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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2007-01-27, Collections de BAnQ.

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LU DEVOIR, LES SAME!) I 27 ET DIMANCHE 28 JANVIER 2 0 0 7 TH E A T R E A'/jSk »' V’ Après Sylvia Plath, Brigitte Haentjens s’attaque, avec Vivrez à une autre grande figure littéraire féminine: Virginia Woolf DE VISU L'immense Boléro arrive à Québec Page E 7 Sa \ Elle est devenue avec les années la femme des projets impossibles en réussissant à dramatiser pour la scène des textes profondément littéraires; il faut avoir vu La Cloche de verre pour se rendre compte du genre de défi qui la stimule, Brigitte Haentjens.La voilà qui récidive avec Vivre, un étrange objet théâtral explorant l’univers trouble de la grande Virginia Woolf.JACQUES GRENIER LE DEVOIR MICHEL BÉLAIR Surprise: il fait beau! En cette matinée de toute fin d’année, Brigitte Haentjens m’a donné rendez-vous dans un café de la Petite Italie pour parier mollo de son prochain spectacle, Vivre, et de Virginia Woolf aussi, sur laquelle elle travaille depuis déjà près de trois ans à travers les projets divers qui font tenue occupée.Elle est radieuse, madame Haentjens, à presque un mois de la première! «Tout n’est pas encore noué, commence-t-elle par dire; tous les fils du spectacle ne sont pas encore attachés et ça tombe bien d’en parler à ce moment-ci.Cest un peu comme si je m’arrêtais pour la première fois pour faire le point!» Plongeons donc ensemble.Un long cheminement Et d’abord, qu’est au juste cet objet théâtral sur lequel vous planchez depuis si longtemps, madame « C Haentjens?Un texte de Woolf?Un texte sur Woolf déniché quelque part lors de l’un de vos voyages exploratoires?Un collage?Une adaptation tirée d’une de ses œuvres?«Rien de tout cela, répond-elle en souriant de toutes ses dents.C’est un texte que j'ai construit avec l’aide de mon équipe, W à partir du journal et de la vie de Virginia Woolf.Au début, je souhaitais adapter Orlando, cette histoire bizarre où le héros traverse les siècles sans vieillir et se réveille un jour en femme.Mais j’ai vite laissé tomber l’idée en constatant que Robert Wilson l’avait déjà fait il y a quelques années.Vivre n’est donc pas une adaptation; c’est un texte original.La meilleure façon de le décrire, c’est de le présenter comme “un portrait psychique de l’écrivaine Virginia Woolf.Et c’est l’histoire d’Orlando qui sert de fil conducteur au spectacle parce qu’on y trouve les thèmes majeurs de toute l’œuvre de Woolf le morcellement de l’identité, l’hermaphrodisme et l’idée de masque.» Il y a aussi que Brigitte Haentjens ne le crie pas sur les toits mais qu’elle est «déçue» par la dramaturgie contemporaine, où elle ne voit pas assez de défi à relever pour un metteur en scène.Et c’est parce qu’on arrive mal, selon elle, à refléter de larges pans du monde dans lequel nous vivons qu’elle a décidé de s’y mettre elle-même et de construire le spectacle dans son ensemble, le texte y compris, dans un intéressant processus de création reposant autant sur le travail en répétition que sur les extraits de texte choisis.C’est qu’elle marche depuis longtemps en compagnie de Virginia Woolf, Brigitte Haentjens: c’est elle qui emploie les mots «long cheminement».La complexité du personnage, de son œuvre et de sa vie la fascine.Elle a tout lu d’elle et sur elle, bien sûr.Son un portrait psychique de Fécrivaine Virginia journal surtout, qui est le point de départ de Vivre.«C’est une femme ultra-brillante, poursuit-elle, remplie de contradictions.Virginia Woolf, c’est beaucoup plus que la littéraire un peu vaporeuse en proie à la déprime qu’on nous présente souvent.C’est le symbole même de la lutte pour l’autonomie, mais c’est aussi un être complexe, dif ficilement saisissable et, bien sûr, une grande écrivaine qui travaillait sans relâche, de façon presque obsessive, fascinée par les mots.Et ce qui m’a tout de suite frappée en la lisant, c’est de voir à quel point son œuvre et sa vie se confondent.À quel point elle passe constamment de la fiction au quotidien et du quotidien à la fiction: les éléments importants de sa vie sont les éléments importants de son œuvre.Cest un peu cela que fai voulu débusquer le mécanisme créateur à cheval entre le quotidien et la fiction au moment même où il cherche à transformer le monde.[.] Et j’ai voulu mettre ce mécanisme en relief en ne taisant est pas les angoisses de Virginia face à l’écriture et les périodes de dépression qui en découlaient souvent.Elle en est presque venue à aimer ses phases dépressives parce qu’elles la libéraient de ses tensions; pour elle, elles faisaient presque partie du processus de la création.» lolf» Un processus mystérieux Mais revenons à Vivre.On en connaît le fil conducteur: Orlando.La transformation d’Orlando en femme.Brigitte Haentjens raconte qu’elle a mis en forme six épisodes, à partir d’éléments glanés autant dans le Journal que dans le roman.Et dans chacun de ceux-là, l’héroïne du spectacle passe constamment de la vie à la fiction et inversement.Mais le spectacle, explique encore la metteure en scène, ne s’est pas élaboré à partir de «véritables personnages».«Eux aussi — Virginia, Léonard son mari, sa sœur Vanessa — sont à cheval entre le quotidien et la fiction.Les véritables personnages du spectacle, ce sont les mots de Virginia Woolf.Et le spectacle s’est construit durant les répétitions selon un processus mystérieux.Les mots “sculpture" et “architecture" me viennent à l’esprit.Il y a d’abord eu une construction verticale puis, ensuite, latérale, qui nous fera saisir l’acuité de son regard sur l’art et sur la création.Au début, il n’y avait que Céline [Bonnier] en Virginia, puis la nécessité d’un deuxième (Sébastien Ricard de Loco Locas) puis d’un troisième personnage (Marie-Qaude Langlois) s’est imposée.Il fallait absolument, par exemple, que Léonard soit là, lui qui a abandonné toute idée d’une carrière littéraire pour se faire le passeur de l’œuvre de Virginia.Lui qui l’encourageait, la couvait, la soignait, lui qui l’étouffait aussi, sans doute, mais jamais comme Sylvia Bath fut étouffée.» VOIR PAGE HAENTJENS Alain Resnais, des cœurs en hiver Le cinéaste parle de son plus récent film, Coeurs^ qui prend Vaffiche au Québec la semaine prochaine MARTIN BILODEAU Paris — Le décor une salle de conférences d’un grand hôtel parisien inondée de soleil.Les figurants: une quinzaine de journalistes de la presse mondiale, de passage dans la Ville lumière à l’occasion des 9” Rendez-vous avec le cinéma français.La star Alain Resnais, 84 ans, cinéaste.Cravate autour du cou, baskets aux pieds, la tignasse d’argent et l’élégance tranquille, le créateur ^'Hiroshima mon amour et d’On connaît la chanson s’installe à l’avant de la salle, sourit timidement à l’assistance.Comme ses films, l’homme prend son temps, parle lentement met au service de l’entretien sa devise de cinéaste: «Je tourne pour voir comment ça va tourner.» Pendant 45 minutes, il répondra aux questions, des moins bêtes aux plus sottes, avec la même patience, la même politesse.Il évoquera ses débuts, Bertolt Brecht, la Nouvelle Vague, Mission: Impossible III (!).Et puis bien sûr l’œuvre féconde du dramaturge anglais Alay Ayckbourn, dont il avait adapté Smoking/No Smoking (en 1993) et dont la plus récente pièce, Private Fears in Public Places, a inspiré Cœurs, son 17' long métrage, à l’affiche au Québec la semaine prochaine.Faim d’amour À l’instar d’Éric Rohmer, Alain Resnais aime les quartiers remis à neuf, les lieux nouvellement vierges de l’expérience du monde.Ainsi, il a transposé l’action de Cœurs dans Bercy-Village, quartier du 13r arrondissement récemment rénové, qu’il a toutefois réimaginé en studio et sur lequel, tout au long du film, il fait tomber une petite neige.L’idée, inspirée du surréalisme, est de lui, pas d'Ayckboum: «Quand une image me passe par la tête et qu’elle y reste pendant deux ou trois jours, je ne cherche pas à lui résister, je l’adopte.» D ne faut pas voir dans cette neige un symbole, ençore moins un clin d’œil à LAmour à mort, précise-t-il.«A ma deuxième lecture de la pièce, l’image m’est venue, et je la trouvais parfaite pour en relier les 54 tableaux, et pour donner une unité plastique à l’ensemble.» Cet ensemble est composé d’un sextet de personnages en fin d’amour ou affamé d’amour un agent immobilier célibataire (André Dussollier) secrètement amoureux de sa collègue (Sabine Azéma), une âme charitable qui, le soir, s’occupe du père malade d’un barman mélancolique (Pierre Arditi), lequel recueille der- rière son bar les confidences d’un mari volage et oisif (Lambert Wilson) sur le point de s’établir dans le quartier avec son épouse qu’il n’aime plus (Laura Morante).Encore faudrait-il que celle-ci déniche, grâce au personnage de Dussollier, un appartement qui leur convient Encore faudrait-il que la jeune sœur de ce dernier (Isabelle Carré), en quête de l’âme sœur, ne croise pas sur sa route le mari de la cliente de son frère.Confidences intimes et révélations choquantes sont au programme de ces chassés-croisés de cœurs en hiver, incapables de trouver le bonheur et la plénitude amoureuse.«Ils ont tous en commun de vouloir faire mieux», résume le cinéaste, interrogé sur la mélancolie qui, au-delà des effets comiques, se dégage VOIR PAGE E 8: CŒURS LE DEVOIR, LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 JANVIER 2 0 0 7 CULTURE À l’ombre de Virginia Woolf Odile Tremblay Certains soirs, on laisse derrière soi un monde où les écrans et les claviers imposent leur empire, avec l’impression de faire acte de résistance culturelle.Cette semaine, ainsi filions-nous à l’Usine C.Acte de résistance également d’avoir d’abord relu plusieurs romans de Woolf, afin d’en retrouver l’écho sur scène.Le théâtre et la littérature sont là pour nous ramener à l’essentiel.Des arts désormais si fragiles, en perte de vitesse, à l’ère des nouvelles technologies.Assez pour les savourer comme une survivance.Brigitte Haentjens lançait à l’Usine C son spectacle (pièce?récitatif?) sur la femme de lettres britannique Virginia Woolf au génie poétique toujours vivace.Cette longue dame née en 1882 vécut et mourut loin de la consommation minute.En une sorte de brasier.On la sent toutefois si proche.Très beau, à propos, ce titre de la pièce de Haentjens: Vivre, à l’heure d’aborder une femme de lettres qui se donna la mort en 1941, des cailloux dans ses poches pour mieux couler à pic dans l’onde froide.La romancière de Vagues était obsédée par l'eau, courant qui charroie les figures de vie et les masques de mort.Elle en fit aussi son tombeau.Seul un œil de mouche à plusieurs facettes pouvait pénétrer l’univers de l’auteure de Mrs.Dalloway.Même l’excellent film The Hours de Stephen Daldry, tiré du roman de Michael Cunningham, offrait en 2002 à Virginia Woolf un cadre de poupées gigognes; la romancière et ses lectrices imbriquées alors les unes dans les autres.Témoigner d’elle implique la création d’armatures complexes, un peu cérébrales, exigeantes, poétiques, où la vie et l’œuvre s’interpénétrent, comme dans la pièce de Brigitte Haentjens.Trouvez donc le moyen de saisir Woolf autrement.Remonter ses traces comporte sa part de risques, en une démarche de patience, d’intuition, à l’écoute des silences derrière ses mots.Brigitte Haentjens, après un triomphe théâtral avec une œuvre chorale à 50 personnages féminins: Tout comme elle de Louise Dupré, s’offre avec Vivre un courageux retour en zone intime.Woolf s’accommode mal de bruyante compagnie.Sur un ton ou l’autre, la metteu-re en scène a donné de magnifiques tribunes aux voix féminines, qui en manquent encore.Moins jouées, moins célèbres que leurs confrères masculins des lettres; fossé béant, fétide, que Brigitte Haentjens comble à sa manière.YANICK MACDONALD PHOTOGRAPH R Sébastien Ricard, Céline Bonnier et Marie-Claude Langlois dans Vivre, de Brigitte Haentjens Entre théâtre et récitatif, la dramaturge a construit un très beau texte autour du roman Orlando, du Journal de Virginia Woolf et de divers fragments de son œuvre.Sous Orlando, étrange fantaisie vagabonde de méta- morphose sexuelle, écrite en 1927, les amours saphiques de l’auteur se profilent en creux.Dans l’univers de Woolf, les frontières entre les corps sont fluides, mais remplies de pièges.Trois comédiens seulement CONSERVATOIRE > d’art dramatique de Montréal >Formation continue Date limite d'inscription : le lundi 19 mars 2007 >Ateliers : doublage (enfants, adultes), voix et micro, phonétique et diction, corps et voix Pour plus d'information : site Web : www.conservatoire.gouv.qc.ca/cadm téléphone : 514 873-4283, poste 253 Ce programme est offert en partenariat avec l'Union des artistes et Emploi-Québec.,iA Québec « •Conservatoire de musique et d'art dramatique •Emploi-Québec CONSERVATOIRE > d’art dramatique de Montréal Demande d'admission Année scolaire 2007-2008 Date limite 5 février 2007 Pour être admises les personnes sélectionnées à la suite des auditions devront être titulaires d'un diplôme d'études collégiales.Pour information : 4750, avenue Henri-Julien, 3eétage Montréal ( Québec) H2T 2C8 Tél.: (514) 873-4283, poste 236 cadm@mcc.gouv.qc.ca www.conservatoire.gouv.qc.ca/cadm Conservatoire de musique et d'art dramatique Québec SS LAMOUR est un opera muet D'après Cosi fan tutte de Mozart Maîtrise d’œuvre Jean Assetin Direction musicale Normand Forget ptuntaedre Au THÉÂTRE DE QUAT’SOUS du 22 janvier au 24 février 2007 Texte ROLAND SCHIMMELPFENNIG Traduction Johannes Honigmann et Laurent Muhleisen Mise en scène THEODOR CRISTIAN POPESCU Avec SIMON BOUDREAULT, EVELYNE BROCHU, GUILLAUME CHAMPOUX, GAÉTAN NADEAU, CRISTINA TOMA Concepteurs : Magalie Amyot, Manon Bouchard, Michel F.Côté, Ginette Grenier, Marc Parent, Julie Vérès Une coproduction du Théâtre de Quat’Soua et de la Compagnie Theodor Cristian Popescu Une nuit ara du 13 février au 3 mars 2007,20 heures tED pace oC BRE Québec cî n Billetterie: 514.521.4191 Tard régulier : 30 $ etudiant : 20 S Prévente : 2 billets pour 30 $, valables du 13 au 18 février 2007 1945 rue Fullum, Montréal © Frontenac //www.mimeomnibus.qc.ca Montréal, I.F DKVolll ’’•jW'VâBÊ animent Vivre: Céline Bonnier, Sébastien Ricard et Marie-Claude Langlois, à travers une mise en scène minimaliste.Des ombres de vagues ou de feuillage sont projetées sur le mur.Faut dire que l’œuvre entière de la Britannique relève du théâtre d’ombres.A ses yeux, les impressions, les va-et-vient de la mémoire se révélaient plus présents que les êtres de chair côtoyés.Vivre met en lumière la douloureuse démarche de son écriture, ses doutes constants, sa fragilité surmontée.On pénètre ses failles en les revendiquant, comme celles d’une sœur lointaine.Elle avançait voilée.Parfois le grand trou noir de ses névroses l’aspirait dans la suffocation du non-être.Puis elle remontait pé- niblement à la lumière.«Car le philosophe a raison de dire qu’il ne faut rien de plus épais que la lame d’un couteau pour séparer le bonheur de la mélancolie», écrivait dans Orlando celle qui affrontait, de plus en plus meurtrie, les vagues de la folie, avec sa plume en rempart de sable.Sa vie d’homosexuelle dans une Angleterre encore collet monté est abordée dans l’ambiguïté qui colorait son œuvre.Cette artiste d’avant-garde au long visage triste qui prônait la libération des chaînes chevaucha deux siècles, mais l’héritage victorien demeurait un caillou dans son soulier.Le spectacle, pas encore tout à fait au point, dans sa poésie flottante, parle surtout à l’oreille des femmes.Virginia Woolf s’était sentie pourtant encombrée par sa féminité.La robe la gênait aux entournures.Mais sommes-nous si loin du temps où la romancière revendiquait Une chambre à soi?Elle aura précédé Duras dans une voie de révolte et d’analyse, dressée au nom de toutes, si seule pourtant.«Interdire aux femmes toute instruction de peur qu’elles ne soient en mesure de se gausser de vous; devenir l’esclave de la moindre chose en jupons mais continuer de faire comme si vous étiez les rois de la Création: Grand Dieu! songeait-elle, à quelle sottise, ils nous abaissent, sottes que nous sommes», s’écriait Virginia Woolf dans Orlando.Or, bizarrement, cette femme de lettres si tourmentée, si fragmentée, incarnée sur les planches par une Céline Bonnier au corps parfois tordu comme un bonsaï, laissait aux spectatrices (aux spectateurs, je ne sais pas) un apaisement dans son sillage.On se sentait soutenues par Virginia Woolf, enfantées par ses combats identitaires, fécondées par son exigeante quête de vérité.Le lendemain, son ombre flottait encore, perchée tremblante sur nos claviers.otrem blaÿàledevoir.com CUL ET VIOLENC de Guillermina Kerwin et Didier Lucien DERNIERE SEMAINE! AVEC Valérie Le Maire Brigitte Poupart Guillermina Kerwin Frédéric Pierre Widemir Normil Didier Lucien CONCEPTION Guillaume Cyr Christian Gagnon Thomas Godefroid Jacinthe Perrault UNE PRODUCTION DU Nouveau Théâtre Expérimental www.nte.qc.ca II V(féEb ENTREI BISlS < ULHIKbLUs QUÉHLC Québec Crluit u'imWit cinima i.i iéitvimon Gestion SODfcC Conseil dés aris ihi Canada OlNSKIL UK» AKl* n DIS m IRKS DU QUH M DE Tuéuim» anaua • Canada Cuiun u'imim-i r hik ni mou vidioc\naui».n ! PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE 14h45 19h30 EX-CENTRIS 3536.houl Saint-Laurent, Mil Billetterie ($14) >47-2206 |/ Un couple perd d’abord la carte après que sa fillette a joué avec une seringue usagée jetée dans sa cour.L’épouse (Camille Sullivan) est consultante auprès des jeunes toxicomanes alors que son mari, violent, se mêle aux groupes d’autodéfense qui épurent le coin.Un autre personnage d’épouse respectable (Kelly Rowan) essaie de son côté d’aider socialement les démunis du quartier, alors que son mari (Shawn Doyle) la trompe avec une prostituée ado en manque de drogue (Katie Boland, l’actrice la plus intense du lot).Le film entendait peut-être dénoncer la façon dont les respec- tables citoyens manipulent et jettent aux ordures les petits criminels qu’ils côtoient, mais il ne fait qu’endosser les comportements inacceptables des riches, même ceux (celles en fait) qui prétendent aider les gens qu’ils regardent de haut.Et ce n’est pas le personnage de la toute jeune Megan (Genevieve Buechner), troublée et apparemment contente que son père couche avec des filles de son âge, qui enlève à Mount Pleasant son ambiguité.En fait, on ignore à quel râtelier ce réalisateur mange et où il situe sa morale.Si morale, il y a.Le Devoir LA CINE-CARTE DU PARC, 8 FILMS POUR 40$ MA MEILLEURE CARTE DE CINÉMA LE LABYRINTHE DE PAN (v.o.espagnole avec s.-t.français) à 14h45, 17h00, 19h15, 21h30 EN EXCLUSIVITÉ j!f LETTERS FROM IWO JIMA (avec s.-t.anglais) Si à 13hOO, 15h40, 18h15, 21 hOO EN EXCLUSIVITÉ BABEL (avec s.-L français) à 15h50 (avec s.-t.anglais) à 21h15 VOLVER (avec s.-t.français) à 13h30 (avec s.-t.anglais) à 18h45 4 FILMS AYANT I7 ~4’ NOMINATIONS ^AOX OSCARS* 3S7S,avenue du Parc ?(SU) 28M900 3 heure» de STATIONNEMENT GRATUIT www.cinemaduparc.com SUR LA TRACE D’IGOR RIZZI UN FILM DE NOËL MITRANI "UNE PERLE SORTIE DE L'OMBRE" ODILE TREMBLAY, LE DEVOIR "UN FILM ÉTONNANT" CHRISTIANE CHARETTE.FESTIVAL DE VENISE FESTIVAL DE TORONTO ^ RADIO-CANADA, PREMIÈRE CHAINE MEILLEUR PREMIER FILM CANADIEN kt 2006 J SEMAINE DE LA CRITIQUE 2006 JOHN GRIFFIN.THE MONTREAL GAZETTE avec LAURENT LUCAS / PIERRE-LUC BRILLANT / ISABELLE BLAIS / EMMANUEL BILODEAU IMAGE: CHRISTOPHE DEBRAIZE-BOIS/SON: LOUIS PICHÉ / MONTAGE: DENIS PARROT PRODUCTEUR EXÉCUTIF: PASCAL MAEDER / PRODUCTION, SCÉNARIO & RÉALISATION: NOËL MITRANI FOTTVM.OU NOUVtAU CI M m ( rUTIVAL oa MUOMT an» / FRPVM.M THtMALONK MM PRODUIT AVEC LA FWFmaRiVnON RNANOÉBE DE LA S006C - SOOÉTÉ DE DÉVQQPPEMENT DES ENTREPOSES CULTURH1 FR - fy PB00HAWÆDESCRCDCT5DMOTS CA^BEC, DES OfeXTS OSS’&TS - CANADA CAWÜft Atopia PRÉSENTEMENT A L’AFFICHE iMiauui* EX-CENTRIS j j | | LE
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