Le devoir, 18 janvier 2007, Cahier B
Bob Hartley comprend la * frustration de Guy Carbonneau Page B 6 CULTURE 8f Mois Multi: d’explorations en innovations Page B 8 CONOM E PERSPECTIVES Transfert de pauvreté Van Houtte est à son tour condamnée à une valorisation immédiate de l’avoir des actionnaires.Et déjà des noms de prétendants, américains ou étrangers pour la plupart, font surface.Parmi eux, des fonds vautours, attirés par les gains potentiels immédiats, et les concurrents, intéressés au démantèlement de la chaîne.Un scénario qui va aller en se multipliant au cours des prochaines années, qui nous rappelle ce vaste mouvement de transferts d’entreprises qui se dessine.Gérard Bérubé an Houtte veut maximiser la valeur de l’actionnaire et tout a été mis sur la table.La vente n’est donc pas exclue.Les analystes évoquaient des noms hier, une liste où cohabitent les réseaux concurrents, les fonds d’investissement et les entreprises américaines de l’alimentation.Les premiers s’intéressent au potentiel de gain rapide, les deuxièmes, à la diversification et au réseau de distribution et les troisièmes, aux parts de marché.L’histoire va se répéter avec cette relève qui se prépare dans les entreprises.Un mouvement que d’aucuns associent à un transfert intergénérationnel de richesse mais qui pourrait plutôt devenir vecteur de pauvreté.Rappelons la réflexion, inspirée d’une chronique publiée dans CAMagazine.D’ici trois ans, 40 % des propriétaires de PME auront pris leur retraite.Quatre propriétaires de PME sur dix aifront pris leur retraite d’ici 2010,70 % au cours des sept prochaines années.En clair, au sommet de la vague, entre 2011 et 2016, plus de la moitié des propriétaires d’entreprise auront pris leur retraite.Le problème de la relève s’en trouve exacerbé par le fait qu’environ 60 % des travailleurs se retrouvent à l’emploi d’une PME, que les PME accaparent près de 45 % du PIB canadien.D’autres calculs situent le poids des PME à 60 % du PIB tout en leur attribuant la moitié des salaires versés et les deux tiers des nouveaux emplois créés au pays.Ainsi, ce sont deux millions d’emplois, à l’échelle nationale, qui risquent d’être la proie de cette situation d’ici cinq ans, voire de disparaître complètement, a déjà dénoncé la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).Sous l’angle des enjeux financiers, selon les données de la banque CIBC le transfert d’actif devrait concerner 500 000 propriétaires d’entreprise et se chiffrer à 1200 milliards de dollars d’ici 2010, à 3700 milliards d’ici 2016.Ici, l’enjeu est d'autant plus sensible que 31 % des répondants au sondage disaient compter sur la vente de leur entreprise pour pourvoir à leurs besoins à la retraite.Selon la FCEI, 52 % des propriétaires n’ont aucun plan.Et les trois quarts des propriétaires disant vouloir prendre leur retraite n’ont pas trouvé leur successeur.S’ajoutent les difficultés associées au financement de la transaction.Ici, les grandes institutions spécialisées en capital de risque vont tenter d’appuyer le transfert sans grever l’actif de l’entreprise, ce qui implique qu’elles vont concentrer leurs efforts sur les entreprises disposant d’une certaine taille ou œuvrant dans le secteur manufacturier.Or 60 % des PME sont de nature familiale.Et les trois quarts sont des entreprises de services.La FCEI a déjà rappelé qu’une faible proportion de successeurs ont bénéficié d’un prêt aux entreprises.Que nombre de ces transactions reposent sur les garanties offertes par l’entreprise, ce qui vient réduire d’autant la capacité de cette entreprise à réinvestir dans son développement Quant à la valorisation de l’entreprise, nombre de propriétaires déchantent.C’est le cas de ces PME manufacturières qui ont peu investi dans l’accroissement de leur productivité dans un environnement de dollar faible et qui, au cours des trois dernières années, ont dû composer avec la flambée du dollar canadien et avec le poids d’une concurrence internationale toujours plus lourde.C’est également le cas pour les trois quarts des PME qui sont des entreprises de services et dont l’achalandage ou la clientèle se déclare plus fidèle au propriétaire qu’à l’entreprise.Reste, enfin, le risque associé à l’opération.Un risque lié au taux de survie de l’entreprise.Encore là, les chiffres sont parlants.On retient généralement que deux nouvelles entreprises sur trois meurent à l'intérieur de cinq ans.Ou encore que, pour chaque entreprise naissante, une autre meurt.Dans le cas d’une entreprise familiale, seulement 25 % d’entre elles réussissent avec succès le passage de la première à la deuxième génération, à peine 10 % survivent à la fransition entre la deuxième et la troisième.Devant un tel constat, l’issue du transfert prend trop souvent la forme d’une vente pure et simple de l’entreprise à des tiers.Au mieux aux employés mais, trop souvent, à un concurrent, qui va procéder à l’acquisition essentiellement pour accroître ou protéger ses parts de marché.Ainsi, dans la plupart des cas, l’entreprise achetée va rapidement être transformée en une coquille vide reliée à un centre décisionnel extérieur, au mieux convertie en un centre de distribution local.Van Houtte vient nous rappeler l’ampleur du chantier qui se profile.Et ici, on ne parle plus de cette difficile création de valeur pour les actionnaires.Le défi consistera plutôt à retenir cette valeur, à protéger et à conserver les acquis.Airbus s’attend à des pertes pour 2006 ' ! ; 7 - 7 rf MARTIN BUREAU AGENCE FRANCE-PRESSE LE PATRON D’AIRBUS, Louis Gallois, a annoncé hier que l’avionneur européen devrait plonger dans le rouge en 2006 et plomber les comptes de sa maison mère EADS, en raison des retards de IA380 et des charges liées à un vaste plan de restructuration.Un avertissement sur résultat lancé hier, quelques heures avant que le constructeur aéronautique n’annonce 790 commandes nettes d’appareils commerciaux l’an dernier, cédant ainsi son titre de numéro un mondial des commandes pour la première fois depuis 2000 à son concurrent américain Boeing, qui a vendu 1044 avions en 2006.Les détails en page B 3.Vallée-Jonction et Saint-Simon Olymel: les syndicats ne feront pas de concessions CLAUDE TURCOTTE Le blocage demeure total dans les négociations entre Olymel et ses employés de Vallée-Jonction et de Saint-Simon.Les représentants des deux syndicats concernés ont tenu une réunion conjointe hier et en sont arrivés encore une fois à leur position connue.«Il est impossible pour le comité exécutif syndical de reconsidérer une proposition qui a été rejetée aussi massivement à deux occasions», lit-on dans le communiqué diffusé en fin d’après-midi.Les représentants syndicaux rappellent les résultats des votes de novembre 2006 et du 14 janvier dernier, qui dans les deux cas avaient montré un rejet massif des demandes patronales.Lundi, Olymel a notamment réitéré son refus d’une participation du syndicat de Saint-Simon aux négociations, invoquant le fait que la fermeture de cette usine est prévue pour le 31 mars prochain et qu’elle est irrévocable.Pour sa part, le syndicat a entamé des procédures judiciaires pour obliger l’employeur à se conformer à un engagement contenu dans la convention collective.Du côté d'Olymel, on prétend que cette clause est devenue caduque du fait de la fermeture également annoncée de l’usine de Saint-Valérien, ce qui élimine du même coup l’obligation d’un transfert de production d’une usine vers l’autre.Quoi qu’il en soit, les deux syndicats s’en tiennent toujours à leur mandat de négocier ensemble, ce que refuse Olymel.Après analyse de la réaction patronale lundi, les représentants syndicaux tirent la conclusion qu’Olymel s’en tient à l’intégralité de ses demandes, lesquelles ont été refusées à deux reprises.Lundi, Oly- mel a rappelé aux syndiqués qu’il ne restait plus que deux semaines pour sortir de cette impasse, sinon il appartiendra au conseil d’administration de prendre les décisions qui s’imposeront dans les circonstances.Comme l’a précisé Olymel, ce serait alors la mise en marche de la procédure pour fermer l’usine de Vallée-Jonction.Cette possibilité est prise de plus en plus au sérieux dans plusieurs milieux, notamment au gouvernement du Québec, à la Fédération des producteurs de porcs et bien entendu dans la région touchée.L’avenir de l’usine d'Olymel à Vallée-Jonction prend en effet une ampleur considérable dans la région de la Beauce.Si jamais l’usine devait fermer ses portes, ce n’est pas seulement 1100 emplois qui disparaîtraient, car il y aurait en plus de fortes répercussions sur l’ensemble de la filière, à commencer par les producteurs de porcs eux-mêmes et leurs familles.On sait que la Beauce est l’un des principaux centres de production porcine au Québec, fi faut penser aussi à tous les fournisseurs de céréales, d’équipements agricoles.Bref, une telle fermeture d’usine aurait des répercussions catastrophiques sur l’économie régionale.On comprend alors pourquoi avant-hier les représentants de trois MRC (Nouvelle-Beauce, Robert-Cliche et de l’Amiante) et de centres locaux de développement ont tenu à obtenir le plus d’informations possible de la part du président d’Olymel, Réjean Nadeau, et de Lucien Bouchard, qui tous deux se sont rendus à Sainte-Marie-de-Beauce pour rencontrer environ 25 personnes.VOIR PAGE B 4: OLYMEL La fermeture de l’usine de Vallée-Jonction aurait un impact sur toute la Beauce Dégel des prix des médicaments Pas de hausses supérieures à l’inflation, dit Couillard ROBERT DUTRISAC Québec — Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a affirmé hier que le dégel des prix des médicaments, annoncé en décembre 2004 et confirmé dans la politique du médicament dont le dévoilement est imminent, n’entraînera pas de hausses supérieures à l’inflation sauf en quelques rares exceptions.«U n’y a pas d’augmentation plus que l’inflation», a avancé Philippe Couillard au cours d’un point de presse.Fruit d’une longue gestation et de négociations avec les compagnies pharmaceutiques, la politique du médicament est maintenant prête et devrait être adoptée par le conseil des ministres did quelques semaines.Comme le prévoyait le document de consultation sur la politique du médicament rendu public en décembre 2004, le gouvernement va encadrer le dégel des prix.«Nous allons établir des limites pour les augmentations», a-t-il dit, avec des critères pour déterminer quels médicaments seront visés par des hausses de prix et pour fixer le montant de ces augmentations.«Ce à quoi on va mettre fin — on l’a dit depuis 2004 —, c’est à une politique tout à fait artificielle de gel qui nous place dans un état d’isolement au Québec et qui, même, menace l’accessibilité aux médicaments au Québec, car si on poursuivait cette politique-là, on assisterait probablement à des retraits des médicaments de la liste», a dit M.Couillard.Au début de 2004, les compagnies pharmaceutiques avaient submergé le Conseil du médicament de demandes de hausses de prix de leurs produits bien que la politique de gel des prix existe au Québec depuis 1994.La multinationale Pfizer avait réclamé au gouvernement une hausse de 4 % du prix de ses médicaments, la même augmentation qu’elle avait décrétée dans huit autres provinces.Une hausse générale de 4 % du prix de tous les médicaments de la liste aurait représenté une dépense supplémentaire de 100 millions pour le régime public d’assurance médicament.La menace implicite des compagnies, VOIR PAGE B 4: MÉDICAMENTS Québec a réclamé une compensation de la part des fabricants pour minimiser l’impact sur le régime public d’assurance médicament NORBOURG Éric Asselin fait appel aux tribunaux GÉRARD BÉRUBÉ / Eric Asselin, ex-vice-président de Norbourg et délateur auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), a fait appel à la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.Ce geste survient la veille d'une convocation des médias en vue d’une «importante annonce dans le dossier Norbourg» de la part de l’AME Dans un communiqué diffusé hier, «l’ancien vice-président aux finances de Norbourg ainsi que sa conjointe Chantal Thibodeau sont maintenant placés sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité», a indiqué l’avocat Jean Lozeau du cabinet Lozeau L’Africain.«Le couple a retenu les services du bureau Daniel Girouard & associés pour exercer les fonctions de syndic à l’avis d’intention de faire une proposition en vertu de l’article 50.4(1) de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité», a-t-il ajouté.«Cette procédure nous permet de non seulement préparer, dans m délai raisonnable, le dépôt d’une proposition satisfaisante aux créanciers mais aussi assure la subsistance de sa famille qui compte trois enfants en très bas âges, en protégeant la vie professionnelle future de rfion client qui est comptable», a déclaré M' Lozeau.Eric Asselin occupait le poste de vice-président aux finances au moment de l’éclatement du scandale Norbourg.D est devenu délateur pour l’Autorité des marchés financiers.Il collabore à l’enquête et s’est vu promettre l’immunité en échange d’informations.D a également échappé au recours collectif déposé par un détenteur de parts au nom des quelque 8200 investisseurs floués, en retour également d’une collaboration avec les procureurs ayant préparé cette requête.VOIR PAGE B 4: NORBOURG B 2 LE DEVOIR LE JEUDI 18 ANV1ER 2007 LE MARCHE BOURSIER Adda* pete .BS èi E -i- ‘^Plrono^.jU 0,530 H Adwntx MWo 41^8 007 ^ Aecon Group 383675 7,100 AeternaZen 229365 5.21 5.MricanCpPLCfilir AfrtcoesJ T AfnOre üd.o 21., AGF Moi B MV 90598 27 & ïîfco Akita Drill NV Alamos GoWi AlarmForce o Alb€rta Cto Alcan 1984 Pi Alcan Inc.1 Alcan SerEP Alexco Res o AlgoGrc Algoma Algoma 1 Alimntatn.Alimntatn B SV Allbanc A Allbanc Pr A Allbanc Spit A Allen-Vanguan AlBance AB A Alliance AtlBH Almaden Mm AltaGas Util Angiotech P Antrim Engy Anvil Mmir Apollo Gld VohiM Mnt l« hm.V*.ru rrop rr J liadmer Phan ;£rF',oA2i SFi 1"|EI rookllC rooklld ¦ookt [ rooktd r< h/ rookf [ ¦ irook'd uhler I /jj Pr 12 415( Pr 13 m szii s?PrH 14ÛC PrI 4570 PrJ 200 .id 3600 uildog Res 20541 urmisEngy 12450 urntsand 266122 ) 27;200 ) 26,100 ^ariikinah Têchiî5?È.Srpathian J 134131 Jascaes Inc, 227942 % Pioneer Mtfe Point Nrtn Egy 21 Points Intl o PoiansMnrls 1 r Inter 14944 1 Sr rteslon Titre» Haut Bat Fer».Var.Thomson homson Prl hundermin o iberon o im Hortons 5 imminco Ltd.i Resell stems o % ision ^71 ' ntInd Fem.Va.fitres Vol um Hnt lai F««.Va.11,540 3,440 68,810 69.200 -3,070 71230 27,150 27,230 -0.110 130 26 950 26,950 -0.150 3 26,28 1.020 1,03 U 26,280 26.200 26.280 +0,0 .SCO S Theratechnlgsl ?0J Toronto Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens Les lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.1= action ordinaire sans droit de vote ou é droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties â des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées; t- actions privilégiées dont la dernier dividende n'a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou bon de souscription (warrant); z= lot brisé.Les cotes Toronto New York TSX jéÊk.Dow Jones WK/M 12 730,41 ^ïïlh 12 577,15 Dollar Or 1 $ canadien à New York 89,24 0 us 632,10 $ usWr Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud(rai)d) 0,1705 Israël (shekel) 0,2864 Arabie Saoudite (riyal) 0,3259 Jamaïque (dollar) 0,0192 Argentine (peso) 0,38999 Japon (yen) 0,009730 Australie (dollan 0,9550 Liban (livre) 0,000606 Bahamas (dollar) 1,1934 Malaisie (nnggd) 0,3549 Barbade (dollar) 0,6139 Maroc (dirham) 0,1408 Bermudes (dollar) 1,1934 Mexique (peso) 0,1156 Brésil (real) 0,5659 Nouvelle-Zélande (dollar) 0,8451 Caraïbes (dollar) 0,4601 Pérou (sol) 0,3796 Chili (peso) 0,00223 Philippines (peso) 0.0246 Chine (renminbi) 0,1566 Pologne (zloty) 0,4025 Colombie (peso) 0,000545 Rép, dominicaine (peso) 0,0366 Corée (won) 0,001292 Rép.tchèque (couronne) 0,0562 Costa Bica (colon) 0,002337 Royaume-Uni (livré) 2,3110 Égypte (livre) 0,2125 Russie (rouble) 0,0455 États-Unis (dollar) 1,1731 Singapour (dollar) 0,7831 Europe (euro) 1,5174 Suède (couronne) 0,1731 Haiti igourde) 0,0319 Suisse (franc) 0,9676 Hong Kong (dollar) 0,1555 Taiwan (dollar) 0.036943 Hongrie (forint) 0,00616 Thaïlande ibaht) 0,0338 Inde (roupie) 0,02740 Tunisie (dinar) dinar 0,9185 Indonésie iibupiei 0,000133 Venezuela (bolivar) 0,00056 Coup d’œil Indice Composé du TSX (X-SPTT TSE) 250 Jours 13000,00 12500.00 12000.00 11500.00 17 Jan 12730 41 Fév Mar Avr Mail Jun Jui | Aoi NcniDér J La Bourse de Toronto Standard & Poors TSX Canadian Smallcap Canadian MidCap 60 Index 60 Capped Index Cdn Consumer Discretionary 10437 Cdn Consumer Staples Cdn Div Metals & Mining Cdn Energy Cdn Financials Cdn Gold Cdn Health Care Cdn IT Cdn Industrials Cdn Materials Cdn Real estate Cdn Telecomm Services Cdn Utilities Canadian Venture S&P CDNX Le Marché Américain 193312 12730.41 +10.09 74169 715.67 +0.36 42222 862,71 +3,04 78091 731.20 +0.25 78091 808.56 +0.27 y 10437 120.84 -0.25 4896 201.59 -0.14 20974 607.03 +4,33 49203 307,48 +2.74 12911 212.59 -0.40 49567 308.03 +1.33 3115 52.43 +0.27 6022 35.02 +0.04 12154 101.64 -0.57 73163 255.72 +0.68 5140 248.04 -0.50 4659 94.00 -0.57 2758 210,26 +0.15 66529 2855.75 -9,48 30 Industrielles 20 T ransports 15 Services publics 272720 12577.15 42033 4813.62 21109 446.71 -5.44 -0.0 -48.22 -1 0 +0.49 0.1 65 Dow Jones Composé 335863 4189.66 -13.08 -0.3 Composite NYSE * 9146.26 +6.70 0.1 Indice AMEX * 2080.41 + 19.61 1.0 S&P 500 * 1430.62 -1.28 -0.1 NASDAQ * 2479.42 -18.36 -0.7 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Perm.Var.Var.Compagnies (OOO) ($) ($) ($) ($) (%) YAMANA GOLD INC 9218 14.83 14.30 14.36 -0.15 -1.0 MITEC TELECOM INC 8402 0.28 0.22 0.22 -0.02 -8.3 BEMA GOLD CP 7631 649 6.34 6.48 +0.12 1.9 BLUE PEARL MNG 6816 8.73 8.30 8.49 +0.25 3.0 TALISMAN ENERGY 6702 18.54 18.04 18.48 +0.18 1.0 NVENTA 5080 0.22 0.19 0.19 •0.01 -5.0 KINROSS GOLD CP 5079 14.70 14.36 14.61 +0.22 1.5 BOMBARDIER INC B 4342 4.15 4.11 4.12 -0.01 -0.2 PETRO-CANADA 4321 43 74 42.38 43.68 +0.66 1.5 ENBRIDGE INC 3614 38 75 38.41 38.45 -0.69 -1.8 Les plus actifs du Canadian Venture Volume Haut Bas Perm.Var.Var.Compagnies (OOO) ($) ($) ($) (S) (%) FIRST NARROWS RES 9726 0,49 0.31 0.47 +0.17 56.7 MISTRAL PHARMA 6851 0.06 0.05 0.06 +0.01 20.0 PELE MOUNTAIN RES 6742 1 62 1.32 1.35 +0.07 5.5 BIGHORN PETR LTD 2891 0.65 0.45 0.65 +0.20 44.4 IBERIAN MINERALS 2783 1.55 1.46 1.52 -0.04 -2.6 SIMBERI MINING CP 2700 0.11 O.IO O.IO -0.01 -9.1 MOTAPA DIAMONDS 2501 0.45 0.40 0.45 +0.04 9.8 PACIFIC RODERA 2214 0.58 0.50 0.56 +0.06 12.0 CROWFLIGHT 2213 0.43 0.38 0.40 -0.01 -2.4 APPALACHES RES 2085 0.17 0.16 0.16 -0.01 -5.9 ^.Gourou.Gourou.tv est une marque de commerce, propriété de Wil-Arm INC.Wil-Arm Inc.Est enregistrée en tant que conseiller en valeurs d'exercice restreint auprès de l'Autorité des marchés financiers.INDICES QUEBEC 17 janvier 2007 Fermeture ! V™ti exploitation des sables bitu-' mineux de TAlberta est un gros projet, un énorme projet, un monstrueux projet.Demain soir, une équipe de Zone libre enquêtes raconte comment, depuis l’élection du gouvernement Harper, ce projet connaît une accélération considérable sous la pression des Américains.Le nord de TAlberta est la région du monde industrialisé qui connaît la plus forte croissance économique; cette région fait face aux plus graves enjeux environnementaux, soutient le nouveau chef du Parti libéral, Stéphane Dion.Les chiffres dépassent l’imagination.Les 140 000 kilomètres carrés de gisement actuellement exploités représentent une surface plus grande que la Floride.On y trouve les plus grosses mines de toute la planète, dont Tune qui fait 35 km2.Et pour accélérer l’exploitation de cette précieuse ressource, on prévoit que 100 milliards de dollars seront investis d’ici dix ans.Les Américains salivent devant cette richesse inouïe qui leur permettrait de se libérer de la dépendance envers le pétrole du Moyen-Orient.Mais la «fabrication» d’un baril de pétrole à partir des sables bitumineux est un cauchemar environnemental.Il faut plusieurs barils d’eau douce pour produire un baril de pétrole et cette eau, prélevée dans une rivière, finit dans d’immenses bassins toxiques.Ces bassins représentent déjà une surface comparable à celle du lac Memphrémagog.De plus, l’exploitation des sables bitumineux contribue au réchauffement climatique.Avec 10 % de la population du pays, TAlberta est maintenant responsable de 37 % des émissions canadiennes de C02.Zone libre explore les liens entre l’industrie pétrolière et les membres du gouvernement Harper, ainsi que les contacts entre le gouvernement canadien et le gouvernement américain.Ces liens se sont multipliés depuis un an.Pourquoi?Pour réaliser un objectif ambitieux qui consiste à faire passer l’actuelle production d’un million de barils par jour à cinq millions d’ici 2015.Pour y arriver, explique Zone libre, le gouvernement Harper s’est donc engagé dans une révision à la baisse des obligations canadiennes en vertu de l’accord de Kyoto.A voir demain à 21h à Radio-Canada.Le Devoir A LA TELEVISION ïdZZlHi jTjEESMMi '’TTiTTTflBWM EEITEEWHi !?Tf!W!TlMBBÜ Le Téléjournal Virginie Les Étoiles filantes Les missions de Patrice La Job Minuit, le / Yves Desgagnés soir Le Téléjournal Au-dessus de la mêlée La fosse aux lionnes / Julien Poulin Le TVA 1 8 heures Le Cercle Drôles de vidéos Star Système Cinéma / ÔCÊAN NOIR (5) avec Blanchard Ryan, Daniel Travis Le TVA 22 heures Le Cercle Fortier / Dernière Kaboum ! Ramdam Libre Échange / Lorraine Pintal Une pilule, une petite granule Histoire de famille (3/5) Bazzo.tv / Gabriel Arcand Pure Laine Méchant contraste! Habitat 07 Gr.Journal (16 30) Flash / L.Forestier Un monde bête, bête.| Cinéma / AMOURS TROUBLES (6) [avec Ben Affleck, Jennifer Lopez Le Journal du soir Dutrizac 1 1 00/o L'Avocat du diable Cinéma | Dominique Poirier en direct | Le marché de la fripe Le Téléjournal L’Épicerie Le National [ Le Télêjournal Jrnl RDI iQuestion.|Jrnl FR2 [Cinéma / VOYANCE ET MANIGANCE I Raisons.| [Complément d’enquête.Bien ou.Le Journal | Temps présent 1 Hantise Biographies Fallait y penser! Dossiers FBI Experts en crime Traque au prédateur I Survivants Déco sur .ménage Ça passe.Dre Nadia.Super Nanny On a échangé nos mères Décore.1 Déco sur.Greg le millionnaire | Cinéma Top5 Top5 InfoPlus M.Net .clips | Flambant.VJ (TopRock.Tatoués (.Barker Roule.D-Stroy Top5 Paris.franco .anglo Commence Génération 90 - 1991 Les sauveurs du rock Musicographie La Mode.Commence .franco ETjiQISûQH Darcy Degrassi.Une grenade avec ça?Parents.\z° 1 Gilmore Girls Tête.I R-Force .le trouble Degrassi ¦HTïTSH fsimpson | Delilah.|6TEEN [.Titans 1 Di-Gata.| Futurama | Simpson (Henri pis.Futurama | Décalés.Simpson Star.Henri pis.MMdjjEîSH Sports 30 Hockey / Canadiens - Thrashers Sports 30 Canadiens express Randonnée Passion Maisons Tournants de l'Histoire |À vos marteaux! | D.O.S.Division.Cinéma / LA FERME DES ANIMAUX (5) .la prairie .d'en haut .Horse | Cinéma / LÉS BEAUX SOUVENIRS (3) lüazz en.Cher Olivier Viens voir les comédiens Moi et.La Loi & 1 Ordre Meurtre en banlieue Les Soeurs McLeod La Loi & l’Ordre Edel & Starck Le destin de Lisa Sexe à.La porte des étoiles .nerdz p.s'branche 1 La porte des étoiles | pLa porte d Atlantis Scénario Catastrophe Star Trek: Enterprise Mélinda.Le Québec à la loupe Mini-Med Religion.| Les durs.| | Les universités à l ère de l'information (Entre l'arbre et l’école | Étudiants.I Oasis au.[37.HMII Soleil tout inclus BD Cités / Rennes 1 .à table 1 Vue du canal / Hollande | Le Québec de J.-C.| .en taxi | Jet-set.| Pub Soleil.voyage I Pressere.Panorama Francophonies.[Cinéma / DUELLE (5) avec Juliet Berto, Bulle Ogier ! Panorama Insectia CBC News 1 Canada.Coronation | On the Road Hairstyle Confidential Opening Night The National The Hour Arrested.G TV News The O.C.Grey's Anatomy CSI: Crime Scene.CSI: Crime Scene.I CTV News I CTV News I Daily (00:05) News House.ET Canada |E.T.is Earl (The Office Brothers and Sisters Shark ET Canada Design.ET.¦gai .Creatures Heads up Heavy Metal / Spies.The Agenda Vital Signs .Life of a Masterpiece | The Agenda Vital Signs .Raymond ABC News .Raymond Will, Grace Ugly Betty Grey’s Anatomy Men in Trees Sex.City | Nightline | Kimmel News CBS News ET.| CSI: Crime Scene investigation / Deux épisodes ! Shark News Late Show with.(23:35) I WMTrTxm I News I NBC News Jeopardy Wheel.is Earl The Office Scrubs (30 Rock ER The Tonight Show (23:35) I That 70s I King.Hill Simpsons Seinfeld Til Death | | War at.The O.C.Smallville (Supernatural | Sex.City | BBC News R.Steves' The This Old House Hour .American Medicine Globe Trekker Business | Charlie Rose BBC News | Business.The Newshour Adirondack (Wild.The 22nd Century / Pilote Telling the Truth BBC News CTV News The O.C.Grey’s Anatomy CSI: Crime Scene.CSI: Crime Scene.CTV News | CTV News | Daily (00.05) Crossing Jordan | CSI: Miami / Deux épisodes The First 48 Dallas SWAT CSI: Miami Street Legal Videos | Wingfield Booked [Cinéma / RICH IN LOVE (4) avec Albert Finnev.Jill Clayburgh Law & Order .a Trace How it’s Made Daily Planet Biker Build-off | Dirty Jobs / Coal Miner Mayday Daily Planet Dirty Jobs Disasters.I Master.CSI: New York Warplane / Airplane to Air Force CSI: New York Crime Stories Russia's.L'l47R17Hl;H«i RRH News |CBC News CBC News | CBC News The Hour CBC News: The National Planet Earth CBC News: The National CBC News Doc Andromeda 1 Cold Squad (Trailer.(Kenny.L-Word CSI (23:03) CSI (OO 03) Property Ladder [American Chopper / Six émissions Debbie Travis Facelift (Opening Soon (Situation Critical | Little Miracles Skin Deep (Situation Critical (Extra Oft the.7^ I Sportscent .Hockey | Figure Ska ting: Canadian Championships 2007 Australian Open Tennis | Being Ian | Erky Perky | Sabrina.| Malcolm.Fresh .^ f Monster.7 1 5 Love f Dark Oracle Prank.iBob and.TMadison | Hollywood | Malcolm.EjTTfTiJTIH 1 1 Ul rTTiTTaM Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent— (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon LES BELLES DU CRAZY HORSE Un docu-réalité sur ce cabaret parisien, célèbre pour ses belles dénudées.Artv, 19h LES ÉTOILES FILANTES Deuxième épisode de cette comédie plutôt bien faite.Radio-Canada, 19h30 LA JOB Plusieurs téléspectateurs ont été déroutés la semaine dernière par la première émission.Un humour très particulier, qu’on aime ou qu’on n’aime pas.Radio-Canada, 21h HISTOIRE DE FAMILLE Troisième épisode de cette saga sur l'histoire du Québec.Télé-Québec, 21 h MINUIT, LE SOIR Le personnage de Claude Legault entreprend ce soir une grande descente aux enfers.Radio-Canada, 21h30 BIEN OU MAL?Décidément, c’est vraiment le sujet de la semaine: cette émission se penche elle aussi sur l’accommodement raisonnable.TV5, 22h30 Pour ou contre les hôtels de glace ?Et le comédien Gabriel Arcand.Rendre nos maisons plus saines ?‘ Salons de bronzage.Animation : Marie-Élame Proulx et Dr Georges Lévesque B , 5 — telequebec.tv V' f 614 LE DEVOIR, LE JEUDI 18 JANVIER 2007 CULTURE Les ventes de musique numérique ont presque doublé en 2006 Le bond ne compense toutefois pas le déclin des ventes de disques Deux petits théâtres en crise Le Studio 303 réduit ses activités et La Chapelle risque la fermeture LOUISE-MAU DE RIOUX SOUCY La révolution numérique continue à bouleverser le monde de la musique à travers le monde.Publié hier, le dernier rapport de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI) montre que les ventes de musique en ligne ont presque doublé en 2006.Mais cet engouement n’a pas réussi à combler le déclin des ventes de disques, qui pâtissent toujours du téléchargement illégal.N’empêche que ce qui était une habitude marginale est en voie de devenir un réflexe de plus en plus courant chez les consommateurs.Les titres et albums téléchargés sur un ordinateur ou sur un téléphone portable ont rapporté deux milliards d* dollars l’an dernier, ce qui équivaut à 10 % du chiffre d’affaires du secteur musical.D’ici 2010, le président-directeur général de l’IFPI, John Kennedy, prévoit qu’«c« moins le quart des ventes mondiales de musique proviendront du numérique».Surfant sur cette vague, les fournisseurs de musique en ligne com- me îTunes ou Napster se sont multipliés sur la Toile l’an dernier; ils sont maintenant 500.Résultat: le nombre de pistes disponibles a explosé, pour dépasser les quatre millions.Derrière ce bond, on note la montée en flèche des pistes et des albums qui ne sortent qu’en version téléchargeable.Ce matériel inédit réussit en effet de mieux en mieux à se tirer d’affaire, comme le montre la pièce Crazy de Gnarls Barkley, propulsée en tête des palmarès britanniques l’an dernier.Mais si le numérique a le vent dans les voiles, le monde de la musique n’est pas pour autant tiré d’affaire après avoir vu la valeur des ventes de disques reculer de 23 % entre 2000 et 2005.Même si IIFFI ne dispose pas encore des chiffres de 2006, il est clair pour John Kennedy que les ventes de disques seront une fois de plus à la baisse.«Nous n’avons pas encore trouvé la potion magique pour enrayer le déclin du disque compact», a reconnu le président de l’organisation.Victime de la concurrence des nouveaux médias, le disque continue de surcroît à pâtir du partage illégal de fichiers sur Internet Mais il semblerait que les différentes poursuites judiciaires contre les Ka-zaa, Bearshare ou autre Kuro aient eu un impact sur le public, qui est de plus en plus réticent à faire appel à des technologies non autorisées.Des chercheurs de l'institut Jupiter citent l’exemple européen, qui avait vu le nombre d’usagers de ces technologies doubler au cours des dernières années (40 %) pour se réduire de façon importante en 2006 (14 %).Selon 1TFPI, une partie de la solution réside dans le client qui n’a jamais eu autant de pouvoir qu’au-jourd’hui.«Les grands gagnants de la montée du numérique sont les consommateurs, croit M.Kennedy.Ils ont accès à des magasins de musique en ligne ouverts 24 heures sur 24 et dotés d’un espace-tablette illimité.Ils peuvent consommer de la musique de plusieurs manières et sous plusieurs formats.» Les derniers mois ont en effet vu la musique numérique se diversifier.Même si les magasins en ligne comme iTunes restent dominants, il n'en demeure pas moins que de nouveaux services sont apparus.Encore marginaux, ils ont aussi trouvé un certain public dans la téléphonie mobile ou sur des sites rassemblant des communautés comme YouTube ou MySpace.De même, il s’est vendu 120 millions de lecteurs MP3 dans le monde, soit 43 % de plus qu’en 2005, tandis que 137 millions de personnes se sont abonnées à un service de téléphonie mobile de troisième génération (3G), permettant le téléchargement de musique, chiffre en hausse de 52 %.La Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI) représente l’industrie internationale de l’enregistrement.Parmi les priorités de l’IFPI figurent la lutte contre le piratage musical, la promotion d’un accès équitable au marché et de lois appropriées sur le droit d’auteur, l’instauration des conditions juridiques et techniques nécessaires pour que l’industrie de l’enregistrement puisse prospérer.Le Devoir Avec l’Agence France-Presse FRÉDÉRIQUE DOYON Deux diffuseurs clés des arts vivants à Montréal risquent de fermer leurs portes ou doivent réduire leurs activités.La menace pèse sur le Théâtre La Chapelle et le Studio 303, mais d’autres organismes à but non lucratif pourraient être pris dans la même tourmente, causée par les fins de cycle de certains programmes de subvention.Lieu de création, de diffusion et de formation pour les artistes émergents en danse et en arts interdisciplinaires, le Studio 303 annonce qu’il sabre sa programmation du printemps 2007 afin de boucler son budget.Le scénario se répétera si le contexte financier ne change pas.Quant au Théâtre La Chapelle, il peut conclure l’année en cours en beauté, mais rien n’assure la tenue d’une saison 2007-08.«On arrive à un moment critique, indique la directrice administrative Christiane Chaput.On parle de possibilité de fermeture.Le conseil d’administration aura une décision à prendre très bientôt.» Dans les deux cas, les organismes écopent des fins de cycle de certains programmes d’aide financière et de l’augmentation de leurs coûts de fonctionnement Le Studio 303 arrive au terme de la subvention de la Brigade volante II du Conseil des arts du Canada, qui assurait un salaire à.sa directrice générale.«H s’agit surtout de programmes d’aide à la stabilisation ou à l’organisation de l’organisme, qui sont ponctuels, précise Lys Stevens, directrice adjointe du Studio 303.Mais on devient dépendants.On n’a pas de projets superflus, facilement éliminés pour dégager de l’argent.Tout l’argent qu’on reçoit est injecté dans les services de base, qui fonctionnent déjà avec un budget serré.» Les deux théâtres bénéficiaient aussi du Fonds de stabilisation et de consolidation des arts et de la culture du Québec, financé par le Conseil des arts et lettres du Québec, qui a mis fin à son mandat en 2005 après six ans d’activités.«Ces fonds sont donnés pour qu’on soit autosuffisants à plus long terme mais, étant donné la réalité, il y a une limite à nos revenus autonomes à cause de la capacité de la salle, du public auquel on s’adresse et du prix du billet qu’on peut facturer, du type de programmation, du profil de nos commanditaires», explique Mme Chaput La Chapelle subit aussi la disparition d’une subvention issue du secteur de la musique.Car en plus de vivre avec un budget de fonctionnement serré, voire insuffisant, l’organisme recourt à des subventions aux projets, donc fluctuantes, imprévisibles.«Parce qu’on est un diffuseur pluridisciplinaire, c’est plus lourd à porter au chapitre de la gestion, ajoute la directrice.On fait des dizaines de demandes de subvention, il y a des interlocuteurs et des exigences différents pour chaque secteur artistique.Il faudrait trouver une façon d’être reconnu dans notre entité au lieu d’être morcelé.» Même en se privant d’un responsable des communications depuis trois ans, le théâtre de la rue Saint-Dominique entrevoit un déficit pour l’an prochain.Or ce poste est essentiel à la recherche de financement, qui pourrait sortir l’organisme de sa précarité financière.Le cercle vicieux est bouclé.D’autant plus que ces organisations doivent montrer patte blanche en matière de gestion si elles veulent demeurer admissibles aux programmes d’aide des conseils des arts.Les deux entités font pression depuis plusieurs mois afin de voir leur budget de fonctionnement augmenter.Colmater ponctuellement les brèches ne suffit plus.Seul le Conseil des arts de Montréal a répondu à l’appel du Studio 303.Et le pire reste peut-être à venir, quand on sait que ce genre d’organisme sert de soutien à toute une communauté d’artistes dans la fragile écologie de la scène alternative.ROS KAVANAGH F < M; «Hli m * ?S’inspirant d’Œdipe roi ainsi que des textes de Freud sur le complexe d’Œdipe, la performance Œdipus Loves You, de Pan Pan, propose une relecture postmoderne du mythe et de ses avatars, dans le cadre du Mois Multi.8l Mois Multi Le Devoir MUSIQUE CLASSIQUE L’opéra en direct au cinéma: c’est géant! D’explorations en innovations ISABELLE PORTER Québec — Le Mois Multi nous soumet cette année un imposant programme international avec des œuvres en provenance du Japon, de l’Irlande, du Royaume-Uni et de l’Allemagne.Premiers regards sur le nouveau des nouveaux médias, tel que nous le verrons du 7 février au 7 mars prochain.Art audio, installations, créations multidisciplinaires.Le Mois Multi porte bien son nom et, plus que jamais, il est le lieu des innovations les plus diverses.En parcourant son programme, on soupçonne d’ailleurs les efforts déployés pour décrire en mots des œuvres dont l’objectif est justement de provoquer des sensations inédites.Comme l’annoncent dqns le programme ses directeurs artistiques Emile Morin et Caroline Ross, «l’étrange reste la qualité première de ces œuvres qui donnent à voir, entendre et vivre une idée neuve du monde».Sur papier, le travail du collectif Gob Squad (Allemagne-Royaume-Uni) ne semble pas si étrange (oit parle de projections vidéo live tournées à partir de la rue ou de chambres d’hôtel).Or on leur a quand même confié l’ouverture du festival, et Emile Morin ne tarit pas d’éloges à leur propos.«Gob Squad s’intéresse à la façon que nous avons de trimballer nos histoires dans les médias.Ce n'est pas un show, c’est une expérience qui place le spectateur dans une situation unique.» Troublante s’annonce pour sa part l’installation One Bird proposée par l’Américain Paul De Marinis.Une histoire de cage au milieu de laquelle s’agite une flamme qui émet des discours de Mussolini, de Roosevelt, d’Hitler et de Staline! De chez nous, Entre-deux du duo Kondition Pluriel (Martin Kusch et Marie-Claude Poulin) se présente comme une audacieuse performance de 15 minutes à laquelle ne participe qu’un spectateur à la fois.Ceux qui suivent le travail du jeune metteur en scène Christian La-pointe et de sa troupe, le Théâtre Péril, pourront en outre assister aux résultats de son laboratoire Le Vol des anges, dans lequel le monologue du comédien (Sylvio Arriola) «apparaît sans qu’il le joue».Le lit supersonique et le retour de Johnny Ranger Peut-être est-ce par paresse, mais l’auteure de ses lignes a été charmée d’avance par la proposition de l’Anglaise Kaffe Mattews, qui nous invite à nous plonger dans un «sonie_bed» où les mouvements du corps produisent de la musique.Une autre étrange expérience sensorielle pourrait venir nous perturber dans l’installation Gravicells-Gravity and Resistance des Japonais Seiko Mikami et Sota Ichikawa, où le corps entre en contact avec une résistance invisible.De Montréal, le concepteur Johnny Ranger vient présenter une nouvelle mouture des Constellations dynamiques, que certains ont pu voir à la SAT en 2005.Et ce n’est pas tout, bien sûr.Il y aura aussi une version multi de la tragédie d’Œdipe du collectif irlandais Pan Pan, des «cubes à sons» de Catherine Bé-chard et Sabin Hudon, des explorations audio/vidéo de Jocelyn Robert et consorts, Ca-bina Obscura de John Blouin, Puise de Ray_XXXX, des contributions des musiciens Mathieu Doyon, Michel F.Côté et Martin Té-treault au Cabaret Audio et un colloque sur les limites de l’œuvre d’art à l’ère du numérique.A explorer à compter du 7 février au complexe Méduse de Québec.Collaboratrice du Devoir Le château de Dracula est à vendre pour 60 millions d’euros Bucarest — Le château de Bran, plus connu sous le nom de château de Dracula, est à vendre pour 60 millions d’euros (environ 90,8 millions $CAN), et le Conseil départemental de Brasov (centre de la Roumanie) étudie l’opportunité de l’acheter, a indiqué hier à l’AFP le service de presse du Conseil.«Le château de Bran est très important pour le tourisme de notre région.Nous avons mis en place une commission, comprenant cinq membres du Conseil, qui analysera à partir de la semaine prochaine l’opportunité de Tacheter», a déclaré de son côté Aristotel Cancescu, le président du Conseil.Début 2006, le château avait été restitué à Dominic de Hasbourg (68 ans), petit-fils de la reine Marie de Roumanie, 58 ans après avoir été confisqué par le régime communiste.M.de Hasbourg avait alors convenu avec le ministère de la Culture que le château resterait un musée pendant au moins trois an^ et ne pourrait être vendu qu’à l’État roumain.Rebondissement à la mi-décembre, Dominic de Hasbourg a annoncé vouloir de toute façon vendre le château et a déposé une lettre d’intention auprès du Conseil départemental de Brasov.De son côté, le ministre de la Culture et des Cultes, Adrian lor-gulescu, considère que le prix demandé par Dominic de Hasbourg est «indécent et exagéré par rapport à la valeur réelle du château».Avant la rétrocession, le ministère avait estimé le domaine du château à 25 millions d’euros.Ce château est crucial pour le tourisme du département de Brasov, il attire près de 500 000 visiteurs par an et génère plus d’un million d’euros de recettes.Il doit sa notoriété au prince sanguinaire roumain du XV' siècle Vlad Tepes, dit r«Empaleur», qui a inspiré le personnage de Dracula à l’écrivain irlandais Bram Stocker.Construit en 1212 par les chevaliers teutoniques, le château a été offert en 1920 par les habitants de Brasov à la reine Marie, qui l’avait aménagé en résidence d’été.En plus du château, le domaine comprend trois petites bâtisses, un terrain de plus de 7000 m2, une collection d’objets d’art et des tableaux datant du XIV" siècle.Agence France-Presse CHRISTOPHE HUSS Samedi 13 janvier au cinéma Paramount de la rue Sainte-Catherine à Montréal.Une salle comble regarde et écoute en direct dans un silence quasi religieux la retransmission, depuis le Metropolitan Opera de New York, d’un opéra créé trois semaines plus tôt.Le Premier Empereur de Tan Dun.La salle est très hétéroclite: têtes blanches, adeptes des après-midi musicaux et jeunes spectateurs en quête de nouveUes expériences se côtoient pour cette nouvelle grand-messe de l’opéra.Car l’idée qui permet de retransmettre -— en direct en haute définition et dans d’excellentes conditions sonores — des représentations de l’une des plus prestigieuses scènes lyriques du monde est une révolution dans notre paysage musical.Ce n’est pas seulement «comme si vous y étiez», c’est quasiment «mieux que si vous y étiez».On doit sans doute à la miniaturisation des caméras cette liberté dans la prise de vue.Le spectateur est en fait assis entre l’orchestre et la scène et perçoit mieux qu’aux premières loges, la musique en train de naître.Évidemment, il y a plus de contre-plongées que dans une captation traditionnelle d’une représentation d’opéra, mais on s’y fait assez vite et, dans le cas du Premier Empereur, on s’amuse à entendre la souffleuse sauver Placido Domingo à plusieurs reprises.Le compositeur, Tan Dun, lui, aide la star de sa distribution en doublant aux instruments les lignes vocales un tant soit peu complexes.La critique de l’opéra de Tan Dun, également retransmis sur Espace Musique, n’est pas l’objet de cet article.Disons que le .compositeur chinois, à qui les États-Unis font un triomphe, est l’un des plus malins du monde.Il est le plus habile dans la création d’une musique pour un temps où le fin du fin de la gastronomie chez nos voisins du Sud est la «fusion».En appelant au mélange d’idiomes chinois et de repères de la tradition moderne occidentale — Puccini dans la première partie; un gros leitmotiv comme chez Wagner, la fin du War Requiem de Britten dans la seconde.partie et même le Messiaen d’Éclairs sur Tau-delà avant le suicide le l’héroïne —, Tan Dun réussit à ficeler un spectacle efficace et qui n’effarouche pas.Si Tan Dun a fait le plein, à Kirkland comme à Montréal ou à Sainte-Foy, où il a fallu ouvrir une seconde salle, on vous laisse imaginer la ruée lorsqu’on projettera La Traviatal Dès ce samedi sera d’ailleurs rediffusée La Flûte enchantée (version pour enfants, raccourcie et en anglais), qui avait rempli la salle à cent pour cent.Ensuite, il faudra attendre le 24 février pour Eugène Onégui-ne de Tchaikovski, suivi du Barbier de Séville de Rossini et du Triptyque de Puccini.Pour l’heure, seule l’Amérique du Nord et la Norvège diffusent les six opéras en direct.D’autres diffusions, partielles et en différé, ont lieu au Danemark, au Japon et au Royaume-Uni.Le partenaire du Met au Canada, pour 28 écrans, est Cineplex Divertissement.Son coefficient de remplissage avoisine les cent pour cent et plus de 30 000 personnes en Amérique du Nord ont déjà réservé leurs billets pour la reprise de La Flûte enchantée après-demain.Ce nouveau phénomène, qui, au passage, prouve l’existence d’un public sans doute plus vaste qu’on ne le pense, aura une suite.Peter Clark, directeur associé des communications du Metropolitan Opera, a confié au Devoir que les opéras qui feront l’objet de diffusions vidéo lors de la saison 2007-08 seront révélés d’ici environ un mois.L’aventure continue et elle risque d’avoir de plus en plus d’adeptes.Collaborateur du Devoir i
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.