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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2003-01-14, Collections de BAnQ.

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SECONDAIRE DEMOCRATES Joseph lieberman veut,être candidat à la présidence des É.-U.Page A 5 Le MEQ investira dans le béton pour mieux encadrer les élèves Page A 3 ?w w w .led e v o i r .e o ni ?LE DEVOIR REUTERS Le premier ministre britannique Tony Blair a continué d’entretenir le flou hier à propos de la nécessité ou non d’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité sur une opération militaire contre l’Irak.Guerre en Irak Washington temporise Paris et l’ONU exhortent Bagdad à mieux coopérer AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — La Maison-Blanche a semblé hier mettre un bémol à l’éventualité d’une intervention militaire en Irak dans un délai rapproché, tandis que Mohamed ElBaradei, l’un des chefs des inspecteurs en désarmement de l’ONU, répétait que plusieurs mois d’inspections seraient encore nécessaires avant de déterminer si Bagdad viole ses obligations internationales.«Le président [George W.Bush] n’a pas de calendrier fixe» pour une éventuelle intervention en Irak, a déclaré son porte-parole Ari Fleischer.La Maison-Blanche semblait ainsi mettre un bémol à l’éventualité d’une intervention militaire en Irak dans un délai rapproché.Interrogé à répétition lors de son point de presse quotidien sur ce qui semble apparaître comme ,un changement d’attitude des Etats-Unis, Ari Fleischer a affirmé que «rien n'a changé à ce propos», alors que les troupes américaines continuent d’affluer dans le Golfe.Cette temporisation tranche avec l’attitude du président Bush l’automne dernier, lorsqu’il avait mis les Nations unies au pied du mur pour voter une résolution ordonnant à Bagdad de désarmer dans des délais rapides.M.ElBaradei, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a exhorté les Irakiens à faire preuve d’une «coopération active», estimant que «l’Irak coopère de façon passive», après une rencontre à Paris avec le chef de la diplomatie française Dominique de Villepin.Ce dernier a souligné qu’une «coopération active» de l’Irak était la condition «indispensable pour assurer son bon désarmement» et aussi celle qui lui permettrait d’éviter la guerre, que la France considère toujours comme la dernière des options.D’après Mohamed ElBaradei, les inspecteurs ont encore besoin de «quelques mois» pour mener à bien leur mission en Irak.Un porte-parole de l'AIEA cité par le site Internet de la BBC, Mark Gwozdecky, a même affirmé qu’il leur faudrait «au moins un an, pour assurer des inspections crédibles».M.ElBaradei a minimisé l’importance de l’échéance du 27 janvier, soulignant que le rapport qu’il soumettra à cette date au Conseil de sécurité avec Hans Blix, l’autre chef des inspecteurs en Irak, ne sera qu’un «rapport d’étape» pour faire le point sur les deux premiers mois d’inspections.En attendant, le premier ministre britannique Tony Blair a jugé «insuffisant et probablement faux» le document remis le 7 décembre par l’Irak sur ses programmes d’armement fl a répété que l’Irak serait «désarmé par la force» en cas de «violation des résolutions de l’ONU».Mais Tony Blair, entretenant le flou sur la nécessité ou non d’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité sur une opération militaire contre l’Irak, ajuste estimé qu’il fallait «maintenir l’autorité de l’ONU».VOIR PAGE A 8: WASHINGTON Cette temporisation tranche avec l’attitude du président Bush l’automne dernier Lire aussi ¦ L’éditorial de Serge Truffaut, page A 6 : Bush s’isole INDEX Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.A 5 Mots croisés.B 5 Sports.B 6 Télévision.B 7 Le plan des urgences est un échec à Montréal Les cas d’attente de plus de 48 heures ont triplé, constate la Régie ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de Montréal-Centre a complètement échoué à «régler de façon permanente l'engorgement dans les urgences», objectif qu’elle s’était fixé, dans son plan d’organisation des services, il y a quatre ans.Au contraire, le pourcentage de séjours de plus de 48 heures a triplé, et celui des attentes de plus de 24 heures est de nouveau à la hausse.Tel est l’un des douloureux constats tirés par la RG gie, au tenne des quatre années d’application de son plan d'organisation des services Le Défi de l’Accès 1998-2002, destiné à cibler ses interventions et ses investissements sur le territoire de 111e de Montréal.Dans ce plan, la Régie régionale de Montréal s’était fixé, en 1998, l’objectif de trouver une solution durable aux débordements chroniques des urgences vécus air née après année dans la métropole.On s’était même donné pour mandat d’éliminer les séjours de plus de 24 heures.Or, l’engorgement monstrueux vécu au re- tour du congé des fêtes n'est que la partie visible de l’iceberg, dévoilé par les données contenues dans le bilan dressé par la Régie pour 1998-2002.Ce bilan démontre qu'après avoir réussi à maîtriser la situation en 1996 et 1997, la Régie n'est pas parvenue à maintenir le cap au cours des quatre dernières années.Au contraire, elle semble avoir perdu le contrôle de la situation.De 5,1 % en 1996-97, la proportion des séjours de plus de 48 heures avait chuté à 3,5 % en 1998.VOIR PAGE A 8: URGENCES JACQUES GRENIER LE DEVOIR ¦ Toujours membre du Bloc québécois, le député de Témiscamingue aux Communes, Pierre Brien, a annoncé officiellement hier qu’il serait candidat de l’ADQ lors de la prochaine campagne électorale québécoise.On le voit ici en compagnie d’un Mario Dumont ravi, dans les locaux montréalais de l’ADQ.Souverainiste, bloquiste, et candidat de l’ADQ Le député fédéral Pierre Brien se joint à l'équipe de Mario Dumont KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Se disant au diapason d’une population qui ne vibre pas au projet souverainiste, le député bloquiste Pierre Brien s’est joint officiellement hier à l’Action démocratique du Québec en tournant la page sur les débats constitutionnels.Après avoir annoncé sa décision en matinée dans sa région d’Abitibi, M.Brien a expliqué en début de soirée, dans les locaux montréalais de l’ADQ, sa décision d’être candidat dans un «mouvement de changement».S’il se qualifie toujours de souverainiste, M.Brien estime que les Québécois, tant fédéralistes que souverainistes, ont d’autres préoccupations qu’il faut respecter.«Mon geste est assez éloquent à cet égard-là.Je ne crois pas que, dans un avenir prévisible, cette questùm va dominer l’échiquier politique.Im souveraineté ne va pas disparaître du décor politique pour autant.Mais il m’apparaît assez évident que lorsque l’on veut faire de l'action politique concrète, il faut l’inscrire dans le réel.Et moi, je me sens bien à l’aise avec une formation politique qui se lève chaque matin en se demandant comment on fait progresser le Québec», a déclaré Pierre Brien.VOIR PAGE A 8: ADQ lire aussi ¦ La chronique de Michel David, page A 3 : Réinventer le Bloc Les condos chassent encore des locataires Le moratoire ne s’applique pas partout JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR En dépit du moratoire qui interdit la conversion de logements locatifs en condos à Montréal, notamment en raison de la pénurie qui sévit, des locataires perdent encore leur logis pour cette raison dans les arrondissements issus des anciennes banlieues de 111e.Théoriquement, ces locataires ont droit au maintien dans les lieux.Mais les hausses fulgurantes de loyer qui accompagnent la conversion les obligent souvent à prendre la porte.C'est ce que vivent présentement des locataires de l’arrondissement Anjou, et ce que feront valoir ce soir des locataires de Verdun à la réunion du conseil d’arrondisse-mepL A Anjou, les locataires du 7000 des Roseraies reçoivent ces jours-ci des hausses salées d’augmentation de loyer, de 130 $ à 160 $ par mois.Eux qui avaient massivement contesté l’an dernier une hausse de 20 $ à 30 $ par mois — que la Régie n’a pas encore tranchée — en sont soufflés.«C’est tellement gros: les nouveaux propriétaires veulent frapper fort pour que les gens s’en aillent!», dé nonce un locataire qui, comme les autres interviewés, tient à garder l’anonymat Les comités-logement de Montréal, eux, suivent de près cette histoire.Depuis le début de la crise du logement il y a deux ans, c’est la première conversion importante —le 7000 des Roseraies comptant 48 logements — à avoir cours à Montréal.«Les locataires sont fâchés, ils se sentent brimés, mailocatairess ils ne veulent pas de troubles avec le propriétaire, pas de harcèlement.Alors en recevant une aussi grosse augmentation, ils ne savent pas quoi faire», constate Andrée Rochon, d’in-fologis de l’Est de 111e de Montréal, qui conseille les gens d'Anjou.Une trentaine des 48 ménages locataires ont vivement contesté la conversion même de leur immeuble au cours des derniers mois.Celle-ci a été autorisée par le conseil d’arrondissement d’Anjou le 27 août dernier, sur la base d’un règlement adopté en l’an 2000, soit avant la fusion avec Montréal.VOIR PAGE A 8: LOCATAIRES JACQUES NADEAU I.E DEVOIR ^ La conversion de logements en condos est actuellement proscrite à Montréal.En théorie.À Anjou, les locataires du 7000 des Roseraies reçoivent ces jours-ci des hausses salées d’augmentation de loyer LE DEVOIR.LE MARDI 14 JANVIER 2003 A 2 ?LES ACTUALITES ?Équité salariale: les syndicats passent à l’offensive Le front commun veut régler le dossier avant la mi-mars Les étudiants en médecine craignent d’être les victimes du conflit entre les spécialistes et l’État LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Les étudiants en médecine du Québec se sentent pris «entre l’arbre et l'écorce» à cause des moyens de pression des médecins spécialistes qui pourraient ultimement menacer leur session à l’université.Le président de la Fédération des associations étudiantes en médecine du Québec, Alexis-Simon Cloutier, s’est dit grandement préoccupé, hier, par l’information voulant que la (acuité de médecine de l’Université de Montréal songerait à fermer temporairement ses portes, à cause des moyens de pression des médecins spécialistes qui refusent de dispenser des cours.Les médecins spécialistes sont présentement en conflit avec le gouvernement concernant leur rémunération et leurs conditions de pratique.Ils ont reçu comme mot d’ordre, de la part de leur fédération syndicale, de s’abstenir de dispenser leurs cours aux étudiants en médecine.«Cette situation-là, on la déplore profondément.On ne peut pas accepter qu’il y ait des cohortes de médecins qui soient retardées d’un an dans leur formation pour des considérations sur lesquelles on n’a pas d’emprise», s’est exclamé M.Cloutier, au cours d’un entretien téléphonique.Les étudiants se sentent comme des boucs émissaires.«On se trouve un peu entre l’arbre et l’écorce.On est d’un côté pris en otage par nos professeurs et, d’un autre côté, assez peu écoutés de la part du gouvernement.On est coincés entre deux feux», a commenté M.Cloutier.Finalement, ce pourrait être 150 étudiants qui pourraient être pénalisés à la fin de l'année, sans compter les effets à rebours pour les étudiants de la cohorte suivante qui devaient entrer en dernière année de médecine l’année prochaine, a-t-il noté.De plus, les finissants devaient devenir résidents, donc commencer à soigner les patients, ce qu’ils ne pourront peut-être pas faire, a-t-il ajouté.M.Cloutier invite carrément les médecins spécialistes à «réintégrer les facultés pour donner des cours» à leurs étudiants, qui veulent simplement suivre leur formation.«Pour ce qui est des autres demandes qu’ils ont, je pense qu ’il y a d’autres moyens de les faire valoir.Nous, on veut un enseignement et un enseignement de qualité», a plaidé M.Clouüer.Quant aux médecins spécialistes, ils doivent tenir une troisième journée d’étude jeudi prochain.TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le dossier de l'équité salariale dans le secteur public a assez traîné, estiment les syndicats.C’est pourquoi l’intersyndicale (CSN, FTQ, CSQ, FIIQ et SFPQ) passe à l’offensive et entend lancer une pétition, sensibiliser tous les députés, procéder à des piquetages symboliques, puis tenir une «mégamanifestation» à la mi-mars afin de régler le dossier dans les prochaines semaines.«Notre front commun s’en va sur le terrain de l’information et de la mobilisation de nos membres pour signifier à nos gouvernants que le dossier de l’équité salariale doit trouver sa solution dans les semaines qui viennent», a affirmé hier la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, lors d’une conférence de presse qui suivait une rencontre d’une centaine de délégués de l’intersyndicale au Centre des congrès de Québec.Le front commun syndical sera même «ultravisible» dans la rue, a-t-elle précisé, notamment à l’extérieur des édifices gouvernementaux, des écoles et des hôpitaux.Claudette Carbonneau estime qu’au plus tard, JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Pendant que les négociations piétinent entre Québec et Ottawa au sujet du financement des travaux de parachèvement de l’autoroute 30, l’opposition libérale accuse le gouvernement québécois d’avoir «inventé» une chicane avec le fédéral pour cacher ses propres volte-face dans ce dossier et retarder indûment la réalisation du projet attendu depuis trente ans.Pauline Marois, ministre des Finances, et Allan Rock, ministre de l’Industrie, ne se sont toujours pas entendus sur la part qu’assumera Ottawa dans les travaux de prolongement de l’autoroute 30 en Mon-térégie.Une seule rencontre a eu lieu entre les deux interlocuteurs depuis la sortie publique des ministres fédéraux le mois dernier.Le 13 décembre dernier, quatre ministres fédéraux avaient pris l’initiative d’organiser une conférence de presse à Montréal pour dévoiler l’offre déposée au gouvernement québécois.Pauline Marois et son collègue Serge Ménard, ministre des Transports, «à la mi-mars, il faudra enfin avoir atteint l’équité fiscale dans le secteur public».L’intersyndicale a assez patienté, a-t-elle expliqué, flanquée de ses homologues Henri Massé de la FTQ, Monique Richard de la CSQ, Jennie Skene de la FIIQ et Michel Sawyer de la SFPQ.Alors que la Loi sur l’équité fiscale devait s’appliquer le 21 novembre 2001, l’intersyndicale a donné un sursis d’un an au gouvernement pour clore le dossier avant de lui accorder, en décembre, une autre prolongation de ce délai pour le début de 2003.Le Conseil du trésor avait à ce moment convenu d’augmenter les ressources consenties au dossier afin de conclure une entente aussitôt que possible.Campagne électorale «Un moment donné, il faut donner des indications claires sur le moment où on veut que ça se termine.Et on doit donc mettre à contribution les ressources et les moyens nécessaires pour arriver à fermer ce dossier-là.Le travail de négociation doit se faire dans des échéances les plus bref possible, compte tenu des délais et du temps déjà mis sur ce dossier», a affirmé Monique Richard.s’étaient fort indignés de cette façon de procéder compte tenu du lait que les négociations étaient toujours en cours.Ils apprenaient du même coup que le fédéral n’avait pas l’intention de verser un sou pour la construction de l’un des deux tronçons, soit celui de sept kilomètres entre Candiac et Sainte-Catherine.Le litige demeure entier, admet Richard-Pierre Caron, attaché de presse de Pauline Marois, en continuant d’affirmer que le fédéral n’a pas respecté les principes établis entre les deux parties voulant que les négociations portent sur les deux tronçons.«Quand on change les règles du jeu en cours de route, c’est évident qu'au niveau des implications financières, ça change la donne complètement pour le gouvernement du Québec», dit-il.Jean-Marc Fournier, député de Châteauguay et whip en chef de l’opposition officielle, dit s’étonner de la réaction outrée des ministres Marois et Ménard puisque le gouvernement québécois avait déjà réservé un montant de 110 millions dans son Plan de transport d’avril 2000 avec l’intention d’assumer seul le coût des travaux.De plus, rappelle-t-il, les deux tronçons avaient été examinés séparément par le Bu- Les chefs syndicaux ont précisé que la campagne électorale qui s’annonce au printemps ne devait pas contrecarrer les négociations sur l'atteinte de l’équité salariale.«Quel que soit le résultat électoral, tous les partis doivent prendre acte de notre détermination», a noté Claudette Carbonneau.Cependant, son collègue Henri Massé a indiqué que «le contexte électoral n’aide pas» à régler le dossier.«Il ne faut pas laisser traîner les choses», a-t-il précisé.Plutôt critique envers l’Action démocratique du Québec, l’intersyndicale n'entend toutefois pas troquer un règlement plus rapide du dossier contre un appui au Parti québécois aux prochaines élections.«On n’embarque pas dans ce genre de stratégie», a tranché M.Massé.Selon lui, l’équité fiscale pourrait coûter entre 200 et 600 millions de dollars au gouvernement L’équité salariale touche quelque 335 000 employés de l’Etat, représentés par l’intersyndicale et répartis dans plus de 600 catégories d’emplois.«Pour un dossier ouvert depuis 16 ans chez nous, c’est sûrement le plus long accouchement que le mouvement syndical aura connu.Alors, SVP, permettez-nous de nous délivrer», a conclu Claudette Carbonneau.reau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) comme deux projets distincts.Lors d’une conférence de presse hier, il a demandé au gouvernement de prouver sa bonne foi en accélérant les expropriations sur le tronçon de 35 kilomètres entre Châteauguay et Vaudreuil, en obtenant sans tarder un certificat d’autorisation de réalisation pour le tronçon Candiac-Sainte-Catherine et en convenant d’une entente avec le fédéral pour le financement de l’autre tronçon au cours du prochain mois.Le ministère des Transports n’a toujours pas arrêté son choix pour le tracé du tronçon de sept kilomètres, marquant une préférence pour le celui du nord, dans l’emprise de la 132, compte tenu de l’avis émis en octobre dernier par la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) qui condamnait l’option du tracé sud.Quant aux expropriations du corridor entre Châteauguay et Vaudreuil, qui devaient être terminées en 2002, mais le seront finalement en 2005, elles ne retarderont jamais la réalisation du projet, promet Louis-Pascal Cyr, attaché de presse du ministre des Transports, Serge Ménard.Autoroute 30 : Québec doit démontrer sa bonne foi, disent les libéraux Peter MacKay tentera de succéder à Joe Clark La Bourse sans le 9-1-1 : Choix dutenne Sans 1 10ans rendement sans maximal de limites de 60 % rendement Boni REER de 1% du capital investi, applicable sur les nouveaux tonds REER.Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, Épargne et les samedis du 11 janvier au 1» mars, de 10 h à 16 h.Placements Visitez le www.placementsqc.gouv.qc.ca _ E3 ES Pour connaître les entreprises composant l'Indice Québec-30“c, visitez le www iq30-iq150.org vvLlvlD“C E3 D REER OBLIGATIONS BOURSIÈRES DU QUÉBEC Capital entièrement garanti.Rendement selon la performance boursière des 30 plus grandes entreprises du Québec (Indice Québec-SO^).Nouvelle émission en vente jusqu'au 1w mars 2003.PRESSE CANADIENNE Stellarton, N.-É.— Le député néo-écossais Peter MacKay devrait mettre fin à des mois de suspense en annonçant jeudi qu’Ü présentera sa candidature au leadership du Parti progressiste-conservateur.«H est décidé», a affirmé un de ses partisans qui a demandé à garder l’anonymat «lia la machine et il a l’argent.» Les organisateurs de la campagne de M.MacKay ont déjà acheté du temps d'antenne dans une station de radio locale invitant le public à un petit-déjeuner jeudi rpatin à Stellarton, en Nouvelle-Ecosse.A la fin du message, on précise que le député fera «une annonce spéciale» au sujet de la course à la direction conservatrice.«C’est aussi bon qu’un accord conclu», a lancé une deuxième source anonyme.«A en juger par son organisation, le nombre de bénévoles recrutés, il est prêt à y aller.» Fils de l'ancien ministre du cabinet Mulroney Elmer MacKay, Peter MacKay, 37 ans, est pressenti depuis longtemps pour succéder à Joe Clark.Il s’était fait discret l’an dernier lorsque les hautes instances du parti avaient courtisé les premiers ministres Bernard Lord et Mike Harris, et le p.-d.g.de Rogers, John Tory, pour remplacer M.Clark, qui a annoncé son départ en août dernier.Peter MacKay, l’un des conservateurs les plus en vue, a été perçu comme ayant le potentiel d'un chef presque au moment même de son entrée au Parlement en 1997.Député de Pictou-Antigonish-Guysbo-rough, il a rapidement obtenu le rôle de critique conservateur en matière de justice, compte tenu de sa formation d’avocat.Il est devenu par la suite le leader conservateur en Chambre.Une de ses rares lacunes, selon les observateurs, est le fait qu’il ne maîtrise pas le français, mais il aurait fait des progrès notables dans l’apprentissage de la langue ces derniers mois.Ardent opposant au registre fédéral des armes à feu, M.MacKay a fait parler de lui la semaine dernière lorsqu’il a affirmé qu’il n’enregistrerait pas son fusil «pour des raisons très personnelles».Il avait fait marche arrière par la suite.«En tant que législateur, même si je m'oppose fondamentalement à ce ridicule et inapplicable registre, je respecte la règle de droit», déclarait-il.Le nouveau chef conservateur sera choisi au cours d’un congrès à la direction qui se tiendra du 29 mai au U juin à Toronto.Jusqu’à maintenant, seul l’ancien ministre Reward Grafftey a publiquement annoncé son intention d’entrer dans la course à la succession de M.Clark.Certaines sources soutiennent toutefois que Scott Brisoq, un autre député de la Nouvelle-Ecosse, annoncerait sa candidature peu après M.MacKay.Le nom de Jim FVentice, un avocat de Calgary, circule également comme candidat potentiel.Le quotidien Toronto Star écrivait la semaine dernière que M.Prentice annoncera aussi sa candidature jeudi.Le parti a retenu une formule hybride pour le choix de son futur chef; un système à l’ancienne, où des délégués seront réunis en congrès, mais qui permettra à tous les membres de voter.Le vote des membres se tiendra entre le 27 février et le 10 avril.Ils voteront à la fois pour le candidat de leur choix et pour les délégués qui les représenteront au congrès.Après le premier tour de scrutin, les délégués seront libres de voter pour un candidat ou l’autre.E N Hargrove appuie Joe Comartin (PC) — Le coloré leader syndical Buzz Hargrove estime que le député Joe Comartin pourrait être en mesure d’empêcher le NPD fédéral de sombrer dans l’oubli Le président du puissant syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile avait toujours affirmé ne pas vouloir appuyer un candidat ou l'autre dans BREF la course au leadership du Nouveau Parti démocratique fédéral Le parti doit se choisir un nouveau chef le 25 janvier pour succéder à Alexa McDonough, qui a annoncé son départ l’an dernier.Au cours d’une entrevue, hier, M.Hargrove a déclaré que seul M.Comartin, un nouveau venu en politique — ilaétééhipour la première fois au Pariement fédéral lors de l’élection générale de 2000—, serait en mesure de sauver le NPD.i 4 » L £ DEVOIR.LE MARDI I I JANVIER 2 O O 8 A le devoir ACTUALITES Michel David ?Réinventer le Bloc Le député du Témiscamingue aux Communes, Pierre Brien, prêche pour sa nouvelle paroisse adéquiste, quand il dit que le Bloc québécois devrait s'affranchir du PQ, mais ça ne l'empêche pas d’avoir raison.Remarquez, plusieurs sont plutôt d’avis qu’à partir du moment où la souveraineté n'est plus qu’une hypothèse tenant davantage du mirage, un sabordage en bonne et due forme serait encore la meilleure façon de mettre le Bloc au diapason de la nouvelle réalité politique québécoise.Peut-être, mais il faut aussi être réaliste: les partis qui décident de faire hara-kiri, corpme le RIN de Pierre Bourgault, sont l’exception.A plus forte raison quand ils comptent plus de trente députés dont c’est aussi le gagne-pain.Dans ces conditions, on réussit toujours à se convaincre de son utilité.En règle générale, ce sont les électeurs qui décident qu’un parti a fait son temps.On accuse toujours le PLQ d'être inféodé au Parti libéral du Canada, mais la vassalisation du Bloc est infiniment plus criante.Entre le fédéralisme pratiqué par le gouvernement Chrétien et celui dont rêvent les libéraux du Québec, il y a un monde de différence.Dans le couple Bloc-PQ, on parle tout au plus de nuances.Tant que le PQ est au pouvoir à Québec, l’étroitesse de ces liens ne pose pas vraiment de problème, mais il risque d’en aller tout autrement, si le prochain gouvernement est formé par un autre parti que le PQ.Les péquistes ont toujours eu l’agaçante prétention, sans doute même la conviction, que les intérêts de leur parti coïncidaient avec ceux du Québec, mais un séjour dans l’opposition a souvent pour effet de faire apparaître des considérations plus électoralistes.?Le grand argument en faveur de la création du Bloc était d’assurer la présence à Ottawa d’un parti qui n'aurait à faire aucun compromis, puisqu’il renonçait d’avance au pouvoir.Désormais, seuls les intérêts supérieurs de la nation allaient compter.Jamais plus il ne fallait laisser le Parti libéral du Canada poser en porte-parole autorisé du Québec, comme Pierre Elliott Trudeau avait pu le faire lors du rapatriement unilatéral de la constitution, en 1982.Devant le Canada anglais, le Québec devait parler d’une même voix à l’Assemblée nationale et à la Chambre des communes.Cette belle unanimité risque malheureusement de voler en éclats, si Jean Charest ou Mario Dumont devient premier ministre et que le Bloc demeure une succursale du PQ, dont l’objectif tout à fait légitime sera de reprendre le pouvoir, ce qui l’amènera inévitablement à s’opposer aux positions du .nouveau gouvernement.A moins qu’il ne renonce à l'article 1 de son programme, il est probable que le PQ s'opposera à toute initiative d'un gouvernement Charest qui serait susceptible de rendre le fédéralisme plus acceptable aux Québécois, à moins d’avoir l’absolue conviction qu’il contribuera ainsi à son échec.Dans une telle situation, que devrait faire le Bloc: appuyer la réclamation du gouvernement dûment élu par les Québécois ou celle de la maison-mère?Mario Dumont a indiqué la semaine dernière qu’un gouvernement adéquiste tenterait d’étirer au maximum l’élastique de la Loi canadienne sur la santé, de manière à augmenter la participation du secteur privé à la livraison des services de santé.Tôt au tard, le programme de l’ADQ l’amènera à entrer en conflit avec Ottawa.Ce jour-là, le Bloc défendra-t-il le droit du Québec d’agir comme il l’entend dans un secteur qui relève de sa compétence exclusive ou son engagement social-démocrate l’amènera-t-il à appuyer de facto la prétention fédérale d’imposer un système uniforme d’un océan à l’autre?Quand Lucien Bouchard s’est interrogé sur l’opportunité de fonder le Bloc, ce n’est pas Jacques Parizeau, mais plutôt Robert Bourassa qu'il a d'abord consulté et celui-ci l'a fortement encouragé à aller de l’avant, pensant certainement être en mesure d’en tirer profit Contrairement au chef du PQ, M.Bouchard avait fait bon accueil à sa question de Bruxelles.On ne saura jamais ce qui serait advenu de ce mariage, si M.Bourassa était demeuré au pouvoir après que le Bloc fut devenu l’opposition officielle à Ottawa, mais il y a tout lieu de croire qu’il serait resté à bonne distance du PQ.Même après qu’il eut pris le pouvoir, en 1994, M.Bouchard a largement réussi à imposer ses vues.Gilles Duceppe ne sera jamais Lucien Bouchard, et on n’efface pas si facilement dix ans de vie commune.Peut-être faudrait-il que le Bloc change de chef pour s’affranchir, mais, sait-on jamais, les prochaines élections au Québec pourraient aussi offrir à M.Duceppe lui-même l’occasion de s'émanciper.Personne n’a à renier ses convictions souverainistes.D’ailleurs, Pierre Brien lui-même assure conserver les siennes, même s’il se joint à l’ADQ.Il lui appartiendra de juger si elles sont compatibles avec l’indifférence constitutionnelle de son nouveau parti.Le Bloc aurait cependant intérêt à prendre acte de la nouvelle situation qui résulterait d’un changement de gouvernement La population ne lui pardonnerait pas de lui tirer dans les jambes.Il ne faut pas mélanger les genres.Le rôle du Bloc n'est pas de jouer, à partir d’Ottawa, le rôle d'une opposition souverainiste à un gouvernement légitimement élu à Québec.C’est d’abord et avant tout au Québec même que le débat sur son avenir politique doit se poursuivre.Ceux pour qui ce débat demeure l'absolue priorité, et ils ont parfaitement le droit de le penser, devraient plutôt investir le PQ, qui risque d’en avoir bien besoin mdavid@ledewir.com JACOUKS NAIU-.AII l.K DKVOIR Le ministre de l’Éducation, Sylvain Simard, annoncera les investissements que son ministère entend consacrer pour rénover et construire des locaux afin de favoriser de meilleurs échanges entre professeurs et élèves.C La réforme au secondaire Le MEQ investira dans le béton pour mieux encadrer les élèves Sylvain Simard annonce aujourd’hui les noms des 15 écoles qui expérimenteront la réforme avant les autres MARIE ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Pour lancer son opération d'ençadrement à l’école secondaire, le ministère de l'Éducation mise notamment sur la construction et la rénovation de locaux favorisant les échanges privés entre professeurs, élèves et parents.Dans l’annonce qu’il fera aujourd’hui autour de son «plan pour la transformation de l’école secondaire», le ministre de l’Éducation, Sylvain Simard, précisera la nature du soutien financier qu’il entend accorder aux écoles pour effectuer les aménagements nécessaires à la mise en œuvre des opération de tutorat et de titulariat, clefs de voûte de l'encadrement Voie à privilégier pour réduire les taux de décrochage scolaire et redorer le réseau public aux yeux des parents, l’encadrement fait clairement partie des priorités actuelles du MEQ.Pour donner suite à cet encadrement, les enseignants ont toujours réclamé des espaces spécifiques: rencontres d’élèves, travail d’équipe, entretiens avec les parents, pour tout type d’entretien plus privé, les salles communes de professeurs n’allaient de toute évidence pas pouvoir servir.Outre des investissements destinés à la rénovation et la construction de locaux, le plan dévoilé aujour- d’hui permettra de savoir aussi les noms des écoles où sera expérimentée la réforme au secondaire avant de la propulser à l’ensemble des écoles du Québec.Une quinzaine d’écoles secondaires ont d’abord été ciblées pour mettre en application les changements prévus par la réforme.Les 15 premières écoles Selon ce qu’a appris la télévision de Radio-Canada, les 15 écoles qui goûteront en avance à un nouveau mode d’action sont: le Petit Séminaire de Québec, l’école polyvalente de Cabano, l’école polyvalente Arvi-da, l’école secondaire du Tournesol (Windsor), l’école Sainte-Anne (Daveluyville), l'école secondaire Jean-Jacques-Rousseau (Boisbriand), l’école Sacré-Cœur (Granby), l’école secondaire Mont-Bleu (Hull), l’école La Source (Rouyn-Noranda), l’école Monseigneur-La-brie (Havre-Saint-Pierre), Pierrefonds Comprehensive High School, Marymount Academy (Montréal), Symmes Intermediate High School (Hull), Villa-Maria (Montréal), et l’école Cavelier-de-LaSalle, où a lieu la présentation de ce matin.En désignant ainsi 15 écoles, on veut tester la nature des changements apportés au régime scolaire à l’occasion de la réforme au secondaire, que tous désignent comme le défi des prochaines années.Dans le cas de la réforme au primaire, et aussi pour l’implan- tation du programme Agir autrement, le ministère a fonctionné ainsi, en choisissant un groupe d’établissements qui allaient servir de maîtres d’œuvre pour ouvrir la voie aux autres.Depuis son arrivée au ministère de l’Education, Sylvain Simard a souvent entonné le refrain de l'encadrement au secondaire, considérant l’accompagnement des élèves comme le défi du réseau secondaire public.In concurrence des (“coles privées, de plus en plus attrayantes pour les parents dans les grands centres, est directement liée à cet engouement du MEQ pour l’encadrement, et il ne s'en cache pas.En juin dernier, le ministre avait déjà annoncé les grandes orientations dictées par ce vent de changement au secondaire: la réforme, prévue pour septembre 2004 au 1" cycle du secondaire, allait être basée sur un retour aux matières de base et un meilleur encadrement.M.Simard doit aujourd'hui préciser l’investissement lié à ces grands principes.Rappelons que, lors d’ardues négociations avec le syndicat des professeurs l'an dernier, le MEQ a réussi à obtenir un nombre d’heures accru de présence à l’école, au primaire et au secondaire.Réclamée à grands cris par les enseignants, la construction de nouveaux locaux ou la rénovation d’anciens espaces devenus désuets favorisera la tenue de ces échanges, symboles mêmes d’un meilleur encadrement Le procès des Hells présidé par le juge Béliveau Trois jurés ont été choisis parmi 131 candidats BRIAN MYLES LE DEVOIR La sélection du jury va bon train au procès de neuf présumés membres ou associés des Hells Angels accusés de complot pour meurtre, trafic de drogue et gangsté risme: trois postes de jurés ont été pourvus hier par un concierge de 53 ans, une technicienne en éducation spécialisée de 44 ans et un retraité de 64 ans.L’exercice de sélection du jury prend des proportions démesurées.Au total, 1077 personnes ont été convoquées au Centre de services judiciaires Gouin.Dans la seule journée d’hier, les officiers de la Cour ont interrogé 131 candidats potentiels.Les avocats de la défense et ceux de la Couronne cherchent des candidats qui n’entretiennent pas d’idées préconçues à l’égard des motards, des Hells Angels ou de leur filiale de Rockers, ou encore des candidats qui seront capables de mettre leurs préjugés de côté.La justice exige des jurés qu’ils soient capables de décider du sort des accusés en se fiant strictement à la preuve.Compte tenu de l'ampleur du procès, la première journée de sélection s’est déroulée rondement La défense a récusé 18 candidats, contre neuf pour la Couronne.Chacune des parties a le droit de récuser sans motifs 108 candidats, pour un total de 216.Le juge a exempté 65 personnes pour des motifs variés.Une femme traverse une dépression, une autre est enceinte.Un homme occupe un nouvel emploi, sans filet de sécurité, comme directeur des ventes dans un hôtel.Un autre doit veiller sur sa mère à l’agonie.Le juge Pierre Béliveau les a tous renvoyés chez eux.D’autres ont plutôt mal plaidé leur cause et n’ont pas obtenu cette exemption si convoitée.Une jeune fille qui se disait «pas sûre de son français» répondait si bien aux questions que le juge a préféré la garder dans le bassin de candidats potentiels.Un camionneur qui ne «voudrait pas le faire, ce procès», a subi le même sort En règle générale, de tels personnages sont vite récusés par la suite par les avocats des deux parties, qui recherchent des candidats désireux de s’investir dans ce procès de longue haleine.Trente-six candidats ont par ailleurs été déclarés inaptes à exercer la tâche de juré pour des raisons de partialité.Inondés par la couverture des médias, bon nombre d’entre eux se disaient incapables de s’affranchir de leurs idées préconçues sur la cause.L’exercice de questionnement montre que le public retient bien peu de choses de la couverture des médias.La plupart des candidats qui avaient lu ou entendu des reportages sur cette affaire ne se souvenaient que des querelles entre le juge et les avocats de la défense au sujet des honoraires de l’aide juridique.Le jury numéro trois, un chef d’exploitation à la retraite, a bien résumé ce curieux paradoxe.Lecteur assidu àu Journal de Montréal, il a avoué ne rien comprendre à la couverture faite par le tabloïd.«Y a rien à lire là-dedans», a-t-il ajouté dans un cinglant éditorial.La sélection du jury prouve enfin la véracité du vieil adage populaire voulant que «le monde est petit».Une avocate de la défense a reconnu une candidate rencontrée lors de l’anniversaire de mariage de ses parents.Un procureur de la Couronne a également retrouvé l’ancienne gardienne de son enfant Us ont été exemptés; la justice ne s’accommode pas de tant de familiarité.L’exercice se poursuivra jusqu’à temps que l'on trouve 12 jurés neutres et impartiaux.La Chambre de commerce du Montréal métropolitain vous invite à sa série de déjeuners-causeries I 3>j Desjardins Tournée vers l’avenir.Mardi 28 janvier Alain Dubuc Président et éditeur Le Soleil «Le modèle québécois : le temps d'une nouvelle révolution tranquille» SSQ GROUP! FINANCIER % Al* CANADA «*»## OMBARDIED ) iXntrt ( luh mrmuiional Billet(s) Membres 50$ Norvmembre» 80$ Tablai) de 10 Meném 47SI Nwnentm #001 Taxes en sus i état! t WW
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