Le devoir, 3 février 2007, Cahier A
Cahier E ' La caverne ENTREVUE EXCLUSIVE Robert Lepage www.ledevoir.com ?- LE DEVOIR Vol.XCV1II N°22 ?LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 F E V HIER 2 0 0 7 2,20$+taxes=2,50$ Le Canada privé de retombées de 1,6 milliard Boeing et Ottawa refusent de préciser la part du Québec pour le C-17 ALEC CASTONGUAY Ottawa — Tout indique que le Québec ne recevra pas les retombées économiques proportionnelles à son poids dans l’industrie aérospatiale canadienne dans le cas des avions C-17 de Boeing, soit 55 %.Cette exigence du gouvernement Charest et du Bloc québécois ne sera vraisemblablement pas respectée.Malgré la signature officielle du contrat des C-17 à Ottawa hier, les ministres du gouvernement Harper ont refusé de répondre aux nombreuses questions à ce sujet Mais lors d’un entretien avec Le Devoir, un haut dirigeant de Boeing Canada a soutenu que le Québec et l'Ontario recevraient la majorité des retombées économiques de 869 millions.Toutefois, a laissé entendre Boeing, il est peu probable que la part du Québec atteigne 55 %.De plus, Le Devoir a appris que l’entretien de l’ap-pareü sera fait entièrement aux Etats-Unis par la US Air Force, ce qui prive le Canada de retombées éco- nomiques d’une valeur de 1,6 milliard sur 20 ans.Une telle entente fait toutefois en sorte qu’il est possible de contourner ITTAR (International Traffic in Arms Regulations), soit l’organisme de régulation de la vente d’armes dans le monde.UTTAR empêche des citoyens canadiens qui possèdent une double nationalité contraire aux souhaits des Etats-Unis (il y a 25 pays sur la liste noire) de travailler sur des appareils ou de l’équipement militaire produits par des entreprises américaines ou leurs fournisseurs canadiens.Mais puisque l’avion sera entièrement construit et entretenu aux Etats-Unis, aucun Canadien n’aura à travailler sur des parties sensibles de l’appareil, ce qui soustrait ITTAR du contrat Hier, l’opposition aux Communes ne décolérait pas, estimant que ce contrat «est cousu de fil blanc» et «très mauvais pour le Québec».Le Parti libéral songe même à demander à la vérificatrice générale d’enquêter, VOIR PAGE A 10: C-17 Curzi, entre Napoléon et Pierre Faut-il croire les comédiens en politique ?L’arrivée d’un éminent comédien sur la scène politique québécoise soulève des questions passionnantes: faut-il croire ce champion des masques et des feintes?Quelles compétences apporte-t-il en politique?Que nous dirait Shakespeare à ce sujet?Et Diderot?Enfin, parmi deux de ses grands rôles, le Napoléon des Plouffe et le Pierre du Déclin, lequel l’inspire le plus dans sa «nouvelle vie»?Entretien.«On est toujours pris pour faire la preuve qu’on est des êtres humains pensants et que notre intelligence peut s’appliquer à autre chose que de répéter des textes» ANTOINE ROB1TAILLE Q u’ont en commun Ronald Reagan et Pierre Curzi?Cette question, bien sûr, a l’air d’une mauvaise blague.D’ailleurs, lorsqu’on la pose au comédien québécois devenu officiellement, cette semaine, candidat péquiste dans Borduas, il éclate d’un rire un peu déconcerté: «Je ne sais pas.fiai de la difficulté à m’identifier à lui, en tout cas.» Il reste que, comme Reagan, Curzi a été président d’un syndicat, l’Union des artistes.Comme j Reagan, il fait le saut en politique.Comme Reagan, il a un mariage durable avec une comédienne, Marie Tifo.Certes, la comparaison est très imparfaite.Surtout que dans L’Au f Journal, en septembre 2006, avant d’annoncer qu’il plongeait en VOIR PAGE A 10: CURZI PEDRO RUIZ LE DEVOIR mm «Moi, je joue à être un politicien comme j’ai joué à être un président de syndicat.Mais la réalité, c’est que je joue comme un enfant joue: j y crois, j’investis et, finalement, j’agis», dit Pierre Curzi.en danger de surchauffe réchauffement est désormais un fait «indéniable» ¦ Pages A 2 à A 4 Climat INDEX -si Actualités.A 2 Annonces.C 8 Avis publics.C 6 Bourse.C 2 Carrières.C 5 Décès.C 8 Économie.C 1 Éditorial .B 4 Idées.B 5 Monde.A 8 Mots croisés.C 8 Météo.C9 Perspectives.B 1 Rencontres.D 2 Sports.C 9 Sudoku.D 4 Un match pour la postérité NEWSCOM - T ^ ., Un des joueurs les plus doués de sa génération, certains disent même le meilleur de tous les temps à sa position, le numéro 18 a toujours trouvé le moyen de faire en sorte que son jeu remarquable en saison régulière soit entaché par une fin abrupte en séries éliminatoires.Peyton Manning gagnera-t-il (enfin) le Super Bowl ?JEAN DION LJ histoire s’accélérait, l’autre dimanche, au RCA Dome 1 d’Indianapolis, en finale de la section américaine de la Ligue nationale de football.En déficit 21-3 au deuxième quart face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre, leur douloureuse et récurrente épine au pied des dernières années, les Colts, à domicile, venaient de boucler une spectaculaire remontée et de prendre les devants, 38-34, avec une minute à faire dans le match.Assis sur le banc de son équipe, Peyton Manning, le quart-arrière étoile des Colts, avait accompli sa mission.La suite des choses échappait à son contrôle.Ses coéquipiers de la défensive devaient VOIR PAGE A 10: MATCH j Marcel Trudel BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE je me souviens de quoi, au juste?352 pages • 12,95$ www.livres-bq.com H t t LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 FÉVRIER 2007 A 2 CTÜALITES W CENTRE DES SCIENCES DE MONTRÉAL Hydro .r Québec ., , _ • .w;Sf ; W'T’ ?** .» -J * Al.y Marguerite PARADIS GUIDE DE SURUIE AU TRAUAIL 192 pages-21,95$ ISBN 978-2-7B01-69098 Chaque môme est une inuitatlon à faire le point.Goiette BAIllARGEON Day by Day with Matthew and his friands GUÉRIN, éditeur liée En uBFItB dans IDUIBS IBS IIDPalPlBS 514-842-3481 Le prix est indiqué sous réserve rte modifications.Workbook - Grade 5-14.65 s ISBN 97e-2-760l-6922-7-206pages TeacherS Guide-28,80 S ISBN 978-2-7601-6923-4 -206 pages GUÉRIN, éditeur Itéo 514-842-3481 ESSEHTIAl SHILLS IN ELEMENTARY MATHEMATICS BRADE 5 - CYCLE 3 En vente dans toutes les linpalpies Les prix sont indiqués sous réserve do modifications.François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.POUR TROUVER UNE SOLUTION LE DEVOIR.LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 FÉVRIER 2007 A 6 LES ACTUALITES Il faut arrêter le développement de la médecine semi-privée, dit une coalition KATHLEEN LÉVESQUE La médecine semi-privée est en train de devenir un business qui risque de limiter l’accès aux soins de santé couverts par l’assurance maladie du Québec.Ce mouvement doit être stoppé rapidement, estiment une brochette de personnalités du monde universitaire, des juristes, des chercheurs, des médecins et des leaders syndicaux.C’est de plus en plus la capacité de payer des malades plutôt que l’urgence de leur état de santé qui est prise en considération, et ce, au vu et au su des gouvernements du Québec et d’Ottawa, ont dénoncé hier en conférence de presse des représentants de la coalition mise en place au cours des derniers jours.Si la situation n’est pas tout à fait nouvelle, elle vient de prendre une dimension insolite, comme le révélait Le Devoir il y a deux semaines.Un complexe de santé a ouvert ses portes, se réclamant de la réforme mise en place par la loi 33.Or RocklandMD pousse encore plus loin la cohabitation entre le privé et le public en abritant à la fois une clinique privée dont les médecins ne participent pas au régime public ainsi qu’un ,bloc opératoire dont les médecins sont payés par l’État mais réclament aussi des frais accessoires importants aux patients.Pratique interdite Cette pratique mixte est interdite par la loi, a affirmé la coalition.Cette dernière a également rappelé les autres principes du système de santé, dont la prohibition de la surfacturation et de l’assurance privée, outre l’ouverture permise par la loi 33 (chirurgies de la hanche, du genou et des cataractes).«U est inadmissible que des fonds publics servent à pratiquer un accès privilégié pour certains et à en exclure d’autres.Ceci est contraire à l'idée même d’un système financé par les impôts de tous les Québécois», a tranché la vice-doyenne de la faculté de droit de l’université McGill, Marie-Claude Prémont Il est rare de voir un tel regroupement et encore plus d’entendre des universitaires critiquer vertement le gouvernement.Mme Prémont a qualifié l’attitude du ministre de la Santé, Philippe Couillard, dans ce dossier de «démission honteuse».En disant que les patients devraient eux-mêmes se plaindre de la situation, M.Couillard n’assume pas sa responsabilité ministérielle, a-t-elle affirmé.De l’improvisation Après avoir banalisé la situation, le ministre s’est ravisé en début de semaine et a demandé à la Régie de l’assurance maladie du Québec de faire des vérifications.Mais cela ne suffit pas aux yeux de Mme Prémont et de ses collègues.Pour le président de la FTQ, Henri Massé, «le ministre est dans l'improvisation totale sur fond de magouille».«Le gouvernement ne peut tolérer ça», croit le leader syndical, qui estime que le problème soulevé n’est plus à la marge.Le Dr Simon Turcotte assure qu’un système à deux vitesses prend forme et ébranle le principe d’équité qui sous-tend le système de santé québécois.Pour Denise Boucher, vice-présidente de la CSN, il est clair qu’une «logique marchande est en train de s’installer».François Béland, professeur d’administration de la santé à l’Université de Montréal, a soutenu sur le même ton qu’une intervention gouvernementale s’imposait afin d’empêcher ce qui s'apparente à du «resquillage».«Est-ce qu’on veut des médecins de centre d’achats?», a-t-il demandé.Le Devoir j&z%.LE PARADIS AU PLUS BAS PRIX GARANTI ! 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Le Collège recherche tous ses anciens et anciennes élèves pour mettre sur pied une association d’envergure.Rejoignez notre grande famille en vous inscrivant sans plus tarder sur le site Internet du Collège : www.coilege-sainte-anne.qc.ca Le but de cette association sera d’entretenir des contacts entre les anciens, mais aussi de contribuer à assurer le développement éducatif et financier du Collège.Nous viserons à prolonger également les liens créés durant les études, à développer le sentiment d'appartenance et à entretenir un réseau amical et professionnel de ses membres.ijà son 150e anniversaire ! Collège Sainte-Anne Cet important événement est une raison supplémentaire de nous rejoindre I Inscrivez-vous sur notre base de données disponible sur le site Internet du Collège.La force d’un réseau L’ignorance et la fracture Gil Courtemanche Voilà un débat de société nécessaire qui est bien mal engagé.Je parle bien sûr du débat sur les «accommodements raisonnables».Tout s’y mêle et s’y recoupe: identité nationale, droits de la personne, accommodements, privilèges, droits reconnus par les tribunaux, foi et croyance, laïcité et patrimoine culturel.Pour une société qui a systématiquement évacué des écoles le recul que fournit l’enseignement de l’histoire et de la philosophie, pour une société qui a oublié que la formation citoyenne commence à la petite école, ce ne sera pas un débat facile et serein.En effet, pour en sortir et arriver à un encadrement équitable de la diversité et des droits, il faut comprendre ce que sont les droits, l’espace public et l’espace privé, la laïcité et aussi le monde tel qu’il est maintenant On a beaucoup parlé du code de conduite d’Hé-rouxville, mais rares sont ceux qui l’ont lu au complet Il s’en dégage une curieuse impression de bienveillante naïVeté et d’ignorance.En fait, ce code décrit la vie paisible et réjouissante d’un village où les gens s’entendent bien et où les femmes ont la même «valeur» que les hommes.Le texte annonce un village paisible et accueillant qui déclare sa satisfaction de vivre ainsi et qui dit au futur immigrant il faudra devenir comme nous.Les gens d’Hérouxville défendent ainsi l’approche française de l’intégration républicaine.Vous avez choisi le Québec, vous devez devenir des Québécois comme nous.C’est une thèse qui se défend mais qui, on l’a vu en France, se solde souvent par l’échec.Il ne faut voir aucun racisme dans cette attitude, même si les racistes défendent souvent cette approche.L’interdiction de lapider en public (sic) et autres injonctions que contient ce code disent amplement et longuement que ce code s’adresse essentiellement aux musulmans.Il trahit et illustre de manière tragique comment le Québec «profond» perçoit le monde arabo-musulman.C’est un monde où on lapide quotidiennement, alors que cette pratique barbare n’est légale que dans quatre ou cinq pays et qu’au Nigeria, un de ces pays, la Cour suprême a empêché la lapidation de la dernière femme qui y a été condamnée.C’est un monde où les femmes marchent toutes le visage couvert et accompagnées d’un chaperon, où elles n’ont pas le droit de conduire une automobüe.Tout cela relève d’une vision tragiquement caricaturale, alimentée par le 11-Septembre, le terrorisme international, les talibans.Il faut expliquer aux gens d’Hérouxville qu’on a le droit d’écouter de la musique même si on est musulman, car leur démarche naît de l’ignorance et de la peur.Et c’est cela qui est grave, car l’ignorance et la peur sont les principales racines de l’intolérance et du racisme.La confusion et l’ignorance, l’incapacité de faire la différence entre droits, privilèges et discrimination, tout cela se retrouve aussi dans les multiples exemples d’«accommodements raisonnables» qu’on nous révèle en rafale depuis quelques semaines.Tous les exemples qu’on nous a servis et qui concernent les juifs hassidims ne relèvent ni de leur droit à la pratique de leur religion tel que reconnu par les chartes ni de leur droit à ne pas souffrir de discrimination.Les no-nos qui ont accepté que les hommes hassidims puissent avoir des examinateurs masculins et qui nous présentent cela comme un service à la clientèle alimentent la confusion entre droits et privilèges.Être titulaire d’un permis de conduire ne constitue pas un droit c’est un privilège, une permission accordée à un citoyen qui souscrit aux conditions exigées, dont celle d’un examen.On pourrait dire la même chose du choix du sexe du médecin ou du genre de cours prénatal qu’on veut suivre: ce sont des privilèges qu’on réclame au nom d’un faux droit à l’exercice de sa religion dans l’espace public.Pire encore, ces «accommodement» qui créent de nouveaux droits constituent des cas flagrants de violation des chartes canadienne et québécoise sur le droit à l’égalité des femmes.Dans tous ces exemples, ce sont des femmes qui sont privées de leur droit à l'égalité.Autre confusion grave: on présente parfois comme des accommodements déraisonnables des droits décrétés par les tribunaux.C’est le cas des congés pour raison religieuse qu’accorde la Commission scolaire de Montréal.Ce n’est pas un accommodement, c’est une mesure adoptée par la CSDM pour se plier à une décision de la Cour suprême.Trois cents congés en un an pour 17 000 employés au total, pas de quoi fouetter un chat Mais un quotidien a décidé de jouer cette nouvelle anodine en une, reléguant au lendemain l’explication qui désamorçait la bombe en page intérieure.Plus profondément, la démarche d’Hérouxville, celle de quelques autres villages de la région, les gesticulations démagogiques de Mario Dumont, révèlent une fracture profonde entre le Québec francophone rural et le discours jovialiste sur les succès de la tolérance à la québécoise et notre adhésion profonde à plusieurs principes des chartes.Cette fracture, elle s’annonçait dans la poussée conservatrice lors des élections fédérales dans le centre du Québec.Elle se dessine de manière plus précise dans les deux sondages publiés cette semaine, qui indiquent une percée significative de l’ADQ dans ces mêmes régions.Il faut l’avouer, 25 ans de Charte des droits ont profondément modifié la société dans des domaines qui relèvent des convictions, des croyances, des sentiments, domaines souvent envahis par les préjugés et par l’ignorance.On découvre aujourd’hui que ces bouleversements sont peut-être ressentis comme des atteintes à une vision de l'identité collective.Comme si on avait imposé un monde nouveau sur un univers ancien sans se soucier de fournir l’accompagnement pédagogique essentiel qui s’appelle l’éducation citoyenne.Gérez vos impôts d’entreprise sans jouer les équilibristes Nul besoin de faire des pieds et des mains pour produire la déclaration T4 de votre entreprise.Il suffit d’utiliser notre outil en ligne.Voilà l’un des multiples services électroniques sécurisés et rapides offerts aux entreprises à arc.gc.ca/serviceselectroniques Pointez.Cliquez.Le tour est joué.i+i Agence du revenu du Canada Canada Revenue Agency Canada » LE DEVOIR.LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE I FEVRIER 2007 LES ACTUALITES A 7 Bilan et suggestions de Jean-Pierre Kingsley Le débat des chefs pourrait faire une place aux verts Le directeur général des élections quitte son poste pour œuvrer sur la scène internationale CHRIS WA'ITIE REUTERS Le directeur général des élections, Jean-Pierre Kingsley, assure qu’il ne quitte pas ses fonctions à la suite d’un différend avec les conservateurs.Il a annoncé son départ à la surprise générale après avoir passé 17 ans à la tête d’Élec-tions Canada.Jean-Pierre Kingsley quitte ses fonctions pour de nouveaux défis aux Etats-Unis et propose, pour ce dernier tour de piste, des idées pour améliorer davantage 1e système électoral canadien.HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le directeur général des élections sortant, Jean-Pierre Kingsley, verrait d’un bon œil que la leader du Parti vert, Elizabeth May, soit invitée aux prochains débats télévisés des chefs au cours d’une future campagne électorale.«Le système actuel, par lequel le consortium des médias décide de qui est invité et de qui ne devrait pas l’être, est un bon processus.En même temps, je pense qu'il est important qu’ils [les médias] soient au diapason de l'évolution de la politique, de l’évolution des différents partis politiques et des différentes réalités politiques au pays, ce que je crois qu’ils ont réussi à faire jusqu’à maintenant.J’espère qu’ils vont continuer à le faire», a expliqué M.Kingsley au cours d’une longue entrevue avec Le Devoir hier, la première qu’il accorde depuis l’annonce de son départ La réponse peut paraître ambiguë, mais il faut connaître le personnage, qui a appris de son rôle de grand superviseur impartial de l’intégrité électorale à peser chacun de ses mots, pour savoir qu’il n’en pense pas moins.Lorsqu’on lui fait remarquer que sa réponse ressemble drôlement à un oui, son rire franc éclate.Le Parti vert n’a aucun député à la Chambre des communes (le critère utilisé jusqu’à présent par le consortium des médias pour accepter ou refuser la participation d’un chef de parti aux très écoutés débats de mi-campagne), mais ses appuis électoraux, comme financiers, continuent de prendre de l’ampleur.Les divers sondages depuis l’accession de Mme May à la tête du Parti vert placent celuici aux alentours de 9 % des intentions de vote.Mme May a terminé deuxième (26 %) à l’élection partielle dans London-Centre-Norçl en novembre.Les derniers chiffres dévoilés par Elections Canada cette semaine démontrent que le Parti vert a vu ses dons du public plus que doubler en 2006.Les Etats-Unis l’attendent , Cela fait 17 ans que Jean-Pierre Kingsley dirige Elections Canada.A la surprise générale, il a annoncé son départ — qui aura lieu dans deux semaines — pendant la période des Fêtes.Rapidement, plusieurs observateurs ont établi un lien avec la prise de bec survenue quelques jours auparavant entre lui et le Parti conservateur au pouvoir, à propos de frais de congrès politique non comptabilisés dans les revenus du parti.Le principal intéressé nie tout rapport «Il n’y a absolument aucun lien entre ces deux choses-là.Ce lien a complètement dépassé mon entendement», dit M.Kingsley, qui ajoute que «le DGE, à cause des dispositions financières de la loi, est toujours en discussion avec un parti ou un autre à propos de l’interprétation de la loi.Celle-ci a pris une allure publique parce qu’un ministre l’a rendue publique.» Bref, cette prise de bec avec le Parti conservateur n’avait rien d’exceptionnel pour M.Kingsley et certainement rien pour précipiter son départ Il raconte plutôt qu’une occasion professionnelle s’est présentée à lui.M.Kingsley sera président-directeur général de IIFES, l’International Foundation for Electoral Systems, une organisation américaine à but non lucratif vouée à la promotion de la démocra- tie par le renforcement des systèmes électoraux.M.Kingsley aimait participer aux multiples missions d’observation internationales auxquelles le Canada était invité.Mais cela passait toujours après les obligations internes d’organisation électorale.Il avoue qu’avec les gouvernements minoritaires qui se succèdent à Ottawa depuis 2004, cela ne lui en laissait plus beaucoup le temps.«Cela a un effet.» «Pour moi, c’est [l’IFES] une extension de mon rôle à l’international et la possibilité de mettre l’accent sur l’international sans avoir à me préoccuper du national.» M.Kingsley aurait pu rester en poste encore deux ans, jusqu’à son 65r anniversaire, les mandats des DGE n’ayant pas d’autres limites dans la durée que celle de l’âge.M.Kingsley quitte ses fonctions satisfait d’avoir vu la démocratie électorale s'améliorer pendant les 17 années où il aura été à la barre d’Elections Cana- da.«Mais ce n’est pas à cause de moi: c’est le Parlement qui fait les lois.» Il souligne l’introduction en 1993 du vote postal, du vote international et l'assouplissement du vote par anticipation.Il salue aussi l’imposition en 2004 de limites aux dons aux partis politiques et l’interdiction, deux ans plus tard, des dons d’entreprises et des syndicats.«La démocratie existe pour les individus, pour les personnes humaines.Les personnes morales, les sociétés et les syndicats sont des institutions qui servent les humains, et non pas le contraire.Le principe de cette interdiction va dans le sens de la démocratie.» Encore des améliorations possibles Selon M.Kingsley, le gouvernement fédéral devra songer dans l’avenir à permettre au DGE d’examiner Içs livres comptables des formations politiques.A l’heure actuelle, les partis ne divulguent qu’une page très sommaire de l’ensemble de leurs revenus et dépenses.Ont-ils tout dit?Ont-ils déclaré les dépenses dans les bonnes catégories?Et les contributions sont-elles toutes comptabilisées?Sans reçu ni documentation, le DGE est bien obligé de les croire sur parole.«Ça limite de façon importante la capacité de vérifier les comptes par Elections Canada», déplore M.Kingsley.C’est par exemple ce qui s’est produit avec le Parti conservateur, qui n'avait pas inclus dans ses revenus les montants payés par les participants à son dernier congrès politique.Un conservateur en avait tait la révélation en comité parlementaire.Juste avant Noël, le parti de Stephen Harper a donc dû remettre un rapport modifié à Elections Canada.M.Kingsley se réjouit également que le délai de prescription, soit le temps pouvant s’écouler entre la commission d'une faute électorale et sa sanction possible par le DGE, soit passé d’un an et demi à dix ans.«Avec le temps qui passe, les alliances, les allégeances s’effritent, les langues se délient», lance-t-U avant d’ajouter, le regard perçant: «Dix ans, c’est long!» Au cours de la commission Gomery sur le scandale des commandites, plusieurs personnes ont avoué avoir empoché puis distribué de l’argent liquide pour éponger des dépenses de candidats ou payer des bénévoles, en violation de la Loi électorale du Canada.Le délai étant expiré, M.Kingsiey n’a pas pu sévir.Il reconnaît toutefois que, si ce délai n'avait pas été expiré, les témoins n’auraient peut-être pas aussi facilement vidé leur sac en public.Depuis ces révélations, plusieurs membres du Parti libéral du Canada en ont été bannis, dont l’organisateur de l’est du Québec et ex-ministre provincial Marc-Yvan Côté.M.Kingsley a-t-il lui-même ces gens davantage à l’œil?«Une période de prescription, c’est une période de prescription.U faut respecter la loi.Je n’ai pas de liste noire à tenir.» Le Devoir y-, U X.L ’'*• ¦jf’ê V' .1-^ *V 'W.V ¥ \ ¦ît- r I A./ • Ji-sr- Ÿ *7 Z *-Y X, x ¦ /< f '"v \ ! \ \ ^ V/- '-*>**¦ FRAPPE BEAUCOUP DE MONDE Chaque année, sur nos routes, quelque 55 000 personnes sont victimes d’accidents.sans compter les parents, les enfants, les amis, les collègues qui sont aussf touchés par ces accidents.sj'fç* ' 80 % des accidents sont liés aux comportements des conducteurs et non à la fatalité.On peut faire quelque chose : ¦ en réduisant notre vitesse, ¦ en étant plus concentré sur la route, T ‘ \ "X.¦ , H* " ’ X ¦ en respectant la signalisation.Adopter des comportements responsables sur la route, c’est la meilleure façon de protéger la vie.ON EST TOUS RESPONSABLES DE NOTRE CONDUITE V?Sécurité routière Société de l'assurance automobile i E9 E3 Quebec eiei ) LE DEVOIR.LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 FÉVRIER 2007 E MONDE Belgrade rejette le plan de l’ONU pour le Kosovo Pristina — Le médiateur de l’ONU pour le Kosovo, Martti Ahtisaari, a appelé hier à un compromis entre Serbes et Kosovars albanais, provoquant un rejet de Belgrade sans même avoir évoqué une indépendance de la province qui veut rompre définitivement avec la Serbie.Après avoir présenté ses propositions à Belgrade au cours d’une rapide escale, M.Ahtisaari les a soumises dans la journée à Pristina.Les leaders serbes et kosovars albanais les ont rapidement interprétées — les premiers pour les rejeter, les seconds pour s’en féliciter — en estimant les uns et les autres que M.Ahtisaari envisageait à terme une forme d’indépendance pour le Kosovo.«Le plan Ahtisaari ouvre la possibilité d’un Kosovo indépendant (.) La Serbie et moi-même, en ma qualité de président, n 'accepterons jamais l’indépendance du Kosovo», a dit le président serbe Boris Tadic, considéré comme un réformateur proeuropéen.La proposition du médiateur de l’ONU «aboutira à un Etat indépendant du Kosovo»,déclaré de son côté le président kosovar Fat-mir Sejdiu en soulignant que les leaders kosovars l’acceptaient et présenteraient «très rapidement» commentaires et suggestions.M.Ahtisaari a pourtant pris soin de ne pas utiliser le mot indépendance pour ne pas irriter Belgrade et donner ainsi une chance à de nouvelles négociations entre responsables serbes et kosovars albanais.«Nous avons l’intention d’inviter les parties à de nouvelles consultations [.] Un compromis est impor- tant et ce n ’est qu’après que je finaliserai ma proposition pour le Conseil de sécurité», a-t-il dit «Je ne parlerai pas de la question du statut [du Kosovo] avant de soumettre ma proposition finale à l’ONU», a-t-il ajouté.Mais le plan de M.Ahtisaari repose sur des éléments clés qui, pour être mis en œuvre, nécessitent un compromis entre Belgrade et Pristina.Le médiateur de l’ONU propose, d’une part, que le Kospvo obtienne les symboles d’un Etat, avec en particulier une Constitution, un hymne et un drapeau, mais d’autre part, qu’il accepte d’accorder une très large autonomie aux 100 000 Serbes restés sur place après le conflit de 1998-99.Le Kosovo «sera une société multiethnique qui se gouvernera elle-même de façon démocratique», avec des droits et garanties importants pour la minorité serbe, prévoit le plan.Les nouvelles consultations proposées par M.Ahtisaari doivent avoir lieu du 12 au 23 février à Vienne, a précisé le représentant de I’Union européenne pour le Kosovo, Leopold Maurer.Elles semblent d’autant plus difficiles à organiser que la Serbie est dans l’attente d’un nouveau gouvernement après des législatives qui n’ont pas permis de dégager une claire majorité.Le président Tadic a toutefois indiqué que «les solutions proposées» par M.Ahtisaari seraient «attentivement examinées», semblant ainsi ne pas écarter l’éventualité de nouvelles discussions.Agence France-Presse LE CENTRE URBANISATION, CULTURE ET SOCIÉTÉ DE L'INRS VOUS CONVIE À QUATRE ACTIVITÉS SCIENTIFIQUES,  L’OCCASION DE L OE SES NOUVEAUX LOCAUX MONTRÉALAIS DU 385, RUE SHERBROOKE EST.MARDI 6 FÉVRIER 17 H 30 - CONFÉRENCE PUBLIQUE Esquisses et prospective de l'environnement urbain Peter Jacobs, Faculté d'aménagement, Université de Montréal et lancement de la revue électronique Environnement urbain ! Urban environment Organisé par le réseau Ville Régions Monde (VRM) MERCREDI 7 FÉVRIER 12 H A 14 H Portes ouvertes Présentation des équipes de recherche, de leurs travaux et publications ainsi que des programmes d’études JEUDI 8 FÉVRIER 10 H À 16 H - COLLOQUE La recherche en sciences sociales à l'heure de la mobilisation des connaissances et de la société du savoir JEUDI 8 FÉVRIER 19 H - DÉBAT PUBLIC Le Québec veut-il encore des enfants?Organisé par le Partenariat Familles en mouvance et dynamiques intergénérationnelles 385, rue Sherbrooke Est, salle 2109 Montréal, Métro Sherbrooke, sortie ITHQ Pour information et inscription : 514 499-4000 ou reception@ucs.inrs.ca Entrée libre Université du Québec Institut national de la recherche scientifique Urbanisation, Culture et Société La situation menace d’encore se dégrader en Irak, selon le renseignement américain JONATHAN ERNS REUTERS Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, rejette la notion de «guerre civile».v» - Wm- Washington — Le renseignement américain a affirmé hier que la situation risque de se dégrader encore davantage en Irak si rien n’est fait pour arrêter les violences entre communautés chiite et sunnite.Lors des 12 à 18 prochains mois, il est possible que «la situation sécuritaire continue de se détériorer à un rythme comparable à celui de la fin de l’année 2006», selon un rapport réalisé par les 16 agences contribuant au renseignement américaia Le document estime qu’un retrait rapide des troupes américaines, réclamé par l’opposition démocrate américaine, serait catastrophique: «Si un retrait rapide avait lieu, nous estimons que les forces de sécurité irakiennes ne survivraient probablement pas en tant qu institution nationale non confessionnelle.» Le résultat serait «une violence croissante et un désordre politique», une possible intervention de voisins de l’Irak, des attaques accrues par al-Qaïda à l’intérieur et à l’extérieur du pays et un nombre élevé de victimes civiles et de réfugiés.Le rapport est pessimiste à propos de la capacité des forces de sécurité irakiennes, notamment la police, à assumer davantage de responsabilités au cours des prochains 12 à 18 mois, la période couverte par l’analyse, et à couper leurs liens avec les milices chiites.Il fait état de signes de «guerre civile».Cela semble ainsi contredire les affirmations de la Maison-Blanche, qui refuse de qualifier la situation en Irak de guerre civile.«La communauté du renseignement juge que l’expression “guerre civile” ne représente pas de manière adéquate la complexité du conflit en Irak.Cependant, l’expression “guerre civile” décrit de manière correcte des déments clés du conflit en Irak», déclare le document en citant les violences confessionnelles, la mobilisation des communautés chiite et sunnite et des déplacements de population.Le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a rejeté hier l'idée d’une guerre civile en Irak.«L’expression “guerre civile” simplifie trop une situation très complexe en Irak», a-t-il dit juste avant la publication du rapport «Il y a quatre guerres en cours en Irak.La première oppose des chiites à d’autres chiites, surtout dans le sud.La deuxième est intercommunautaire, surtout à Bagdad, mais pas seulement là.La troisième vient d’insurgés, la quatrième d’al-Qaïda», a-t-il ajouté.Le conseiller du président George W.Bush à la sécurité nationale, Stephen Hadley, a dit estimer hier que le rapport du renseignement américain était «dur» mais «juste» et n’était pas en contradiction avec la nouvelle stratégie présidentielle en Irak.Selon lui, ce sont précisément les renseignements contenus dans ce rapport qui ont conduit M.Bush à énoncer un nouveau plan pour l’Irak le 10 janvier.La nouvelle stratégie prévoit l’envoi de 21 500 soldats venant s’ajouter aux quelque 138 000 militaires américains actuellement déployés dans le pays.Mais cette stratégie suscite le scepticisme du Congrès.La sénatrice démocrate Hillary Clinton a promis hier de mettre fin à la guerre en Irak si elle était élue en 2008.Le Sénat doit débattre la semaine prochaine d’un texte, proposé par les présidents actuel et passé de la Coqimission des forces armées, le démocrate Cari Levin et le républicain John Warner, et qui désapprouve le déploiement de soldats supplémentaires.Le couvre-feu a été levé hier dans la ville sainte chiite de Najaf (sud), cinq jours après des combats avec une secte armée chiite, tandis que Hilla pansait ses plaies après la mort de 73 personnes dans un double attentat suicide jeudi.Un hélicoptère américain Apache s’est écrasé hier au nord de Bagdad, apparemment à la suite de tirs ennemis, selon un responsable américain de la Défense.L’armée américaine en Irak avait indiqué plus tôt enquêter sur des informations de l’armée irakienne selon lesquelles un appareil se serait écrasé dans la région de Taji, au nord de Bagdad.L’armée américaine a annoncé hier la mort de six soldats, deux dans des combats dans l’ouest du pays, l’un d’une crise cardiaque et trois autres dans des accidents de la route en Irak.Agence France-Presse PERSPECTIVES Le Darfour, matière négligeable GUY TAILLEFER La crise du Darfour aura-t-elle pesé sur les discussions entre le président soudanais Omar el-Bé-cliir et son homologue chinois Hu Jintao, qui débarquait hier à Khartoum dans le cadre d’une tournée marathon de huit pays africains?Si Pékin dispose de l’influence nécessaire pour infléchir la position de son protégé soudanais, très minoritaires étaient ceux à penser que la Chine, peu soucieuse du comportement des régimes avec lesquels elle coopère, allait en user de façon décisive.Les puissances occidentales font pression depuis des mois sur Khartoum afin qu’il accepte l’envoi d’une force de paix hybride, formée de Casques bleus de l’ONU et de soldats de l’Union africaine, dans le but de calmer le conflit dans la province du Darfour, où les combats et les exactions ont fait, depuis février 2003, au moins 200 000 morts et deux millions de déplacés.Dans la mesure où Pékin se montre préoccupé par son ima- Papier fafioHaoi www.aupa pierjapt mais.24 Fainnount Ouest Montreal.QC H2T 2M l (514) 276-6863 pris du apier?ge internationale à l’approche des Jeux olympiques de 2008, certains avancent au conditionnel la possibilité que la Chine, qui n’a pas, du reste, intérêt à voir le conflit déstabiliser la région, fasse un geste pour donner l’impression de prendre en considération les droits de la personne.Dans la balance, la crise au Darfour demeure pour le moment, aux yeux de Pékin, matière négligeable par rapport aux matières premières que recèle le Soudan et dont [a Chine a un immense besoin.A preuve, l’abstention systématique de Pékin au Conseil de sécurité de l’ONU sur toutes les résolutions visant à sanctionner le régime soudanais, décréter un embargo sur les armes ou déployer des troupes onusiennes sur le terrain.Le Soudan, constatent les observateurs, constitue surtout un pion important dans les efforts de la Chine pour diversifier ses approvisionnements pétroliers.Khartoum vend 60 % de son pétrole à Pékin, devenu le principal investisseur étranger dans l'industrie soudanaise des hydrocarbures.Au demeurant, l’ensemble de la tournée africaine de M.Hu, entouré d’une délégation de 120 officiels, s'inscrit largement dans une stratégie de rapprochement économique.En 2005, Pékin est devenu le troisième partenaire de l'Afrique après les Etats-Unis et la France.Au cours des six dernières années, le commerce sino-africain a été multiplié par cinq, atteignant plus de 50 milliards $US.«La Chine ne perd rien à coopérer avec un régime», affirme au Christian Science Monitor le spécialiste soudanais Ali Mohammad Ibrahim.«Si ce régime est renversé, elle travaille avec le suivant.Il lui arrive peut-être de donner des conseils, mais elle continue à investir.» Le Devoir onde ! VACANCES transat Voyager vrai.Belgique i Caraïbes i Espagne t France t Grande-Bretagne i Grèce « Italie i Mexique i Pays-Bas Grèce Croisière et séjour Vol, hébergement, croisière, et transfert Splendeurs de l’Égée 4 jours de croisière dans les îles grecques et en Turquie, 3 jours à Athènes 8jours i 7 nuits OHOQS* Départs 11,18 et 25 mai éAJZJJ Nouveau ! mm-» Espagne Nouveau ! 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Tour les prtx sont imr [«rsnme en occupation double, indunnt tet ratials et taxes applicahles.Les prix sont ceux en vigueur au moment de l’Impression et sont valables pour 'es nouvelles réservations indMAielles effectuées 1e 3 et 4 février 2007 Frais de dossier du grossiste Indus t Cabine Intérieure, catégorie ite twse “Le rabais additionnel do 50$ par personne de C ib Voyages n’est pas Inclus dans tes prtx annoncés.tL'ôcoramte de 200$ pai personne en nccuivatkin double est vaMe à l’achat d'un fortait à tarif courant pour un séjour de 7 nufts/B (ours ou dus S'applique aux départs entre te 1 ar avril et le 31 octobre 2007.Voiture en France Prtx vaktes jusqu'au i mare 2007, pour une prise en France avant le 31 décembre 2007.Pour lee détails et conditions générales, veuillez vous référer aux brochures 2007-2008 de Vacances Transat, Vois effectués sur loe ailes d'Air Transat CanJet et WustJut Vacances Transat est une division de Transat Tours Canada Inc.e est titulaire d'un permis du Québec (no.825121).Ses bureaux sont situés au 300, me Lôo-Pariseau.bureau 200.Montréal (Québec) H?X 4CZTH0GRAMME DE FNANCEMtNl Réservez maintenant et payez en C versements égaux.Certaines conditions s'appliquent, détail en agence Air Mlloe : 1 offre de base de 1 mille par tranche d'achat de 35$ est admissible sur une vaste sélection de produite (consulte; te vnvw.ammltes ca) De plus, cette offre de base est applicable sur te prix total du produits excluant lee taxes et irais de service lus certificats d’achat Air Miles sont appUcntiles su, une sôtecHnr de fortalte (consultei le www.airmlles.ca).Ceux-ci sont des tranches de 50$ échangeables contre 376 mines de récompense Air Mlles et ont une validité de 6 mois.Prl* excluant le 3,50$/1000S de services touristique» achetés repiésentanl la contribuBon de» client» au Fonds d’indemnisation des clients dm agents de voyages.> I 78415 LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET D IM ANCHE 4 FÉVRIER 2007 A 9 LE MONDE Proche-Orient: le «Quartet» veut relancer la «feuille de route» Washington — Le Quartet des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient a apporté hier son soutien à l’initiative américaine de relance du processus de paix israélo-palestinien tout en exprimant sa «profonde inquiétude» concernant les affrontements interpalestiniens, qui ont fait au moins 17 morts dans la journée.Mais ses membres ont également affiché leurs divisions sur la volonté américaine d’isoler le gouvernement palestinien, dirigé par le Hamas, et la Syrie, stratégie jugée «contre-productive» par la Russie.Sur le terrain, un accord est intervenu sur un cessez-le-feu à Gaza entre le président Mahmoud Abbas et le numéro un du Hamas, Khaled Mechaal.Au cours des dernières vingt-quatre heures, les violences interpalestiniennes ont fait au moins 23 morts et plus de 200 blessés.«Le Quartet a exprimé sa profonde inquiétude au sujet des violences interpalestiniennes et a appelé au respect de l'ordre et de la loi», indique upe déclaration commune des Etats-Unis, de la Russie, des Nations unies et de l’Union européenne, lue par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-mç>on.Cette spirale de violences rend certains analystes profondément sceptiques sur l’initiative de Washington, qui marque son réengagement dans la région.«Le Quartet affirme la primauté de la feuille de route et soutient les efforts américains pour accélérer les progrès sur la feuille de route», a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, lisant un communiqué commun au cours d’une conférence de presse à Washington.Les chpfs de diplomatie du Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Russie, QNU), réunis au département d’Etat, ont également «réaffirmé» les conditions préalables à une reprise de l’aide internationale au gouvernement dirigé par le Hamas: la reconnaissance d’Israël et des accords passés, et le renoncement à la violen- Un accord de cessez-le-feu est intervenu entre le Hamas et le Fatah ce.«Le Quartet réaffirme que ces principes subsistent», indique le communiqué.Les grandes puissances ont néanmoins recdnduit le «mécanisme temporaire» qui permet la distribution d'une aide financière aux Palestiniens en contournant le gouvernement du Hamas, appelant même à le «développer».La secrétaire d’Etat américaine, Condoleez-za Rice, a entamé des négociations pour «accélérer la feuille de route», qui est restée jusqu’ici lettre morte.Elle a notamment prévu de réupir le premier ministre israélien Ehoud 01-mert et le président palestinien Mahmoud Abbas à la mi-février pour discuter des étapes finales de ce plan international, comme le tracé des frontières ou, le processus de création d’un Etat palestinien indépendant.Elle espère ainsi donner un «horizon politique» aux Palestiniens et les détourner du mou- vement radical Hamas, que Washington comme l’UE considèrent comme un mouvement terroriste.Le Quartet se réunira de nouveau 4rès bientôt» à Berlin, après une réunion de la secrétaire d’É-tat américaine, Condoleezza Rice, du premier ministre israélien, Ehoud Olmert, et du président palestinien, Mahmoud Abbas, prévue à la mi-février.A Gaza, le porte-parole de M.Abbas a affirmé que ce dernier et Khaled Mechaal s’étaient mis d’accord sur un cessez-le-feu entre leurs partisans et qu'ils se rencontreraient mardi à La Mecque.«Le président Mahmoud Abbas et le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, se sont entretenus par téléphone et ont convenu de faire des efforts pour mettre fin aux combats [.] dans l'intérêt du peuple palestinien et ouvrir la voie à la réussite du prochain dialogue mardi à La Mecque», a indiqué Nabil Abou Roudeina.Agence France-Presse Reuters Les talibans contrôleraient une ville afghane Kandahar — Les autorités afghanes ont annoncé hier avoir perdu le contrôle de la localité de Musa Qala, dans le sud de l’Afghanistan, où un «accord de paix» controversé avait été conclu il y a quatre mois, après une attaque perpétrée avant l’aube par les talibans.Par ailleurs, une vingtaine de talibans ont été filés hier dans des affrontements dans l’ouest et l’est du pays, selon un bilan de la police et de la coalition, invérifiable de source indépendante.Une certaine confusion régnait hier soir sur la situation à Musa Qala, chef-lieu du district du même nom dans la province d’Helmand, que les talibans contrôlent du moins en partie, selon les autorités locales.«Les talibans ont attaqué le siège du district la nuit dernière.Le bâtiment a été endommagé et la police a été désarmée parles talibans.Personne ne se trouve à l’heure actuelle au sein du bâtiment de l’administration, ni les talibans ni les chef tribaux», a affirmé le gouverneur Asadullah Wafa sans pouvoir dire si cette attaque avait fait des victimes.Interrogé par l’AFP, la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’OTAN a confirmé qu’un «incident» s’était produit dans la nuit de jeudi à hier à Musa Qala mais s’est refusée à donner des précisions.Agence France-Presse Violences dans l’ouest du Congo Kinshasa — Au moins 90 personnes ont été tuées mercredi et jeudi au cours d’affrontements entre les forces de l’ordre et des partisans d’un mouvement politico-religieux dans la province du Bas-Congo (ouest de la République démocratique du Congo), a-t-on appris hier de sources concordantes.A Matadi, capitale de la province, 21 personnes ont été tuées, a indiqué le médecin-insp>ecteur du Bas-Congo.La plupart des victimes sont des civils, dont de nombreux membres du mouvement politico-religieux chrétien Bundu dia Kongo (BDK), selon des témoignages d’habitants de la province.Agence France-Presse — ’ .i -, liSlISl sr ; w #95,r PREMIERE CHAÎNE Les points saillants d'un sondage exclusif DIMANCHE MAGAZINE 10 H Selon vous, le bilinguisme a-t-il progressé?MAISONNEUVE EN DIRECT LUNDI 12H15 .RADIO-CANADA TÉLÉVISION \ || * • -v-i L'évolution des anglophones du Québec LE TÉLÉJOURN AL/MONTRÉ AL LUND118 H 1$»> Radio-Canada.ca Tous les résultats du sondage en ligne dimanche radio-canada.ca/bilînguisme ÆéÊk* «•»> RADIO-CANADA RADIO I TÉLÉVISION I INTERNET A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 FÉVRIER 2007 ACTUALITES 017 SUITE DE LA PAGE 1 estimant que les critères ont été «trafiqués» à la dernière minute pour favoriser Boeing, comme Le Devoir le révélait la semaine dernière.A Paris, le premier ministre Jean Charest a dit simplement s’attendre «à des investissements substantiels» pour la province, alors que son ministre du Développement économique, Raymond Bachand, a ajouté au Devoir que le Québec «doit avoir sa juste part» et que les retombées vont être «surveillées» attentivement.Le ministre Bachand soutient que «ce n'est pas à Boeing de dicter les retombées économiques.Le gouvernement du Canada a une responsabilité».Le contrat dévoilé hier est d’une valeur de 3,4 milliards sur 20 ans pour l’achat de quatre avions géants de transport stratégique C-17.Outre le rqontant de 1,6 milliard qui prendra le chemin des Etats-Unis pour l’entretien, Ottawa dépensera 800 millions pour que les Forces canadiennes puissent utiliser l’appareil (mise à niveau des logiciels, ajustements des infrastructures, formation des pilotes, etc.).Le milliard restant se partage entre Boeing (869 millions) et la US Air Force, qui achètera à la place du Canada les 16 moteurs qui vont équiper les avions C-17.Ces moteurs seront achetés par le gouvernement américain puisque celui-ci a des conditions avantageuses avec Pratt & Whitney USA, ce qui lui permet d’acheter les moteurs à meilleur prix, soit 100 millions en tout Pratt & Whitney aura, comme Boeing, l’obligation de suivre les lois canadiennes et donc de réinvestir l’équivalent du contrat en retombées économiques au Canada.Une «bonne nouvelle» pour Lon-gueuil, a dit le ministre Raymond Bachand, où la filiale canadienne de Pratt & Whitney est installée.Comme nous l’écririons hier, Boeing et Ottawa se sont déjà entendus sur des retombées économiques de 577 millions, soit environ 60 % des obligations de Boeing.Le reste devra être décidé sur quatre ans.Mais est-ce que les 869 millions en retombées économiques vont aller dans des secteurs technologiques de pointe, utiles au développement de l’industrie canadienne?Le gouvernement Harper a fixé un plancher pour que 30 % des 869 millions de dollars soient répartis dans des secteurs d’innovation.Le reste est à la discrétion de Boeing.Le manufacturier américain entend toutefois réinvestir la totalité de la somme dans l’industrie aérospatiale et de la défense, même si ce n’est pas toujours de la technologie avancée.«H n’est pas question d’acheter du lave-glace avec les retombées économiques.Le minimum de 30 % va être Jadlement dépassé et le reste de l’argent va aller dans l’industrie aérospatiale», a dit au Devoir Eddy Morin, vice-président au développement des affaires chez Boeing Canada, faisant référence aux accusations du député libéral Denis Coderre.Mais quelle part des 869 millions de dollars ira au Québec?Boeing refrise de dévoiler ses intentions.«Je ne veux pas avancer des hypothèses, dit Eddy Morin.Tout va se cristalliser dans les prochaines semaines.On a quatre ans pour compléter le choix des retombées économiques, donc il reste des choses à ficeler.On peut déjà CURZI SUITE DE LA PAGE 1 politique, Curzi désignait les Reagan contemporains comme des ennemis.Dénonçant le cynisme à l’endroit de la politique qui décourage tout un chacun de s’engager, il disait déplorer que «pendant ce temps, les conservateurs prennent le pouvoir partout, et ils le prennent en symbiose avec une oligarchie économique toute-puissante».Autrement dit, engageons-nous.Bref, «Reagan»?Non, Pierre Curzi serait sans doute «plus proche d’Arnold Schwarzenegger, le plus à gauche des politiciens-acteurs républicains», s’amuse Marie-Thérèse Fortin, directrice du Théâtre d’Au-jourdTiui et ancienne porte-parole de Théâtres associés (TAI, l’association des troupes institutionnelles de langue française).D’ailleurs, Curzi lui-même souligne que le «Govemator» n’a pas que des défauts: «Il a pris des décisions intéressantes en matière d’environnement en Californie.Il ne se résume sans doute pas à ses gros bras! Il y a du cerveau chez Arnold.» Plus sérieusement, certains obstacles se dressent devant tout comédien qui entre en politique, note Pierre Curzi.Le lien de confiance avec les électeurs ne se fait pas toujours d’emblée.Premièrement il y a une question de «crédibilité».L’idée selon laquelle un comédien n’est au fond qu’un porte-parole d’un autre, d’un auteur, qu’il n’a en somme pas de «fond» à lui, est répandue.Contrairement aux «gens d’affaires» ou à des professionnels comme les avocats, le comédien a un certain travail à faire sur ce plan.«On est toujours pris pour faire la preuve qu’on est des êtres humains pensants et que notre intelligence peut s’appliquer à autre chose que de répéter des textes.Ça été le même problème quand je su is arrivé dans le syndicalisme ou dans le domaine des affaires», raconte Pierre Cur-zi, qui présidera jusqu’au 8 février le Fonds d’investissement de fa culture et des communications (FICC).Dans le cas de Cura cependant le test de crédibilité n’a pas été trop difficile.Selon des observateurs, ce n’est pas le cas d’autres artistes-politiciens (pensons à Guy Richer, qui vient d’obtenir dans fa controverse fa candidature blo-quiste dans Louis-Hébert).Curzi a de l’expérience.Non seulement comme comédien (avec un total de 51 films en carrière) mais aussi comme président de l’Union des artistes, pendant presque neuf ans.Sans compter son rôle sur fa scène internationale comme coprésident de fa Coalition pour fa diversité culturelle, laquelle a atteint son objectif en 2003: faire adopter par TUNESCO une convention internationale sur fa question Marie-Thérèse Fortin, qui était l’interlocutrice de Curzi en 2005, lors du conflit de travail qui a opposé les comédiens et les théâtres — à propos du paiement des heures de répétition —, se sourient d’un contradicteur coriace.«Parfois, j’ai été surprise par la virulence de certaines de ses déclarations.» Le 7 mars 2005, le président de TUdA se fâche: «Une “insulte”.Une fâcheuse situation”.De L'irrespect”.Delà “désinformation”.Un “manque de parole”», martèle-t-il à propos de l’attitude de TAI.En décembre 2005, Pierre Curzi condamne le Parti libéral du Canada, qui a repris, dans une publicité électorale devenue célèbre, le concept de l’improvisation, dire que le Québec et l’Ontario vont avoir la majorité des retombées.Mais il n’y aura pas de favoritisme.On va faire affaire avec des gens de partout au pays.» Depuis dix ans, Boeing a fait affaire avec 200 fournisseurs à travers le pays, dont 65 au Québec, ce qui représente environ 35 % de ses partenaires.Les ministres du gouvernement Harper Michael Fortier (Travaux publics) et Maxime Bemier (Industrie) ont catégoriquement refrisé de répondre aux questions hier sur fa répartition régionale des retombées économiques du contrat Mais déjà on sait que le gouvernement n’a pas imposé de restriction à Boeing, qui peut faire affaire où elle le désire au pays, même si le Québec représente 55 % de l’industrie.Selon les informations qui circulent la province ne récolterait que 30 % de fa valeur du contrat soit 260 millions sur 20 ans.Pressé par les journalistes, Michael Fortier a même répondu que «la région qui va en bénéficier, c’est le Canada».«Toutes les régions du Canada vont en profiter», a affirmé Maxime Bemier.Pas un mot sur le Québec.Visiblement, le gouvernement Harper ne veut pas soulever une tempête dans l’ouest du pays en accordant la priorité au Québec.En 1987, le gouvernement Mulroney avait subi les foudres des électeurs de l’Ouest en accordant le contrat d’entretien des CF-18 au Québec.Ce choix avait donné un élan à fa création du défunt Reform Party, dont Stephen Harper a été un fondateur.Lors de son entretien avec Le Devoir, Eddy Morin a toutefois prévenu que 1a situation au Québec, avec Bombardier, complique la rie à Boeing.C’est que le poids de l’industrie aérospatiale dans fa province est plus lourd principalement à cause de Bombardier.Or le manufacturier québécois est un concurrent direct de Boeing.«Bombardier fausse un peu les données au Québec.Et c’est évident qu’on a un certain degré d’inflexibilité à son endroit.On tente de voir si on peut l'inclure dans nos contrats de retombées économiques, mais ce n’est pas si facile», dit-il, laissant entendre que 1a part du Québec devra donc être inférieure aux 55 % réclamés par le Bloc québécois et le gouvernement Charest «Rien n’est définitif encore», ajoute-t-il.«On ne connaît pas le pourcentage des retombées qui iront au Québec, le gouvernement fédéral n'a pas donné de chiffres.Alors, c’est évidemment difficile de savoir s’il faut déchirer sa chemise ou ouvrir la bouteille de champagne», a soutenu au Devoir le ministre du Développement économique, Raymond Bachand.Mais fa grogne reste forte autour de ce contrat de 3,4 milliards.«C’est cousu de fil blanc.On voulait les avions à tout prix et le plus vite possible, alors que ce n’est pas une priorité pour l’armée.On a tourné les coins rond, ce qui fait qu’on a un mauvais deal», a lancé le député libéral Denis Coderre.Au Bloc québécois, on trouve «choquant» l’attribution de ce contrat «C’est très mauvais pour le Québec.Le gouvernement aurait dû imposer des conditions à Boeing pour qu’il redistribue davantage au Québec.Là, à cause du laisser-aller du gouvernement, on affaiblit toute une industrie», affirme Paul Crête, du Bloc québécois.L’industrie procure 46 000 emplois au Québec.Le Devoir Stéfani Meunier PAS UNE FAÇON DE DIRE ADIEU Stéfani Meunier « Courir pour rien du tout, s CE N’EST PAS UNE FAÇON DE DIRE ADIEU un grand sourire et des lanr qui montent aux yeux.» IÜ Dans ce second roman, Stéfani Meunier se plus que jamais une des atmosphères.Roman 216 pages 22,95 $ Boréal www.editionsboreal qc.ca avec les bandes, etc.Asticoté par Benoît Dutrizac pour savoir si TUdA aurait aussi condamné l’utilisation, par un parti souverainiste, du concept de Timpro, Pierre Curzi éclate: «Coudonc, je parletu français?C’est le vol de la propriété intellectuelle dont on parle!» En fait Pierre Curzi est «entré en politique» depuis longtemps, estime Mme Fortin.Un deuxième problème se pose au comédien qui souhaite représenter ses commettants.Certains parmi ceux-ci se méfient de ces gens rompus aux méthodes de communication et qui ont l’habitude d’incarner des personnages, de feindre tous les types d’émotions, de porter des masques.C’est du moins ce qu’on avait répété à satiété à propos de l’acteur Reagan.Dans notre «démocratie d’opinion» où les médias jouent un si grand rôle, les comédiens semblent avoir une longueur d’avance pour ce qui est de 1a gestion de l’image, de 1a prise de parole en public.Cela nous ramène en fait au débat sur «le syndrome de Pinoc-chio», d’après le titre d’un essai d’André Pratte — qui s’était attiré les foudres de l’Assemblée nationale —, dans lequel l’auteur soutenait qu’il y a omniprésence du mensonge en politique.Et les comédiens, eux, dans ce monde, doivent-ils être vus comme des athlètes de 1a dissimulation, des «supermenteurs»?Curzi proteste: «Ce qu’on devrait savoir, c’est qu’m comédien sait aussi trouver le chemin de la vérité.S’il y a quelque chose qu’il est capable de faire, c’est se brancher directement sur ses convictions, sur ses idées.» Autrement dit, jouer n’est pas mentir puisque tout bon jeu est fondé sur une vérité.Être vrai dans 1a rie détermine la qualité d’un comédien, ajoute Marie-Thérèse Fortin: «Un acteur, s’il veut être bon sur scène, ne peut pas jouer dans la vie.Ce qui nourrit le jeu sur scène, c’est la vérité de la vie.Si tu falsifies la vie en dehors de la scène, tu vas avoir du mal à la représenter sur scène.» Au reste, les meilleurs politiciens ne sont-ils pas aussi de grands comédiens?En effet, reconnaît Curzi: «Oui, puisque les meilleurs politiciens essaient toujours de rester en contact avec ce qu’ils sont vraiment.Parce qu’ils savent très bien qu’au bout du compte, pour convaincre, [.] on doit agir selon les principes les plus fondamentaux en soi.» Ainsi avoue-t-il ceci: «Moi, je joue à être un politicien comme j’ai joué à être un président de syndicat.Mais la réalité, c’est que je joue comme un enfant joue: fy crois, j’investis et, finalement, j’agis.» Toute cette crainte envers les comédiens en politique est vaine, croit Gérald Allard, philosophe passionné et expert de Shakespeare, qui enseigne à l’Université Laval.Tout simplement parce qu’ils sont loin d’être les seuls à «jouer».Rappelons-nous ce qu’a écrit le grand William dans Comme il vous plaira: «Le monde est une scène.Et tous, hommes et femmes, ne sont que des acteurs.Ils y font leurs entrées, ils y font leurs sorties.Et chaque homme y joue maint rôle dans sa vie.» Par conséquent, dit simplement Marie-Thérèse For-fin, «en politique, un comédien comme Pierre ne fora ni plus ni moins semblant que les politiciens actuels».Mais on a beau insister sur 1a vérité qui «fonde le jeu», ce n’est là qu’un des nombreux aspects du théâtre.Pensons au «paradoxe du comédien», qu’a souligné Denis Diderot.Selon ce dernier, pour bien jouer, l’acteur ne doit pas éprouver les sentiments qu’il veut susciter chez le spectateur.Pierre Curzi voit ici des avantages politiques, voire une arme: «Peut-être que ça me donne une espèce de distance qui fait que je ne suis pas pris dans l’apparence puisque j’en suis conscient.Ça, ça peut être une arme extrêmement puissante.Il y a une sorte de détachement par rapport au rôle officiel.» Par ailleurs, au cours de sa carrière, Pierre Curzi a incarné certains des personnages les plus marquants de l’histoire du cinéma québécois.(D’ailleurs, lors de 1a prochaine soirée des Jutra, le 18 février, on lui décernera un Jutra-hommage.) Parmi ceux-là, il y en a deux extrêmement différents: Napoléon Plouffe (Les Plouffe, de Gilles Carie) et le Pierre du Déclin de l’empire américain (de Denys Arcand).À propos du premier, il ne tarit pas d’éloges: «C’est un archétype des Québécois [.], un de mes plus beaux rôles, car il rejoignait beaucoup de gens.H incarnait une partie de ce que les Québécois sont.Donc, ç’a été pour moi une manière de m’approprier le pays à la fois comme immigrant mais aussi comme citoyen, comme homme», racontait-il récemment en entrevue.Quant à l’autre, le Pierre du Déclin, professeur d’université raffiné, un peu désabusé, cynique et libertin, il dit s’en être toujours senti «très près».Mais justement, explique-t-il, son engagement politique, il le voit comme une manière de résister à ce Pierre du Déclin qui sommeille en lui.«C’est une attitude mentale que, maintenant, je combats.Même si elle est séduisante, elle n’est pas très riche.» A ses yeux, d’ailleurs, 1a fin du persçnnage de Pierre telle qu’elle est présentée dans L’Âge des ténèbres — la suite des Invasions barbares, qui était une suite du Déclin — est très instructive: «C’est étrange, parfois, la fiction.Ce personnage-là se retrouve assez seul.Et je comprends: ça m'apparaît être une conséquence très plausible du cynisme par rapport à la vie.» Sa conriction selon laquelle U était temps pour lui de plonger dans la mêlée politique s’est raffermie lorsqu’il a revu, récemment, un des autres grands films d’Arcand, Le Confort et l’Indifférence, documentaire acide sur la campagne référendaire de 1980.Après 1a défaite du OUI, plusieurs personnes de sa génération ont abandonné leurs idéaux et sont devenues cyniques, à l’image du Pierre du Déclin.«Si ma génération s’abandonne au confort et à Tin-différence, ce sera une génération qui mourra coupable», clame-t-il, car elle a «beaucoup reçu de la société et, maintenant, elle doit lui en rendre une partie», répète-t-il sur toutes les tribunes.Heureusement, il y a de l’espoir, insiste-t-il.Il constate que plusieurs personnes de son âge (il a 61 ans) travaillent comme bénévoles.«Je vois beaucoup la ferveur dans leurs yeux, qu’il est assez facile de les réenflammer, et ça me rassure.» Selon lui, plusieurs «pensent à l’héritage» et se disent qu’«o« ne peut pas partir sans s’être assuré qu’on a fait tout ce qu’on pouvait pour se donner un pays [.].On ne peut pas crever sans foire un sérieux effort, sans mettre l’épaule à la roue encore une fois».Le comédien s’arrête à l’autre bout du fil.Il sait dit-il, que «tout cela, c’est un peu héroïque, j’en suis conscient.Et je ne veux pas jouer au héros».Méfiant envers son propre personnage de politicien, il conclut «f essaie de ne pas me foire trop d’illusions, j'essaie de ne pas me la jouer tout en continuant de rêver, f essaie de rester bien concret.Entre Napoléon et Pierre, je navigue.» Le Devoir ’ MATCH .SUITE DE LA PAGE 1 résister à un ultime assaut de son ris-àris Tom Brady, passé maître dans l’art de tirer les marrons du feu quand l'horloge affiche minuit moins une.Ce qu’ils firent mettant fin, avec une interception, à une poussée déjà parvenue dans leur territoire.Pour une fois, fa première de l’ère Manning, les Colis accédaient au Super Bowi le rendez-vous que leur avaient si souvent refrisé pat fa passé des équipes réputées inférieures.A Tissue de fa rencontre, Manning a fait une confidence.Lui si habitué à se fier à son immense talent pour terrasser l’adversaire avait fait un appel sans fil avant la dernière série des Patriots.«Je ne sais pas s’il est correct de prier pour ce genre de choses, mais j’ai dit une petite prière», a-t-il raconté.L’histoire ne dit pas si «ce genre de choses» désigne le fait de déranger le Seigneur pour un banal match de football — dans un sport où D est déjà considérablement sollicité par 1a classe sportive professionnelle — ou l’entorse à l’éthique chrétienne qui consisterait à souhaiter du mal à autrui, mais fa demande a été exaucée.Et ce faisant est tombé un crucial obstacle sur le long chemin vers fa rédemption de Peyton Manning.Un des joueurs les plus doués de sa génération, certains disent même le meilleur de tous les temps à sa position, le numéro 18 a toujours trouvé le moyen de faire en sorte que son jeu remarquable en saison régulière sojt entaché par une fin abrupte en séries éliminatoires.A tel point qu’on a commencé à lui accoler fa terrible épithète de choker, celui qui étouffe sous la pression, qui n’arrive jamais à remporter le gros match.Après huit ans de carrière sans conquête du titre, les parallèles ont surgi avec Dan Marino, le grand quart des Dolphins de Miami des années 80 et 90, qui détient une quantité impressionnante de records individuels mais s’est retiré sans bague de championnat Ironie du sort, et c’est loin d’être la seule, Manning et les siens affronteront demain soir les Bears de Chicago, dans le cadre du Super Bowl XLI, au Dolphin Stadium de Miami Gardens, dont l’adresse civique est le 2269, Dan Marino Boulevard.Peu porté à l’euphémisme, le magazine Time a carrément parlé du «match de sa vie».L’analyste Boomer Esia-son a dit qu’il «jouera sa postérité».Avec un tel roman en trame de fond, du reste, pas étonnant qu’on entende peu parler des Bears.Au surplus, voila une équipe qui a bouclé fa saison avec un dossier de 13-3, le deuxième de fa NFL, mais qui a eu le malheur de le faire dans la pire division de la ligue et contre le groupe de rivaux le plus faible.Chicago possède une défense et des unités spéciales redoutables, mais celles-ci vivent fa plupart du temps dans l’ombre du jeu erratique du quart-arrière Rex Gross-man, sans doute un des moins bons à atteindre le Super Bowl en quatre décennies d’histoire.Pourtant, autre ironie, Manning devrait avoir toute fa soirée en plein visage Brian Urfacher, le terrifiant secondeur intérieur des Bears, et de leur affrontement individuel pourrait bien dépendre, malgré tout ce qu’on dira du football comme sport d’équipe, l’issue de fa rencontre.Les deux ne se sont mesurés qu’une seule fois en carrière, mais Manning, encore aujourd’hui amateur d’histoire, s’est régalé dans son enfance des récits de son père Archie, fannême autrefois très bon quart-arrière au sein de formations minables à La NouveÛeOrléans.à Houston et au Minnesota.La dernière livraison de Sports Illustrated rappelle comment Archie racontait à son fils ses «rencontres'» —c’est-àdire ses plaquages à vous aplatir le squelette—avec les grands secondeurs de son époque, de Dick Butkus à Jack Lambert Or Peyton sait qu’en Urlacher, il a trouvé un nom à inclure dans sa propre liste.Et c’est au match ultime qu’ils croiseront le fer.Et tant qu’à parler d’histoire et de curieuse tournure des événements, considérons que non seulement le Super Bowl verra pour la toute première fois un entraîneur-chef noir, elle en verra deux en même temps.Qui sont de grands amis pour avoir travaillé ensemble chez les Buccaneers de Tampa Bay où Tony Dungy, pilote des Colts, était le patron, et Lovie Smith, pilote des Bears, l’adjoint.Et voyons que le jour des finales d’association, les Bears menaient par 18 points contre les Saints lorsque Dungy a éteint sa télé pour aller diriger l’entraînement pré-match de ses joueurs.Dix-huit points d’avance, s’est-il alors dit, c’est suffisant «Lovie est passé, à moi maintenant de le faire.» Evidemment, quelque temps plus tard, Dungy se retrouvait lui-même en arrière de 18 points, et il devait reformuler un peu son approche.De même, il est paradoxal que les Colts dTndfanapo-lis, bâtis autour d’une attaque dévastatrice (qui comprend Manning, certes, mais aussi d’excellents receveurs de passes menés par Marvin Harrison et une bonne combinaison de demis avec Joseph Addai et Dominic Rhodes) , doivent d’abord à leur défensive, réputée ordinaire en général et médiocre contre le jeu au sol, de s’être rendus jusque-là Avant le match contre les Patriots, c’est bien elle qui avait stoppé le redoutable Larry Johnson, des Chiefs, et qui avait suffisamment bâillonné les Ravens pour permettre à l’équipe de se sauver avec la victoire alors que l’attaque ne marquait aucun touché.Tout comme il est particulier que les Colts, donnés largement favoris ces dernières années, accèdent enfin au Super Bowl au moment où on ne les y attendait pas, ou plus.En 2006, ils ont démarré avec neuf victoires consécutives, faisant de nouveau naître l’excitation d’une possible saison parfaite, pour mieux perdre quatre de leurs sept matchs suivants et chuter au troisième rang de leur association.Sans laissez-passer au premier tour, contraints de jouer à l’étranger dès le deuxième tour, ils n’ont pas emprunté le chemin le plus facile.Mais TAFC ayant la réputation d’être beaucoup plus forte que la NFC, c’est cette équipe de troisième place que les experts donnent favorite par sept points contre un club de premier rang.Et de cet autre paradoxe, on peut être certain que les Bears se réjouissent.Le rôle de négligé, les joueurs aiment: cela expédie les attentes et la pression ailleurs.Après 1a révélation de Manning, le quotidien Boston Herald, qui voyait peut-être des tactiques déloyales à l’endroit de l’équipe locale, a interrogé des théologiens pour établir s’il était acceptable de s’adresser au Très-Haut dans les circonstances évoquées, fis ont répondu qu’il était correct d’avoir un geste de foi mais qu’il fallait que celui-ci aille dans le sens d’un renforcement de soi et non de rabaissement de l’autre.Ils ont aussi conclu qu’il était impossible de savoir si l’échec des Patriots était ou non un exaucement de fa requête.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 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