connues au début du mois ont joué des tours aux employés municipaux responsables de l’entretien des immeubles.Alors qu’ils planifiaient de ne recouvrir que samedi les tuyaux qui parcourent les plafonds de l’hôtel de ville, un froid aussi subit qu’intense les a fait exploser dans la nuit de jeudi à vendredi dernier.«Après 1998, année où les bureaux de Thérèse Daviau ont connu un sort identique, les employés ont décidé de recouvrir systématiquement les serpentins du sys- tème de climatisation, précise Pierre G.Laporte, porte-parole de la Ville.Normalement, ils font ça à la mi-novembre.Mais cette année, ils se sont fait avoir.» Résultat les plafonds se sont effondrés dans les sept pièces qui constituent les quartiers de l'opposition officielle.«Ç’a d'abord éclaté dans le bureau de deux adjointes de M.Bourque, a relaté l’attaché de presse de ce dernier, Cécile Gladel, puis tout s’est effondré.Tout cela nous a obligés, vendredi dernier, à passer au sèche-cheveux l’agenda de M.Bourque en plus de certaines lettres d’invitation!» «Nous avons perdu deux ou trois ordinateurs, des dictionnaires, des livres, des chaises et des bureaux», a ajouté Mme Gladel depuis ses nouveaux locaux temporaires situés dans l’édifice Chaussegros-de-Léry, à côté de l’hôtel de ville.Les dégâts coûteront à l’administration 10 000 $ au bas mot sans compter les ordinateurs, bureaux et chaises qui seront remplacés à même l’inventaire de la Ville.Incinérateur Bennett essuie un refus en Ontario LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR La société Bennett Environmental a subi un cuisant revers en Ontario, après que cette province eut refusé hier son etude d’impacts, déposée en juin dernier.Bennett Environmental, qui exploite aussi un incinérateur de déchets dangereux toxiques à Saint-Ambroise, au Saguenay, voulait construire à Kirkland Lake on autre incinérateur, capable de dfr truire annuellement 200 000 tonnes de déchets organiques chlorés notamment, c’est-à-dire susceptible de générer des dioxines et furannes en cas de mauvais fonctionnement Selon le verdict rendu par écrit le 4 novembre par Ariane Hoisey, directrice des évaluations et des autorisations environnementales en Ontario, l’étude d'impacts environnementaux de Bennett a été rejetée pour cause de «lacunes» importantes.«Les lacunes, écrit-elle, comprennent des erreurs et des omissions, des données manquantes, des incohérences et des divergences* telles que le renvoi de l’étude au promoteur devenait inévitable.En Ontario, le gouvernement Harris a mis la hache dans le processus d’audiences publiques qui régissait ce type d'équipement Au Québec, si la construction d’incinU rateurs spécialisés est toujours soumise au processus d’audiences publiques, le gouvernement se propor se cependant de soustraire sous ' peu au débat et à l’évaluation pu! blique l’incinération des mêmes produits dangereux toxiques dans des équipements non spécialisés comme de grosses bouilloires industrielles, des fours à ciment des papetières, etc., d’une puissance su': périeure à trois mégawatts.L'affaire : soulève une intense controverse en milieu environnemental.J ~jr Bill ?Xv, ’Xv1 Xv QU'EST-CE QUI IMPORTE LE PLUS À CES EXPERTS FINANCIERS?PLACER VOS BESOINS EN PREMIÈRE LIGNE.Vos affaires financières comportent de nombreuses facettes.Il devrait en être de même pour vos solutions financières.Le Groupe Gestion privée Scotia peut vous aider.Notre équipe d'élite est réunie au nouveau centre du Groupe Gestion privée Scotia situé à la Tour Scotia, au centre-ville de Montréal.Ces experts offrent un vaste éventail de services spécialisés, y compris la gestion de placements, le courtage, la planification et l'administration successorale et fiduciaire ainsi que les services bancaires privés.Le spécialiste pouvant le mieux répondre à vos priorités deviendra votre principal directeur relationnel et dirigera l'équipe appelée à concevoir les solutions objectives et personnalisées.Grâce à notre approche intégrée et exhaustive, nous vous guiderons vers une réussite financière soutenue tout en vous procurant un service de qualité.Vous le méritez bien, non?| * | • LE GROUPE GESTION PRIVÉE SCOTIA iDE GAUCHE A DROITE) ANGELO L.ROSSI Chef des services fiduciaires.Plus de 25 ans d'expertise dans la planification et l'administration successorale et fiduciaire DIANE ZDUNOWSKI Chef des services bancaires privés.Plus de 30 ans d'expérience à prévoir les besoins bancaires hautement personnalisés des clients.JACQUES MAURICE Chef des services conseils.Plus de 25 ans de conseils en placement professionnels à guider les clients vers la réalisation de leurs objectifs.JEAN-PAUL CHOUCHA Chef et directeur général.Plus de 25 ans d'expertise dans la création de solutions financières personnalisées.SUSAN LUKE HILL Chef des services de placements.Plus de 35 ans de services exceptionnels en gestion de portefeuille.SI VOUS ÊTES À LA RECHERCHE D'UN PARTENAIRE FINANCIER QUI POSSÈDE LES COMPÉTENCES NÉCESSAIRES POUR PLACER VOS BESOINS EN PREMIÈRE LIGNE, COMMUNIQUEZ AVEC JEAN-PAUL CHOUCHA, AU (514) 499-7872 OU VISITEZ NOTRE SITE WEB AU WWW.GROUPEGESTIONPRIVEESCOTIA.COM Groupe Gestion privée Scotia It Groupe Gestion prarte Scotu r*unn un ensemble > services destines à le clientèle privée parmi ceux offerts par la Banque de Nouvetle-Écosse.la Société de fiducie Banque de Nouvelle-Écosse.Gestion de placements Scotia Cassels Imitée Scotia Cassais U.S.Investment Counsel Inc et SconaMcleod.une division de Scotia Capitaux Inc., tous membres du Groupe Banque Scotia Scotia Capitaux Inc est membre du FCPE t t K l> K V O I R .1 Y MARDI 12 N 0 V Y M R R Y 2 0 0 2 LE DEVOIR ACTUALITES (99LJ H Michel David ?Le scénario de l’irréel Si ce netait des contraintes de l’édition, on jurerait que Michel Venne a voulu donner j la répliqué à l'ex-ministre Paul Bégin et à ; tous les «impatients» du PQ avec son dernier livre, i Souverainistes, que faire?, qui aurait aussi bien pu ; s’intituler «L’éloge de la patience».Les lecteurs du Devoir ont pu lire, dans l’édition de samedi dernier, les passages résumant la proposition qui est au cœur de son ouvrage.Selon lui.le PQ doit s'engager formeUement à ne pas tenir de référendum sur la souveraineté au cours d’un éventuel troisième mandat, qui devrait plutôt être consacré à la mise en œuvre d’une «démarche préparatoire».C’est seulement à l’occasion délections subséquentes qu'il réclamerait enfin le mandat explicite de tenir un référendum.En tout respect pour mon ami Michel, le chemine ment qu’il propose aux militants souverainistes repose sur un scénario si hautement improbable — non pas une, mais deux autres victoires électorales du PQ — que je me demande s'il y croit vraiment.Si imaginative qu’elle soit, toute bonne stratégie suppose un minimum de réalisme.La comparaison avec «l’étapisme» pratiqué par Jacques Parizeau ne tient pas.Les trois «périodes» de M.Parizeau — élection fédérale de 1993, élection québécoise de 1994, référendum de 1995 — se sont jouées sur une période de deux ans.¦ Venne enfonce une porte à tout le moins entrouverte en proposant de «rompre avec l'obsession référendaire».A mon sens, Bernard Landry l’a déjà fait dans son discours au conseil national de Gatineau.En tout cas, c’est ce que Paul Bégin a compris.Sur le fond, quelle est la différence entre dire qu’il y aura un référendum, si c’est la volonté du peuple, et promettre qu’il n’y en aura pas, à moins que la population n’en exprime le souhait?Si M.Landry n’a pas été plus explicite, ce n’est pas qu’il croit vraiment à la possibilité de tenir un référendum «gagnant» clans les 1000 jours, mais parce qu’un report officiel à 2008, ou même au-delà, aurait un effet démobilisateur dévastateur.?Soit, «il peut être plus utile pour la cause souverainiste d’avoir au pouvoir un parti souverainiste qui ne tiendra pas de référendum durant son prochain mandat que d’avoir un parti souverainiste qui promet un référendum et est certain de perdre le pouvoir».Sauf que ce n’est pas lé choix qui s’offre aux souverainistes.Personnellement, je ne crois pas que les opposants à la tenue d’un référendum souhaitent davantage l’élection d’un gouvernement qui annoncerait d’entrée de jeu son intention de consacrer son énergie — et les fonds publics — à en préparer un pour le mandat suivant Je n’ose imaginer l’accueil qui serait fait à un ministre responsable du dossier de la souveraineté, que Venne recommande de nommer dès maintenant.Si on a oublié Richard Le Hir, j’en connais qui vont s’empresser d’en raviver le souvenir! ¦ D'autre part, renvoyer le référendum à un avenir aussi incertain achèverait de convaincre bon nombre de souverainistes déjà sceptiques que le PQ n’est plus le véhicule approprié.Or, M.Landry a présente-rrtent besoin de tout son monde pour sauver les ineubles.Pour le reste, il sera toujours temps d’aviser après les élections.Venne se désole de revoir le scénario des conditions gagnantes refaire surface, mais on ne pourra jamais en faire l’économie.Même en admettant que Son plan se réalise et que le PQ conserve le pouvoir suffisamment longtemps pour solliciter le mandat de tenir un référendum, aucun premier ministre ne sau-fait donner le feu vert sans avoir la certitude morale de le gagner.Inversement il évoque lui-même la possibilité que le gouvernement puisse se soustraire à son engagement de ne pas tenir de référendum, si 500 000 pétitionnaires ou plus, annonciateurs d’une vague de fond, en font la demande.Si ce n’est pas une «condition gagnante», ça y ressemble fort ?Il propose de sortir le discours souverainiste de l’axe canadien, déplorant que «depuis René Lévesque, les souverainistes ne présentent plus la souveraineté comme un projet en soi, mais comme une manière de redéfinir la relation entre le Québec et le reste du Canada», plutôt que de faire valoir les avantages de la souveraineté pour elle-même.D’accord, le projet souverainiste «doit d’abord viser l'inscription du Québec dans le monde plutôt que la redéfinition des liens avec le Canada», mais la situation géopolitique du Québec est incontournable.L'exploitation des chicanes fédérales-provinciales a peut-être ses limites, mais les Québécois seront d’autant plus sensibles aux valeurs de liberté, de solidarité ou encore de responsabilité, qu’il associe à la souveraineté, que le Canada leur semblera moins accueillant mdavid@ledevoir.com Stationnement de Montréal: le temps est écoulé Une décision finale sera prise dans moins de trois mois Tel le phénix, Stationnement de Montréal pourrait renaître de ses cendres.La Ville de Montréal jongle avec l'idée de faire disparaître cette société controversée d’ici au 31 décembre pour lui substituer une nouvelle structure plus docile.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR L’ administration Tremblay va mettre la clé sous la ¦ porte de Stationnement de Montréal d’ici à quelques semaines.Au pire la société disparaîtra; au mieux elle sera complètement transformée et sous tutelle de la Ville.Mais une chose est certaine: «Tout ça va être réglé d’ici janvier 2003», a confié en entrevue le responsable du transport au comité exécutif, Claude Dauphin.Sous l’égide de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain depuis 1994, Stationnement de Montréal (SdM) est responsable de l’exploitation et de la gestion du stationnement sur rue et hors rue dans les limites de l’ex-Ville de Montréal.En avril dernier, M.Dauphin a toutefois remis en question l’entente derrière la naissance de la très controversée société SdM, en précisant qu'il songeait à partager entre la Ville et les arrondissements les pouvoirs quj lui ont été dévolus.A l’heure actuelle, tout porte à croire que M.Dauphin redonnera aux neuf arrondissements de l’ex-Vil-le la responsabilité des revenus des parcomètres.«Im Charte donne cette responsabilité aux arrondissements», précise-t-il.Par contre, aucune décision n’est encore prise quant aux opérations: doit-on conserver l'actuelle centralisation ou plutôt donner également ces pouvoirs aux arrondissements?«Selon moi, a confié M.Dauphin, on a intérêt à garder ça regroupé par souci d’efficacité.» Si ce scénario était privilégié, la Ville pourrait créer une nouvelle société paramunicipale dont elle aurait le plein contrôle, laquelle assimilerait la structure actuelle de SdM.«Dans un tel cas, les cinq ou sept membres du conseil d’administration seraient tous nommés par la Ville à l’instar des membres de la Société de transport JACUI KS NAUKAO 1 KOFVOIR de Montréal [STMK a indiqué M.Dauphin.«On est actuellement en phase de négociation avec la Chambre de commerce, a-t-il ajouté.On ne peut évidemment pas négocier sur la place publique, mais on peut dire que ça va être réglé d’ici la fin de l’année.» Par ailleurs, réagissant avec prudence à la nouvelle publiée dans D Devoir d’hier selon laquelle SdM a englouti 300 000 $ en achetant 1000 parcomètres électroniques qui ne sont pas adaptés aux particularités de Montréal, M.Dauphin a indiqué qu’il souhaitait tout simplement «qu'on ne répète pas ça dans l’avenir».«C'est très difficile pour moi de commenter une décision qui a été prise alors que je n 'étais pas au pouvoir», a-t-il ajouté.Rappelons qu'après avoir dépensé inutilement 025 000 $ dans des bornes électroniques déficientes en 1998, SdM a récidivé l'année suivante en achetant 1000 parcomètres équipés, à l’arrière de la tête, d'un écran électroluminescent qui clignote lorsque l’appareil est vide.Le problème: 96 % des parcomètres de Montréal sont adossés à des bâtiments! Hier, à la suite de la publication de la nouvelle, Jean-Claude Dubreuil, vice-président exécutif de SdM, a précisé que «la plupart» des parcomètres montés «à l’envers» allaient connaître une seconde vie.«Je vais en utiliser presque 800, parce que j’ai des parcomètres en devant de trottoir et des parcomètres d’handicapés [situés en devant de trottoir également]», a-t-il indiqué.Rappelons finalement que M.Dubreuil n’a pas voulu s’immiscer dans le débat entre la Chambre de commerce et la Ville de Montréal.Les fusions de paroisses font tiquer certains catholiques Sursis pour les paroissiens de Saint-Adolphe L’évêque du diocèse veut mener d'autres consultations JEANNE CORRIVEAU 1 F D F VOIR Saint-Adolphe d'Howard échappe momentanément à la fusion îles paroisses décrétée par le Diocèse de Saint-Jérôme.In vive opposition témoignée par les paroissiens a incite l'évêque Gilles Caza-bon à surseoir à sa division afin de poursuivre sa réflexion.Un répit accueilli avec soulagement dans la communauté.Dans le but de rationaliser ses effectifs et ses ressources, le Diocèse de Saint-Jérôme, dans les luu-rentides, avait entrepris de fusionner la paroisse de Saint-Adolphe d'Howard avec ses voisines, dont celle Morin Heights, afin de créer la paroisse de Notre-Dame-des-Monts.Le projet a suscité la colère des paroissiens, d’autant plus frustrés que leur curé, ouvertement opposé à cette fusion, avait été remercié de ses services il y a quelques mois.De leur côté, les marguilliers avaient refusé d'abandonner leurs fonctions, estimant qu'ils étaient toujours les administrateurs de la fabrique.Nouvelles consultations A Ut lumière des récriminations exprimées par les paroissiens lors d’une assemblée la semaine dernière', l'évêque a annoncé hier son intention de procéder à d’autres consultations av;uit de prendre une division définitive.«Ala fin de janvier2003, Afr Ctuabtm fera le point sur la situation et espère être en mesure alors de proposer une manière concrète d’organiser la pastorale et l’administration de la paroisse jusqu'à l’été prochain», peut-on lire dans un communiqué de presse émis hier.Compte tenu de la tension qui règne à Saint-Adolphe d’Howard, l'abbé Ronald Labonté, pasteur IKiur l'ensemble des paroisses regroupées, a préféré être relevé de ses fonctions pastorales dans cette communauté.D'autres prêtres du diocèse assureront, à tour de rôle, la célébration des messes du samedi et du dimanche.La décision de l’évêque réjouit Jean-Guy Gratton, marguillier à Saint-Adolphe d’Howard: «Ça s’annonce bien pour les discussions qui doivent avoir lieu en décembre.» Il espère la paroisse ixnirra continuer à être administrée de façon autonome, selon la volonté des paroissiens, même s’il se dit favorable au regroupement de certains services pastoraux.Pourquoi acheter un livre sur Karla Homolka ?Le père de l’une des victimes de la meurtrière comprend difficilement que le titre de Stephen Williams ait trouvé preneur chez un éditeur québécois ROSS MAROWITS PRESSE CANADIENNE Le père de Kristen French ne comprend pas pourquoi les Québécois se donneraient la peine de lire un ouvrage sur la meurtrière de sa fille adolescente.Un livre sur Karla Homolka doit paraître demain, mais seulement en français, l'auteur, Stephen Williams, ayant été incapable de trouver une maison d’édition anglophone.Dans Karla, le pacte avec le diable, M.Williams se penche sur l’entente qui a valu à Karla Homolka une peine de 12 ans de prison et sur la façon dont elle passe le temps derrière les barreaux.Le livre est basé, en partie, sur sa correspondance avec la détenue, a indiqué M.Williams.M.French se demande aussi pourquoi des auteurs comme M.Williams veulent continuer à «faire de l'argent avec la mort des jeunes filles».Karla Homolka et son mari, Paul Bernardo, ont été reconnus coupables des agressions sexuelles et des meurtres de la jeune French et de Leslie Mahaffy.Bernardo a été reconnu coupable en 1995, et déclaré criminel dangereux.Il est détenu à la prison de Kingston, en Ontario, sans possibilité de libération conditionnelle.Avant que les procureurs de la Couronne n’apprennent qu’il existait des bandes vidéo décrivant Karla Homolka comme une participante consentante aux crimes, la Couronne a conclu avec elle une entente pour une peine de 12 ans, en 1993, sous deux chefs d’accusation réduits d’homicide involontaire, en échange de son témoignage contre son mari.Iœ livre de M.Williams est publié par la maison Trait d’union.Tous les éditeurs ca-nadiens-anglais ont refusé de publier ce qui constitue une suite à Invisible Darkness, un premier ouvrage sur les meurtres.L’éditeur montréalais Pierre Turgeon a payé 15 000 $ pour les droits du livre au Québec et en Europe.11 compte en tirer environ 4000 exemplaires, et des droits cinématographiques ont été vendus à un producteur français pour un film qui pourrait arriver en salle d’ici un an et demi.M.Turgeon, comme M.Williams, est persuadé que le public demeure désireux d’en savoir plus sur Karla Homolka, d’autant plus quelle doit recouvrer la liberté dans moins de trois ans.De l’avis de M.Williams, à sa sortie de prison, le 6 juillet 2005, Karla Homolka pourrait bien se fondre dans la société québécoise sans se faire remarquer.Bien qu’elle ait purgé une bonne partie de sa peine à Joliette, où elle a appris le français, son relatif anonymat au Québec pourrait l’aider à passer inaperçue, particulièrement à Montréal, dit-il.«Si j’étais à sa place, j’irais me terrer à Montréal», a-t-il commenté, soulignant que la famille de la détenue vit principalement a Toronto et dans le sud-ouest de l’Ontario.La mère de la détenue, qui habite SL Catharines, a dit ne pas savoir où sa fille irait vivre à sa sortie de prison.La Chambre de commerce du Montréal métropolitain présente sa série de déjeuners-causeries I (Jj) Desjardins Tournée vers l'avenir.Le mardi 26 novembre Fairmon! Le Reine Elizabeth «Les enjeux du développement de la région de Montréal» Jacques Olivier Maire de Longueuil Vice-président du comité exécutif Communauté métropolitaine de Montréal Pratt & Whitney Canada BOMBARDIER Oj&S Biliet(s) Membres 50 $ Non-membres 80 S Table(s) de 10 MotIxm Non-membre* 800 t Taxes an sus Semson Bélair Oeloitt* lr Touche Renseignements (514) 8714000, pMte 4001 Réservations par Internat www ccmm qc ca/actmtes Prix réduit pour not membra* via notre site transactionnel sécurité Agir contre les changements climatiques Ensemble, on peut y arriver.Le 24 octobre, le gouvernement du Canada a rendu public l'aperçu du plan que le Canada entend adopter pour respecter ses objectifs en matière de changements climatiques.Dites-nous ce que vous en pensez.• Pour obtenir l’aperçu du plan et une fiche de commentaires, composez le 1 800 O-Canada (1 800 622-6232), ATME 1 800 465-7735.• Vous pouvez également consulter l’aperçu du plan à canada.gc.ca et soumettre vos commentaires en direct.Gouvernement Government l + l du Canada ot Canada Canada L E I) E V 0 I R .L E M A RDI I 2 \ in de retracer la vie du jeune politicien de 32 ans, ce livre de 300 pages se borne à faire la recension chronologique des événements politiques auxquels le chef de l’Action démocratique du Québec a participé.L’auteur Julien Béliveau se défend que le manque de matière soit à l’origine de ce choix.Il reconnaît toutefois que si Mario Dumont avait accepté de collaborer en accordant une entrevue, ce livre aurait pris une autre dimension.«Sa carrière politique a été très médiatisée alors que, du côté de l’individu, il s’est consacré presque 24 heures sur 24 à la politique, ce qui fait que vous avez une biographie politique», a expliqué hier soir M.Béliveau.Un seul chapitre du livre se penche sur le parcours personnel de Mario Dumont.Et on n’y retrouve rien qui n’ait déjà été écrit.Un Mario Dumont rêvant déjà au secondaire de devenir premier ministre, se révélant un «p’tit bollé» en parti- cipant à l’émission Génies en herbe, marié à Marie-Claude Barrette, pere de trois enfants.Il s’agit en fait d’une compilation de la lecture attentive des journaux des dix dernières années.Mario Dumont, le pouvoir de l’image s’ouvre donc sur le rapport Allaire et le rejet de l’entente de Charlottetown qui allaient faire connaître au grand public le président d’alors de la Commission-jeunesse du Parti libéral du Québec, Mario Dumont.A la fin du livre, Julien Béliveau fait un bref tour d’horizon du programme politique de l’ADQ et propose une analyse personnelle de la montée de Î'ADQ, qui ne réussit pas à sortir des lieux communs.«Pour une rare fois, voter sera vraiment choisir», conclut l’auteur.L’idée d’écrire ce livre a germé en juin dernier en pleine campagne électorale.M.Béliveau voulait répondre au besoin des citoyens qui veulent en savoir plus sur Mario Dumont.Julien Béliveau a lui-même touché à la politique.Il a été adjoint spécial auprès de John Turner alors que ce dernier était ministre de la Justice et par la suite, en 1984, il a été chef de cabinet du ministre conservateur de l’Industrie, Michel Côté.IRAK SUITE DE LA PAGE 1 Ils avaient entendu le chef de la diplomatie irakienne Naji Sabri et estimé que Saddam Hussein accepterait probablement de rouvrir son pays aux inspecteurs de l’ONU.la prise de position de la commission, a immédiatement entraîné une forte progression des cours du brut sur les marchés pétroliers, inquiets d’un risque accru de guerre.Peu avant que la commission irakienne ne se prononce, le président américain George W.Bush avait réitéré les menaces d’une intervention militaire.Le New York Times avait révélé ce week-end l'existence d'un plan d’attaque qui devrait mobiliser 250 000 soldats.«Si une action militaire devient nécessaire pour assurer notre sécurité, j’engagerai tout la puissance des Etats-Unis et nous l’emporterons», a affirmé M.Bush, lors de cérémonies du Souvenir pour les anciens combattants.Il a ajouté que Washington n’entendait pas faire preuve de patience avec le régime irakien, dont le désarmement est une «tâche urgente pour l’Amérique et pour le monde».I-a résolution sur l’Irak n’est pas un artifice pour rendre une attaque plus probable, mais une menace est nécessaire pour amener Bagdad à s’y plier, a souligné hier Condoleezza Rice, la conseillère pour la sécurité nationale de M.Bush.«Nous devons en quelque sorte maintenir m pistolet pointé vers la tête du régime irakien parce que c’est la seule façon d’arriver à le faire coopérer», a-t-elle dit les 250 membres du Parlement irakien voteront aujourd’hui, après avoir reçu la recommandation de la commission, a dit hier à l’AFP le président de cette commission, Salem Al-Kobaissi.«De ce que j’ai entendu aujourd'hui, il y a un fort soutien [au sein de la Chambre) en faveur de cette recommandation», a-t-il dit.le président, du parlement, Saadoun Hammadi, a accusé «les Etats-Unis d’avoir une nouvelle fois adopté une politique de force à l'égard des autres pays».«L’administration [américaine] a exercé des pressions [sur la communauté internationale] et procédé à des manœuvres pour faire adopter une telle résolution dépourvue du minimum de justice, d’objectivité et d’équilibre», a-t-il affirmé.Selon lui, la nouvelle résolution «est de mauvaise foi [car] elle ignore tout ce qui a été fait [dans le domaine du désarmement] au cours de la précédente période de près de huit ans et nous ramène à la case départ».Mais selon un diplomate occidental en poste à Bagdad, l’Irak devrait cautionner la résolution 1441: «Tous les amis de l’Irak qui se sont opposés au projet de résolution américain initial prévoyant le recours à la force ont recommandé à Bagdad de coopérer avec le Conseil de sécurité pour soustraire à Washington tout alibi de lancer une action militaire.» L'Arabie Saoudite a d’ailleurs appelé hier soir l’Irak à se conformer à la résolution, «pour éloigner le spectre d'une guerre et mettre fin à la tension dans laquelle vit la région» du Golfe, lors d’une réunion hebdomadaire du cabinet saoudien.L'Irak est tenu de se prononcer d’ici au 15 novembre sur la 1441 qui durcit le régime d’inspection des armements irakiens et donne à Bagdad «une dernière chance» pour désarmer avant une éventuelle intervention militaire.En cas d’intervention, Washington devra se passer d’une participation de Berlin.Le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, a réaffirmé hier à Madrid que son pays ne participerait pas à une guerre contre l'Irak.Les pays de la Ligue arabe ont demandé dimanche aux cinq membre^ permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) de garantir que la 1441 ne constituait pas un prétexte pour déclarer la guerre à l’Irak.' Le secrétaire général de la Ligue, Amr Moussa, a déclaré hier qu’il demanderait au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, d’inclure des Arabes dans les équipes d’experts chargés du désarmement irakien.«lœ fait d’avoir des observateurs ou des inspecteurs arabes augmenterait la crédibilité des inspections», a-t-il déclaré, ajoutant qu'il pensait que l’Irak allait «coopérer positivement».Le directeur adjoint de la CIA, les services secrets américains, John Mcl^ughlin, est arrivé hier en Turquie où il doit discuter du dossier irakien et de la lutte contre le terrorisme, a rapporté l’agence Anatolie.VIRTUEL SUITE DE LA PAGE 1 Sur des sites comme celui de l'Assemblée nationale du Québec, on peut lire avec un décalage de 15 à 30 minutes la retranscription de la période de questions, comme dans beaucoup de cas aux États-Unis.Selon Michel Dumais, spécialiste de la communication interactive et chroniqueur informatique au Devoir, il est faux de prétendre que c’est compliqué, lourd et cher.C'est plutôt exactement le contraire.«On peut, dit-il, relayer maintenant une audience publique sur Internet à coût très faible parce qu'il suffit de prévoir une infrastructure fort économique.Mais est
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