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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2003-01-13, Collections de BAnQ.

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PEINE DE MORT Le gouverneur George Ryan, reflet d’une société mal à l’aise Page A 5 Wfr k ii 4* MAURICE PIALAT Le fils maudit du cinéma français s’est éteint Page B 8 www .lede voi r.e om DEVOIR V o L .X C I V X " 3 ?E I.I' \ 1) I 13 .1 A \ V I K H 2 U O 3 8 7c ?taxes I $ PÉTROLE UOPEP augmente son offre Le geste vise à calmer la flambée des prix NADRA SAOULI ET CHLOÉ COUPEAU AGENCE FRANCE-PRESSE Vienne — L’OPEP a décidé hier d’augmenter substantiellement son offre de pétrole dans un geste visant à rassurer les marchés qui craignent une pénurie de l’approvisionnement après le retrait de deux millions de barils par jour (mbj) de brut vénézuélien et dans la perspective d’une guerre en Irak.«Le message, c’est que s’il manque du pétrole sur le marché.L’OPEP comble ce manque», a indiqué Raad al-Qadiri, analyste de Petroleum Finance Company qui estime très probable une guerre en Irak.Pour mettre des barils supplémentaires sur le marché, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole a dû recourir à un mécanisme compliqué qui a l’avantage de contenter tout le monde et de préserver en même temps la quote-part théorique du Venezuela Elle a annoncé que la hausse de son plafond de production de 1,5 mbj à partir du 1" février serait répartie entre les dix pays membres au prorata de leurs quotas de production.La production totale du cartel sera ainsi portée de à 24,5 mbj, soit 1,5 mbj de plus que les 23 mbj produits par l’OPEP depuis le 1" janvier.La réunion ministérielle extraordinaire du cartel visait précisément à compenser la perte du brut vénézuélien due à une paralysie totale du secteur pétrolier de ce pays depuis plus de 40 jours.La crise vénézuélienne, attisée par les risques d’une guerre en Irak, a fait flamber le prix du baril à plus de 30 dollars américains sur les marchés de VOIR PAGE A 8: OPEP moEi AV m X JIM RU YM EN REUTERS Des milliers de personnes ont pris part à une manifestation contre la guerre en Irak menée par l’acteur américain Martin Sheen, samedi, û Ixis Angeles.Une autre manifestation est prévue en Californie le week-end prochain, cette fois a San Francisco.r t Ebullition anti-guerre aux Etats-Unis L’ampleur et la diversité du mouvement seraient inédites depuis le Vietnam GUY TAILLEFER LE DEVOIR Poussée de croissance du camp de paix aux Etats-Unis.Contre la politique belliqueuse de George W.Bush envers l’Irak s’articule une opposition populaire dont l’ampleur et la diversité seraient inédites depuis la guerre du Vietnam.La classe politique américaine en fait fi et cherche à le faire passer pour antipatriotique, mais il reste qu’un «grand mouvement antiguerre est en train de se former», fondé sur un «malaise généralisé» au sein de l’opinion publique américaine, a affirmé au Devoir Scott Lynch, porte-parole de Peace Action, qui se dit l’orga-nisatioq de paix la plus importante aux Etats-Unis.«Le mouvement n ’est pas principalement étudiant comme il le fut pendant la guerre du Golfe.Il est beaucoup plus large et diversifié», affirme M.Lynch, joint à Washington.L'affirmation est d’au- tant plus frappante que, selon l’historien américain Howard Zinn, le mouvement contre la guerre du Golfe, en comparaison même avec les premiers mois de l’escalade militaire au Vietnam, s’était étendu «avec une vigueur et une rapidité extraordinaires».«L’Américain moyen n’achète pas du tout l’idée de Hush selon laquelle il faut renverser Saddam Hussein et déclencher des frappes Tony Blair ne convainc pas D’APRES L’AGENCE FRANCE-PRESSE Une majorité de Britanniques estiment que le président irakien Saddam Hussein ne représente pas une menace suffisante pour justifier une guerre contre son régime, selon un sondage diffusé aujourd’hui par la chaîne privée ITV.Cinquante-huit pour cent des personnes interro gées par l’institut YouGov ne sont pas convaincues de la menace supposée des armes de destruction massive irakiennes, même si 61 % soupçonnent un lien entre Saddam Hussein et l’organisation terroriste al-Qaîda d’Oussama ben laden.Parallèlement, un sondage publié hier en Californie indique qu’une importante majorité d’Américains sont opposés à ce que le président George W.Bush lance le pays en guerre unilatéralement, c’est-à-dire sans la bénédiction de l’ONU.Interrogés sur l’objectif principal d’une éventuelle guerre américano-britannique, 30 % des répondants VOIR PAGE A 8: BLAIR préventives contre l’Irak», affirme David Barsamian, journaliste-fondateur (l'Alternative Radio, à Boulder, au Colorado.«Is mouvement antiguerre est en pleine effervescence.» Si les Américains ont été généralement d’accord avec l'opération lancée par M.Bush en Afghanistan dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, ils le sont beaucoup moins avec ses projets irakiens.Ce que les sondages confirment d’ailleurs, qui dénotent une érosion constante des ajr puis à une intervention militaire, même multilatérale.«Hush n’est pas crédible, déclare M.Lynch.VOIR PAGE A 8: ÉTATS-UNIS ¦ Bagdad en appelle à ses voisins, page A 5 L’ENTREVUE Une pionnière au style direct La vérificatrice générale Sheila Fraser s'est vite imposée en disant les choses comme elles sont MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Sheila Fraser ne s’y fait pas encore.De comptable de haut niveau, elle est devenue, avec son accession au poste de vérificateur général en mai 2001, un personnage public incontournable.On la salue dans la rue, on la cite sans arrêt dans les médias.Elle ne cherche pourtant pas la publicité.«Je ne m’habitue toujours pas.Je réalise que les gens commencent à me reconnaître, et ça me surprend chaque fois.[.] 77 faut faire attention à tout ce qu’on dit.Quand on s'entend citée à la télévision les premières fois, on se Sheila Fraser d}t: ‘°£ [a ajoute-t-elle en nant de bon cœur.Parce que Sheila Fraser a le rire facile, chaleureux et communicatif.Simple et discrète, cette femme est sans prétention aucune, peu importe qu’elle soit, à sa façon, une pionnière.A 52 ans, elle est la première femme à occuper le poste de vérificateur général du Canada, un agent du Parlement, indépendant et doté d’un mandat non renouvelable de dix ans.VOIR PAGE A 8: FRASER Portrait de l’artiste en chimpanzé INDEX Annonces .B 5 Idées .A 7 Avis publics.B 4 Météo .B4 Convergence.B 7 Monde .A 5 Culture .B 8 Mots croisés .B 5 Économie .B 1 Religions .B 6 Éditorial .A6 Sports .B 5 Fonds .B 3 Télévision .B 7 À Carignan, dans le refuge de la Fondation Fauna, entre deux émissions d’Oprah, les singes sidéens, rescapés des laboratoires de recherche, s’adonnent à la peinture.Après une sortie remarquée à Toronto, leurs œuvres arrivent dans une galerie montréalaise.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Billy Jo, poilu de la tête aux pieds, comme tous ses semblables, a ce petit je-ne-sais-quoi d’apparenté dans le regard, avec tout de même un surplus de douleur enfouie, là, tout au fond des yeux.Il faut dire que son premier propriétaire lui a arraché des dents à la pince-monseigneur.Il faut dire qu’en 1983, à quinze ans, le singe savant a été vendu à un laboratoire de recherche où on lui a inoculé le virus du sida et fait subir 289 anesthésies.Il faut dire qu’un jour, à son réveil, fou de rage et de douleur, le cobaye s’est arraché les pouces avec les dents qui lui restaient Il faut dire que Billy Jo en sait plus sur l’enfer que les morts.Aujourd'hui, avec ses pattes automutilées, le vieux singe aime peindre de petites toiles abstraites et colorées.Il préfère le bleu et il prend tout son temps pour appliquer l'azur.Chez ses cousins humains, cette couleur symbolise l’idéalisation et le rêve, procure une sensation d’introspection.C’est aussi la couleur du froid.Les toiles de Billy sont exposées depuis ce week-end dans un local au-dessus de la galerie West End, avenue Green, dans l’arrondissement de Westmount, à Montréal.Elles y reste ront deux semaines, en compagnie d'une vingtaine d’«œuvres» de six autres chimpanzés et de grands portraits photographiques des -artistes», la plupart rescapés du même labo.Tous ont le regard triste de Billy Jo.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une photo d’un des sept singes-artistes, entouré de leurs œuvres, présentées par la Fondation Fauna, à Montréal.I>e8 toiles abstraites des rescapés de la recherche sur le sida et l’hépatite se vendent quelques centaines de dollars.La présentation de Vies sacrifiées: l'art des chimpanzés en captivité et portraits de Frank Noelker est organisée par la Fondation Fauna, le premier et le seul refuge de chimpanzés au Canada, installé à Carignan, au sud-est de Montréal.Il en existe cinq autres en Amérique du Nord, mais ce centre québécois a été le premier au monde à accueillir des chimpaiizés séropositifs, ce qui a d’ailleurs suscité des craintes publiques en Montérégie, il y a deux ans, même si la Direction de la santé publique juge la présence des animaux sidéens sans danger pour la population.«Certains de nos pensionnaires L K l) K V 0 I R , L K L C X D I I :{ .1 A X I E R 2 0 0 :i A 2 LES ACTUALITES Au nord de la Place des Arts L’UQAM nourrit un projet d’agora des sciences STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR LHJQAM veut ouvrir un centre ' d’information et de débat sur les sciences rattaché a son campus du centre-ville.b; projet est baptisé Le Cœur des sciences.Il vise la transformation de la plus ancienne fonderie de Montréal dont les équipements survivent sur le campus, au nord de la Place des Arts.Il s’agirait de convertir le vestige industriel en lieu de vulgarisation et de débat public sur le rôle et l’utilité des recherches scientifiques et technologiques.«Nous partons du constat que la science n'a pas de visibilité suffisante dans notre société», dit Gilles Gauthier, doyen de la faculté des sciences de l’UQAM.«Le Cœur des sciences proposerait donc un lieu d’échange, un endroit où il serait possible de tenir des débats sur les enjeux importants entourant l’activité scientifique dans le monde actuel.» La semaine dernière, le doyen rencontrait la direction du Centre des sciences de Montréal, dans le Vieux-port, pour d’éventuelles collaborations.Les études préliminaires seront achevées dans les prochaines semaines et déposées en mars auprès de la Fondation de l’UQAM qui fournirait le financement nécessaire, lœ doyen refuse d’évaluer les coûts de l’entreprise.Il pilote ce projet depuis quelques mois et espère le mener à terme d’ici à la fin de son mandat, dans quatre ans.Le plan du Cœur des sciences décrit par le doyen inclut un centre d’interprétation de l’ancienne fonderie et une agora où le public et les savants pourront débattre.«Depuis quelques semaines, on aurait pu y organiser des conférences sur le clonage», explique M.Gauthier qui fournit aussi l’exemple du «Bar des sciences» Le Cœur des sciences proposerait un lieu d’échange, un endroit où il serait possible de tenir des débats sur les enjeux importants entourant l’activité scientifique organisé périodiquement au Québec et en France.Lieux négligés L’UQAM souhaite en fait trouver de nouvelles vocations à tous les lieux négligés sur cette partie de son campus, encore largement occupée par des stationnements.L'université veut par exemple parachever les rénovations du pavillon Sherbrooke.L’immeuble de style beaux-arts, occupé par le département de design, comprend un amphithéâtre de 350 places à l’abandon.Dans ce cas, l’université souhaite intéresser un donateur privé, qui pourrait même bénéficier de la salle, le campus étant au centre du Quartier des spectacles, où se déroulent de nombreux festivals.Le vaste terrain du centre-ville rassemble plusieurs édifices à vocation scientifique.A lui seul, le pavillon Président-Kennedy, de forme elliptique, abrite les départements des sciences de la Terre et de l’atmosphère, de mathéma-tiques, et d’infonnatique, la Bibliothèque des sciences, le laboratoire d'informatique, ainsi que plusieurs centres et groupes de recherche.L’université souhaite rapatrier dans un nouveau pavillon tout le secteur de la biologie, qui occupe un immeuble désuet, rue Saint-Alexandre.Un projet de partenariat avec le Cirque du Soleil (CS) a été abandonné récemment.Le cirque pensait installer un hôtel sur une partie du site, qui aurait été louée à très long terme.Selon l’entente résiliée en décembre, les dix millions du contrat permettaient à l’UQAM d’assumer le quart du coût estimé du futur pavillon des sciences biologiques.Le CS a finalement renoncé à son projet hôtelier pour se concentrer sur ses activités de création.L’administration universitaire, elle, maintient son idée de pavillon de biologie.Étude à Santé Canada De la viande d’animaux clonés ?PRESSE CANADIENNE Ottawa — Un producteur de bétail s'est informé auprès du ministère fédéral de la Santé de la possibilité de vendre de la viande provenant d’animaux clonés, a indiqué le quotidien Ottawa Citizen, hier.Karen McIntyre, directrice du Bureau d'intégration de la politique alimentaire de Santé Canada, a confirmé que l’agence évaluait la requête depuis plusieurs mois.lœ nom de la compagnie ou la sorte de viande produite par clonage quelle espère vendre ne peuvent être révélés.Aucune demande pour vendre ce type de viande n’a encore été officiellement déposée, mais un comité composé d’experts des ministères de la Santé, de l’Envi- ronnement, de l’Agriculture et des Pêches a été formé pour étudier la question de la nourriture issue du clonage.Deux compagnies américaines, Prolinia en Géorgie et Cyagra au Massachusetts, essaient déjà de produire des porcs et des bovins clonés.le clonage pourrait permettre à un éleveur de sélectionner le meilleur animal et d’obtenir un troupeau composé de veaux identiques produisant de la viande de qualité identique.Mais le clonage coûte plus cher et comporte plus de risques de malformations congénitales et de mort que la reproduction conventionnelle.Aucun produit issu d'animaux clonés ou de leur progéniture q’est en vente au Canada ou aux Etats-Unis pour l’instant LOTO OUÉBEC Résultats TVA le réseau dos tirages 649 Tirage du 2003-01-11 Q9 26 2£ 32 41 Complémentaire |4Q) Tirage du 2003-01-11 10 3S 4Q 42 4Z Complémentaire (19) 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGMAN IB 1 5 283.15 538 277 804 LOTS 5 000 000,00 $ 122 100,20 $ 1 725,80 $ 60,20 $ 10,00 $ Ventes totales Prochain gros lot (appt.) GAGNANTS 0 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Ventes totales 0 12 935 19 005 SUPER* Tirage du 2003-01-10 02 03 05 lfî 25 3132 Complôm«ntalre (20) Ventes totales 16 482 924 $ Prochain gros lot 2 500 000 $ Tirage du 2003-01-10 LOT 100 000$ 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 1 GAGNANTS 2 5 111 6 505 138 507 125 582 145 367 15 217 885 $ 2 000 OOO $ LOTS 1 000 000,00$ 50 000,00$ 500,00$ 50,00$ 5,00$ 619 946 SO $ LOTS 3 750 000,00 $ 59 929.50$ 2 362,10$ 143,90$ 10,00$ 10,00$ Ptrticwlio.1 gratuite Egjtra NUMÉRO 459196 Egjtra NUMÉRO 007066 Tirage du 2003-01-11 LOT 100 000$ i os ri î.’o." i orv ,* C 1U4.- O* o cparite gn1 t la liste «9 te cte L-0.céfté ur se faire battre par l’adé-quiste Sylvie Lespérance dans Joliette, en juin, Brien se soit converti à l’ADQ par opportunisme.En août, les députés du Bloc ont décidé d'atténuer leurs critiques de l’ADQ pour ne pas déplaire à leurs électeurs attirés par Mario Dumont.?Donnons-lui tout de même le bénéfice du doute.Selon des dépêches publiées à cette époque, Brien aurait confié à ses collègues qu’il se sentait déjà plus proche de l’ADQ que du Parti québécois.Aujourd’hui, il devra bien nous expliquer en quoi.Est-il séduit par le taux unique d’imposition, la médecine à deux vitesses, deux politiques alliancistes combattues par le Bloc à Ottawa, ou par les bons d'éducation?Ou est-ce par le programme constitutionnel virtuel de l’ADQ?Que pense M.Brien du discours de Toronto, celui où Mario Dumont a affirmé qu’il fallait «tourner la page» sur le dossier constitutionnel ?A l’aube de la campagne référendaire de 1995, Brien avait vivement critiqué la position constitutionnelle des libéraux de Daniel Johnson: «il veut nous ramener dans un débat qui va duré cinq ou dix ans et qui ne donnera aucun résultat, disait-il.Si on est vraiment une société distincte, qu’on y croit, il va falloir l'assumer».Cinq à dix ans, c’était trop long pour Pierre Brien.C’est pourtant la durée du moratoire proposé par son nouveau chef.Au début de l’année 2000, lorsque Jean-François Usée avait publié sa proposition de «sortie de secours», Brien avait été l’un des rares élus à appuyer l’idée de tenir un référendum sur les pouvoirs que le Québec voudrait rapatrier d'Ottawa.II voyait dans cette suggestion la possibilité de «rallier les fédéralistes québécois» avec le gouvernement péquiste et de forcer le Canada anglais à tenir compte de la position exprimée par une majorité de Québécois.Alors âgé de 29 ans, il se disait «plus patient» que les vétérans du mouvement souverainiste.Aujourd’hui, Usée lui-même affirme que sa proposition est devenue caduque, inapplicable.Ix*s changements d’allégeance ne sont pas un crime en politique.Mais ceux qui négocient ce genre de virage doivent avoir de bonnes raisons pour le faire.Un fait historique nouveau, un changement radical de politique doit le motiver.En l’absence de raison sérieuse, pourquoi, plus tard, croirait-on cet homme lorsqu’il nous dira que les politiques qu’il défend sont essentielles, vitales pour notre avenir?Aujourd'hui, Brien doit nous dire pourquoi il rompt avec une famille politique et adhère à une autre qui est aux antipodes de celle qui l’a mis au monde.Michel Venue est directeur de L’annuaire du Québec, chez hides.vennemfafides.qc.ca.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine Gérald Dallaire {adjoint an dirtettur de l'information).Jeanne Cornvt-au (ngtlt/ Marie-Andrée Chouinard [éducation) ; Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion, Louis-Gilles Francneur (environnement), Benoit Manger (responsable du site Internet).Josée Boileau.Julie Carpentier (sports).Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Paré (santé); Pauline (iravel (science) ; Michel Ciarneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématigues); Martin Dudos et Christine Dumazet (r*lrrf«rj); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : è l'information culturelle : Michel Bélair (rapowoWd.Jean-Pierre l-egault.Stéphane Baillargeon (tbédtrr).Paul Cauchon rutédias;.( aroline Montpetlt f/iwwj, Odile Tremblay (cinéma).Bernard lamanhe (arts visuels); b l'information économique Gérard Bèrubé (adjoint au directeur de l’information).Dominique Reny.Eric Desrosiers.Valérie Dufour.Claude Turcotte; è l’information internationale Claude i/vesque, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste), b l’information politique Hélène liuzzettl, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires d Ottawa).Tommy Chouinard et Robert Dutriaac (correspondants parlementaires d Québec).Kathleen lévesque .Marie Hélene Alarie (secrétaire d la rédaction) ; Louise Maude Rioux iviucy.Genevieve Otls-Dionne (commis/ la documentation Gilles Paré (directenr); Manon Derome, Serge [aplanie I Quebec 1 Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITE ET L£ MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy, Gyslaine CAté, Marlène CAlé.Annie Duguay, Martin Fournier.Christiane legaull, Amélie Maltais.Jacques A.Nadeau.Claire Faquet.Micheline Ruelland, (publicitaires).laurence Thériault (directrice ad/cnntr), Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bèrubé (secrétaire) LA PRODUCTION Daniel Ba/inet (responsable de la productionI.CIm&mv Bédard.Michel Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers, Donald Fillon.Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable).PROMOTION.DISIRIHITION ET TIRAGE.Linda Ihériault (responsable service d la clientèle, distribution et tirage).Marie-Eve Sanlerre.(coordonnatrice d la promotion rt d la sollicitation), Moniquel.'Heureux, Use lachapelle, Kachelle Leclerc.Marie-France Dalcourt.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy, Germain Haeck feontrâleur), Ghislaine lafleur.Claudette Béliveau (adjointe administrative).Claudine Chevrier.Chantal Rochon, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (incrprésident esécutif el directeur général) f A 8 E l> E V 0 I R L E L I ' X I) I 1 .1 A V V 1 E R 2 0 0 A LE DEVOIR ACTUALITES SUITE DE EA PAGE 1 Ixs radicaux unilatéralistes au pouvoir à Washington ne représentent pas la majorité de la population.» M.Barsamian prophétise: «Plus Hush voudra s'attaquer à l’Irak, plus l’opposition grandira.» C’est un mouvement qui reste au demeurant très émietté, une nébuleuse à l’organigramme éclaté, constitué de centaines de groupes populaires, religieux, syndicaux et intellectuels aux positions antiguerre et pacifistes multiples — mais pour ainsi dire sans influence notable dans les grands médias et parmi les membres du Congrès.N’ont guère été relevés à ce jour par les médias que la manifestation qui a réuni fin octobre à Washington 100 000 personnes à l’initiative de la coalition d’extrême gauche International Answer et les coups de gueule d’une centaine d’artistes et d’intellectuels (dont, forcément, Noam Chomsky et Sean Penn) qui ont pris la forme de la pétition Not In Our Name et de la coalition Artists United To Win Without War.Le défi pour cette nébuleuse, pour le moment partagée entre deux organisations parapluie principales, est évidemment de faire l’unité.Answer, l’organisation la plus mobilisatrice, annonce pour le samedi 18 janvier une grande manifestation à Washington, avec rassemblement parallèle à San Francisco.Peace Action (PA), qui compte 85 (XX) membres dans 27 Etats, en fera partie, bien qu’elle se méfie d’Answer (qui a refusé en 1990 de dénoncer l’invasion du Koweït par l’Irak), dont elle juge le radicalisme trop peu rassem-bleur.PA s’est en revanche jointe à une nouvelle coalition plus modérée, fondée en octobre, United For Peace, chapeautant quelque 70 associations et qui tiendra, de son côté, une grande manifestation à New York le 18 février, en même temps que doivent avoir lieu une dizaine de marches à travers l’Europe.L’essentiel de l'ébullition que disent constater les leaders du mouvement de paix n'est pourtant pas là.Elle se manifeste à une échelle très locale, affirme M.Lynch, «dans le millier de petites coalitions et de manifestations organisées de désaccord, qui poussent comme des champignons un peu partout dans le pays» pour s’opposer très précisément à la guerre qontre l’Irak.Y compris, clame-t-il, jusque dans les Etats conservateurs du Sud, la Bible Belt.Par exemple, une initiative populaire baptisée Cities For Peace a jusqu’à maintenant donné lieu à l’adoption de résolutions antiguerre par une trentaine de conseils municipaux.Internet est pour beaucoup dans la croissance du mouvement, dit M.Lynch.«Cela a eu un effet multiplicateur qui a brisé l’isolement des oppositions.» «Notre effectif a doublé à 600 personnes et les dons que nous recevons ont augmenté de 33 %, à 90 000 $», affirme Patrick Carkin, codirecteur de la section «Plus Bush voudra s’attaquer à l’Irak, plus l’opposition grandira» ETATS-UNIS de PA à Concord, dans le petit État du New Hampshire.«J'ai tenu, il y a un an, une réunion publique dans le village de Keene, près de la frontière du Vermont, en présence de 12 personnes.J’y suis retourné en octobre dernier: il y a eu 150 personnes.» «Ce n ’est pas que tous ces gens soient tout à coup devenus pacifistes, dit M.Carkin.Mais ils sont inquiets de voir Bush prêt à faire fi du droit international et des Nations unies ou, encore, ils sont choqués parses objectif de mainmise pétrolière au Proche-Orient.» Le pétrole: dit platement, r«Américain moyen» pourrait être en train de se découvrir des sensibilités antiguerre à mesure qu’augmente le prix de l’essence à la pompe.M.Lynch récuse ce rapprochement.Mais alors que l’opposition croît dans le monde syndical, y compris au sommet de l’AFUCIO, qui avait donné sa bénédiction à l’intervention en Afghanistan, un syndicat de postiers de la région de Detroit faisait valoir qu’une guerre servirait essentiellement les intérêts des compagnies pétrolières américaines: «üites-moi un peu, c’était quand, la dernière fois qu’une pétrolière vous a fait un cadeau?, disait le syndicat dans un texte à ses membres.Est
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