Le devoir, 3 janvier 2003, Cahier A
EXPOSITION ETATS-UNIS Le démocrate John Edwards sera de la course à la présidence Page A 5 ?w w u .I (' (1 e v o i r .c u ni lUm —v» 4 ¦ Bijoux vivants Page B 1 LE DEVOIR Le malheur s'abat sur une famille JACQUES GRENIER LE DEVOIR Julio Herrera a versé des larmes en faisant le récit du cauchemar que traverse sa famille.Un mal mystérieux ¦ Une fillette décède; ses deux sœurs sont à l’hôpital ¦ Le père soupçonne l’insalubrité du logement JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR IRAK Aziz condamne la poursuite des préparatifs militaires américains Hans Blix retournera à Bagdad à l’invitation de l’Irak D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE Le vicepremier ministre irakien et proche collaborateur de Saddam Hussein, Tarek Aziz, a condamné hier la poursuite du déploiement militaire des Etats-Unis dans la région.Malgré la coopération de Bagdad avec l’ONU, «ils continuent leur préparation d’une guerre d’agression», a-t-il affirmé.M.Aziz a accusé Washington de poursuivre «un dessein impérialiste.Ce dessein est d’envahir l’Irak, de l'occuper et d’utiliser ses ressources nationales pour les objectifs du complexe militaro-industriel, pour les objectifs du régime capitaliste».Alors que Washington continue à renforcer son dispositif militaire dans le Golfe, avec notamment l’ordre de déploiement d'une division d’infanterie de 17 000 hommes, l'Irak a affirmé que ses batteries de missiles sol-air avaient tiré sur des avions de combat américains et britanniques qui effectuaient des raids dans le sud du pays, un type d’incident devenu quasi quotidiep.Aux Etats-Unis, un porte-parole militaire américain a annoncé que des manœuvres baptisées «exercice victoire», dirigées par le général de corps d’armée William Wallace, auraient lieu en janvier à Graf-fenwohr, en Allemagne, impliquant un millier de militaires.Quelque 800 militaires américains basés en Allemagne vont également être redéployés dans la région du Golfe, a indiqué ce porte-parole.Le responsable irakien des relations avec les experts de l’ONU, le général Hossam Mohamed Amine, a pour sa part annoncé qu’à l'invitation de Bagdad, Hans Blix se rendrait en Irak pendant la troisième semaine de janvier pour «examiner la coopération [entre les deux parties] pendant la période récente et développer cette coopération dans les prochains mois».VOIR PAGE A 10: AZIZ SUHAIB SALEM REUTERS Le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz Julio Herrera a l’impression de vivre en plein cauchemar depuis Noël.Sa fille de deux ans et demi est décédée la semaine dernière et deux autres de ses filles sont hospitalisées, victimes de troubles respiratoires.Julio Herrera soupçonne les moisissures et les champignons qui infestent son appartement d’être à l’origine des malheurs qui s’abattent sur sa famille, mais l’autopsie effectuée sur la petite Raquel n’a pas pu confirmer ces allégations.Raquel est morte d’une infection intestinale le 27 décembre dernier, a révélé l’autopsie réalisée à la suite de son décès.Julio Herrera, père de cinq autres enfants âgés de huit mois à dix ans, attend les résultats d’autres tests qui doivent être effectués par l’hôpital Maisonneuve-Rosemont sur tous les membres de la famille, mais il demeure convaincu que l’état de leur logement y est pour quelque chose, «je suis inquiet pour mes deux filles qui sont toujours à l'hôpital.Je veux savoir ce qui se passe», dit-il.Un autre «clone» à naître d’ici quelques jours Les tests sur le premier bébé sont repoussés, annonce Clonaid LE DEVOIR ET L'AGENCE FRANCE-PRESSE Clonaid a annoncé qu’un deuxième bébé clone devrait naître d’ici quelques jours en Europe.Pour l'instant, les examens prévus mardi dernier sur le premier bébé sont repoussés et pourraient même être annulés, a soutenu hier soir sur les ondes de France 2 la présidente de la société Clonaid, Brigitte Boisselier.Ix?s,prélèvements d’ADN pour prouver que le bébé Eve a bel et bien été conçu par clonage pourraient même ne jamais être effectués: «Il n 'est pas encore certain qu’ils aient lieu», a-t-elle ajouté, en indiquant que la décision sera prise par les parents.«Les parents m’ont dit qu’ils se donnaient encore 48 heures pot(r décider si oui on non ils le faisaient», a-telle dit.A l’appui de ce possible revirement qui risque d’ajouter un peu plus au doute ambiant et de relancer les accusations de bluff, Mme Boisselier a cité la crainte des parents, soucieux de préserver leur anonymat devant la pression des autorités judiciaires aux Etats-Unis et en Corée du Sud depuis l’annonce de cette naissance controversée.VOIR PAGE A 10: CLONE FUSIONS \ A Québec, l’avenir se présente plutôt bien ¦ À lire en page A 4 VOIR PAGE A 10: FILLETTE BRÉSIL Lula au boulot Le plus grand pays de l’Amérique latine a ouvert mercredi une nouvelle page de son histoire avec l’investiture du premier président brésilien de gauche.L’ancien militant syndicaliste Luiz Inacio da Silva, dit Lula, a promis d’en finir avec la faim et la misère dans un pays où 50 des 175 millions d’habitants vivent dans la pauvreté.Mais le nouveau président entend procéder sans changement radical, en mettant en chantier de délicates réformes économiques.âSîfA, ; BOURSES 2003 commence sous le signe de Toptimisme 4 Alors qu’ils avaient reculé en début de semaine, les marchés boursiers ont fait preuve d’un enthousiasme débordant hier lors de leur première Séance de 2003.A New York, Wall Street a bondi de 3,19 % à 8607,52 points tandis qu’à Toronto, l’indice-ve-dette S&P/TSX a pris 125,51 points, ou 1,9 %, à 6740,05, un sommet de près de six mois.Cependant, l’ivresse de début d'année pourrait rapidement se dissiper sous la pression des incertitudes géopolitiques.fs i À lire en page A 7 N D E X c c c O Actualité.A 2 Météo.B 6 Avis publics.B 6 Monde.A 5 Bourse.A6 Mots croisés.B 6 C’est la vie.B 8 Sorties.B 5 Cinéma.B 3 Sports.B 7 Éditorial.A 8 Télévision.B 2 Idées.A 9 Week-end.B1 D’APRES LIBERATION Rarement l’élection d’un président latino-américain aura suscité autant d’espoirs.Des espoirs que Lula lui-même s’empresse pourtant de modérer depuis son élection: «Pour pouvoir changer de direction, il faut d’abord remettre le train sur les rails.» Sortir de l’ornière économique avant de s’attaquer à sa grande tâche, la réduction des inégalités dans un des pays les plus inégalitaires du monde.«La première année de Lula ne sera qu’une continuité du gouvernement Cardoso.Il ne pourra pas mettre en marche ses ré- formes avant 2004.pour des premiers résultats en 2006», estime le politologue Helio Jaguaribe.Pour tenir ses promesses, augmenter le salaire minimum (250 reals, soit environ 67 $US), créer 10 millions d’emplois, éradiquer la faim et sortir de la pauvreté 50 millions de personnes, Lula n’a pas un sou vaillant.Le budget 2003 a déjà été voté par l’ancien président Fernando Hen-rique Cardoso.Mais surtout, Lula hérite d’une situation économique très fragile.VOIR PAGE A 10: LULA * L’éditorial de Serge Truffaut, en page A 8: Les faux pas de Lula Le nouveau président brésilien a salué ses supporteurs peu avant son assermentation le 1" janvier, Les grands récits de l'Occident R A C 0 N T i R ! I MO^iüR Thierry Hentsch RACONTER ET MOURIR Ayx sources narratives de l'imaginaire occidental www.pti m.umonlreal.câ DISTRIBUTION H DCS DI Ift/f i U !Vi Université fRï de Montréal ^591107341 A 2 L K Ü K V 0 I K , L E VENDREDI 3 J A N V l E K 2 0 0 3 L E S A C T U A U T E S McLellan a songé à démissionner pour s’opposer à Kyoto PRESSE CANADIENNE Ottawa — la ministre fédérale de la Santé, l’Albertaine Anne McLellan, dit avoir songé à démissionner, il y a plusieurs semaines, en réaction à la ratification du pro tocole de Kyoto par le premier ministre Jean Chrétien.Si elle est restée, c’est qu’elle compte défendre sa province au sein du gouvernement, affirme-t-elle.«Je devais prendre ma décision en fonction du lieu où je pourrais exercer le plus d’influence pour protéger les intérêts des Albertains», a soute-nu la députée d’Edmonton-Est dans une entrevue publiée hier dans le quotidien Ottawa Citizen.«J'ai envisagé toutes les possibilités comme le ferait, je crois, n’importe quel politicien responsable, a-t-elle précisé.C’était une décision difficile.Mais en fin de compte, j’ai décidé que je pourrais en faire davantage en restant et en travaillant au sein du gouvernement pour m’assurer qu’on écoute le point de vue des Albertains.» Au cours de l’entrevue, Mme McLellan a évoqué le dilemme personnel et politique auquel elle a fait face le mois dernier lorsque M.Chrétien a confirmé qu’il ratifierait le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre, en dépit de l'opposition de plusieurs provinces, plus particulièrement l’Alberta.La ministre a expliqué comment son gouvernement avait «bousillé le processus» et ainsi suscité l’opposition de certaines provinces.Le gouvernement doit absolument rassurer l’industrie pétrolière et gazière quant aux coûts d’implantation de Kyoto, a-t-elle martelé.Sans cela, a-t-elle prévenu, les entreprises gazières auront du mal à trouver du financement pour leurs projets à long terme.«Que vous viviez à Ottawa ou à Calgary, ce n’est dans l’intérêt de personne que d'éventrer l’industrie pétrolière du pays», a-t-elle estimé.La décision du premier ministre d’aller de l’avant avec Kyoto, en l’absence d’un plan appuyé par les provinces, a fait une «très grosse tache» à sa réputation, s’est désolée Anne McLellan.«Bon nombre d'Albertains» lui ont demandé de quitter le cabinet afin d’avoir les coudées franches pour voter contre Kyoto, a-t-elle révélé.Deux villages emportés par un cyclone AGENCE FRANCE-PRESSE Auckland — Les autorités des îles Salomon, dans le Pacifique Sud, ont confirmé que deux villages de l’île de Tikopia ont été totalement emportés par le cyclone Zoé qui a frappé samedi deux îles de l’archipel, a annoncé ce matin la radio Solomon’s Broadcasting (SIBQ.le Bureau des catastrophes naturelles a déclaré à la S1BC que les villages de Ravenga et Namo avaient été ensevelis sous le sable.Entre 400 et 500 personnes vivaient à Ravenga et environ 200 à Namo, selon la radio, qui indique ne rien savoir du sort des habitants des deux villages construits sur une bande de terre bordée par un lac d’un côté et par la mer de l’autre.Un peu plus tôt, Gabriel Teao, premier ministre de Temotu, avait déclaré à F AFP depuis la capitale régionale Lata qu’il craignait que de nombreuses personnes aient été emportées par des vagues qui auraient atteint onze mètres de haut «Des villages entiers ont été rayés de la carte et je ne sais pas encore combien de personnes ont péri», a-t-il déclaré.la France, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, en partie responsables des secours selon un traité, étaient critiquées pour la lenteur de leur réaction.Un patrouilleur de la police des îles Salomon, Auki, a quitté hier soir la capitale Honiara pour se rendre sur la zone frappée par le cyclone où il devrait arriver dimanche, soit huit jours après le cyclone.Nouvelles normes contre la pollution Sursis de deux ans aux gros utilitaires sportifs LOUIS-GILLES FRANCŒU R LE DEVOIR Méticuleusement aligné sur les normes et échéanciers américains, le nouveau règlement canadien sur les émissions des véhicules automobiles devrait réduire d’environ 95 % les rejets actuels des contaminants atmosphériques toxiques des véhicules actuels sans pour autant réduire même de 1 % leurs émissions de gaz à effet de serre.Il faut dire que les dispositifs antipollution actuels réduisent de 90 à 97 % la plupart des contaminants ciblés par rapport à des moteurs qui ne seraient équipés d’aucun dispositif.La réduction envisagée porte en réalité sur la portion des contaminants qui échappe aux systèmes actuels.Le nouveau règlement entrera en vigueur dès le début de la prochaine année.D exigera des constructeurs automobiles qu’ils mettent en marché entre 2004 et 2007 des véhicules qui vont réduire davantage les molécules contribuant à la formation du smog dans et autour des grandes villes canadiennes.L’aspect le plus novateur du nou- veau règlement réside dans le fait que les nouvelles normes vont progressivement éliminer l’avantage dont bénéficient depuis trois décennies les véhicules utilitaires sportifs, le^ S f/F, comme on les appelle aux Etats-Unis.Ces monstres énergivores vont en effet bénéfider d’un sursis de deux ans: en 2009, tous les véhicules routiers personnels seront régis par des normes d’émissions identiques.Les véhicules légers et les camionnettes devront rencontrer, par exemple, la nouvelle norme de 0,07 gramme d’oxyde d’azote (NOx) par mille parcouru entre 2004 et 2007, selon la taille respective de chacun.Mais les gros utilitaires sports devront limiter leurs émissions à 0,20 gr en 2004,0,14 gr en 2007 et le 0,07 gramme en 2009.Mais ces dispositifs antipollution n’auront aucunement pour effet de réduire les émissions de gaz carbonique des véhicules routiers — celles qui contribuent au réchauffement du climat — car ces émissions ne peuvent être réduites par aucun dispositif technique connu, la seule façon connue de les réduire consiste à réduire la consommation d’essence des véhicules.Des Etats américains comme la Californie ont décidé d’attaquer simultanément les deux problèmes — pollution et gaz à effet de serre — en obligeant par une loi les constructeurs à mettre en marché dès la fin de la décennie un pourcentage important de véhicules hybrides, c’est-à-dire ceux qui fonctionnent à l’essence et à l’électricité, parce qu’ils consomment deux à trois fois moins.Les constructeurs ont décidé d’attaquer devant les tribunaux la loi californienne.Quelques semaines plus tard, l’administration Bush, très liée à l’industrie du pétrole, ajoutait son poids à la poursuite pour empêcher la Californie de créer de nouveaux standards nord-américains dans ce domaine.Ford abandonne la Think Des décisions aussi clairement à rebours des efforts internationaux pour stabiliser le climat ont incité un constructeur comme Ford à abandonner récemment son programme de production de la Think, une petite deux places tout électrique pour laquelle des commandes importantes commençaient à rentrer.Pour l’instant, Ford et GM se proposent de modifier leurs gros SUV en version hybride parce que la techm> logie est disponible maintenant En version hybride, des véhicules comme l’Excursion de Ford, un nouveau St/7 qualifié de «Brontosaure» mécanique par la presse américaine, pourrait rouler d’ici quelques années avec une consommation moyenne d’environ 40 milles au gallon ou de 5,8 litres au 100 km! la moyenne actuelle des SUV nord-américains se situe au-dessus de 11 litres au 100 km.La consommation des plus gros modèles dépasse les 23 litres au 100 km, c’est-à-dire presque un quart de litre par kilomètre.Paradoxalement ce sont maintenant les militaires américains et non seulement les écologistes qui poussent le plus pour obtenir désormais des constructeurs des versions tout électrique ou hybrides pour les gros SUV.En effet ils ont découvert qu’un véhicule propulsé à l’électricité génère moins de chaleur que ceux qui sont équipés d’un moteur à combustion.Ils sont donc beaucoup plus invisibles devant les dispositifs de détection par la chaleur qu’on utilise pour pointer les gros calibres et les missiles.Le chromosome 14 est décrypté ASSOCIATED PRESS Indianapolis — Des scientifiques français et américains ont entièrement séquencé le chromosome 14, le plus long chromosome humain décrypté à ce jour, qui regroupe notamment 60 gènes impliqués dans des maladies génétiques, dont la forme précoce de la maladie d’Alzheimer.«C’est le plus long morceau d'ADN séquencé jusqu ’aujourd’hui», souligne Yann Esnault, chargé de la communication scientifique de l’équipe française du Génoscope d’Evry (Essonne), qui a dirigé cette recherche.Joint au téléphone hier par l’As-sociated Press, il a précisé qu’il s’agit de la première description «vraiment terminée» d’un chromosome: l’équipe de Jean Weissenbach a en effet dressé la liste ininterrompue des 87 millions de nucléotides (composants de l’ADN) qui le caractérisent Trois autres chromosomes humains ont déjà été identifiés par les scientifiques internationaux occupés au séquençage du génome humain, mais leur description conserve «une dizaine de trous», selon M.Esnault.Il affirme que le chromosome 14 a été séquencé «avec une précision de 99,99 %».Après cinq ans d’études, la découverte des chercheurs du Génoscope, appuyés de leurs collègues américains du Seattle Institute for Systems Biology et de l’école de médecine de l’Université Washington de Saint-Louis a été publiée mercredi par le site Internet du magazine scientifique Nature.Sur le chromosome 14, les scientifiques ont repéré 1050 gènes et fragments de gènes, dont 344 nouveaux, qui viennent s’ajouter aux 506 qui avaient déjà été identifiés sur ce chromosome.Les chercheurs du Génoscope travaillent toujours pour «affiner l’identification de ces nouveaux gènes», dont on ne connaît pas encore le rôle ou l’importance.Sur le chromosome 14 figurent entre autres une soixantaine de gènes liés à des maladies, dont ceux impliqués dans une forme précoce de la maladie d’Alzheimer, de la paraplégie spastique familiale (dégénérescence nerveuse paralysante), de la maladie de Niemann Pick (trouble du métabolisme des graisses), et du syndrome dUsher, qui entraîne des anomalies de la vue et de l’audition.Ce séquençage, s’il est important ne signifie pas que les médecins sont prêts à soigner la maladie d’Alzheimer, note Bill Thies, vice-président d’une association spécialisée de Chicago.Selon lui, le chromosome 14, lié à une forme précoce de la maladie, ne joue que pour une minorité des malades.D’autres gènes et des facteurs extérieurs contribuent aussi au risque de développer la maladie d'AJzheimer.La première ébauche du géno- me humain avait été présentée en 2000, et les généticiens de plusieurs pays se sont ensuite attelés à décrire précisément les différents chromosomes.Le consortium international engagé dans ces recherches espère avoir terminé le séquençage des 24 types de chromosomes humains différents au mois d’avril prochain, explique Mark Guyer, directeur des recherches extérieures du National Human Genome Research Institute.«Une fois que nous aurons séquencé les chromosomes, nous serons essentiellement devant une liste basique d’instructions.Nous devons encore apprendre comment lire ces instructions et comprendre ce qu’elles signifient», ajoute-t-il.Le mois d’avril représente une date symbolique pour les généticiens, puisqu’il marquera le 50e anniversaire de la description de la molécule d’ADN publiée par James Watson et Francis Crick en 1953.L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est le constituant essentiel des chromosomes, support matériel de l’hérédité.MALTE CE VOYAGE POUR 2 COMPREND : • Billets d'avion (Les correspondances sont comprises) • 5 nuits d’hébergement à Malte comprenant les petits-déjeuners • Tour de ville • 1 nuit d’hébergement à Rome Comprenant le petit-déjeuner .,^4.—•—- :f\- * W URMAt INTERTRAVEL MALTA •LE DEVOIR ® \ .Ct-vn/'sM ir** KA Retournez A : Concours Malte.2050.1 rue de Bleury.O' étage.Montréal (Québec) H3A 3S1 * lf Itragt aura lieu l« 30 lanvler 2X3 a 15h.* Faites-nous parvenir les coupons de participation avant ^ I 29 janvier 2X3 a 17h30.Le c encours s'adresse aus | personnes de 18 ans et plus Un seul coupon par enveloppe .Les teptoductlons eiecttonlques ne seront pas acceptées.1 Les conditions et reglements du concours sont I disponibles a la reception du Devoir.Valeur de 3 2X3.Nom : .Ville: :.Adresse :.App.t Code postal :.Courriel :.Téléphone: (rés.).(bor.).Question mathématique : (50+ 15) - 5 ».Abonné(e) : Oui ?Non ?Vous reproduisez des articles de ce iournal?Etes-vous autorisé à le faire légalement?La Loi sur le droit d'auteur prévoit des recours en dommages et intérêts pour le contrevenant pouvant aller jusqu'à 20 000 $ par infraction.Respecter le droit d'auteur, c'est encourager la créativité! Pour plus de renseignements sur les licences nécessaires pour agir en toute légalité, communiquez avec les agents autorisés ci-dessous : CEDROM-SNi :(5I4) 278-6060 COPIBEC : (514) 288-1664 Publié en collaboration avec Médias Transcontinental et l'Association des quotidiens du Québec.iMÏTfU-lJ LE DEVOIR transcontinental le soleil teDrolt La Tribune QUOTIDIEN lAJiiiTibnanchB UVoudorKst [0 A 17^2 LE DEVOIR.LE VENDREDI 3 JANVIER 2 0 O 3 A A -» LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Christian Rioux La peur du double En ce début d’année, les raéliens ont réussi un formidable coup médiatique.Que la petite Eve existe ou pas, reconnaissons que les grandes agences de publicité peuvent aller se rhabiller.Jamais leurs millions n’auraient pu réussir une telle opération.Au beau milieu de la disette médiatique qui caractérise la période de Noël, voilà qu’une bande d'illuminés vole la vedette à George Bush et Saddam Hussein en ranimant une des plus vieilles peurs du genre humain.Celle des clones.Il faut dire que Claude Vorilhon s’y connaît Cet ancien chanteur devenu journaliste sportif et rebaptisé Raël n’a pas été enfanté par un extraterrestre, comme il le dit, mais par la télévision française.Il croupirait probablement encore dans l’anonymat d’un village d’Auvergne s’il n’avait bénéficié, en France comme en Amérique, de la complicité d’une machine à spectacle en mal de «freak shows».Sa naissance médiatique date de 1974, alors que le célèbre animateur Jacques Chancel l’invite à son émission pour raconter sa première rencontre avec des extraterrestres.Depuis, tous les amuseurs cathodiques, de Christophe Dechavanne à Thierry Ardisson, ont raffolé de sa tête de professeur Tournesol.Tous savent que son pouvoir sur les cotes d’écoute n'a rien, lui, de surnaturel.?Il serait pourtant exagéré d’attribuer le succès des raéliens à ce seul gène médiatique.Si le coup de Vorilhon est si percutant, c’est qu'il alimente la peur du double qui se cache en chacun de nous.La peur du double est aussi ancienne que l’humanité.Elle prend racine dans des coins reculés de la psychologie humaine.Pour les anthropologues, le mythe du double est intimement lié à la violence.Certaines tribus primitives craignaient les jumeaux comme la peste.D’autres les éloignaient du groupe ou les faisaient disparaître.Même ceux qui les adoraient le faisaient pour se protéger d’une violence sourde.C’est qu’il n’y a rien de plus insupportable à l’homme que de ne pas se croire unique.Pour le philosophe René Girard (La Violence et le Sacré, Hachette), une société d’êtres identiques ne peut être qu'une société violente où chacun cherche à éliminer son semblable.Cette crainte de «l'indifférenciation» est même, croit-il, à l’origine de la violence originelle que toutes les religions du monde se sont donné pour tâche de combattre.C’est probablement ce qui explique le tollé extra-ordipaire qui a suivi l’annonce des raéliens.Même Ips Etats les moins interventionnistes, comme les États-Unis, s’apprêtent à légiférer en matière de clonage.La Érance, où une loi est à l’étude, et l’Allemagne ont tout fait pour que l’ONU interdise le clonage destiné à la reproduction.Le Canada a beau traîner les pieds, l’adoption d’une loi n’y est qu’une question de temps.Le seul débat oppose en fait les adversaires de toute forme de clonage aux partisans du clonage dit thérapeutique, destiné à produire des cellules souches qui pourraient servir un jour à soigner certaines ma-ladies.A l’exception de quelques illuminés, la condamnation du clonage destiné à la reproduction semble faire consensus.Cette unanimité n’est pourtant pas sans ambiguités.À force de brandir le spectre d’une société de clones, d’évoquer George Orwell et Metropolis (le chef-d’œuvre de Fritz Lang), on pourrait finir par laisser croire que l’utopie raélienne nous menace véritablement On n’a guère vu de voix s’élever pour rappeler qu’en dépit de toutes les découvertes de la génétique, le rêve manichéen de Brigitte Boisselier et de ses disciples n’est qu’une utopie dérisoire.N'est-ce pas la science, justement, qui nous apprend que la plus parfaite identité génétique ne fera jamais des êtres identiques?Bref, que l’homme n’est pas qu’un ramassis de cellules, mais essentiellement un produit de la culture et de l’histoire?Les parents de jumeaux dits identiques savent que l’identité est une lubie.Comment expliquer autrement que, dans 18 % des cas, l’un des jumeaux identiques soit droitier et l’autre gaucher?Le clonage le plus parfait pourra peut-être photocopier demain la poitrine de Madonna ou le minois de Johnny Deep, mais jamais le cerveau de Gaston Miron ou de Marguerite Yourcenar.?Une partie de l’opinion qui s’oppose aux manipulations génétiques semble pourtant entretenir cette illusion scientiste selon laquelle le destin de l’homme est écrit dans ses gènes.L’idée est plus répandue qu'on ne le croit II ne se passe guère une semaine sans qu’une publication annonce la découverte du gène de la violence, de l’homosexualité ou même de l’amour.Selon le chercheur français Axel Khan, le «rejet de la seule filiation par le cœur et les valeurs proprement humaines, au profit de l'exigence d’une filiation par les gènes caractérise nos sociétés mondialisées».Au lieu d’évoquer la vision apocalyptique d’une usine à fabriquer des clones, il faut affirmer la futilité de ces théories fumeuses.Une futilité que les raéliens reconnaissent d’ailleurs implicitement lorsqu’ils disent que la seconde étape de leur entreprise consistera à cloner.l'esprit L’horreur du clonage reproductif consiste à transformer l’homme en cobaye.Elle tient dans la remise en question symbolique, peut-être encore plus grave, du système de parenté.Elle se cache aussi dans le drame psychologique que pourraient avoir à supporter les êtres nés de cette folie prométhéenne.Elle réside peut-être enfin dans l'idée même qu'elle véhicule de la vie.Mais elle ne tient certainement pas dans la possibilité de créer deux êtres identiques.À moins qu’il y ait un raélien qui sommeille en chacun de nous.Christian Rioux est correspondant du Devoir à Paris Drogues : les tribunaux deviennent plus tolérants Un juge ontarien refuse de condamner un adolescent surpris avec 30 grammes de marijuana PRESSE CANADIENNE Windsor, Ontario — Un juge de la Cour de l’Ontario a rejeté hier une accusation de possession de marijuana portée contre un adolescent de 16 ans, une décision que certains avocats ont saluée comme un autre signe que les lois canadiennes sur la marijuana commencent à s'assouplir.Le juge Douglas Phillips a rejeté l’accusation après que l’avocat Brian McAllister eut plaidé qu'il n'existait aucune loi interdisant la possession de 30 grammes ou moins de marijuana «Mon interprétation de la loi — et elle a été acceptée par le juge — est qu’il n’existe en Ontario aucune loi interdisant la possession de marijuana», a déclaré l’avocat en entrevue.«Mais il est peu probable que la police accepte ce point de vue, et un autre juge pourrait ne pas l’accepter non plus.Le jugement ne touche actuellement que cette jeune personne.» «Mais il semble que plusieurs autres juges aient reporté d’autres causes similaires en attendant cette décision», a ajouté M'' McAllister.«Le jugement pourrait donc avoir un impact sur ces causes.» Jim Leising, porte-parole du ministère fédéral de la Justice, a indiqué que le jugement serait examiné attentivement, et qu’une décision concernant la possibilité d’inteijeter appel ou d’intenter tout autre genre d’action serait prise d’ici 10 jours.Ce jugement ne donne pas aux Canadiens la liberté d’utiliser la marijuana sans devojr faire face à des accusations, a précisé M.I^eising.A l’heure actuelle, un individu reconnu coupable d’avoir eu en sa possession 30 grammes ou moins de marijuana est passible d’une amende ou d’une peine d’emprisonnement maximale de six mois.Le jugement d'hier concernant l’adolescent de 16 ans — qui ne peut être identifié en raison de son âge — «est unique», a reconnu M.Leising.Mais la loi rendant illégale la possession de mari- juana «est toujours valide et exécutoire», a-t-il ajouté.M' McAllister a demandé le rejet de l’accusation portée contre l’adolescent en alléguant qu’Ottawa n’avait pas encore donné suite adéquatement à un jugement rendu il y a deux ans par la Cour d’appel de l’Ontario.Dans cette décision marquante, la Cour d’appel avait donné raison à un utilisateur de marijuana, Terry Parker.M.Parker alléguait que la loi enfreignait les droits des malades qui utilisaient la mari pour des raisons médicales.En rendant sa décision, le juge Phillips s’est rendu aux arguments de M'' McAllister, selon lequel la nouvelle règlementation ne satisfait pas au jugement Parker et que par conséquent, la loi fédérale réglementant certaines drogues et autres substances n’interdit pas la possession de marijuana.La moitié des Canadiens interrogés en novembre étaient en faveur d’une décriminalisation de la possession de marijuana.Un sondage de la maison torontoise Strategie Counsel indique que 53 % des Canadiens de moins de 40 ans approuvaient un assouplissement de la loi en cette matière, alors que la proportion se situait à 48 % chez les adultes de 40 ans et plus.Mené au début de novembre auprès de 1400 adultes, ce sondage a été réalisé pour Southam News, le magazine Maclean et le réseau de télévision Global.la marge d’erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.Les hommes sont généralement plus ouverts que les femmes à la décriminalisation de la possession de marijuana, tout comme les gens à revenu élevé.C’est en Colombie-Britannique que la population se montre plus favorable, avec une proportion de 56 %.Au Québec, la proportion est de 48 %.les sondeurs font observer que le clivage entre les jeunes et les gens plus âgés tend à diminuer à ce sujet.Il est moins important que pour d’autres sujets sociaux, comme le mariage gai ou l’adoption par les gais.La maison de sondage avertit toutefois le gouvernement qu’il doit traiter ce sujet prudemment, soulignant que la moitié des Canadiens adultes sont encore opposés à tout changement Presse canadienne La moitié des Canadiens veulent qu’on décriminalise la possession de mari jàinii; wra REUTERS Un militaire espagnol, engagé dans la guerre contre la nappe de pétrole qui a sali les côtes espagnoles, accepte une gorgée de champagne afin de célébrer le l’arrivée de la nouvelle année.Des boulettes de pétrole sèment le désarroi dans le sud-ouest de la France JULIE FRAYSSE AGENCE FRANCE-PRESSE Lège-Cap-Ferret (France) — La très touristique commune de Lège-Cap-Ferret dans le sud-ouest de la France, était hier en plein désarroi après l’arrivée le long de ses plages de milliers de boulettes d’hydrocarbure, issues, selon toute vraisemblance, du pétrolier Prestige.Ce pétrolier libérien qui a sombré le 19 novembre au nord-ouest de l'Espagne est à l’origine d’une gigantesque marée noire sur les côtes atlantiques espagnoles, qui a commencé à toucher le littoral fran-çais.D transportait à l’origine 77 000 tonnes de fioul lourd et en a perdu plus de 20 000 en mer au moment de son naufrage.«Je suis consterné.Je ne sais pas comment on peut faire», lance désemparé Michel Sammarcelli, maire de la commune située entre le bassin d’Arcachon et le littoral atlantique, après avoir inspecté le littoral à bord d’un véhicule tout terrain.Sur ces longues plages au bord de l’Adantique, des milliers de boulettes gluantes de quelques centimètres de large se sont incrustées et dispersées dans le sable fin sur 25 kilomètres de long.Mercredi après-midi, seuls quelques kilomètres de plages étaient souillés par des galettes de 10 à 30 cm de diamètre qui se sont transformées Itier en minuscules boulettes très difficiles à ramasser.«Elle se sont cassées avec la houle et éparpillées en petit morceaux», note le responsable du service plage de la municipalité, Jean-Paul Troque.«En plus, elles s’enterrent dans le sable avec les rafales de vent», déplore le maire.Dans le bassin d’Arcachon, quelques rares boulettes ont été découvertes hier, ce qui a suscité l’inquiétude des ostréiculteurs, même $i l’origine de la pollution n’est pas encore établie.A Arès, tout au fond du bassin, les ostréiculteurs souhaitent d’ores et déjà «voir des barrages flottants installés autour de leurs parcs, par mesure de précaution», selon Patrick Lafon, membre de la section régionale conchylicole.Face à l’assaut des boulettes, les autorités municipales se sentent impuissantes.Aux premières heures du jour, trois employés municipaux, en combinaisons blanches, ont commencé à ramasser à la main, une par une, les boulettes gluantes.Au bout de deux heures, le ramassage manuel a été abandonné.«Pour l’instant, il faut arrêter, prendre du recul et voir les moyens à mettre en œuvre», explique M.Sammarcelli.La mairie essayera aujourd’hui une machine cri-bleuse, d’habitude utilisée pour ramasser les déchets qui s’échouent quotidiennement sur les plages.«Cependant, la nature de ces boulettes gluantes» risque de rendre la machine inefficace.Après avoir constaté sur le terrain l’ampleur des dégâts, l’autre grande priorité des autorités a été d’interdire l’accès aux plages, où les curieux ont commencé à affluer.«Nous voulons empêcher qu’ils touchent et enfoncent les galettes», explique le maire, qui a pris un arrêté municipal d’interdiction à la plage.Un jeune surfeur s’est même risqué dans l’océan mais en est vite ressorti, dégoûté d’avoir été touché par des boulettes sur le corps et le visage.Les autorités françaises ont déjà averti des risques toxiques du fioul lourd du Prestige.Aussi, toutes les précautions sont prises pour recruter les bénévoles qui seront encadrés par les services municipaux.«Beaucoup se sont présentés spontanément, mais nous ne sélectionnerons que ceux qui sont en bonne santé et sensibilisés à l’environnement», explique l’adjointe municipale aux affaires maritimes, Isabelle Lamou, qui a établi une liste d'une cinquantaine de personnes.Un autre navire heurte le « Tricolor» ASSOCIATED PRESS Ostende, Belgique — lœ Vicky, un pétrolier turc transportant 70 000 tonnes de kérosène hautement inflammable qui a percuté mercredi soir l’épave du Tricolor, perdait du carburant hier dans les eaux territoriales beljges, ont déclaré les garde-côtes belges.«Le bateau a subi des dégâts et nous avons remarqué du carburant diesel en train de flotter autour», a déclaré Willem Van l’oucke, chef des garde-côtes, ajoutant que la fuite provient probablement du moteur du pétrolier turc.Selon M.Van Poucke, il y a très peu de risques de naufrage pour le Vicky, pétrolier de 243 mètres de long, même si le bateau bascule légèrement vers l’avant depuis la collision.«Il est toujours à flot et stable», a-t-il précisé, notant que le bateau avait été protégé par sa coque renforcée.Mais le Vicky ne pourra pas a priori entrer dans un port belge puisque le pétrolier s'enfonce plus profondément dans l’eau depuis l’accident les autorités locales ont mis en place un plan d’urgence spécial en cas de désastre, pour gérer une éventuelle fuite de la cargaison de kérosène du pétrolier, a déclaré le chef des gardecôtes.La collision s’est produite mercredi soir vers 20h30 (19h30 GMT) dans la Manche, au large du port français de Dunkerque.Ic Vicky était coincé sur le haut de l'épave du Tricolor, presque totalement immergée, avant de se dégager et de dériver vers les eaux territoriales belges, sur une distance de moins de deux kilomètres.La collision de mercredi a eu lieu alors que la zone de l’épave du Tricolor était protégée depuis le 26 décembre par un dispositif de signalement, comportant notamment cinq bouées lumineuses fixes.les enquêteurs tentaient de découvrir hier comment le Vicky-d pu malgré tout heurter l'épave.«Environ 90 % des accidents de ce genre sont le résultat d’un facteur humain», a déclaré Andrew Lining-ton, de l’Union maritime britannique.Le Tricolor s’est échoué le 14 décembre dernier à 35 km au large de Dunkerque (nord) à la suite d’une collision avec le porte-conteneurs bahaméen Kariba.Le cargo norvégien a fait naufrage avec une cargaison de plus de 2800 voitures haut de gamme.Ses réservoirs contenaient par ailleurs quelque 2000 mètres cubes de fioul de carburant nécessaires à ses déplacements, dont une partie (640 m1) a déjà été pompée.La barge Asian Hercules II affrétée par l’armateur du Tricolor n’a pas pu travailler hier au pompage des soutes à cause du mauvais temps, a précisé la préfecture maritime, qui faisait état de 66 000 tonnes (et non 70 000) dans les soutes du Vicky.Aucune pollution n’a été repérée par l’hélicoptère de la marine nationale qui a survolé l’épave du Tricolor.La collision de mercredi est la deuxième depuis l'accident initial du Tricolor.le Nicola, un navire battant pavillon des Antilles néerlandaises mais détenu par un armateur allemand, avait déjà percuté l’épave du cargo norvégien le 17 décembre.Selon un communiqué des autorités maritimes de Cherbourg, le patrouilleur français Flamant, qui assure la surveillance de la zone, avait signalé au Vicky la présence de l’épave du Tricolor, mais pour «une raison encore inconnue», le pétrolier turc n’a pas pu éviter la collision.Selon la porte-parole des garde-côtes anglais à Douvres, l’épave du Tricolor (fit dans un couloir maritime très utilisé de la Manche, où circulent chaque jour entre 400 à 500 bateaux.\ 1 S A 4 K I) K V 0 I H , L K V K \ U R E D 3 J A X VIER 2 0 0 3 L E S A CIU A LIT ES L’An 1 de la fusion Tu vois la différence ?\ A Québec, les choses vont plutôt bien même s’il faudra quelques années pour toucher les bénéfices du regroupement Une hausse généralisée des taxes et des économies d’échelle moins importantes que prévu ont ranimé le sentiment antifusion à la Ville de Québec.Néanmoins, la fusion permet d’assurer un meilleur développement de la région.À l’occasion d’une série d’articles sur les fusions municipales, fusions dont c’est le premier anniversaire, Le Devoir trace un bilan de l’an 1 de cette nouvelle ville.TOMMY CHOUINARD LE DEVOIR Que les 510 000 citoyens de la nouvelle ville de Québec se le tiennent pour dit une hausse généralisée des taxes et des économies d’échelle moins importantes que prévu ne veulent pas nécessairement dire que la tiision qui a créé leur ville est vouée à l’échec.Si, en effet, la fusion ne semble pas tenir certaines de ses promesses les plus spectaculaires, il n’en demeure pas moins qu’elle fait place à une meilleure cohésion dans les actions prises à l’échelle de la région, notamment en matière économique, et à un maintien de la qualité des services municipaux.C’est la conclusion à laquelle on devrait arriver au terme de cette première année de fusion de la ville de Québec, qui regroupe les 13 anciennes municipalités de la Communauté urbaine de Québec.Le budget de l’année 2003, qui a été rendu public en décembre, a en effet permis de constater que le chemin sera long et ardu pour arriver aux bénéfices du regroupement.Si les partisans de la fusion, le maire Jean-Paul L’Allier en tête, avaient promis que les hausses de taxes ne dépasseraient pas 5 % par année, les citoyens des anciennes villes de Sainte-Foy et Sillery paieront 8 % de plus, ceux de Saint-Augustin, 7 % et ceux de Cap-Rouge, 6,5 %.les résidants de la nouvelle ville voient leur compte de taxes augmenter de 2,5 % en moyenne.Et les économies d’échelle sont quasi inexistantes; ce sont plutôt les dépenses qui ont augmenté, de 3,4 %.Il n’en fallait pas plus pour que ce budget ranime le sentiment antifusion, qui s’était peu manifesté depuis la création de la ville, et amène les opposants à qualifier d'échec le regroupement des 13 municipalités réalisé il y a un an.L’ex-candidale à la mairie de la nouvelle ville de Québec et aujourd’hui animatrice de radio, Andrée Boucher, ne s’est d’ailleurs pas privée, au lendemain du dévoilement du budget, pour condamner sur les ondes les impacts de la fusion.«Le maire n’a pas tenu ses engagements et, pour nous, c'est grave», estime également le chef de l’opposition à l’Hôtel de ville de Québec, Jacques Langlois.Le maire L’Allier, lui, estime que les hausses étaient inévitables pour arriver éventuellement à l’équité fiscale (fixée pour le moment à 1,50 $ du 100 $ d’évaluation) et que les économies d’échelle Rendront plus tard.Selon lui, il faut donner du temps à la fusion pour qu’elle arrive aux résultats souhaités.«Pour l’essentiel, je crois que la fusion tient ses promesses.Ld où c’est plus difficile, c’est de le mesurer dans le temps.On est dans les deux premières années de la fusion.On est encore en train de supporter des dépenses qui ne sont pas récurrentes, comme les mises à la retraite.Mais ici, les revenus tirés de l’intégration des services de police et des pompiers vont obtenir une vitesse de croisière, sur six ou sept ans.Delà même façon, les dépenses vont aller en s’atténuant sur une période de cinq ans», affirme-t-il.M.L’Allier se tourne vers les services municipaux pour démontrer que, sur le terrain, les fusions ont un rendement positif.Selon un sondage commandé par la Ville de Québec, les citoyens se disent satisfaits du maintien de la qualité des services, comme la police, la lutte contre l’incendie, l’enlèvement des ordures et les bibliothèques, mais le sont moins pour ce qui est du transport en commun et de l'état des rues et des trottoirs.«Effectivement, les citoyens ne voient pas de différences dans la qualité des services, et c’était souhaitable», affinne Réjean Lemoine, ex-conseiller municipal, historien et chroniqueur urbain à la radio de Radio-Canada à Québec.Selon lui, il y a toutefois lieu de craindre le renouvellement et l'harmonisation des conventions collectives des 4000 employés de la Ville, «qu’il sera difficile de faire à coût nul comme le prévoit la loi sur les fusions», estime-t-il.Plus de cohésion La fusion devait assurer un développement économique amélioré, en créant un pôle unique fort et en éliminant la concurrence qui existait entre les municipalités fusionnées.S’il est difficile dévaluer pour le moment l’atteinte de cet objectif, la Ville de Québec s'est tout de même dotée d’outils pour obtenir un meilleur rendement à ce chapitre.In nouvelle Corporation de développement économique métropolitain (CODEM), qui vient d’entrer en fonction le 1" janvier avec un budget d'environ quatre millions de dollars et qui regroupe des organismes de promotion économique et des entreprises privées de Québec et de la Rive-Sud, vise à obtenir une vision commune pour favoriser le développe ment régional.In fusion a aussi permis l'unification des 25 parcs industriels de la région et le regroupement des quatre centres locaux de développement.Reste à connaître les impacts réels de ces décisions, mais une volonté réelle de cohérence dans les actions à l’échelle de la ville et de la région se fait sentir.In même volonté se manifeste aussi dans les grandes politiques que souhaite adopter la Ville de 'fF?T „ r ?~ .- - • "** ‘n?; iif La f~ 'V'?- ¦ r> T’-r * c* u, ft w- ' Ç'rVT \ ‘cr> pr [ - t ; rv-V I irai I iTfî 4 < > //1 'A III/ lui #¦ 7 L à - *1 » ! L'-','/.-:: ,T • il is ¦ t la , ) i «F-j 'K'$< 1 ~ Mr : mil ii IBi IIIL4 nmit • "4 J* 0! TT , ^ i f ’ » - i!t! ¦ l !ff I RB M < *.M y*».; n «v.ï T-' h*'' ¦ '¦ i „ >¦; '* ¦*—’ -f .JS-.m 1 ¦¦ :* .'S ï ¦ ' V/.-, .- " » rv fi .’ 'Ttf' m .—4 ¦ f> âiSé M > j - -i - S' * • ' - ‘J- _ : '*> » .:\ ’ : %:- ARCHIVES PRESSE CANADIENNE Québec.Une nouvelle politique culturelle est actuellement soumise pour consultation publique, alors qu’une autre sur le sport suivra bientôt Une réforme des consultations publiques est également attendue, pour s’assurer que les citoyens puissent exprimer leur avis malgré la taille plus imposante de la ville.Par ailleurs, Québec désire aussi élaborer un plan pour favoriser l’immigration, puisque les prévisions soulignent une faible croissance démographique sur son territoire dans les 20 prochaines années.In Ville de Québec ne manque d'ailleurs pas de pain sur la planche.Comme l’a démontré le Plan triennal d’immobilisations 2003-05, dévoilé en octobre, des investissements globaux totalisant pas moins de 615 millions seront nécessaires au cours des trois prochaines années pour remettre en état les infrastructures de la nouvelle ville.L’approvisionnement en eau potable représente d’ailleurs le défi le plus gros et le plus coûteux, notamment avec la construction des usines de traitement d'eau à Char-lesbourg et à Beauport.Devant autant de travaux qui attendent la Ville et un équilibre budgétaire précaire, le maire L'Allier ré clame, tout conune son homologue de Montréal, un coup de pouce de Québec, entre autres au moyen du partage des revenus tirés de la TVQ.Selon lui, la faible croissance des revenus de la Ville dans un contexte de croissance économique démontre les limites du régime fiscal municipal basé sur la valeur foncière.«Ce qu'on demande à Québec, ce n’est pas la charité, dit M.L’Allier.Im TVQ, c’est une taxe que le gouvernement perçoit sur l'activité économique.Or, nous, on est des générateurs d’activités économiques, notamment avec nos festivals et le reste, et on ne retire pas un sou de ça actuellement.» Finies, les guerres de clochers?La fusion n'a pas définitivement mis un terme aux guerres de clochers, estime Réjean Lemoine.Selon lui, il reste encore des barrières à abattre entre les municipalités fusionnées.«Im fusion ne se passe pas si mal que ça, c’est vrai.Mais c'est parce que tout se passe un peu comme avant, au fond, estime-t-il.Ce que j’ai senti au cours de cette année, c’est que les gens commencent seulement à travailler pour l’intérêt de la nouvelle ville, chacun ayant encore tendance à travailler pour sa paroisse.» M.Lemoine donne l’exemple du transport en commun: tous s’entendent pour améliorer un réseau pour le moment déficient, mais aucun changement tangible ne s’est encore manifesté, car personne ne s’entend sur la façon d’agir exactement La cause de cette situation réside, d'après lui, dans le fait que le parti du maire L’Allier, le Renouveau municipal, est minoritaire au conseil.L’opposition, elle, est formée de plusieurs opposants à la fusion et divisée entre les plus récalcitrants, qui proviennent généralement des banlieues plus cossues de l’Ouest et ceux qui sont prêts à faire des compromis.Mais Jacques Langlois estime pourtant que son parti, l’Action civique, «travaille aussi pour bâtir cette ville-là».De ce paysage politique émergent des situations assez particulières: l’un des plus gros débats de l’automne a porté sur le choix du nouveau logo de la Ville.Et cette décision a été reportée à plus tard, faute d'avoir obtenu un consensus sur le modèle à adopter.Selon M.Lemoine, cet événement démontre bien que Québec vit, dans une certaine mesure, une crise identitaire.Selon lui, le sentiment d'appartenance envers la nouvelle ville n’est pas encore soudé.Comme quoi les artisans de la ville nouvelle doivent encore apprendre à travailler ensemble.«Il faudra attendre trois ou quatre ans pour voir vraiment ce que la fusion a apporté, estime M.Lemoine.Pour le moment, la nouvelle ville commence seulement à s’organiser On va continuer à suivre tout ça avec attention.» Du temps, voilà ce qu’il faudra vraisemblablement donner à la fusion pour faire ses preuves.À lire demain N otre série sur le bilan de l’An 1 des fusions municipales se poursuivra demain, samedi.Après Montréal, Longueuil et Québec, Le Devoir se penchera alors sur les nouvelles villes de Gatineau et Saguenay.Dans les deux cas, le grand enjeu de la fusion, c’est le développement économique.Confier plus de responsabilités aux arrondissements Pour que la fusion réponde aux attentes, les huit arrondissements de la nouvelle ville de Québec devraient bénéficier de plus de pouvoirs.C’est ce que croient deux analystes, selon qui il faut parvenir à un juste équilibre entre la centralisation inhérente aux fusions et une certaine décentralisation.«C’est la seule chance que cette ville vive vraiment, estime Réjean Lemoine, ex-conseiller municipal, h is* torien et chronique urbain à la radio de Radio-Canada à Québec.Si tu optes pour des programmes mur à mur, le risque actuel que je vois au sein de l’administration, tu crées une uniformité qui engendre des frustrations.» M.Lemoine prend l’exemple de la politique culturelle, qui est actuellement soumise à une consultation publique et qui risque, selon lui, de défi- nir des orientations rigides qui ne tiennent pas compte des particularités de chaque arrondissement.«Tu ne donnes pas les mêmes services dans le quartier Montcalm ou Saint-Sacrement, où il y a le plus haut taux de personnes âgées au Canada, et à Saint-Augustin, où il y a des jeunes familles», indique-t-il.D’après François Desrosiers, professeur de gestion urbaine et immobilière à la faculté des sciences de l'administration de l’Université Laval, «il faut faire en sorte que les services aux citoyens soient produits et gérés le plus près possible de la base.Pour l'heure, je pense que les fusions ne donnent pas assez de latitude aux arrondissements».M.Desrosiers souhaite, par exemple, une révision du cadre Législatif concernant le partage des pouvoirs entre la ville centrale et les huit arrondissements.Il suggère même que le pouvoir de taxation de la ville soit partagé avec les arrondissements.«Idéalement, il faudrait qu’une certaine taxation puisse se faire au niveau des arrondissements, car les besoins ne sont pas les mêmes à tous les endroits.On pourrait avoir une taxe de base pour l'ensemble de la ville, puis des fluctuations d'un arrondissement à l'autre pour tenir compte des particularités de chacun et leur permettre de gérer certaines choses selon leurs priorités.Par exemple, un arrondissement pourrait décider de priiilégier lui-même les bibliothèques, plutôt que les équipements sportifs, en raison des besoins qui s'y font sentir Actuellement, tous les pouvoirs reposent entre les mains du pouvoir central, à Québec.C'est ça, le grand défaut des fusions.» Selon MM.Lemoine et Desrosiers, le pouvoir central de la ville doit avant tout assurer une bonne coordination de 1 action dans la région, comme au chapitre du transport en commun ou du développement économique.Le maire de Québec, Jean-Paul L'Allier, a pris quelques décisions pour satisfaire les arrondissements.H a haussé leur budget de 11 % dans son dernier budget.Toutefois, les demandes des arrondissements étaient de 97,1 millions de dollars et ont dû être ramenées à 26,6 millions.Il a aussi décidé que les équipements de loisirs et de sports ainsi que les parcs seront gérés par les arrondissements, et non par la ville centrale.«Plus on va donner des pouvoirs aux arrondissements, mieux va se porter la fusion», conclut Réjean Lemoine.Tommy Chouinard 4 LE DEVOIR.LE VENDREDI ;i .1 A N N 1ER 2 O O H A â ?Le Devoir ?-— LE MONDE ISRAËL É T A T S - l) N 1 S Katsav promet une «nouvelle stratégie» contre le terrorisme Un Israélien et un Palestinien tués Lettre confidentielle à la reine d’Angleterre Eisenhower et de Gaulle comparés par Macmillan Le sénateur démocrate John Edwards sera de la course à la présidence JEAN-LOUIS SANT1N 1 AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le sénateur américain John Edwards, doté d’un physique à la Kennedy et considéré comme une étoile montante chez les démocrates, s’est officiellement mis sur les rangs hier pour briguer l'investiture de son parti à l'élection pnV sidentiefle de 2004.«]e veux être le champion à la Maison-Blanche des gens ordinaires, pour qui je me suis battu durant toute ma vie», a lancé le prétendant à la présidence en annonçant sa candidature devant sa maison très simple de la Caroline du Nord.Issu d’un milieu modeste.John Edwards a été le premier de sa famille à aller à l’université.Cet ancien avocat multimillionnaire de 49 ans, bel homme à l’allure et au visage jeune, est aussi relativement néophyte en politique.Il a été élu pour la première fois au Sénat en 1998, où son travail législatif est jugé modeste.Du Sud «Son plus grand avantage, c'est qu’il est du Sud», a commenté Larry Sabato, le directeur de l’Institut d’études politiques de l’université de Virginie.Aucun candidat démocrate à la présidence au XXe siècle — à l’exception de Franklin Delano Roosevelt dans les années 40 — n'a réussi à se faire élire si lui-même ou au moins son colistier ne venait pas du Sud, où les votes noir et hispanique sont cruciaux, a-t-il expliqué.L’ancien candidat présidentiel démocrate Al Gore avait d’ailleurs sérieusement envisagé d’en faire son coéquipier dans la course à la Maison-Blanche en 2000, avant de choisir le sénateur Joseph Lieberman du Connecticut, plus expérimenté.John Edwards est également très «médiagénique» avec son physique de star de cinéma, a aussi relevé Larry Sabato.Selon le classement établi par le magazine grand public People, il est considéré comme l’un des 50 hommes les plus sexy aux Etats-LInis.Mais «son énorme désavantage est son manque d’expérience [.] surtout sur les questions internationales et de sécurité nationale», a encore expliqué cet analyste.Depuis l’attaque terroriste du 11 septembre 2001, les Américains sont très sensibles à ces sujets, a-t-il ajouté.«Il essaie de faire quelque chose à partir de pas grand-chose», a estimé Stephen Hess, un politologue de la Brookings Institution, en qualifiant le sénateur de second plan.John Edwards, un démocrate modéré à la Bill Clinton, joue également sur l’électorat populaire traditionnel démocrate en faisant valoir ses origines modestes.Il prône ainsi une réduction d’impôt pour les Américains à revenus moyens et faibles ainsi que l’accès à l’université pour tous, tout en défendant une réduction des dépenses fédérales pour rééquilibrer les comptes publics.Le sénateur John Edwards.Ces deux analystes s’accordent à le considérer comme un candidat de second rang, mais qu’il ne faut pas non plus totalement éliminer.Troisième candidat John Edwards est le troisième démocrate à entrer officiellement en lice pour l’investiture présidentielle, après le sénateur John Kerry du Massachusetts et le gouverneur sortant du Vermont Howard Dean, ces deux derniers se situant à la gauche du parti.Cette liste va sans doute s'allonger dans les prochains mois alors que plusieurs autres ténors parlementaires démocrates envisagent sérieusement de se porter candidat.Il s’agit notamment de Joseph lieberman, du représentant Dick Gephardt (Missouri), du sénateur Bod Graham (Floride) et de Tom Daschle (Dakota du Sud), le leader de la minorité démocrate du Sénat.CÔTE D'IVOIRE Le bombardement d’un village par l’armée ravive la tension AGENCE FRANCE-PRESSE T érusalem — Le corps calciné J d'un Israélien a été retrouvé nier en Cisjordanie et un Palestinien armé tué par la police en Israël, tandis que le président israélien Moshé Katsav se prononçait pour une nouvelle stratégie contre le «terrorisme» palestinien.La police a retrouvé dans le nord de la Cisjordanie le corps d’un Israélien de 70 ans porté disparu depuis mercredi soir dans la vallée du Jourdain et dont les Brigades des martyrs d’al-Aqsa, groupe armé lié au Fatah du dirigeant palestinien Yasser Arafat, ont revendiqué le meurtre.Un Palestinien armé qui avait tenté de prendre en otage un couple d’Israéliens et s’était retranché dans leur maison de Maor (nord d’Israël) a été tué par la police.Ces décès portent à 2813 le nombre de tués depuis le début de l’intifada, fin septembre 2000, dont 2078 du côté palestinien et 686 du côté israélien.Régler la question A quatre semaines des législatives du 28 janvier, M.Katsav a affirmé qu'Israël devrait recourir à une «nouvelle stratégie» pour régler la question du «terrorisme» palestinien, la droite et la gauche n’ayant pas, selon lui, de solution à ce problème.Il n’a pas explicité davantage sa pensée.Le chef du parti travailliste israélien, Amram Mitzna, a pour sa part réaffirmé que, s’il gagnait les élections, il reprendrait «sans conditions» les négociations de paix avec les Palestiniens, suspendues depuis janvier 2001, sans ex- Londres (AFP) — L’ancien premier ministre britannique Harold Macmillan (1957-63) a décrit dans une lettre adressée à la reine Elizabeth II, le contraste entre le français «plein de dignité» du président français Charles de Gaulle et les «américanismes parfois inintelligibles» de Dwight Eisenhower.«Il y a quelque chose de très curieux dans le contraste entre le français plein de dignité, presque purement XVII' ou XVIII' siècle que de Gaulle parle et les américanismes étranges, parfois inintelligibles, du président» Eisenhower, relève Macmillan.«C’était beaucoup l’ancien monde contre le nouveau», observe Macmillan (1894-1986), qui relève que les propos parfois obscurs d'Eisenhower ont plongé l’interprète fiançais dans la perplexité.Dans cette lettre confidentielle datée du 23 décembre 1959 et rendue publique hier par les archives officielles, le premier ministre conservateur fait un compte rendu de discussions destinées à forger qne alliance plus étroite entre les Etats-Unis, l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne.Macmillan décrit le chef de l’État fiançais comme «fer, mais pas vaniteux», doté d'une «simplicité attirante», relevant que «de Gaulle est bien plus décontracté lorsqu’il est traité avec gentillesse et politesse que lorsqu 'il est critiqué et agressé».Du dirigeant américain, il relève que le fait qu’il «ait oublié la majeure partie de ce que lui ont dit dure la possibilité d’une entrevue avec M.Arafat.Selon les sondages, les travaillistes restent très en retrait du Likoud (droite) du premier ministre sortant Ariel Sharon, qui garde toutes ses chances de former le prochain gouvernement en dépit d’une perte de popularité à la suite d’un scandale de corruption.Nouvelle feuille de route Parallèlement, la télévision publique israélienne a indiqué que la nouvelle version de la, «feuille de route» du quartette (États-Unis, Union européenne, ONU, Russie), qui définit le processus menant à un État palestinien en 2005, n'avait pas tenu compte des réserves israéliennes à une précédente version du texte.Sur le terrain, trois Palestiniens et deux soldats israéliens ont été blessés lors d’incursions dans la bande de Gaza, où six Palestiniens d’une même famille ont par ailleurs été arrêtés.L’armée a aussi détruit dans ce territoire dix maisons.En Cisjordanie, l’armée a annoncé l’arrestation de 13 Palestiniens recherchés, dont six dans le secteur de Bethléem.Quatre membres des Brigades des martyrs d’al-Aqsa ont en outre été arrêtés à Tulkarem et quatre activistes du Jihad islamique à Anab-ta, en Cisjordanie, selon des responsables palestiniens.La direction palestinienne, dans un communiqué publié par l’agence officielle Wafa à Gaza, a de nouveau appelé le quartette à agir vite en envoyant des observateurs internationaux pour «faire cesser les massacres quotidiennement commis par Israël contre le peuple palestinien».ses conseillers amène de nombreuses personnes à sous-estimer ce qui est sa force fondamentale, sa réelle noblesse de caractère».«Après le déjeuner, qui était très bon, le Dr [Konrad] Adenauer [chancelier allemand de l’époque] a fait un exposé de près d’une heure sur les dangers du communisme et sur la meilleure manière de l’affronter, dans les écoles, les usines, à la maison.» «J’ai le regret d’informer Votre Majesté que je me suis endormi pendant la dernière partie de ce discours», confesse Macmillan.Relations étonnantes Harold Macmillan se dit également frappé par les relations entre les dirigeants français et allemand de l’époque.Sur le sujet de Berlin, Eisenhower s’était montré «très ferme et même irrité» à l’égard du chancelier allemand Konrad Adenauer.«De Gaulle a apporté suffisamment de soutien à Adenauer pour qu’il ne se sente pas abandonné par lui, mais pas suffisamment pour défendre solidement son point de vue», explique Macmillan à la souveraine, qui règne alors depuis sept ans sur le Royaume-Uni.«f ai trouvé que la relation entre les Français et les Allemands était très intéressante, et différente de ce que j’attendais, confie-t-il.De Gaulle traitait Adenauer presque comme un satellite et les Allemands étaient dociles, presque dégonflés», expliquet-il.AGENCE FRANCE-PRESSE Abidjan — Le Mouvement pa-triotique de Côte d’ivoire (MPCI) a menacé hier d’une «offensive générale» après le bombar-dement meurtrier par l’armée ivoirienne du village de Menakro, situé au-delà de la ligne de cessez-le-feu, et, dans ce contexte, le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, doit partir aujourd’hui pour une visite de deux jours en Côte d’ivoire.M.de Villepin rencontrera dans l’ancienne colonie française le pré sident ivoirien Laurent Gbagbo, des «représentants des forces politiques ivoiriennes» et «aura un contact avec des représentants des rebelles», a indiqué hier soir dans un communiqué le porte-parole du Quai d'Orsay, François Rivasseau.«C’est une situation de crise ouverte avec un double risque: l’aggravation de la situation intérieure et l’instabilité de l’ensemble de la région», a déclaré le ministre au quotidien français Le Parisien à paraître aujourd’hui.«Nous assistons au nord à des violations de cessez le feu, à l’ouest à des accrochages.Dans le même temps, les menaces sur les droits de l’homme se multiplient», a-t-il analysé.«tes troupes du MPCI ont reçu carte blanche pour passer à l’offensive», avait averti plus tôt dans la journée le secrétaire général du MPCI, Guillaume Soro, dans un communiqué, ajoutant ne pas «tolérer ces violations du cessez-lefeu».Cet incident, sans doute le plus grave depuis la conclusion par le MPCI d’un cessez-le-feu le 17 octobre, pose la question du rôle des forces françaises déployées le long de la LNF, qui traverse depuis le pays d’est en ouest en son milieu, avec pour mission d’empêcher les belligérants de la franchir.Le bombardement a fait 14 morts selon le MPCI, 12 — tous civils — selon l’armée française, venue constater l’incident.La France a condamné hier ma- tin «avec fermeté» l’attaque du village.«La France considère comme inadmissible cette violation désaccord de cessez-le-feu du 17 octobre 2002 et entend demander des explications aux autorités ivoiriennes», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, François Rivasseau.C’est la première fois, depuis que ses troupes sont en charge de surveiller l’accord de cessation des hostilités, que les autorités françaises dénoncent avec autant de clarté et de vigueur une violation du cessez-le-feu par les forces gouvernementales.Cette attaque est «inadmissible et intolérable» et «aura inévitablement des suites», indiquait-on mercredi de source militaire française.De son côté, le porte-parole de l’état-major ivoirien a affirmé que le bombardement de Menakro était une réplique à une attaque du MPCI sur des positions loyalistes et que les victimes étaient «des rebelles et non des civils».EN HR E K Un rave pour s’opposer à Sharon (AF'P) — Un rave party «contre l'occupation- par Israël dr's territoires palestiniens sera organisée demain près du ranch du premier ministre Ariel Sharon dans le désert du Néguev (sud), ont annoncé hier les organisateurs.«Un rave contre l'occupation se tiendra vendredi [aujourd'hui] au ranch de Sharon dans le Néguev», où le premier ministre réside fréquemment lors du shabbat, le repos hebdomadaire juif, précisent-ils d;ms un communiqué.«De jeunes [israéliens! dansent tous les weekends.s'accrochant à la conviction qu ’iis ont le droit de vivre leur vie comme tous les autres jeunes dans le monde», indiquent les organisateurs de cette fête techno sur leur site Internet (wumtherave.co.il).Cela se passe, selon les responsables du site, «dans un pays qui gère un mélange impossible entre une démocratie à l'occidentale, l'oppression de minorités et une occupation brutale de la nation voisine».le premier «rave contre l'occupation- organisé par ce groupe a rassemblé 3000 jeunes à Tel-Aviv le 23 mai 2002.Corée du Nord: rencontre au sommet à Washington (AFP) — De hauts responsables dr's États-Unis, du Japon et de la Corée du Sud se rencontreront la semaine prochaine à Washington pour étudier les moyens de régler la crise provoquée par la reprise du programme nucléaire de la Corée du Nord, p annoncé hier le département d’Etat, lx* secrétaire d’Etat adjoint en charge de l’Iîx-trême-Orient et du Pacifique, James Kelly, recevra ses homologues japonais et sud-coréen du Groupe trilatéral de coordination, dans k-quel ils traitent des affaires de la Corée du Nord.M.Kelly doit ensuite partir pour une visite en Asie, déjà programmée, qui lui permettra de rencontrer des conseillers du président élu sud-coréen Roh Moo-Hyun, a indiqué le porte-parole du département d’État, Richard Boucher.Terrorisme: des traces d’explosifs dans la voiture du bagagiste (AFP) — Abderazak Besseghir, le bagagiste de l’aéroport parisien de Roissy interpellé samedi en possession armes et d’un engin explosif dans le coffre de sa voiture, apparaît dans une situation délicate après la découverte de traces d’explosifs sur la banquette arrière de son véhicule.Si ces nouveaux éléments ne permettent pas de tirer de conclusions définitives sur la partici|jation de ce Français de 27 ans à l’éventuelle préparation d’un acte terroriste, ils fragilisent sa version des faits sur une éventuelle «machination» dont il ferait l’objet.En revanche, a-t-on appris hier soir de source judiciaire, selon les premières analyses, les empreintes digitales relevées sur les armes et les explosifs saisis dans la voiture ne sont pas celles de Besseghir.Des «analyses complémentaires» ainsi que des analyses d’ADN sont actuellement en cours, a-t-on précisé de même source.Interrogé par l’AFP, son avocat M, Philippe Dehapiot, a estimé que «si à l’issue de l’ensemble des analyses, on ne retrouvait aucune empreinte qui corresponde à celles d’Abderazak Besseghir, on aurait la confirmation qu’il n’a eu aucun contact physique avec ces armes et ces explosifs, ce qu’il a toujours affirmé».*&*ê,*****é*‘ CONSULTATION ASSEMBLEE ttAnOriALE VjELIN tKALE.QUEBEC ^ ASSEMBLEE fiATIOMALE QUÉBEC CONSULTATION GÉNÉRALE PROJET or LOI N° Ibl, LOI MODIFIANT IA LOI SUR IDS SERVICES DE SANIE El LES SERVICES SOCMt/X la Commission des affaires sociales est chargée- de tenir des auditions publiques à compter du I 1 mars 2003 dans le cadre d'une consultation générale sur le projet de loi n« 151, Loi mivUfhmt hi lx>l sur les services de santé cl les seiVMsscskmx Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion sur ce sujet doit soumettre un mémoire au secrétariat des commissions au plus tard N 27 février 2003.I.a Commission choisira.parmi lespeisonnestT lesorganlsmes qui auront (ait parvenir un mémoire, ceux qu'elle entendra.Les mémoires doivent fire transmis en 25 exemplaires de tonnât lettre, lis doivent être accompagnés d'autant d'exemplaires d'un résumé de leur contenu.I es personnes ou les organismes qui désirent que leur mémoire soit transmis â la Tribune de la presse doivent en faire parvenir 2U exemplaires supplémentaires.Les mémoires, la correspondance el les demandes de renseignements doivent être adressés à : Mr Denise Lamontagne, avocate, secrétaire de la Commission îles affaires sociales.Milice Pamphile-le May, 1035, rue des Parlementaires, y étage, Québec (Québec), i ! IA I A3.Téléphoné : (41S!) 643 2/22 Télécopieur : (41ti) 643-0248 Courriel : dtainontagnearassnat.qc.ca PROJET DF LOI N« 150, LOI MODI HAN I IA LOI ASSURANI L'EXERCICE DIS DROIIS DEÿ PERSONNES HANDICAPÉES El D'AUTRES DISPOSITIONS LÉGISLATIVES la Commission des affaires s
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