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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2007-01-08, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LE LUNDI 8 JANVIER 2007 HOCKEY Les Devils blanchissent le Canadien Page B 4 ms _ TECHNOLOGIE La grande messe jfe f" jfe n-MIÜt de Las Vegas —^-Ttr " - Page B 7 IE MONDE François Brousseau L’art de tout rater Il ne reste rien, absolument rien, que les États-Unis n’aient totalement raté dans leur entreprise irakienne.«Avoir fait tomber Saddam Hussein», malgré toute l’horreur des quatre dernières années, cela restait tout de même un argument, peut-être le dernier, à maintenir dans la colonne positive du bilan irakien.Mais non: rien ne subsiste de l’action américaine en Irak — y compris la chute et la capture de Saddam Hussein — qui ne se soit finalement converti en un remède pire que Iç mal.Il fallait tout de même le faire: les États-Unis ont réussi, avec le gouvernement al-Maliki, à faire du tyran sadique, du massacreur d’enfants, du tortionnaire des chiites et des Kurdes, un monument à la dignité devant la mort.Car dans cette scène sordide diffusée sur Internet comme la plus vile pornographie, on a pu voir et entendre une petite foule de barbares assoiffés de vengeance, remplis de haine sectaire, lyncher leur ancien dictateur, d’une telle manière que Saddam Hussein — oui, Saddam Hussein — en acquérait soudain, malgré tous ses crimes passés, une élévation inattendue dans l’ultime moment Et de ce fait avec son regard droit devant la mort certaine, avec cette scène diffusée dans le monde entier, il a outrageusement réussi sa sortie, et assuré sa propre rédemption dans la mémoire du monde arabe — ou de sa grande majorité.Magnifique résultat! ?N’envahissez pas l’Irak, avait écrit Chirac à Bush, vous aurez une guérilla sur les bras; nous, les Français, on connaît nos Arabes, on a eu l’Algérie.Le vice-président Cheney a ri, Bush a ignoré le conseil.Si vous envahissez, alors faites-le au minimum avec 300 000 ou 400 000 fantassins, leur ont dit les meilleurs conseillers militaires, de pur sang bleu américain ceux-là.Rumsfeld, le secrétaire à la Défense, a souri, haussé les épaules.et puis Bush a plongé avec 150 000 pauvres soldats mal préparés.Ne dissolvez pas l'armée irakienne, vous allez les retourner contre vous et fournir un vivier à la guérilla.Même mépris des conseils avisés, mêmes résultats.Ainsi de suite, dans une hallucinante enfilade de ratages, jusqu’à l’ultime conseil: «N’exécutez pas Saddam, vous allez en faire un martyr dans le monde arabe et alimenter la haine sectaire en Irak.» Parions que cette prévision se vérifiera à 150 %, comme toutes les autres.?Pendant ce temps à Washington, la grande majorité des commentateurs cherche à comprendre l’obstination orgueilleuse d’un président qui se prépare à livrer un baroud d’honneur en envoyant dix ou vingt mille soldats supplémentaires (mais pas 250 000 comme il en faudrait, selon certains analystes militaires, pour peser vraiment sur le cours des événements!), pour «rétablir l'ordre» dans ce pays brisé, fragmenté, peut-être détruit sans retour.Un pays qui désormais poursuit son chemin dans la tragédie, comme un train sans freins dans une pente à 45 degrés.Un affrontement est en vue entre l’administration Bush, qui a décidé que jamais elle ne reconnaîtrait son erreur en Irak, et le Congrès à majorité démocrate, où les partisans du retrait rapide ont désormais le vent en poupe, avec l’appui des sondages et des médias.Ce qui semble désormais passer avant toute autre considération, pour l’actuelle Maison-Blanche, c’est de ne pas perdre la face et de «tenir bon», à tout prix, jusqu’à la fin de la présidence Bush, en janvier 2009.Politiquement, cela pourrait être désastreux pour les républicains en 2008.Mais légalement le président peut très bien décider d’ignorer le message des élections législatives de novembre, de faire fi des conseils et des rapports (comme le «rapport Baker» de novembre, qui paraît déjà bien loin).et d’invoquer ses prérogatives présidentielles en matière de politique étrangère.Il y a là-dedans comme une odeur d’années 1970.Une odeur de Viêtnam, d’hélicoptères qui veulent s’enfuir.mais de Nixon qui s’accroche.?Après avoir avoué sa collaboration passée avec l’ancien régime communiste en tant qu’espion, un archevêque en vue démissionne à Varsovie.et tout un pays est en émoi.La Pologne, dit le cliché, est un pays de «grenouilles de bénitier».Un pays qui serait aujourd’hui tenté — comme certains de ses voisins de l’ex-bloc soviétique— par une réaction droitiste, cléricale, antisémite, anti-Éurope.Un pays dans lequel une Église bien ancrée à droite prétendrait revenir en force.Et pourtant, voilà un pays où — hier, dans les rues de sa capitale — on s’est battu à coups de poing entre partisans et adversaires de l’ecclésiastique dénoncé.Pays où le fait stupéfiant de la cohabitation — chez un même individu — de l’état ecclésiastique (respecté en Pologne) et de sa «collaboration» passée avec les communistes (méprisée en Pologne) induit, chez le citoyen ordinaire, une dissonance troublante et inattendue.Cet épisode douloureux pourrait bien mener l'Église polonaise, réputée toute-puissante, sur la voie cju déclin et de la désaffection qu’ont connue d’autres Églises nationales avant elle.francobrousso(a>,hotmail, corn François Brousseau est chroniqueur et affectateur responsable de l’information internationale à la radio de Radio-Canada.Démonstration de force à Gaza Les partisans du Fatah célèbrent l’anniversaire de leur parti en montrant leur détermination face au Hamas rival SAKHER ABOU EL-OUN Gaza — Des milliers de partisans du Fatah, du président palestinien Mahmoud Abbas, se sont livrés hier à une démonstration de force à Gaza à l'occasion de l’anniversaire de leur parti, engagé dans une lutte de pouvoir meurtrière avec son rival, le Hamas.Cette manifestation monstre, qui a eu lieu dans le stade Yarmouk, est l’une des plus grandes manifestations du Fatah depuis la création de l’Autorité palestinienne en 1994.L'homme fort du Fatah dans la bande de Gaza et bête noire du Hamas, le député Mohammad Dahlane, a menacé de riposter à toute attaque contre les partisans du Fatah, devant des milliers d’hommes armés qui scandaient à l'adresse du mouvement islamiste, qui contrôle le gouvernement: «La mort pour les meurtriers!» «Chiites! Chiites!», criaient également les hommes du Fatah, qui accusent le Hamas d’être contrôlé par l’Iran chiite, alors que des centaines d’autres tiraient des rafales d’armes automatiques sous les portraits du défunt leader historique palestinien Yasser Arafat et une forêt de drapeaux jaunes.VOIR PAGE R 2: GAZA MOHAMMED SALEM REUTERS Les manifestants étaient estimés à des centaines de milliers par les responsables locaux, pour ce qui est la plus importante manifestation du Fatah à Gaza depuis 1994.PORTRAIT ' ' r •?» ;.SCOTT OLSON AGENCE FRANCE-PRESSE Barack Obama, photographié le mois dernier lors d’une audience tenue à Napierville, dans l’Illinois.Barack Obama, l’homme des réconciliations Les médias ont fait de lui « l’homme qui pourrait être le premier président noir des Etats-Unis » CORINE LESNES Au printemps 2000, Lynn Sweet, la correspondante du Chicago Sun Times à Washington, a vu arriver dans son bureau un jeune homme élancé, bien mis, sûr de lui: Barack Obama, candidat à la nomination démocrate pour le siège de représentant dans la première circonscription de l’Illinois.Il avait un livre à la main, qu’il était venu lui apporter, son autobiographie.«Je me suis dit: “Mais qui est ce type pour avoir déjà écrit ses mémoires!"», raconte Lynn Sweet.Elle a posé le livre sur une étagère et n’y a plus pensé.Six ans plus tard, Barack Obama est devenu une star.Les médias ont fait de lui «l’homme qui pourrait être le premier président noir des Etats-Unis».Barack Obama avait alors 38 ans.Il avait écrit I un livre à l’instigation d’un éditeur, impressionné d’apprendre qu’un Afro-Américain avait été élu pour la première fois à la présidence de la prestigieuse Harvard Law Review.Sorti en 1995, Dreams from My Fathers (Les Rêves de mes pères), avait été bien accueilli par la critique, mais les ventes avaient été pitoyables.Obama était content, quoi qu’il en soit, d’avoir mis sa vie à plat, pour ne pas dire en ordre.Hawaii, Djakarta, Los Angeles, il avait décrit les étapes de son parcours de globe-trotteur multiracial: l’école publique en Indonésie, l’école des riches à Honolulu, un peu de cocaïne à New York, beaucoup d’introspection, le doctorat magna cum laude à Harvard.Obama estimait s’être sorti de l’épreuve avec «une dignité plus ou moins intacte».VOIR PAGE B 2: OBAMA SOMALIE L’étau se resserre sur les islamistes Une fusillade coûte la vie à une adolescente de Mogadiscio MUSTAFA HABI ABDINUR Mogadiscio — Une adolescente somalienne a été tuée par une balle perdue hier à Mogadiscio lors d’une riposte des forces somaliennes et éthiopiennes à une attaque menée par un islamiste, alors que la traque des combattants islamistes somaliens se poursuit dans le sud du pays.L’étau semblait encore se resserrer sur les combattants islamistes somaliens, qui tentent d’échapper aux forces éthiopiennes et somaliennes dans l’extrême sud du pays, après la perte de l’un de leurs derniers refuges à Ras Kamboni, localité frontalière du Kenya.A Mogadiscio, une nouvelle fusillade hier soir a fait monter la tension d’un cran.Une adolescente somalienne de 13 ans a été tuée par une balle perdue dans le sud de la capitale après une attaque d’un combattant islamiste contre des forces somaliennes et éthiopiennes qui ont répliqué par des tirs nourris.«Une jeune de 13 ans a été tuée par une balle perdue, et un homme a été blessé», a déclaré un habitant Mohamed Mohamoud.L’information a été confirmée par une infirmière de l’hôpital Medina.«Vers 8h du soir, on a entendu me grande explosion après l’attaque, par un combattant islamiste, d’un camp où les forces somaliennes et éthiopiennes sont basées, et après, des tirs nourris ont commencé pendant dix minutes», a indiqué un Somalien Abdul Aziz Mohamed Cure, qui habite près du camp.«f ai vu plusieurs dizaines de personnes s’enfuir pour échapper aux balles perdues, mais je n ’ai pas constaté de victimes.Personne ne s’aventure dans les rues, même si la fusillade a cessé», a-t-il poursuivi.VOIR PAGE B 2: SOMALIE SHABEU.E MEDIA REUTERS Les troupes somaliennes ont patrouillé aux côtés des troupes éthiopiennes tout le week-end., A" 11 LE DEVOIR, LE LUNDI 8 JANVIER 2007 B 2 LE MONDE SOMALIE «Nous pensons que tous ceux qui renoncent à la violence et à Vextrémisme ont un rôle à jouer en Somalie» SUITE DE LA PAGE B 1 Dans l’extrême sud du pays, l’armée somalienne affirme avoir pris l'un des derniers refuges des islamistes.«Nos forces, accompagnées de nos amis éthiopiens, ont complètement battu les derniers islamistes présents dans la zone frontalière [de Ras Kamboni).Les islamistes ne contrôlent plus rien», a affirmé le colonel somalien Abdul-rasq Afgebub, joint par téléphone de Mogadiscio à Kismayo.Ras Kamboni est frontalier avec le Kenya, qui a fermé mercredi sa frontière avec la Somalie pour empêcher l’entrée de combattants islamistes, et a renforcé ses patrouilles terrestres et aériennes.Aucune source indépendante ne pouvait dans l’immédiat confirmer le départ des islamistes de Ras Kamboni, mais leur situation semble de moins en moins tenable par rapport aux moyens terrestres et aériens de l’armée éthiopienne, qui dispose d’informations au moyen des satellites américains.Les Etats-Unis semblent très impliqués dans cette traque des islamistes qu’il n’avait pu chasser de Mogadiscio lorsqu’ils soutenaient une alliance de chefs de guerre.Des navires américains croisent au large des côtes pour empêcher la fuite par mer des chçfs islamistes somaliens.A Nairobi, la secrétaire d’Etat américaine adjointe aux Affaires africaines, Jendayi Frazer, a achevé hier soir une tournée régionale, appelant une nouvelle fois au dialogue entre les parties somaliennes.«Nous pensons que tous ceux qui renoncent à la violence et à l’extrémisme ont un rôle à jouer en Somalie», a-t-elle déclaré à l’issue de réunions avec différentes parties somaliennes à Nairobi, notamment avec le premier ministre Ali Mohamded Gedi et des représentants de la société civile.Le gouvernement de transition «doit entrer en contact avec tous les groupes importants en Somalie, notamment les chefs religieux», a-t-elle insisté, répétant la position américaine depuis la fuite des islamistes de Mogadiscio, le 28 décembre.Elle a ajouté que les tribunaux islamiques devaient faire partie du processus «de réconciliation et de dialogue».Mme Frazer a renoncé à se rendre à Mogadiscio hier matin car la «situation sécuritaire était trop précaire», selon diplomate américain.In Somalie est en guerre civile depuis 1991.Au cours d’une offensive éclair de 12 jours, l'armée éthiopienne et les forces somaliennes ont mis en déroute les islamistes.Agence France-Presse PROCHE-ORIENT L’otage Jaime Razuri recouvre la liberté Le photographe de l’AFP a été remis aux services de sécurité palestiniens par ses ravisseurs Gaza — Iæ photographe péruvien de l’Agence France-Presse, Jaime Razuri, retenu sept jours en otage à Gaza où il avait été enlevé par des hommes armés, a été libéré en bonne santé hier.Jaime Razuri, 50 ans, a été libéré peu avant 20h locales et remis aux services de sécurité palestiniens qui l’ont ensuite conduit au siège de la présidence, où il a retrouvé ses collègues de l’AFP «]e vais très bien.Mes ravisseurs m’ont bien traité, bien nourri.Je suis très heureux d’être dehors», ont été ses premiers mots.«Ce n’était pas un hôtel cinq étoiles, mais c’était très bien.Je remercie toutes les personnes qui ont permis ma libération», a-t-il ajouté.Accompagné de diplomates péruviens et français, Jaime Razuri a traversé le point de passage d’Eretz pour se rendre en Israël.Le député et homme fort du Fatah, Mohammad Dahlane, qui a œuvré à sa libération, s’est dit «heureux que cela se soit bien terminé».«Nous n’avons fait que notre devoir», a-t-il commenté.Le photographe avait été capturé le 1er janvier par quatre hommes armés aux visages découverts, au pied de l’immeuble du bureau de l'AFP à Gaza, alors qu’il rentrait d’un reportage en compagnie d’un chauffeur et d’un traducteur.Selon des sources sécuritaires palestiniennes, Jaime Razuri était entre les mains d’un grand clan familial qui le retenait dans un quartier de Gaza.Les principales radios et télévisions péruviennes ont interrompu leurs programmes pour annoncer la nouvelle.Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Dous-te-Blazy, a salué cette libération, remerciant «tous ceux qui y ont contribué».La diplomatie péruvienne et française, ainsi que le gouverne- MENAHEM KAHANA AGENCE FRANCE-PRESSE Le photographe péruvien Jaime Razuri a été chaudement accuelli hier par ses collègues de l’Agence France-Presse.ment issu du Hamas et la présidence de Mahmoud Abbas, ont mené d’importants efforts pour assurer la libération du photographe.L’organisation Reporters sans frontières s’est dite «extrêmement soulagée» par sa libération, demandant «aux autorités de traduire en justice les ravisseurs».Une vingtaine d’étrangers, dont plusieurs journalistes, ont été en- levés ces derniers mois à Gaza, tous relâchés, pour la plupart très rapidement En Irak, l’AFP était toujours sans nouvelles de son collaborateur irakien Salah Jali al-Ghar-raoui, plus de neuf mois après son enlèvement à Bagdad par des hommes armés et cagoulés.Agence France-Presse GAZA SUITE DE LA PAGE B 1 «Notre message aujourd’hui est l’union et la force, derrière la direction du Fatah, d’Abou Mazen [Mahmoud Abbas] et de ses forces armées pour dire que le sang de Mohammed Ghraib marque un tournant dans nos relations» avec le Hamas, a lancé Mohammad Dahlane.Mohammed Ghraib, un colonel de la Sécurité préventive, un organe de sécurité fidèle à M.Abbas, a été tué jeudi par des partisans du Hamas qui avaient assiégé sa maison à Jabaliya, au nord de la bande de Gaza.«S’ils pensent que ce meurtre restera sans réponse, ils se trompent.Nous quitterons ce lieu [.] avec un nouveau programme: Montréal Aujourd'hui Ce soir Demain Mercredi Jeudi 4 -2 2/-11 -3Î-15 2/-1 Averses, pdp Ciel dègagt: Ciel variable.Passages Nuageux avec 100% nuageux.percées de soleil Québec Aujourd'hui Ce soir Demain Mercredi Jeudi 2 -4 1/-13 -5/-17 -6/-7 Pluie ou neifjfe.Faible neigé, Averses de Ciel variable.Ciei variable pdp 100%.' pdp 100%.neige, pdp 60%.Gatineau Aujourd'hui 4 Pluie ou neijjl, Ce soir Ciel degaÿ: Demain 1/-13 Plutôt nuageux.Mercredi -4/-15 Ciel variable Jeudi 3/-4 Neige tandafte.pdp 100%.pdp 80%.si quelqu’un du Fatah est attaqué, nous riposterons deux fois plus fort», a ajouté M.Dahlane.De son côté, le secrétaire général de la présidence Tayyeb Ab-delrahim a assuré: «Nous ne laisserons pas couler le sang des Palestiniens du Fatah.» Le Fatah a été fondé en 1959 par Yasser Arafat et a lancé sa première action armée contre Israël le 1er janvier 1965.Bras de fer Cette manifestation intervient au lendemain de la décision M.Abbas de déclarer «illégale» la Force exécutive du Hamas si elle n’était pas intégrée dans l’appareil sécuritaire existant Le Hamas a riposté en annonçant le doublement des effectifs de sa Force, pour la faire passer de 5500 à 12 000, dans une escalade dangereuse qui fait craindre des affrontements d’envergure entre les deux camps.Les islamistes avaient décidé de créer leur propre force après l’entrée en fonction du gouvernement du Hamas en mars, pour contrecarrer la mainmise du Fatah sur les appareils sécuritaires.M.Abbas a accentué encore plus hier sa pression sur le Hamas en se disant déterminé à mener des élections générales anticipées contre l’avis des islamistes.«Je ne reviendrai pas sur la tenue d’élections législatives et présidentielles anticipées», a-t-il déclaré lors d’une réunion à huis clos du Fatah à Bethléem, selon des propos rapportés par un témoin.M.Abbas n’a toujours pas fixé de date pour ces élections dont il avait annoncé la tenue le 16 décembre, après l’échec de discussions avec les dirigeants du Hamas pour former un gouvernement d’union.Côté israélien, le vice-premier ministre Shimon Peres a estimé t[u«une guerre civile serait une tragédie pour les Palestiniens, la paix et Israël».Par ailleurs, selon des sources sécuritaires israéliennes et palestiniennes, l’armée israélienne a arrêté à Naplouse quatre Palestiniens soupçonnés d’avoir planifié une attaque suicide en Israël.Agence France-Presse Météo Média teomedla.com Sept-ïles * -3/- Baie-Comeau «.# -3/- Saguenay Val d'Or -1/-14 ,A.ij> .¦ ** # Québec Trois-Rivières ' '"J?3/-3 ^ r I [Lever du soleil: 7h34 j |Coucher du soleil' ieh29|Gi“,# rbrooke MétéoMédia 2006 Canada Auj.Demain Le Monde Auj.Demain Edmonton Sol 1/-12 Var -4/-22 Londres Plu 14/7 Plu 14/13 Moncton Plu 9/-2 Sol 4/-5 Los Angeles Sol 25/9 Sol 25/7 Saint-Jean Plu m Sol 4/-3 Mexico Sol 18/7 Sol 16/5 Toronto Mel 3/-2 Nei 1/-9 New York Plu 13/2 Plu 7/1 Vancouver Plu 5/4 Plu 10/-1 Pans Plu 14/11 Plu 14/13 Winnipeg Var -9/-16 Sol •10M4 Tokyo Sol 9/5 Sol 7/5 La Météo sur votre cellulaire, tous les jours Recevez les prévisions météorologiques chaque jour au moment choisi directement sur votre téléphone mobile.Abonnez-vous dès aujourd'hui sur le site meteomeclla.com •Dos frais do $0.15 par message seront portés à votre compte Sudoku par Fabien Savary 7 8 Niveau de difficulté : DIFFICILE 0451 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 8 9 3 6 7 4 1 2 5 5 1 6 8 3 2 7 4 9 4 2 7 1 y 5 6 3 8 1 3 5 9 4 6 8 7 2 7 8 4 3 2 1 5 9 6 9 6 2 5 8 7 4 1 3 3 4 1 2 5 8 9 6 7 6 5 9 7 1 3 2 8 4 2 7 8 4 6 9 3 5 1 0450 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com I OBAMA Obama est un visage neuf.Un homme sans bagages, dans un pays qui aime les novices.SUITE DE LA PAGE B 1 Cette année-là, Barack Obama a perdu la course démocrate de l’Illinois.Son adversaire était un ancien membre des Black Panthers et la circonscription, un condensé des problèmes sociaux de la ville.Obama était juriste dans un cabinet de défense des droits civils et professeur de droit constitutionnel à l’université.«Il n’était pas assez noir», assure-t-on à Chicago.«Il n’avait pas mis en scène son histoire», ajoute Lynn Sweet.Deux ans plus tard, Barack Obama a de nouveau tenté sa chance, mais cette fois pour un siège au Sénat.Six autres démocrates étaient en lice.«Personne n’aurait parié sur lui, dit Lynn Sweet On ne lui trouvait rien de spécial.» L’Irak a changé la donne.Obama s’est trouvé être le seul candidat à avoir pris nettement position contre la guerre.Son discours de l’automne 2002 — «Je ne suis pas contre toutes les guerres; je suis seulement contre les guerres idiotes» — a fait le tour des sites Internet de l’Illinois.Barack Obama avait aussi attaché son nom à quelques réformes significatives, comme l’obligation pour la police de filmer les interrogatoires dans les crimes passibles de la peine capitale.Il a balayé ses adversaires.Il a gagné aussi bien dans les banlieues blanches que dans les quartiers noirs.«Il est sorti tellement fort des primaires que la campagne de John Kerry lui a donné un créneau pour parler à la convention démocrate de 2004, explique Lynn Sweet Le reste fait partie de l’Histoire.» L’incarnation du rêve américain Le soir du 27 juillet 2004, devant les délégués démocrates, Barack Obama a raconté l’extraordinaire parcours qui l’avait amené là.Son père, un Luo du Kenya, «noir comme le charbon»', sa mère.Américaine du Kansas, «blanche comme le lait».11 s’est présenté comme l’incarnation du rêve américain, un rêve dans lequel «un gosse efflanqué avec un drôle de nom peut entretenir l’espoir que l’Amérique a une place pour lui».Dans un Parti démocrate en mal d’orateurs, il a bouleversé les militants.Sur eBay, le site de vente aux enchères, Dreams from My Father a atteint dix fois son prix normal.Le livre, réédité d’urgence, est devenu un «best-seller».La presse a appris à prononcer son nom.Barack, un prénom qu’il décrit comme d’origine arabe, ou swahilie, voire hébraïque, selon les époques et les audiences, mais qu’il traduit invariablement par «béni».Obama, un nom passe-partout à Kisumu, au Kenya, mais qui lui a valu dans l’Amérique de l’après-ll-Septembre «les quolibets de certains républicains zélés», a-t-il écrit.Après avoir fait rimer Obama avec Oussama, les mêmes zélés ont déniché cette année le deuxième prénom du sénateur: Hussein.En novembre 2004, Obama a été élu sénateur de l’Illinois avec 70 % des voix — pour ratisser au centre, il avait pris soin de faire disparaître le discours antiguerre de 2002 de son site Internet.A 43 ans, il est devenu l’unique Noir du Sénat, le troisième depuis 1867.Dès le premier jour, les appariteurs réclamaient des autographes.11 n’avait pas encore siégé qu’on lui demandait «quelle était sa place dans l’Histoire».Ou ce qu’il pensait des badges «Oba-ma 2008», qui apparaissaient déjà.«Je ne pense pas que j’aie une place dans l’Histoire.Je n’ai encore rien' fait», a nuancé le héros.Au Sénat, Obama a essayé de ne pas se faire remarquer, sinon par son assiduité — le président de la Commission des affaires étrangères lui a rendu un jour hommage: il avait été le seul à assister à l’intégralité d’un débat sur l’Irak.Il a décliné les offres des compagnies aériennes d’aller à Chicago en première classe.Il a eu l’intelligence de choisir quelques thèmes: les prêts aux étudiants défavorisés, le Darfour, un sujet qui lui a valu la considération de la communauté juive, des étudiants et de l’acteur George Clooney.Mais sa discrétion n’a pas empêché la rumeur de se poursuivre.Son éditeur lui a commandé trois livres pour 1,9 million de dollars.Le comédien Matt Damon, l’animatrice Oprah Winfrey lui ont apporté leur soutien.«Il a quelque chose qui ne s’apprend pas.C’est un “leader”.Il arrive quelque part et vous avez envie de le suivre où qu’il aille», disait en décembre George Clooney.Lynn Sweet est probablement l’une des personnes qui le suivent depuis le plus longtemps.Elle surveille chacun de ses rendez-vous dans le bureau du ?étage de l’annexe du Sénat, où il conserve des photos de Gandhi, Martin Luther King et Nelson Mandela.Elle épluche les comptes de campagne, surveille les commanditaires.En août, elle l’a accompagné au Kenya, où il a fait une visite triomphale et appelé la population à se débarrasser de la politique tribale.Elle continue à se poser la même question.Pourquoi lui?Pourquoi un tel engouement?L’anti-Hillary Clinton Les théories abondent.Obama est un visage neuf.Un homme sans bagages, dans un pays qui aime les novices — voyez l’exemple de John Kennedy, qui avait tout de même huit ans d’expérience au Sénat.Lynn Sweet pense plutôt à Robert, son frère.«On retrouve la même détermination chez Obama, le même sens du but à atteindre.» Obama est l’anti-Hillary Clinton, tout chez lui coule avec facilité — il est «aussi à l’aise dans sa peau qu’elle ne l’est pas dans la sienne», a commenté Maureen Dowd, du New York Times.Avec lui, une page se tournerait enfin, celle des «baby-boomers», celle des années 1960, de la polarisation de la société, des divisions qui ont commencé avec le Viètnam et n’en finissent plus avec l’Irak.Ce serait l’homme des réconciliations: il est autant chez lui au Kansas, la terre de ses grands-parents maternels, que dans les quartiers noirs du South Side de Chicago, où il s’est marié: sa femme Michelle, diplômée d’Harvard elle aussi, est vice-présidente de l’hôpital universitaire de Chicago.Il transcende l’aspect racial: plus qu’afro-américain, il est africain et américain.Son père était un étudiant étranger, venu faire ses études à Hawaii avec une bourse.Il ne porte pas la mémoire de l’esclavage; il a grandi avec ses grands-parents et sa mère, et n’a découvert le poids d’être noir qu'à l’âge de 10 ans.«Il est en permanence engagé dans une discussion interne entre les différentes pièces de son moi hybride, a écrit l’éditorialiste conservateur David Brooks, en l’encourageant à se présenter en 2008.Et il fait partager à l’exté-rieyr cette conversation.» A l’inverse, les critiques crient à l’enthousiasme surfait.Obama n’était encore il y a deux ans qu’un sénateur local de la législature de l’Illinois.Comment pourrait-on confier à «Obambi» — selon le trait cruel de Maureen Dowd du New York Times — la gestion de l’armée, des affaires étrangères, de l’économie?Ce à quoi l’intéressé répond en citant Donald Rumsfeld et Dick Cheney, deux hommes qui «ont un maximum d’expérience».Le sénateur n’est pas dupe de l’«obamania».Il plaisante souvent à propos de son «quart d’heure de célébrité», qui va finir par faire pâlir d’envie Paris Hilton.Dans le New Hampshire, à la mi-décembre, il a fait salle comble, presque exclusivement devant des Blancs.Cent-cinquan-te journalistes le précédaient à chaque pas.Il a décrété qu’il n’y était pas pour grand-chose: «Tout ceci n’est pas à cause de moi, c’est à propos de vous.» En fait, l'engouement pour Obama en dit long sur l’état de l’Amérique.Neil Young a intitulé son album contre la guerre Looking for a Leader (À la recherche d’un chef).«Pourquoi pas une femme, un Noir, pourquoi pas Obama?», chante-t-il.Trois ans après le début de la guerre, l’Amérique est en mal de grands hommes.Elle s’est prise de passion pour le plus improbable des candidats, un homme qui a le sens de la formule — «Un bon compromis, c’est comme une belle phrase», a-t-il expliqué au New Yorker—, mais qui entoure ses phrases de préambules compliqués.Après six années de présidence Bush et de rapports tendus avec le reste du monde, l’Amérique est éprise, ou en tout cas curieuse, d’un hpmme qui n’a jamais vécu aux Etats-Unis avant l’âge de 19 ans, qui a des demi-frères et sœurs à Londres, à Nairobi, qui a suivi l’école coranique puis catholique à Djakarta, où sa mère s’était remariée avec un autre étudiant étranger.Un homme sans bagages, mais pourvu d’une biographie aux antipodes du Texas.Le Monde «Ha quelque chose qui ne s’apprend pas.C’est un “leader”.Il arrive quelque part et vous avez envie de le suivre où qu’il aille.» i LE DEVOIR, LE LUNDI 8 JANVIER 2 0 0 7 B 3 E MONDE GRANDE-BRETAGN E Gordon Brown défend un «nouveau style» de gouvernement Le successeur probable de Tony Blair se démarque en critiquant vertement les conditions de l’exécution de Saddam Hussein Successeur probable de Tony Blair d’ici septembre, le ministre britannique des Finances Gordon Brown a fait le point hier pour la première fois sur ses ambitions à la tête d’un futur gouvernement.Prônant un «nouveau style», il s’est notamment démarqué de Blair sur l’Irak, affirmant qu’il y avait des leçons à tirer des erreurs commises et qu’il n’hésiterait pas à critiquer Washington.DAVID STRINGER Londres — Le chancelier de l’Échiquier a surtout cherché à se distinguer de M.Blair, auquel il voue une animosité personnelle.Il a ainsi embarrassé un peu plus le chef du gouvernement en prenant position en des termes particulièrement nets sur les conditions de l'exécution de Saddam Hussein, qu’il a qualifiées de «déplorables» et de «totalement inacceptables».«Même des gens qui, comme moi, sont favorables à la peine de mort, ont trouvé cela [la conduite de cette exécution] totalement inacceptable.Elle n'a rien fait pour atténuer les tensions entre les communautés chiite et sunnite», a dit Brown dans une interview diffusée hier par la BBC télévision.Sa position tranche crûment avec le silence de M.Blair, qui s'est refusé à commenter la pendaison de l'ancien dictateur irakien, malgré la désapprobation de la presse et de membres du Parti travailliste pour cette attitude en retrait M.Blair a seulement indiqué qu’il s’exprimerait cette semaine sur le sujet Pour la première fois hier, Gordon Brown a défini le «nouveau style de gouvernement» auquel il aspirait «un gouvernement au service du peuple», a-t-il affirrné, disant vouloir mettre l’accent sim cet aspect «incroyablement L’activiste Cindy Sheehan transporte sa cause à Cuba ^Américaine prend part à une délégation qui demande la fermeture de Guantanamo La Havane — Des militants des droits de l’homme américains soutenus par le gouvernement cubain sont arrivés à la Havane pour demander la fermeture de la prison installée depuis cinq ans dans la base américaine de Guantanamo, à l’extrémité orientale de Cuba.Les membres de la délégation — parmi lesquels Cindy Sheehan, mère d’un soldat mort en Irak — ont été présentés comme les «cinq combattants» pour la paix par Javier Dominguez, de l'Institut cubain d’amitié entre les peuples (ICAP), samedi à leur arrivée.La délégation a prévu de manifester jeudi devant les portes de la base américaine, qui abrite plus de 400 prisonniers soupçonnés de terrorisme par Washington.Le jour même, des manifestations seront organisées dans le monde entier à l’occasion de la Journée internationale pour fermer Guantanamo, correspondant au cinquième anniversaire de l’ouverture de ce camp américain.«Ce qui est important, c’est le caractère inhumain des agissements de mon pays à Guantânamo», a déclaré à la presse Mme Sheehan, en se disant «inquiète des représailles dont pourraient souffrir les soldats [américains en Irak, NDLR] en raison des traitements» infligés aux prisonniers.«La prison doit être fermée, il faut que justice soit faite, mais pas à travers des tribunaux militaires», a ajouté un autre membre de la délégation, Ann Wright, une ex-colonelle de l’armée américaine qui a démissionné au moment de l’intervention américaine en Irak.Pour la première fois, un ex-prisonnier du camp de Guantânamo manifestera devant la prison.Il s’agit d’Iqbal, citoyen britannique qui a été emprisonné pendant trois ans et a été libéré sans poursuites.Il devait arriver hier à La Havane, en même temps que Zohra Zewawi, mère d’un autre prisonnier.«Nous remercions vivement le gouvernement cubain de nous avoir laissés entrer et être ses invités», a indiqué Medea Benjamin, des organisations non gouvernementales Global Exchange et Code Pink.Interrogée à propos des 300 prisonniers politiques recensés à Cuba, Mme Wright s’est dite 4rès préoccupée par les droits de l’homme dans tous les pays, y compris Cuba».Samedi, quelque 300 militants d’Amnesty International s’étaient réunis devant la réplique de la statue de la liberté à Paris, à l’approche du cinquième anniversaire du camp américain de Guantanamo dont ils ont réclamé la fermeture.Vêtus d’une tunique orange et d’un masque blanc à l’instar des prisonniers de la base américaine de Guantanamo Bay (Cuba), les manifestants ont formé plusieurs tableaux dont un représentant le chiffre «420», en hommage au nombre de détenus encore présents dans le camp.A quelques jours de la date anniversaire de l’ouverture de Guantanamo, le 11 janvier 2002, les militants ont scandé à plusieurs reprise le slogan: «Fermez Guantanamo, maintenant!».Agence France-Presse DAVID MOIR REUTERS Gordon Brown a fait le point hier sur ses ambitions à la tête d’un futur gouvernement.important».Ce «nouveau partenariat» passerait par «un gouvernement qui rendrait plus de comptes, une démocratie parlementaire plus forte et une population plus active».«Les défis de l’avenir exigent quelque chose de très différent du passé», a ajouté Gordon Brown dans un entretien à la BBC, laissant entendre qu’il envisageait des changements constitutionnels, pour que le Parlement se prononce notamment sur toute future entrée en guerre.«Il faut écouter, et être préparé à parler, consulter et débattre», a-t-il ajouté.Le pays a besoin d’un «gouvernement de tous les talents», a-t-il déclaré, laissant entendre qu’il ferait appel à des consultants et experts du secteur privé, comme il le fait déjà régulièrement en tant que ministre des Finances.«Je suis impatient, si j’assume de nouvelles fonctions, de travailler avec le président des États-Unis George W.Bush.De toute évidence, les gens qui me connaissent savent que je dirai ce que je pense.Je serai très franc», a-t-il expliqué par ailleurs.«Ce qui compte pour moi et mes collègues, ce sont les intérêts nationaux britanniques.» Tony Blair a été vivement critiqué, principalement sur l’Irak, pour rester toujours dans l’ombre de Bush, y gagnant le peu flatteur surnom de «caniche» du président américain.Gordon Brown a en outre estimé qu’il devrait y avoir une enquête sur la période qui a suivi l’invasion de l’Irak en mars 2003 et la gestion de l’après-guerre.«Il y a des leçons à apprendre, notamment de ce qui s’est passé immédiatement après la chute de Saddam Hussein.» Et notamment que l’autorité aurait dû être confiée aux Irakiens «bien plus tôt», a-t-il jugé.Autre leçon à tirer: la lutte contre le terrorisme ne pourrait pas être gagnée si la «bataille pour les cœurs et les esprits» n’est pas également remportée.Enfin, la Grande-Bretagne, principale alliée de Washington, n’a aucune intention d’envoyer des renforts en Irak, ce qu’envisageraient actuellement les Américains.Au contraire: «Je crois qu’il est juste de dire que d'ici la fin de l’année, il pourrait y avoir des milliers de [soldats britanniques] en moins en Irak», a-t-il ajouté, Londres poursuivant son «travail de redépbiement».Associated Press avec Reuters AGENCE FRANCE-PRESSE Alarmées par la recrudescence des violences, plusieurs familles ont choisi de fuir F Assam hier.Les violences séparatistes ensanglantent l’Assam Depuis vendredi, plus d'une soixantaine de personnes ont trouvé la mort dans l’État indien BISWAJYOTI DAS Guhawati, Inde — Des séparatistes ont tué dix personnes au cours dç deux attaques, hier, dans l’État indien d’Assam, ce qui porte le bilan des violences séparatistes à 67 morts depuis vendredi soir, a déclaré la police.Des centaines de policiers et de militaires ont effectué hier des raids contre des bastions de Rebelles dans les jungles de cet État du nord-est de l’Inde, après deux jours d’attaques coordonnées des séparatistes.La police a attribué cette série d’attaques au Front uni de libération d’Assam (DELA), qui lutte depuis près de 30 ans pour l’indépendance de cet Etat.«Nous allons déloger l'UFLA», a annoncé Tarun Gogoi, ministre de l’État d'Assam.«D’importantes opérations de ratissage ont débuté et davantage de forces vont être dépêchées dans les zones concernées.» La vague de violences a débuté vendredi soir avec la mort de 48 ouvriers et commerçants dans diverses attaques.Samedi, une explosion a fait sept morts, dont quatre policiers.Hier, des rebelles présumés ont tué 12 personnes, dont neuf ouvriers d’une briqueterie et deux sympathisants du Parti du Congrès, au pouvoir au niveau national en Inde.Des responsables de la sécurité ont dit que les agresseurs avaiept fui dans les montagnes de l’État voisin de l’Arunachal Pradesh.Sécurité renforcée et intimidation La sécurité a été renforcée hier dans les districts de Tinsu-kia, Dibrugarh, Golaghat et Siva-sagar, dans l’est de l’Assam, qui ont été parmi les plus touchés par ce regain de violences.Selon la police, ces attentats ont été commis pour intimider la population après la publication d’un sondage réalisé par un mouvement pagifiste dans neuf districts de l’État, qui montre que pas moins de 90 % des habi- tants sont hostiles aux revendications séparatistes.Depuis le début de l’insurrection, plus de 20 000 personnes ont trouvé la mort dans des attentats.La plupart des victimes civiles des attaques de ces deux derniers jour§ étaient des ouvriers venus de l’État voisin de Bihar.La semaine dernière, l’UFLA a averti les ouvriers et hommes d'affaires non originaires de l’Assam qu’ils s’exposaient à de graves conséquences s’ils continuaient à venir travailler dans cet État indien.L’UFLA a accusé New Delhi de favoriser la «colonisation» de l’Assam pour réduire l’influence des Assumais de souche.Hier, des centaines de personnes, transportant les corps de certaines victimes, ont bloqué des routes dans la ville de Doom-dooma, à 500 km à l’est de Guwa-hati, principale ville de l'Assam, afin de réclamer que des mesures soient prises pour empêcher les insurgés de nuire.Reuters FRANCE Chirac et ses proches refusent un franc soutien à Sarkozy INGRID BAZINET Paris — Le président français Jacques Chirac et sa garde rapprochée refusent d’apporter un franc soutien au candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy, grand favori des sondages à droite et chef du parti UMP, laissant planer le doute sur une éventuelle candidature hors de ce parti.Le premier ministre français Dominique de Villepin, un fidèle de M.Chirac, l’a annoncé publiquement hier: il sera présent au congrès de l’UMP, le parti au pouvoir, le 14 janvier à Paris, qui doit introniser Nicolas Sarkozy comme candidat de ce parti à la présidentielle d’avril-mai, mais ne votera pas.En clair, il n’entend pas participer au sacre de Nicolas Sarkozy, candidat unique au sein de ce parti, auquel une rivalité l’oppose de longue date.«Je serai présent mais je ne participerai pas au vote, car il ne vous a pas échappé que le président de la République ne s’étant pas prononcé, comme chef du gouvernement, je ne suis pas en mesure de participer à ce vote», a-t-il affirmé à la chaîne de télévision Canal+.M.Chirac, 74 ans, qui ne sera pas présent lors du congrès de l’UMP entretient toujours le flou sur une éventuelle candidature, même si elle est jugée hautement improbable, y compris dans son camp.Selon un sondage publié hier, 81 % des Français souhaitent que M.Chirac, depuis 12 ans à la tête de l’État, ne se représente pas.Ses lieutenants laissent planer le doute sur d’éventuels concurrents à droite qui pourraient prendre des voix à M.Sarkozy au premier tour.Le très chira-quien Jean-Louis Debré, président de l’Assemblée nationale, avait indiqué dès vendredi qu’il ne voterait pas pour M.Sarkozy: «Je veux savoir avant de me prononcer définitivement qui seront les candidats représentant la droite et le centre.» M.de Villepin, qui n’écarte toujours pas la possibilité de se présenter, n'a pas tari d’éloges hier sur la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, et le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo.«Si on veut aligner une famille politique réunie derrière un candidat sous forme de petits pois ou de sardines dans une boîte, vous ne gagnez pas comme ça», a-t-il ajouté dans une mise en garde transparente à M.Sarkozy.Multipliant les piques à l’encontre du ministre de l’Intérieur, M.de Villepin a indiqué avoir déjà en tête son successeur, tout en refusant d’en dévoiler le nom.Une façon de le pousser vers la sortie du gouvernement, même s’il reconnaît que «c’est d’abord la responsabilité de Nicolas Sarkozy».Le président Chirac avait lui-même sonné la charge cette semaine pendant ses vœux, distillant un quasi-programme et moult petites phrases en guise d’avertissements à M.Sarkozy.Il s’était notamment élevé contre «la tentation de la table rase», une allusion claire au ministre qui s'est fait le chantre de la «rupture».Une offensive qui a fait dire à certains, comme le résumait le quotidien régional Le Républicain lorrain, que la présidence, «à vider quotidiennement de sa substance le projet du président de LUMP, semble indiquer clairement que Chirac vote [Ségolène] Royal», la candidate socialiste fait jeu égal dans les sondages avec M.Sarkozy, en cas de face-à-face au deuxième tour.Reste que Nicolas Sarkozy est assuré d’une véritable consécration lors du congrès du 14 janvier de l’UMP qu'il préside.Plusieurs figures de poids du camp «chiraquien» se sont récemment rangés derrière lui: le chef de la diplomatie Philippe Douste-Blazy, plusieurs ministres et sur-tout, signe des temps qui changent, deux anciens premiers ministres et fidèles du président Jacques Chirac, Alain Juppé et Jean-Herre Raffarin.«Je pense qu’au bout du compte, la raison triomphera et que tout le monde finira par soutenir Nicolas Sarkozy», assure Patrick Devedjan, l'un des conseillers de Nicolas Sarkozy.Agence France-Presse EN BREF Miami: trois arrestations pour tentative d’entrée illégale Miami — La police a interpellé le conducteur d’un poids-lourd et deux hommes d’origine proche-orientale qui se cachaient à l’intérieur du véhicule à l’entrée du port de Miami, l’une des principales portes d'accès aux États-Unis, a annoncé hier un porte-parole des garde-côtes américains.Robert Williams, porte-parole du département de la police de Miami, a déclaré que le FBI interrogeait ces hommes.Rien n’indique que l’incident soit lié à une affaire de terrorisme et les services de sécurité du port n’ont pas été modifiés, a précisé Russ Knocke, porte-parole du département américain de la Sécurité intérieure, mais il intervient moins d’un an après ûh tollé politique soulevé par des interrogations sur le niveau de sécurité des ports américains.- Reuters Le sénateur démocrate Joseph Biden candidat à la présidence Washington — Le sénateur Joseph Biden, nouveau président de la Commission des affaires étrangères, a officiellement annoncé hier qull serait candidat à l'investiture démocrate pour l’élection présidentielle de novembre 2008 aux Etats-Unis.«Je suis candidat pour la présidentielle», a déclaré M.Biden à la chaîne de télévision américaine NBC, précisant qu'il accomplirait les formalités nécessaires avant la fin du mois de janvier.Âgé de 64 ans, ce sénateur influent fait pour l’instant figure d’outsider, largement distancé dans les sondages par deux de ses coDègues au Sénat Hillary Clinton et Barack Obama, même si ces derniers n’ont pas encore annoncé officiellement leurs intentions.-AFP HOCKEY ES SPORTS New Jersey 3 — Montréal O Gionta et Brodeur aident les Devils à s’imposer contre le Canadien LE DEVOIR Martin Brodeur, gardien des Devils du New Jersey, a signé le 87 blanchissage de sa carrière hier contre le Canadien.MARC TOUGAS Brian Gionta a réussi un doublé et Martin Brodeur a signé le 87' blanchissage de sa carrière, hier après-midi au Centre Bell, à l’occasion d’une victoire de 3-0 des Devils du New Jersey contre le Canadien de Montréal.Proclamé la première étoile du match de la veille, à Ottawa contre les Sénateurs, Martin Brodeur a été parfait contre les hommes de Guy Carbonneau.Il a ainsi signé une 25' victoire cette saison, un soinmet dans la ligue, et un 32 gain en 49 sorties en carrière contre le Tricolore.Troisième dans les annales de la LNH au chapitre des blanchissages en carrière, Brodeur continue donc de s’approcher de Terry Sawchuk (103) et George Hains-worth (94).Il en était à son septième pinceau à vie contre la fonna-tion montréalaise.«J’essaie de ne pas lire les journaux et de ne pas trop y penser, mais ça va devenir de plus en plus difficile au fur et à mesure que je m’approche du record, a reconnu Brodeur, qui a une moyenne en carrière de 1,74 contre le Canadien.Reste que j’ai toujours essayé de ne pas me préoccuper des choses que je ne peux pas contrôler.» Michael Rupp a marqué l’autre but des Devils.Gionta en était à ses 18' et 19 filets de la campagne.Brian Rafalski et Scott Gomez ont récolté deux aides chacun.Absents du match de samedi contre les Rangers de New York à cause de la gastroentérite qui court chez le Canadien depuis quelques jours, Saku Koivu et Guillaume La-tendresse étaient de retour dans la formation.Hier, c’était au tour de Tomas Plekanec de rester à l’écart en raison d’une grippe intestinale.Koivu a évidemment été blanchi, si bien qu’il devra attendre encore pour atteindre le cap des 500 points en carrière.De retour devant le filet après avoir été sorti du match jeudi soir dernier à Washington, Cristobal Huet a bien fait, repoussant 34 des 37 tirs décochés par les Devils.Malheureusement pour lui, son adversaire du jour était Brodeur.Le Canadien, qui s’était incliné dans cinq de ses sept matchs précédents, n’aura donc pas réussi à renverser la tendance contre les meneurs au classement de la section Atlantique, qui avaient signé cinq gams en six sorties avant hier.«Les Devils sont une équipe qu’il est énormément difficile d’affronter, a déclaré Guy Carbonneau.Ils ont en plus un gardien qui aime jouer à Montréal, ce qui n’aide pas les choses.Les joueurs ont donné un premier effort, mais ils ont eu de la difficulté à atteindre le deuxième et le troisième effort.» «J’ai hâte que ça arrête, chaque jour il y a deux ou trois nouveaux cas», a ajouté l’entraîneur du Canadien, en faisant allusion à l’épidémie de gastro qui court au sein de l’équipe, amenant les siens à subir trois revers d’affilée pour la première fois cette saison.Le Tricolore subissait par ailleurs une septième défaite de suite contre les Devils.Plus tôt cette saison, la formation montréalaise s’était inclinée 2-1 à deux reprises, dont une fois en prolongation.Les deux équipes se retrouveront une dernière fois en saison régulière le 14 février prochain au New Jersey.Un mur très étanche Contre la meilleure défensive de l’Association de l’est, le Canadien a eu la mauvaise idée de céder deux buts dès la première période.Les Devils ont brisé la glace à 2 min 21, quand Paul Martin a profité de l’espace libre que lui a généreusement laissé Janne Niinimaa pour transporter la rondelle depuis l’aile droite jusque dans l’enclave.Sheldon Souray ne savait plus où donner de la tête, si bien que Rupp a pu se faufiler derrière lui et pousser la rondelle au fond du filet Gionta a ensuite doublé l’avance des visiteurs à 19 min 18 quand il a déjoué la surveillance de Mathieu Dandenault pour saisir le retour d’un tir de Rafalski et pousser la rondelle derrière la ligne rouge.Encore une fois, Huet n’y pouvait rien.Il a pourtant été solide au cours de l’engagement bloquant avec aplomb 14 des 16 tirs dirigés vers lui.C’aurait toutefois pu être pire pour le Canadien, qui a résisté à un désavantage numérique de deux hommes d’une durée de 1 min 24 au cours du premier tiers.La seule fois où les Devils ont pu obtenir un deuxième tir consécutif, Souray est venu en aide à Huet en bloquant partiellement la rondelle.Mark Streit a obtenu la meilleure chance de marquer du Canadien au premier engagement.Apres avojr vu Maxim Lapierre longuement contrôler la rondelle le long de la bande, son tir de près dans l’enclave a été stoppé de la jambière par Brodeur.Le gardien des Devils est toutefois venu près de gaffer quelques secondes plus tard, quand à la suite d’un long tir inoffensif de Dandenault, la rondelle a rebondi sur son gant et est venue près de glisser derrière la ligne rouge.Le Canadien a mieux fait en deuxième, avec un avantage de 11-10 au chapitre des tirs.Toujours bien placé, Brodeur a toutefois frustré Latendresse, Koivu et Mikhail Grabovski, chaque fois à la suite d’un tir de près.Le gardien québécois a aussi eu l’aide de son poteau droit sur un tir sec décoché par Craig Rivet depuis la ligne bleue.Les Devils ont ensuite fermé le jeu — et les livres — en troisième, malgré les tentatives d’Andrei Markov, Grabovski et Latendresse.Huet a quand même permis aux siens de garder espoir malgré un désavantage numérique en milieu d’engagement, bloquant un tir de Patrick Elias grâce à un rapide déplacement latéral, puis en se retournant quelques secondes plus tard pour repousser la rondelle du manche de son bâton lors d’une mêlée à l’embouchure du filet.Un autre avantage numérique, de quatre minutes celui-là, a toutefois permis aux Devils de sceller l’issue du match à 12 min 47, et à Gionta de compléter son doublé.Presse canadienne RUMEN SPRICH REUTERS Michael Janyk, de Whistier, a terminé en neuvième position.Coupe du monde de ski alpin Marc Berthod signe sa première victoire Adelboden, Suisse — Marc Berthod a signé sa première victoire en Coupe du monde de ski alpin et la première pour l’équipe suisse masculine depuis presque trois ans, hier, en remportant le slalom d’Adelbo-den.Berthod s’est imposé grâce à un temps combiné de 1 min 47 s 42.L’Autrichien Benjamin Raich, champion olympique en titre, a terminé deuxième, à 0,26 seconde.Son compatriote Mario Matt est monté sur la troisième marche du podium, battu de 0,38 seconde par Berthod.Michael Janyk de Whistler a terminé en neuvième position avec un temps combiné de 1 min 48 s 40, tandis que Thomas Grandi de Banff n’a pas compléter la première manche.11 a plu pendant la première manche sur la piste Kuonisbaer-gli et Berthod, parti en 60' position, a dû négocier un tracé déjà bien abîmé.U‘ Suédois Markus Lirsson qui avait réalisé le meilleur chrono de la première manche, a pris la cinquième place.Berthod a signé le 27' temps en première manche.Les 30 meilleurs résultats participaient à la seconde tranche de la compétition.L’ordre des départs étant inversé dans la deuxième manche, Berthod s’est élancé quatrième et a bénéficié de meilleures conditions de course.Le Suisse de 23 ans a signé le meilleur temps cette deuxième manche, reléguant à 1,53 seconde l’Italien Manfred Moelgg, deuxième sur ce second tracé.Didier Cuche était le dernier Suisse à avoir gagné une course de Coupe du monde, la descente de Garmisch-Partenkirchen en 2004.Le pays n’avait pas remporté de slalom depuis Didier Plaschy, en 1999 à Kranjska Gora.Onzième à l’issue de la première manche, l’Américain Bode Miller a perdu un ski dans la seconde.Après quatre courses disputées, Markus Larsson continue d'occuper la première place au classement de la discipline, avec 225 points contre 180 à Raich et 150 à Giorgio Rocca, l’Italien classé sixième hier.Le Norvégien Aksel Lund Svindal reste en tête du classement général de la Coupe du monde.Associated Press Coupe du monde de ski acrobatique Un doublé canadien au mont Gabriel MARC DELBÈS Sainte-Adèle — Les Albertains Cord Spero et Ryan Blais avaient bien des raisons de se réjouir, hier après-midi, sur les deux plus hautes marches du podium de l’épreuve des sauts de la Coupe du monde de ski acrobatique, disputée par un temps splendide au mont Gabriel.Pour les deux grands amis de Grande Prairie, c’est la réalisation d’un rêve d’enfance.«Nous avons grandi ensemble, nous avons commencé à skier en même temps chez les juniors et nous sommes très proches l’un de l’autre, a avoué Spero, quelques minutes après avoir savouré sa première victoire sur le circuit de la Coupe du monde.De nous retrouver tous les deux sur le podium la même journée, nous n’aurions pu imaginer un meilleur scénario.Je suis très excité présentement.» Spero, qui en est à sa quatrième saison au sein de l’équipe nationale, a exécuté un solide saut, un triple périlleux arrière avec quatre vrilles pour s’imposer avec un total de 120,36 points devant une foule enthousiaste estimée à 8000 spectateurs par les organisateurs.Blais, victime d’une très vilaine chute à l’entraînement une heure avant la compétition, s’est assuré la médaille d’argent avec un total de 119,69 points.L’Américain Jeret Peterson (118,82) a mérité la médaille de bronze.«Je suis content pour plusieurs raisons», a pour sa part commenté le sympathique Blais, pas du tout déçu de céder la victoire à son copain.«Je préfère une deuxième position avec Cord comme vainqueur qu’une victoire sans lui à mes côtés sur le podium, a-t-il ajouté avec sincérité./c me souviens quand nous étions à la petite école.Nous faisions des dessins de sauts, en rêvant de nous retrouver un jour sur le podium ensemble.» Savourer le moment présent C’était vraiment la journée de Spero.Dominant déjà lors des qualifications en matinée, le skieur âgé de 26 ans a avoué qu'il avait des papillons dans l’estomac avant de s’exécuter le dernier en finale.«J’étais nerveux car je ne m’étais jamais qualifié premier en demi-finale.Je suis resté concentré sur ce que j'avais à faire.Mais comme j’avais très bien réussi mon saut le matin, j’ai décidé de faire la même chose.» Compte tenu des températures douces, les responsables de la compétition ont décidé de disputer la finale seulement sur un saut, de peur que les conditions des templins se dégradent trop si on demandait aux compétiteurs d’en exécuter deux comme prévu.Grâce à cette victoire, Spero se retrouve au deuxième rang du classement des sauts de la Coupe du monde avec 176 points.Son coéquiper Steve Omi-schl, de Kelowna, en Colombie-Britannique, demeure en tête avec 190 points après avoir terminé l’épreuve au 5' rang.«Cette victoire est le fruit de plusieurs années de travail.J’espère poursuivre sur cette note mais, pour l’instant, je veux seulement savourer le moment présent», a pousuivi Spero, qui prévoyait fêter sa victoire en pre-nant quelques bières avec ses coéquipiers.«Habituel- lement, c’est le vainqueur qui paie la tournée.» Le vétéran Jeff Bean, d’Ottawa, qui en est à sa dernière saison sur le circuit de la Coupe du monde, a terminé au T rang avec 104,43 points.Domination de Cooper Dans la finale féminine, l’Australienne Jacqui Cooper, qui a célébré ses 34 ans la veille, a survolé la compétition.Elle a osé un triple périlleux arrière accompagné de trois vrilles pour totaliser un score de 116,64, soit 30 points de plus que la médaillée d’argent, la Suissesse Manuela Mueller.«Je n’avais aucune attente pour ce qui est de mon score avant la compétition, a confié Cooper, qui a apprécié la température douce qui a prévalu tout le week-end et qui lui rappelait les conditions en Australie./e voulais seulement offrir ma meilleure performance.C’est certain que j’ai obtenu un gros score car j’ai réussi mon saut qui a un degré de difficultés très élevé.» Il s’agissait de sa 18 victoire en carrière en Coupe du monde, ce qui lui permet de devenir la nouvelle meneuse pour le nombre de victoires dans l’épreuve des sauts.Elle devance désormais la Québécoise Marie-Claude Asselin et sa compatriote Kirsüe Marshall, qui en totalisent 17.Cooper est également la nouvelle meneuse du classement général de la Coupe du monde avec 225 points.I-U Torontoise Veronika Bauer, la seule Canadienne inscrite à la compétition, a mérité la médaille de bronze avec 82,83 points.«Je suis soulagée par cette performance car je n’avais pas connu un bon entraînement avant la finale», a dit Bauer, dont il s'agissait de la première compétition de la saison puisqu’elle avait fait l’impasse sur la Coupe du monde disputée en Chine en décembre afin de s’entraîner davantage.Un autre Australien en vedette Samedi, l’Australien d’origine canadienne Dale Begg-Smith avait enlevé la première épreuve de la saison de la Coupe du monde des bosses sur la piste Tamarack sans trop forcer son talent.Alexandre Bilodeau, de Rosemère, victorieux l’an dernier au mont Gabriel, est monté sur le podium en vertu de sa troisième place, derrière le Français Guilbaut Colas.Chez les dames, la victoire est allée à l’Américaine Shannon Bahrke (24,60 points).Elle a eu le meilleur sur la Suédoise Sara Kjellin (24,59) et l’Autrichienne Margarita Marbler (24,46).la Montréalaise d’adoption Jennifer Heil, championne olympique, s’est contentée du IL rang après avoir chuté à la réception de son premier saut.Malgré un seul podium, l’équipe canadienne des bosses a néanmoins entrepris la saison en force, classant huit de ses membres, tous des Québécois — quatre chez les filles et quatre chez les hommes —, en finale.la prochaine étape de la Coupe du monde sera présentée en fin de semaine prochaine à Deer Valley, dans l’Utah, avec trois épreuves au programme (bosses, bosses en parallèle et les sauts).Presse canadienne LNH ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P DPFBP BC Pts Buffalo 30 9 3 164 122 63 Montréal 23 13 5 127 115 51 Ottawa 22 19 2 137 124 46 Toronto 19 18 6 144 144 44 Boston 20 16 3 118 142 43 Section Atlantique New Jersey 24 13 4 110 100 52 N.Y.Rangers 22 17 4 129 131 48 Pittsburgh 18 15 6 123 125 42 N.Y.Islanders 19 19 3 117 116 41 Philadelphie 11 26 4 101 153 26 Section Sud-Est Atlanta 24 12 8 137 134 56 Caroline 22 18 4 130 133 48 Washington 18 17 7 128 143 43 Tampa Bay 19 21 2 132 134 40 Floride 15 20 8 116 139 38 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale Nashville 28 11 3 144 109 59 Detroit 25 10 5 121 94 55 Chicago 17 19 5 103 120 39 Columbus 16 21 4 106 125 36 St.Louis 13 21 7 96 129 33 Section Nord-Ouest Vancouver 23 18 1 103 108 47 Calgary 21 15 4 122 106 46 Minnesota 21 18 3 118 114 45 Colorado 21 18 2 131 116 44 Edmonton 19 18 4 117 122 42 Section Pacifique Anaheim 28 9 6 147 106 62 San José 28 14 0 130 100 56 Dallas 26 16 1 116 101 53 Phoenix 18 20 2 109 136 38 Los Angeles 16 22 5 123 153 37 H[ex Philadelphie à Ottawa New Jersey à Montréal Phoenix à Chicago Tampa Bay â Pittsburgh Detroit à Anaheim Floride à Vancouver Aujourd'hui Edmonton à Los Angeles.22h30 Demain N.Y Islanders à N.Y.Rangers, 19h Philadelphie à Washington.19h St.Louis â Columbus, 19h Caroline à Toronto, 19h30 Atlanta à Montréal, 19h30 Boston à Ottawa, 19h30 Pittsburgh à Tampa Bay, 19h30 Anaheim à Nashville.20h Phoenix à Dallas, 20h30 Detroit au Colorado, 21 h Minnesota â Calgary, 21 h EN BREF Luge par équipe: le Canada termine troisième en Allemagne Koenigssee, Allemagne — L’équipe canadienne de luge a terminé au troisième rang de l’épreuve par équipe présentée hier, en Allemagne, ce qui lui permet de demeurer au premier rang du classement de la Coupe du monde.L’équipe de Chris Moffat, Mike Moffat, Regan Lauscher et Jeff Christie ont terminé l'épreuve en 2 min 42 s 501, à plus d’une seconde des Allemands.L’équipe autrichienne a remporté la médaille d’argent.L’épreuve de luge par équipe a été modifiée cette saison.Un relais est maintenant en vigueur, et les lugeurs doivent maintenant donner le signal à leurs coéquipiers en touchant un bouton électronique en fin de parcours.- PC FootbaU: un joueur universitaire retrouvé mort Los Angeles —Mario Danelo, un des meilleurs joueurs des Trojans, l’équipe de football américain de l’Université de Californie du Sud, a été retrouvé mort samedi, a-t-on appris auprès de la police de I/is Angeles.«Rien n’indique qu 'il s’agisse d’un crime», a déclaré un lieutenant de la police de Los Angeles au quotidien Los Angeles Times, précisant par ailleurs que rien n’accréditait non plus pour l’instant la thèse du suicide.Le corps sans vie de Danelo, 21 ans, a été retrouvé par un promeneur au pied d’une falaise rocheuse près du phare de Point Fermin, en Califorme.- AFP Tennis: Malisse remporte l’Omnium de Chennai Chennai, Inde — Le Belge Xavier Malisse a mis la main sur son deuxième titre en carrière quand il a défait l’Autrichien Stefan Koubek en deux manches de 6-1 et 6-3, hier, pour remporter l’Omnium de Chennai.Malisse, troisième tête de série et 37e joueur mondial, a profité des ennuis de Koubek, 80' raquette au monde, au service pour l’emporter.Koubek, qui semblait nerveux, n’a pas réussi à inscrire un point avec ses services en première manche.Malisse — dont le seul autre triomphe sur le circuit ATP était survenu en 2005, au tournoi de Delray Beach — avait éliminé le favori Rafael Nadal pour atteindre la finale.Koubek, de son côté, avait créé toute une surprise en éliminant le double vainqueur Carlos Moya pour obtenir son laisser-passer.-AP LE DEVOIR.LE LUNDI 8 JA N VIER 200 B 5 ET RELIGIONS ^ _______________ Jean-Claude Leclerc L’avenir des embryons Harper a-t-il donné le pouvoir aux groupes religieux?Avoir la controverse sur la nouvelle régie fédérale des cliniques de fertilité, on croirait que la droite religieuse, si elle a perdu la bataille du mariage gai, va gagner la guerre des embryons.On accuse, en tout cas, le cabinet Harper d’avoir introduit à l’Agence canadienne de contrôle de la procréation assistée (ACPA) une fournée de gens hostiles aux technologies de pointe en ce domaine.Instituée sous les libéraux et mise en place par les conservateurs, cette régie veillera à l’accréditation et à la surveillance des cliniques ainsi qu’aux règlements concernant, notamment, la détection génétique des embryons et l’accord des parents pour l’utilisation de ces cellules humaines à des fins de recherche.Pour le ministre de la Santé, Tony Clement, le gouvernement a voulu s’assurer que l’Agence allait refléter un éventail des points de vue qui existent à ce sujet au Canada.Toutefois, à peine la liste des recrues était-elle publiée que plusieurs y décelaient, sur la foi d’une courte enquête idéologique, une majorité de gens aux idées apparemment trop arrêtées.Ainsi, tel professeur d’études juives a écrit, dit-on, contre l’avortement; une anthropologue appartient à une organisation catholique de Toronto; un oncologue de Montréal s’est déjà prononcé contre l’euthanasie; une bio-éthi-cienne de Halifax s’oppose à l’emploi de certains embryons pour la recherche sur les cellules-souches.(Plus de 300 000 couples s’adresseraient chaque années aux services médicaux pour en obtenir information et assistance en vue de procréer.On imagine l’émotion que suscite un tel enjeu parmi la population et, sans doute aussi, l'électorat.Sans compter les sommes considérables que représente, pour les cliniques, le marché médical de l’infertilité.) Pour l’ex-ministre libérale de la Santé, Carolyn Bennett, la composition de l’Agence est inquiétante.«Je n’y vois personne pour se préoccuper des couples qui ont besoin d’aide pour concevoir», a-t-elle déclarée au Globe and Mail.Il n’y aurait pas, non plus, de gens intéressés à l’avancement des connaissances dans ce domaine.«Je n’y vois que des gens intéressés à faire reculer la science.» Candidatures Si tel est le cas, ce n’aur^i pas été faute de candidatures.A travers le pays, confirme le porte-parole du ministre, Eric Waddell, un grand nombre de personnes ont soumis leur 'curriculum vite.Le mandat étant limité dans le temps, et la loi elle-même, soumise à une révision prochaine, les nominations seront temporaires.L’attrait de ces postes s'explique donc, non pas par leurs avantages pécuniaires, mais, peut-on croire, par leur importance sociale.Certains noms étaient déjà connus.Ainsi, l’ancien premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, John Hamm, un médecin de famille, présidera l’organisme.Et Suzanne Rozell Scorsone, directrice de recherche et de communication à l’archidiocèse catholique de Toronto, a fait partie, en 1993, de la Commission royale d’enquête sur les nouveUes technologies de reproduction.Par contre, d’autres personnalités également intéressées à cette question n’ont pas été retenues.Ainsi, Beverly Hanck, directrice de l’Infertility Awareness Association of Canada, qui avait soumis son nom, dit n’avoir jamais eu de réponse.On se doute bien qu’au ministère l’on aura voulu éviter d’avoir à la commission des gens aux orientations tranchées qui en auraient bloqué le fonctionnement.Car la loi n’a pas réconcilié les divergences de vues.Ottawa aura mis une douzaine d’années à créer cette régie, un organisme pourtant jugé^ nécessaire par la commission d’enquête de 1993.Faut-il s’en surprendre?Si les politiciens, une fois publié le rapport, allaient rivaliser pour protéger les sympathiques couples en quête d’enfant, sinon les obscurs donneurs de sperme et d’ovule, il allait en être tout autrement de l’éthique concernant les embryons.Depuis 2004, au Canada, la loi fait un crime du clonage humain pratiqué à des fins thérapeutiques.Par contre, d’autres pays, dont la Grande-Bretagne, ont ouvert la porte à ces recherches.Des travaux sur les cellules souches continuent ici en toute légalité; mais à ce jour, notamment à Montréal, les résultats ont été décevants.Le recours fructueux à d’autres cellules ayant un même potentiel thérapeutique aurait permis d’éviter le dilemme moral des embryons.Comme on n’y est pas encore parvenu, la controverse persiste.L’usage d’embryons à des fins de recherche n’est pas la seule question en litige.D’autres problèmes se posent qui ne sauraient être résolus simplement par des percées scientifiques ou technologiques.Des litiges sur la filiation, par exemple, continuent d’être soumis aux tribunaux.De même, le «sacrifice» d’embryons implantés en surnombre pour accroître les possibilités de grossesse reste problématique.En effet, les possibilités d’échec, de naissances multiples, de bébés prématurés, d’enfants à la santé précaire, tout cela soulève des questions d'ordre éthique.Une récente enquête de Radio-Canada révèle à ce sujet des situations dont on s’étonne qu’elles n’aient pas encore été encadrées par les autorités médicales.(Le silence de Québec, d’ordinaire prompt à défendre ses pouvoirs, laisse perplexe.) Des consultations Quoi qu’il en soit, les règles de l’ACPA seront publiques.Ottawa promet que les milieux intéressés vont être consultés avant leur mise en vigueur.Il ne manquera pas, peut-on croire, de gens «engagés» ni d’experts pour les passer au crible.Sans doute aura-t-on alors la confirmation qu’aucune des catégories d’intérêt en présence — couples, donneurs, cliniciens, chercheurs — ne saurait trouver de règles de conduite qui soient universellement acceptables.Surtout, peu importe quelle catégorie de gens fera pencher la balance à l’ACPA on peut déjà prévoir qu’en cas de règle qui leur déplaise, il ne manquera pas, non plus, de contestataires pour porter le débat devant les tribunaux.Par contre, les milieux conservateurs religieux étant favorables à la famille, on ne saurait présumer que l’ACPA à supposer qu’ils y aient la majorité, cherchera à limiter le plus possible le succès des couples en quête d’enfants.tes intentions du cabinet Harper auraient moins soulevé de suspicion si l’annonce des nominations n’avait été faite en pleine saison des Fêtes, période peu propice à l’examen des décisions du gouvernement.Moins de doute aussi aurait entouré la sélection des membres de l’ACPA si moins de milieux religieux empruntaient à Ottawa, comme trop d’autres secteurs, les voies pas toujours transparentes du «lobbying», sinon de l’infiltration.Cette controverse sur le recrutement des membres de l’Agence canadienne de contrôle de la procréation assistée ne met pas seulement en lumière les conflits qui persistent entre écoles d’éthique.Elle illustre un vieux problème dans la sélection des membres, fort nombreux, qui peuplent les organismes fédéraux.Avant l’arrivée des conservateurs au pouvoir, en effet, on trouvait normal que les gens nommés aux agences proviennent le plus souvent des villes, de milieux proches du gouvernement, sinon carrément du Parti libéral, tes gens des fameuses commandites n’auront pas été les seuls, en effet, à se comporter comme s’ils avaient été propriétaires du pays.Depuis Stephen Harper, toutefois, d’autres voix se font entendre.11 y a pire scandale.Les milieux ruraux ou religieux, il faudra s’y faire, font encore partie de la société.S’ils n’ont pas à imposer leurs choix moraux, souvent plus traditionnels, à ceux qui n’en veulent pas, ils n’ont pas perdu pour autant leur voix au chapitre.redaction®,ledevoir.com Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l’Université de Montréal.Le Vatican embarrassé A Le nouvel archevêque de Varsovie donne sa démission HELENE DESPIC POPOVIC ET MAJA ZOLTOWSKA Varsovie — Rattrapé par son passé d’ancien informateur du régime communiste, le successeur désigné de Mer Glemp à la tête de l’Église catholique polonaise, M‘;r Stanislaw Wielgus, a donné hier sa démission.L’évêque polonais a annoncé sa décision peu avant la cérémonie officielle qui devait marquer hier son intronisation dans la cathédrale de Varsovie.La situation était devenue intenable.Mis en cause par la presse, M" Wielgus avait d’abord nié puis reconnu du bout des lèvres avoir eu dans les années 1970 des contacts avec des agents de la sécurité d’État, l’ancienne police politique communiste, dans le but d’obtenir un passeport pour voyager à l’étranger.Après la publication par des journaux d’extraits de documents issus de l’Institut de la mémoire nationale (IPN) et la conclu siop par la commission spéciale de l’Église qu’il avait bel et bien collaboré avec la police secrète, le prélat avait vendredi dernier fait acte de contrition, confessé sa «faute» et annoncé qu’il s’en remettait aux «décisions du Saint-Père».Il demeurait cependant invraisemblable que l’absolution de l’Église soit suffisante pour calmer l’opinion, massivement hostile à l’entrée en fonction de M8r Wielgus, ainsi que la classe politique au pouvoir, qui a fait de la rupture avec le communisme un de ses principaux chevaux de bataille.Retournement du Vatican La pression du Vatican, qui avait pourtant vendredi renouyelé son soutien au futur chef de l’Église catholique polonaise, l’a finalement emporté.Selon la presse polonaise, ce retournement du Vatican s’est produit après d’intenses contacts avec des représentants du gouvernement conservateur de Jaroslaw Kac-zynski.Ce dernier ainsi que son frère jumeau tech, qui normalement auraient dû assister à la cérémonie d’intronisation de M“r Wielgus, estiment que la Pologne a manqué à «se décommuniser» après la chute du Mur et qu’elle doit maintenant mener à terme ce processus.«Avec l'affaire Wiegus, estime Martin Przeciszewski, rédacteur en chef de l’agence catholique Kai, les frères Kaczynski obtiennent un argument de plus pour poursuivre leur politique de rénovation morale».tech Kaczynski semblait hier satisfait.«C’est bien que cette démission se soit produite.L’Eglise est une institution importante en Pologne», a-t-il dit.Le soulagement prévalait également chez les libéraux.«Le côté positif de cette affaire, a souligné Jan Rokita, porte-parole de la Plate-forme civique, est que l’Eglise a montré qu’elle compte avec l’avis des laïcs.» .VU Stanislaw Wielgus a fait son entrée hier à la cathédrale décision de démissionner comme successeur de polonaise.Il avait confessé vendredi avoir bel et bien Pologne communiste.PETER ANDREWS REUTERS Cascade de révélations Depuis un an, l’Église catholique polonaise, qui avait été collectivement le symbole de la résistance au communisme, est confrontée à une cascade de révélations sur des cas de prêtres qui auraient collaboré avec les ap-ciens services de la sécurité d’État, la SB.tes historiens estiment qu’il s’agit de 10 à 15 % du clergé.Ce mal caché est devenu public quand un prêtre polonais de Nowa Huta, le père Tadeusz Isa-kowicz-Zaleski, un homme qui avait été plusieurs fois passé à tabac par la SB dans les années 1980 en raison de son soutien au syndicat Solidarité, s’était rendu compte qu’il avait été dénoncé par ses collègues.Après des recherches, il avait appelé l’Église à une confession publique et pu- blié une liste comprenant le nom de 28 prêtres agents, dont sept décédés.Ses révélations n’ont pas été du goût de l’Église, qui ne tient pas à laver son linge sale en public.Après un mea-culpa prononcé du bout des lèvres, celle-ci a fini par créer en octobre 2006 une commission spéciale historique chargée d’examiner les cas qui lui ont été soumis.Selon Martin Przeciszewski, elle travaille actuellement sur les cas de plusieurs dignitaires dont les noms ne sont pas connus.Plusieurs évêchés, dont ceux de Lublin, Cracovie et Wroclaw, ont créé leurs propres commissions.• L’affaire de l’archevêque Wielgus est la plus importante révélée à ce jour.Les précédentes avait touché ce printemps un prêtre très respecté, Michal Czajkowski, coprésident du Conseil des chrétiens et des juifs, qui, après avoir collaboré, avait rompu avec la SB après l’assassinat du père Jerzy Popieluszko dans les années 1980.L’êvêque de Tarnow, Wiktor Sk-worc, avait par contre réussi à se disculper en réclamant de passer devant une commission.Hier, M8r Glemp a dit regretter que son successeur désigné soit «jugé et condamné sans avocats, sans témoins».«Moins qu’un soutien à Msr Wielgus, il entend s’opposer à la manière dont les médias l’ont publiquement crucifié», souligne Martin Przeciszewski, qui estime que la démission de M“' Wielgus devrait mettre un terme à la crise.Libération Le Vatican dénonce une « vengeance » ERIC JOZSEF Contraint d’accepter la démission de .\T" Stanislaw Wielgus, le Vatican, par la voix de son porte-parole Federico Lombardi, a dé-nqncé hier «une vengeance» contre l’Église polonaise soumise «actuellement à une vague d’attaques».Tout en estimant que la décision de l’archevêque constituait «une solution adéquate» à la «désorientation» des fidèles après les révélations concernant ses liens avec les services secrets communistes, «qui ont compromis gravement son autorité», cet important collaborateur du pape Benoît XVI en a rajouté, évoquant «une étrange alliance entre les persécuteurs du passé et d’autres adversaires de l’Église polonaise».«Wielgus n’est pas le premier et ne sera sans doute pas le dernier cas d’attaque à l’encontre de personnalités ecclésiastiques sur la base de documents des services secrets de l’ancien régime», a insisté Federico Lombardi, qui a précisé: «Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un matériel produit par des fonctionnaires d’un régime oppressif et qui usait de chantage.» Tourner la page Au cours de son premier voyage à l’étranger, en mai dernier, en Pologne, le pape Benoît XVI avait invité les fidèles à accorder le pardon et à tourner la page.Alors qu’on estime que plus de 10 % du clergé local a d’une manière ou d’une autre entretenu des cpntacts avec la police secrète de l’État communiste, le souverain pontife avait ainsi demandé aux concitoyens de son prédécesseur Jean-Paul II «de se garder de s'ériger avec arrogance au rang de juges des générations précédentes, qui ont vécu en d’autres temps et en d'autres circonstances».Au nom de la réconciliation, la candidature de Stanislaw Wielgus n’avait ainsi pas paru saugrenue aux autorités de Rome qui, sur proposition du nonce apostolique, l’avaient nommé archevêque de Varsovie le 6 décembre dernier.A la suite des premières révélations de la presse polonaise sur son passé, le Vatican avait, dans un communiqué, précisé le 21 décembre «que toutes les circonstances de sa vie» avaient été examinées avant sa désignation.Wie- glus lui-même a indiqué qu’il avait personnellement «informé» Benoît XVI de son passé il y a plusieurs semaines, précisant «qu’il n’avait jamais trahi le Qiristetson Église».Il y a encore quelques jours, Rome semblait décidé à maintenir le cap.Mais la publication des détails des liens de Wielgus avec la police secrète pendant plus de 20 ans et l’admission de l’intéressé, samedi, «d’avoir de nouveau fait du mal en niant cette collaboration au cours des derniers jours» ont rendu la situation insoutenable, en particulier auprès de nombreux fidèles polonais.Mur Stanislaw Wielgus «Il est possible que l’entourage du pape n ’ait pas été en possession de tous les éléments concernant le passé de M‘r Wielgus avant sa désignation», confiait hier soir un proche de Benoît XVI, lequel, selon plusieurs vaticanistes, a en tout cas commis en nommant l’ex-recteur de Lublin archevêque de Cracovie, «un nouveau faux pas, après celui de Ratisbon-ne» (allusion au pape qui, dans cette ville allemande, avait associé islam et violence).Libération Une brillante carrière ecclésiastique brisée Varsovie — M1' Stanislaw Wielgus, 67 ans, a eu sa brillante carrière brisée avec sa démission, hier, de l’archevêché de Varsovie pour avoir collaboré avec l’ancienne police secrète de l’ère communiste.Professeur en philosophie médiévale, ancien recteur de l’Université catholique de Dublin, coprésident de la commission mixte Église-État en Pologne et consultant de la congrégation à l’éducation du Vatican, M*' Wielgus a perdu, deux jours après l’avoir pris, son nouveau poste prestigieux, où il devait succéder au cardinal Jozef Glemp.Né dans une famille paysanne à Wierzchowiska, une petite localité de l’est de la Pologne, il entre au séminaire à l’âge de 17 ans et il est ordonné prêtre en 1962.D’abord vicaire dans trois paroisses de la région, il entre en 1965 à l’Université catholique de Lublin, dont il obtient un diplôme en philosophie trois ans plus tard.11 y fait aussi son doctorat et devient professeur, puis recteur de cette université.Dans les années 1973-75, puis en 1978, il bénéficie de bourses d'études de la fondation allemande Humboldt pour l’Institut Martin Grabmann (philosophie et théolo- gie médiévale) de l’Université de Munich.En 1999, le p;ipe Jean-Paul II le nomme évêque de Plock, un diocèse de la Pologne centrale.Puis le 6 décembre, il est nommé archevêque de Varsovie par le pape Benoît XVI.Selon les documents rendus publics vendredi, M1* Wielgus avait été recruté par la SB en 1967, alors qu’il était encore étudiant.NT' Wielgus faisait partie des prélats polonais qui n’ont pas caché leur euroscepticisme avant l’adhésion de la Pologne à l'Union européenne en 2004.Volontiers nationaliste, il a souvent mis en garde ses ouailles contre «un cosmopolitisme sans idées», en les encourageant à «ne pas hésiter à manifester leur amour de la patrie».Quand le scandale de sa collaboration avec les anciens services secrets communistes a éclaté ces dernières semaines, il a reçu un soutien sans faille de la station catholique intégriste Radio Maryja, qui revendique trois millions d’auditeurs réguliers en Pologne, et au sein de la diaspora polonaise dans le monde.Agence France-Presse > ^ LE DEVOIR, LE LUNDI 8 JANVIER 2 0 0 7 BJ> AUTOMOBILE CADILLAC STS La résurrection d’une grande marque Si GM traverse une période difficile, ce n’est certes pas à cause de Cadillac.Après avoir traîné comme un boulet une image ringarde pendant près de trois décennies, cette marque est redevenue synonyme de qualité, de prestige et de raffinement mécanique, comme à la grande époque des années 1940, 1950 et 1960.La STS est la meilleure illustration de ce revirement spectaculaire, entrepris avec sa devancière, la Seville.PHILIPPE LAGUË Pour changer la perception de Cadillac auprès des acheteurs, il fallait d’abord s’attaquer au contenant, c’est-à-dire la carrosserie.A l’instar des autres modèles de la gamme, la STS semble avoir été dessinée à la hache.Elle adopte des formes très anguleuses, qui lui confèrent une allure massive.Bref, la STS en impose.On aime ou on déteste, mais au moins, les Cadillac se démarquent du reste du peloton.En cette époque d’uniformisation, cette originalité et cette audace méritent d'être saluées.Forte impression On connaît tous l’importance de la première impression.La STS annonce ses couleurs dès qu’on s’installe à bord: en fermant la portière, on ressent la même solidité qu’avec une Mercedes ou une BMW.Voilà qui commence bien.Et ça se poursuit pendant l’examen des lieux: construction soignée, matériaux de qualité, présentation intérieure cossue sans être ostentatoire.On ne retrouve aucune trace du mauvais goût dont GM a parfois le secret et c’est très bien ainsi! Cadillac rime avec confort et sur ce plan, la STS remplit son mandat: on est aussi bien assis à l’avant qu’à l’arrière et l’insonorisation est un des points forts de cette berline de luxe.L’ergonomie se place également à l’abri de toute critique, mais pas l'habitabilité: la présence du toit ouvrant prive les personnes de grande taille prenant place à l’avant de quelques précieux centimètres.Et à l’arrière, c’est le dégagement pour les jambes qui est un peu juste.Par ailleurs, je n’arrive pas à comprendre pourquoi les Cadillac sont affublées d’un aussi gros volant.Est-ce la nostalgie?A l’autre extrême, il y a cette surenchère électronique, incarnée ici par l’exécrable ordinateur de bord.Moi qui pensais que le système i-Drive de BMW était inutilement compliqué, je n’avais encore rien vu! Celui de la STS remporte la palme de la non-convivialité: moins user friendly que ça, tu meurs.C’est d’ailleurs ce qui risque d’arriver car il s’agit d’une source de distraction — et de frustration — tout ce qu’il y a de plus dangereuse.Raffinement et puissance Comme ses rivales allemandes et japonaises, la STS propose des motorisations à 6 et 8 cylindres.Et pour la première fois, le rouage intégral est offert sur une Cadillac.Le V8 est le Northstar de 4,6 litres, une vieille connaissance qu’il fait toujours bon revoir.Il demeure, à ce jour, le meilleur moteur jamais conçu à Detroit et 12 ans après son introduction, il est toujours dans le coup par rapport aux V8 des berlines de luxe importées, en puissance comme en raffinement.La division de prestige de General Motors veut aussi chatouiller les BMW M5 et Mercedes E55 AMG avec une version encore plus musclée de son V8, réservée exclusivement à la STS-V.Cette fois, la cylindrée passe de 4,6 à 4,4 litres, mais l’ajout d’un compresseur fait grimper la puissance à, tenez-vous bien, 469 chevaux! J’aurais aimé vous en dire plus sur cette Cadillac aux stéroïdes, mais un an après sa sortie, GM Canada n’a toujours pas cru bon en mettre une à la disposition des chroniqueurs québécois.Le V6 de 3,6 litres constitue pour sa part une très bonne motorisation de base.Sa puissance et son couple se comparent avantageusement à la concurrence.Il n’a pas l’onctuosité des V6 japonais, mais il est néanmoins souple et silencieux et surtout, il a plus de caractère.Deux boîtes automatiques sont offertes: le V6 est jumelé à une boîte à 5 rapports tandis que les versions à moteur V8 reçoivent une transmission à 6 rapports.Toutes deux effectuent un travail impeccable, tant en mode automatique que séquentiel.Côté freinage, la STS n’a rien à envier à une allemande, ce qui n’est pas peu dire.Elle freine ra- mmrnm£ SOURCE CADILLAC À l’instar des autres modèles de la gamme, la STS semble avoir été dessinée à la hache.Elle adopte des formes très anguleuses, qui lui confèrent une allure massive.pidement, avec autorité, et maintient sa trajectoire.À mi-chemin entre Mercedes et BMW Qui aurait cru que le comportement routier ferait partie un jour de la liste des points forts d’une Cadillac?11 en est pourtant ainsi depuis quelques années: tant la Slrê que les CTS et XLR font belle figure à ce chapitre.Une chose est sûre, c’est que l’époque des suspensions qui donnent le mal de mer est révolue.La conduite de la STS se situe quelque part entre une Lexus et une BMW.Elle est plus affirmée et moins aseptisée que la première, mais pas aussi sportive que la seconde.En fait, elle se rapproche, dans l’esprit comme dans la dynamique, d’une Mercedes.Le même équilibre, la même prestance, le même raffinement.Que de chemin parcouru! Conclusion GM a la fâcheuse habitude de promettre mer et monde à chaque lancement d’un nouveau modèle.Trop souvent, le chroniqueur que je suis a été déçu.Mais force est d’admettre que chez Cadillac, on tient parole: comme ses sœurs, la STS possède les outils pour se mesurer aux voitures de luxe importées.Comme la Seville qui l’a précédée, elle reprend le flambeau de la meilleure voiture de luxe construite en Amérique.11 ne reste plus aux autres divisions de GM qu’à faire aussi bien.Collaborateur du Devoir FICHE TECHNIQUE CADILLAC STS ¦ Moteur V6 3,6 L ¦ Puissance: 254 ch ¦ 0 à 100 km/h: 7,2 s ¦ Vitesse maximale: 198 km/h (limitée électroniquement) ¦ Consommation: 12,3 L/100 km (traction intégrale) ¦ Prix: 57 750 $ (V6);71 275 $ (V8); 98 265$ (STS-V) SOURCE CADILLAC Pourquoi les Cadillac,sont-elles affublées d’un aussi gros volant?Est-ce la nostalgie?A l’autre extrême, il y a cette surenchère électronique, incarnée ici par l’exécrable ordinateur de bord.Téléphone : 514 985-3322 | Tl O T) T T T T T 0 \ M ¥ H ¥ f F Q Courriel : Télécopieur : 514 985-3340 L L kJ I IJ 1 1 I Li U A\ Al il IJ il v IJ U petitesamionces@ledevoir.com MOTS CROISÉS 1 23456789 10 11 12 0327 HORIZONTALEMENT 1.Parle au nom de dieu -Bon imitateur.2.Ressemblance - Qui expriment un avis commun à tous.3.Résolu - Brille d'un vif éclat.4.Muse de l'Histoire - Son va-et-vient use.5.Encaisse - D'avoir.6.Habitudes - Est couché -Grande ferme.7.Se forme le matin -Râler.8.Mouille sa chemise -Singe - Robe indienne.9.Réduire en poudre -Attire des touristes.10.Peut apparaître à la puberté - Qui est au commencement.11.Avec une exactitude rigoureuse - Monument funéraire.12.Prises de lutte - Porter avec violence.VERTICALEMENT 1.Chemin - Portion définie d'une courbe.2.Monnaie du Cambodge -Au-dessus de l'oeil.3.Excès - Réunion.4.Morceau de porc - Entre bleu et vert.5.Conspué - Altération musicale.6.Indique la matière -Enduit résistant - Port chilien.7.Mettre à sec - Seizième lettre grecque.8.Passe en revue - Reine de beauté.9.Après la communion -Sorte de marteau.10.Il nous fait des confidences - Canadien.11.Remettre en route - Va bien dans un bock.12.Elle est fétide - Film à suspense.123456789 1011 12 A | D SlOlN R|E|E ElNlT E I U I H GlElLlElT N I GI S I I 0326 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO I ?N » D » E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU UINDI AU VENDREDI À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Centralde du Grand Montréal Donnez.On peut faite plus encore.103 CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉ ¦AHUNTSIC- Penthouse- 8E 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Vegas STEVE MILLER REUTERS Le personnel s’affairait, hier, à compléter les travaux d’installation de l’important salon commercial de l’électronique, qui commence aujourd’hui à Las Vegas.Bruno Guglielm inetti Las Vegas — Encore cette année, des milliers de fabricants de produits électroniques se donnent rendez-vous au Consumer Electronics Show de Las Vegas à compter d’aujourd’hui pour présenter leurs nouveaux produits aux acheteurs des grandes chaînes de magasins.En tout ce sont plus de 2700 exposants en provenance de 130 pays qui vont tenter jusqu’à mercredi de séduire les 140 000 visiteurs sur une surface d’exposition de plus de 1,7 million de pieds carrés.Depuis plusieurs mois, les plus grands hôtels affichent déjà complet pendant l’événement, profitant au passage de la manne pour hausser le prix des chambres de 200 % à 400 % du prix régulier.Comme d’habitude, l’événement commence avec la grande messe de Bill Gates la veille de l’ouverture du CES.Hier soir, Bill Gates pouvait difficilement passer à côté de cette occasion de vanter les mérites du nouveau système d’exploitation Windows Vista.Après tout, Microsoft ne se cache pas pour laisser savoir que Vista est l’objet de la plus grande campagne de promotion jamais orchestrée par le géant américain.Et lorsqu’on sait que Microsoft a investi plus d’un demi-milliard dans le lancement de Windows XP, qui sait combien d'argent coûtera cette campagne?Des fuites avaient permis de savoir à l’avance que Gates mettrait également de l’avant l’investissement important que Microsoft fait dans la mobilité.Notamment par le biais de la téléphonie et aussi dans le monde de l'automobile.Rassurez-vous, pas sous le capot de votre prochaine voiture, mais bien dans l’habitacle des véhicules.Grâce à un partenariat avec Ford en Amérique et Fiat en Europe, Microsoft veut investir l’habitacle des véhicules et prendre le contrôle des outils de navigation assistée, de divertissement et de communication.À vos marques.Cela étant dit, après la grande messe de Bill Gates, les portes sont ouvertes et la course aux annonces et aux grandes premières commence.D’ailleurs, à ce sujet le CES est reconnu pour être un excellent point de départ pour un nouveau produit ou une nouvelle technologie.En 40 ans d’existence, le CES a vu naître bien des produits électroniques, dont le magnétoscope en 1970, le lecteur de disques compacts et la caméra vidéo en 1981, et plus près de nous, la radio par satellite en 2000, la Xbox l’année suivante et le Blu-ray en 2003.Donc, beaucoup de nouveautés chaque année, mais pas nécessairement de révolution technologique à chaque édition.Par exemple l’an dernier, on parlait plus d’évolution que de révolution de la technologie; à voir les invitations que j’ai reçues pour les annonces à venir dans les prochaines 48 heures, on parlera encore d’évolution en 2007.En fait, la seule révolution à Las Vegas cette semaine, c’est probablement celle du lounge qui porte le titre de la célèbre chanson des Beatles du côté de l’hôtel Mirage, où la dernière production du Cirque du Soleil tient l’affiche.Lecteur haute définition bi-format Cependant, ici et là, il est intéressant de voir l’évolution des technologies prendre le bon chemin, du moins d’un point de vue de consommateur.Je pense id à cette annonce du fabricant LG qui va lancer did quelques semaines chez nous un lecteur DVD haute définition bi-format C'est-à-dire que le nouveau lecteur du fabricant sud-coréen lira les deux nouveaux formats concurrents de DVD haute définition, Blu-ray de Sony et HD DVD de Toshiba.Et ce n’est probablement pas le dernier fabricant à aller dans ce sens puisqu’en décembre dernier, le fabricant Sharp annonçait la fabrication d’une diode hybride à laser bleu qui serait disponible au rythme de 150 000 diodes hybrides chaque mois.De son côté, le fabricant Samsung nous arrive avec le premier écran LCD qui peut présenter une image de chaque côté de l’écran.Peut-être impressionnant, mais rien de nouveau.Ce qui fait la nouveauté du produit, c’est que le fabricant arrive avec une nouvelle approche qui permet de présenter deux sources différentes, c’est-à-dire une image différente de chaque côté.H n’est plus loin le jour où vous pourrez mettre votre téléviseur au beau milieu de votre salon et pendant que vous regardez un film, vous pourrez avoir votre conjoint ou vos enfants qui regarderont un autre film ou s’amuseront à jouer à des jeux vidéo de l’autre côté de l’écran.La météo au volant Le monde de la radio est également présent au CES avec encore là beaucoup d’évolution.Le plus bel exemple, c’est cette annonce de XM Satellite qui offrira en 2007 un service de condition météorologique à bord des voitures équipées du système de réception XM.Un conducteur pourra ainsi connaître à l’avance et en temps réel les conditions climatiques qui se trouveront sur son parcours, du point de départ au point d’arrivée.XM confirme également que la vidéo viendra se greffer à son offre de programma- tion radio à bord des véhicules en 2007.Côté portabilité, l'annonce de l’accroissement naturel de la capacité de stockage des cartes-mémoire est également une bonne nouvelle.La plus petite carte de format microSD pourrait même passer à 2 Go chez certains fabricants.On parle de 16 Go pour les cartes-mémoire de plus grandes tailles.Imaginez autant d’espace de stockage dans votre petit téléphone de poche et vous voilà avec une belle collection de photos, chansons ou vidéos au creux de votre main à écouter ou regarder entre deux rendez-vous.Au rayon des gadgets Et puis, au beau milieu de toutes ces annonces, il y a toujours ces gadgets qui feront la fortune ou la ruine de leurs créateurs.Par exemple, j’ai vu au détour des allées un caisson qui permet d’écouter son iPod sous la douche et un autre dans la piscine.Et pour une ixième année, un exposant veut transformer les véhicules automobiles en véritable bornes Wi-Fi pour permettre l’accès Internet au plus grand nombre d’automobilistes.Mais la meilleure nouvelle de cette édition 2007 du Consumer Electronics Show, c’est sûrement l’apparition d’une conscience plus verte autour de cette industrie.Les organisateurs ont ajouté à la programmation des conférences et des documents qui abordent la question de la gestion des déchets électroniques et de la récupération des appareils usagés comme une nouvelle étape dans le processus de développement et de suivi des produits électroniques.bguglieltninetti@ledevoir.com Bruno Guglielminetti est réalisateur et chroniqueur nouvelles technologies à la Première Chaîne de Radio-Canada.Il est également le rédacteur du Carnet techno (www.radio- canada, ca/techno).A LA TELEVISION VFTTÇTTËÊÊÊÊM PTTTTfTBBBH mmvTTMHi Le Téléjournal Virginie Rumeurs L'Auberge du chien Les Invincibles / | Le Téléjournal Au-dessus [ La fosse aux noir Début de la mêlée lionnes / Liza Frulla Le TVA Le Cercle Le coeur a C't’à ton tour.Ginette Reno Lise Dion en Le TVA 22 heures Le Cercle Fortier — 1 8 heures ses raisons spectacle.Kaboum ! Ramdam Méchant Tournoi Habitat 07 Ici.le monde / Hassan Abdulrahman, Bazzo.tv / James Tournoi Cinéma / NIAGARA contraste! des mètres / Début l'homme le plus recherché par le FBI Hyndman des mètres (5) avec M I.Monroe Gr.Journal Flash / J.Rire et Cinéma / MAUVAISE FRÉQUENTATION (5) Journal Dutrizac 1 1 00/o L'Avocat et Pub (16:30) Hyndman Délire avec Anthony Hopkins, Chris Rock du soir le Diable I Dominique Poirier en direct [ Le retour des talibans | Le Téléjournal .Valcartier Le National Le Télêjou rnal Jrnl ¦HJüUM I Question.| | Jrnl .brocante! Un oeil sur la planète / Chavez: viva la revolucion?[Cinéma / LES ENFANTS DU.Jrnl (23:10) | .(23:40) .(00:05) [Dossiers Mystère Biographies Les Grands Travaux Bilan d'une catastrophe | Les Nouveaux Détectives Caméra tout-terrain Cinéma ééUajllshi Déco sur.ménage .docteur Manon.Interventions miracles Jeux de société Décore.I | Métamor.cigogne Oui, je.maison! ¦KiUlii Top5 Top5 Infoplus M.Net .clips Top5.com VJ [TopRock.Barker | Tatoués Mes vieux .m'man Top5 HLùjai Paris vs.franco .anglo Commence Concertpop, Lara Fabian Spécial Backstreet Boys .de la mode InfoMax Commence Top5.Smallville Grenade.Pressere.Parents.70 Charmed .la classe I I R-Force .le trouble Degrassi MKIUHI Simpson A | Delilah 6TEEN .Titans [ Batman [ Futurama Simpson [Henri pis.[ Futurama | Décalés.I Simpson Star.Henri pis.Sports 30 Sports 30 .forestier K.O.Arts martiaux.Sports 30 Sports 30 H2 Snow Plein air.Docu-réalité Mystères | Tragédies / .du verglas D.O.S.Division.Cinéma / ROBINSON CRU! 30Ê: L'ILE DE ROBINSON .la prairie .d'en haut La Vie.[Cirque de Moscou sur glace Portraits: Famous.Spectacles: i Circa (21:50) | | Paroles et Musique Moi et.La Loi & U Ordre Meurtre en banlieue Fortune et Trahisons Témoins silencieux C.S.I: Miami Le destin de Lisa Sexe à.¦vyjJM vi 1 La porte des étoiles .nerdz [.fait J 1 1 nvasion Threshold Monstres mécaniques | La porte des étoiles Alias Stratégies.touristiques Enseigner | La société québécoise.[Frontiers in Research Lectures | Temps.I Redaktion ] .des grands commui nicateurs ¦ 4V.ViM:i [Parcours d'artistes Biosphère | .à table | Beauté du monde | .vue .aventure | .voyage Pilot Guides .d'artistes | Ma terre.Sakadas Panorama Aux limites du corps | [Cinéma / L'IMMEUBLE (4) avec Mal Thanh | Panorama Tshinanu flKzLLfll [CBC News 1 Canada.Coronation .Air Farce Cinéma / DRAGON BC >YS (2/2) The National The Hour Arrested.Access H.eTalk Corner Gas | The Class [Criminal Minds [CSL Miami | CTV News | CTV News Daily Show ¦E£2Z29H| News House.ET Canada E.T.Deal or no Deal Heroes / Deux épisodes At - .Homes WWE Raw lUIly Time Warp Time Team The Agenda Cinéma / MURDER ON.To Build a Nation The Agenda Cinéma Raymond ABC News .Raymond Will, Grace Wife Swap Supernanny I What about Brian Sex.City Nightline Kimmel [News CBS News E.T.Mother | The Class 2 1/2 Men [ Christine CSI : Miami News Late Show v\ /Ith.(23:35) IjNlews NBC News Jeopardy Wheel.1 Deal or no Deal | Heroes / Deux épisodes The Tonight Show (23:35) 1 [that 70s.King.Hill Simpsons Bowl Pre-Game College Football / BCS Championship Game: : Florida - Ohio State (20:15) | Post-Game 1 [The Newshour BBC News Profile Antiques Roadshow Good to Great Anti-Semitism in the 21 st Business.Charlie Rose I BBC News [Business.The Newshour / Honolulu (2/3) Am.Experience Century: The Resurgence BBC News 1 CTV News 1 eTalk Jeopardy | 1 Corner Gas | The Class Criminal Minds CSI: Miami CTV News IcTV News | I Daily Show 1 |CSI: Miami / Trois épisodes [Cinéma / FLIGHT 93 (4) avec Jeffrey Nordling CSI: Miami 1 Street Legal 1 Videos Daith and the Maiden | [Cinéma / H IT THE DECK (5) avec Jane P'owell, Tony Martin Law & Order .a Trace |The Blasters Daily Planet / Car Week | MythBusters [Guinea Pig [Patent.| Dirty Jobs Daily Planet / Car Week MythBust.Disasters.Master.CSI: New York | Born to Kill / Harold Shipman - Jeffrey Dahmer| CSI: New York Crime Stories Cinéma BBC News 1 CBC News CBC News |CBC News The Hour CBC News: The National Health of our Planet CBC News: The National CBC News Doc Andromeda [Cold Squad Regenesis Alibi CSI (23:05) CSI (00:05) [Property Ladder Little People.Big World Twins, Twins.Crazy Kids Clips Little People, Big.Twins.1 Taking It oft | Opening Soon | Making it Big Opening.[Family.Project Runway Making it Big Extra [Off the.Sportscent.Hockey College Football / BCS Championship Game: Florida - Ohio State — Sportscent.| Being Ian Ruby.Sabrina.Malcolm.Fresh.Years Falcon Beach Prank.[Bob and.[Madison [Hollywood [Malcolm.UF-r.l ! ¦ rrtrmrmmm Classification des films: ( 1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable MÉDIAS Paul Cauchon Vidéos en ligne: le défi des diffuseurs Non, nous ne reparlerons pas du contenu du Bye Bye de RBO, qui a suscité un véritable déluge de réactions.Nous remarquons plutôt que ce Bye Bye semble remettre en question quelques-unes de nos savantes analyses sur l’état des médias.Car il a été vu par 2,6 millions de téléspectateurs, un auditoire vraiment exceptionnel alors que, depuis deux ou trois ans, les émissions qui attirent le plus large auditoire se situent plutôt autour de 1,5 ou 1,8 million.Un chiffre d’autant plus étonnant que l’automne télévisuel en général, et particulièrement celui de Radio-Canada, montrait des changements importants dans l’écoute.Les nouvelles séries de fiction de la télévision publique, par exemple, n’arrivaient pas à rassembler un vaste public, même si on trouvait quand même un noyau dur de fidèles pour Tout sur moi, Sophie Faquin et CA Parmi les explications possibles, la direction de Radio-Canada avait mentionné des modifications techniques apportées dans la mesure de l’écoute par la firme BBM.Cette explication a également été avancée par Télé-Québec pour expliquer la baisse générale de son auditoire l’automne dernier.C’est une explication qui tient moins la route quand la même firme de sondage calcule que 2,6 millions de téléspectateurs ont regardé la même émission! Mais si on examine les chiffres d’écoute non pas sur une seule soirée, mais sur une période d’un an, il est indéniable que l'auditoire des émissions québécoises a tendance à baisser pour les émissions individuelles, alors que l’auditoire général de la télévision, lui, ne semble pas diminuer de façon marquante, signe de l’émiettement de l’écoute à travers plusieurs chaînes.Le Bye Bye de RBO serait-il une sorte d’exception aux tendances actuelles, un phénomène de rassemblement collectif qui tend de plus en plus à disparaître?En tout cas, on peut dire qu’il se place aussi au cœur d’une nouvelle tendance.Il y a une semaine, mon collègue Bruno Guglielminetti avançait dans cette page que l’année 2007 pourrait être l’année de la vidéo en ligne au Québec.La réalité pourrait rejoindr e sa prédiction plus vite que prévu! Car dans les jours qui ont suivi le Bye Bye, on pouvait consulter sur les portails vidéo YouTube et Dalymotion au moins une dizaine d’extraits de ce Bye Bye.Mais comme nous l’apprenait La Presse la semaine dernière, les avocats de RBO et de Radio-Canada ont envoyé à ces deux portails des demandes pour qu’ils retirent les extraits en question, protégés par le droit d’auteur.On peut comprendre et approuver le fait que RBO et RadioGanada veuillent faire respecter le droit d’auteur, mais on constate également qu’il s’agit d’un respect plutôt élastique, puisqu’on trouve également depuis des mois sur YouTube et Dalymotion plusieurs vidéos des anciens numéros de RBO, tirés des compilations que le groupe a réalisées sur VHS ou DVD, sans que RBO n’ait manifestement trouvé à redire.On remarquera également que Radio-Canada avait elle-même créé une demande inédite sur Internet puisque, durant tout le mois de décembre, la télévision publique offrait chaque jour sur son site Internet officiel une nouvelle vidéo des anciens sketches de RBO.Il est assez ironique de voir qu’elle s’indigne de voir son Bye Bye se promener dans Internet après s’être elle-même servi d’Internet pour attirer le téléspectateur.Une tendance qui n’est pas marginale En fait, on se rend bien compte que les consommateurs veulent regarder les vidéos de leur choix sur leur ordinateur, et qu’il ne s’agit plus d’une tendance marginale de jeunes maniaques de technologie.Ce mode de consommation prend de plus en plus l’allure d’un raz-de-marée, et tant les producteurs que les dif-fùseurs de contenus doivent maintenant faire face à la situation de façon lucide.Et c’est urgent Pour contrer la circulation «pirate» d’extraits d’émissions, qui grossira de façon exponentielle dans Internet en 2007, les diffuseurs auraient avantage à s’entendre avec les créateurs pour gérer eux-mêmes cette demande, que ce soit sur leurs sites actuels ou sur de futurs sites Internet par exemple ce «YouTube québécois» que Québécor veut lancer cet hiver.Car une autre menace s’en vient.Les créateurs de Kazaa, le logiciel de partage de fichiers musicaux, annonçaient en décembre qu’ils préparent une plateforme de diffasion vidéo sur Internet qui permettrait de mieux échanger les vidéos d’un ordinateur à l’autre.Les deux Scandinaves créateurs de ce logiciel sont déjà en train de tester une version beta du projet sur lequel on a peu de détails.Ils ont promis d’en dire plus en janvier mais selon la presse européenne, les deux hommes ont carrément l’intention de révolutionner l’industrie de la télévision, de la même façon que Kazaa a bouleversé, avec d’autres logiciels, l’industrie de la musique.Curieusement, le Bye Bye de RBO se situe à la croisée de deux tendances complètement contradictoires.D’un côté, il marque le retour des méga-auditoires télévisuels rassembleurs, mais de l’autre, il subit une pression grandissante pour pouvoir continuer sa vie active dans Internet.Pour les diffuseurs, l’enjeu principal en 2007 sera vraiment d’occuper les deux modes de diffusion en même temps, celui de la télévision et celui d’Internet pcauchon(uledevoir.com Outils pour mieux comprendre le monde : sites Internet, DVD, magazines.Et, le comédien James Hyndman.12h30e,22h Bazzo.tv telequebec.tv LE DEVOIR, LE LUNDI 8 JANVIER 2007 CULTURE DANSER L’IMAGINAIRE PROGRAMMATION // HIVER 2007 AGORA DE LA DANSE WWW.AGORAOANSE.COM Les expositions en quatre saisons Rétrospective des événements marquants de 2006 en arts visuels RMN/R.G.OJEDA Le Sommeil d’Endymion, dit aussi Endymion, effet de lune, huile sur toile d’Anne-Louis Girodet-de Roussy Trioson, 1791.Rédacteur en chef du Radikal pour un jour Orhan Pamuk dénonce l’oppression subie par les artistes et les intellectuels RENÉ VIAU / Eclairant les 52 dernières semaines et glissant du coup dans une autre lumière, celle à venir de l’année nouvelle, voici saison par saison une revue de l’an 2006 à travers ses expositions les plus marquantes.Hiver et printemps Avec We Can Make Rain But No One Came To Ask, la galerie Leonard & Bina Ellen de 1’univer-' sité Concordia rassemblait, début 2006, des documents et des archives du Atlas Group créé par le Libanais Walid Raad.Fouillant l’histoire récente des guerres civiles de 1975 à 1992, l’exposition se penchait sur le Liban contemporain.Devant ces vidéos, ces photographies, on ne pouvait démêler cependant le vrai du faux, l’authentique de l’inventé.Qu’est-ce que la mémoire?Comment établir ou rétablir la vérité historique, se demandait Raad?Préfigurant l’actualité politique internationale, cette présentation passe hélas à peu près inaperçue.Entre le vraisemblable et l’invraisemblable, il est bouleversant de penser que tout cela au Liban, à peine six mois plus tard, allait se perpétuer.Sur la Plaza Saint-Hubert, à la galerie Aid Mûr, l’«élan» était donné par cet orignal empaillé qui tenait lieu de portillon.Cette exposition consacrait BGL, comme je le fais ici dans ce palmarès maison, «meilleur groupe d’artistes contemporains de l’année».Ces jours-ci encore, au Musée des beaux-arts, avec ses irrévérencieuses prestations faisant antichambre à l’exposition des prix Sobey, BGL y recontextualise avec humour, et à son profit, les règles du jeu.L’idée d’évoquer en autant d’objets d’art décoratif la figure de Catherine II de Russie n’avait au départ rien de neuf.Si on ne compte que les expositions récentes, après Florence en 1998, Somerset House à Londres consacrait, à la fin de l’automne 2000, une exposition aux .trésors de l’impératrice russe.A Londres, le lieu lui-même aux allures de palais ancien contribuait à récréer le décor impérial.L’exposition de Montréal, en tentant de suppléer à ce contexte manquant, faisait d’un carrosse surchargé de dorures la métaphore et l’articulation du parcours.Restauré aux frais du MBA, le carrosse-vedette n’avait pourtant pas grand-chose à voir, ni par la période ni par son style plus baroque et rococo, avec le renouveau classique prôné par l’impératrice.Qu’à cela ne tienne.Guidé par de tels rênes, et malgré ce mauvais casting, l’exposition du Musée des beaux- arts de Montréal roulait grand équipage.Avec son côté Gala et Madame Figaro et dans le style incursion chez les têtes couronnées, cette présentation fut plébiscitée par le box-office muséal.Question: l’affluence est-elle le baromètre de la qualité d’une expo?Mais peut-être est-ce l’époque qui veut cela.Les aléas du museum business vont-ils nous condamner à subir un lot grandissant d’expositions «commerciales»?Heureusement, Il Modo Italiano au printemps, liant art et design italien à une traversée du XX' siècle, et plus tard à l’automne, Girodet rebelle et romantique, apportèrent au MBA d’heureux bémols à la tendance.Pendant ce temps, le Musée d’art contemporain fut bien inspiré de privilégier l’univers «kolossal» et si germanique du peintre Anselm Kiefer en une présentation de talent à qui va mon coup de cœur.Eté et automne A partir de mai au Musée d'art contemporain, la rétrospec- tive du jeune artiste de Vancouver Brian Jurgen comblait les Montréalais.Ses œuvres se situaient à mi-chemin entre le chamanisme amérindien et le fétichisme contemporain des marques et du design.Des chaussures Nike y étaient tressées en forme de masques Haï-da.Des chaises de jardin en plastique se faisaient totems ou squelette de dinosaure.L’exposition Japon consacrée à l’archéologie nipponne méritait aussi le détour à la Pointe-à-Callières.Je suis aussi bien content de ne pas avoir manqué le rendez-vous estival proposé par l’Espace Shawinigan avec Cai Guo-Qiang.Sur autant de plateaux géants, dans l’espace de cette ancienne aluminerie, l’artiste chinois nous livrait ses télescopages spectaculaires faits de voitures en explosion, de tigres empaillés se cabrant, de nefs chargées d’éclats de porcelaine.Un grand moment, tout comme, sans plus de transition, la plupart des présentations mises en espace avec brio dans ce nou- veau lieu qu’est la Parisian Laundry, à laquelle il convient de décerner la palme du plus beau lieu d’exposition montréalais de l’année.Le Centre canadien d’architecture nous faisait découvrir en octobre les étranges jardins bâtis dans les interstices de la ville au cœur de ses non-lieux abandonnés par le paysagiste français Gilles Clément, concepteur à Paris des jardins du nouveau Musée des arts premiers à Paris.Ici, art et écologie participent d’un même combat.Gilles Clément nous dit «laissons en certains endroits la nature et la biodiversité reprendre ses droits».Pêle-mêle, sans doute faudrait-t-il ajouter à cette nomenclature — qui cerne davantage l’activité des musées et des centres d’exposition que celle des galeries d’art et des centres d’artistes — l’exposition de l’artiste «canada-daïste» Rodney Graham au Musée d’art contemporain.Sur ce, «bonané» même si nous avons déjà passé la fête des Rois! Collaborateur du Devoir Ankara — Orhan Pamuk, lauréat du prix Nobel de littérature en 2006, a dénoncé hier, en tant que rédacteur en chef pour un jour du quotidien libéral turc Radikal, l’oppression subie selon lui en Turquie par les artistes et les intellectuels.La rédaction du journal a donné toute latitude à M.Pamuk, qui a fait des études de journalisme mais n’a jamais travaillé dans la presse, de faire la une comme il l’entendait Le journal ouvrait ses pages à de grandes plumes à l’occasion de son dixième anniversaire.Orhan Pamuk, 54 ans, traduit en justice l’année dernière pour un délit d’opinion, a profité de l’espace qui lui était alloué pour dénoncer l’absence de liberté d’expression en Turquie et critiquer le sort qui y est fait aux intellectuels dissidents.Il a cité un article de 1951 au sujet du célèbre poète turc Nazim Hikmet, traduit en justice pour ses idées de gauche, considéré comme un traître et forcé à s’enfuir en Russie où il est mort en exil en 1963.L’article, accompagné d’une photo du poète dont les œuvres sont longtemps restées interdites en Turquie, demandait aux lecteurs «de lui cracher dessus sans retenue».«Ce comportement résume le statut des écrivains et des artistes aux yeux de l’État et delà presse», commente Orhan Pamuk.M.Pamuk a également cité d’autres intellectuels comme Ya-sar Kemal, un auteur de renom également traîné en justice pour ses remarques sur la rébellion kurde dans le sud-est du pays.Il a indiqué qu’il avait lui-même une réputation de «traître» dans les cercles nationalistes et rappelé qu'il avait été accusé d’avoir «insulté la turquité» en confiant l’an dernier à une revue suisse qu’«wK million d'Améniens et 30 000 Kurdes» avaient été tués en Turquie.Ses remarques avaient été considérées comme une reconnaissance du génocide arménien par les Turcs ottomans au cours de la Première Guerre mondiale alors qu'Ankara est violemment opposé à cette reconnaissance.Le procès intenté contre Orhan Pamuk, au cours duquel il risquait une peine de trois ans de prison, a été abandonné en janvier pour vice de forme.Agence France-Presse E N La Nuit au musée est toujours en tête du «box-office» américain Los Angeles — La comédie fantastique Im Nuit au musée avec Ben Stiller et Robin William, numéro un au «box-office» nord-américain pour la troisième semaine consécutive, a totalisé 24 millions de dollars de recettes au cours de la fin de semaine, selon des chiffres provisoires publiés hier.Au total, le film, qui évoque les déboires d’un gardien de sécurité d’un musée d’histoire naturelle, a récolté 164 millions de dollars en trois semaines.A la poursuite du bonheur, se classe quant à lui en deuxième position avec 13 millions de dollars pour sa quatrième fin de semaine d’exploitation.Depuis sa sortie, il a généré 159,9 millions de dollars, souligne l'agence spécialisée Media by Numbers.Les Fils de l’homme, un drame BREF futuriste où la population est devenue stérile, est troisième avec 10,3 millions de dollars.-AFP Jeffrey Archer publiera un «Évangile selon Judas» Londres — Le romancier britannique Jeffrey Archer a écrit L’Évangile selon Judas Iscariote afin d’apporter un regard nouveau sur celui qui, sefon la tradition, a livré Jésus.Le narrateur de L’Évangile selon Judas est Benjamin Iscariote, son fils.L’ouvrage se base sur les textes canoniques de la chrétienté.En avril dernier, un manuscrit de l'Evangile de Judas vieux de 1700 ans a été publié par le National Geographic.Selon ce texte dont on ne connaît pas l'auteur, Judas aurait livré Jésus aux Romains à sa demande, car il était le seul de ses disciples à avoir véritablement compris son dessein.- Reuters Alain de Botton Le curieux touche-à-tout de l’architecture CHARLOTTE DE BOTTON Alain de Botton, que les Britanniques ont surnommé le philosophe du quotidien.CATHERINE SZACKA Londres — Il n’a que 36 ans, mais il est déjà une vedette en Angleterre, où ses essais sur l’amour, la littérature, les voyages et la réussite sociale se vendent comme des petits pains chauds.Curieux, touche-à-tout, Alain de Botton ne se contente pas d’écrire, il ose des réflexions qui parfois dérangent.Avec son nouveau livre The Architecture of Happiness, il s’attaque, une fois de plus, à une profession bien gardée par ceux qui la pratiquent.Par un dimanche matin pluvieux, j’ai rencontré cet homme que les Britanniques ont surnommé le philosophe du quotidien.Alain de Botton se dit plutôt auteur que philosophe.Détenant un baccalauréat en histoire et une maîtrise en philosophie, l’homme originaire de Zurich est clairement un autodidacte.Il aime tous les sujets, jusqu’à ce qu’il s’en lasse.Ses écrits sont un savant mélange d'expériences personnelles et d’idées empruntées à de grands penseurs, qu’ils soient artistes, écrivains ou philosophes.Récemment interviewé par Christiane Charette, Botton affirmait vouloir poser un regard philosophique sur des questions concrètes.A la manière d’un amateur, Alain de Botton a, un beau jour, décidé qu'il écrirait un livre sur l’architecture.«Je souhaitais que les gens s’indignent davantage devant la mauvaise architecture.» Il a d’abord garni sa bibliothèque d’ouvrages traitant de théorie et d’histoire de l’architecture dont peu, dit-il, lui ont semblé véritablement utiles.Bien qùe fasciné par les livres de le Corbusier — un compatriote exilé de sa Suisse natale —, Botton affirme sans hésiter que les architectes ne savent pas écrire.C’est donc en se tournant plutôt vers l’histoire de l’art et en s’inspirant de cette phrase de Stendhal qui disait que la beauté est promesse de bonheur que Botton a écrit son dernier essai.Résultat: Alain de Botton publie, en 2005, The Architecture of Happiness.Le livre (qui sera traduit en français en 2008) propose un ensemble d’idées sur la beauté en architecture et sur son effet dans nos vies quotidiennes.Avec une couverture alléchante, ce livre est loin d’être rébarbatif.Pourtant, composé de longues pages de textes et de photos uniquement en noir et blanc, cet ouvrage n’est pas non plus de ceux qu’on exhibera à Noël sur la table à café.Inscrit au palmarès des 10 meilleurs vendeurs, The Architecture of Happiness s’est déjà envolé à environ 70 (XX) exemplaires en Angleterre.Un volume de vente plus que surprenant pour un livre traitant d’architecture.11 y avait donc visiblement un marché pour ce genre d’ouvrage.Mais qu’en pensent les architectes?L’affaire de tous Bolton estime que les édifices sont l’affaire de tous.«Sans vouloir paraître arrogant, dit-il, j'ai écrit mon livre sans véritablement me soucier de ce que les architectes en penseraient.C’est toujours très difficile de convaincre une collectivité professionnelle.J’ai reçu l’appui de certains architectes, mais T"establishment" officiel n’était pas très positif.Pour moi, c’est sans importance; ce qui me tient à cœur, c’est que H des gens qui ne sont pas des spécialistes de la construction s’intéressent à l’architecture.» Lors de la sortie du livre en Angleterre, la critique était très mitigée.Adrian Forty, professeur d’histoire et de théorie de l’architecture au University College de Londres, raconte que les architectes londoniens étaient tout simplement furieux.Comme toujours, dit Forty, les architectes se sont indignés: quelqu’un qui n’était pas des leurs osait donner son avis sur leur métier! Facile et agréable à lire, ce livre intéressera les néophytes mais pourra effectivement agacer certains experts.Articulé autour d’une thèse sur le bonheur, l’ouvrage propose un voyage à travers le temps et l’espace, une introduction aux grands classiques de l’histoire de l’architecture, allant des premières constructions de l’Antiquité aux toutes dernières réalisations contemporaines.La recherche est bien menée, le propos est balancé, l’argumentation se tient, mais pour ceux qui ont eux-mêmes dessiné et construit, l’essai paraîtra certainement un peu naïf.Alain de Botton ne s’intéresse pas seulement aux bâtiments isolés.Il a beaucoup à dire sur les villes.Grand romantique, il souhaiterait que la terre soit parsemée de petits Paris.«Pourquoi doit-il y avoir seulement quelques places sur terre où l’environnement est satisfaisant?» Lors d'un débat sur les villes organisé dans le cadre de la dernière Biennale de Venise, Botton a pu confronter ses idées à celles de Rem Koolhaas, le génie et enfant terrible de l’architecture contemporaine.«On nous a demandé quelles étaient nos villes préférées.Rem Koolhaas a répondu Lagos, Singapour et Koweït City, tout en essayant de justifier ses choix.Selon moi, ces affirmations étaient ridicules et ne cherchaient qu’à provoquer.J’ai, pour ma part, dit que mes villes préférées étaient plutôt des destinations touristiques populaires comme Venise, New York, San Francisco, Amsterdam, Cambridge, Oxford et Édimbourg.» Botton se moque des architectes contemporains qui, tels Koolhaas, n’aiment que ce qui est fondamentalement laid.Alain de Botton n’a jamais visité Montréal.Il connaît Toronto et Vancouver.«Toronto, dit-il, est une ville très individualiste, pas très belle, beaucoup trop semblable aux villes américaines.» Pourquoi cela?Botton avance une théorie: «Dans la Grèce antique, les places publiques étaient très belles, mais les maisons individuelles étaient très simples.Voilà l’exemple d’une société où la collectivité importait plus que l’individu.Je pense que l’Amérique du Nord d’aujourd’hui est à l’opposé du spectre.» Des bâtiments qui parlent Alain de Botton relie l’architecture à la philosophie, mais aussi à la psychologie humaine.Il affirme que les bâtiments doi- I vent nous parler.Parler de ce à quoi nous aspirons, tout en nous rappelant ces choses dont nous manquons terriblement.Il écrit qu’une mauvaise architecture a peut-être plus à voir avec une défaillance psychologique qu’avec une erreur de design.C’est, pense-t-il, l’expression, à travers les matériaux, d’une tendance comparable à un mauvais choix de vie (épouser la mauvaise personne, choisir la mauvaise profession, mal planifier ses vacances).Une tendance qui est liée à une incompréhension de qui nous sommes réellement et de ce qui saura nous satisfaire.Comme ce fut le cas avec ses cinq derniers livres, Botton a produit, avec sa femme Charlotte, trois heures de documentaire sur l'architecture.Intitulée The Perfect Home, cette série télé a été présentée en Angleterre sur les ondes de Channel 4.Les amateurs d’architecture pourront bientôt se procurer l’intégrale sur DVD.Après sa brève incursion dans le monde de l’architecture, Botton travaille maintenant sur un livre qui traitera du travail.«Je veux comprendre pourquoi les gens font tel ou tel métier.Ce livre, qui paraîtra autour de 2009, sera très documentaire.Je vais dans différents endroits et j’interviewe des personnes sur leur métier, je m’intéresse particulièrement à des métiers non traditionnels, allant de constructeur de jets à propriétaire de salon de thé.» Y apprendrons-nous quelque chose sur le métier d’architecte?«Non», répond sans hésiter l’auteur.L’enfant prodige est déjà passé au prochain sujet.Collaboratrice du Devoir
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